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Full text of "Bulletin des sciences naturelles et de géologie: Deuxième section du Bulletin universel des ..."

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1 



} 



BULLETIN 

DES SCIENCES NATURELLES 

ET DE GÉOLOGIE. 



TOME XVI. 



^ 



LISTE 

DE MM. LES GOIiliABORATEURS 

DE LA II* SECTION 

DU BULLETtN UNIVERSEL DES SCIENCES 

ET DE L'INDUSTRIE (i). 



HlSTOIRK NATURELLE GENiRALK. 

GEOLOGIE ET Minéralogie. Collaborateurs : MM. Berthier (R. ) 
de Bonùard (B. d.), Boue (A. B.), Brochant de Villiers (Br.), 
baron Coquebert de Montbret ( C. M. ), baron Cuvier, Du- 
fresnoy, baron de Férussac (F.), Girardin, Huot, C. Prévost 

(C. P.), Rozet. 

Rédacteur principal, M. Delaposse (G. Del.) 

Botanique , Physiologie et Pal^ontographie végétales. — 
Collaborateurs: MM. Bory de Saint-Vincent , A. Brongniart, 
Buschinger, Cambessèdes , Dupelit-Thouars , Duvau ( D-u.), 
Gaudichaud , Gay, A. de Jussieu (A. De Juss.), Kunth,Mérat, 
Raspail , Richard , A. de Saint-Hilaire (Aug. de St^Hil. ) — 
Rédacteur principal, lA. Guillemin, (J.-A. Gn., ouGn.). 
Zoologie, Anatomie et Physiologie générales et spéciales de" 
' animaux, Pal^eontographie animale. — Collab. : MM. Audi- 
nct-Serville (Aud. S.), Audouin; Bory-de-Salnt-Vincent ( B. 
DE St.-V.), Breschet, Cocteau, baron Cuvier, Fréd, Cuvier 
(^.C. ), Defermon, Defrance, comte Dejean (D*.), Desma- 
rcst, Duclos, Duméril, barou de Férussac (F.), Gaimard 
(P. Gaim.), Guérin (E. G.), Latreille , comte Lepelletier de 
Saint-Fargeau. ( L. S.-F. ), Magendie, Payraudeau, Quoy, 
Rang, de Roissy, Roulin, Strauss (S. s.), y ïrey.— Rédacteurs 
principaux : MM. Lesson et Luroth. 

(i) Ce Recaeil, composA de huit tections, auxquelles on peut s'a- 
bonner séparament, ftit soite au Bulletin général et universel det an- 
nonces et des ttouvelles scientifiques , qui forme la première année de ce 
jomnal. Le prix de cette première année (i8a3) est de 4o fr. poar is nn- 
méroi, composés de lo fenîUos d'impression chacun. 



PARIS. — IMPRIMERIE DE FIRMIN DIDOT, 

RUE JACOB, N® a4 



BULLETIN 

// 

DES SCIENCES NATURELLES 

ET DE GÉOLOGIE, 

B^DiGi PAR MM. DELÀFOSSE, GUILLÇMIN, 

LESSON ET I.UROTH. 



2' SECTION DU BULLETIN UNIVERSEL, 
SOUS LES AUSPICES 

}ft Mtnmifjiotttt U Jilatt|it|m , 

PAR LA SOCIÉTÉ 

POtTR LA 

PROPAGATION DES CONNAISSANCES 

SCIENTIFIQUES ET INDUSTRIELLES, 
ET SODS LA OIRSCTION 

DE M. LE BARON DE FÉRUSSAC. 



TOME SEIZIEME. 



A PARIS, 

Au BuRVAU CBHnAL DU BuLLBTiv, ruc de TAbbaye^n* 3. 

Et chez M. LsTRAULTy rue de la Harpe, n^ 8i. 

Paru, Strasbourg et Londres, Chez MM. Treuttbl kt Wurtz. 

1829. 



S- 11 



15ST XL2 
01/94 53-005-00 



30HE4 



460983 



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BULLETIN 

DES SCIENCES NATURELLES 

I 

ET DE GÉOLOGIE. 



%^^%%i^^< 



GEOLOGIE. 

1 . TRkiTik DF- GÉocNOSTE , clc. ; par J. F. d*Aubuisson de Voi- 
sins. 2* édition , Tom. I*'. In-8** de xlvi et 5i/| pag. , avec 
une planche ; prix , 7 fr. Paris et Strasburg , 1828 j Levrault. 
[Voy. le Bulîetùi de 1828; Tome XV, n** 245.) 

L'on dirait que le savant auteur de ce traité, voyant le con« 
lltt des opinions contradictoires qui s'est élevé au sujet de plu- 
sieurs questions fondamentales en géologie , et les écarts d'îma* 
^înatton où les conséquences de certains faits, poussées à Tex* 
trcme, ont conduit des esprits, d*ailleurs si distingués « a cm 
convenable de très-peu changer à la-> prenoière édition de son 
ouvrage. Nous ne pouvons qu'applaudir à sa réserve. Le temps 
a consacré les idées émiser, dans cette 1'* édition, avec ime 
grande réserve. Citait un ouvrage où le bon sens dominait, où 
Ton avait cherché à donner plutôt les conséquences rigoureuses 
«les fiiits bien observés que de& hypothèses hasardées, plutôt 
ce qui était probable que ce qui pouvait séduire l'imaginatioa. 
L'auteur a donc donné une nouvelle preuve de son bon esprit 
en changeant peu et en n'adoptant que les idées, saines, pro- 
duites depuis la publication de la i'^* édition de son ouvrage. 

C'est ainsiy qu'éclairé par le bon Mémoire de M. Gay Lussac, 
M. d'Aubuiàson adopte ses idées sur les causes des incendies 
volcaniques. Il regarde comme presque certain que l'eau arrive 
en grande quantité dans les foyers volcaniques. II se refuse à la 
théorie du soulèvement, «f Lors même, dit-il, que les protubé- 
rances de trachyte, que nous voyons sur la surface du globe, 
seraient sorties de l'intérieur, ainsi qu'il est très-probable ; lors 
même que de grands filons basaltiques consisteraient en une 
matière qui aurait rempli, de bas en haut, des fentes préexis- 
tantes, ces masses, rappelant une matière en fusion ignée et 
poussée par des fluides éla»tiqaeS| ayant ainsi quelques rapports 
B. ToMB XVL I 



a Gèolagiân 

avec les ëruptions de volcans actuels, ne pourraient nullement 
porter à en déduire le soulèvement des parties solides du glc^- 
be (i). La forme extrêmement alongée des chaînes de montagne 
et leur structiire^montrenl évidemment qu'elles ne sont que des ru- 
gosités de la surface du globe , formées en même temps qu'elle , 
et qu'ilest impossible qu'elles soient le résultat d'un soulèvemeiU,» 
Nous partageons entièrement, à ce sujet, Topinion de M. d'Au* 
buisson , et tout doit faire présumer qoe cette opinion, simple 
et naturelle, conservera le crédit qu'elle n'aurait jamais dû. 
perdre, 

M. d'Aubuisson continr.e à di verser les terrains en deux 
classes , les terrains proprement dits et les terrains ignés ; les 
premiers divisés en 5 classes , primitifs , intermédiaires , secon- 
daires, tertiaires et de tranqmrt. 

Une nouvelle note est ajoutée à celles de la i'^ édition, pour. 
la quantité de vapeur aqueuse contenue dans l'atmosphère. Dans 
la note vx, relative à Vahaissement du niveau de la mer , M. 
d'Aubuisson, qui parait admettre cette hypothèse, aurait pn 
s'appuyer des preuves nouvelles que nous en avons donné , et 
de l'explication que, les premiers, nous avons fournie, savoir: 
l'infiltration qui s'est opérée proportionnellement au refroidis- 
sement et à l'épaissifisement de la couche terrestre, la eom* 
binaison des élémens de l'eau ponr la formation des êtres or* 
ganisés, et la combustion d'une autre partie, par suite des 
phénomènes volcaniques. 

(i)Diiit Qoe note, Tanteur ditqa^OD seul fait parvenu â Sa coniiaitaance, 
i*H était bien eomfaté, aembleralt jostifier fi tbëorie des •oulèvemeni. 

Ce sont hs eoraax et branches de corail, qui , au récil de qaelqvet voya* 
genit, composent Jusque dans lettr partie tupéticurûf quelques mcmtagnes 
des terres situées dans la mer du sud s branches qui sont absolument pareil» 
les à celles qui se Jormentjoaruellemeni dans cette même mer^etpresquau 
pied de ces tHontagnet* 

En admeitantce (ait comme conitalé, M. d*Aabaiaaoa aurait po a''ea 
rendre raison parTabaîiaeinent da nivean des eanx. Noat avons déjà 
montré, ponr des faits analognes, que les mêmes êtres vivant dans la 
mer à des sônês constantes d*liabhat1on eu ligne perpendiculaire, on peut 
relroover leur» débris 2 la pfoce même où ils ont vécn, sur les Afpes ei 
aoocciaivement & des ni veanx inférieurs. C'est ainsi que noua avons expU* 
qaé l'analogie, reconnue par M* Brongnlsrl, tntrs les foaailea dtt Dium 
khrets f t Mcn ds Biaris aoprèi île Bay omm. 

i 



'Géologie, 3 

La note relative à la température de la terre a été, corjme 
on le conçoit bien , rédigée d'après les nouvelles observations 
sur cette matière. F. 

a. DiB Uh'Te&wblt, etc. —Le Monde souterrain y ou les preu- 
ves que rintérienr de la ter^e est habitable ou habité; par 
WiKRBEACK. In-d^; piixy 3 fr. Leipzig, i8a8; Brockhaus. 

L'autenr veut montrer successivement que la terre est creuseï 
qu'on y entre en Polo{;ne, et qu'il y a dans l'intérieur du feu, de 
l'eau, de l'air, des amphibies , des poissons , des insectes , des oi- 
seaux, des quadrupèdes et des hommes. Il passe ensuite aux dé- 
tails de cette vie souterraine , et termine par la description des 
routes qui y conduisent, et par une allocution aux habitans de 
la surface terrestre. 

3. Tabulak VIEW OF voLCAiric PHŒNOMEKA , ctc. — Tablcau des 
phénomènes volcaniques, comprenant une liste des volcans 
qui ont brûlé depuis ou avant les temps historiques, ainsi 
que les dates de leurs principales éruptions et des principaux 
tremblemens de terre; par C. Daubemy, D'-M.,etc. i grande 
feuille. Londres, i8a8. 

Ce tableau est un appendice à son ouvrage classique sur les 
Toloons. Oo y trouve rangés sur différentes colonnes les pays 
Tolcanisés , et auniessous de diacune de ces colonnes l'indica- 
tion brève des principaux dépèts volcaniques , des éruptions 
^ec des tremblemens. Une partie de cette intéressante feuille est 
occupée par une vue coloriée de la hauteur comparative des 
principaux volcans du globe terrestre. A. B. 

4« RiipoNSE AUX EéFLEZioNS FAITES PAE M. Catullo sur Texis- 
tence du deuxième Calcaire marin nommé Calcaire moellon ; 
par M. Maecelds Seeees. (Voy. le BulLàe sept. 1828, p. la.) 

Il me semble incontestable, et M. Catullo est loin de le nier, 
qn'il cxbte en Espagne et en France , comme sur tout le litto- 
ral xle la Méditerranée, des bancs pierreux marins, supérieurs 
aux marnes bleues et aux dépôts d'eau douce plus ou moins 
mélangés de produits marins , nommes tUaxUinv tarain (Veau 
douce par les cclèbres auteurs de la description géologique des 
eaviroM de Faris. CtfS bancs pierreux sont ^lus réceos que les 



4 Géologie. N''4 

calcaires d^cau douce moyens , puisqu'on les voit souvent mêles 
de cailloux roulés, de ces calcaires percés par des vers ou des 
coquilles de mer. Ces cailloux roulés y sont disposés en lits 
horixontaux et réguliers ; et , comme la formation du calcaire 
marin qui les a saisis, leur est nécessairement postérieure, ce 
calcaire doit être d'une date plus récente que le calcaire gros- 
sier parisien, inférieur au deuxième terrain d'eau douce. 

Les calcaires marins supérieurs, nullement accidentels, con- 
stituent des couches tellement puissantes et étendues, que pres- 
que partout ils sont exploités comme pierres à bâtir. £n efTet, 
les villes les plus considérables de l'Espagne et du midi de la 
France, telles que Barcelone , Montpellier, Nîmes, Marseille, 
etc., sont bâties avec ce calcaire marin supérieur aux marnes 
bleues coquillières, analogues aux marnes argileuses bleues sub- 
appennines. Il en est de même des monumens, soit antiques, 
soit modernes; il sufBt sans doute de citer, parmi les premiers, 
les Arènes, la maison carrée de Nîmes, le pont du Gard, Tare 
de triomphe d'OrAnge; et, parmi les seconds, la cathédrale de 
Narbonne , l'aqueduc du Peyrou, près Montpellier, et le pont 
du Saint-Esprit. 

En second lieu , il paraît encore que tous les bancs pieri^eux 
manns'et tertiaires, sont en Espagne, comme dans le midi de la 
France , supérieurs aux marnes bleues et au deuxième lemûn 
d'eau douce, quoique nous ayons dit le contraire, trompé par 
la présence des grains verts dans les couches inférieures de nos 
bancs pierreux marins. Donnant à ces grains verts une impor- 
tance géologique qu'ils n'ont certainement pas (i), nous avions 
cru que nos Glaucotiies grossières devaient avoir la position 
géologique qu'on leur a assignée dans les bassins océaniques; 
et, par suite de cette idée, nous avions avancé, sans fonde- 
ment , qu'il existait dans les bassins méditerranéens des bancs 
pierreux marins inférieurs au deuxième terrain d'eau douce , 
ou, en un mot, que le calcaire grossier, géologiquemeat par- 
tant, s'y trouvait tout aussi bien que dans les bassins océani- 
ques. C'est une erreur que nous nous empressons de reconnai* 

(i) Le< graini verts , qni ne font aotre chose que du fer silicate, ont û 
pen d*importance poor la détermination de Tâge des couches, qu'on les 
observe depuis les sables mirins supériears tertiaires , jusque dans les 
coachea secondaires; traversant ainsi des lerrains à*è^ Uen dilféreBi. 



Géologie. 5 

tre , et que nous déplorons d'autant plus qu'elle se trouve con- 
signée dans nos travaux les plus récens. 

Cette erreur prouve combien il faut se défier des Idées sys- 
tématiques , puisqu'elles empêchent de voir les faits sous leur 
véritable jour, et qu'on ne les observe en effet que dans l'inté- 
rêt du système dont on est préoccupé. Il est donc bien démontré 
aujourd'hui que tous nos bancs pierreux marins tertiaires sont 
supérieurs aux marnes bleues^ et il paraît, d'après ce qu'ob- 
serve M. CatuHo lui-même 9 qu'il en est de même des bancs 
pierreux marins tertiaires du littoral de la médîterrance en Ita- 
lie. Aussi M. Catullo fait-il remarquer que les terrains tertiai- 
res des provinces vénitiennes diffèrent essentiellement de ceux 
du bassin de Paris ; et il en est de même de tous les terrains 
tertiaires des bassins méditerranéens y lorequ'on les compare 
avec ceux déposés dans les bassins dépendant de l'Océan. 

Les terrains tertiaires de l'Italie, comme ceux de l'Espagne 
et du midi de la France, diffèrent donc de ceux de Paris et des 
autres bassins océaniques, par suite de la diversité que Ton 
remarque entre les bassins tertiaires qui dépendent de mers 
différentes. £n effet, les bassins méditerranéens présentent 
de nombreuses différences avec les bassins océaniques , soit re- 
lativemeut à la nature de leurs couches, soit aux espèces des 
corps organbés qu'ils renferment, parce que les dépôts tertiai- 
res, que l'on y observe, paraissent y avoir été précipités, lors- 
que, déjà l'Océan retiré dans ses limites actuelles, la Méditer- 
ranée couvrait encore les bassins où elle a laissé plus tard des 
traces de son ancien séjour. Aussi M. Catullo doit moins s'éton- 
ner que les Mammifères terrestres nous paraissent avoir péri 
plus tard dans les bassins méditerranéens que dans les bassius 
océaniques; car il est de fait que leurs débris se trouvent dans 
des couches de formation plus récentes dans les premiers de ces 
bassins que dans les seconds. 

Aux faits nombreux que nous avons déjà cités, pour prouver 
cette plus tardive apparition des Mammifères terrestres dans 
les couches tertiaires des bassins méditerranéens , nous ajoute- 
rons deux faits remarquables, qui nous sont fournis par les bas- 
sins tertiaires de l'Espagne et du mrdi de la France. 

Le premier que nous indiquerons, est la montagne tertiaire 
de Barris (Vaucluse) : les bancs pierreux marins y surmontent, 



6 Géologie. N^" 4 

en masses immenses, exploitées, depuis des siècles , comme 
pierres à bâtir, des couches extrêmement puissantes de sables 
marins jaunâtres. Ces sables, quoique recouverts par des bancs 
pierreux extrêmement puissans, n'en abondent pas moins en 
dcbrta de Mammifères terrestres, parmi lesquels existent de 
très-grandes espèces , comme , par exemple , les Mastodontes. 
M* Les bancs pierreux sont donc, à Barris, d'une date tellement 
récente , qu'ils ont été déposés postérieurement aux sables ma- 
rins riches en osseftiens de Mammifères terrestres , c'est-à-dire, 
à la couche la plus récente des dépôts marins tertiaires des 
bassins méditerranéens, ou, pour parler le langage reçu, à la 
couche la plus superficielle du deuxième terrain marin. Mais 
ces sables marins, antérieurs dans le bassin de Barris aux bancs 
pierreux marins, n'en recèlent pas moins des débris de Mammi- 
fères terrestres > comme dans les lieux où ils sont supérieurs à 
ces mêmes bancs pierreux. 

Enfin, à Montpellier et à Barcelone (Espagne) où les bancs 
pierreux tertiaires sont inférieurs aux sables marins, ils recèlent 
comme ceux-ci des débris de Mammifères terrestres, parmi les- 
quels on remarque plusieurs espèces de Palœotherium et de 
Lophiodons. Ainsi , dans une localité , le dépôt des bancs pier- 
reux marins tertiaires, a été postérieur à l'apparition des Mam- 
mifères terrestres, et dans l'autre il a été contemporain à cette 
même apparition ; mais , dans l'une et dans l'autre , le dépôt de 
ces bancs pierreux a été signalé par la présence des Mammi- 
fères terrestres, c'est-à-dire par des animaux qui, généraleçient, 
ont apparu le plus tard sur la scène de l'ancien monde. 

Ces faits nous expliquent ce qu'observe M. CatuIIo relative- 
ment aux terrains tertiaires de l'Italie , et ce que nous obser- 
vons également dans les terrains du même ordre du midi de la 
France. On rencontre ordinairement, dit-il, dans les couches 
supérieures du terrain tertiaire de l'Italie , les mêmes espèces 
fossiles qui se présentent dans les couches plus inférieures du 
même terrain. II en est de même dans le midi de la France, 
parce que, soit en Italie, soit dans nos contrées, toutes les 
couches du dépôt marin , bornées à l'étage nommé deuxième 
terrain marin , ont été précipitées tellement simultanément, 
qu'elles alternent ensemble, et qu'une couche, qui est supérieure 
dans un bassin ^ est inférieure dans une autre ^ quoique la dis* 



Géotoguf» y 

UBce horizontaie qui les sépare soit fort peu considérable (i\ 
Ainsi, par exempte, le calcaire moellon , ou deuxième calcaire 
marin tertiaire, qui est ]e plus ordinairement inférieur aux 
sables marins, leur est parfois supérieur, ou alterne avec eux ; 
et, quoique le plus constamment supérietir aux marnes bleues 
subajfpenninesyil alterne aussi avec elles: il y a pourtant cette 
particularité» que les premières couches ou les plus inférieures 
appanieanent aux marnes bleues. Aussi, lorsqu'on observe les 
bassins ter^ires, on doit faire attention à cette alternance re-* 
marqoftble, car si on ne la suivait pas jusqu'à son premier 
terme, on pourrait supposer le calcaire moellon parfois inf<^ 
rieur aux marnes bleues, c'est-à-dire lui atttribuer la même 
position qu'au calcaire grossier parisien , et le croire parallèle k 
ce dernier. Cest faute, sans doute, d'avoir fait cette observation, 
que l'on a cm que les ossemens de Mastodonte, découverts 
dans les environs de f^ienne en Autriche, se trouvaient dans un 
caleaire tertiaire inférieur aux marnes bleues subappennioes ou 
viennoîses , tandis qu'ils ont été rencontres dans un caleaire 
moellon alternant avec les marnes , et dont on n'a pas suivi 
toutes les alternances , dont le premier terme aurait été les 
marnes bleues , comme dans tous les bassins tertiaires du midi 
de la France , où l'on observe de pareils alternats (a). 

Or, n'ost-il pas rigoureux de conclure des faits que nous ve- 
nons de rappeler plutôt que de développer, qu'il existe dans les 
bassins méditerranéens, ainsi cpie dans ceux qui^, par leur posi- 
tion , tiennent à la fois des bassins méditerranéens et océaniques 
(eeini de Vienne en Autriche , par exemple), des banes pierreux 
marins tertiaires» supérieurs aux marnes bleues et attx ter- 
rains d'eau douce moyens, et que ces bancs pierreux ont une 
tonte autre position que le calcaire grossier parisien ? Dès^lors 
ces calcaires marins, supérieurs, parleur position, au calcaire 
grossier, doivent en être distingités, et, pour le faire, n'est-41 pas 

(i)Ilfaot bien remarqner qae les coucbei d*un étage ne se voient ja- 
mais dans celles d*qn antre étage ; celles do dépôt terliaire inférienr n*out 
eu effet rien de commun avec celles do dépôt snpérieor} ainsi Ton n'ob- 
serve pas les coocbes les plus supérienres da premier terrain maritt, pla- 
cée! dans les boncs les pins inftrievrs da denzième terrain laarm. 

(t) Svihtin dêt saùncet maiurgWes ei de géoiçgitf Tomv XT, n* ^, sep* 
ttmkn iia8,pafs58. 



8 Géologie. M'' 4 

nécessaire de leur donner une dénomination cpieleo^queP-Ën 
adoptant celle de calcaire moellon , ou de caictUre marin supé^ 
rieur ou deuxième calcaire marin tertiaire , nous avons cherché 
à conserver aux bancs pierreux marins du midi de la France , le 
nom même sous lequel ils y sont connus; loin de nous en faire 
un reproche » M. Catullo aurait pu se rappeler cette règle tracéa 
pair Bacon , que toute nomenclature scientifique pèche par dè^ 
faut ou .par excès , quand il y a des choses qui n'ont pas de nom, 
ou quand le nombre des noms excède celui des choses. 

La chose devait ici recevoir un nom , car la découverte de» 
bancs pierreux marins d'une formation plus récente, que le cal- 
caire grossier, n*est pas un fait borne à une seule localité^ en 
considérant même tous les bassins tertiaires, du midi de U 
{"rance, comme ne formant qu'une localité particulière; c'est au 
contraire un fait général à tous les bassins tertiaires qui bor- 
dent la Méditerranée. Si donc M, Catullo veut prendre la peine, 
comme MM.Boué,Hausmann et Pareto, de visiter les terrains 
tertiaires de l'Italie, il se convaincra que ces terrains n'ont rien 
de coronum avec ceux qui ont été déposés dans les bassins occa- 
liiques, mais qu'ils ont la plus grande analogie avec les terrains 
tertiaires des bassins méditerranéens de l'Espagne et du midi 
de la France. Il trouvera eu Italie, comme dans nos contrées 
méridionales, des bancs pierreux marins, supcrieii es aux marnes 
bleues subappeonines, et s'étonnera moins qu'on les ait distiur 
gués des premiers calcaires marins tertiaires. Il sentira pour 
lors qu'il a pensé sans fondement, qu'en France on acvait la 
mauvaise habitude de tirer des conséquences générales de l'exa- 
men des faits qui ne sont qu*isolés. Il ne m'appartient pas de 
faire sentir combien ce reproche, que M. Catullo adresse à tous 
les géologues français, est peu fondé; aussi laisserai-je à mes 
maîtres le soin d'y répondre. 

Il ne me reste plus qu'un seul point à disouter, c'est /selui de 
savoir comment il existe des espèces fossiles communes aux 
bassins méditerranéens et océaniques, et pourquoi les dépôts 
d'eau douce inférieurs (premier terrain d'eau douce) sont si peu 
aboudans dans les bassins de l'Italie et du midi de la France. 

L'explication du premier point de fait semble facile si Ton 
admet avec nous que les terrains tertiaires ont été déposés par 
des causes semblables à celles qui agissent encore , mais qui 



Géologie. 9 

seulement ont agi avec une plus grande activité et une plus 
graude énergie; car il n'est pas plus surprenant d'observer les 
mêmes espèces fossiles dans les bassins méditerranéens et océn- 
niques, qu'il ne l'est de retrouver certaines espèces de l'Océan 
dans la Méditerranée. Ces espèces commuoes aux bassins mé- 
diterranéens et océanicpies , ne sont pas du reste en aussi grand 
nombre qu'on pourrait le supposer; il existe une grande di^-* 
férence sons ce rapport, en comparant les espèces fossiles des 
bassins méditerranéens les plus distans , avec celles qui se trou* 
vent dans les bassins océaniques séparés des méditerrauéens 
par une moindre distance horizontale. L'analogie est complète 
entre les espèces fossiles des bassins méditerranéens, quelque 
grande que soit la distance qui les sépare, tandis que l'on ne 
remarque qu'un petit nombre d'espèces communes dans les 
bassins qui dépendent de mers différentes. Aussi, d'après ces 
faits, l'Océan et la Méditerranée devaient être déjà séparés 
lorsque les dépôts tertiaires ont eu lien dans les bassins qui les 
ont reçus. 

5i les dépôts d'eau douce inférieurs, ou premiers terrains 
d'eaiT douce , sont si rares dans les bassins méditerranéens , 
leur absence peut tenir aux mêmes causes qui les ont privés des 
dépôts marins inférieurs ou du premier terrain mariu. Ces 
causes paraissent dépendre, 1^ de ce que la Méditerranée est 
rentrée plus tard dans ses limites actuelles , que l'Océan ; 2^ de 
ce que cette mer et les fleifves qui s'y rendaient étaient moins 
chargés des détritus des autres terrains , que ne l'était l'Océan 
lorsqu'il a pris ses limites actuelles; V^ de ce que les eaux de la 
Méditerranée, en se retirant, ont trouvé peu d'obstacles propres 
à retenir l'in^pétuosité des eaux qui s'écoulaient vers le bassin 
qu'elles occupent aujourd'hui. 

Ces causes réunies semblent avoir exercé une influence ma- 
nifeste sur l'abondance des dépots tertiaires inférieurs , et nous 
en citerons pour preuve les bassins tertiaires de Narbonne et 
de Bériers. Le premier offre de gi^ands développemens de cal- 
caire d'eau douce , de marnes à poissons et à plantes fossiles , 
qui accompagnent ordinairement les dépôts gypscux tertiaires 
et p<m de dépôts marins , tandis qnc le second est presque en* 
tièrement confi{>osé de dépôts marins, de l'étage le pins supérieur^ 
o*est*à«dire de calcaire moellon, de sables.marins, et de marnes 



10 Géologie é 

bleues» plus ou moinâ chargées de coquilles marines» Laeotnpo* 
sitioD différente de ces deux bassins tertiaÎQBs si rapprochés | 
pourrait bien dépendre de ce que les montagnes de la Gape, 
qui circonscrivent à l'Est et au Sud le bassin de Narbonne, ont 
retenu les matériaux que les fleuves chariaient dans l'ancienne 
mer, avant que ces matériaux fussent arrivés jusque son bassin 
actuel; tandis que ces mêmes matériaux , que rien n'a arrêté 
dans le vallon de Béxiers, ont été se perdre dans la Méditer- 
ranée ; à peine s'en est-il précipité quelques bancs sur la partie 
de la vallée aujourd'hui à sec, par suite, probablement, de la 
pente rapide des eaux qui s'écoulaient vers le bassin où ellea 
devaient se maintenir. 

On peut distinguer ces dépôts d'eau douce déversés dans 
l'ancienne mer par les fleuves qui s'y rendaient « de ceux pro* 
duits après la retraite des mers de dessus nos continens; d'abord^ 
parce qu'ils sont le plus souvent recouverts par des dépôts ma'» 
rins , et en second lieu parce qu'iU sont mélangés de produits 
de mer, et quelquefois même débouchés tertiaires marines, dans 
le point de contact des deux sortes de dépôts. 

L'équivoque de M. CatuHo parait donc tenir à ce qu'il a-com« 
paré, ou, si l'on veut, assimilé les marnes bleues effervescentes^ 
aux argiles plastiques inférieures au calcaire grossier parisien ; 
ainsi, en plaçant les marnes bleues du Véronais et des collines 
sobappennines à leur véritable place, c'est-à-dire dans l'étage 
supérieur du dépôt marin tertiaire , on reconnaît bientôt que 
les bancs pierreux marins, qui les surmontent, ne peuvent être 
assimilés à ceux qui reposent sur les argiles plastiques, carac*- 
térisées essentiellement par des coquilles d'eau douce , leur peu 
de fusibilité et leur non effervescence, n'étant point chargées , 
comme les marnes bleues, d'une quantité aussi considérable de 
carbonate de chaux , pour jouir de cette propriété. Ce qui a 
trompé plusieurs observateurs, c'est que dans les contrées, 
comme l'Espagne, le midi de la France et l'Iulie, où les argiles 
plastiques n'existent que par lambeaux , les marnes argileuses 
bleues sont employées comme les premières à la fabrication des 
poteries, avec cette différence pourtant qu'on ne peut les uti- 
liser que pour les poteries grossières, à raison de leur fusibilité* 
, Les géologues excuseront peut-être la longueur de cette ré- 
ponse y s'ils veulent bien réfléchir que l'intérél du sujet n'a pas 



Géologie. 1 1 

permis de la rendre plus eourte. Heureux si elle peut contri- 
buer à donner à M. Catullo une meilleure idée des travaux en* 
trepris depuis peu, en France, pour donner une nouvelle direc- 
tion à la géologie positive, qui doit tant aux belles recherches 
des naturalistes français, MM. Cuvier, Brongniart, Cordier, 
Constant-Prévost, Boue, Férussac, et d*autres que noua pour* 
rions citer avec les mêmes avantages. 

5. MkHOIRES FOUK servir a tk DESCRIPTION ciOLOCIQUE DES 

Pats-Bas, de la France, et de quelques contrées voisines ^ 
par J. J. d'OMALius d'HALLOv, conseiller d*état, gouverneur 
de la province de Namur, etc. In-8^ de iv-3o7 p., avec une 
carte color. et une planche de coupes ; prix, 5 fr. 39 c. Namur, 
i8a8; Gérard. Paris; Levrault. 

Voué désormais à de hautes fonctions administratives , Tau- 
tmu* a eédé aux vœux des amis de la science en faisant réim* 
primer les divers mémoires géol<^ques qu'il avait publiés , eu 
différens temps, dans plusieurs recueib périodiques. Ce n'est 
point sans regrets que noBs vojons un savant , qui avait déjà 
acquis tant de droits à la reconnaissanoe de la science, lui faire 
en quelque sorte ses adieux, car M. d'Omalius d'Halloy nous 
apprend qu'il a dû renoncer à publier les matériaux nombreux ' 
qu'il avait recueillis. On doit penser, du reste, comme à un 
dédommagement, que, dans les fonctions qu'exerce aujourdliui 
ce savant, la science trouvera toujours en lui un ami aélé, sa 
position le mettant à même de servir ses intérêts , et qu'il trou* 
vera lui-même dans ce nouveau rôle des motifs de compensar 
Uon. 

Nous allons rappeler les divers mémoires que renferme ce 
volume, 

1^ Observations sur un essai de carte géologique des Pqys^JBas , 
de ia France et de quelques contrées voisines {Foj, le Bulletin 
des Annonces et des nouvelles scientifiques , Tom. I, n° 359). 

a** Des pays situés entre V Escaut et le Rhin , oà l'on trouve 
des terrains primordiaux. Ce mémoire très-étendu est divisé en 
6 sections, 1** idée générale de ces contrées ; a° des pays situés 
au N»-0. de l'Ardenne , oii l'on trouve des terrains primordiaux; 
3^ de tArdenne; 4*^ ^^J pojfs situés entre l'Ardenne et le Rhin; 
5° de Vdge relatif des terrains situés entre VMscaut et le Rhin. 



la Géologie. 

3* Coup^œil sur les terrains ammonéens situés au S.-S, de 
tjérdenne. • 

4" Coup^œilsitr Us terrains secondaires du N,-0, des Pofs^ 
Bas. 

S^ Coup^fPœii sur le terrain crétacé du N.-O, de là France. 

6® De l'étendue géographique du bassin de Paris [Journ. des 
Mines, i8i3). 

7^ De quelques gttes de calcaire d*eau douce hors d»i bassin de 
Paris, Daos ce mémoire, l'auteur a fondu les notes suivantes, 
insérées dans le Journal des Mines ^ i° Note sur l'existence du 
calcaire d*eau douce dans les départ, de Rome et de VOmbrone, 
et dans le royaume de Wurtemberg; Journ. des Mines, déc. 
x8ia; ^^ Note sur le gisement du calcaire d'eau douce dans les 
départ, du Cher, de P Allier et de la Nièvre; Ibid, ; juill., i8ia. 

Nous rappellerons aux géologues ropiirion de M. d'Oroalius 
d'Halloj au sujet des alternats dans les terrains tertiaires > il 
persiste dans l'idée très-natnrclle de les attribuer au déverse- 
ment des lacs ks uns dans les autres, et aussi à la formation de 
vastes étangs dans les parties basses des continens, opinion que 
nous avons soutenue nous-meme. 

8° Du gisement de quelques roches granitotdes de Ut Bretagne 
{Journ. des Mines; Tom. XXV). 
. La carte accompagnait le i*^' de ces mémoires. 

Nous De donnerons aucuns détails sur ces mémoires connus 
depuis long-temps, et toujours consultés avec fruit par les géo-> 
logues. D. 

6. NOTICK TOPOGRAPHIQUE ET MINIÊRALOOIQUE SUE LES TEERAIRS 

HOUiLLiERs DE l'arrondissement DE Brioude, départ, de la 
Haute-Loire; par M. Pomier jeune. [Annales de la Société 
d'agriculture, sciences, arts et commerce du Puf^ pour 1826, 
pag. i53). 

Les terrains houilliers de cet arrondissement, placés le plus 
au nord du département, occupent l'espace assez considérable 
qui s'étend , sur la rive gauche de l'Allier, depuis les mines de 
la Taupe jusqu'à Vergongheon, Lempdes, Frugères, Stc-Flo- 
rine, Charbonnier, Beaulieu; et, sur la rive droite, jusqu'à 
Auzat : les 3 dernières localités appartiennent au département 
du Pny-dc-Dôme. Tout porte à penser qu'ils font partie de la 
grande formation houillicre^ d'abord, leur position entre les 



Géologie* i3 

moDUgnes primordialeft qui forment les rameaux de Textrémité 
JH, de la chaîne de laMargeride^ et celles qiii vont joindre la 
chûne du Forez ; ensuite , des bancs de psammitcs composés de 
grains, et de fragmens, souvent très-gros de quartz, de feldspath, 
de mica, etc, servant toujours de toit et parfois de mur à la 
houille; les diverses impressions de plantes qu'ils présentent, 
telles que des graminées et surtout des fougères , dont quelque»* 
unes sont assez bien conservées , des parties de palmiers , de» 
troncs d'arbres , des branches qui indiquent , par leurs divecses 
positions, les révolutions lentes que ces lieux ont subies ; le gise» 
ment des houilles en masses considérables , ou en couches ré-^ 
pétées et souvent d'une grande épaisseur ; enfin, la nature même 
4e ceshouilles. L'auteur examine successivement les nombreifses 
minesdeVarvondissement, qu'il comprend dans les 3 bassins 
suivans: i^ terrain kouUUer de Frugères et de Ste-Flonae f %° 
terrain AomiUer de Zamotàe et de Fontannes; 3° terrain houiiiier 
de Langeac. Le premier est celui qui renferme les mines les plus 
productives; les couches sont en général très*épaisses et for- 
mées de houille grasse , de houille sèche et de houille compacte. 
La houille du Gros-Ménil, ainsi que de la plupart des coteaux 
de Ste-Florine, renferme souvent une assez grande quantité de 
fer sulfuré hépathique, de fer oxidé hématite, et surtout de fer 
carbonate compacte, en masses assez considérables pour qu'elles 
puissent suffire aux travaux d'une fonderie. Le a* bassin n'offre 
aucune mine en exploitation ; la houille qu'on en a retirée ja- 
dis était de mauvai$e|qiialité. Les mines du 3* bassin fournissent 
de la houille d'assez bonne qualité; mais les travaux sont mal 
dirigés. Il est recouvert par des terrains de transport ; à partir 
de la butte deSt-Roch, située au N.-O. de Langeac, vers la 
rive gauche de l'Allier, et en se dirigeant vers Chantenges , le 
terrain hooillier est recouvert de brèches volcaniques jaunâtres 
ou bleuâtres , qu'on exploite sur plusieurs points , et avec les- 
qaelles on fait des meules très-recherchées pour la coutellerie. 
A Jahon, il y a des carrières d'un grès très-dur, en bancs nom- 
breux de 1 mètre environ d'épaisseur, et qui vont toujours en 
s'élargîssant; à une plus grande profoudcur, ces bancs finissent 
par ne former qu'une seule masse d'un plus beau grain , mais 
de bien plus difficile extraction. A l'E. de Langeac , sur la rive 
gauche de la rivière, on voit des psammites micacés, en couches 



x4 Géologie. 

très-cônsidërftbi^ , à strucUire schistoïde, renfermaiit beanôoup 
de fer et ofThint entre leurs couches de nombreuses empreinte:» 
de végétaux. On trouve dans les pierres meulières deChanteoges 
des noyaux de fruits semblables à ceux découverts à St-Étîenne 
mais en bien plus grande quantité et d'espèces plus variées; 
souvent ils font corps avec la pâte de la pierre ^ ce qui annon^ 
Gérait qu'ils ont été enveloppés pendant les formations del 
coucbes. On y remarque également beaucoup de calamités et 
antres tiges indéterminées. On ne voit que la forme seule de ces 
débris organiques , entourés quelquefois d'une partie d'écorce 
carbonisée; tout l'intérieur est composé de la même pâte, mais 
beaucoup plus fine, ce qui engage l'auteur à croire que ce mode 
de formation est dû k une infiltration opérée pendant la période 
oà ces couches ont été déposées, période où la température lo« 
cale était infiniment plus chaude qu'aujourd'hui , puisque It 
plupart de ces végétaux n'ont leurs analogues que sous la z^ne 
torride on les latitudes voisines. Il paraît aussi que des ari>re$ 
assez gros couvraient alors ce sol , puisqu'on en a découvert 
plusieurs en faisant les fouilles. J. Gibardiv. 

7. 1. Sun CN TEKEAIN AENFEEMANT DE TTOMBEEUX oiSRIS DE MOL- 

I.USQUES ET DE REPTILES, A Brignon, près d'Anduze, dépar- 
tement du Gard ; par M. J. Teissibr , médecin. {AnnaL des 
Scienc. natur,; octobre 1827, p. 197.) 

-8. II. Notes sua le HiMOiHE priêgi&oeht; par M. Al. Bron- 
cirxART. {Ibid.; p. 207.) 

Avant d'arriver à la description du banc qui renferme les 
Hysaemens fossiles qui font le sujet principal de sa notice , l'ati- 
toMr indique les formations qui se présentent dans les enrirons 
VioBtàwze. En raison de l'intérêt qu'offre toute la partie des- 
criptive , et en même temps de son extrême concision, nous se- 
rons forcés de la reproduire presque textuellement; nous inter- 
calerons les observations de M. Brongniart, placées à la suite 
dn mémoire. 

Depuis le versant oriental de la chaîne des Gevennes, où le 
Gardon prend sa source, jusqu'à Andnze , cette rivière coupe 
des chaînons subordonnés et parallèles au massif principal de 
cette chaîne. Ils sont composés, du nord au midi, de granités, 
"de gneiâ-s , de schistes micacés , puis d'un calcaire siKceux^ grenu 



GiohgUé t5 

alteniMit9 jusqu'à nnc e«rtaiiie hauteur, avec des ^sotiches régu« 
lières de grattwacke, que l'auteur rafiporie avec rauoii,d*apréa 
ses caractères minéralogiqnes et sou ^sèment, à Tarkosedc Mer- 
cner, près d'Aubenas; ou Toit de nouveau du granité contre le* 
quel sont adossées des couches de grès ronge ancien , suivies 
toujours, dans la mémo direction précitée , de collines de cal- 
caire schisteux» fortement coloré en noir par le carbone. Un 
peu avant Anduse, paraissant les montagnes de calcaire du Jura. 
Ce calcaire, qui semble faire le dernier étage cle la chaîne des 
Cevenpes, est une formation fort étendue, a3nant prodoit des 
montagnes élevées, dont un des versans est ordinairement très- 
abrupte. Il occupe, en formant un vaste demi-cercle, tout le 
nord des déparlemens des Bouches-du-Rbôoe , du Gard, de 
l'HéranU, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, et s'étend , en 
a'abaissant vers le midi , juKpi'au bord de la mer, où il est vat*' 
monté par le calcaire coqoillter grossier. Dans les environs 
d'Anduae, \é calcaire jurassique peut se diviser en a variétés; 
l'une, plus compacte, plus dinre, à cassure d'un gris foncé, for- 
mant les sommets les plus élevés, et recouvrant du gypse ; l'autre, 
pouvant panâtre plus récente, quoique entièrement liée à la pre- 
mière, et formant le fcmd des vallées ou des collines peu élevées 
et arrondies. Cette dernière contient beaucoup d'argile ferrugi- 
neuse; ce qui fait, qu'exposée à l'air, elle jaunit , se délite et se 
réduit bientôt en une terre argileuse de mauvaise qualité; de là 
réiulte qu'elle n'est jamais à nu comme la première, et que les 
sommets de ses collines sont toujours cultivables et arrondis. 
I/auteur explique, par la destruction plus rapide de cette va- 
riété^ les escarpemena et les coupures que présente le calcaire 
du Jura, lesquels n'auraient point alors existé primitivement; 
autrement le dépôt simultané des deux Variétés aurait élevé à la 
même hauteur toutes ces roches maintenant si inégales. 11 si* 
gnale, dans la i^* variété, de grosses Bélemnites noires» de 4 
ponces de longueur, des Ammonites , des Ptérocères, des Ostr»- 
cites, des Échinites et des fragmens d'ime coquille bivalve, 
prof(Kidéme&t striée, et seulement en travers, comme la Crassa* 
telle sillonnée; en outre, M. Brongniart y a reconnu une Gr]^ 
phée, très-samblable au G, Àquila et au Spatangue; ce qui rap* 
procharait ce terrain de la craie inférieure. La a* variété, qui 
parait plus a b o tM i a n te en fossiles, peut-éice à cauae soolcment 



16 GéologU. N'^'^-S 

de sa facile décofiiposition , a offert une énorme quantité de 
Béleœnitcs, plus petites et plus rondes que celles de la prceéf 
dente; des Ammonites , depuis la grandeur d'une lentille, jus- 
qu'à i8 )>ouces de diamètre; des Simpligades, des Na utilités ^ 
des Turbinites, des Buccinites, des Nérites ou Natices; des 
Fecdnites, des Venus, des Oursins. Ces fossiles, suivant M. Bron«- 
gniart, indiqueraient quelque rapport entre ce calcaire et le 
Lias; mais ces rapports ne peuvent avoir que peu d*iropoc<T 
tance, étant fondés sur un nombre trop petit de coquilles, et 
sur des espèces trop faiblement caractérisées. 

Un peu au midi d'Anduse, reparait un calcaire siliceux, grenu» 
exaeteraent semblable à celui qui alterne au N. avec des. cou- 
ches de grauwake ; ici , ;1 est seul , la stratification en est dou«» 
teuse; il se trouve comme place au milieu de la formatio;i ju^ 
rassique, sans que l'auteur ait encore pu bien découvrir s'il lui 
eswinférieur ou supérieur ; il lui paraît au reste diflidle de l'en 
séparer par une coupure tranchée, à cause de sa liaison intime 
avec elle. Il est remarquable par la grande quantité de silice 
qu'il contient, qui lui donne une cassure grenue, à facettes bril- 
lantes, et lui permet de rayer le verre. On y reroai*quo des Liur 
gulées, le Strigocéphale de Burtîn, le Spirifer Trigonalisy et la 
Térébratule dorsale. Elle offre, à une lieue au S. O. d'Anduze^ 
près du village de Durfort , des raines exploitées de plomb sut-- 
furé en filons , accompagné de Blende, de Baryte snllurée, de 
Fluor cristallisé, vert, jaune et violet ; et tout près de là se trouve 
la grotte des Morts, décrite par M. Marcel de Serres. {Mém, du 
Mus, d*Hist. Nat , 6^ ann. , 6^ cahier). Au pied des montagnes 
jurassiques d'Anduze, du côte du midi, et dans la direction de 
la chune, il y a des collines d'agrégats ou de pouddingues, qui 
paraissent reposer sur la variété de calcaire argileux, qui foi*me 
le sol des plaines. Ces pouddingues sont composés de galets 
calcaires, roulés et liés par un ciment de même nature', très-» 
tenace. — M. Brongniart fait observer qu'on retrouve ici la suo 
cession , comme dans la grande vallée de la Basse-Suisse, i^ do 
Gompholite, recouvrant souvent le Macigno-mollasse ; a^ du 
Macigno, contenant, comme à Paudex, près Lausanne, etc., 
tons les débris organiques qui caractérisent les terrains lacus- 
tres ou d'eau douce. Les échantillons envoyés par M. Teissier 
montrent, dans cette roche^ des ossemens d*animaux vertébrés» 



Géologie, I y 

tant Mammifères que Reptiles lacustres, notamment des Tortues^ 
des tiges végétales, des Limnées, des Mélanopsides , des Mêla- 
nies etc. 

En suivant vers le midi le cours du Gardon sur un espace 
d'environ 3 lieues, on rencontre le village de Brignon ; c'est là que 
la formation de calcaire grossier coquiHier commence à paraître, 
et que le calcaire jurassique plonge sous elle dans la vallée. Le 
calcaire coquillier ne forme que de petites collines ou des pla- 
teaux peu élevés, adossés aux montagnes du Jura; et, dans ces 
collines, les bancs peu puissaus de chaux carbonatée alternent 
à plusieurs reprises avec des couches plus ou moins épaisses 
d'argile plastique bleue ou blanche, que M. Brongniart regarde 
comme une marne argileuse. C'est sur un de ces plateaux, à loo 
mètres environ au-dessus du lit de la rivière, que l'auteur a dé- 
couvert le banc d'os.semens fossiles. Il consiste en une couche 
peu épaisse, mais qui paraît étendue, d'une roche calcaire, 
d'an gris terreux, que le couteau entame difficilement, d'une 
texture habituellement grenue, et , dans ce cas, contenant beau- 
coup de silice, et rayant facilement le verre, etc. Ce calcaire 
paraît en quelques endroits entièrement pétri de coquilles bi- 
valves, que l'auteur rapporte aux genres des Tellines , des Do- 
naces, dcsYénus, peut-être même desMactres; et, à côté de 
ces espèces , qui semblent toutes marines, les univalves, à l'ex- 
ception peut-être de quelques Buccîniles, sont toutes stagnales 
ou d'eau douce. Telles sont les Limnées qui s'y trouvent 
en abondance , parmi lesquelles l'auteur a cru reconnaître le 
Limneus 7}entricosas , et surtout le L. palustris antîquus, 
M. Brongniart observe que les bivalves ci-dessus ressemblent 
beaucoup plus à des Cyclades et h des Cyrènes qu'à des Tel- 
lines et à des Vénus ; qu'elles peuvent tout aussi bien et même 
mieux appartenir aux Mollusques qui vivent ordinairement 
dans les eaux douces, qu'à ceux qui habitent la mer; en con- 
séquence, qu'il est inutile d'admettre qu'il y ait eu mélange de 
coquilles marines et de coquilles d'eau douce. — Les ossemens 
se trouvent empAtés dans cette roche, et au milieu des Lim- 
nées; on ne peut les extraire que par fragmens. L'auteur y a 
reconnu du reste de grandes Tortues , une mâchoire inférieure 
de Pachyderme avec plusieurs dents, des portions de fémur et 
de tibia de quadrupèdes , au moins de la taille du Lion , avec 

B. ToMB XVI. a 



|8 Géologie, 

IcvLVS extréinîtcs articulaires, do petits ossemens en trcs^grand 
nombre, et presque entiers, d'oiseaux ou de rongeurs. — Ce ter- 
rain, ces marnes et leurs coquilles, ont beaucoup de ressem- 
blance avec celui de St.-Hypolite du Gard , suivant M. Bron- 
gniart. Il paraît placé dans le passage des terrains de sédiment 
supérieur aux teirains de sédiment moyen. 

L'auteur termine son mémoire par Texamen des circonstances 
dans lesquelles ce dépôt, avec ses ossemens et ses coquilles, a pu 
se former. Il croit que la vallée dans laquelle se présente le ter- 
rain qu'il a décrit, était couverte primitivement par des eaux 
en forme de lac, et entourée de sommets qui les dominaient. Ces 
eaux étaient stagnantes et tranquilles, comme l'attestent la par- 
faite intégrité et la pureté des empreintes, des coquilles nom- 
breuses, tant marines que fluviatiles, conservées dans la roche. 
Les débris d'animaux teirestres, qui sont mêlés avec elles, au- 
ront été entraînés, des sommets élevés qui bordaient la vallée, 
par des eaux courantes, dans les réservoirs inférieurs. Leur con- 
servation, la pureté de leurs saillies et de leurs arêtes doivent 
encore exclure l'idée d'une force violente qui les aurait long- 
temps agités, et les aurait abandonnés ensuite dans les lieux où 
on les trouve réunis. L'auteur applique cette explication à tous 
les dépôts semblables «\ celui de firignon,.et rejette l'idée de 
M. Marcel de Serres, cpii les regarde comme le résultat de 
grands courans d'eau, ayant une direction déterminée. Il pense, 
avec Fabre, que, primitivement, nos vallées étaient beaucoup 
moins profondes qu'elles ne le sont aujourd'hui, et que c'est la 
corrosion des eaux, aidée des influences météoriques, qui les a 
creusées, même dans les roches les plus dures. De lu, la possi- 
bilité des dépôts fluviatiles et lacustres à des hauteurs considé- 
rables , et l'explication plausible des bancs de fossiles qu'on y 
retrouve. Ce qui fortifie cette opinion, ee sont les dépôts et les 
grèves, exactement pareils à ceux que produisent encore nos 
rivières, qu'on observe sur les côtés de la plupart des vallées, 
\ des hauteurs auxquelles elles sont loin d'atteindre aujourd'hui. 
Relativement à la localité d'Anduze, l'auteur dit qu'on retrouve 
* le cailloutage bien caractérisé du Gardon, sur le penchant des 
montagnes qui entourent la vallée, à plus de 5o met. au-dessus 
du lit actuel, et que, non loin de Brignon, il y a des collines de 
galets roulés du Gardon, d'environ xoo met. d'élévation au- 
dessus de sou niveau actuel. J. GjAAAOïir. 



Géologie. t^ 

^.NoTft stm Bvux CAVBnirES A o^SEUKirs, découvertes à Bise, 
dans les environs de Narbonne; par M. Totr&irAL, pharma- 
cien à Narbonne. {Annal, des Scknc, Natur.; sept. 1827, 

p. 7«.) 

Ces deux cavernes se dirigent de TO. à l*E. ; et sont percées 
dans les assises supérieures du calcaire jurassique ; leur ouver- 
ture, qui est à plein cintre, a, dans la 1'*, environ 8 mètres , et 
est élevée de 1$ met. au-dessus du sol. L'intérieur n'est formé , 
pour ainsi dire, que d'une seule salle d'environ 100 met. de lon^ 
gueur, divisée par des angles saillans et rcntrans, qui offrent al- 
ternativement des dépôts de cailloux roulés et d'ossemens. La 
vo&tc est sèche ; elle offre des rochei*s arrondis et dépourvus 
de stalactites. Le sol, en général assez uni, est recouvert de 
deux formations bien distinctes; la i**^ et la plus inférieure, 
consiste en un dépôt d'argile calcarifère rouge, semblable à 
celle qui constitue les assises supérieures des terrains marins 
inférieurs du bassin de Narbonne; dans quelques endroits, elle 
s'est incrustée sur les parois de la caverne, et a pris une dureté 
telle, qu'il serait bien diilicile d'en distinguer les échantillons 
d'avec ceux provenant des brèches osseuses à ciment rouge. 
Cette argile qui , lors de son dépôt dans la caverne, devait être, 
suivant M. Tournai, assez uniformément répandue sur le sol, 
A été enlevée dans les partie^ qui offraient le moins de résis- 
tance, et remaniée par un second courant d'eau , qui a déposé 
sur le sol de la caverne la a^ formation. Celle-ci est formée 
d'une couche de limon noir, et gras au toucher, présentant à sa 
anrCace des efflorescences nitreuses, et mêlé k de l'argile de la 
formation précédente. Tontes deux contiennent , au reste, des 
^lets de calcaire jurassique et de grès- vert, mais beaucoup 
moins roulés que ceux du terrain d'alluvion ancien des environs 
de Bise; on y trouve aussi des fragmens de quarz pyromaque 
à angles très-vifs : les ossemeus sont entassés péle-méle dans 
les deux ooacheft»-^Les mêmes observations s'appliquent égale- 
ment à la a* cavemct qui est plus au nord; seulement, la voûte 
étant moins élevée, est fevétue d'une brèche osseuse, renfer- 
mant VHeiix vermiculata, VH. nemoraiisy VU, nitida, le ÇycioS" 
tomm eiegans, et le Bidùnus decoUituSj très-bien conservés, et 
même avec leurs couleurs naturelles. Sur le côté gauche de la 
caverne, on observe une véritable brèche osseusse, dont l'ex- 

1* 



ao Géologie» 

trémité inférieure aboutit dans la caverne; circonstance cu- 
rieuse, qui prouve bien, suivant M. Tournai, que les brèches 
osseuses et les terrains à ossemens des cavernes sont des for- 
mations analogues, et produites à peu prés à la même époque, 
et par les mêmes causes. 

L'argile calcarifère rouge et le limon noir donnent, par la 
chaleur, du sous-carbonate d'ammoniaque; le dernier fournit 
en outre une huile animale empyreumatique, très-odorante, et 
paraît contenir de la gélatine non altérée. Les ossemens que 
renferment ces deux couches conservent encore une certaine 
quantité de gélatine; mais ceux du limon noir en contiennent 
beau<;oup plus que ceux de l'argile rouge. Les ossemens , très- 
nombreux dans les deux cavernes, sont ceux de l'Ours des ca- 
vernes, de sangliers, de chevaux, de ruminans des genres Cerf et 
Bœuf. M. Marcel de Serres s*est chargé de les faire connaître 
plus particulièrement. J. G. 

lo. Lettre écrite aux administrateurs du Muséum d'histoire 
NATURELLE, dc PaHs , par M. Tournal fils. T^arbonne, le a5 
octobre i8a8. 

Je vous envoie quelques fossiles et quelques brèches osseuses 
des cavernes de Bise, près Narbonne. Ces cavernes , bien di(Fé- 
rentes de celles de Lunel-Vieil , me semblait mériter une plus 
grande attention, parce qu'une partie des ossemens qu'elles ren- 
ferment, étant beaucoup plus modernes que tous les fossiles con- 
nus jusqu'aujourd'hui , semblent lier la période géologique ac- 
tuelle avec l'époque antérieure à l'existence des temps historiques. 

Les géologues sont entièrement convaincus que Ton doit en- 
tendre par fossile tout corps organisé, enseveli dans les couches 
régulières du globe. Cette définition est insuffisante, parce que 
l'on ne peut indiquer où unissent les couches régulières du globe. 
Dans l'état actuel de la science, une pareille lacune ne peut 
exister; aussi , des auteurs modernes, bien pénétrés sans doute 
de ces difficultés, admettent l'existence de demi- fossiles; mais, 
tout en palliant la difficulté, cette nouvelle distinction ne la fait 
pas disparaître. 

Les couches du dUuvium , que l'on suppose terminer les der- 
niers dépôts stratifiés , se confondent souvent avec les dépôts 
plus modernes, et ne peuvent en être séparés par aucun carac^ 



Géologie» 2 1 

tère géologique, si bien , qu'à Bise, on trouve dans les mêmes 
couches des ossemens humains et des ossemcns appartenant à 
des espèces perdues , jouissant tous deux des mêmes caractères 
physiques et chimiques. 

Ces observations peuvent faire mettre en question l'existence 
de l'homme à l'état fossile. On ne peut les confondre avec cette 
mystification grossière du bloc informe de grès trouve à Fon- 
tainebleau, ou bien avec ces squelettes humains trouvés à la 
Guadeloupe, dans une roche toute moderne, formée par l'ag- 
glutination des fragmens de madrépores; elles portent sur des 
faits nouveaux, et ont pour bot de prouver que, dans l'état ac- 
tuel de la science, on ne peut bien préciser où finissent les cou- 
ches régulières du globe. La proposition généralement admise , 
qu'il n'existe pas sur nos continens actuels d'os humains à l'état 
fossile, peut donc être mise en doute, ou du moins ne peut être 
résolue. 

Il est vrai que les poteries , les ossemens humains et les co- 
quilles marines modernes, que Von trouve dans les cavernes de 
Bise, peuvent y avoir été amenés, long -temps après, par un 
courant d'eau, qui , ayant remanié le limon noir, y aurait mé- 
langé des matériaux modernes. Mais, en supposant ce dernier 
fait , et je suis très- porté à le croire, nous aurions un exemple 

de trois grands courans qui, à différentes époques, auraient at- 
teint les cavernes de Bise, et y auraient apporté ou surpris les 
débris des êtres organisés qui habitaient alors les environs. 

Les cavernes de Lunel- Vieil , que j'ai visitées avec M. de 
Serres, sont percées dans un calcaire marin tertiaire, affectant 
parfois la forme globaire; leur entrée est petite, le limon rouge et 
le sable qui les remplissent, me parait avoir été déposé a la même 
époque que le limon rouge des cavernes de Bise ; les ossemens 
y sont rares, puisque, en cherchant pendant long-temps, même 
dans des endroits vierges, il m'a été impossible de m'en pro- 
curer aucun fragment. 

A Bise , au contraire , les cavernes sont percées dans le cal- 
caire oolithique; l'entrée en est facile, vaste, spacieuse; l'inté- 
rieur est immense, et comblé d'abord par un limon rouge ana- 
logue, comme je l'ai déjà dit, à celui qui a comblé les cavernes 
de Lunel-Vieil. Il m'a été impossible de me procurer beaucoup 
d'ossemens provenant de ce limon, parce que, pour y parvenir. 



aa ' Géologie, 

on est obligé de traverser une couche de Umon noir et gras au 
toucher, qui le recouvre ; je vous en envoie cependant quelques- 
uns. Au-dessus du Umon rouge , a été déposé le limon noir 
dont je viens de parler; il renferme une quantité immense d'oa- 
semens; vous en jugerez par une masse que je vous envoie. Ce 
limon offre cela de bien remarquable, qu'il renferme, avec des 
ossemens humains, des poteries, des coquilles marines et ter-* 
restres, des ossemens d'espèces perdues. 

Il existe encore, dans plusieurs endroits de la caverne, des 
brèches osseuses, qui ne me paraissent être que le limon rouge 
et noir, cimenté par des infiltrations calcaires. Ces brèches se 
trouvent indifféremment aux parois, et même à la voûte des 
cavernes. Une chose qui m'a encore surpris, et qui mérite la plus 
grande attention , c'est l'absence complète des grands carnas- 
siers , qui auraient pu amener les ossemens ; mais les qs n'étant 
nullement rongés, on est obligé de rejeter cette opinion. 

Les bornes d'une lettre m'empêchent de m'étendre davantage, 
et de vous dire mon opinion sur la cause de l'accumulation des 
ossemens dans certaines cavernes : je me propose de le faire 
dans un mémoire que je vous enverrai aussitôt qu'il sera ter- 
miné. 

XX. Lettre de M. Tour n al fils à M. de Férussac, sur les 

MEMES CAVERNES. 

L'intérêt que vous paraissez prendre aux cavernes 9e Bise , 
près Narbonne, et l'adoption de mes principales idées, me font 
penser que vous apprendrez avec plaisir quelques nouveaux 
détails sur ces restes précieux. 

Dans la dernière course que j'ai fait aux cavernes, et posté- 
rieurement à l'envoi de ma dernière lettre, j*ai recueilli, dans 
la brèche qui revêt une partie de la voûte, un fragment de vase 
en poterie noire, analogue aux poteries des vases étrusques. Ce 
vase est incrusté par les infiltrations calcaires, et réuni avec 
des cailloux roulés, des ossemens et des fragmcns d'autres vases. 

Les nombreuses fouilles que j'ai fait exécuter, et que l'on 
poursuit avec activité, out mis à ma disposition une grande 
quantité d'ossemens. Les espèces sont très-peu variées, ce sont 
principalement des chevaux, des rongeurs, plusieurs espèces de 
bœufS| dont un d'une très-grande taille (Aurochs)^ plusieurs es- 



Géologie, 2 3 

pèces de cerf, dont 3 au moins, du sons genre Jnnglochis, n'ont 
de représentant ni parmi les animaux vivans, ni dans les ani* 
maux fossiies. M. de Christol a déjà fait un travail sur ces cs- 
pèces nouveik-s, qn'il n'a pas encore publié , mais qu'il m*a ce- 
pendant envoyé. Les carnassiers sont extrêmement rares dan$ 
les cavernes de Bise; je n'en ai jusqu'ici vu qu'une seule dent, 
appartenant au {çenre Felis. 

n'étant très-peu occupé d'anatomie comparée, j'ai cru, dans 
l'intérêt de la science, devoir m'associer à M. de Serres, pour 
décrire en commun tout ce que les cavernes de Bise oiTrent de 
remarquable. ?(ous espérons pouvoir sous peu soumettre ce 
travail à votre jugement. 

Je recueille pour vous toutes les coquilles que l'on trouve 
dans le limon et les brèches des cavernes; devant être à Paris 
au mois d'avril, j'aurai le plaisir de vous les remettre moi-même. 
Vous me den^andez, dans votre lettre, si les ossemens d'ani- 
maux du limon noir ne seraient pas dépendans du'limon rouge, 
et remaniés par les eaux qui les auraient ensuite déposés avec 
le limon noir et les ossemens humains qu'il contient. J'éprouve 
ici quelque embarras à vous répondre; mais, après un examen 
approfondi, j'ai cru ni'assurer que le limon noir et le limon 
rouge renfermaient tous deux les mêmes fossiles ; qu'ils avaient 
été déposés tous deux à peu près à la même époque, et que les 
eaux qui avaient laissé déposer le limon noir, avaient en partit? 
i-emanié le limon rouge et les ossemens qu'il renferme. Cepen-i 
dant, malgré cette dernière circonstance, il est positif que les 
eaux qui ont apporté le limon noir, ont aussi amené ou surpris 
dans Ja caverne une grande quantité d'ossemens. 

Comme vous l'observez très-bien dans votre lettre, il est in* 
finiment probable que l'on trouvera beaucoup de résultats do 
l'époque qui lie les temps géologiques aux temps historiques : je 
crois même qu'indépendamment des cavernes de Bise, où les 
faits sont in*écusables,il existe, aux environs de Narbonne, plu- 
sieurs localités non moins intéressantes. 

P, S. Dans une course faite ces jours derniers dans une pe- 
tite chaîne de montagnes secondaires, située ik i lieues de Nan* 
bonne, j'ai observé un dépôt mixte, formé par des roches ignées, 
généralement basaltiques, et du gypse fibreux secondaire. Le 
gypse n'est pas en bancs régulièrement stratifiés, mai3 bien en' 



34 Géologie^ 

couches sioueuseSy baiTÎolées de plusieurs couleurs, etrenfer- 
maut des cristaux de quars prisme. 

Ce dépôt est recouvert par un calcaire secondaire , gris de 
fumée, que des considérations particulières me font rapporter 
aux assises supérieures du lias. Le mélange intime de roches 
d'origine ignée , et du gypse fibreux secondaire, appartenant/ 
probablement au grès bigarré, étant un fait nouveau, j'ai cru 
devoir vous le communiquer; il me parait on ne peut plus in- 
téressant , en ce qu'il donne un grand poids à la théorie nou-- 
vellement émise par M. Boue. 
. Karbonne, ce ai décembre 1828. 

I a. Recherches et observations thi&oriques sur quelques for- 
mations d'eau douce du bassin de Narbonne. 

Les terrains de sédiment supérieur, dont l'étude offrait na- 
guère des difficultés presque insurmontables , parce que i*on 
voulait comparer des objets qui n'avaient entr'eux aucun rap- 
port, présentent maintenant un tel intérêt, la théorie de leur 
formation est si avancée, et l'avantage que la géologie doit re- 
tirer de leur étude me paraît si grand, que les moindres faits 
doivent être recueillis avec empressement. Mais ce sont surtout 
les formations d'eau douce qui doivent plus particulièrement 
attirer l'attention des géologues , parce que , soit qu'elles aient 
été déposées hors du bassin de la mer , soit qu'elles aient été 
déposées dans l'intérieur même des eaux salées , elles donnent 
toujours une idée des êtres organisés qui habitaient les conti- 
nens pendant la période tertiaire. C'est encore à l'examen, sé- 
vère et sans prévention des formations d'eau douce tertiaires 
que nous sommes redevables d'avoir ramené les esprits à une 
théorie plus philosophique et plus en harmonie avec les phé- 
nomènes naturels. 

Le bassin de Narbonne offre cela de bien remarquable , que 
les dépôts marins y sont extrêmement rares , et ne consistent 
qu'en quelques lambeaux distribués irrégulièrement , tandis 
que les formations d'eau douce y ont pris un développement 
prodigieux. Ce fait est d'autant plus singulier, que les forma- 
tions tertiaires qui avoisinent le bassin de Narbonne, celles qui 
sont au sud de Perpignan , au pied septentrional des Albères 
dans le département des Pyrénées-Orientales, celles de Béziers, 



Géologie. fiS 

■ 

Pésénas et Montpellier, offrent, au contraire, des dépôts ma- 
rins immenses; tandis que les formations d'eau douce y sont 
extrêmement réduites, et ne consistent qu'en quelques bancs 
de peu d'étendue, subordonnés aux formations marines. Le 
bassin d'Aix, en Provence, offre une analogie remarquable 
avec celui de Narbonne ; car les formations mannes y sont ré- 
duites à prescjue rien. Ces faits appuient une observation faite 
déjà depuis bien ]ong-temps; c'est que, dans les terrains ter- 
tiaires , aussi bien que dans les terrains plus anciens , le déve- 
loppement outre mesure d'une formation exclut toujours les 
autres membres de la série géognostique, ou diminue leur puis- 
sance. 

Kecbercher les causes qui ont pu agir, pour accumuler ainsi 
dans le bassin de Narbonne ces immenses foi-mations d'eau 
douce, paraîtra peut-être aux géologues uu travail hasardé , 
surtout au moment où les idées tht'oriques sont reçues avec 
tant de défaveur. Mais ces causes m'ont paru si simples , si pro- 
bables, que je vais les exposer sommairement, me proposant 
de les développer convenablement dans un mémoire que nous 
publierons incessamment avec mon ami, M. Martial Delort (i). 
Ce travail aura principalement pour but la géographie physique 
des environs de Narbonne , la liaison des anciens phénomènes 
géologiques avec les phénomènes actuels, et la description des 
alluvions de l'Aude. 

Le bassin de Narbonne est presque entouré de montagnes 
peu élevées, formées ordinairement par le grès secondaire à 
lignites et par un calcaire secouduire gris de fumée, que je rap- 
porte aux assises supérieures du lias. Par la disposition physi- 
que de ces montagnes et de la plaine de Narbonne, ce b<issin re- 
çoit des alluvions considérables, fournies principalement par la 
rivière d'Aude et par plusieurs petits torrens descendus des 
montagnes qui bornent le bassin de Narbonne au sud-ouest et 
au nord-est. Ces alluvions , par des causes qu'il est inutile de 
développer, devaient, pendant la période tertiaire, être encore 
beaucoup plus fortes, et participer à l'intensité des anciens 
phénomènes géologiques. Mais comme, les anciens fleuves n'a- 
vaient d'autre Ht que celui qu'ils se creusaient naturellement, 
et que leur étendue , par cette même raison , devait être im- 

(i) Mémoire sor I«8 nlluvioot anciennes et modernes de TAude. 



%6 Géologie» N® 12 

mcnsc, l écoulement dcsoaux devait se faire par les deux points 
opposés de la Clape, à la vallée de TAiidc et à Gruissan. 

Les montagnes de la Clape , placées à rcxtrémité sud-est du 
bassin de Narbonne, offraient au courant des fleuves une digue 
naturelle , aux pieds de laquelle devaient s'accumuler les allu- 
vions et les débris des êtres organisés , susceptibles , par leur 
nature, d'élre charriés à de grandes distances. Nous voyons en 
effet que toute la partie occidentale de la Clape est recouverte, 
jusqu'à une grande hauteur , par des dépôts tertiaires; tandis 
qu'il n'en existe pas du tout sur le revers oriental qui regarde 
la Méditerrimée. C'est aussi sur. le revers occidental que se 
trouvent les belles carrières de marnes impressionnées d'Armis- 
San, localité dont la science vient de s'enrichir depuis peu, et 
qui, grâce aux travaux de M. Adolphe Bron^iart , est devenue 
une des plus célèbres de la France. 

C'est donc à la digue naturelle des montagnes de la Clape et 
à la disposition physique du bassin de Narbonne que l'on doit 
principalement attribuer la cause de l'accumulation des allu- 
vions dans ce bassin. Il n'a fallu rien moins que ce concours do 
circonstances pour transformer en plaine fertile les environs de 
Narbonne qui, dans des temps peu éloignés de nous, étaient 
entièrement occupés par de vastes étangs salés. Ces étangs, par 
leur communication avec la Méditerranée, étaient même d'une 
telle importance pour le commerce de cette xillc , qu'ils en fai- 
saient la cité la plus puissante des Gaules. (Plusieurs anciens 
auteurs lui donnent le nom de caput et mater urbium,) 

Nous aurons occasion de citer dans le mémoire dont j'ai parlé 
plus haut Texemple de plusieurs étangs salés qui, par les fré- 
quentes alluvions qu'ils ont reçues depuis peu , se sont trans- 
formés en marais d'eau douce. L'époque n'est pas même éloi- 
gnée où, changés en riches campagnes, la charrue sillonnera 
des champs qui, jusque-l», n'avaient été sillonnés que par la 
rame. 

Si l'on joint aux causes que j'ai citées plus haut la grande 
surface du bassin de Narbonne , son peu de profondeur et 
quelques autres causes secondaires, ou verra combien il est fa- 
cile d'expliquer l'anomalie de composition géognostique qu'offre 
ce bassin, avec les bassins environnans qui , au reste, peuvent 
ctrc considérés comme les parties d'un tout. 



Géologie* ay 

U est un fait sur lequel j'ai déjà tâché d'attirer Tattention des 
géologues, et sur lequel je vais revenir, parce qu'il offre un des 
traits les plus saillans de la géologie comparée des terrains ter- 
tiaires de ruérault et de l'Aude. Au nord~est de Narbonne, en- 
tre Coursan et Nissan, existent de petites collines formées priiw 
cipalement par des marnes et des calcaires marins tertiaires ; 
qui semblent avoir été le point physique où les alluvions d'eau 
douce, entraînées dans le bassin de Narbonne, ont rencontré 
Jes dépôts marins de Bésiers,etont ainsi élevé une digue qui 
peut-être a été produite par quelque montagne sous-marine , 
recouverte maintenant par des dépôts plus modernes ou bien 
par la rencontre de courans charriant des matériaux et des 
corps organisés de nature différente. Telles sont du moins les 
idées que m'a fait naître l'étude de ces montagnes , et que je 
soumets aux géologues qui, par leur position , sont à même de 
le vérifier. 

Les fonnations d'eau douce , qui paraissent le plus ancienne- 
ment déposées dans les environs de Narbonne, offrent non- 
seulement un grand intérêt scientifique , mais ont une impor- 
tance toute particulière, en ce qu'elles peuvent fournir aux be- 
soins de l'industrie naissante un aliment immense. Je veux par- 
ler de ces combustibles fossiles , véritables forêts souterraines 
dans lesquelles les générations futures trouveront une matière 
de première nécessité, et qui leur sera devenue indispensable , 
d'un côté , par la rareté toujours croissante du bois de chauf- 
fage, et de l'autre, par les nouvelles applications de la chaleur 
aux arts. Ces dépôts de lignites tertiaires sont beaucoup plus 
communs dans nos environs qu'on ne l'avait cru d'abord , et il 
suffirait de quelques petits essais pour mettre au jour des ri- 
chesses que notre ignorance ou notre apathie laisse ensevelies 
dans le sein de la terre. 

Je ne reviendrai pas sur la composition géognos tique de ce 
terrain, parce que je l'ai déjà fait connaître dans plusieurs jour- 
naux scientifiques; mais je crois nécessaire de décrire un ter- 
rain plus moderne qui le recouvre, et que je ne connaissais pas 
lors de la publication de mon Essai sur la constitution géognos- 
tique du bassin et des environs €ie Narbonne, 

Au nord de la jonction de la vieille route de Carcassonnc à 
Béûersy et de ccUe de Jiarbonne à Saint^Pous ^ se trouve un 



a 8 Géologie. N^ 12 

petit groupe de collines tertiaires, qui se rattachent, par des 
pentes douces , à des montagnes assez élevées de calcaire blanc 
secondaire. (Formations oolithiques.) 

Ces collines sont ordinairement formées par des alternances 
de calcaire marneux presque toujours fétide et de marne diver- 
sement colorée. L'endroit le plus favorable pour étudier ce ter- 
rain, est derrière l'auberge de Cabézac , et au pied du chemin 
de traverse qui conduit à Bize, vis à vis la rivière de Cesse. La 
coupe naturelle qui existe dans cette première localité , montre 
la succession des couches suivantes, en commençant par les 
plus anciennes : 

i^ Calcaire maitieux très-compacte, gris. 

2? Marne très-calcaire, grise. 

3^ Calcaire schisto-bitumineux , fétide. 

4^ Marne calcaire grisâtre, alternant avec quelques bancs de 
calcaire blanc fissile, à fragmens rumboédriques. 

5^ Calcaire marneux compacte , alternant avec des marnes 
grises. 

Presque toutes ces couches renferment une plus ou moins 
grande quantité de fossiles , qui peuvent être rapportés à des 
genres actuellement existans dans les eaux douces. Les plus 
communs sont des planorbes , des paludines et des physes. Je 
n'y ai pas encore observé de coquilles bivalves fluviatiles , si 
communes dans les lignites de la Caunette. Mais , ce que ce 
terrain offre de plus remarquable, c'est une grande quantité de 
fruits de plusieurs espèces de Chara (Gyrogonites) , distribués 
à peu près dans toutes les couches , mais particulièrement dans 
les joints naturels formés par les différentes couches de dal- 
caire. On y observe aussi quelques empreintes de tiges à stries 
longitudinales , qui pourraient bien avoir appartenu au genre 
chttragne; mais ce n'est là qu'une présomption. 

Il existe encore au sud-ouest de Narbonne ime formation qui 
n'avait pas été signalée, et dont je vais donner une courte de- 
scription. En se rendant à Font-Froide, par le chemin de tra- 
verse, on t^rouve, à ime distance peu éloignée de la ville, un 
calcaire d'eau douce rose, très-compacte , analogue, par ses ca- 
ractères physiques, à celui des environs de Gardanne , près 
d'Aix, en Provence. La ressemblance est môme telle, qu'il est 
difficile , dans les collections , de les différencier. Ce calcaire est 



Géologie, ap 

traversé par des cavités sinaenses, remplies de chaux carbona- 
tée cristallisée. On y observe aussi des coulées d'argile endurcie. 
Les fossiles y sont rares; j'y ai cependant trouvé des Potamides, 
des Plaïïiorbes^ des Ljrmnées et plusieurs espèces d'Hélix. Ce der- 
nier fossile n'avait encore été signalé que dans^les formations 
tertiaires les plus modernes (tuf.). 

£n suivant le ravin appelé Rèch dé las Tinos , et se dirigeant 
toujours vers Fant-Froide ^ on remarque que les couches ^quoi- 
que inclinées ordinairement de i5 degrés, et courant S.-O., 
JPT.-O., se redressent un peu à l'approche du calcaire secondaire 
gris de fumée , qui supporte cette formation. L'étude de ce dé- 
pôt est singulièrement facilitée par la coupe naturelle qu'a 
produite le Kèch de làs Tinos. Voici , en commençant par les 
plus anciennes, l'ordre des couches que l'on observe en suivant 
ce ravin. 

i^ Poudingue à .gros galets de calcaire secondaire, gris de 
famée, empâtés par un calcaire d'eau douce cristallin. Le même 
poudingue renferme aussi des galets de calcaire rose et blanc , 
analogue à celui de quelques bancs de ce dépôt qui se trouvent 
à un étage plus élevé (i). 

a^ Calcaire compacte rose. 

3^ Poudingue formé par un ciment blanc cristallin et par de 
très-petits galets de calcaire gris de fumée, secondaire. 

4^ Marne très-calcaire grisâtre. 

5^ Deux petits bancs de calcaire argileux rouge, cristallin, 
très-compacte, traversé par des infiltrations spathiques. 

6^ Marne calcaire gris&tre. 

7** Chaux carbonatce, ferrifère, crislalU ne , cariée et parse- 
mée de petits points noirs. 

8** Calcaire marneux léger, renfermant une grande quantité 
de petites paludines, dont il n'est resté que le moule extérieur. 

9° Trois alternances de marnes grises, de calcaire marneux 
fissile et de galets de calcaire bleu. 

xo^ Calcaire compacte très-développé , exploité pour pierre 
à chaux. 

Tout ce terrain, comme je l'ai déjà dit plus haut, repose en 
stratification concordante sur un calcaire secondaire , que je 

(0 Peat-ètce ce poadin^e seraU-îl susceptible d*^tre exploité comme 
pierre d'ornement. 



3o . Géologie. 

rapporte aux assises supérieures du lias ^ et recôurert par des 
argiles calcarifères rouges et des sables arénacés. 

Il ne me resle plus, pour terminer ces recherches , qu'à dire 
un mot d*uite formation analogue , mais plus compliquée, qui 
forme les collines des environs de Lebrettes , Fresquet , Mous- 
san , Malvezy, Védilhan , etc.| etc. ; mais ayant déjà décrit la 
partie inférieure de ce dépôt, dans le Bulletin des Sciences y je 
vais seulement dire un mot des couches plus modernes qui le 
recouvrent. Ces couches prennent un grand développement aux 
environs de Moussan. Mais, pour mieux voir toute la série, on 
doit se rendre à laplàtrière, anciennement exploitée près Mal^ 
pezy. Dans cette localité, le dépôt gy|)seux est surmonté par 
des argiles calcarifères rouges, mélangées de sables et passant 
à un poudingue argileux. Ces argiles constituent les petites col- 
lines de Lebrettes et de Moussan ; elles ne renferment pas de fos- 
siles. Au-dessus de ce poudingue , et en stratification concor- 
dante, se montrent des sables argileux , jaunes , sans corps or«» 
ganisés, mais que je pense avoir été déposés par des alluvions 
d'eau douce, parce qu'ils alternent avec des calcaires compactes 
gris , renfermant des Limnées et des Paludines. Au-dessus de ce» 
calcaires et de ces grès, reparaissent encore les argiles calcari- 
fères et leurs poudingues. £lles forment les coUines qui sOnt 
derrière le village de Moussan. Tout ce terrain est recouvert 
par quelques lambeaux de calcaire marin, occupant ordinaire- 
ment le haut des collines et renfermant plusieurs espèces du 
genre Ostrea, mais surtout VOstrea crassissima , canalis et vît* 
ginica. Les genres Balanus, Pecien, Anomia, ScutelUif Cjriherea, 
etc., etc., etc., s'y trouvent aussi assez communément. 

Je terminerai là la description des terrains des environs de 
Narbonne. Le peu que j'en ai dit suffira pour prouver leur dif- 
férence avec les terrains environnans, et montrer combien la 
disposition physique de ce bassin a influé sur cette différence. 
J'aurais pu ajouter que , dans des temps plus modernes, mais à 
une époque que l'on croyait antérieure à l'existence des causes 
actuelles , des alluvions non moins fortes avaient été déposées 
dans le bassin de Narbonne ; que ces alluvions avaient enseveli 
des ossemens humains , et que par conséquent l'homme , que 
l'on croyait postérieur aux derniers phénomènes géologiques, 
en avait été contemporain. Ce dernier fait ayant été émis comme 



Géologie, 3i 

UD cloute dans une note qui paraîtra incessamment cians le Bul^ 
letin des Sciences j j*ai dû y revenir , parce que j'en ai acquis 
dernièrement la certitude. Tourkal Fils. 

1 3. Notice sur le TERniiir secondaire qui constitue la chaîne 
de Sainte- Victoire, et les environs de la ville d*Aix (Bou- 
chcs-du-Rhône) ; par M. Dklcros, officier stipcrîeurau corps 
royal des ingénieurs géographes militaires , etc. ( Mémoires 
du Muséum d*hist. naturelle; 8* année, 5*^ cahier, p. 329.) 

La chaîne calcaire de Sain te- Victoire s'élève à 980 mètres 
au-dessus de la mer, à l'est de la ville d'Aix, entre les villages 
de Vauvenargues et de Saint- An tonin; elle est sillonnée par des 
crevasses profondes et transversales, qui ont mis à jour les cou- 
ches qui composent sa base et permettent d'en étudier l'ordre 
de superposition. La plus remarquable de ces fentes est celle au 
fond de laquelle court le torrent du Tolonet C'est là que M. 
Delcros a dirigé ses observations. La coupe coloiiéequi accom- 
pagne son mémoire est prise perpendiculairement à la paroi à 
droite du torrent; elle représente l'qrdre de superposition des 
couches qu'il décrit en allant de bas en haut. Toutes, depuis le 
lit du torrent jusqu'au plateau qui termine le profil, sont paral- 
lèles entr'clleset plongent vers le N.-N.-O. sous le prolongement 
déprime de la montagne. 

La i'*^ assise est composée d'une série de couches puissantes 
d'un calcaire magnésien , qui devient de plus en plus fragmen- 
taire à mesure qu'on s'y élève. Ce calcaire, au niveau du torrent, 
est très-dur et compacte; présenté à peine le caractère d'une 
agrégation brécheuse. Ses couleurs sont sales, variant par pla- 
ces irrégulières, du gris-clair au jaunâtre et au rougcâtre. Ces ta- 
ches sont très-faiblement limitées par des veines irrégulières , 
d'un rouge plus foncé, mais peu prononcées; elles deviennent 
de plus en plus sensibles dans les parties supérieures , et les 
fragmcns diminuent à mesiure de volume. Dans le haut, le ci- 
ment est marneux, rouge , bigarré et de plus en plus abondant. 
L'autenr croit que ce sont principalement ces dernières strates 
qu'on exploite comme marbre brèche du Tolonet, Il croit aussi 
que ce calcaire, au-dessous des couches les plus inférieures 
qu'il ait observées 9 perd sa forme fragmentaire et existe en 
couches compactes et homogônea. — Il n*y a^ dans toute cette 



3a Géologie. N^'iS 

assise, ni alternances ni dépôts étrangers, aucun fossile ou débris 
organique, ni gypse, ni argile tnuriatifère, ni sulfures métalli- 
ques, etc. M. Delcros a trouvé seulement dans les remblais, an 
S. de Sainte- Victoire, un morceau erratique de fluor, qu'il pré- 
sume avoir formé une veine ou petit filon. — Malgré ces carac- 
tères, il rapporte cotte assise à la partie supérieure du zech- 
stein , ou au moins croit qu'elle lui est parallèle , surtout dans 
ses strates inférieures., 

La 3^ assise est formée par une suite d'alternances que l'an- 
teur a partagées en 3 coupes artificielles pour en faciliter la de- 
scription. Le i**^ et la plus basse de ces coupes est composée 
d'une série de couches puissantes et alternantes de brèche cal- 
caire à ciment rouge bigarré et de marnes rouges bigarrées. L.a 
brèche est semblable à celle de la première assise; seulement, 
les fragmens calcaires sont de plus en plus petits, leurs couleurs 
plus diverses et leur grain plus dissemblable à mesure qu'on 
s'élève. Cette brèche n'est pourtant pas polygonique, et M. Del- 
cros n'y a trouvé aucun fragment qu'on puisse rapporter aux 
calcaires plus récens que le grès bigarré. Les marnes rouges bi- 
garrées, qui séparent les strates de cette brèche , sont compo- 
sées entièrement d'un agglomérat argileux silicéo-calcaire, rouge 
de brique en grand et bigarré en petit, peu cohérent, se désa- 
grégeant très •promptt;ment à l'air et présentant une infinité de 
petits fragmens bleuâtres, verdâtres, jaunâtres , qui paraissent 
argileux, et qui donnent à la masse Taspect bigarré en petit. 
Ces alternances de brèche et de marnes sont très>nombreuses. 
-— La a^ coupe présente la même composition ; seulement, la 
brèche calcaire est en bancs moins puissans; ses fragmens s'ar- 
rondissent, et sa nature est plus variée en teintes et en grains ; 
son ciment est plus abondant; elle paraît enfiu se subordonner 
aux marnes rouges qu'elle divise. Celles-ci sont plus profondes, 
deviennent, pour ainsi dire, indépendantes, et se subdivisent 
vers le haut en strates secondaires minces; elles deviennent 
granulaires , plus siliceuses, et, dans plusieurs de leurs bancs, 
il y a tant de globules calcaires, qu'on dirait un oolithe ou 
un grès à gros grains. Ce conglomérat est fortement bigarré de 
larges taches grises, blanchâtn*s sAles,sur un fond rouge ochra- 
ce. Les globules sont rayonnes , du centre à la circonfénce , 
d'un blanc assez pur et de la grosseur des semences de pavot. 



Géologie» 33 

L'auteur avance avec l'éservé que ces bancs, les plus caractéris- 
tiques de la série , sont composés d'un calcaire globulaire ma- 
gnésien à cimeut silicéo-magnésifère rouge bigarré. — La 3* 
coupe de cette assise termine 1a série des brèches et des marnes 
bigarrées avec calcaire globulaire. A sa partie supérieure , la 
brèche devient un véritable poudingue par l'arrondissement 
des angles des fragmens calcaires. Du reste , elle est identique 
à celle qui forme les strates précédentes; ses bancs paraissent 
de pins en plus subordonnés aux marnes rouges. — M. Delcros 
considère cette formation comme parallèle ou équivalente à 
celle des grès et marnes bigarrées. 

Au-dessus de cette assise si puissante, on voit reposer en stra- 
tification concordante des couches très-régulièrement stratiûces 
d'un calcaire compacte , gris de fumée clair , d'un grain très- 
fin et lithographique, à cassure mate et conchoïde, que Tauteur 
regarde comme parallèle ou équivalente au muschelkalk. L'é- 
paisseur de cette assise est de 3o à 40 mètres. On n'y remar- 
que aucun débris organique ni globules calcaires. Elle est sur- 
montée immédiatement par une série très-grande de bancs puis- 
sans calcaires , dont le prolongement va former la colline a TE. 
d'Aix, et dont l'ensemble plonge (parallèlement) sous les mar^ 
nés du lias, de la route de Yauvenargues à Aix. La couleur de 
ces calcaires varie du gris de fumée au gris noirâtre foncé, tfui 
est dominant ; ledr grain est tantôt mat , tantôt spathique et 
sublamellaire ; leur cassure est presque toujours inégale , sans 
être conchoïdale, écailleuse ou grenue. On y trouve plusieurs 
Gryphées(parmi lesquelles l'auteur croit y avoir nommé la G. ar- 
quée), beaucoup de Bélemnitcs, de Peignes, de Térébratules, 
etc. , mais surtout des débris d'Encrine, et en si grande quan- 
tité , qu'ils semblent former la masse entière de ces couches. Il 
y a aussi quelques madrépores , mais ils sont rares. Dans les 
couches qui précèdent les marnes du lias , l'auteur a remarqué 
des masses concrétionnées siliceuses 1 noires comme le calcaire 
qui les contient et assez fréquentes. — Ce calcaire est donc 
identique avec le calcaire à Gryphces ; mais M. Delcros fait ob- 
server que le non^développement du quadersandstein ne lui a 
pas permis de bien fixer les limites des deux calcaires précé- 
deos [muschelkalk et calcaire à gryphites), ce qui rend un peu 
vagues lesxoupes de ces assises dans son profil.— - Au-delà des 
B. ToMB XVf. 3 



34 Géologie. 

manies du lias s'élèTent les assises jurassiques et ooKthiqties qui 
s'étendent vers la Durance; mais l'auteur ne les a pas étudîi«es. 
Sur CCS calcaii*es se trouve une formation calcaire tertiaire, 
en amas discordnns , dont les lambeaux couronnent également 
les collines secondaires qui entourent à l'E. la ville d'Aix, au S. 
et au N. de la route de Vauvenargues. Le dépôt particulier à 
cette localité se compose, à partir du bas, i^ d'un amas irré- 
gulier et presque horisontal de sable jaunâtre, sale et meuble, 
parsemé de paillettes de mica , et renfermant en abondance de 
grandes Huîtres, qui ont conservé leur nacre, et qui paraissent 
avoir véai à la place où on les trouve, comme l'indique leur 
position. Cet amas arcnacé, d'une épaisseur variable et sans si- 
gne de stratification , ne renferme ni galets , ni argile , ni aucun 
autre fossile que les Huîtres ; a^ d'un amas plus puissant de ca** 
caire grossier à gros grains, un peu caverneux, d'un jaune 
rougcâti^e pâle, uniforme et sans débris ou fragraens étrangers , 
d'une épaisseur de 4o ^ ^o pieds, terminé stipérictirement par 
un plan horizontal en grand , inégal en petit , et parsemé do 
blocs erratiques du même calcaire, provenant de la décomposi- 
tion de sa surface. Quelques-unes de ses cavités irréguiières 
sont remplies de chaux carbonatée zéoUtifonne. H renferme en 
assez grande abondance, mais avec inégalité, un Hélice indéter- 
miné et deux espèces de Cyclostoroe, dont une parait être le 
' C. etegfins. Ce cftlcaire grossier est exploité , depuis trés^long- 
temps, pour les constructions d'Aix, quoiqu'il ne résiste pas à 
Phumidité. Il n'a auctui rapport avec les terrains tertiaires des 
environs , ni avec les calcaires grossiers marins des bords de la 
Dtiranee. L'auteur croit qu'on doit le ranger vers le sommet de 
la série tertiaire, et qu'il n'a été déposé que postérieurement à 
tous les mouvemcns qui ont bouleversé , non-seulement les 
masses secondaires, mais encore les dépôts tertiaires, mamo- 
gypseux et sîlieéo-calcaires , d'eau douce ou marine , qui con- 
stituent les hauteurs de Saloni et d'Éguilles. J. Gieabdiit. 

14. HlSTOlXE VATUXELLK DKS Pai1fGIPAl.ES PRODUCTIONS DE l'£u- 

Aopx MÉaiDiOTiALE; par Risso. Vol. I, pag. i h io3 ; avee % 
cart. color. Paris, 1 816. Partie oéolooique. (^oy, leBmlleiin ; 
Tom. X, Sa; XII, 107 ). 

Après avoir détaillé la configuration du sol des Alpes mari- 
times , l'auteur y signale 5 formations. Le système primitif a'é- 



Géologie. 35 

tend du col de Sanguimei^ à la tête de Salsemorane, et longe 
toute la limite orientale de cet ancien département français^ de- 
lHii$ le col de Fer» par le col de Porticîola , le col Lombarda, les 
lacs BcssoD, le lac Long, jusqu'à Cima della Bissa. On le trouve 
encore au col dcl Pal et au miiien du sol intermédiaire au 
mont Bégo, dans le haut de la vallée de la Gordolasca, et près 
de Mollieres et de Villar. Outre les roches schisteuses ordinai- 
res, Taiiteur y signale du granitc ( Salese etc. ) , de Teuphotide 
( MoUeres ), de la ser|)entine ( vallée de Salese et la Briga ) et du 
marbre à galène (Tende). Il en énumère les minéraux et les 
minerais, tels que le fer oxidulé et oligiste, etc. Il y a de la 
plombagine au col Lombardo , et des filons de soufré entre Fo- 
nestre et St.-Martin. Le sol intermédiaire occupe, d'après la 
carte géologique, tout le nord du département, et est limité 
par une ligne passant par Yens, Guillaume, Auvare, St. -Sal- 
vator et Saorgio. Il comprend , outre les schistes micacés ou 
falqueux,du schiste argileux et novaculaire, des grauwackes,de 
l'euphotide, de la seqientine, de la dolomie et des minerais de 
plomb, de fer, de cuivre et de mercure (Fontan). Souvent le 
calcaire noir vaine couronne des montagnes de brèches quar- 
zeuses et de schiste. Sur la limite de ce terrain vient ce même 
calcaire foncé qui offre supérieurement des Ammonites , et s'é- 
lève au-delà de 3,ooo pieds. 

Il renferme du calcaire fétide , de la rauchwacke, du gypse, 
du sel , de la houille, des grès , du fer et de l'arsenic ( Luceram ). 
D'après les locnlités houillières, on pourrait soupçonner qu^il 
confond des dépôts de divers âges , ou du moins qu'il attribue 
à des combustibles des marnes jurassiques un âge trop ancien. 
Parmi les gypses, il place aussi les amas tertiaires près de Nice , 
etc. L'amas salifère existe entre Dalnis et Sausse. Sans décider 
si ce calcaire est en tout ou en partie jurassique , l'auteur fait 
comprendre que cette dernière formation occupe la plus grande 
partie du sol calcaire du département ; que le calcaire marneux 
y joue un grand rôle, et qu'il y a des assises coqutilières (Caire- 
Gros). Les assis<*s supérieures, bordant surtout ce côté, sont 
-composées de dolomie, de calcaire compacte, de calcaire à po- 
lypiers et de son green sand. Le terraiu tertiaire est restreint 
à la vallée du Var jusqu'à la Rochc^tta , et aux environs de la 
Trinité, de Contes , de Roquebrune, de Menton et de Vintimi- 

3. 



36 Géologie. 

gUa. L'auteur y énumère des calcaires à cérilhes, des argiles, 
des marnes sablonneuses coq uillières, des dépôts de cailloux, 
des grès et des poudingues , ainsi que des marnes blanches à 
strontiane sulfatée. Enfin des alluvions coquillières existent 
près de Nice, de Villefranche , d'Ëza, de Talicon et de 
Sospello; ce sont des poudingues, des sables, des calcaires 
et des brèches osseuses. L'auteur consacre un article aux 
eaux minérales, principalement sulfureuses , du département. 
La carte géologique des environs de Nice, depuis le Var à 
Menton, se trouve expliquée dans un chapitre particulier 
de i5o pages. Après avoir parlé des montagnes, des vallées , 
des eaux, des cavernes, etc. , il revient en détail sur les divers 
dépôts signalés; il indique leurs fossiles, et prend la liberté 
de baptiser, sans figures, ceux qu'il a cru nouveaux, à tort ou 
avec raison. A ce que nous avons déjà dit de ce travail (BuUet. 
i8a5 , n^ 5 , p. 26 J, nous ajouterons qu'on y trouve , outre les 
noms de fossiles jurassiques , ceux de son lias ou du calcaire 
marneux : il parle au long de son grès vert et à nummulites , 
et de sa marne chloritée que nous regardons toujours comme 
un dépôt jurassique supérieur. Il y a trouvé 33 espèces de fos- 
siles ( Hamite, Ammonites, Rostellaire, Trigonie, Galathée, ( .^î ) 
etc.). Le terrain tertiaire et alluvial offre encore plus de détail et 
de longues listes de fossiles et de subfossiles , ou du moins de 
nouveaux noms. Il parle du dépôt de lignite de Torréte, d'une 
argile bitumineuse près de Villefranche , et des impressions de 
feuilles dans les assises tertiaires. Ces dernières ressemblent à 
des feuilles de chataigner, de pin et de redouls. Sans nous arrê- 
ter à ses idées théoriques , à ses cataclysmes et à sa formation 
post-diluvienne , nous réduirons nos doutes géologiques à lui 
demander les preuves de l'ordre qu'il assigne aux différens dé- 
pôts tertiaires. L'existence d'un calcaire parisien à Nice est-elle 
prouvée ? Y voit-on vraiment des dépôts différens de ceux des 
collines subappennioes? Legypsespathiquede Nice n'est-il pas 
tertiaire, ne forme -t-il pas, comme le lignite, des amas dans 
les marnes subappennines bleues ou jaunes , et ces dernières ne 
sont-elles pas surmontées et de marnes sablonneuses coquilliè- 
res , et de calcaire coquillier ? Que l'estimable auteur veuille 
prendre la peine d'observer davantage les superpositions géo- 
gnostiques^ qu'il achève de mettre ce travail au niveau de 



Gèologiel Zj 

Fexactitude géologique actuelle , et qu*il figure tant de fossiles 
prétendus nouveaux, son esquisse deviendrait alors une mono- 
graphie classique au lieu de rester un crocjuis impavfaît. Les 
deux cartes géologiques n'en sont pas moins intéressantes. A. B. 

1 5. Sur la constitution géologique des Appennins df. l'Ita- 
lie supérieure; par le prof. H. Bronw. [Zeitsch.f. Mintralog. ; 
mars i8a8, p. 214 à a^a; Giornale iigustico ; cali. i et 3y 
1827, p. 122 ; Àntologia ; 1827, ^*^' 3, p. 14^5 Giomalc di 
Utteratiy de Pise; 1827.) 

Dans ce mémoire intéressant , l'auteur a combiné ses obser- 
vations avec celles qu'il a recuellies verbalement des savans 
italiens, ou puisé dans le nouveau journal scientifique peu 
connu de la Ligurie.(Gior/ia/e Ugustko tli scienze^leitere ed artL 
Gènes» 1827). 

Dans ce recueil mensuel, on trouve une comparaison des 
Appennins de la Ligurie et des Alpes de la Savoie, M. Pa- 
reto place dans le sol primitif les micaschistes à calcaire et 
quarz grenu de Vol tri et de Noli. Il observe que le gneis en- 
toure à l'ordinaire la protogyne calcarifère , que le calcaire 
grenu est associé avec du talc en masse, et du quarz schis- 
teux , etc. Suivant lui , le terrain primaire comprendrait encore , 
outre les roches serpentineuses , de la Grauwacke, comme au 
col ^de Tende. Le sol intermédiaire est composé de calcaire 
gris-noir, de schiste argileux, de grauwacke, de jaspe et de ro- 
ches serpentineuses. Il règne à Porto Yenere, Lavagna, Ses- 
tri,Spezzia, Rocchetta, Rovegno, Gènes, et s'étend dans les 
vallées de Trcbbia, d'Aveto et de Taro, tandis que, plus au 
nord, les groupes primaires forment les montagnes de Stella, de 
Varaginc, d'Albizzola, de Cadibona, de Finale, de Ceva, de 
la vallée de la Stura , de l'Olba et de l'Erro , et du col délia 
Mula. 

M. Ripetli a communiqué à l'Académie de Florence les ob- 
servations de M. G. Guidoni sur le pays de Massa (Anthologie; 
1827, cah. 3, p. 146-149). Il traite successivement, dans 5 
chapitres des écrits déjà publiés, des environs de Spezzia, des 
bords de ce golfe, de la géognosie du pays, de ses minéraux, et 
de ses sources. Les montagnes sont composées de calcaire , de 
grauvracke et de schiste argileux. Sur le côté £st du golfe , on 



38 Géologie. N** i5 

Toit se succéder, de bas en haut, le calcaire grenu blanc, le 
schiste talqueux, lagrauwacke, un calcaire compacte et tal- 
queux, un grès fin gris, alternant avec du calcaire jusqu'à Bor* 
ghetto. Sur le côté ouest du golfe, il y a, depuis Tile de Tino 
au capo del Mesco,une masse de* calcaire compacte , que l'au- 
teur appelle secondaire, parce que sur la montagne de Coregna 
il y a des fragmens d'ammouites et de belemniies , et des gco- 
. des ferrugineuses dans une argile. Le calcaire de Carrare est 
au-dessous du micaschiste de Vallc del Frigido, et communique 
peut-être avec le rocher de Bianca, près de Spezzia; une 
rauchwacke le couvre dans les vallées. De Bianca à Massa on 
observe du talcschiste, de la grauwncke, du calcaire intermé- 
diaire, un grès houillier( à Caniparole),et, au Mont-Olivero, 
du calcaire compacte , du séhiste argileux et du grès micacé 
qui repose sur le marbre de Carrare. M. Guidoni nie ainsi 
complètement que le grès ou la grauwacke supporte ce marbre, 
comme le prétend Haussmann. M. le professeur Savi a visité 
les raaremraes de la Toscane, et a publié ses observations dans 
le Giornale de Litterali de Pise ( 1827 ). Les points les plus in- 
téressans sont les environs de Massa di Maremma et le mont 
Argentaro. Un calcaire grenu blanc, en partie dolomitique, oc- 
cupe les parties basses , surtout sous les rochers dé serpentine 
et d'euphotide; il renferme des amas amphiboliques , de la lié- 
vrite , du fer oligiste , et il passe à une roche porpfiyroïde 
ou graniloïde. 

M. le professeur Studer a trouvé beaucoup de blocs et de 
rochers de serpentine sur la route de CasleU'arqualo et Prato. 
Les mines de fer de Ferriùre sont dans la serpentine, et la gan- 
gue contient du cuivre pyriteux. 

M. Bronn a fait les remarques suivantes: A Salso, près de 
Borgo San Donino, il y a un amas gypseux dans le calcaire, et 
de^ sources salées. Le marbre bréchiforme de Serravezza est 
du même Age que celui de Carrare, et lui a paru reposer sur du 
schiste chloriteux , qui contient du minerai de fer à Slazzama. 
Le marbre de Carrare contient du soufre, des druses de quarz 
et de »path calcaire, cubiques et métastatiqucs; du gyp>e, de 
la pyrite et du fer oxidulc. La rauchwacke et une brèche cal- 
caire forment un dépôt local sur cette roche. Il entre dans des 
détails sur les environs du golfe de Spezaia, où il retrouve cette 






brècbe sur la grauwacke qui passe, ven Lerîci» au talo-tcln&te. 
▲tt-dessiift de Spezzîa et Sarxanâ y cette grauwacke est très*&ne, 
et ressemble au grès bigarré du Necker ; elle alterne avec le cal-* 
cairc entre Spezxia y fiorgbetio et Montanara , et le marbre de 
Porto Veuerc en dépend. A Motilanaraf il y a des dépôts de 
serpentine et d*eiipliotidc , reposant sur du schiste argileux , 
contourné et alternant avec du calcaire foncé. Dans un résume 
des faits précédens, il avoue que la grauwacke passe insensi- 
blement aux roches granitotdes et schisteuses; or, cette grau- 
wacke , c'est notre grés appennin secondaire. Plus lom y il dis- 
cute s*il y a du calcaire secoudaire dans le nord de l'Italie , et 
combat les idées de Uaussmann. M. Poreto distingue Te calcaire 
jurassique de Nice, d'un calcaire gy psi fère qui alterne avec des 
petits lits de grès, contient le Fucus intricattiSy et se voit 
dans la vallée do Taro, k Velleja, dans la vallée de Nura, à 
Antola, Ruta, Rapallo, etc. L'auteur soupçonne du lias sur le 
Caivgna , prés de Speaxia , quoique ces roches soient intime- 
ment liées au marbre de Porto Vcnerc. M. le professeur Ran» 
zani a trouve des Ammonites voisins de VA, crenatus Schl. , à 
Urbino; il y en a à Clataria, Nerone, Gubbio, Ferni et dans le 
pays d'Otrante. L existence des Gryphées ( G, Cymbium ) , en 
Italie, est fort douteuse; mais il y a des Ortlioccratites àCastello, 
à Mare et dans le Modenois. 

Les GoUiucs subappennines offrent certains fossiles du terrain 
calcaréo-trappéen du Vicentin, et sont difTiciles à classer. Il 
place au-nlessus les dépôts de cailloux, de sable et d*argile de 
Turin et de Figline en Toscane. Il y a des traces de lignite dans 
la partie supérieure de l'argile stibappennine (Oïdibona et Cani- 
]iarola). M. Bronn donne la coupe de Cadihona d'après M. Pareto. 
Le lignite y repose sur de Targile, du sable et un poudingue de 
talc-schiste , et est recouvert de sable micacé blanc et de cail- 
loux diallagiques et schisteux. Il y a 6 lits de lignite de 4 ^ ^' 
4e puissance , des impressions de dicotylédons et des os d'an- 
tbracotherium. L'auteur place ce dépôt en parallèle avec celui 
de Lobsann , en Alsace, et il prétend qu'un lignite semblable 
est subordonné à l'argile subappennine , entre Albizzola et Va- 
ragéne. M. Bronn détaille les circonstances de gisement d'un li- 
gnite de Caniparola près de Massa. Il est dans Targile k bois 
bitumUieux et impressions de feuilles d'arbres. H. Bronn re- 



4o Géologie. 

garde tons ces lignites comme plus anciens que la molasse, sans 
en donner la preuve. Le dépôt d'eau douce de Figlina contient 
8 coquilles d'eau douce, dont deux espèces sont encore vivan- 
tes : elles se trouvent mêlées en partie avec des fossiles marins, 
à San Giusto , près Volten'e. A. B. 

x6. I. Saggio di zoologxa fossile, etc. — Essai paléonthologiqucy 
on Observations sur les fossiles des provinces austro-véni- 
tiennes , et Description des montagnes qui les contiennent ; 
par T. A. Catullo. In-fol. de 348 p., avec 8 pi. lilhog. ; prix, 
3o fr. Padoue, 1827 ; Imprimerie du Séminaire. —Vienne , 
Volcke. 

17. II .CaiTXQUE nE CET OUVRAGE. (ZeUtcli, fûr Minerai; 1826, 

n^6, p. 445.) 

L'auteur a eu la bonne idée de réunir tous les mémoires qu'il 
a publiés depuis 1821 dans le journal italien A^ physique et de 
chimie y et dont nous avons en grande partie rendu compte 
{Voy ^ Bullct. ; 1824, u° 3, p. 217 et 218, n° 4, p. 323 et 34o , 
n° 5, p. ï4; 1825, n° i, p. 35, n° 3, p. 3 16, v? 6, p. 186, 189 
et 190, n** 7 , p. 3i8, n** 9, p. 37; 1826, n** 8, p. 4^0; 1827, 
n® II , p. 3i3 et 1828, n° 5, p. 37 et n** 6 , p. i95).Il y a fait 
naturellement des additions et des corrections, et il y a ajouté 
plusieurs nouvelles planches de fossiles et 2 petites cartes du 
Bellunois. L'ouvrage est divisé en 3 chapitres : dans le premier, 
de 32 pages, il purie des roches primaires et* intermédiaires. Il 
donne, dans une note de 27 pages, un catalogue des roches 
primaires et des citations prouvant qu'on avait déjà vu avant 
Marzari des roches granitoïdcs sur des terrains conchifères. La 
description du sol intermédiaire est tirée d'auteurs étrangers, 
car il n'y a que du schiste dans le Bellunois. On y voit avec 
surprise (p. 23) le schiste d'Œningen figurci* dans le terrain de 
transition; et p. 3o ( 174 et 176), on remarque que l'auteur, 
confondant peut-cire les Hippurites avec les Orthocératite* , 
prétend quclesOrthocératitcs existent dans le calcciire jurassique 
d'Alpago et de Dalmatie. Celte observation du critique ano - 
Dyme est-elle bien fondée? Dans le sc(*ond chapitre, l'auteur 
décrit les 4 formations secondaires anciennes. Malgré sa ré- 
ponse à notre analyse S'.ir son calcaire alpin ( Vùy, Bullet. ï825 
el i8a5), nous sommes obligés de pei^istcr dans nos critiques 



Géologie, 4' 

à l'égard de cet article. D'abord Tauleur tombe dans de graves 
erreurs sur les fossiles appailcnant au zcchstcin , et le critique 
est de notre avis. Quiconque connaît le zechstein du Vicentin 
n'y annexera pas les montagnes de calcaire blanc ou grisâtre , 
et en partie métallifère du fiellunois et du Cadore. Ce sont des 
dépôts en grande partie jurassiques , et ça et 1;\ peut-être inter- 
médiaires, et il paraîtrait que Tauteur y comprend quelquefois 
des bancs de muscheikalk et de zecbstein. D'ailleui^s , l'énumé- 
ration de fossiles, tels que V Ammonites emnulatus y primordialis 
et nodostis de schl., la Terebratula varia et lacuNosa , ne sont 
que propres U montrer la probabilité de notre idée. Ce dépôt 
repose tantôt sur le grès rouge, tantôt sur le schiste siliceux 
{ vallée d'Ardo ) ; et il n'est recouvert qu'à Scrva par le grès 
vert et un grès tertiaire. Il détaille au long ses filons métallifè- 
res, et il parle de sa pierre verte qui serait, d'après lui, une 
roche ignée, et se comporterai^corame ces dernières^Il nie nos 
objections à cet égard. Il cite dans le grès bigarré des coraux , 
X Ammonites planulatitSy des Trochus^ des Buccinites, des Vene- 
rites, et des Lotraires? Dans le mnschelkalk, il énumère des 
Mytulites, une lerehratuUi aculeata qui n'est autre chose que 
le T. trigonelltts de Scliloth. ; une Açicula costata , etc. Le 3^ 
chapitre est consacré aux terrains secondaires récens. L'article 
sur le calcaire jurassique est le plus long; on y trouve des des- 
criptions d'un assez grand nombre de fossiles nouveaux sui- 
vant l'auteur , et une partie en est figurée. I^ critique remar- 
que que la Turritella /?orfo/7/V(Catullo)est une Nériue. Comme 
dans ses mémoires, ce sont des rapprochemens de descriptions 
locales. Avant de passer à la craie, iL))ar]e du grès vert et de 
son argile bleue, dont il distingue biep le grès vert tertiaire et 
coquillier du Bellunois. Il place ce dernier dans l'argile plasti- 
que, d'après les fossiles et les roches; le critique anonyme a 
plutôt raison d'y voir un dépôt tertiaire plus récent. Parmi les 
longues notes qui terminent cet ouvrage utile, on doit mention- 
ner les idées théoriques sur rabaissement de la mer et le sys- 
tème d'Hutlon; l'ilinéraire d'un voyage fait dans le Cadore et 
la Carinthie; un détail très - circonstancié sur les mines et les 
produits d'Agordo, et du Cadore; une notice sur le mercure de 
Vallalta , dans le Bellunois ; une note sur la chute du mont 
Antelao, dans le Cadore; une autre sur un crâne humain in- 



4i Géologie. 

cnisté; un catalogue très -complet de la superbe collection de 
poissons fossiles de feu M. Castellini, etc., etc. Tout en recom- 
mandant cet ouvrage aux géolo<;iies et aux amateui*s des fossi- 
les, nous ne pouvons nous empocher de croira que l'estimable 
auteur n'a pas pu consulter tous les ouvrages nécessaires ; et 
quoique nous attachions moins d'importance aux fossiles 
que d'autres géologues, nous attendrons de nouvelles observa- 
tions avant de croire impticitcmenC à rirrégularitc de la distri- 
bution géoguustique des fossiles telle que l'a conçue l'auteur. A. D. 

l8. RÉFLEXI05S GÉOLOGIQUES SUR LES ÉVEMEMEKS AERIVÉS EÉ- 

CEUMEKT DAKS LE COURS DE l'Amieho, lucs à l'Académie du 
Lynx , le 6 août 1827 , par Agostino Capprllo. ( Giornaie ar- 
coiii'co, clc.j sept. 1827, Vol. CV, p. 261.) 

Ce mémoire , a^sez long , s'occupe plutôt d'hydrostatique 
que de géologie; en recherchant la cause des dég&ts occasio- 
nés par l'Anieno, le long de son d^urs, et surtout à Tivoli ^ qui , 
Tannée dernière encore, a souffei't considérablement de ses dé- 
bordcmens , l'auteur énumèrc brièvement la nature du sol qui 
coiiâtttuc les rives de cette rivière et celle des dil'fcrens dépôts 
qu'elle forme au milieu et sur les bords de son lit, dépôts qui 
sont souvent assez considérables pour changer son cours et don- 
ner lieu aux débordemens de ses eaux dans les campagnes en- 
vironnantes. Ces dépôts sont de deux sortes; les uns sont for- 
més par des alluvions composées de cailloux et de sables gros- 
siers ou sédimenteux,que les eaux abandonnent dans les excMi- 
vations naturelles ou artificielles du lit de la rivière, ou dans 
les anses que présentent ses rives, et que souvent elles entraî- 
nent dans le Tibre, et d? là jusqu'à la mer; les autres sont dus 
à des précipités calcaires, à des travertins, ou tufs calcaires, 
que les eaux forment surtout dans les endroits où leur cours 
est plus rapide et leur chute plus cousidérable. C'est donc près 
des Cascatelles, de la grotte de la Siri^ne, et en général dans 
tons les environs de Tivoli , qu'on voit des nmas plus ou moins' 
Tolumineux de ers tufs calcaires , toujours mêlés de substances 
étrangères, de débris de plantes sur lesquels se sont fvrmécs 
des incrustations , etc. Ces amas forment un sol friable , peu 
solide, que les eaux ne tardent pas à entraîner, ce qm donne 
lieu à des éboulenMns «t autres acoideds si eoimnuBS «bus Its 



Géologie. 4) 

tienx traversés par des eaux surchargées de terres calcaires. 
L'autear décrit 4 échantillons de ces tufs calcaires, qui n'offrent 
d'ailleurs aucune particularité bien intéressante, ainsi <|ue S 
échantillons pns parmi les roches qui constituent les bords de 
l'Anieoo. Ces derniers sont en général des mélanges de calcaire 
et d'argile, avec quelques parcelles de mioa^ de matières tufa- 
cées , etc.; en d'autres termes , ce sont des marnes calcaires pitts 
ou moins compactes ^ plus ou moins mélangées. On conçoit 
qu'un sol composé de matières absorbant Teau avec tant de fa- 
cilité , doit être sujet à bien des dégâts. Le mémoire de M. 
Cappello ne renferme du reste aucun fait nouveau. J. G. 

19. RsGHEBGHftS D« M. PaSIITI SUâ LA 6éOLOOt£ OK Z.A HAUtE- 

Italie. 

M, Pasiniy élève de feu l'abbé Maraschini , continue les re- 
cherches faites par ce savant géologue sur les roches du Vî- 
centin. A VEnna^ Maraschini avait fait connaître les roches 
de grès rouge y zechstetn , grès bigarré ^ muschclkatk , hcuper et 
calcaire jurassique. Ces couches secondaires à VEnna sont éta- 
blies horizontalement sur le stéaschistc, et au pied de cette 
montagne, vers St-Giorgio, où se trouve le grès vert et la 
chaux crayeuse coraUifère , qui se pfolonge à ^ milles jusqu'à 
"St-Orso , et la scagl/a (crciiè dure), ainsi appelée dans le pays, 
recouvre le terrain. Au nord de Schio , une masse de porphyre 
pyroxcnlqiiC métatUfère recouvre d'un côté le grès vert et la 
craie, et de l'autre le calcaire jurassique, laquelle masse re- 
couvre le calcaire conchilifère [musctielkalk) au flanc horizon- 
tal de la montagne; tandis qu'à Coroboli \e porphyre devient 
ime espèce de kaolin, qui, plus \o\ïi ^ r^evietïX pjrroxenique y 
contenant peut-être un peu d'amphibole. Le quartz, qui, dans 
cet endroit, commence à paraître en cristaux et en petites masses, 
va croissant, de manière qu'à Grumorîondo il constitue la moi- 
tié de la pâte du porphyre; quelquefois ces masses s'unissent 
avec la pâte de la roche, quelquefois elle<i en sont distinctes. Le 
quartz se rencontre pareillement au mont Manozzo, près Vall' 
Orligara, au mont CastcUo di Pieve, à Montefrisa,à Vallarsa, 
dans un porphyre accolé au c!»lcaire jurassique , et à Togara. 
Le porphyre pyroxénique de Grumoriondo couvre horizonta- 
lement le calcaire conchilifère, mais un banc de zo pieds d'une 



44 Géologie. 

roche stéatiteuse, mêlée de petits lits de calcaire cristallisé, est 
interposé entre eux. Le long du flanc du mont Enna , et jusqu'à 
la cime, on voit des filons de porphyre dans les marnes et dans 
les calcaires , de même que Ton voit des roches modifiées, les- 
quelles étant les mêmes qui sont connues dans le Tyrol, sont 
comme celles-ci postérieures à la craie. Les trachytes des monis 
Euganéens sont contemporains de ces porphyres pyroxéniques 
et granitoïdeSySelonM. Pasini [Antoiogia; Vol. XXIV, p. 294). 

aO. ÀBnÉcé D£ LA DESCRIPTION PHTSICO - MINÉRALOGIQUE DX 

l'Enna, lue à l'Académie des sciences naturelles deCatane, 
le II novembre i8a4î P^^ ^- Giuseppc Alessi. (Gtorn. di 
scienze, letL edarti per la Sicilia; novembre, 1824^ page 

187). 

L'Enna, aujourd'hui Castrogiovanni <, célèbre dans la fable 
comme étant le lieu originaire du froment, est une montagne 
élevée, garnie de crêtes de tous côtés, et terminée par une 
plaine fertile; son élévation est de 4000 p. au-dessus de la mer; 
elle est située sous le 87^ de latitude et le Sa** environ de lon- 
gitude. Les sommités sont formées de couches de pieiTe aréna- 
cée coquillière , avec filons de calcaire et de couches d'argile. 
Au-dessous se trouve de la marne remplie de débris de testâmes , 
de crustacés, de mndréporites appartenant à la Méditerranée ^ 
quelques coquilles orientales , des os, des bois, des œufs de pois- 
sons, des fragmens de schiste micacé, etc. Parmi ces débris 
organiques, l'auteur a trouvé, à la profondeur de 40 p., l'omo- 
plate pétrifié d'un animal inconnu, et une nouvelle espèce de 
Came. Au bas de la montagne, sous la terre végétale, on ren- 
contre de la marne, de Tai^Ile commune, et du côté de TO. 
du sel gemme. Une nouvelle mine de sel a été dernièrement dé- 
couverte à Priolo , sous l'argile et la chaux sulfatée. Une des 
plus anciennes et la plus célèbre , est celle des environs d'Ali- 
mena, à la milles de l'Enna, où se trouve le sel coloré de dif- 
férentes manières par l'oxide de fer, et cristallisé en beaiu 
cubes. On rencontre aussi, à la base de TEnua, deux gîtes de 
lithomarge , aux environs de Leonforte et dans le territoire de 
SpUalouo, A la Solfara il y a de l'argile graphique diversement 



Géologie, 4^ 

colorée et propre à la peinture , et des fragmens de schiste ar- 
gileux tabulaire. Dans beaucoup d'endroits il y a des argiles 
vertes, compactes, qui deviennent bleues par le feu, et sont 
aussi propres à la peinture; d'autres, d'un brun noirâtre et d'un 
gris rougedtre, contenant , comme les précédentes, des propor- 
tions variables de chaux carbonatée, d'alumine et d'oxide de 
fer. Quelques-unes présentent à leur surface des pisolithes 
très- petites, et d'autres des géodes semblables à la pierre r/V/f- 
gle. On rencontre encore des argiles schisteuses, sous lesquelles, 
à Ferniriy est un schiste bitumineux qui brûle à la manière de 
l'anthracite, avec laquelle on l'a quelquefois confondu. Dans 
les cavités basses du sol et dans le creux des roches , on trouve 
4c petits cristaux de nitre. De Capodarsoy à l'O. jusqu'à l'E. de 
l'Ënna , on voit une suite de petits monticules de chaux car- 
bonatée et de gypse ; cette dernière roche présente beaucoup 
de variétés cristallisées, le gypse spéculaire, le lenticulaire , en 
crêtes de coq, le fibreux, le niviforme, le compacte, l'albâtre 
gypseux blanc et noirâtre, etc. ; elles se trouvent dans une argile 
schisteuse, quelquefois bitumineuse. Dans la chaux sulfatée, et 
plus rarement dans le calcaire, il y a des gîtes de soufre, qu'on 
exploite à Capodarso, ViUerosa^ Furbalata , Gaiizsi, etc. L'au- 
teur a trouvé du soofre compacte en veines dans la mine de 
Sî-Caterina , du bob siliceux dans celle de Galîzzi, de l'alumiDe 
sulfatée, avec de l'acide sulfuriqne , du sulfate de fer à Caliato^ 
de l'alumine sulfatée en plumes et en poudre à Capodarso^ ainsi 
que de la strontiane sulfatée et diverses variétés cristallisées de 
calcaire indiquées déjà par d'autres. A la Solfara on remarque 
une éminence couverte de thermantides compactes et scon- 
formes , à la manière des laves. On sait que ce mont a brûlé 
pendant très-long-temps, mais on ignore à quelle époque; elle 
ne doit pas être très-reculée; on ignore également s'il a brûlé 
à la manière des volcans ou autrement. On y trouve du schiste 
bitumineux, dés pyrites , de la tourbe, du soufre et autres ma-* 
tières très-combustibles. Les pyrites , répandues de tous côtés , 
sont cubiques, globaires,réniformes, remplissant des moules 
de coquilles , etc. ; il y a de la marcassite dans une argile com- 
pacte en morceaux. L*auteur en a trouvés accompagnés de 
balles de plomb dont se servaient les gens armés de frondes, 
ce qui remonte au temps de Pison et des guerres civiles. Il in- 



46 . Géologie, 

diqu£ àe TasphulUî compacte^ en petite quantité, à Camm- 
giare. 

T<^gt le territoire qui entoure TËnoa est recouvert par la 
terre végétale. Les collines reposent sur ile Targile; dans le 
fond des vallées on voit ou de l'argile compacte ou de Ja chaux 
carbonatce et sulfatée. Dans les plaines , sous la terre végétale, 
il y a de l'argile ou des sables. Auk environs de Calasciàetia^ 
et dans le territoire délia Baronessa^ il y a deux bancs de 
sables mobiles dans lesquels se trouvent des coquilles marines , 
rares I bien conservées: on dirait le fond d'une mer» desséché. Il 
y avait jadis une mine de fer dont on a un obscur souvenir et 
d*où provient sans doute le nom vulgaire de Scandqferro, L'au- 
teur indique du spath cubique transparent » et beaucoup d'an- 
tres variétés cristallisées , de la chaux carbonetée dendritiquc 
et étoilée , quelques morceaux de lave et de pierre lydienne. A 
Fillamsa il y a des masses de granité à gros et à petits grains , 
des morceaux de gneis et de schiste micacé, comme à Pelore, Il 
n'a pas trouvé les variétés de jaspe, de quartz poreux et d'à- 
mianthe subériforme, indiquées par Borch , mais bien du quartz 
blanc, des cailloux de silex pyromaque et réstnite, un calcaire 
avec des madrépores, des morceaux de grauwacke y pouddingne 
et antres agglomérats, du succin de diverses couleurs, non-seu- 
lement à Capodarso^ où Borch Ta signalé, mais aussi dans 
d'autres lieux. Il a trouvé encore une espèce de pysolithe très- 
dure, de la grosseur de petits pois, dont le noyau est une co- 
quille fossile avec bleu de Prusse natif (fer phosphaté terreux). 

L'auteur parle des divei*ses espèces d'arbres qui croissent sur 
ce territoire, des lacs qui l'arrosent, et termine par l'énumé- 
ration des eahx minérales, qui sont très- nombn»uses. Une 
source très-salée sort de la grande mine de sel. A Capodarso , il 
y en a une douceâtre et astringente, chargée de sulfate d'alu- 
mine. A Piiolo , Solfara , Baronesia , Mancki , etc. , il y a des 
•aux sulfureuses qui laissent déposer des incrustations jan^ 
nAtres; celle à'Àrcepo^ qui est la plus abondante, est un peu 
chaude. A Casso, etc., les eaux sont séléniteuses ; à Ploristeiia 
elles contiennent un peu de sel marin et d'oxide de fer ; auprès 
du fleuve Chrysas (aujourd'hui Ditiaino)^ elles sont acidulés et 
ferrugineuses. Tontes ces sources se desséchent dans l'été. Une 
d'entre elles est renommée, c'est celle de la grotte d* Enfer \ elle 



Géologi9^ ^y 

cooitent de la cbatix carbonatée et un peu de magnésie; elle 
forme des incrustations et des pétrifications; elle était connue , 
à ce qu'il paraît , dès le temps de Strabon. — Le fleuve Saiso , 
qui est l'ancien Eynura méridional ^ qui coule de la montagne 
tle Pitralia y et baigne TËnna à l'O. , est charge} de sel marin. 

J. GiRARDIK. 

91. Socii^TK GK0L0G1QVR DR LoMDREs. -— Séance du 2 fdv, 1827. 
On achève la lecture du mémoire intitulé : Sur les iits dé 
charbon de JSrora, dont le Su^terlandshire, et quelques autres dé' 
p6ts stratifiés du nord de l* Ecosse; par R. Mnrchison. Voyez le 
compte qui a été rendu de ce travail dans le n^ de septembre 
1B28 (Tom. XV, i3.) 

Séance du a mars, — On Ht un mémoire sur le district volca* 
nique de Naples; par G. Poulett Scrope. Voyez BtdL, T. XIV, 36o. 

Séance du 16 mars. On lit un mémoire sur la Géologie 
des environs de Putborotigh ^ comté de Sussrx ; par P. J. Martin. 
L'objet de l'auteur est de donner une description détaillée du 
district situé au nord des Dunes qui s'étendent de Petworth 
jusqu'à Steyning, et compris entre les portions du Sussex dé- 
crites par MM. Mantell et Murchison. La structure de ce pays 
s'accorde en général avec celle d*un^ partie du district adjacent 
à l'ouest; mais deux des formations de ce district sont ici sub- 
divisées en groupes^aturels, que l'nutcur croit devoir distinguer. 
Il a observé la série suivante : la craie; le Firestone, renfermant 
le sable vert supérieur; le Gnult; le Shanklin Sand^ subdivisé 
en sable ferrugineux, sable vert inférieur, et grès; le f'Vcald 
Clay, Il donne une description particulière du défilé de TAnm, 
principale issue de la vallée de Weald au sud de Sussex. 

Séance du 20 avril, — On lit un mémoire sur le Calcaire ma- 
gnésien des contrées septentrionales ; parle Rév. Adam Sedg- 
wick, prof, à l'Université de Cambridge. — Le D*" Btickland rend 
compte de la découverte des ossemens fossiles de la grotte d*Os- 
se\les. Voyez le Bull. ; To. XII , 8. 

Séance du tS mai. — On lit un mémoire sur les roches solides 
de la vallée tle SL-Laurent^ dans V Amérique du nord; par John 
Bigsbj. Les observations que renferme ce mémoire ont été faites 
par l'auteur en personne, principalement dans les Canadas, et 
sur les bords septentrionaux des grands lacs. 



48 Géologie. 

Séance du i^ yifiV— On lit une notice intitulée : Sur quelques 
ossemens fossiles d'éléphant et autres animaux troui'és prés de 
Salisbury ; par Ch. LyelL Des os et des dents dVléphant, de 
rhinocéros et de bœuf, ont été trouvés, il y a quelques années, 
dans une terre à briques, au village de Ficherton Angcr, à la 
distance d'environ \ de mille de la cathédrale de Salisbury. 
Cette terre présente tous les caractères d'un sédiment opéré 
tranquillement au milieu des eaux; elle ne contient aucun fbs- 
sile d*originc marine. l<cs os sont dans un état complet de dé- 
composition; mais ils ne paraissent pas avoir été roulés. — On 
lit une note intitulée : Remarques sur plusieurs tics couches qui 
existent entie la craie et l'argile de Kimmeridge , dans la partie 
sud-est de Tàngleterrc; elle est extraite d'une lettre écrite par 
M. Henry Fitton, à M. Ch. Lyelk L'auteur a eu pour objet, d'a- 
bord d'établir, dans l'intérieur de la Grande-Bretagne, l'exis- 
tence d'un groupe remarquable de couches, que l'on a trouve 
dans le voisinage des côtes, où il présente dos fossiles apparte- 
nant aux eaux douces ; et , secondement , de découvrir, le long 
de la limite occidentale de la craie, les couches qui lui succè- 
dent immédiatement. Pour remplir ce dernier objet, il donne 
une série de coupes verticales, d'où il résulte que l'ordre des 
couches est le même que dans Tile de AYight , et dans les comtés 
de Kent et de Snssex. 

Séance du 2 novembre. — On lit un extrait d'une lettre du ca. 
pitaine King au docteur Fitton, datée de Rio-Janeiro, le 6 juin 
1827, avec quelques observations sur les échantillons adressés 
à la Société par le capitaine King. — L'expédition sous les or- 
dres du cap. King, qui avait pour objet de visiter le détroit de 
Magellan, a quitté Monte- Video, le 19 novembre 1826; elle a 
relâché au port St.-Hélèue, et la cote de ce port a été décrite 
par le cap. King. Elle est composée , selon lui , de roche argi- 
leuse porphyrique, dont il y a des collines hautes de 3 à 400 
pieds. Les échantillons envoyés par le capitaine, consistent en 
schiste argilehx, feldspath compacte, et roche d'hypersthène ; 
en conglomérats, composés de fragmcns roulés de ces sub- 
stances , cimentés par du carbonate de chaux , contenant des 
fragmens de coquilles, et ressemblant aux conglomérats calcaires, 
d'origine moderne, qui abondent sur les côtes de l'Asie Mi- 
neure, de l'Australie et de plusieurs autres parties du monde. 



le ci)p ¥«rw««llwr, TÛilé ensuis par reypédition, 6«fcnl9é( à 
rextrémité sud d'uuç r«p^e de côtes cpii occupent en.é€etidue 
deux, ou trois degrés à Test de la Patagouie. li est coa»|^ det 
couches horiaoDtaJliis d>rgilc, qiie l'oo sirit , sunsinteisuptiopi^ 
sur une étendue de plusieurs imi|es.^-Le cap Virgios, à l'eiili^ 
nord-est du détroit de Magçllaa, est c^oipfisé de rochecs fomiéa 
par une argile semblable à ce)le du eap Fairweatberi et» ena^i» 
ces deux caps, la côte présente partoujt le même caractère. Evi 
s'avancent à l'ouest , on voit la pote changer graduellement de 
nature. Les roches primordiales se montrent au cap Negro^prèt. 
de ri(e d'Elisabeth, où des montagnes de schistes s'élèvent i la», 
hauteur de aooo à 3ooo pieds. Le vçisinage du mont Tarn et^ 
de la baie d'Eagle^ entre le port Famine et le cap Froward, pré*. 
sente des roches porphyriques et cristallines , abondantes en^ 
hornblende et hyperstène, avec des grauwackes, du schiste si- 
liceux et un calcaire gris à cassure écailleuse. Le schiste du 
mont Tares renferme des débris oiiganiqnes. Les échantiUmis^ 
qui proviennent de la partie méridionale de cette branche du, 
détroit, consistent en micaschiste approchant du gneiss. Le cajpw 
King prétend aussi avoir remarqué, dans ces parages, des grès. 
rouges, semblables à ceux de la formation d'Europe , dite vieux 
grèt rouge. En général, les montagnes de cette partie de la Terre 
de feu paraissent composées de schiste ; elles s'élèvent à la hau- 
teur 4e 3ooo p. , et sont couvertes de neiges et de glaciers. Le 
mont Sarmiento , qui est élevé de plus de 5ooo p. , paraît ce^ 
pendant être volcanique par la forme de sa sommité. — Les ro- 
ches envoyées par le cap. King, de cette partie do globe, res- . 
semblent parfaitement aux roches de l'Europe^ et souvent ant 
avec elles la plus parfaite identité, -r* Oq commence la leotmi^ 
d'un mémoire intitulé : Sur la Géologie des baies de Tor e$ dm^ 
BalAocombe^ en Deyonskire; par de la Bêche. ., 

Séance du 16 nov^mbre.^-^On achève la lecture du raéfDOÎva^ 
de M. de la Bêche, commencée dans la séance ptfécédaQta. Le% 
eôtes des baies de Tor et Babbacombe sont composées de«oat>. 
Teau grès rouge, de calcaire carbonifère, de vieux grès ropge, 
et de roches de trapp;, et les coupes naturelle^ des montagnes^ 
|irésentent plusieurs traces de dislocation, ipii paraissent airoir 
été causées par le trapp qui a pénétré à tri^vei^ le^ couches, poii- 
térieujrement à leur dépôt Le nouveiiu. gris rouge ifsiemblc à 
B, Tome XVI. 4 



So 'Géologie. 

«eitti âVeàvitree et (fExetér; il est regardé par l'auteur comme 
réquivaleiit du Rothe-^TotÙe-Liegendè d'Allemagne. Il occupe 
trois potfts diâtricts : celui de TEglise Ste.-Màrïe et de Wat- 
«Oflibe, celui de Tor-Mobam, et celui de Paîngton. Le calcaire 
earfaonifère des environs de Torquay, a été regardé jusqu'ici 
ceimaBtt appartenant à la série des roches dé transition ; mais 
fÉMeur le regarde cohime l'éqttivaleht du calcaire de montagne, 
tant par ses caractères minéralogiques, que par la nature de 
ses fossiles. Le nouveau grès rouge, qui occupe une partie con- 
^dérable de cette contrée, se rtiontre surtout, avec tous ses ca- 
raN:tères, à CôclLÎngton , où le grès est compacte, micacé et sili- 
ceux, et où il s'associe à des roches schisteuses. La grauwackê 
existe à Westerland ; elle est schisteuse et micacée , et contient 
dies tiges d'encrines , des madrépores et des coquilles bivalves. 
— Les rappot-ts des roches de trapp avec les dépôts stratifiés, 
constituent la partie la plus intéressante du mémoire. L'auteur 
explique les pbéhomènes qu'il a observés, en les rapportant à 
deux époques géologiques : celle de la' formation du nouveau 
gvès rouge, après la dislocation du calcaire, et celle de Vîntru- 
ston des roche.» trappeennes, postérieurement au dépôt du con- 
glomérat et (la nouveau grès rouge. — On lit un mémoire inti- 
tulé : Remarques addltîonnettes sur les couches de la série oolieiguâ 
et tes rocher qui leur sont associées^ dans le SuUierland et les Hé- 
brides; par Rod. Impey Murchison. (Voyez Bnlleùn de Céol.^ 

T. xy, iiy^ 

** l^epri'x extraordinaire de géologie, proposé l'année dernière 
pBrr PAcadéfiiie royale des sciences, belles-lettres" et arts de 
Rbùen , n'ayant pas été décerné, le concours est prorogé jus- 
qu'au i5 mars 182g. L'Académie décernera une médaille d'of, 
#?hi valeur de i^oofr.', dans Ta séance publique du mois d*aoùt 
èe la îttértie année, an travail satisfaisant sur la Statistique mî- 
n A'^d ogiq &è du département dé ta Seine-Tnfèrieitre. 

. On devra Taît^ ccîimaîtrcf* les différentes couches minérales 
^i constituent le sol dn département, indiquer l'ordre de su- 
jpperpo^tîon de ces bonches, les décrire séparément o« par grou* 
pes^ en indiquainft téS tnhi^ranx aedidenteh et les restes de corps 
4i^iii^ A««4les qtt'i^léf renft?rmftttC, et faire tesiortir Pitt* 



jhMnvv ittfftnflte ^9Mwk» Stf 

ÉMliCé que 1t emmiladott ntérièin* du sol cMres «or sa «on- 
•gortlioii eslérlesre, sur U diitriiMrtîoo et ki imtiii» des.Mux, 
Mr IftTégétsititni en géséral» et ^iirragnimkareLMi«X>ii s'attacbem 
i fiûre eootiâftre avee prédttcm lui ^waaom 4eÈ subàUpces 
Utile» doM lés arts q»e renCeone ce dépsrt. ; à. décrire soiQQwit- 
renient les établissemens qu'ils alimentent conatee ttatièfes pre^ 
mièreSy ^* ^ indiquer ceux qui pourraient encore y être intro- 
duits avec avantage* — Le mémoire sera accompagne d'une carte 
en rapport .exact avec le texte, et d'un nombre de coupes de 
terrain sufHsant pour la parfaite intelligence du travail. — II se- 
rait bon qu'on indiquât avec précision la hauteur au-dessus du 
niveau de Ja mer, des points qui présentent un intérêt quel- 
conque pour la géologie. —L'Académie désirerait aussi, mais 
sans en faire une condition expresse, qu'on fit connaître les rap- 
pTOcfaemens auxquels les obserratioas oootooacs dans le mé*- 
moire pourraient conduire entre les diveni temoBs qui se xen- 
contrent dans le départ. , et eettx qtii ont été observés si décrits 
dans d'antres contrées. Les ouvrages devront être adressés à 
M. Marquis^ secrétaire perpétuel de t Académie pour la classa 
des sciences y avant le i5 mars iSag. (y*/ kis analjrtique des tra- 
vaux de l'Académie roy., etc. de Rouen, pendant l'année 1817.) 

mSTOIRE NATURELLE GÊI^nÈRALE. 

a3. DicnonnAiEx nss scuvcxs natuezlles, dans lequel on traite 
méthodiquement des dlfférens êtres de la nature , considérés 
soit en eux-mêmes, d'après Tétat actuel de nos connafasanc^sf, 
soît relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la mèAe^ 
cine^ l'agriculture, le commerce et les arts; suivi d'une Bie^ 
graphie des plus célèbres naturalistes ; par plusieurs pft>fes^ 
seurs du Jardin du Roi et des principales édbtes de Paris; 
Tom. LI, Ln,Lni, LIV,LV, L^, LVII. '-^ $m«-^t»u. 
7 vol. in-8*, avec 7 livr. de planches et 7 livr. de porttnîlt 
des naturalistes., ^Sris, 18&8 ; LeriHult. {Fûy, le iBnHtt , Ton. 
Xn» n* 278). 

•#« Bwr MMmA inB ctéuaq/em vtnui^WB v^TnaBixs^parMM. Au- 

mmnf^ MAL y D ^ win oir» elc^ • cH;. , «t fioax na. St.-Vxiicx5«« 

* IX^titm diorigé par ce dflrsîef tcMÊbwMBàa^ al de/» lequel 

4. 



Sa JÊisiom^ nàt jun d k g àk J Kt J K 

ùa a ajMtéy pour le p<»rlier éxi nstetu 4e.lâffiineiioe,4u fatii^ 

nombre de mois qttin'andeDt pu faîce piurûe de la plupait 
> des dictiotmatfes UBtérieûrft. ToiA. XII (PiLN-rPlV.) lor^'' de 
^ 48 f. 7' Id, jpliBokcSy XII* livrais6ii;ia--8% avec ua pi. ; prix 

envol., 9 ir., du cahier despL, 4 &• Pam» xSaS^Rey el 

Qraiâer^ Saiido«in. 

— ' , • 

25. OEuvaBs COMPLÈTES DE BuFFoiT, mlses en ordre, etpréoé- 
dées d'une notice historique; par M. A. Richaed; suivies de 
a vol. sur les progrès des sciences physiques et naturelles, de< 
pub la mort de Buffon ; par M. le Baron Cuvier (Tom. Xi). 
Histoire des animaux, In-8** de 3i f. ~, plus un atlas in-8*^ de 
6 pi.; prix de chaque vol., 3 fr. 5o c. Paris, 1828; Baudouin 
frères. 

"sS. Rismdl dv cofoas de xunUALOftiE et oe botakxquk , doiuié 
au Musée des sdenoes et lettres de Bnixelles ; par J. Kicex* 
In-i8; pnx, afr.Sac. Bnuelles, i8a8;Tarlier et Hayea. 

27. Handbuch rua NATuaàUEir-sAiniLEa.— -Manuel à Fusagc des 
amateurs d'objets d'histoire naturelle, ou Instruction sur la 
manière de faire des collections d'objets d*hist. natur, , dans 
les 3 règnes de la nature, et sur les moyens propres à con- 
server ces objets; par le D'Thow. Avec 4 pi. lithogr. In-8^ 
de XVI et 486 p.; pr. a rthlr. Umenau, 1827; Voigt. (Beck, 
AUçem, Repertorittfn , 1828, vol I, cah. 2 , p. 86.) 

L'auteur avait été chargé de traduire en allemand un petit 
ouvrage français , intitulé : Manuel du sutturatiste préparateur, 
par M. Boitard. Paris, 1825. Il trouva que ce Manuel n'enseignait 
d'une manière détaillée que la préparation des oiseaux et des 
JMmmifères^ ne disant que fort peu de chose des plantes et des 
aaîiicraux, et donnant en partie des préceptes surannés, depuis 
loog» temps xemplacés perdes procédés plus convenables. C'est 
pour cette raison que M. Thon n'a suivi le Manuel français que 
août le rapport du pl^n qui y eat adopté , en donnant des pr^ 
ceptes en partie puisés dans sa propre expérience, et en partie 
dans les écrits de Naumann, Fischer, Schmidt , Bory de St.-yi]i- 
cent et autres, dont les soMt se trouvent dana l'avaut-^propiMy 
En ptoftunt de toutes eettooroes^ Bf. Thoita été en mesiire 
de composer ua enMoUe des priMptuspeédel^ nklif^ à 



• HisioÙTê natareik générale. SS 

là pr^àratiwi des objets dits trcns' vègiies de la naMre.-Les 
figures représentent en partie des anlipànx^et en partie d^ » 
•stramens, vases; boft^, etc.^ nécessaîrea à la formation des col- 
lections. ' L. D. L. 

m9. yBoiT4.Tioir. aT sol oa la Bassb NoaiuirDiB. — Séance de la 
$00. linn. de Nonn., du x^*^ déoembre x8a8. {Journal de 
.. Cam, eide la Nor/a^tndie} 4 décembre iSad.) 

La Soefété a enteaidu la lecture dru» méasoira sur la végéêm- 
Êton delà Sasse^Normandie, eondMrée dans set rapporês wec 
ta nature géologique du soif par M. Alpbonse de AaiaBaoïr; et 
une notice sur le même sujet , par MM. Dmoumo^olaioiiT elt 
là% HeavAiin , de IHre. La nature nnnéfalo^c|ne. du sol exerce 
une influence sur la distribution géograplûque des plaotesw B 
n'est pas de botaniste qui , en recueillant les richesses Vjégétales 
dé nos contrées , n'ait été frappé des différeuces qui existent 
souvent dans les plantes de loealilés tvés-oireonscrites et irèa- 
rtftpprocbées les unes des autres , et où ^influence elimatériqvie 
doit nécessairement être la même. Cest done à la diversité dés 
"terrains et du sol qui les recouvre qu^il finit attribuer la cause 
•de ces difl^îrenees dans la végétation. Mais, tout en admettait 
'ce principe, bien peu de botanistes se sontHvrés à des reohei^ 
tkes suivies surla botanique comparée des diverses régions géo- 
logiques , ou, en d'autres termes , sur la végétation cesisîdiévée 
dans ses rapports avec la natuve du sol. En s'oqcufAatr de cet 
objet, MM. de Brébisson, Dobourg-dlsigny et Le N<Mmiand 
ont rendu à la science un véritable service. , 

Dans son mémoire, M. de Bivbisson a raiig^. toutes les plaptes 
de la Normandie en trois classes i t? les plaptes des terrains 
an^ens, ou non calcaires; %9 )es plantes des terrains secon- 
'daii^, ou-eakait^s^ 3^ les? planfes' mixtes, qui croissent indîl- 
tinctemeut partoiit queBe que* Anila native du sol. r 

L'auteur n'a remarqué aucune différence sensible entr^ les 
végétaux phanérogames des différentes. roches -anoienaes^ ainsi, 
le gi*aïiité et les' schistes, le quarta et les grés ne seifiblentpas 
avoir d'espèces qui leU^ appartidanent exclu$ûve^ent( mais il 
n'en est pas de même quant aux cryptogames, qui paraissent 
aflectionner principalement tèfle dii tfelîè espèce' dfe*i*dclie:" 

Bans les terrains secondai^', WC; tk Bréffiséôtt V éftservé 



54 . Vûtaire naiureU^ générale. 

(sauf ifMlquM esEpeptUnift faoUos à expliquer) un grand nombre 
ée plantes al»olument étmngèr^ aux terrains priniordiaa]|. 
Une observation très^importantei c'est que les plantes QÙxteii 
qui se trouvent répandues sur tous les sols, sans préférence 
marqué pour aucun , prennent un aspect tout-à-fait différent 
lorsqu'elles croissent dans des lieux entièrement opposés sous le 
rapport géologique. L'influence du sol se fait sentir égafement 
sur les algues, et Ton croit généralement que leur nombre est 
flK>ins oonsidésaUe daaa les terrains secondaires que dans les 
tenrains aaeiens; les Thmlatst^jiasjhritlées semblenjt jiréC£xir 
les roches oaleairas; les Fucacéu, an GOntfaire^ a}>pndeat sor 
les gfanitts sdunetgés dn Cofientin. 

n résulte dn tableaa eompavalîf des fiiotilleii de plantai dfs 
terrains prînoMiimx et des terrains secondaires de la P^sio 
f^onnandie, qui se trouve à la fin du mémoire i x^ qne ie 
nombre des espèees contenues dans les fianûlles phanérogames, 
-principalement àun les Piipnvéracéeê, les OmbeUifèns, les JRjUr- 
èiaeées, les Chiseracées, les GçtHianéei, les Orckàtées, les Glo-* 
hmiariées, augmente en s'avan^nt vers les cermina. seçondairoi. 

a® Qu'au contraine tontes, les familles crypiogeines et quol- 
qœs phanérogames y telles qne les J}toteracé$4 , ka Q^ramégg, 
les OxaUdées^ les Fam/rr^hiéesyl» CtattiUMeén^^ h^F^ll^g^néc^, 
les Ghimaeées, etc. , renlSsmieBttphi» d'espèces sor lestetpraios 
prîmordianx. 

S^ Enfin, que quelqoe»*iines> et e'est le plus petit nombre, 
possèdent une proportiott é^tle d'espèce dans .^ loealiftQs 
opposées. 

De travail présenté par MM. ]>ubonrg-*dlaigny et Le ])foi^ 
mand, moins étende que le précédent, consiste dans nn cata- 
logue comparatif des plantes qui eroiasent dans 1? département 
dn Calvados, sur les lœhes pneement ealeair^, sor les roches 
non calcaires, et enfin sur lesUmiliesde O0s dew plai#fO de tfr* 
raies. 

Ces travaux paraftront an mois. d'avril prochain, 4«M le 4* 
volome de la Société, où se tronveni. également la carte géolo- 
gique de Calvados, par M. de Canmont. 

29. tûÊ/çsfVfi nu ACTse na u siUkce solxvhzixb ob L'ÀcaeiM b 
ipas acaavGis 4« fiHU-Pét^sbourg . tenue à roccasion do 



S^ire nMwyik sM^* ^ 

, sa (été séculaire, le 39 décembre i9:»6« In- 4° de 63 pag^St.* 
PéicTsbourg | 1 827 ; imprim. de l'Acad^ imp. des sciences. 

Jlovs ne prendrons «bas 0a reAi^ qn'nna eourtè noike sot 
l'état actuel des coileclMms d'histoire natunelle de l'Âcailéaille 
diiSt»-Pétersbourg, notice oanipribe dans un aperçu historicpR 
dflsiiaTanzxle cette Aisadéoik^ depuis 17^5 josqu'à 16216, par 
son seoeétaîite peipétael. 

« Le musée zootogUiue dok soi état florissant êmx soins de sas 
4iapserfalewPSy M» Oaa^takoiaky, ^Sevastiaiioffet Pswiar, M a 
avdH des changonéns eonsidérabUs petidant aas dawilèroa an- 
nées; plusieurs ssMes y ont été ajoutées; les coUeatiesM ontésé 
CKiiielites par les envois fréqnens et saches de M. Lan^dkivfr» «n 
Mammifères , Oiseaux, àaaphiânes. Mi Mander a aussi annofai^ 
musée d'uiie collection de Ppissoas» Aiapîhibies et Mallusyies, 
af}pQvtéerpar le D' Sîewaldy de sonrTOSrage autour dumond*. 
Un voyage. en Crimée ,.<fiinq>ris par M. Paodti hii wéntei a 
fourni une ooUeotionenleraJalo^ue.et un nondlire cansidéasWe 
ùit pétrifieations, ainsi qu'i>nèr caUeétâon géo^aqstiiine eomplèse 
di^49iviioBS d'Odessa. Une seooaiâe eolkction 4i# p éuifcatiu «S| 
que ço même académicien a formée dana les ewvirons detSaiM- 
Pétenboorg, et pavticidièrementàPawlofck^t à Tsawkoiié iftato, 
•i qui donne. une idée pavfaite de la ^éognosie et de l'âge de 
ces omtcéës, est également devenue la proi^riété de TAcadémiei 
et se lie trèsrbien aux au^es colleetions géognostiqueiB deagou- 
vernemcns d'£sthome, de l'anciefuie et de la nouvcUe linlaode, 
de Novgorod) d'Oloneta, de Wologdai».de Penu 1 de la Crimée» 
du Caucase» de Gatberinenbenrgy de Xomsk, d'Irkqutsk et du 
Kanuschatka. L'arrangement du eabinet minéralegiquc est dû 
aux soins de l'académicien Séverguine» que la mert vieiit; de ra- 
vir à la science. Ce cabbet eenaîate en deux collectians oiycto- 
gnostiques, dont l'une est arrangée d*aprè^ le système de Bauy» 
et l'autre d'après celui de Wemcr. Outre le grand nombre de 
minéraux exotiqioes contenus dans ces (^llections, l'Académie 
possède eneeré de nchae oolleetîeiw géHgwviiques 4^ la Sqède 
et de laHongrîe^ eettedeiteiere donnée par Mt Zipser., de ^esir 
aoU. Une eeUeetiott de-pièeea.raMsderijnérMiu^sept^ntn^- 
nsk » de l'ile de Fer , dsKOroeatend , de la Norvège et du ïL^ 
^Qtnbue également àemhelUr 4ft 4e9nahir.ii cabinet. Cbacup 
daa. jnotéaa ae distingue, efoom paei4ts lOiy^l» 7^\9^vm^ 



ité Miitàire MtUHlté générale. 

unique^ et propres à exciter fenvie clés pays étrangers; leb 
sont le squelette du Mammouth, et la masse célèbre île fer na- 
tif, oènnoe sous le nom de Fer maiféB PaUtu. Les oolfoetSiMM 
do plantes sèchies, que rAoadémie possédait encoro du tonpa 
des voyiigesdo âtcUer,dès dieux Goudin ^ de Falk, Kraschennli- 
wkoff, Pallas oi ifnitres, étaiest tombées dans Toulili depuis 
une dixaine d'années, où l'Académie fut san^ botaavie. Os 
n'tesliqiie depvis i8a4 que M. Tnni», associé à rAsodéniie, a 
e^ttuBÉnoé à déiober les anciens herbiers à la déstràelîoa 
lier» qui les menaçait. Les beaux herbiers de Gorenki (i], 
Mumi sBtr^auttvs ceux du célèbre Pott , de Bmnswic , et beaii^ 
coup do doubles en plantes indigènes; tar riche collection et 
plantes cryptogames et phanéroganws du prof. Bofftnann, à 
.Moscou; les collectioas formées par Sîeber, en Palestine, en 
Egypte, dans 111e de Ciéte,. à la Startimque, à b Ifo<iw|l|K 
Uoîlanëe et dans l'île de Bourbon ; ont éié achetées par l'Acn- 
dénie. Une très-*belle collection de plantes sméricaÏBes a été 
oHeprte en don par le ptésident (M* Ouvaroff ), ot une autre des 
eniÂiionB ^i'Odéssa , par M. Bander. Enfin, rengagesMmt du ïf 
licrtens, en qualité de natnratiste de l'expédition amour dn 
. monde ^ sous le commandement dn capHaine Liitke, proSDwt à 
cette partie du musée des eniicbisiemeos t i ^ fr ^o ons idérablés. 
Four subvenir eneoie à l'angineôitàftion de ses coUoetîofis de 
plontes iiidtgènes, l'Académie s'est adressée à plusieurs amà*- 
teuvft dans l'intérieur <de i'emptre pour les engager à lui faire 
parvenir de temps en temps quelque diose de leurs récoltes, êi 
nommément dans la partie oiieMale du Caucase, dans les éH^ 
virons de Hèrtscfainsk, dans la Tauride et sur l'Altaï. Le ate 
assidu de M. TWnius ftdt espérer que bientdt le musée conêéà 
sa dttcécion deviendra le conservatoire général d'une fl6re 
'Complète de l'empire. 

' ' On a dés nôuvettes^dujemie Eâvergîe; auquel y su» la recom- 
inandatioti des profasiewrs du Jantin'dii Roi/lc miifaiiàrè de 
llniérfeur ft acootdé tkiÎKimmttÊiiB^xtmlfQÊtite^T aller Viaî^ 
^er les pi^^iiK^és asiktâiuésdb' Rittsîék.et de Kârs, k à^m 
'i>a{jpoètéif des iibtkiM^«^ bocaniqiiev la 

•UMÂWgiê^; «r^iMT^ièiMsi lm>vpoisl«|^d«'4%i9tnbw ««lof^ 

(i) Tsrmdussmn i swami Ély , psès ds Moscos. 



4re Mhtnttè gêMMte. «7 

tèfle. Ce jeuîie Français était & TiAis au mois d^aoÀt dernier, et 
il se proposait alors de partir sous peu pour le district d'Élisa- 
bethpoI,on se trouvent des exploitations d'alun, qui n'ont ja« 
mais été vues par aucun naturaliste européen. 

M. Ravergie devait , après cette excursion , rentrer à Tiflis 
parles montagnes de la Bambakie et par la Samkhélie, contrées 
fort peu connues jusqu'à ce jour de nos savans, mais dans les- 
quelles il serait peut-être possible d'ouvrir des relations dont le 
eoÀimercè profiterait. [Courrier français ; %Z nov. x8a8, p. a. } 

la* Rimior a Baaus a» L'asasMaftiB nxs VAivomALinns ws 
va» ifiUnM3S9ft aiii«aaaRna, sows la prétidenoe de IL le haroii 
de Humboldt. (Voir, pour le Imt et l'esprit de celle, anaoeài 

. lion, le JB m ttH m es» sei^ttei mêÊÈureHas, Toai.XIl, m^ 74*) 

M. le professeur et conseiller J^ichtenstein, nommé secrétaire 
en même temps que M. de Humboldt président , fit placer aux 
portes de Berlin , quelques jours avant l'époque indiquée , deux 
personnes chargées de s'enquérir des naturalistes arrivans. Ces 
personnes leur remirent l'adresse de tous les logemens vacans, 
soit dans des maisons particulières, soit dans des hôtels, avec 
le prix de chacun , afin que les arrivans pussent à l'instant se 
fixer. 

En même temps, on leur remettait un livret contenant le nom 
et l'adresse de tous les savans déjà arrivés, de sorte que tous 
pouvaient se trouver à l'instant. 

Pendant les 8 premiers jours , ils furent priés de ne point ac- 
cepter d'invitation particulière, afin de pouvoir dîner en com- 
mun. La nouvelle salle d'exercice pour les troupes, fort beau 
local,, avait été disposée pour les réunir. Un restaurateur était 
d'avance, et à un prix modéré, chargé du service. 20 tables de 
ao couverts y étaient disposées. Sur chaque table, on voyait a 
beaux vases de la manufacture royale de porcelaine remplis de 
Aeura fournies par les botanistes de Berlin, qui formaient le plus 
beau coup-d'oeil. 

Chacun s'est groupé selon ses goàls; «biài. Ton voyait une 
table de botanistes , une table de géologues , une uble de zoo- 
logistes , une table de médecins, etc. 

M. de Humboldt, nommé président à la di i iii é ic réimâon qui 

eu Heu à DreMle, présidait les séaacea §(m t Mii dans k sdie 

î" ..M '"M M 



«• ■■■ 



jy| Bi^^im ryitnir^ S^f^irok- 

ie Vjétmdémie * mtuiçae, où des bancs avaient été diaposèi à 
cet tfteu Chaque place érait numérotée, et chacun avait sa place 

assignée. 

Vue carte, remise à chaque naturaliste, offrait le plan du lo- 
caU Avec l'iodication de chaque banc et les n^' de chaque banc, 
correspoudaDs à ceux de la liste générale des membres, en sorte 
que le o^ des places désignait le nom de chaque individu, chose 
û>rt commode pour trouver de siiite^ aux réunions, la personne 
que l'on voulait trouver et que souvent Ton ne connaissait f^* 

Une fête brillante a été donnée par M. de Humboldt dans la 
Aille dasptolacle. Oes miisîoîms>oiit chtDlédet couplet» poar 
la «bvoastaiMe. Ibates sonea de rairaiokiasemeiis ouf été 
serai. Le Roi et sa famille j ont assisté. 

Dfs kaUfetis ont donné dm fêtes partioiilièMsà «n eertain 
nombre de savans. 

Le discours d'ouverture a été fait par M. de Humboldt. Cha- 
que Jour, il réunissait à déjeuner un certain nombre de savans. 

La réunion a duré 8 jours, d'après les statuts. 

On s'est formé en sections, pour les discussions scientifiques, 
dans des lieux que le gouvcniemcnt avait fait préparer d'avance, 
et analogues aux travaux de chaque section. 

On est convenu, pour l'année prochaine, de se rassembler à 
Hcidelb^rg. Le prof. Tiedemann a été élu président, et le prof. 
Gmélin secrétaire. Une motion , tendant à ne convoquer à l'a- 
venir la réunion que dans de petites villes, a été rejelée. Pour 
obvier à l'inconvénient de perdre le temps à entendre des lec- 
tures peu intéressantes, il a été arrêté que les mémoires seraient 
remis d'avance à un coniité qui y ferait un choix. 

La totalité des savans réunis a été de 379. 

Une petite carte , dressée pour la circonstance, et indiquant 

tous les pays qui ont été représentés à cette diète de la science, 

'offre la récapitulation suivante: 

Bussie, X 

Autriche , o 

Angleterre , i 

HoUaiide, . ^ . s . 

Danemark» 7 

France, z 

Sardaigne^ ' o 

Hanovre y 5 



Minéralagm^ 




Saxe, 


M 


Wurtemberg» 


9 


Suède, 


x3 


TSdpie$f 


i 


Pologne, 


3 



1^ 



J>es autres Etats allemands, 43 



■ * 



■ ^07 
Berlin^ 17B 

Total.. 379 

MINÉIIÂ.L06IE. 

3a. Di« P&OBi&ximsT mit dem Loethroh&e. ^ L^art d'essayer 
les Minéraux à Valde du chalumeau ; par Ed. Har&ort. Io- 
d^, arec pi. lith.; cah. x; prix, 16 gr. Freyberg, ïSa? j Craz. 
Ce 1^ cahier contient les essais des mines d'argent. L*auteur 

est parti pour l'Amérique méridionale, où il se propose â^e 

continuer ses expériences. 

» »■ 

33* Dicouvxura db t&oxs 9 ouvxau^ uijxvx nj^s hn fjuoc^vx 

ozs xovTs OpaAiiSj par le Jf Osav^i professeur de chimie à 

.Dorpat. {Jrçhi\*^s de Kastner ; Tom. XI , x^^ cah. » pag« xoo.) 

Unnîvei ii.é de Dorpat ayant reçu du gouvernement russe 

plusieurs livres du platinç de TOural , que Ton vend à la ^njon- 

naie de Pétersbourgy M. leD' Osann s'est occupé de faire IV 

nalyse de ce nouveau minerai, dans lequel il a découvert trois 

métaux dont les propriétés diffèrent de celles des autres métaux 

connus. L'un fait partie du résidu que laisse dans Feau régale 

I9 piatipe q[|ie Tpn vend à la monnaie dePétersbourg. Son oxide 

criftalliae en longs prismes dans la dissolution nitro-muriati- 

que 4u pla(ine. Ces cristaux se subliment sans éprouver aiicuo 

chaqywwitf ni^b à mie température plus élevée quc^ celle que 

. néeep^itf |a sublimation de l'osmium* Eprouvé au okal^nleau9 

nae portion du sel se subUme , tandis que l'atltre est réduite fip 

un globule métallique. L'hydrosulfate d'anunoniaque trans- 

Ibnne ee vétid réduit , «a «m siritoe gris, t«èa-feflMe, «t qui 

piBM àTéM é^iMe par ta eettdbiisllMi dans l'ab. Le seeOnd 

métal se trouve dans la aoUftiim mtfo-4a^rktiq«e du méniapla* 

^\^ » H pwpwjfe juiT«te?:.S» vl'*^^^ pwdwiï 4«içrii- 



^ Mméralogie. 

Unx aciculaires qui, chauffés à la teinparattire du Terre foodant, 
.sont réduits à fétat métaliique. L'hydrogène les réduit en un 
métal gris-rougeâtre, qui ne se fond pas, mais qui conserve U 
forme cristalline du sel. L'eau régale les dissout abément, et 
lliydrosulfate d'ammoniaque y produit un précipité brun qui, 
grillé à l'air, devient plus foncé. Ces deux métaux ont été trou- 
vés en très-petite quantité dans le platine de l'Oural , le second 
en proportion plus grande que le premier. 

Le 3* métal se rencontre aussi dans la solution nitro-muriati- 
que du platine. Il possède la singulière propriété de former avec 
le fer un alliage qui n'est point attaquable par l'acide nitrique. 
£n fondant cet alliage avec de, la potasse caustique et du nitrate 
de potasspy le fer se trouve attaqué par l'acide nitrique, et le 
résidu n'est plus que l'oxide du nouveau métal , sous la forme 
d'une poudre d'un vert foncé. Mise sur une lame de platine, et 
chauffée jusqu'au blanc, cette poudre se noircit sans se ré- 
duire; mais exposée à la flamme du chalumeau, elle se trans- 
forme en une masse métallique très-brillante. Ce métal a. les 
propriétés suivantes: Il est insoluble dans l'eau régale, même 
à chaud. Chauffé avec la potassô caustique et le nitre , il pré^ 
sente une masse brune qui, dans l'eau, dépose une poudre grise, 
ayant encore un certain éclat métallique. Les alcalis n'en dis- 
solvent aucune portion, et cette poudre n'est que le métal, dans 
un état très-divisé, que Teau régale n'attaque que faiblement, 
et transformé parfois en oxide vert. En dirigeant un courant de 
' gaz hydrogène sur l'oxide chauffé, la combustion s'opère^m* 
me celle de la poudre à canon, et, par une action prolongée, 
tout l'oxide est réduit sous forme d'une poudre noirâtre , grîsA- 
tre , â peu près comme celle de Péponge de platine nouvelle- 
ment préparée.' Quand ce métal est chauffé au contact dé l'air, 
'il devient noir, et conserve cette couleur, même si la chaleur 
est portée au rougë blanc : en cela il diffère du rhodium , qui 

a 

's'oxide d'abord à une certaine température, au-delà de la- 
"queile il est nouveau réduit. ' 

34. ^Q/aûh ^A hk ntt&KTaoa avtatiQVK mes c^it^«o]|su>iMs 
XfOrsqu'on élit attenàon que là pesanteur spéeifiquê tient de 



Irif-pcèft^ }a ii|(tiire des corpi, onie»! condail à la rcgaidni 
çoiQine un icaracière important pour la distinction des evpèqtà 
minérales. Cependant » lorsque Ton yient à examiner les yalcjuMcs 
assignées par les difîérens auteurs à la pesanteur spécifique 
d'un même corps» on troi^ve entr'elles des discordano^ tdlef 
igm'il y a souvent plus de difTérence entre des échantillons d'uof 
même matière qu'on n'^n tn>uve souvent entre ^ des. matièm 
tont-à*fait distinctes les unes des autres. Ces variations peuvent 
tenir ep grande partie à ce qjue les échantillons sont souvenf 
mélangés de matières étrangères, ou bien à ce que les poids spé^ 
dfiqnes ont été pris par diflSérens observateui:s , qui ont pro-: 
cédé par des moyens difîérens et avec plus ou moins d'exacti: 
tude. Cependant si Ton opère , comme l'a fait M. Beudant^sur 
des Mbnances pores, et tonjoars de la même mcinArè» on 
traav« qn'avec toutes Ms précautions les vwiations ne dîspa- 
riôfiseiit paseomplèleroent^ et qu'ainsi elles ont une antre caose 
que G«Ue que nous venons de leur atliibuer* Cette cause est la 
diversité de structure, ou la différence d'état du minéral; les 
variatiom de densité paraissent , en effet , être en rapport avee 
eett^ difflérence, de manière que les valeurs numériques des po? 
sauteurs spécifiques sont d'autant plus grandes , que le corps 
approche plus d*étre cristallisé régulièrement. Ainsi , dans tou- 
tes les snbslanoes, ce sout-les petits «rislaux qui p r és e n t e nt la 
plus grande pesanteur ^écifiqne ,^ d'où il suit que ce sont eux 

qui présentent dans leur masse plus d%omogénéité. 

Ifahs les gros cristausx, la pesanteur spécifique est plus fai- 
ble que dam les petits. 'Les variétés à structure lameliairey fi-« 
f>reusè, granulaire et compacte, oDfr^nt les plus petites pesari-^ 
teurs spécifique^ mais ce qui est remarquable , c'est que la va-* 
riatîen ssît hi même dans tontes les substances^ en sorte que le^ 
panagie d'one stmetnre à ime autre diminue tontes les pesan^ 
teurs spécifiques d'une qnantkéLà peu près.^ale. Ainsi, pour 
une même structure , la variation de pesanteur spécifique est 
copstante, quelle qye soit la nature du corps. Mais alors toutes 
les variétés d'un même minéral doivent présenter le mêmepoida 
.spécifique, lorsqu'on les réduit en poudre , parce qu'on détruit 
jar là la différence d'aggrégation de leurs particules, et qu'oif 
Ins ramène à des états^ parfaitement comparables. On a de cpttc 
w^mètt la pesanteur spécifique relative an volume réçl de mt^ 



k - 



êi MUératosîè, 

ièM, c*«t4^tey là pesâùteot àbsoltié da iuhiéiti. C'est ainsi 
fàé M. Beadant a déterminé les pesaiiteofs spécifiques de liuic 
SttlystaDeéSy savoir: le carbonate de chaux rhond>oédrique , 
l'arragonite, la malachite , le carbonate de plomb , le gypse, le 
sulfate de strontiane, te sulfure de plomb et le quarz. Il suit 
deeetravait important que , si l*on veut faire de la pesanteur 
ipéeifique un caractère comparable, et par conséquent d*ntte 
certaine importance en minéralogie, il faut toujours prendre 
le poids spécifique absolu, et non pas le poids relatif au Tolume 
extérieur du corps , comme on Ta fait jusqu'ici. Pour cela , il 
suffit de réAiire toujours le miuéral en poussière fine , qu'on 
laisse bien imbiber du liquide qui sert de commune mesure. 

2S. Axàté-wsm im «Liiisiiuai YàMMÂréB dx luaiixs de» jmkmia di 

. BiUom ( Puy^le^Déine ); par M. Lkioq« {JtUMdimfiU. , mp* 

dttstr. 9tft0iùiifakgêd0rAMPetipi€,TomMhiv6A\i^iS%By pw349^ 



Gfeflimuite de èktox 

Saice 

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36« ▲iTALTn n'ai PaAiarirx Aunovias MttBnvtnoaftBKRMPasj 

par M. Lbçoq. (lèid.f pw SSS.) 

Sur le chemin des Voûtes, entré Clermont et Royat,on 
trouve deux masses de roches placées en regard , formées par 
Un psammite qui se décompose sur quelques points, et qui est 
surtout remarquable par les efflorescences salines dont II est 
couvert. Sur les parties qui sont à Tabri de Ta pluie , on remai«- 
que 'dès crofites jaunâtres,, souvent de plusieurs lignes d^épais- 
ttttîi qui s'enlèvent atec la plus grande facilité. Oes>cro&tes otft 



timièwLBifliit/diBi» Vi»flb i f|«ottt -ftxnnétfs par uii oiétttige d'àltm* 
et de ralftte d« ieir.'iM roékêt ^ ïts prodifit à peu de sâveur; 
■liii^ biûéeet espetée^ llfr» dk a^qtilfcrt; M bout d'un cen«ifi 
tempe y nae eevclof beeoooiip pies ibrte, et donne heu ft des* 
«flbPMeenoes aelmes. ^oo p. deeëtte roete brisée et expoiée k> 
Vwàt jvoqii^à Kifpperitiéft é» efloreseenee», et leMStées» eut 
doMié 7,0 démâftièree e«lne« 4es«édlées/diuHle9r(Qenes Fene^ 
Ijrae a aMlifQéS,! d'eltrn, et a,4 de sulfate de fer. Sans fai eherté' 
àa ceaibiialibie, celte roche ifluntfèl^ pourrait fournir dé fahm' 
amc a?«iitBige et pendant un tong'espiibe de temps. I. ^. 

37. Ajialyses fait£s a CojbOXBO p*uir lavsiLU de fee ex db va- 

miiTl&S DE CALCAIIIE » TEOUV]^ A Ot^ViJJX \ par G^ MlODj:.£Tp|r,. 

• 

phanaaclea. {Edinb.phiîos^ Journal i oct. 18917^ p, 169.} 

L'auteur Ai journat'pffflos. cite ces analyses comme étant les 
p re mfô re s qui aient été faites dans Pïnde avec une exactitude' 
rigoureuse. 

i^ Fer oxidé brun argileux y «^ rognons; de Matelle. p. s. 
3^793. $ilice 10^ alunûne 3^ chaux aa^Sj magpésie 8,5 f qicide 
de fer, 5o; eau 4} perte a=:io,Q. 

^^zziCalcairc lamellaire; blanc et translucide* p. s.=iay853. 
=Cbanx 5o; ac. carb. 4^ î silice a; mag. a ; eau a; perte a= 
jtoo. Ou Fexpléite & Candy pourles constructions. 

^•:sidric«re càràpacte eommun , d'un blanc gris. p. s. 2,57. 
Okrak 5a; ac. caA'. 4a; mag. i,5; «u a,5; perte a— de ia ca- 

Ycrne Poœloor, près de Taffna. 

■ . • . ■ 

38.TAax.x4u pwa|7M;rjjicsa Mi.ifi«AiiKS nv p&paa-t, pe la JlmYXi^. 
LoiAft ; par KL^B^WLSA. {J^vud^ de la Slicféi^ d'agKic^ 4cienc,^ 
artt ci commerce dukPujff pour x8a6^ p^ ifi?*} 

BtfOs ceeatalogue é^ycfoguostique des productions itoinérales 
du départ, de la Haute-Loire , Tauteur suit l'ordre d'ancienneté 
itlatifii , et indlqiie utee êiafli 9oUtès les ItieaHtéa' propre» à 
dftU(iie espèce. H éiiciiii8i« iioii-seiHMDeat tei» espèces nfnér»* 
iBgtqfUes «r les rodièa » maïs eueol'e leurs Tarté^ et leurs wom 
virtéléf. Ou sait «fne datts te cMparteiu^t , <pti partage ai^CQ 
flëiii d« nqMé^BAllt et du Cantat ^attention des îMiiunillitM» 
et éMirosrafMiri;^ MTtfW^dw ftfvHtMil ^ fMifW 



tpiit«slMfjnttdMSDaMtMMw,JUNaîl6 tMfêa j<s f btiâpc«. 
mméniles qu'on y rencQQire est^il aussi «ooibieQx qut varié. 
]^. Ruelle l'a ùài précéderpar queUpMi rtf^»eiis'^éiiéltiles âur 
i;<7H<;nihle des différent lerraîps, et tMtVémamsé àeùiu propres 
à chacun d'eui^. Ainsi il donoe l'énumémUon des fonnes de la 
ptupart desiiq»èces cristalliséeflji]tte l'on trouve danaks temdas 
pyrogéniques, fait connaître le gisement d'une toUrbe fibreuse 
dans des lieux qui, suivant lui, païujsseni avoir été des ciuiè- 
tes devenus de petits lacs et convertis ensuite en mâiuîs» elc. 
Les terrains primordiaux, qui composent la plus grande partie 
du sol du département, ne renferment que quelques gites d'an-» 
timoine et de plomb sulfurés qui soient susceptibles d'être ex-- 
ploités avec avantage. Ce qu'il y a de remarquable , c'est qiie 
les eaux minérales qui soitrdent ou paraissent avoir leur origine 
dans les terrains granitiques sont généralement froides. Les ter* 
rains secondaires, quoique peu développés, renferment des mi-» 
nés de houille très-productives. L'exploitation du lignile de 
VAubepin a été abandonnée comme ne pouvant fournir des bé~ 
néfices assez considérables. J. G. 

39. Notice sua la nîcotrvxmTa nx la TouxKALtxx xubellitk 
KH Russie. [Gomoï journal: Journal des mines j i8i5, n® 6, 
p. 43.) 

La Tourmaline rubellite, par sa belle aouleûr d'un rouge^ 
violAtre, par sa dureté et son vif éclat, est une des pierres pré- 
cieuses de première classe, et sa grande rareté la fait estirnsEr 
au-dessus de beaucoup d'autres. 

La Russie est, depuis long-temps, le seul pays où cette pierre 
précieuse se trouve; et, quoiqu'on en ait rencontré en Améri- 
que, c'est néanmoins dans cette première contrée que cette va- 
riété de minéral a été trouvée primitivement, et elle y existe en 
telle quantité et d'une qualité telle , qu'on peut l'employer à la 
parure. 

Le premier échantillon de ee minéral fut décoiiivert dan^ ka 
n^Nitagnes du village de Mooratuikt à 80 vetsties d'Ekatecine» 
bottig , dans, le district de Sacapoiilski^ On le trouva sur &■ 
penchant d'un roc d«i frajiît isolé. Il était entouré de feldspath, 
de quarts et de mica foliacé. C'est de là que sont pcovenus Ica, 

^^^^^WW U^W^^ v^^^B^PiP' ,a*^ ^^^ ^BPU^^^%^U^ B ^^pWm ^^"^ '^^F • VH^^% IMp^pv ^V* w^PWI^B*ww 



Minéralogie. 65 

du comte Roiunanzof, et rautre chez la comtesse Strogonof. 
' Ils ont l'apparence d'avoir été détacht-s d'mie boule, ont envi- 
ron 4 pouces de diamètre, et sont composés de cristaux pris- 
matiques acicufaires réunis autour d*un centre, en divergeant , 
quoique bien serrés Tim contre l'autre. Les extrémités des pris- 
mes offrent des facettes. Chacune de ces pierres est estimée à 
5,poo roubles. 

Soit que la mine ait été pauvre, soit qu'elle n'ait pas été bien 
exploitée, elle a cessé de donner ces Tourmalines , qui ont fait 
l'admiralion des minéralogistes. 

£n 1 8 1 5 , on a trouvé en Russie une autre mine de Tour- 
maline mbellite , où cette pierre paraît être en assez grande 
quantité. 

Les habit ans du village Schaïtanka, à i5 verstcs (enviroo 
4 lieues) d*£katerinebourg, sur la l'ivière de ce nom, qui se 
jette dans TAdoua, ont trouvée des Tourmalines dans la partie 
supérieure des montagnes ; mais n'ayant pas fait de recherches 
dans l'intérieur, ils n'en ont pas obtenu une grande quantité. 
- M. Mohr, chef des mines, étant venu sur les lieux, et ayant 
fait fouiller le terrain, trouva, en i8i5, a Schaïtanka, une ri- 
che veine de cette pierre rare. Ce qui en a été enlevé se voit 
an cabinet du Corps des Cadets des mines. 

Les Tourmalines rosAtres de Schaïtanka sont enveloppées de 
granit couvert d'une couche d'ocre rouge , pardessus lequel est 
une serpentine contenant des veines de calcédoine et du mica 
foliacé en forme de grains. Ce granité est extrêmement dur. Le 
feldspath qu'il rcnfennc est d'un jaune blanc ou d'un jaune 
clair. Il appartient à cette variété de granité appelée /?/m'^ hé- 
braïque, 
• Le mica foliacé de ce granité est généralement d'un blanc gris, 
quelquefois noir. Les bords* des feuilles du mica blanc sont 
chargés d'une jolie teinte violette que l'on doit attribuer ati 
manganèse, qui forme évidemment la couleur de la mbellite. 11 
y a en outre dans ce granité de l'Albite, sous forme de feuilles 
dentelées, de couleur blanche. On y trouve aussi de la Lépido- 
lite, du Béril , de la Tourmaline noire. Quelquefois une moitié 
du même cristal est une Rubellite , et l'autre un SchorI noir, ou 
bien il est miparli de vert , de bleu. 
" Quelquefois ou trouve de la Rubellite sous la forme de filets 

ï^. 'roME xvr. 5 



66 Minéralogie, 

capillaires très -minces, et entrelacés à la superficie des cristaux 
du feldspath. T. 

40. Analyse du Gil-i-toorscr , on aegilf. acide , employée 
poua LES SOEBETS EN pEESE ; par Edw. TuENER. [Xcfv Edinb, 
Philos, /ourfial^}tinv. 1^28, p. 2/1 3.) 

M. J. Alexander a rapporte de Perse cette argile , qui , d'a- 
près M. Turncr, serait un mélange do sulfate de chaiu et de si- 
lice avec do l'acide sulfuriquc libre et dérive de la combustion 
du soufre. Elle se trouve sur le bord des ruisseaux , à 8 milles 
de Dalkce, en Perse y et les environs exhalent une odeiu* sulfu- 
reuse, et offrent des sources sulfureuses et de naphte. A. B. 

/|i. Sua LA MiN^EALociE DU COMTÉ DE Chestee , avoc unc de- 
seiiption de quelques minéraux de la Delawarc , du Mary- 
land et d'autres lieux ; par G. W. Cab pente». [Amcric, Journ, 
of Science; vol. XIV, n*' i , p. i.) 

Le gneis , le calcaire et la serpentine du comté de Chester of- 
frent beaucoup de minéraux. L'auteur parle du musée d'his- 
toire naturelle de West-Chcster et des parties visitées et non 
visitées de cette contrée. Dans TEast-Marlborough, il y a beau- 
coup de calcaire j et dans le Newlin, il y a beaucoup de ser- 
pentine 9 de quarz et de bérii. Il donne ensuite des listes de ccr» 
tains minéraux de West, de quelques>uns des districts, ainsi 
que du Delawareet du Maryland. On s^nt que ces listes sans gi- 
sement n'ont qu'un intérêt purement local. On n'y remarque 
que l'amas de magnésite et de fercbromaté, dans la serpentine 
du district de Lit tic Britain (comté Lancaster) ; des masses con- 
sidérables de spath, en tables, dans le comté de Bucks(Pea- 
sylv.) , etc. 

4a. Fmm aesi^niatiê de Penstlvanie. [Àmeric, Journ, of Science; 

vol. XIV, n*» i,p. i83.) 

On a trouvé dans le comté de Bcdfort', en Pcnsylvanie, du 
fer arséniaté et mêlé de plombagine. La cristallisation de ce 
minéral appartient à la classe des prismes rhomboïdaux , et il 
contient 97,44 de fer et i,56 d'arsenic, suivant M. Ch. U. She- 
pard, qui pense que c'est la pyrite arsenicale axotome de 
MoIm. 



Minéralogie. êy 

43. MlirESDX PLOXB DE LA GeAITDE- BkSTAGHS. 

On a découvert sur les terres de M. Ponsoby , dans le comté 

de King , à 5 lieues de Shannon Harbour, et à a milles de Par- 
sonstoun , une précieuse mine de plomb. Le minerai se trouve 

en grande abondance, et à 3 ou 3 pieds de la surface du sol. 

{Herald, Galign. messeng,; 5 déc. 1 828.) 

44* Bitume o'Ahicre. — On a découvert dans une houillière^ 
à Aniche (département du Nord), un bitume solide, noir, ten- 
dre au toucher, d'une odeur qui se rapproche de celle de l'am- 
bre gris ou du musc. Soumis à l'action du feu , il se décom- 
pose avec flammes; en vase clos, il donne en abondance un gaz 
d'une odeur phosphoreuse. (Monit, univ,*^ nov. 1828.) 

45. Cha^bok de tseus des Ikdxs oeientalès. 

On a découvert récemment deux nouvelles localités qui con- 
tiennent de l'anthracite. Ces formations sont situées, l'une à 
Cuttack, dans les domaines montagneux de Talcher, l'autre 
près de Husseinabad: cette dernière fut trouvée en creusant 
dans de la wacke grise et de l'ardoise argileuse. Ce charbon 
donne en brûlant une fumée brune^ une odeur de bitume et 
nae forte chaleur; il paraît exister en grande quantité. On re* 
garde comme probable que toute la contrée , entre Jubbulpore 
et Hussemabad, abonde en ce charbon. La topographie du site 
n'est point favorable pour son transport; mais on pourrait 
l'employer avec avantage , sur les lieux mêmes , h. la fonte du 
minerai de fer, qui se trouve en abondance dans les environs. 
{Calcutta gop. Gazette. — Asiat. Joum»; oct. 1827, p. 495-) 

46. Note sue une masse de fee natif en Feance. [Aca ffpiie des 
Sciences; séance du lundi i3 octobre i8a8.) 

M. Héricart de Thury annonce que , d'après des renseigne- 
mens qui lui avaient été donnés par M. Brard, il a fait faire quel- 
ques recherches pour connaître l'origine d'une masse considé- 
rable de fer natif , située , depuis plus de 1 5o ans , à la porte 
de la paroisse de La Caille, petit village du département du 
Var, où elle sert de siège aux oisifs de Tcndroit. Il est parvenu 
à acquérir la certitude que ce bloc de fer, dans lequel l'analyse 
a fait reconnaître du nikel , doit être considéré comme un 
grand témoin des phénomènes météoriques, et que sa chute, 

5, 



68 Botanique, 

d'après la tradition des habitans du pays, a eu lieu surlamontague 
d'Audibert, située à i lieues du village. M. Héricart de Thury, 
dans rintentioQ de recueillir et de faire déposer cet amas de 
fer, de. nature météorique, dans le cabinet d'histoire na,turellc 
de la capitale, a porté ces faits à la conuaissance du ministre 
de rintcrieur, qui a consenti à en faire l'acquisition et les frais 
de transport à Paris, si l'Académie le juge convenable. La sa- 
vante assemblée accueille avec empressement l'offre de M. de 
Martignac. [Nouveau Journ. de Paris; 4 oct. i8a8, p. a.) 

Les journaux ont annoncé, postérieurement à la séance de 
l'Académie, que la masse de fer a été acquise pour le Musée 
d'histoire naturelle de Paris. 



BOTANIQUE. 

47. Rkclamation de m. Desvaux, directeur du Jardin Botani- 
que d'Angers, contre un article inséré dans le Bulletin de 
ma» i8a8, T. XIII, p. 3a5. 

Entièrement étranger à l'article qui fait le sujet de la récla- 
mation que M. Desvaux a adressée à la direction du BtUletim , 
c^est avec un sentiment très- pénible, et en même temps pour 
prouver notre impartialité, que nous donnons accès à une 
pareille polémique, nécessairement entremêlée d'aigreurs et de 
personnalités, et n'offrant presqu'aucune trace d'instruction pour 
nos lecteurs. Nous avons retranché de cette réclamation ce qu'on 
pourrait appeler la partie scandaleuse ;nisàs, pourconsoler en quel- 
que manière un auteur qui se croit maltraité, nous insérons ici ses 
observations sur la partie de la critique qu'il prétend entachée 
d'erreurs et d'injustice. Ce n'est pourtant pas un antécédent 
que nous voulons établir ici , et s'il nous arrive par la suite 
d'émettre une opinion peu favorable à un de ces ouvrages gé- 
néraux qui demandent à être jugés dans leur ensemble , et par 
conséquent dont le mérite ne peut être établi par de simples 
citations , nous récusons d'avance les réclamations que l'au- 
teur pourrait nous faire à cet égard. Nous admettrons, au con- 
traire, toutes les rectifications de fait» qui nous seront' claire- 
ment démontrées. Cela posé, voici les principales observations 
de M. Desvaux. 
« La Flore de l'Anjou a éloigné les longues descriptions parce 



Botanique* 6q 

« que tout ce que l'on ajouterait à ce qu'elle dit de chaque 
« plante, ne fournirait aucun caractère de plus, et l'auteur qui 
« ne méprise point les travaux minutieux des observateurs , 
a soutient néanmoins que plus une description est précise , 
« moins elle est bonne , parce qu'elle ne signale alors qu'un in- 
«t dividu, et non une espèce, et c'est ce qu'ont fait les descri[>- 
« leurs Kœler, Fluu:ge, Gandin, Schrader, etc., qui, d'après cela, 
« ont dû multiplier beaucoup trop les espèces. 

« ho critique de la Flore d'Anjou a dit que les graminées et 
«les cypcracées sont à 5o ans de la science: c'est peut-être 
«(réellement à cette époque qu'il faut les maintenir, au moins 
«dans l'esprit général. G^t te critique tombe d'autant plus mal, 
« que l'auteur de la Flore de l'Anjou a concouru à faire V /égros-- 
« tagraphie du baron de Beauvois, et devait en publier même le 
a species , pour lequel il a réuni d'immenses matériaux. 

« Oo a prêté à l'auteur de la Flore de l'Anjou un esprit d'ex- 
« clusion comme ne citant que certains noms. L'auteur n'a ja- 
« mais donné volontairement dans ce travers : si l'on voit , par 
«exemple, dans son Prodromus fiticutn, un Gjmnogramma 
« Thiebautii au lieu de G, Boryt, c'est que l'on a indécemment 
« changé le mot et les intentions de l'auteur ; si, dans le même ou- 
« vrage, on herbier de la Société Linnéenne de Paris se trouve 
«cité, c'est que l'en a fait à son manuscrit des interpolations 
«relatives à une collection qu'il ne consulta jamais, et dont 
« l'exactitude des citations lui semble plus que douteuse. 

« En attaquant la nomenclature des classes employées par 
« l'auteur de la Flore de l'Anjou, on ignorait, il n'y a pas de 
«doute, que M. de Jussieu a adopté ouze de ces noms, cré^s 
«par l'auteur dès i8ia. 

« Ce que l'on a dit des étymologies n'infirme point leur va- 
« leur, et l'auteur de la Flore fait chaque jour des additions ou 
« des réformes à son ouvrage ; tandis que la partie botanique ne 
« lui a offert que deux nouvelles plantes phanérogames ( Trifo^ 
*Uam resupinatuin et Geniiana germanica) à ajouter, après 
« avoir exploré le reste de l'Anjou. 

«£n.résumé, ce n'est pas à l'exposition qu'a faite l'auteur de 
«J'annonce de mars 1828, que l'on doit s'en rapporter pour 
«juger XdiFiore de V Anjou ^ ce n'est pas non plus à ce que 
« nous venons d'eu exposer, c'est à l'ouvrage lui-même que nous 
9 en appelons pour être jugé. » 



^o Botanique. 

Goncluftîon trés-uaturetle et qui doit aatisftiire aussi bien le 
critique que le réclamant. (G 9 ). 

48. RéPOKSE AUX OBSERVATIONS DE M. FÉLIX PeTIT, SUF la 2* 

édition de la Fions Gallica ; par M. Loiselbue-Deslong- 
CHAMPS. (Voj. \eBuUet,; sept. i8a8, p. iio). 

Nos lecteurs peuvent se rappeler que, dans le v? d*aoùt i8ft8, 
M. le D^ Mérat, Tun de nos collaborateurs, a présenté une 
analyse fort détaillée, sans éloges ni critiques, de la seconde édi- 
tion de la Fiora Gailica de M. Loiseleur-Deslongchamps. M. Ras- 
pail, rédacteur principal, à cette époque, de la partie botanique 
du Bulletin^ annonça en même temps que des observations criti- 
ques fort importantes sur cet ouvrage devaient paraître dans le 
mois suivant. Effectivement, on lit dans le n*^ de sept , p. iio, 
des observations faites par M. Félix Petit, et qui portent parti- 
culièrement sur la validité, ou plutôt sur Tinvalidité des nou- 
velles espèces décrites par M. Loiseleur, sur la véritable patrie 
de quelques espèces étrangères au sol français, et sur la syno- 
nymie. Ces observations, quoique faites seulement dans Tintérét 
de la science, à ce qu'assure leur auteur, ont excité les récla- 
mations de M. Loiseleur-Deslongchamps, qui prétend au con- 
traire qu'elles ont une toute autre source, et qui nous adresse un 
Jàctam où, tout en répondant directement aux critiques scienti- 
fiques, il incrimine les intentions de M. Petit. Nous ne voyons 
pas les choses du même œil que M. Loiseleur, et, par les raisons 
que nous avons exposées plus haut , à propos d'une réclama- 
tion de M. Desvaux , nous retranchons de son mémoire tout ce 
qui n'est pas une réponse directe aux critiques de faits oonte- 
nus dans la note de M. Petit. Celle-ci, d'ailleurs, n'est point une 
analyse; c'est un mémoire particulier, rempli d'observations qui 
sont propres à leur auteur. Maintenant, nous laisserons parler 

M. Loiseleur-Deslongchamps. G ir). 

« M. Petit me reproche d'avoir conservé beaucoup d'espèces 
douteuses , d'avoir introduit dans ma Flore celle des pays voi- 
sins , et d'avoir établi le plus d'espèces nouvelles qu'il m'a été 
possible. Je répondrai à cela , que si j'ai laissé quelques espèces 
douteuses et incertaines, des botanistes pensent avec moi qu'une 
espèce indiquée par un auteur, il j a trente, quarante ans ou 
plus, doit être consen'ée, quoiqu'elle n'ait pas été retrouvée 



Botanique. 71 

depuis, jusqu à ce qu'il soit prouvé qu'il y a eu erreur dans 
l'indication, parce que le seul moyen d'éclaircir ces plantes dou- 
teuses, n*cst pas de les passer sous silence, mais de les rappor- 
ter avec la citation de celui qui les a trouvées le premier. En- 
suite il me semble que je puis tout aussi bien m*en rapporter 
au témoignage de Gouan , par exemple, qui a herborisé pen- 
dant plus de 5o ans aux environs de Montpellier, qu'à l'asser- 
tion d'un botaniste plus moderne qui n'a fait , pour ainsi dire, 
que passer dans le même pays, et qui assure que telle ou telle 
plante ne s'y trouve pus , lorsque Gouan l'a formellement indi- 
quée. 

<« Au lieu de conserver toutes les espèces exotiques que j'avais 
dû introduire dans une première cdltiou, d'après l'étendue de 
l'empire français, en i8o5 et 1806, je les ai toutes exclues, au 
nombre de plus de 200, à l'exception de quelques-unes du pays 
de Nice, c\ cause du peu d'étendue de ce territoire et de la si- 
militude de nature et dVxposition du sol comparé aux lieux 
voisins de la Provence, dans lesquels plus de la moitié des 
plantes de Nice a déjà été retrouvée par MM. Jauvy et Perrey- 
mond, et cela sans avoir passé la frontière, mais parcequ elles 
y ont été de tout temps. 

« Loin de chercher à faire des espèces, j'ai taché au contraire 
d'en diminuer le nombre tontes les fois que l'examen attentif 
ne m'a fait voir que des variétés, là où d'autres avant moi 
avaient reconnu des espèces. Ainsi, j'ai réuni la ^eronicadtbta" 
DeC. au Fcronica offîcinalisy le Primuia villosa au P.pul>€scens, 
7 à 8 espèces de Myosotis en deux; j'ai supprimé plusieurs es- 
pèces de Roses qui m'ont paru avoir été établies sur de trop 
faibles caractères; j'ai fuit de même pour \j\i\ûc\XY^ jtdoniiies ^ 
Renoncules , etc. 

n Quant à mes espèces nouvelles, je ne les ai établies que 
parceque je leur trouvais des caractères trop prononcés pour 
être indiquées comme de simples variétés. Le critique, qui pré- 
tend ne citer que quelques exemples , u'a pas été heureux dans 
ses citations en prenant pour exemple^, mes Àira inflexa^ Len- 
sœiy (Ui>aricata, Toutes ces plantes abondent en caractères qui 
les distinguent évidemment de XAira carjophylka^ espèce avec 
laquelle il se plaît à les confondre, probablement parcequ'il 
lie connaît pas mes plantes. Il ne faut que comparer la figure du 



7 '-A Botanique. IN® 48 

CainjHtmda valdensis, Ail. Fl. Ped., tab. ^yÇ, i , avec la figure 
du Campanula Rohâil, pour voir que ce sont deux espèces 
distinctes. Le Con^ohulus pseado-soldanclla diffùie évidemment 
du C. Soldanclla par ses liges velues et ses pédoncules trifidcs. 
J'ai observé le dernier par milliers sur les bords de TOcéan, et 
je l'ai >ii constamment glabre cl uniflore. Le Grntiana flava 
n'est qu*unc variété du G. amarella selon le Critique; je crois 
encore, malgré son sentiment , qu'on peut le considérer comme 
une espèce distincte. J'ai établi quatre nouvelles espèces de 
Polygonum; M. Petit annonce que deux au moins sont mau- 
vaises. .Te pourrais lui dire qu'<ivant de me décider à faire une 
addition aussi considérable dans un genre déjà nombreux, j'ai 
consulté des botanistes dont le savoir et la sagacité m'inspirent 
beaucoup de confiance. M. Félix Petit est d'ailleurs malheureux 
dans les rapprochemens qu'il établit; et s'il a examiné mes es- 
pèces, comme il le dit, il l'a fait bien légèrement; car autre- 
ment il se serait aperçu que si le Poifgnnum Robarti a quelques 
rapports avec un autre Polygonum , ce n'est pas avec le P, avi-^ 
cutare , mais avec le P. maritimum, à moins que , selon lui , ce 
dernier ne soit encore une variété du P. aviculare. Quant aux 
J renarta tciraquetra et aggregata^ M. le critique nie reproche 
d'avoir fait ces deux espèces sans discuter les raisonnemens de 
M. Gay ; il devrait bien savoir que ce n'est pas dans un ouvrage 
de descriptions que l'on peut consacrer plusieurs pages à une 
discussion scientifique. J'ai lu le mémoire du savant botaniste 
suisse, et je n'ai pu me ranger à son avis, quoique ses connais- 
sances m'inspirent beaucoup plus de confiance que le sentiment 
de M. Petit. S'il était vrai que ces deux Arcnaria ne fussent que 
des variétés d'une même espèce, il n'y aurait plus d'espèces en 
botanique, et celles des genres les plus nombreux seraient ré- 
duites à cinq ou six. Au reste, j'ai cité le résultat des travaux 
de M. Gay, laissant le public maître d'adopter l'opiuion qu'il 
trouverait la meilleure. 

« î.e critique prétend que XEuphorhia rotnndifoUa est une 
variété de XE, Peplus, Je lui répondrai que pendant 1 5 ans la 
première espèce s'est multipliée spontanément dans mon jardin 
à cûté de la seconde , et que pendant tout ce temps elle n'a pas 
changé de face. Je ne sub point l'auteur de XEuphorhia affinis , 
cette espèce appartient à M.'DecaudoUe. M. Petit assure que 



Botanûjue, yZ 

cette plante , VEuphorbia provinciaUs et VEuphorbia romosissi- 
tna ne sont qu'une seule espèce ; il est bien habile d'avoir de- 
viné cela, car je n'ai qu'un seul échantillon de la dernière, et 
je ne l'ai communiqué a personne. En fait d*identité d'espèces, 
il me semble qu'on ne doit pas prononcer si hardiment sans 
avoir les échantillons sous les yeux. M. Petit ne connaît pas le 
Laxnndula intermedîa puisqu'il dit qu'il ne diffère du Lavandula 
Spica t\\\e par les calices tomcnteux. S'il avait examiné la plante' 
en question, il aurait vu qu'elle a les bractées ovales, et que 
l'autre les a linéaires. Les caractères que j'ai donnés pour le 
Genista Perreymondi sont faciles à saisir, et ils me paraissent 
suf&sans. Mille autres espèces ne sont établies que d'après la 
même considération. 

« Tout ù rheure je faisais trop d'espèces, maiutcnant je n'en 
fais pas assez. 1^ critique m'apprend que ma variété ^foliis 
ovato-oblongis du Buplevrum rotandifotiumy est aujourd'hui éri- 
gée en espèce. J'ai le premier indiqué cette plante en France ; 
M. Decandolle, dans son supplément^ l'a rapportée d'après 
moi, en la considérant également comme une variété. Elle peut, 
il est vrai, être adoptée comme espèce; mais quant à la placer 
dans une autre section que le B, rotundifolium , comme le veut 
M. Petit, je crois que cette manière de faire ne tend qu'à boule- 
verser la botanique, ou à la hérisser de diflicultés, en séparant 
les unes des autres les espèces qui ont la plus grande aflinité. 

«M. Petit ne- veut pas décider du mérite de la réunion que 
j'ai faite de plusieurs espèces obscures et voisines, mais il 
blAme le mot variaùiiîs que j'ai employé pour trois sauges, en 
effet très- variables , que j'ai réunies en une seule espèce ; il va- 
lait mieux, selon lui, conserver un des anciens noms qui n'in- 
diquait rien. Il paraît cependant que cette réunion a trouvé 
grâre aux yeux de ce critique, car il ajoute : « un rapproche" 
ment moins heureux est celui de VEchinaria capitata placé dans 
le genre Kœleria, » M. Petit peut relever mes erreurs s'il en 
trouve , mais il ne doit pas m'en supposer. En plaçant dans un 
autre genre le Cenchrus capiiaius dont M. Desfontaines a fait 
son Echinaria arpiiaia, j'ai suivi l'opinion de Host,etj*en ai 
fait le Sesleria echinita , et non un Kœleria comme il est dit 
dans l'article. 

« Je passe ici quelques reproches insignifianspour ne pas trop 



y4 Botanique, 

alonger cette réponse ; cependant, pour prouver avec quelle lé- 
gèreté M. Petit a composé sa critique, je dirai que, puisqu'il 
voulait me faire un grief du nombre d'espèces contenues dans 
ma Flore, que j'ai porté, selon lui, à 4^00 en me servant de 
matériaux incertains et(Vemprunt, il aurait vu, en comptant les 
espèces avec plus de soin, que mon ouvrage en contient 4248, 
dont 4161 phanérogames. 

a La synonymie, selon le savant critique, laisse beaucoup à 
désirer; ainsi il prétend m'apprenrlre que la plante que je ra|>- 
porte au Lithospermum orientale Willd. , a été décrite sous le 
nom de Nonen lutea par M. Decandolle. M. Petit se trompe ; je 
possède le premier échantillon trouvé îi Porquerolles pa^ MM. 
Robert ctRequien, échantillon qui se rapporte évidemment à 
l'excellente figure deDillenius, citée par Linné, à Vj4nchusa 
orientatis dont Willdenow a fait le Lilhospérmutn orientale^ que 
j'ai adopté. Le Nonea lutea en diffère beaucoup, et n'est selon 
moi, d'après des échantillons communiqués par M. Rcquien, 
qu'une variété de crouleur du Lithospermum vesicarium, ainsi 
que le Nonen alba, 

« La nature de mon ouvrage ne me permettait pas de multi- 
plier la synonymie; c'est également pour ne pas le grossir par 
trop, que souvent je n'ai indiqué les Alpes, les Pyrénées, les 
Cévennes, les Vosges, etc., qu'en général. Cependant j'ai le plus 
souvent précisé les lieux pour les espèces rares; mais on con- 
çoit que j*ai pu, dans un aussi long travail, oublier quelques 
localités. Si j'ai indiqué avec plus de précision les plantes des 
environs de Paris, c'est que j'ai parcouru ce territoire bien plus 
en détail que les autres parties de la France 1 dont je n'ai pu 
voir qu'une portion assez bornée, et que, dans ma première 
édition, j'avais cru, en faveur du grand nombre de botanistes 
qui habitent ou fréquentent la capitale, devoir donner des in- 
dications sur les endroits où se fout les principales herborisa- 
tions. 

« M. Petit assure que j'ai été induit en erreur sur des locali- 
tés communiquées de la seconde main ; il dit à ce sujet que le 
Statice alliacea^ que j'ai indique à Bormes d'après l'herbier de 
M. le docteur Mérat, ne s'y trouve pas. Cependant c'est de 
M. Petit lui-même que M. Mérat tient la plante en question , 
avec cette indication de lieu. D'ailleurs, je l'ai reçue des euvi- 



Botanique» ^5 

rons de Toulon ^ et comment après cela oser affirmer qu'elle ne 
vient pas à Bormes, qui n'est qu'à dix ou douze lieues de là| et 
également sur les bords de la mer? 

« Enfin y notre critique finit en disant : « des ouvrages de oe 
genre ne peuvent pas contribuer à l'avancement de la science » 
et l'on doit prémunir les jeunes botanistes contre l'exemple de 
la facilité avec laquelle on les produit chaque jour. » Quant à 
la première partie de cette phrase sévère , pour ne rien dire de 
plus, j'en appelle au public impartial , et pour la seconde, je 
dois dite à M. Petit, qu'il se trompe étrangement s'il s'imagine 
qu'un ouvrage comme le mien puisse s'établir facilement. Il y a 
près de trente ans que je m'en occupe, et que j'en rassemble les 
matériaux } et, si je n'y ai pas travaillé constamment pendant ce 
long espace de temps, je puis dire cependant qu'à différentes 
époques, pour la première édition, la rédaction des supplémens 
•t la révision de la seconde édition, il m'a coûté au moins six 
apnées de peines et de soins. Lorsque M. Petit aura fait quel- 
que ouvrage, il s'apercevra qu'une Flore, qui comprend plus de 
3400 espèces, ne se produit pas aussi facilement qu'il le pense 
maintenant. Je suis loin de croire la mienne sans défauts; un 
travail aussi long et aussi difficile ne peut pas en être exempt. 
J'appelle sur les erreurs qu'il contient Tattention des bota- 
nistes, et je recevrai avec reconnaissance toutes les communi- 
cations qui me seront faites dans cette intention. 

LoiSELEUa -DeSLON GGBAMPS. 

49. Soa LES sicailtioKs AQtrxtSBs des paetxbs foliacées oes 
piiAifTxs; ptr L. C. Trévieakus. {Zeiitchrtft fUr Pfysiohgie ; 
Tom. m, I, p. 7a.) 

L'auteur attribue la sécrétion aqueuse qui se fait quelquefois 
dans des plantes où ce phénomène ne se présente pas ordinai- 
rement, à une plus grande activité dans les vaisseaux spiraux, 
provoquée par une grande quantité d'eau mise en coutact avec 
les racines. On a observe des gouttes d'eau à l'extrémité des 
feuilles de Musa, de Calla œthiopica^ A* Arum; l'auteur les a 
vues dans de l'orge germée , dans le Ludoîphia glaucescens. Les 
sécrétions du Nepenthes ^ du Sarracenia et du Cepkalotus , lui 
paraissent appartenir aux fonctions naturelles de ces plantes. 
M. Tréviraaus prouve que l'eau trouvée dans les urnes du Ne-* 



y6 Botanique, 

penthes^ s'y forme et n'y est point introduite du dehors; il réa- 
nit les faits rapportés par des auteurs qui ont eu occasion d'ob- 
server les plantes vivantes du genre Sarracenia^ et qui prouvent 
la vérîté de son assertion d'une manière indubitable. Mais la par- 
tie la plus intéressante du travail de M. Tréviranus est celle où 
il parle avec détail des sécrétions semblables dans une plante où 
elles ont à peine été indiquées par Murray : c'est dans VAmormun 
Zcrumbeth, La hampe de cette plante porte un épi composé d'un 
grand Dombre d'écaillcs larges et coriaces, et tellement serrées, 
que la fleur, pour pouvoir s'épanouir , doit percer à travers ces 
écailles. Au commencement de la floraison , l'épi se trouve rem- 
pli d'une eau limpide, qui manque presque de goût et d'odeur; 
une légère pression la fait couler de l'épi , et pendant la nuit 
elle se renouvelle en quantité presque aussi considérable. Cette 
eau se forme à la base des écailles. Une eau semblable, limpide 
et sans goût, a été observée également à la partie inférieure de 
la corolle dii Maranta gibba : elle remplissait jusqu'à la moitié la 
fleur qui forme une espèce de tube. Pendant tout le temps que 
VAmomum Ztn-umbet était en fleur, c. à d. près de 3 semaines, 
ces sécrétions ne discontinuaient pas; mais de jour en jour le 
liquide perdit de sa pureté, devint mucilagineux, et prit le 
goût des feuilles broyées de la plante, sans cependant rien pei^ 
dre de sa limpidité. M. Goêppert, ayant fait divers essais pour 
reconnaître les propriétés chimiques du liquide recueilli à diffé- 
renteis époques de la floraison, y trouva du mucus et de la Gbrine 
v^étale, en quantité d'autant plus grande que l'eau avait été 
recueillie à une époque plus avancée de la floraison. ( B....a ) 

5o. Reproduction particuliârf. du Viola odorata. ( Annalcn 
der gesammtcn Hcilkunde; avril i8a8, p. 397. ) 

En automne, on trouve sur les rejets du Fiola odorata, des 
boutons dont les moins développés sont de la grandeur d'une 
tête d'épingle, de forme ovale-oblongue , pointus à l'extrémité 
et presque sessiles dans l'aiselle des feuilles. En grandissant, ils 
deviennent cordiformes, et sont renfermés comme dans uue 
gaîne par deux bractées. A sa partie inférieure, le bouton porte 
des membranes frangées , sans antre trace de folioles. Le pé- 
doncule s^alonge, et le bouton s'ouvre en six folioles également 
frangées et semblables aux appendices de la capsule^ Alors seu- 



Botanique. yy 

lement, la capsule paraît, et porte sur la sommité une mem- 
brane scarieuse, seule trace de fleur qu*on y voie et qui tombe 
bientôt. La capsule grossit , les 6 lobes qui forment le calice se 
réfléchissent , et bientôt les graines sont répandues par la cap- 
sule déhiscente en ses soudures. Il est évident que ces capsules 
ne proviennent point des fleurs du printemps^ parce qu'elles 
sont axillaires et non radicales. On les aperçoit également à dif- 
férens degrés de développement sur la même plante. B...B. 

5r. DiziONARto BOTA^ico iTALiANO. •— - Dictionuaire botaulquc 
italien , comprenant len noms vulgaires italiens, particulière^ 

' ment les noms toscans et locaux , des plantes , recueillis dans 
divers auteurs et parmi les gens de la campagne, avec les 

■ noms correspondans en latin ; par le D*" Ottav. Tabgioni Toz- 
zETTi. !i* édit; a vol. in-8°j prix, 7 fr. 20 c. Florence, i8a5. 

5a. Les végétaux cdaixux, ou Recueil des paiticularité&.les 

• plos remarquables qu'offrent les plantes considérées sous 

J'^urs rapports naturels, etc., etc.; par B. Allbitt. In-ia de 

10 feuilles y, avec des pi.; prix, a fr. 5o c. Paris, i8a4 ; 

- Blanchard. 

53. Le Guide de l'amatece botaniste, ou Choix ^ description 
et culture des plantes étrangères, de serre et naturalisées, les 
plus intéressantes par leur feuillage, leurs fleurs et leur odeur, 
suivi, etc. ; par J. F. Olact^ier, anc. oflic. de caval. lu-ia de 
i3 feuilles; prix, 3 fr. Paris, 1826; Rayual. 

5/|. Manuel DE l'hebboriste , ou Description succinte des plan- 
' tes usuelles indigènes, de leurs vertus, de leurs usages, de 
la manière de les employer; précédée des élémens de bota- 
nique et de physiologie végétale à lusage des herborîs- 
' tes , etc., etc. ; par Lebeauo, anc. offic. de santé aux années. 
In- 12 de 16 feuilles. Paris , 182$; Eymery. 

55. BoTANxcAL Magazine. — Nouvelle série; par M. W. J. Hoc- 
. xxB. N°* IV, V et VI, avril , mai et juin 1827. Londres. (V. 
le Bttlktin; Tom, XIV, n** 2o3. ) 

La nouvelle série du Botankal Magazine j dont les descrip- 
tions sont dues* à M. Hooker, est un ouvrage fait sur un plan 



yB Botanique. N^ 55 

tout nouveau; et^ quoique Ton y trouve plusieurs plan- 
tes déjà connues par de bonnes figures ou par des descriptions 
insérées dans les ouvrages qui sont à la portée de la plupart des 
botanistes, ce recueil mensuel est remarquable par les nouveau- 
tés qui y abondent. M. Hooker s'est surtout attaché à éclaircir, 
par d'excellentes analyses, Thistoire botanique complète de 
chaque plante. Sous ce rapport, le Botanical Magazine peut 
avoir quelques rivaux , mais nous croyons qu'il n'est surpassé 
par aucun ouvrage périodique. En tenant nos lecteurs au eou- 
rant de ce qu'il renferme , notre tâche va s'accroître f car nous 
aurons à signaler souvent des additions importantes pour la bo- 
tanique. Mais nous ménagerons la place qui nous est accordée 
dans le BulhUn , en nous bornant à la simple citation dea espè- 
ces connues, en donnant des renseignemena succincts aur.les 
plantes nouvelles, ainsi que les additions curieuses dont M. Hoo- 
ker attra enrichi celles qui étaient imparfaitement connues. 

97^7 et a7a8. Caryocar nueifepum L. Le fruit de cette belle 
plante, quicrott à la Guiane, avait été figuré très-ancientat^ 
ment par Clusius, et, dans les temps modernes, par Gssrtner. 
M. Hooker en donne une description très-étendue, accompagnée 
de a planches, qui représentent la fleur et le fruit avec tous leurs 
détails. Les dessins originaux ont été faits, d'après nature, dans 
TAmérique méridionale, par le Révérend Lansdov^n Guilding^qui 
a, en outre, envoyé à M. Hooker des échantillons desséchés de 
la plante et des fruits conservés dans l'esprit-de-vin. M. Hoo- 
ker a fixé la synonimie de cette plante, que le défaut de renset- 
gnemens et de matériaux avaient empêché Willdenow et M. De 
Gandollc de donner exactement ; du moins , ces auteurs avaient 
distingué plusieurs espèces où il n'y en avait qu'une seule. Il 
fait voir que le Caryocar nuci/erum L. et le Pekea tubercuiosa 
d'Aublet sont la même espèce. Le fruit du Caryocar est nommé 
Saouari (les Anglais écrivent Swvarrow) parles Galibîs de la 
Guiane. On lui donne aussi le nom de Noix à beurre^ ^ cause de 
l'amande huileuse qu'il contient. — 2719. MaxiUaria Parkeri, 
C'est une espèce nouvelle d'Orchidée parasite , qui se fait re- 
marquer par son élégance, ainsi que par ses caractères très-dis- 
tincts. Elle a été découverte a Démérara par M. C Parker, et 
envoyée au Jardin botanique de liverpool , où elle fleurit faci*- 



Botanique. ^g 

lement et pendant long- temps. Voici sa phrase spécifique : «M, 
«Pa&i.«&t; buibo elliptico coinpresso rugoso raooophyllo, folio 
«lanceolato-lingulato coriacco obscure striato , basi in petiolo 
«comprcsso attcnuato, scapo iinifloro bracteis imbricalo, peta* 
«Us interioribus lineari-lanceolatis, iabello oblongo tiiiobo, lo^ 
«bis latcralibiis iocur>'is, tcrminali patente uudiilatOyîntrà lobos 
•latérales linea média longitudinali clavata. « — avSo, NcoiUa 
grandiflora^ C'est le Spiranthes grandiflora de Lindley ( Boi. 
Regist y tab. io43. ) — 2731, HouUu/nia cordala Thunb* Jap., 
p. a34 » tab. a6. Wallich, Flor, ind.^ v, i, p. 36o. — 2732. 
Scœvola Kœnigii Vabl et R. Brown. D après Therbier de Banks, 
cette plante est la même que le Scœvola Lobelia de Linné. Los 
échantillons sur lesquels le dessin a été fait ont fleuri en août 
1826, dans le Jardin de Kew^ et provenaient de graines en* 
voyées de la Nouvelie-Hollunde par M. Cunnipgham. — 2733. 
Campanula Prisrnatocarpus h\\xm\ Prismatocarpiis nUidus\!\iQX^ 
Sert. angL , 2, tab. 3. — 2734 à 2738. Lodoicea SecMlarum 
Labillardière. [Jnn, du Muséum ^ v. 9, p. 140, tab. x3.) Ce 
numéro contient Fbistoire complète du Palmier que Sonnerat , 
dans son voyage à la Nouvelle-Guinée, nomma Cocotier de mer 
ou Palmier de llle Prasiiu , et dont il publia plusieurs dessins. 
Son fnût est connu de tout le monde sous le nom de Coco de$ 
Maldives y et il était jadis un de ces objets qui ne manquaient ja- 
mais de figurer dans les cabinets des curieux. Dix pages de texte 
sont consacrées à la description et à l'histoire de ce palmier. 
La première planche représente le port de l'arbre croissant sur 
les bords de la mer (deux individus, l'un mâle et l'autre femelle); 
la seconde, un régime de fleurs mâles, avec les détails anato* 
miques; le troisième, une partie d'un régime de fleurs femelles, 
avec les détails isolés; la quatrième, des coupes en divers sens 
'de l'ovaire; la cinquième, le fruit et sa germination. — 2739. 
Solanum qnitcnsc Lmk.; Kunth, Nov.gc/i,, v. 3, p. 2S; Solanutn 
angulatuin Ruiz et Vas on; Fior. peruv,,\. 2, tab. 170, f. a. Cette 
belle espèce est originaire du Pérou, et on la cultive en Angle- 
terre, où elle a fleuri en octobre 1826. Son fruit a la forme et 
la couleur d'une orange, ce qui lui a valu le nom vulgaire d'0« 
ra/ige de Quito, On en exprime le jus , dont on mêle quelques 
gouttes à la liquenr connue sous le nom de Matté ( Thé du Pa- 
raguay ). — 2740. RhipMlis grahdijlorus Haworth, PU Saccnl,, 



8o Botanique, 

p. 83; Cactus /îi/ra//i Salra-Dyck. Cette espèce de Cactoe, qui 
se distingue, ainsi que les autres Rhipsalts^ par un port très- 
singulier, n'avait pas encore été figurée. M. De Candolle Ta dé- 
crite récemment , dans le 3® volume de son Prodrome, sous le 
nom de Rhipsalis funalis, — 2741 c' ^74^. Cactus cochlniliifer 
L. Opuntia cochineU^éra Haworth. Selon M. Hooker , le Cac- 
tus coccinellifer ^ décrit par M. De Candolle dans ses plantes 
grasses, n'est que le Cactus Tuna L, , plante fort différente de 
celle-ci. Au surplus, la cochenille existe sur plusieurs espèces dif- 
férentes dont M. Hooker expose l'histoire dans cet article. On 
y trouve des renseignemens intércssans , non-seulement sur ces 
plantes , mais encore sur le commerce de la cochenille. Deux 
planches sont consacrées au vrai Cactus coccineUifer,V\Mïei^o\XT 
le port de la plante, l'autre pour une branche avec tous ses détails; 
l'insecte mâle et femelle ( Cactus Cacti) y est aussi représenté de 
grandeur naturelle et considérablement grossi. — 2743. Cnn- 
ninghamia laneeolata. C'est le Cunninghamia sinensis de Ri- 
chard^ Conifères, p. 80, le Pinus laneeolata de Lambert, Pin. 
p. 5a, tab. 34? le Belis jaculifolia de Salisbury. ITn individu 
mâle de cette superbe conifère a fleuri dans le Jardin de Glasgow, 
pendant l'hiver de 1826 à 1827, et M. Hooker a complété sa 
description et l'analyse des fleurs, en se servant des descriptions 
et dessins de Richard, loc, cit. y tab. 18, n° 3. — a744« Dian- 
thus Caryophyllus L. Deux variétés de fleurs doubles, Tune l\ pé- 
tales fauves , maculés au sommet de lignes d\in gris noirâti^e ; 
l'autre, à pétales d'un pourpre très-foncé. — 2745. Camellia 
japonicaT,, Variété à fleur blanche simple. — 2746. Pleurothal- 
lisfoliosa. Nouvelle espèce d'Orchidée parasite, originaire du 
Brésil, et qui a fleuri en février 1827, dans le Jardin botanique 
de Dublin. Le genre Pleurothallis a été fondé par M. R. Bnivin 
dans son Prodromus florœ Noi>œ Hollandiw, Voici les caractères 
spécifiques de la nouvelle plante : » P. foliosa; bulbo oblongo 
«compresse basi apiceque folioso, scapis multifloris,pctulis au- 
•gusto-lanceolatis patentissimis,1abello ovato reflexo basilongi- 
«ttudinaliter bitnberculato meaibranisque dunbus erectis, » — 
1747. Acacia mucronata Willd. ; Wendiand , DisserL de Acac.^ 
p. 46, tab, 12. (G !f . j 

^(^, BoTANicAL Rboister.N'** CXLIX, cl. €t CLI ; juill., août 



Botanique. 8i 

et s#pt. x8ft7. In-S^ , avec figures. Londres. ( Y. le BuUetin de 

janvier i8a8, Tom. Xm, n** 64. ) 

1074. Morœa catenulata Liudley. Nouvelle espèce originaire 
deTilc Maarice,et qui a fleuri dans le jardin de la Société d'hor- 
ticukure. Elle est très-voisine du Morœa indioides , dont elle - 
se distingue par l'absence presque totale de poils sur les seg- 
meiis extérieurs du périanthe , qui offrent , k la place de ces 
poils, deux rangées de petites glandes verruqneuaes. Voici la 
phrase spécifique imposée par M. Lindley à cette plante : « M. 
cATBirrLATA ; foliis distichis enstformibus perennantibus tortis 
«scapi subramosi squamosi longitiidine; flore terminali subsoli- 
«tario : sepalis patentibussubiinberbibus,exteriorîbus duplô la- 
« tioribus basin versi^s utrînque verrucosis. » — 1075. Acacia 
suhcœralea Lindley. Cette espèce appartient à la première sec- 
tion fin genre Acacia Aiue M. De CandoUe a nommé Phjliodi^ 
nées- y nom tiré d*un phénomène physiologique trèss^rieux^ sa- 
voir : la dilatation des pétioles en feuilles. La nouvelle plante 
dont il est ici question est originaire de la Nouvelle-Hollande 
intertropicale. Elle a des affinités immédiates avec V Acacia 
amœna Wendiand , et elle est ainsi caractérisée : « A. scBCiEB,v- 
LEA : phyllodiis angustè oblongis glaucis cuspidatis, apice et 
«csuprà basin uniglandulosis , floribus A-^dis , racemis sub- 
«corymbosis, canlealato. » -— 1076. Convolvtdus scrobictUatus 
Lindley. On suppose que cette nouvelle espèce est originaire 4o 
rAmérique. Elle a fleuri en mars 1826 , dans le jardin de M. Ck>I- 
vill. Ses caractères spécifiques sont: « C. scaoBici;LATus; foliis 
•screbiculatis glabris cordatis trilobis, lobis lateralibus obliquis; 
•intermedio angastiore producto acuminato , pedunculis subbi- 
«fioris, calycis glabri laciniis acuminsitis multo brevioribus. » — . 
1077. Urvillœa ferruginea Lindley. Cette plante est venue dans 
le jardin de la Société Horticulturale > de graines envoyées du 
Brésil en i8a3. C'est une espèce d'un genre de la famille des Sa- 
^ pûidarées créé par M. Kunth^dans les Nova Gênera du Voyage 
de MM. de UumboldtetBonpland. Elle est remarquable par les 
poils ferrugineux qui couvrent ses tiges à rameaux triquètres et 
grimpans , et par les vrilles d'une excessive longueur, qui ac* 
• compagnent les grappes de fletirs. Ces vrilles ne sont que des 
dégétiérescences des pédicelles inférieurs. Voici la phrase spé- 
cifique de cette plante : « U. FEaAUoniKA : ramis triquetris; an* 
B. Ton» XVI. 6 J^^\ 



8s BoimifUê: N^ 56 

«gulis rafovillosUy foUolis çovdatis dentotb tubWiilâ vUkios , 
•fructibus pubescentibus.» — 1078. CmmeUia reiktUala lindley. 
Cette belle pUnte a le port da CJa/ffinica ; mais elle peut s'en 
distiii|;uer » selon M. lindley , par ses feuilles fortemeat rélicu* 
lées et par son ovaire soyeux. Ses fleurs ont aussi un aspect dif* 
férent ; ses pétales sont plus ondulés , el leur disposition n'est 
pas régulière. M. Lindley la caraotcrise ainsi : « G. amcvii^T^ : 
«foliisoblongis acuminatis reticulatis planis, oalyce pentapkylio 
.«colorato, ovario sericeo. » L'auteur ajoute à cet article «ne 
courte énumération des espèces de CamelUa» dont il fixe le nom* 
bre à 3 , et il termine par une digression sur la question des es- 
pèces et des variétés. — 1079. Psidium pyréfèrum L. , vulgaire* 
ment nommé dans les colonies françaises le Goyavier. — io8o. 
^'locA^ygniM^idle/ilaKi Lindley. Nouv. espèce trouvée, en iS«&» 
aux environs de Yalparaiso , par M. J. M'Rae, qui en a envoyé 
des graines «à la Société d'horticulture. Elle est ainsi caractéffi-> 
aée : « S. omAiroiuxvTATA; caule aseendente hispido^ foliis ovato-> 
•oblongis grosse dcotatis sublucidis hirsutis suinmis sessilibiis, 
•verticillis subsexflorisy galeâ subintegrâ. » Quoiqu*aucuBe es- 
pèce de Stachys, originaii^ du Chili» n'ait encore été publiée 
av&nt la précédente , il y en 9 cependant au moins 5 qui sont 
maintenant cultivées dans le jardin de la'Société d'horticulture. 
M. Lindley se contente d*en décrire la plus remarquable sous le 
nom de Siachya aihicauUt, Elle a été trouvée par M. M'Rae 
aux environs des bains de CoUna. — 1081. Jnanassa bnuiemta 
Lindley; « foliis spincso-serratis ; bracteis foliaeet& coloratis. 9 
M. Lindley rétablit , sous le nom à*Atfmnassa, le genre Amt^ 
mas de Toumefort y que Linné avait réuni è son Bromeiùt. L'es<* 
pèce en question est admirable par l'élégance et la vive couleor 
de ses bractées. Elle est originaire du Brésil. — 108a. CoUmsia 
parU^ora Lindley. Nouvelle espèce découverte, en 1827 , P^** 
M. Douglas y dans le voisinage de la rivièra Colombia. Elle se 
distingue du C\ -verna de Nuttall par ses fleurs plus petites et so- 
litaires dans les aisselles des feuilles. M. Lindley lui assigne les 
earaotères suivans : « C. rAnviFLoa^; foliis ovato-oblongis sub- 
^tegris pubescentibusyfloribus axillaribiissolitarîis,calycte co- 
««llas subasquali, caule pubesceute, corollœ laciniis aeutis inle- 
gria. » •— io83L Calceakwia ifUegrifi>iia var. anguêUfoUa* C'est 
vue variété d'une plume décrite dans le M^mmkmlÂfegUtmr, n^ 



Botanique. 63 

744. Elle est originaire des environs de Val^^raisû et de la Con- 
ception au Chili. — 1084. Tabernœmontana gratiisima. La de- 
scription do cette plante est tirée du .7* volume des Transao- 
tions de la Société d'horticulture , où M. Lindley l'a publiée.-» 
io85. Muscari giaticum Lindlej : « floribus turbinatis, racemo 
«laxo pyranidato muUifloro, foliis latis acuminatis glands.» 
Cette plante provient d'un seul bulbe envoyé de Perse à la So- 
ciété d'horticulture. L'espèce dont elle se rapproche le plus esl 
le Muscari ciiiatum ( Bot, Krgisi, , n^ 394 )} mais elle n'a pas ^ 
comme celui-ci, les feuilles munies de cils nombreux. — loM. 
Dianûtus arhuicula, M. Lindley appelle de ce nom un cnllet 
à tige presque ligneuse, qui est originaire de Chine, et qui, 
sous le rapport de la beauté de ses fleurs très-susceptibles à 
doubler, doit être d'une culture plus facile que le Dianthu 
arboreus. On le propage par boutures. -^ 1087. Opkrys turaêa 
Lindley: « labello cmarginato întegerrimo convexo villoao in-^ 
«appendicnlato bivituto versus basin bicomi,sepalisherbaeeis: 
«interioribus ovatis pubescentibus discoloribus, exierioribua ob- 
atusis duplo brevioribos foliis glaucis. u Cette espèce a été en* 
voyée de Rome par M. Mauri,sous le nom à^Cphry* araneifera^ 
mais elle n'a pas le tablier muni à son extrémité d'une petite 
pointe on d'un lobe appendiculaire. Du r^-^, elle ressemble 
beaucoup à l'O. aranei/era. M. Homschuch a aussi trouvé cette 
plante'aux environs de Tricste. — 1088. Geum cocdneumSjtÏDgief 
in De Cand. Prod. ^ :a. p. 55 1. Smith , FI, grœc. Prodé^ 1 ,p. 354 ? 
G. chiloen$e Balbis Mss. Cette plante est une des plus belle» ao-' 
quisitions que les jardins d'Europe aient faites depma quelques 
années. On lui indique pour patrie % contrées bien éloignées , 
savoir, le Mont-Oljmpe en Grèce, et la côte du Chili. M. Lind- 
ley a reçu des échantillons de cette plante cueillis aux environs 
de la Conception : ainsi, nul donte sur cette dernière localité. 
Quant à l'autre patrie, M. L. recommande d'examiner si les 
échantillons du Mont-Olympe sont bien de la même espèce que 
cenx do Chili. Nous croyons avoir hi quelque part que M.' Lind- 
ley a résolu' affirmativement ce pomt de doute, — > 1089. GfepH- 
ieaJuMqpâfina Brown, Linn. Transaci.^ lo, p. 171 (i).— ^1090. 
Sjfmrinchiéun cyaneum Lindley : t caule paniculato , foliis li- 

(f) Ndos a YOD» aussi donné anefigare de catta espèce dans nos Icônes 
Hikàgtûpkiém plant, Antsratûsiœ rur, tsb. S. ( 0-n. ) 

6. 



84 Botanique^ 

«neari*ensifonnibns scapo subaqualibtls margine glabris , pe- 
«riantfaii laciniift ovato-oblongîs uniformibus, stammibnîi sublî- 
beris stylo multo longioribus ». Espèce découverte dans l'île 
desKanguronspar MM. R. Brown et Lcschenault; mais non dans 
un état parfait de fructification. Elle a été trouvée en fruit dans 
la même île par M. W. Baxter. Elle n'offre, dans sa structure , 
rien qui puisse la faire distinguer génériquement du Sisyrinchùtm. 
Cependant M. Swect, dans son Flora australasica, en a fait un 
genite sous le noxa^ Orihrosanthus. — 1091. CamcUia Sasanqua 
Thunb.. FI, Japon,, 278, tab. 3o. La figure que donne le Bota- 
nieal Register est celle d'une belle variété à fleurs doubles. — 
109a. Piicaù'nia flammea. Originaire de Rio de Janeiro ; celte 
espèce nouvelle a fleuri dans un jardin d'Angleterre, en novem- 
bre i8a6. M. Lindley indique les caractères qui distinguent es- 
sentieUement celte plante des P. stamina intcgrifolia, latifo- 
Ua , etc. Au surplus, voici sa phrase spécifique : «P. flammea : 
«foliislanceolatisintegerrimis acuminatis subtùs lanuginosis, pe- 
«dunculis calycibusque glaberrimis, petalis redis staminibus Ion- 
«gioribus ». — 1093. Ophrytjtenlhredin^era Willd., Sp. plant. , 
4 , p. 67. M. Lindley donne quelques explications sur les plan- 
tes rapportées à cette espèce, et il prouve que celle de Tenorc 
est une espèce nouvelle qui doit recevoir le nom ^O.Tenoreana, 
— 1094. Valerianella congesta Lindley. Cest une jolie plante 
qui a trois éumines et le fruit semblable à celui des Valeria- 
nella, Elle est originaire de l'Amérique septentrionale. — logS. 
Cyclamen perskum. Variété à fleurs extraordinairement gran- 
des et laciniées. ( G....N. ) 

57. Flora BaASiLiiE meridionalis ; auctoribus Aug. de St.-Hi- 
LAI RE, Adr. de Jussisu, et J. Cambessâdes. Fasc. yil,yill, IX. 
Paris, 1827-1828; Belin.Voy. leBullen'n, Tom. XIII, n** 47- 

Dans l'analyse que nous avons précédemment publiée des 3 
derniers fascicules de cet important ouvrage , nous avons rap- 
pelé que les auteurs ont adopté , pour la grande famille des Mal* 
▼acées , la distribution en 5 tribus des genres nombreux qui y 
ont été rapportés , telle qu'elle a été présentée par M. le profes^ 
seur Kunth , soit dans les Nopa gênera , soit dans -son travail 
spécial sur les Malvacées. Le 7^ fascicule continue la troisième 
tribu I celle des Mahées, Le genre Hibiscus y renferme dix espè- 



Botanique* ^ 85 

G8S, dont 8 sont nouvelles. Panni ces dernières, les «nteor» fi- 
gurent, pi. 4^9 y Hibiscus kitaibelifolius y qui croît dans lapro* 
viiioe des JHines. Au genre Fugosia de Jussieu , dont ils décri- 
vent trois espèces nouvelles, les auteurs pensent qu'il faut réu- 
nir le genre Rtdutea de Ventenat, ces deux genres n'offrant réel- 
lement aucune différence qui puisse servir à les distinguer. £n 
effet, le genre Ftfgosia était décrit comme ayant un seul stig- 
mate en massue, et trois loges monospermes, tandis qu'on at- 
tribuait au Reduiea trois stigmates et trois loges polyspermes. 
Mais les auteurs de la Flore du Brésil ont trouvé que, dans }e 
Fugosia digiiata , les loges de l'ovaire contenaient chacune qua- 
tre ovules asceudans, et dans le Reduiea heteroph^Ua^ les trois 
stigmates n'en forment, au moins à une certaine époque , qu'un 
seul absolument semblable à celui du Fugosia , par sa figure et 
sa puljcscence. Ijes Fugosia sui/urea et F, phiomidifolia sont fi- 
gurés, le premier pi. 49» et le second pi. 5o. 

Le genre G&ssypium ne se compose que du G, vitijblium de 
Lmk. , qui est cultivé dans plusieurs provinces du Brésil. 

Les auteurs ont cru devoir rétablir , sous le nom de Parùiitm^ 
un genre déjà formé par Adanson , qui rappelait Pariiiy et qui 
a pour type V Hibiscus tiUaceus de Cavanilles. Ce genre se distin- 
gue surtout par S cloisons incomplètes qui alternent avec les 
valves» et qui se dédoublent lors de la déhiscencede la capsule. 
Ce gefire termine la troisième tribu» celle des Malvées. 

La 4* tribu , ou celle des Bombacées , se compose ici des gen- 
res 1^ Pachira d'Aublet, qui renferme trois espèces nouvelles » 
savoir : Pachira marginata, figuré pi. Sx , Pachira inacnmêha 
et Pachira aretmria ; a® Bombax , composé de deux espèces y 
dont une nouvelle, B. tomentosum\ V^ Eriodendron , qui com- 
prend deux espèces nouvelles, EJasminiflarum , figuré pi; 5», 
et E. pubiflorum ; 4® le Chorisia de Kunth, composé de deux 
espèces , C crispifiora Runth, et une espèce nouvelle C. spe^ 
dosa. A la suite de ces genres, formant la tribu des Bombacées». 
les auteurs ont placé les genres Myrodia de Swart£, dont ils 
déorivent une espèce nouvelle, M, pendulifiora ^ figuré pi. 53» 
A. , et VHeiicteres de Linné , qui comprend trois espèces nou- 
velles, savoir :J7. brevispira^ figuré pi. 54,^- macropeiala, 
etlT. sacaroiha, 

La cinquième tribu est cdk des SitrettUaOef, qui ne eow^ 



9S Botanique. M^ 67 

prend ie! que le genre StercuHa 4:ompo8é dhine seule espèce , 
SiCbkha. 

La famille des THiacées succède à celle des Malvacées. Le 
genre Corchorus comprend six espèces dont quatre nouvelles. 
Parmi ces dernières, les auteurs ont fait représenter le C torti- 
pes pi. 55. Stir huit espèces de Triumfetta décrites dans la Flore 
du Brésil, 7 sont nouvelles, et l'on a représenté ici les deux sui- 
Tantes,?*. nemoralis ^^j^X, 56 A, et T, longicomOy^X, 56 B. Le genre 
Luhea de WiUdenow s'enrichit ici de 5 espèces nouvelles. Nous 
citerons ici les Luhea unijlora, figuré pi. 57 ; Luhea dharicata^ 
pi. 58 B et Luhea rufescens, pi. 58 A. 

• En commençant la famille des Ternstrœmiacées qui suit celle 
des Tiliar '^es, les auteurs de la Flore du Brés*! préviennent qu'à 
l'avenir ils placeront à la fin de chaque famille le nom de celui 
d'entr^eux à qui sera due la rédaction de cette famille. Cependant 
nous pouvons faii c remarquer que, dans les familles précéden- 
tes, on doit à M. Adrien de Jussieu la plus grande partie du tra- 
vail des Malvacées et des Tiliacées. 

. Les Temstroemiacées ont été rédigées par M. Cambessèdes, qui 
a adopté cette famille dans les limites qui lui ont été assignées 
par M. Kunth, c'est-à-dire qu'elles se composent des Ternstros- 
miacées et des Théacées de M. Mirbel. Le genre CoMospermûtn 
de M. Kunth, que M. Martius a publié sous le nom de Mnxinth- 
i&niea, ne comprend qu'une seule espèce, Coch, insigne^ déjà dé- 
crite et flguirée par les auteurs dans leurs plantes usuelles des 
Braailiens. Deux espèces nouvelles du genre Temstrœmia sont 
iei décrites sous les noms de T. brasiUensis ftg.pl. 59 et S. car- 
nota. Le genre Lapiacea de M. Kunth avait déjà été nommé 
Hœmocharù par M. Salisburj; nliiab ce dernier nom ayant été 
employé antérieurement par M. Savigny pour désigner un genre 
de la famille des sangsues bu hirudinées, les auteurs de la Flore 
du Brésil ont cru devoir adopter le nom proposé par M. Kunth. 
La seule espèce qu'ils décrivent, l'avait déjà été par M. Martius 
sons le nom A^Bœmœharis senuserram^'JSiOY, gen. i. p 107. t. 67. 
Schreber, comme on sait,s'était cru en droit de changer arbi- 
trairement les noms des genres d'Aublet. Aiuâi il avait substitué 
celui de BonneHa au Mjhurea du voyageur français. Mais néan- 
moins, selon la remarque de MM. Martius et Cambessèdes^ les 
deu espèce» bnsiUc&iies rappoitécs aa Jhtmamf pendncnt 



Botanique. 87 

ganériquement aases différentes da Mahurea de la Guyane) et 
probablement il sera nécessaire d'adopter les genres Bonnetia et 
Mahurea comme distincts. 

Le beau genre Kielm^era de M. Martius, se compose ici de 
douze espèces dont sept sont nouvelles, ce sont les K, speciosa 
St-Hil., Juss. et Camb. PL uu. pi. 58, dont les feuilles sont em- 
ployées comme émoUîcntcSy K.falçata^ K, rubriffora pi. 60, K« 
nmif6tiajlL.kumifiiêa^ pi. 63. K. iomentosafp]. 61 eiK.exeelsa. 
Les Marcgraviacées qui suivent les Ternstrœmiacées, ne se 
composent ici que du genre Norantea d'Aublet, qui comprend 
trois espèces , savoir : N, bmsiliensis Choisy, N. adamaniimn^ 
T, 6»y et N, goYasensis, Nous ajouterons ici que dans un envoi 
de plantes que nous avons reçu tout récemment de Rio de Ja- 
neiro^ il se trouve une Marcgraviacée, qui n'est pas mentionnée 
dans la Flore Brasilienne, c'est le Moirgravia umbeilaia L. 

Les Guttifères ont été travaillées avec un soin tout particu-* 
lier par M. Cambessèdes. Ainsi ce botaniste réunit au genre 
Topomita d'Aublet les genres Marialva de Vandelli, Ochrocar^ 
pos deDupetit-Thonara elMicranthera de Cboisy. Une seule es- 
pèce brésilienne est décrite et figurée sous le nom de Totfomàa . 
pankuktia, T. 64. Le genre Clusia renferme quatre espèces, 
savoir : C rogea L. , et trois espèces nouvelles , C erui»a T. 65, 
C. Gaudéckandii et 6*. iumeeolaia. L'auteur établit sous le nom 
d'AaAvnaA un genre nouveau voisin du Clusia, mais qui en dif- 
fère auflisamment par son calice polyphylle, sa corolle compo- 
sée de 9 à xo pétales, ses étamines soudées en une masse com- 
pact» qui entoure le pistil, ses anthères s'ouvrant par 2 pores 
et par plusieurs autres caractères. Une seule espèce compose ce 
genre jusqu'à présent ^ c'est VArrudea cUuioides pi. 66. Dans le 
gcwre CaicffyUÊim, se trouve une seule espèce, qui est nou- 
velle, c'est le C. àrmsUienu pi. 67. 

Le genre Pâle» d'AuMet, ou Caryocar de Linné, avait été 
placé par M. de Jussieu à la suite des Sapindacées, en indi- 
quant «éanmoim ses rapports avec les genres des Aeerinées , 
doBt «k a fMné deiNiis la famille des Hippocastanées. Hais le 
prot De CandolU^ n fut de ce genre le type d'une famille nou- 
irrile fiill a nonmée Bkiaobolées. Cette famille offre plus d'un 
poim de lesseflriblaoœ avec les Guttifères , non-seotement par 



88 Bùtamque. 

nouvelle est ajoutée au genre Caryocar, sous le nom de Caryocar 
Brasiliense pi. 67 bis. 

Les Hypericénées ont été traitées par M. Aug. de St-Hilaire, 
qui continue à consacrer à la rédaction de se Flore , tous les 
instans de repos que lui laisse le mauvais état de'^a santé. 
Cette famille se compose ici des genres Vismia et Hyperitum, 
Dans le premier, l'auteur décrit trois espèces, dont une nouvelle 
qu'il figure sous le nom de K longifoUa pi. 68. Quant au genre 
Hypericutriy M. de St.-Hilaire en a trouvé i5 espèces dans les 
différentes parties du Brésil qu'il a visitées ; toutes ces espèces 
sont nouvelles, à l'exception des H, connaium et Brasiliense. 
Parmi les espèces nouvelles , l'auteur a fait figurer les suivan- 
tes : H. eapfior bioides pi. 69 et H, Pelleterianum pi. 70. 

La famille des Aurantiacées comprend une simple indication 
des cinq espèces du genre Citrus , qu'il a vu cultiver dans le 
Brésil. Ces espèces sont: C vulgaris y C jiumniium , C Xi- 
metta , C. Limonum et C medica. 

Les Olacinées, qui ont été séparées des Aurantiées par M. Mit- 
bel , se composent ici des Heistéria coccinea et Ximenia amen 
cana, 

La famille des Vignes ou Ampélidées de la Flore du Brésil 9 
ne comprend que les genres Cissus et Vitis, Dans le premier de 
ces genres , M. Cambessèdes décrit huit espèces , dont cinq sont 
nouvelles. Ce sont les C, tamoides , C. duarteana pi. 71 , C.-<i/- 
biday C spinosa et C syhatica, La vigne est cultivée dans quel* 
ques parties du Brésil, mais nulle part elle n'est l'objet d^une 
culture assez étendue pour que ses fruits puissent être conver- 
tis en vin. 

La 9® livraison se termine par le commencement de la £1- 
mille des Sapindacées, sur lequel le M. Cambessèdes, à qui on 
en doit la rédaction , se propose de publier un mémoire spécial. 
Nous remettons à rendre compte de cette famille, en analysant 
Ja prochaine livraison. 
' Nous ne saurions tenniner cette analyse, trop succincte pour 
faire connaître tout ce que cet important ouvrage offre de nou- 
veau, sans adresser nos félicitations à l'habile iconographe, 
chargé maintenant de dessiner les planches de la ' Flore du 
Brésil. Madame Eulalie Dèlile, succédant à M. Turpin , avtit à 
subir une épreuve difficile. Mais les dessins que Ton doift à son 



Botaniquf» 89 

pinceau offirent ane telle exactitude , une si grande perfection , 
qu'ils la placent au premier rang des peintres de la botanique. 

Achille Richard. 

58. NoviTif YvùEJE, SvEciCMf auct. ëI.Fhies; edit. altéra, auctior 
et in formain commentarii in Cel. Wahleubcrgii floram succi- 
cam redacta. I0-8" de xii-3o6 p. Lund, i8a8; Berling. 

L'autenr, dont le nom est déjà si célèbre eji crjrptogamie , 
s*est aossi beaucoup occupé des plantes phanérogames de la 
Flore suédoise, et il avait publié sur ce sujet plusieurs disser-* 
tations académiques qui ont paru de i8z4 à i8a3. Il était sur 
le point de publier la Flore de son pays , lorsque M. Wahlen- 
berg l'avertit qu'il travaillait à un pareil ouvrage. Renonçant à 
sa grande entreprise, il vient de donner la seconde édition d'un 
ouvrage qu'il a décoré du titre de Nouveautés de la Flore de 
Suède, pour servir de commentaire à Touvrage de M. Wahlen«- 
bei^. Ce titre indique assez clairement de quoi se compose le 
livre de M. Fries. Un assez grand nombre d'espèces qui avaient 
échappe à l'investigation de M. Wahlenberg , des espèces réta- 
blies ou plutôt formées aux dépens de celles qui étaient géné- 
ralement reçues, et qui n'en étaient considérées que comme de 
simples variétés, des localités indiquées avec précision, une 
synonimie rédigée avec beauconp de soins et au niveau des ou- 
vrages les plus récens , enfin une foule de détails très-intéres- 
sans sur l'organisation, la physiologie et la géographie des 
plantes, voilà ce qui se fait remarquer principalement dans les 
Novitiœ^orœ Suecicœ. Ces détails sont trop nombreux pour que 
nous puissions les indiquera nos lecteurs, car il faudrait analyser 
le h'vre depuis la première jusqu'à la dernière page, ce qui nous 
entraînerait au-delà des bornes que nous avons coutume de 
nous imposer en rendant compte des ouvrages généraux. N'ou^ 
blions pas cependant de signaler dans l'ouvrage de M. Fries^ les 
monographies de certains genres dont les espèces, très-nom* 
brenses en Europe, ont été toujours dans le chaos, comme» par 
examine »• les Eteracium, les Mumex, les Metukes, les Roêetg 
les Cenudum , les Fioleties , les Potamogeion , etc. Dans une 
priéface, élégamment écrite, M. Fries se justifie du reproche 
qu'on pourrait lui faire d'avoir été peut-être un peu trop enclin 
aux imiovalions, et d'avoir admis avec trop de facilité la multî- 



90 Boiamque. 

pUcation des espèces. U déclare que son horreur pour les plan- 
tes douteuses est teUe, c|u'il éprouve plus de satisfaction end^ 
truisant une seule de celles-ci , qu'eu décrivant plusieurs es- 
pèces nouvelles. « Dubias plantas tantain odi, ut unicam hanun 
exstirpare^'qttàm'plures novas dâscrihere maiim, » Après une 
telle déclara cion^de principes» on serait injuste de critiquer l'es- 
prit qui semble diriger un auteur; et si l'on ne s'accorde pas 
avec lui 9 c'est qn3 la question offre trop de difficultés pour 
qu'elle puisse être résolue sans la communication des matériaux 
qui ont servi à établir son opinion. Nous avons dit que M. Pries 
avait exposé des détails intéressans sur la géographie et la phy« 
siologie des plantes ; mais, afin de faciliter la recherche de ces 
observations, il en a donné à la fin une sorte de table que l'on 
aurait désiré plu» étendue, mais qui nous semble une addirion 
fort utile aux ouvrages généraux, où les spécialités sont pour 
ainsi dir« uoyées dans un déluge de descriptions. 

Dans cet ouvrage, M. Frieo n'a pas traité des plantes crypte»- 
games, excepté des Fougères, parce que ce sujet a été exposé 
avec toute l'étendue convenable, dans les nomureux ouvrages 
que cet auteur a publiés sur les Champignons, les Lichens, etc. 
On remarque à la fin du volume un supplément sur les Mousses, 
dont M. N. O. Ahnfelt est l'auteur, et qui contient des rewei- 
gnemens asses détaillés sur plusieurs espèces d'^ypniMn, Or^ 
, Gymmostomum , Phataim, etc« G. • . . • ir. 



59. NoviTij! FLOAJs HOLSATiiB, sive Supplemcntum alterum pri- 
mitiarum florae Holsatiae G. H. Weberi; auctore E. F. Nolte, 
prof. Botan. xxiv et 82 p. in-8^. Kiel 1826. (Dansk Litieratur 
Tùiendej 1827, n®* 9 et 10.) 

Depuis les Frimitimjiww Hokaêim de Weber, qui oui para 
en 1780 , et le supplément en 1787, il n'avait clé publié auoni 
ouvrage spécial sur la flore du Hoblrâ» à l'exeeptioii ck YEuêU 
d'un caêaiogme despianmê eroisstmi spotHumémêmi dmt$ tu -ém^ 
càéi de Halsiêim eid^Skmg, pn C. W. Ritler, i8t6. M. lldle^ 
qui prépare une flore du Slcsvig, du Hofarteûi eréuLauenbovg, 
a voulu donner d'abord no nouveau supplément à TooTnige de 
Weber^en indiquaDt les pbntes déeooverles daw oe poysio» 
pois la poblieoiion du 1^ suppléoMSt Lss piantes p ha née o ** 

game»! Mooivéesdaas Ni 4««M» MMMMM^è So^ 4oMlh»4<>B^ 



Botanique. gt 

été obserrées par M. TVolte même. Poar expKquer comment Soo' 
plantes ont pu écbapper à Vatteotion d'un savant botaniste tel 
que Weber, il faut remarquer que M. Noite a étendu ses recber- 
cbes non-seulement sur le Holsteîn , mais encore sur le Slesvig 
et le Lauenbourg, que beaucoup de plantes du dehors ont dû 
être acclimatées depuis ce temps; enfin , que ce qui a paru une' 
espèce à ce dernier botanbte, a pu n*étre quVine variété pour 
le premier. 

AL J^oJte a rangé ses plantes conformément au # ystème seiwel, 
en indiquant seulement par les noms les plantes communes» et 
en ajoutant pour les plantes plus rares l'indication des loealilés 
et quelques observations critiques. Parmi ces observations y il 
fant remarquer celles qui concernent lUtrieulnria iniermetUa 
Hayne , le Ciraea a/pina L. , diverses espèces de ScirpHs , V^run- 
do pseudophragmites Hall, fils, le Galîum pusiiium L., un grand 
nombre d*espéces de Potamogeton^ genre auquel l'auteur a donné 
une attention particulière , le Kockia hirsutm Wolle ( Salsola hir- 
mta L. )y le SeUnum lineare Schum. avec des corrections de la 
synonimie de Sprengel, le Càehiearùfangiica L., dont les es- 
pèces septentrionales ont été examinées avec soin et distinguées 
des C offieinaUs , anglka et danica. Diverses espèces douteuses , 
telles que SeUnum sylvestre^ Rumex cristaius Wallroth^ Mpih- 
Hum vàrgaium Fries, SperguXa maxima Weibe, diverses espèces 
de Buhus y ont besoin d^étre soumbes à un nouvel examen. L'au- 
teur a marqué d'un astérique 0a plantes qu'on ne saurait regar- 
der comme indigènes ^ telles que Astrantia mi^or, Coriandrum 
sativum , etc. Si l'auteur ne se propose pas encore de publier sa 
Flore complète, il devrait au moins donner, sur les végétaux 
cryptogames y un travail semblable à celui qu'il a fait sur les 
phanérogames. D. 

60. Fu>ax rxTTOMSQus «t iiinioài<x ms iUvf xu^na 1 ou Histoire 
naturelle des plantes iisuelles des Colonies françaises» 4n- 
C^aises, espagnoles et portugaises; par M. ^ Qxaoomiil'* 
In-S*^, par cahiers d'une feuille •*. 56* k xio* livraisons. Pa- 
Hsy i8a7*-x8ft% Chnpproii-Renard. 

I^'buvrage était d'abord Uuituié Fhr^ médictdê «bi ^MUm 
et c'est sous ce titre qu'ont été publiées les 9S premières U^ 



ga Botanique. . 

73. lurtïkYunKM GftONiKG4N«.---Cata]ogue des pbntes trouvées 
dans la province de Oroningue; publié par la Société ppur 
ravancement de l'histoire uaturelle de Grouingue. 66 p. in-8®9 
prix, 60 c, Groninguc y i8a5; Oomkens. 

Simple 4iste des plantes phanérogames ( à Texception des 
Graminées), avec Findication des lieux où elles croissent. L'au- 
teur a pris pour base, à cet égard, la Fhra Belgii septenùio- 
naiis de Van Hall (i). (FaderLLetierœJen,} avril 1827, p. i58.) 

61. TBNTilMEN FLOK£ ALPINJE HELVETIJB icOuibuS Ispidc inClSÎS 

et descriptionibus illustrât»; auct. G. F. Zollikofee. In -4^. 
St.-<}all, i8a8. 

6a. Botanique des états des Illinois et du Missouai ; par Lew. 
C. Becx. (^Amer, Journ, 0/ science ; vol. XII, n^ 1 ; avril iSaS, 
p. lia.) Voy. £ulL,\o\. XI, p. 18a. 

Ce n^ renferme les plantes qui appartiennent à l'Icosandrie 
jusqu'à la Monadelphie- Polyandrie inclusivement. Cest ua 
simple catalogue dans lequel on trouve 3 espèces nouvelles, 
i^ Ranunculus — ^nov. sp.^ foliis omnibus radicalibus, pubescen- 
tibus, petiolatis, 3-5 sectis; scapo villoso, unifloro , foliis Jon- 
giore ; calyce persistente ; petalis oblongo-ovatis. Celte plante 
croît dans les prairies, a^ Ferbena lanceolata\ erecta , hirsata; 
foliis lanceolatis,acutiusculis, basi attenuatis, subsessilibus , 
inciso-serratis ; spica terminali, stricta, imbricata; bracteis 
lanceolatis , calycem superantibus. Cette espèce croît près de 
St.-Louis. 3® Penutcmon litttialiii'j glaberrima; foliis coriaceis» 
ovato-lanceolatis , denticulatis , sub-amplexicaulibus ; Qoribus 
paniculatis ; calycis foliolis ovatis acumiuatis; filamento sterili 
apice barbato ; antheris glabris. Ce genre se distingue de FJ?-* 
riandiera NuttaUii par ses anthères glabres. R. 

63. Sua DES PaLMIBES-DaTTIEAS viciTANT EN PLEINE TEEEE EN 

Italie ; par le D' Beunnee. [Annalen der allg, Schweizensch- 
Gesetlsch^f, d, gesammten Naiurwissensch, j Tom. H, a* cah. 
i8a5, p. xga. ) 

L'auteur décrit un palmier-dattier qu'il a trouvé à Naples 
dans le jardin d'un prêtre; cet arbre a 35 À 40 pieds de haut, en 
7 comprenant la couronne ; son tronc a 7 pieds de circonférence 

(i) Voy« le ButUUn, Toat X, n* 83. 



Botanique. 9) 

à S pieds d^élévatîon de la terre, et , par conséquent , 1 pieds a 
poue. -j de diamètre ; son âge est estimé à aoo ans au moins ; 
c'est nn individu femelle. A Terracîne , Tauteur a vu deux autres 
palmiers 9 l'un mâle et Tatitre femelle; à Rome, on en trouve 
cinq en plein air. Le dattier prospère encore à Pise; mais à Flo- 
rence, le Chamerops humilis a déjà de la peine à supporter la 
rigueur de Thiver. 

64. Rbvux de la FAMiLLS DES CaASSCUkcixs ; par M. A. P. Db 
CiifooixB. In-A** avec i3 pi.; pris, 8 fr. 5o c. Paris, i8a8; 
Treuttel et Wùrtz. 

Bans ce mémoire, M. De Candolle expose les caractères gé- 
néraux de la famille des Crassulacées , en commençant par les 
organes végétatifs. Entre autres observations curieuses , il fait 
remarquer que cette famille présente Texem pic unique, dans le 
r^[ne v^étal entier, de plantes à feuilles opposées, dont les 
paires sont, non pas croisées â angle droit, mais dont chacune 
coupe la précédente sous un angle fort aigu , de telle sorte que 
les paires sont disposées en spirale; c'est ce qu'on observe dans 
le Gtobulea obpoltata. 

Passant aux organes de la fructiGcation, M. De Candolle en 
décrit la structure générale avec beaucoup de détails; il insiste 
particulièrement sur la nature des écailles nectarifères qui se 
trouvent à la base externe des carpelles , et il pense que ces 
organe ne sont pas des rudimens d'étamines , ainsi que quel- 
ques personnes l'ont pensé , mais des appendices glanduleux 
qui dépendent des carpelles. 

La position relative des organes de la fructification est une 
considération qui occupe beaucoup l'auteur. Il fait remarquer 
que, de toutes les familles connues, il n'en est aucune où l'or- 
ganisation florale soit plus claire et plus conforme à la théorie 
que celle des Crassulacées. Si l'on jette les yeux sur les coupes 
horizontales de deux fleurs figurées dans la première planche , 
on peut, en quelque sorte, y lire la structure de presque toutes 
les familles, en supposant seulement des variations de nombres, 
de soudures et de développemens. 

La grande similitude que les Crassulacées offrent dans leurs 
caractères était un obstacle à la division de cette famille 
en tribus bien distinctes. Cependant M. de Candolle l'a partagée 



en dti» gcoopet qa*il a nommés Caassuukes ou vnàiBs Ca4smj« 
iJiGi^BS {Craisttieœ seu Crassulaceœ legitimfe)f et Ckassolacsu 
hnoukhtn (Crassulaceœ anomalx). Le premier groupe est ca- 
ractérisé par ses carpelles libre», dchiscens par une suture in- 
térieure* Ce groupe est subdivisé en 2 sections « d'après le 
nombre des étamines égal ou double de celui des pétales, et 
l'auteur les a nommées Isostemones et Diplostemoites. Chacune 
de ces sections est elle-même encore subdivisée selon que les 
pétales sont libres et sondés. 

Irix-sept genres composent la tribu des Crassnlées ; ce sont 
les TiUœa^ BuUiarday Dasjrstemon, Septas, Cnusula, CMa/ea, 
Curtogyne , Grammanthes , Rochea , Kalanckoe, BryophjUium , 
Cotylédon, Pistorinia^ Vmbilicns, Echeveria, Sedum et Semper^ 
vwitm. Les Crassulacées anomales ont, pour caractères essentiels, 
leurs carpelles soudés entr'eux , et ne s'ouvrant pas par une mar 
ture intérieure; elles ne renferment que deux genres, Diamor^ 
pha et PenthoFum. 

Les vrais rapports de ces divers genres ne sont pas 
exprimés dans la série linéaire que nous venons de tra* 
ccr avec toute la précision que requiert leur distribution 
naturelle. M. De CandoUe a donc cru nécessaire de les repré- 
senter au moyen d'un tableau synoptique (pi. II), où les genres 
sont inscrits dans un cercle divisé en 4 parties égales, mais de 
manière que les genres anomaux sont placés plus ou moins 
près de la circonférence , selon que, par leur port, leur symé- 
trie absolue et leurs caractères, ils s'éloignent plus ou moins 
de la famille. 

Examinant les Crassulacées sous le point de vue de leur dis- 
tribution géographique, l'auteur donne pour le nombre des es- 
pèces 973 , et pour celui des genres 19; ce qui fait x4 pour la 
moyenne des espèces de chaque genre. Sept genres, comprenant 
i33 espèces, c. à d. à peu près la moitié de la famille, sont en- 
démiques au cap de Bonne -Espérance; l'autre moitié se 
<Êstribue entre des pays très-divers, avec cette restriction 
qu'on n'en connaît encore aucune espèce ni dans les Antilles, ni 
dans les îles de l'Afrique australe. Un tableau fait voir d'un seul 
ooup-^d'œil cette distribution géographique. 

M. De Candolle expose ensuite la revue des genres et la de- 
scription des espèces nouvelles. Kous ne mentiomeroiis m ^a 



MpêémêfHê. gS 

ki addîiioiii fUt«8 par ce savant botaniste, adAkms qui n'ë* 
taicBt que faiblement esquissées dans le Prodromus iy$$gmaiis 
nniversaiis vegetabilium , et dont quelques-unes paraissent pour 
la preniére fois dans le Mémoire que nous analysons rapide- 
aient. Ainsi nous passerons sous silence les genres BitUittnta | 
S^4i$, KaUutchùe, JBryopfyUttm, qui, réduits chacon à un 
très-petit nombre djBspèoes, n'ont subi aoctm cbangement de- 
puis leur admission. 

Une espèce nouvelle de TiUœa, rapportée de la Nouvelle* 
Hollande par M. Sieber, et nommée dans ses collections T.jfe^^ 
dmacuitUa, a reçu le nom do T, verUdUaris, parce qu'il existait 
déjà un TUUen pedmncuimta, originaire de Buenos- Ayres, et dé- 
crit par Smith. 

Le genre Ikisyftem0n a été fondé sur une plante de la Nou- 
veHe^Hollande, qui a vécu jadis au jardin de Paris, où on la 
nommait Ctatsuia caêjncùm. L'an^ur en exprime les caractères 
diatinctifs, dont le plus remarquable est celui des filets des éta- 
mines, qui, bien loin d'être en forme d'alêne, comme dans 
tous les antres genres do la famille , sont courts , épais et pres- 
que ovoïdes ; et il donne une description détaillée , accompa- 
gnée d'une figure (pi. III), du Z>r/o stemon cafycinum. 

Dans le genre Crasstela,M, De Candolle établit 11 sections 
naturelles , et qui reposent sur des caractères généraux , tirés 
de la forme des feuilles, de la consistance des t^ges, du port, 
en on mot, d'après les idées de M. Haworth, à qui la science 
doit de nombreuses observations sur les plantes grasses. M. De 
Candolle admet aussi les genres Curtngyne et Globulea de cet 
nuteiir. 

Le genre Gmmtnanthes est le même que le Vananthes de M. 
Haworth; mais ce dernier nom ne pouvait subsister, parce qu'il 
était un amalgame bizarre d'anglais et de grec. 

L'anteur en pariant du Roehea^ qu'il avait autrefois dédié aux d'* 
Dc^TOche père et fils, s'oppose à son changement de nom en La^o 
ehea que quelqucà-uns ont proposé. Il fixe ensuite les caractères 
de ce genre, et il le subdivise en a tribus : la i'* nommée Da^ 
mieiMy correspond an genre Larochea d'Haworth, et comprend 
les Ro^èeafakatOjpetfoUata, et aibiflora\ la seconde est nommée 
Fm nc Ucaria^ se compose du it eocmnea^ et des espèces qui lui 
TraUiaik ei HAWorthea ont lofmé nn gemw par» 



96 Botanique. N*^ 64 

ticulier sous les tkOXO&àeDittrichia et deKalosamhes; ces Bonis 
ont reçu d'autres epaplois^ et le genre qu'ils désignaient ne mé- 
ritait pas d'être adopté. 

Le genre Cotjiçdon de Linné est limité aux espèces ori- 
ginaires du cap de Bonne - Espérance. Dès iboiy-M. De 
CandoUe avait proposé la création du genre UmhiUcut^ sur 
les espèces de Cotylédon à corolle tubuleuse. Ce genre dont 
l'auteur étend ici le caractère , se divise en 4 sections nommées 
Bosuiaria, Afuci'zonia, Cotyle et Oroslachys, Ces sections pour- 
ront, peut-être par la suite être élevées au rang de genres; déJÀ 
VO/pstachjrs avait été considéré comme tel par M. Fischer dans 
le catalogue de Gorcnki. M. De Candolle établit en outre 
un genre PistorinUi qui a pour type le Cotjledqn hùpanica !>. 
Toutes les espèces de Cotylédon décrites par les aHteurs% et 
originaires du Mexique, constituent le nouveau genre Eche^ 
veria. (i) M. De Candolle en indique les caractères distinctifs et 
les espèces qui le constituent. Les deux nouvelles espèces E^gib- 
biflora et E. tcreiifolia sont figurées pi. V et pi. VI, f. A. 

M. De Candolle fixe les caractères des genres Sedum et Sem- 
peiviuu/fiy et il fait voir cependant que ces caractères sont sujets st 
quelques variations dans des espèces qui, par d'autres caractères 
et par leur port, appartiennent a l'un ou l'autre de ces genres. 
La forme des écailles nectaiifères lui a semblé un meilleur carac- 
tère que tous ceux que l'on a employés pour les distinguer. 
Elles sont entières ou à peine échancrées dans les vrais Sedum^ 
tandis qu'elles sont découpées ou fortement bifides dans les Sem- 
pervwttin. Les limites rigoureures des genres Sedum et Crassula 
offraient aussi quelques difficultés. Saus résoudre complètement 
la question , M. De Candolle fait voir les difl'érences générales , 
mais- sujettes à beaucoup d'exceptions, qui existent entre ces 
genres que l'on pourrait réunir en un seid. A plus forte raison 
rejette-t-il les genres JUiodiola et Anacampseros, proposés aux dé- 
pens du Sedum, Les nombreuses espèces de Sedum sont distri- 
buées en 5 sections, dont a seulement sont bien naturelles. 
Parmi ces espèces il en est une qui, quoique très commune, pa- 
rak n'avoir pas été bien étudiée par certains Aoristes. C'est le 
Sedum Cepœa L., auquel on doit réunir le S. galioùies d'Allioni, 

(9) M. kaworth vient de publier ( Phihtoph.H^gtu, âéctmhrû x8s8.) 
nne note eor oe aonveati genre ; nooi en donneroas Inmttmmmt ir ^ 
enal^te. 



Botanique ^ 

le S. ve'eTeilfaéwn de Lalotirette, le S. sftathalatfîm At WnlcU 
stetn et Kitaibel , et probablement le S. itirai»hyHum de ^b*- 
thorp. Une autre rspèrc non moins commune , Sedum aibum , 
renferme, à titre de simples variétés, les S, micranthumjtXS, ttu^ 
gielum de MM. Bastard et Ramoud. 

l^lusienrs espèces nouvelles on peu connues de Sedum sont 
ici décrites, et quelques-unes sonthccompa{{nées d'excellentes Au- 
gures. Voici leur indication : Sedum pubernlamy espèce originaire 
de Oilabre, et qtti a beaucoup de ressemblance avec le Seduim 
Tubens, 7? Sedum brevifoUum D. C. Flore française, suppl. n. 3 i6 1 5. 
La planche IV f. A, en représente une petite figure au trait avec 
quelques détails. 3^ Sedum vorsicum, nouvelle plante découverte 
en Corse pa>* Philippe Thomas, et insérée par M. Duby dans son 
Botanicon gaUicum, 4^ Sedum athoum , dccouverl par M. d*Ur- 
vilic, au sommet du Mont Athos. Ce Sedum est voisin du S» alf 
hum. 5^ Sedum amplexicaule. Cette espèce du supplément de 
la Flore française est ici parfaitement figurée dans la pi. VII. 
On y remarque le bizarre épanouissement de la base des feuil- 
les des rejets qui entourent la tige comme une espèce de gaine. 
5^ Sedum anopetalum. Encore une espèce du supplément de la 
Flore française, et dont une bonne figure (pi. VIII ) est destinée 
à compléter le diagnostic. 6** Sedum UrvHlœiy plante trouvée par 
M.DTFrville au lazareth de SevastopOl , et confondue par ce bo- 
taniste avec le S. palUdum deBieberstein. 7® Sedum dendroideum 
et S, ebracteatum , tous les deux originaires du Mexique, pu- 
bliés ici avec figures .( pi. IX et pi. VI f. B), d'après les dessins 
de la Flore du Mexique par M. Mocino. 

Le genre St'mpervivum est divisé en 3 sections naturelles qui 
portent les noms de Chranobium, Jmnbarba et Monnnthes. A la 
i'^ de ces sections appartiennent 3 espèces dont M De Caii- 
dolle donne les descriptions et de belles figures, savoir Sempet ■ 
vi'vum cdiatum, pi. X;S. titnirantale pi. XI; et S^punciatum pl« 
XII. Ces espèces ont été recueillies aux Canaries par Broussonet. 

Le genre Ptnthorum est augmenté d'une espèce, déjà distin- 
guée par Pursh d'après l'herbier de M. L;imbert. C'est le Pen- 
thorum chimmse qui est figure , dans le mémoire sur les Crassu- 
lacées pi. XIII, d* près un échantillon recueilli en Chine par sir 
George Staunton. 

M. De Candolle termine son mémoire par l'examen des eapè» 
B. roMB XVL j 



jjlft Botanique. 

eeset des genres à exclure de LifamiUedesCrassalacées. Ce sont 
les Crassitia ahemifolia dcLmné^Crassuia pinnata de Loureiro» 
et BÂodiûia bùernata de ce dernier antcur. La première de ces 
plantes parait étrennehorraf^^ÎDée; In dernière tiiiesnpindacée; 
la seconde est indotcrminnblc qunnl 21 ses afOnités naturelles. 

M. Adrien de Jnssieu avait rapporté aux Crassulacces Ic'f^enre 
FranctHi de Cavanillcs. Cette opinion est combaliue par M. De 
Candolle, ainsi que celle de M. R. Brown, qui attribue celte 
plante aux Hntacces. En attendant que son fruit soit connu (ce 
qui alors pourra décider la question ),M. De Candolle pense que 
ce genre doit former une nouvelle tribu des Rosacées, ou une 
nouvelle famille très-voisine de celles-ci (i;. 
■ Enfin le genre /«eo'iJivVi de Pursh a été placé dans les Crassu- 
lacées par M. Nuttall, et dans lesPortulacées par M. Rafuiesque. 
M. De 0\ndoUe,qut ne le connaît que pr.r les descriptions, 
sonpçonne qu'il doit appartenir à la famdie des Berbéridées. 

65. Mémoire sur les Rf.nonculackes de la Flore des Pavs-Ras ; 
par MM. A. L. S. I ejeune et R. Courtois. ( Bydrn^en tôt rie 
Natuurkund, fVelcnschappen\ Tom. II, n** i, 1827, p. 69. ) 

Les espèces de Rcnonculacées de la Flore belgiquc sont énu- 
mérées et décrites dans ce mémoire suivant le Systema et le 
P/wiromus de M. De Candolle. Aucune des espèces n étant nou- 
velle, nous indiquerons seulement le nombre de celles qui se 
rapportent à chaque genre : ClcmatUy 2 esp. ; Thallctrum^ 5, 
entre autres les 7%. gaiioîdcs et hetcrophyUum I^ejeunc ; 
^fincmofic^ 7 j Hcpatka , i; yiilonis , a ; Mjosurtis , i ; llanuncu- 
lus ^10; Ficaria , 1 ; CallhOy 1 ; TroUiuSy i ; Eninthis, 1 ; lîcl- 
Icborus, "h; hop^rum , i (?); NigcUa, 3; j'i<pùlCf;la, ij Dd- 
phinium , a ; Aamitam , 4 ; Activa ^ i. 

^^. OBStKVATION SUR LK TiLlA PETIOLARIS D. C.J par M. LaWO. 

(F/ora] 1827, p. îè33. ) 
M. De Candolle a décrit dans le ProdvomitSy P. i, pag. !)i/| , 

(1) M. David Dou vi>nt de réaliser cette opinion de M. De Candolle. 
Le cabîer de dccetubre i8a8, da Nav phihsopUcal Journal d'EJiri- 
boiirg, renferme nue description complète du Praacoa qne cet auteur 
place dana une petite famille Donimée Gatactnécs, A cauie do genre 
^Gàfaic^ <(«i «fl «ftt le type, Nona ktonâ coonailrc inecifaoïamt le travali 
do boMinUlf anglaia. (G* . .|r.) 



Bataniquk g^ 

une nouTelle espèce de Tiiiay dont il n'avait vu que des feuilles, 
et à laquelle il a donné le nom de T.pettoêanjt^k cause de ses pé« 
fioles beaucoup plus longs qu'à rordinaire. Il avait reçu la planté 
du jardin botanique d'Odessa ; M. Lang la fit venir également, 
et se convainquit que la plante, décrite comme nouvelle par M. 
DeCandolle, était déjeunes pousses du Tiiia argentea^YLott, Pa* 
ris. A cette occasion, M. Lang observe, qu'en général, beaucoup 
d'arbres ont, dans leur jeunesse, des pétioles plus longs qu'ils 
ne le sont quand les arbres ont atteint un certain âge. B...H. 

67. Heharques sua Uk Rhubarbe du commerce, sur \e purple-- 
conedjir du Népaul, et^ur le musiardirec; par M. Dav. DoH. 
{Edinb, ne w philos, Journ.; janv, — mars, i8a7, p. 3o4j. 

Cette dissertation a pour objet la détermination des espèces 
commerciales de Rheum , de la plante qui fournit le prirple^-co^ 
ned du Népaul, et de celle qui est désignée dans l'Écriture sous 
Je nom de moutarde. (Voy. le Bulletin ; Tom. VIII , n® 59). 

68. Die xbtptocamischen Cew^bcbse, etc. — Les plantes cryp- 
togames, particulièrement celles de rAlIemagne et de la 
Suisse , décrites sous les rapports organographique , anato- 
mique, physiologique et systématique; par le D' GoltU 
Wilh. BiscnoFF. i'^ livraison, les Charess et les Équisétécs. 
60 p. in->4", avec 5 planches en taille- douce et i iitbogr. Nut 
renberg, x8a8. 

L'auteur s'est proposé de publier dans une suite de mémoires 
ses recherches sur toutes les familles formées de la 24* classe 
de Linné. Ces mémoires seront au nombre de dix. Celui que nous 
annonçons traite desChar^s et des Équisétécs; le a® contiendra 
lesRhizocarpes ou Marsiiéacées et les Lycopodécs; le 3* les Ophio- 
glossées et les Fougères; le 4* les Hépatiques; le 5* les Mousses $ 
Ie6*les Lichens; le 7* les Algues ; le 8* et le 9* les Champignons ; 
enfin, le lo* renfermera une revue générale de toutes les 
plantes cryptogames , el servira également d'introduction à tout 
l'ouvrage. L'auteur ne négligera pas les formes que ces plantes 
présentent dans tous les pays; cependant il aura particulière- 
ment égard à celles que nous offrent l'Allemagne et la Suisse. 
Après l'exposition des caractères d'une famille ^ seront donnés 

7 



loo Botanique. 

les raractères des genres qiti se trouvenl ''î»ns ces dtiix pays, 
et ces caractères seront représentés , ainsi que les détails ana- 
toiniques de la famille, sur les planches qui accompagnent Toû- 
yrage. Toutes ces planches seront dessinées par Tautéur lui- 
même, connu comme un artiste fort habile et un observateur 
judicieux. Pour faire connaître l'importance de cet ouvrage 
pour ceux qui s'occupent de l'étude des familles si diffi- 
ciles de la cryptogamie, il suffira de faire Ténumération des 
différens chapitres de ce premier mémoire, et de rappeler que 
M. Bischoff s'est proposé de suivre le même ordre pour les dif- 
férentes familles dont il s'occupera successivement. Chnp. I, ca- 
ractère général; chap. Il, affinités naturelles avec d'autres fa- 
milles; chap. III, organes extérieurs; chap. IV, structure ana- 
tomique; chap. V, histoire du développement et de la végéla- 
tiou; chap. YI, patrie et distribution géographique; chap. VU, 
parties constituantes chimiques; chap. VIII, utilité et usages; 
chap. IX, restes fossiles ; chap. X , histoire littéraire; chap. XI , 
revue des genres; chap. XII, étymologie des noms de genres. 
Ce cadre renferme d'une manière générale ce que chaque famille 
présente d'intéressant, et son application aux i familles traitées 
dans ce premier mémoire , nous fait connaître à peu près tout 
ce que M. Bischoff, par ses propres observations , et en consul- 
tant celles des nombreux auteurs qui en ont parlé, a pu ras- 
sembler sur leur coQipte. 

Le genre Chara, formant à lui seul la famille des Charées, 
paraît réunir les plantes phanérogames aux cryptogames. 
^ stnicture des Chara , ainsi que leur fructification , ne per- 
met pas de les réunir à une autre famille de ces deux grandes 
sections du règne végétal , comme quelques auteurs l'ont fait. 
Agardh avait proposé de faire un genre particulier, Niteiia , des 
espèces à tubes simples et à fruits nus; mais si on admet ce 
genre, il faudrait en admettre un autre dans lequel viendraient 
se ranger les espèces à tubes simples et à fruits munis de brac- 
tées. Ces caractères peuvent servir à partager le genre en 3 
sections : i. Caule Isevi, sporocarpiis ebracleatb; 2. Caule laevi, 
sporocarpiis bracteatis ; 3. Caule stria to, sporocarpiis bracteatis. 
L*auteur a observé la germination de ces plantes et la repré- 
sentée, ainsi que leui^ différens organes et la circulation 
de leurs sucs ; une troisième représeule les Gyrogonites ou 



Botanique, loi 

Characées fossiles. Sur cette même planche se tre\iVeiltégaleinent 
des restes fossiles de plusieurs plantes qui semblent' à* l'auteur 
appartenir à la famille des Équisétées; ce sont les CâlânAt^ de 
Stemberg. Trois autres planches donnent les figures des d'fîé* . 
rens organes de cette dernière famille. La germination de VF- 
quisetum palustre est représentce dans, ses différons états par 
17 figures. B r. 

69. CoLLKZioins DEi FUVGRL, ctc. — CoIlcction des champignons 
comestibles , vénéneux et malsains , de la province de 
Mantoue , avec fig. enlum. ; par le prof. Bekdiscioli. Man* 
toue, xba7 ; impr. Virgilienne (^wr/i. deltUal. letu^ Tom. LXV^ 
juin 9 i8a8, p. ^7^). 

Cette collection sera divisée en 12 cahiers, dont chacun con- 
tiendra la description de 8 champignons au moins, et autant de 
planches. Le i^' cahier, déjà publié, est précédé de quelques 
notions générales sur l'organisation des champignons, sur leur 
mode d'existence et de propagation; sur la manière de les re- 
cueillir et de les conserver ; sur les précautions dont on doit 
user avant de les employer comme comestibles; sur la nature 
et la manière d'agir des espèces nuisibles, des symptômes qui 
accompagnent l'empoisonnement; sur les moyens de le préve- 
nir et de le réparer, et sur tons ceux qui méritent d'être univer- 
sellement connus. L'auteur a eu la précaution de faire connaître 
cKstinctcment les espèces vénéneuses qui, par leur ressemblance, 
peuvent se confondre avec Ibs espèces mangeables; c'est à cet 
effet qu'il en a établi le parallèle en deux colonnes , afin de faire 
mieux ressortir les caractères qui les distinguent. 

Les planches sont gravées avec l'exactitude nécessaire. 

70. YEazBicHinss deh Wasseràlgeit , etc. — Catalogue des 
algues d'eau douce de la flore de Wurzbourg; par M. Leib- 
LEiK. [Fiora^ i8a7, p, a57). 

M. Leiblein s'est occupé pendant plusieurs années de la re- 
cherche des algues dans les environs de Wurzbourg. II se pro- 
pose de publier les résultats de ses recherches sur cette (amille, 
et publie, en attendant, un Catalogue de toutes les espèces qu'il 
a trouvées, en déclarant qu'il espère pouvoir en augmenter le 
amniire par U suite. Il éouis^e 83 espèces , avec Tiodicatioa 



iC9 - Botanique. 

des endro^iOÎk*ftrios a cueillies. Vue description des espèces 
que rfdtQiir- regarde connue nouvelles, est ajoutée à ce cata- 
logue^ Dans l'ouvrage que M. Leil)lein se propose de publier, il 
.fera.figuver les caractères des geures décrits dans son traité. 
•, *• " B . • . R . 

71. Étude sca les HTDaoPHTTRs non articulées, lue h la So- 
ciété d'études de la nature , de Rennes; par F. Fleury {Lycée 
armoricain ; juin , 18^28 ,11^ vol. > p. ^4 ^}- 

Le titre indique suffisamment le but de ce mémoire. L*auteur 
a voulu mettre la Société dont il est membre au courant des 
travaux récens qui ont eu les hydrophytes pour objet. 

7a. Sur le genre Phragmidium et le Puccikta Poteh till£ \ 
par R. W. Etsbnhardt. [Zinnœa; janvier 1818, p. 84.) 

Le genre Pliragmidium de Link se distingue des Puccinios par la 
base enflée de son pédicelle. L'auteur, après avoir examiné avec 
les plus grands détails le développement, les caractères, ainsi 
que les affinités des champignons qui doivent composer le genre 
phragmidium, donne, de la manière suivante, la diagnose du 
genre et des espèces qu'il renferme : 

Phragmidium Lk. Sporidium miiltiloculare, sporangio in- 
clusum. Pedicellus basi incrassatus. 

Ph, bulbosum Sclim. et Kunze. Sporidium subtri-vel quinque- 
loculare; sporangium inter sporidii iocuios coarctatum^ pedi- 
cellus basi bulbosus. Ilab. in foliis Rubornm variorum. 

Ph, intermedium £ysenh. Sporidium circiter locuiis novem ; 
sporangium continuum gracile; pedicellus basi bulbosus. Hab. 
in foliis Rubi idœi. 

Ph. clavatum, Eysenh. Sporidium circiter locuiis novem; 
sporangium continuum subinflatimi ; pedicellus basi clavatuj. 
Hab. in variis Rosarum speciebus. 

Ces trois espèces , qui se rapportent aux Puccima Buhi, P. 
Rubi idofij et P. Rosœ de la Flore française, sont figurées ainsi 
que le Puccinia Potentillœ ( 1 ). B . . . r. 

(i) Le caractère tiré do bolbe ne snfBt pas ponr ériger en genre, cM 
espèces dePticcinies : car nous avons eu lien de remarquer sur le Pitetinîa 
iUtbi {Pkragmidittm Bys.), l'na et Taotre caractère réunis. Noos aross en 
rnloM t«iDpt Ml llta éê sQoa aMorvr, par celle •bMffvâtioD, q«« !«•«•« 



Botamqun. liA 

73. Son LB Tftic«04Taiii]iiL4uaF.mi, luniTelleMpèeede mousse; 
par M. ScBULTZ. {Fiora; ifta7y p. x6t.) 

Parmi quelques mousses cueillies dons les Alpes de la Carin- 
thie par M. Lnurcr, et communiquées à l'auteur , celui-ci troiiTa 
une nouvelle espèce qui a été earaclénséc ainsi : 

TmcuosTOuuM Laureri. Caule brevi subsimplici, foliis arcte 
imbricalis orcclis oblongis obtusis jiervo excurrenlc mucrona^ 
tis subinte^'orriniis, pedunculo arcuato, capsula oblonga pen« 
dula, operculo conico rostrato. 

74* ËliEirCBVS FuiYCOBUH illSTEVS COVMRHTAmiUH IK SYSTBIU 

MYcoLOOicuM. AucU £lia F&iBS. Vol I. In-S**. Grcifswald» y 
x8a8; Maurice. 

Le but que M. Fries s'est proposé en publiant ce livre est 
de décrire les espèces de champignons nouvelles, que le premier 
volume de son System a mycologicum , publié en i8ai , ne con- 
tient pas; de donner quelquefois de nouvelles descriptions des 
espèces établies dans l'ouvrage cité, surtout quand l'authenti-* 
cité de son espèce avait été mise en doute par quelque auteur, 
ou loi^que des exemplaires plus complets l'ont mis en état de 
Faire des rectiGcalions h ce qu'il avait publié, et de donner des 
caractères différcnlieU plus tranchés. Quelques synonymes ont 
éj;alfmcnt été rétablis-, les ouvrages, surtout les figures, qui 
ont été publiés postérieurement au5)'.î/<?//i/7,sont soigneusement 
indi<piés! Les caractères des groupes nombreux que l'auteur a 
établis pour faciliter la recherche des espèces, sont refondus là 
où des observations récentes avaient montré la nécessité de ce 
changement. En général , le Sjrsicma de M. Fries a beaucoup 

pécei ii<nivcUe« do M. EjMolianU peavent au besoin m retroavrr pék* 
mêle tor U p«g* ioféi îeare de la lutoie feuille de Rubus , et ^c crt for- 
mes dépendent , aoU de Tàge de la plante, toit de rinstant de l'observa- 
tioD. Car, avant que les premières soient monillêes d*eau, elles n'offrent 
ancone locnle, et fortneot no sporange coatînn; mais si on les enferme 
entre denz lames de verre , on &i on attend qn^ellss soient Imbibées d'eao , 
on peut compter les locnlcs snr tous les indïvtdns. Enfin , te nombre étt 
locnles rarie selon les indi ridas. 

la pmdence exigerait qu*on snirit enfin , et snrtont 4 PéfMil de cei pe* 
tita écreii lea règki qn*on te gatde Irien d'enfniiidri , loM9«*|l ^HJA-àm 
la détemiiiutiondeieapi«iiphanéco|aflMa«. ÊtèêWéaut 



iô'4 Botanique, 

gagoé par ce nouveau travaU. Le premier genre dont Tautcur 
parle est le genre Jgaricus; c'est celui qui a subi le moins de 
changemens. Il n'en est pas de même de quelques autres. Le 
genre Merulias , p. ex., a été plus que doublé, c cst-à-dirc a 
été augmenté de 1 1 espèces et partagé en deux groupes. Les 
changemens les plus nombreux se trouvent dans les genres Po- 
IjppruSy Hydnum et Thclephora^Dans le premier de ces genres, 
l'ancienne section des Apodes se trouve divisée en 4 groupes : 
Autumnalcs y Annui^ Biennes^ Percnncs. L'auteur observe que 
la division en espèces charnues , tubéreuses et ligneuses , est 
on ne peut plus trompeuse, car il n'est pas rare de voir la même 
plante , dans ses diflërens âges , regardée comme espèce dilîé- 
rente. Les PofyporeSy et quelques genres voisins, pourront pro- 
bablement, par la suite, être plus sûrement distingués, quand 
la fructification présentera des caractères plus solides que ne 
sont ceux tirés de la forme du réceptacle. 

Ou distingue ordinaii'cment les espèces de Polyporus en 
Apodes et Resupinati; mais ce cai'actère dépend bien souvent 
de la position dans laquelle se trouvent les arbres sur lesquels 
se trouve la plante; le P. vaporarius est une de celles qui ne 
changent point sous ce rapport , et qui appartient toujours à la 
seconde forme. Mais une cause d'erreurs et de confusion bien 
p)us grande se trouve dans le lieu où ces. plantes croissent : se- 
lon la localité elles sont lisses ou velues, d'une consistance plus 
ou moins solide, épaisses ou minces. Quand elles se trouvent 
entre l'écorce et le bois elles forment un tissu byssoïde, et ont 
été rapportées aux genres liacodium , Xjlostroma, etc. L'in- 
fluence de la lumière et l'humidité changent souvent la cou- 
leur de la môme plante : des espèces blanches ont été obser- 
vées brunâtres par l'auteur, qnand elles se trouvaient continuel- 
lement humectées par l'eau découlant d'un arbre pourri sur 
lecpel elles croissaient. Le genre Hydnum a paru à M. Pries un 
des plus confus, c'est pourquoi il n'a admis que les espèces 
qu'il avait vues et en grand nombre; plusieurs espèces indi- 
quées dans la i%//ro/o^iVi £r</r(y7^a de Persoon se trouvent réunies 
à d'autres ou placées parmi les douteuses, et le geure Hydnum^ 
loi^^méme» se .trouve, d'après les nouvelles recherches de M. 
Fritfs^ partagé en trois genres; les caraaères des deux nouveaux 
genres sont les tuivans : 



Botanique^ loS 

Iapkx: «( h3rnienium inferam, concretam, jam primitus in 
« aculeos discrètes dentato-lacerum. Aculci varii, cnin pilco 
« homogenci , scriatim dispositi , basi plicis (lamellosis, sinnosis, 
« porosis) concatenati. Asci tenues , tantum in processubus den- 
« tatis coUocati. Pileus libère evolutiis , subcoriaceus. • 

Radulum : « hymenium canioso-ceraceum , concrettiin , am* 
« biens , hinc inde tuberculosum. Tubercula difformia , nunc 
a papiilas, nunc aculeos rudes subangulatos referentia , subôb- 
■ tusa, distantia, inler se discreta, intus e receptaculo formata. 
« Asci non in tuberculis tantum y sed saepe etiam in byroenio lae^ 
A vigato coUocati. » 

Le genre Thelepkora est enrichi d'un grand nombre de nou- 
velles espèces qui ont rendu nécessaire un changement dans les 
groupes de ce genre difficile. Selon M. Pries, beaucoup de 
plantes rapportées par les auteurs à difTérens genres , appar- 
tiennent à celui-ci. Nous terminerons cette annonce par la ci- 
tation suivante: le Thelepkora sulphurea^ d'après des exem- 
plaires originaux que M. Pries possède, a été décrit sous 4 
noms difTérens et rapporté aux genres Athelia , Ozonium , Xj- 
lostroma, Racodium , Dcmatium , Rhizomorpha, etc. Si l'étude, 
soigneusement faite d'une seule espèce, conduit à de semblables 
résultats, quelles réformes ne ferait-on pas si l'on se mettait 
à étudier les nombreuses espèces , établies par les auteurs bien 
souvent sur la foi d'un unique exemplaire ! B. . . r. 

75. I. MUSCI FRONOOSX QUOS ITT AlSATIA VARIISQUE HELVETIiE ET 
G£RMANIi£ PARTIBUS COLLECERUNT F. G. KnEIFF Ct Ch. 'PH. 

W. Maerk-ir. 7 livraisons, cartonnées. Iu-8°; ^^rix, 5 fr. 
Strasbourg, 1825-1827. 

76. 11. PLAIVTACRYPTOGAMIGiE QUAS IIT MAGNOOUCATUBAnEKSZ COL- 

LEGERUNT F. G. KiTKiFF ct £m. Fr. Hartmaket. In -fui., 
cartonné^ prix, 10 fr. Strasbourg, 1828. 

La vérité , si bien exprimée par Linné : « Herbarium praestat 
omni icône , » trouve chaque jour d'avantage son application. 
C'est en cryptogamie surtout qu'il est difficile d'indiquer tou- 
jours par des descriptions les caractù^es des espèces. Les ou- 
vrages où ces* plantes sont figurées ne sont point abordables à 
tous les botanistes qui s'occupent de leur étude, ct une collec- 
tion de plantes cryptogames doit par conséquent présenter un 



io6 • Bûlani^ 

grand intérêt Mais pour qu'une telle collection offre toute 
rutiiilé possible, il est essentiel que les plantes en soient déter- 
minccs d'après les meilleures autorités; les échantillons doivent 
être choisis dans leur développement parfait et dans l'état le 
plus complet, pour ne pas donner lieu ù de nouvelles confusions. 
Ces qualités, nous les retrouvons l\ un très-haut degré dans les 
collections que nous annonçons, et nous croyons rester fidèle 
à la vérité en déclarant que, les plantes que M. Kneiff publie 
conjointement avec MM. Macrker et Hartmann, sont les mieux 
préparées de toutes celles que nous. avons eu occasion de voir, 
et que , sous tous les rapports, elles méritent d'être recomman- 
dées aux botanistes et aux amateurs qui s'occupent de l'étude 
de la cryptogamie. 

La collection de mousses renferme , en 6 livraisons, i5o es- 
■ pèces. On. y trouve, à la venté, les mousses communes, mais 
elle renferme également beaucoup d'espèces rares et curieuses, 
dont plusieurs n'ont pas encore été publiées dans les différentes 
collections qui existent. Une d'entr'elles,le Meesia alpina Funk, 
a été tout récemment découverte et est seulement indiquée, 
mais non décrite dans le dernier ouvrage de Bridel. Nous n'en- 
trerons dans aucun détail sur cette collection précieuse. Nous 
souhaitons seulement que, par la rapidité des publications, les 
auteurs nous mettent bientôt en |)Ossession d'une collection de 
mousses aussi complète qu'elle est bien préparée. Les Ci*ypto- 
games du grand-ducbé de Bade sont arrangées dans le même 
esprit , et ne sont inférieures à la collection des mousses ni en 
élégance ni en exactitude dans la nomenclature. D'après le plan 
de Touvrage, chaque livraison renfermera les plantes des diffé- 
rentes familles, et les 5o espèces publiées embrassent effective- 
ment toute la cryptogamie. On y remarque une espèce nouvelle 
de champignon , le Sclerotiam roseum Kneiff, dû aux recherches 
de ce zélé botaniste. La variété de sol et d'exposition qu'olTre le 
pays dont les auteurs se sont proposé de publier les produc- 
tions nous fait concevoir les plus belles espérances de leur en- 
treprise. G . . . w; 

77. I. CaT4L0CUE des PLAKTM CULTIVKES au JARDIîr KOTAli HE 

PoKDicffEKT, pour l'année 18*7 ; par le jardioier-péphiiériste 
Richard. {Annales marilimts et cohnialet ; iS^ année, v? 3f 
mars, yB^S, p. i^09). 



Botanique. to; 

78. n. Catalocue dcs plantes cultivées An jAEDnr bôtaviqu» 
ET DE NATURALISATION DE l'île BotEBON (année i8a5); par 
N. BaÊON. {Ibid.} v? 6 , juin iS%S , p. 761). 

Dès Tannée 18 19, le gouvernement avait eu l'idée de deman- 
der aux gouvernears et aux commandans des colonies qui pos- 
sèdent des jardins botaniques , un catalogue des végétaux de 
toute espèce existant dans ces établisseroens. Le ministre vient 
de charçer les Annales maritimes de la publication successive 
de ces catalogues, qui, de leur nature, sont peu susceptibles 
d'analyse , car ils ne renferment que les noms latins et français 
des plantes rangées d'après les familles naturelles. 

Ceux qui auront contracté l'habitude de visiter le jardin de 
l'école de botanique du muséum , ne manqueront pas de trouver 
une grande similitude dans le personnel des jardins des colo-' 
nies et de celui de la métropole , sauf les plantes à la culture 
desquelles le climat de Paris se refuse absolument. Le jardin de 
rile de Bourbon date de 1817 ; le catalogue que le jardinier en 
chef publie annonce qu'il est dans un parfait état de conser« 
vation. 

M. Bréon a fait insérer dans le même numéro un voyage qu'il 
a fait avec le plus grand succès dans ITémen , dans le but de 
rapporter le café destiné à rétablir les cafeyeries de Bourbon. 
La relation de ce voyage offre beaucoup d'intérêt. R. 

79. fiiOGEAPBiK DE Hoffmann, pnoFESSKiTE de botanique a l'uni- 
VEBSiTÉ DE Moscou ; par M. Maximovitch. {Novoi magazine 
iestiestvennoï istorii, — Nouveau magasin d'histoire natu- 
relle, n® 4; Moscou; avril 1826, p. 238-256). 

George-François Hoffmann, fils de Henri Hoffmann, docteur 
en médecine, naquit en 1766, à Markbreith-sur-le-Mein. 

A l'âge de i3 ans il se rendit auprès de son oncle, Adam 
Hoffinann, botaniste et médecin à Herborn, où le jeune Uoff^ 
mann , à la fois doué d'une imagination vive et d'un esprit so<* 
lide, s'adonna aux sciences, et particulièrement k la botanique, 
avec eotkonsiasne. Les ciixronstances ne lui permirent pas de 
TCSler loDg-temps à Herborn ; à 17 ans il partit pour Erlangen, 
où Sciireber» disciple de Linnaeus, occupait une des premières 
places de l'université. Il s'appliqua prihdpalement à ia rechei^ 
«he et à l'eK^tten d«s plantes cryptogaiti^s^ c^est sur Geil#étq(lé 



io8 Botiuuguâ. N^ 79 

qu'il fonda sa réputation , et ses lumières contribuèrent puis- 
samment h mettre de Tordre dans cette partie de la botanique , 
qui avait été négligée par Linné. Tandis que le célèbre Hed- 
^ig publiait ses découvertes sur les Mousses ^ Hoffmann diri- 
geait toute son attention sur les Liche/iSj qui jusqu'à lui n'avaient 
formé chez tous les botanistes qu'un seul et même genre. Cest 
lui qui, le premier, leur assigna des caractères distinctifs, qui 
les divisa en genres nombreux, fit lui-même les dessins, et 
les décrivit tant sous le rapport de la botanique que sous celui 
de leurs usages médicaux et économiques. C'est lui qui, 
ayant remporté le prix , à l'occasion de la proposition soumise 
par l'académie de Leyde: deusu Lichenam^ reçut pour encoiva- 
gement une médaille d'or, qui constatait la manière brillante 
dont il avait résolu la question. C'est ainsi que Hedwig et Hoff- 
mann ont posé les bases de l'étude raisonnée des plantes cryp- 
togames. Le système des Lichens de Hoffmann n*est pas moios 
important que celui des mousses de Hedwig : Acharius a suivi 
les traces de Hoffmann, de même que les ouvrages de Hedwig 
ont servi de guide'à Bridel , Weber et Mohr. 

C'est k l'âge de i8 ans que Hoffmann publia son Eniuneraiio 
Lichenum iconibus et descriptionibus iUustraia ; fascicuU I-IV. 
Erlangœy 1784, in- 4^* ^^ 1790 à 1796, il fit paraître ensuite 
à Leipzig l'excellent ouvrage connu sous le nom de Plantœ 
Lichenosce^ en 3 vol. in-fol. , dont chacun contient a4 dessins 
magnifiquement coloriés. Outre celui-ci, il traita des autres 
plantes cryptogames dans un livre particulier intitulé: Végéta-^ 
bilia ciyptogama\ EVlangae, in-4®. I-IV, et dans la Flore de 
Germanie, dont il sera fait mention plus bas. 

Afin d'acquérir les notions les plus précises dans la partie 
de la botanique qu'il étudiait , Hoffmann voyagea en Hol- 
lande et dans différentes contrées de l'Allemagne; de re- 
tour à Erlangen, en 1786, il reçut le titre de docteur 
en médecine, comme possédant les connaissances les plus 
vastes dans cette science. A aa ans il fut nommé professeur 
extraordinaire de botanique à Erlangen , où il resta environ 4 
années. A l'occasion de ses promotions au doctorat et au pitH 
fessorat, il fit imprimer une DinsertaUo inaaguraUs devario 
Uchenum usu^ iD-4^, Erlangen, 1787, ci Dlsseriaiio pro LicenHd 
iegernU, sistens obserpoiioffes batanicas^ 4^1 Erlangto 3 1787. Il 



tog 

publia à la même époque une histoire des saules (ffùiofia saii- 
cum , Tom. I, Zz/vûr , in*f., 1785-1787). Enfin, en 1792, les 
vœux de Hoffmann furent comblés , car on lui proposa une 
chaire de professeur à Goettingue, et les fonctions le directeur 
du jardin d'histoire naturelle, à la place de Murrai, successeur 
du grand Haller. C'est là que sa réputation prit véritablement 
de l'extension, et qu'elle lui attira une multitude d'auditeurs, 
parL.j lesquels on peut citer Gcethe, Mathisson, Humboldt, 
Persoon et beaucoup d'autres. 

Bientôt après, Hoffmann publia sa Flore germanique (Deui" 
schiands Flora, otler botanisches Taschenbuch fur dasJahr 1794- 
1 795- 1796, in- 1 a, Erlangen)y avec texte latin, en 3 volumes, 
dont il a été donné un abrégé en 1 8a 5, sous le titre de Compert* 
fiium Florœ germanicœ , Tom. I ; Norimbergœ, 

Hoffmann fit paraître, en outre, les ouvrages suivans : Com- 
pendium Florœ briiannicœ auctore Smùà, in usum Florœ gernia^ 
nicwy edid. HoAmann, Erlangen, 1801 , iu-i6 ; Vegetabilia 
Hercyniœ subterranea^ Norimbergae, in-foL, 1796-809, 3 ca* 
hiers \ Hortus gôitingensis y in-fol.; Sylloge plantarum officinal 
Uum, Goetting, i8oa, in-8°, ainsi que plusieurs autres ouvra- 
ges. Ses travaux se trouvent également consignés dans les mé* 
moires de l'académie royale de Goettingue , et dans le journal 
intitulé : Gelekrte Jnzeigen^ annonces scientifiques. 

En i8o3, l'empereur Alexandre ayant donné une nouvelle 
organisation à l'université de Moscou , M. Mouravief , curateur 
de ladite université , s'empressa d'y proposer tme chaire au 
docteur Hoffmann, qui, ayant accédé à l'invitation impériale, 
entra le i4 janvier i8u4 au service de Russie en qualité de pro- 
fesseur de botanique, dont il a exercé les fonctions jus<|u'à la 
fin de sa vie.S«^s éminens services lui valurent, en 18/9, le rang 
de conseiller-d'état, et le a8 février 1822, le cordon de Tordre 
de Sainte-Anne de a® classe. Le jardin des apothicaires, dont 
l'université avait fait l'acquisition, fut converti par Hoffmann 
en un beau jardin botanique; el en 1808, il en publia la des- 
cription sous le titre de Hortus mosqnenziSy in-fol. , où il dé- 
crivit deux nouveaux genres de plantes, et auxquels il a donné 
le nom de Razoumowskya et Demidovia^ en l'honneur des deux 
seigneurs de ce nom qui ont encouragé la propagation de la 
botanique en Russie. Le jardin des plantes de Moscou prenait 



kplusbd aspect sous la direction de ce savant professeur, 
lorsqu'il fut dévoré par l'iRcendie de 1812, ainsi que la bi- 
bliothèque de Hoffman lui-même. 

Hoffmann publia ensuite ses importantes recherches sur les 
Ombellifèrcs, dont jusffu'à lui la division n'avait pas eu de but 
fixe, malgré les travaux estimables de Crantz, Gaertner, 
Scbkuhr et Curt-Sprengel. Les propriétés des Ombellifères ré- 
sident dans la racine et dans les organes de la semence ( um- 
belliferarum vis praecipuè in radice et seminibus residet Lion. ) 
Aussi HofTmann dirigea toute son attention sur leur semence, 
et y découvrit de petits vaisseaux qui renferment des huiles 
aromatiques , d'où dépendent toute la force et le goût épicé de 
ces végétaux. Cette intéressante dissertation fut publiée à Mos- 
cou, en 1816, par les frères Zossime, sons le titre à^ Gênera 
umbel/iferarum, avec des dessins coloriés par l'auteur lui-même. 
Le système de Hoffmann fut combattu dans le Leipzig, Littr. 
Zeilungy i8i5, n° a85. Mais la vérité n'en demeura pas moins 
' du côté de l'illustre professeur, et ses opinions, aussi bien qnc 
sa nomenclature ou terminologie, furent adoptées par K.och 
dans son ouvrage sur les mêmes plantes, et par Bluff et fin- 
gerbut dans leur Flore germanique. 

On ne saurait non plus passer sous silence deux discours pro- 
noncés par Hoffmann, dans la séance solennelle de runiversité 
de Moscou. L'un, en 1807 , Oratio in universitate mosqucme ha- 
bita de hortis iolanico-medicis in-l^*^ , Mosquce^ 1807; Fautre 
en 1824, defatis etprogressibn^ rei herbariœ , imprimis in un- 
perio Mutheno, L'un et l'autre attestent la profonde connaissance 
• de la langue latine qu'avait le professeur. Le dernier est enrichi 
de deux gravures représentant le Nymphœa Lotus L., et le Ne- 
Iwnbium caspicum Fischer, ou Nymphœa Nchunbo. 

En 1817, Hoffmann fut chargé des fonctions de professeur 
de botanique et de pharmacologie près l'académie de chirurgie 
de Moscou , et c'est à cette occasion qu'il fit paraître son Corn- 
pendiuni Pharmacohgiœ , in izsum prœiectioniim academicnrum, 
in-8®, Mosquœ , 1821. Il commença également la description, 
en langue française, des plantes usuelles ^ in-fol. , avec dessins 
colories. Malheureusement elle n'a pas été publiée. 

Les herbiers sont indispensables pour le botaniste; aussi 
Hoftaiann , pendant le cours de sa vie, en avait recueilli un des 



B^ÉonifèÊék Bii 

phis précieux 9 dont une partie a été acquise par racadémie de 
chirurgie , et l'autre par Vuiiiversité de Moscou. On remarque 
dans la dernière une collection des plantes du célèbre Ërhardt - 
qui peut-être considérée comme classique» ayant été compostée à 
Upsal, sous l'inspection même dcLinnaeus. 
. La mise en ordre de cet herbier et son catalogue [Ucrbarium 
vivum seu colievtio plantaram siccarum Cœsarcœ univcrsUaiis 
Âîosquensû ^ Tom, II, Mosqii», 1824-26, in*8®), ont été les 
derniers rravaux botaniques de Hoffmann. £n le terminant , S 
ynits avant sa mort , il s'occupait encore de la division des Li* 
chens,et il avait composé une nouvelle classiQcatioa des plantes 
cryptogames. 

Kn 182 'i , Hoffmann fut altnqué d'une pleiu^ésie à laquelle il 
résista cependant, et qui n« rcmpêclia pas de continuer ses 
cours tant à l académie de cliiiuri;îe qu'à racadémie; mais il 
portail intérieurement le germe de la maladie qui l'a ravi aux 
sciences le 5 mars i82G,à une heure après minuit. Il a laissé deux 
û\s et deux filles inconsolables; il avait perdu sou épouse 
en 1817. 

Hoffmann était membre de presque toutes les Sociétés savantes 
et académies de TAllemagne et de Russie, qui se firent gloire de 
posséder dans leur sein un savant aussi illustre, et dont les qna« 
lités morales relevaient encore le mérite. A. J. 

80. Voyage botanique. 

Le D*" LKnr.nrna vient de fiurc son rapport au conseil de 
l'université de Dorpalsur les résultats de son voyage botimique, 
que lui et les 1)''* Mayer et Kungc avaient entrepris, en 1821 , 
par ordre du gouvernement, dans les monts Altaï (en Si- 
bérie). II a le projet de publier sous peu un rapport détaillé de 
ec voyage. D'après ce compte rendu, le nombre des genres de 
plantes que ces trois professeurs ont trouvés dans leurs excur- 
sions, se monte h plus de 1,600, dont 4 î\ 5oo tout-à-fait in- 
connues. 11 eu résulte éga!<.*nîcnt que les données qu'on a eues 
jusqu'à présent sur le plus grand nombre des plantes de cette 
région, sont inexactes, tant sous le rapport de leurs caractères 
que sous celui de la localité. Mais maintenant, dit M. Lede- 
buhr^ je crois être en état de publier une Fiora Aliuïca qui 



' lia Botanique. 

sera , sous tous les rapports , aussi exacte que possible. Noos 
avons, continue~t-il , recueilli des graines du plus grand 
nombre des plantes, du moins des plus rafes, er nous avons 
même eu l'occasion d'envoyer à Dorpat quelques exemplaires 
vivans. Un grand nombre de ces derniers ont ctc laissés à Bar- 
naoul (gouvernement de Tonisk), en attendant la belle saison. 
Nous n'avons pas non plus négligé la géographie, la ^ta is- 
tique , la zoologie et la minci-alogie. Les collections que uotis 
avons faites pour l'université impériale , offrent : i° uA herbier 
de la Flora jéitaica, contenant i,6oo genres; ^° a4i plantes vi- 
vantes ; 3** i,34 1 espèces de graines ; 4*^ 700 genres d'animaux; 
5^ plusieurs subst. minéralogiques ; 6^ plusieurs objets qui fu- 
rent trouvés dans les tombeaux des Tschuklsches. 

81. Extrait d'une lettre de M, Bertero, D.-M. et voyageur- 
naturaliste, adressée ù M. Guillemin , et datée de Rancagua 
(Chili), le 1 a juillet 1828. 

Le voyageur se plaint amèrement des didiculiés qull éprouve 
pour faire des recherches d'histoire naturelle dans Fintérieur 
du Chili. Il dit que nous raisonnons facilement sur le Chili 
d'après les récits des personnes qui n'ont vu que la Conception, 
Valparaiso ou Santiago, mais que rintérieur du pays est tout 
différent; que tout, absolument tout, s'oppose à la moindre 
réussite; que les habitans des campagnes, avec lesquels un bo- 
taniste doit se trouver fréquemment en rapport, ne se prêtent à 
rien, si toutefois ils ne s'opposent pas à ses recherches; que les 
habitations n'offrent aucun abri aux personnes ni à leurs baga- 
ges; que la santé individuelle s'y trouve compromise à chaque 
instant ; en un mot, M. Bertero déroule un tableau assez lugu- 
bre de ce pays, qu'on lui avait peint comme VEl-Dorado du 
botaniste. Mais, par compensation de tous les désavantages 
qu'il vient d'énumérer, il ajoute: « Ne croyrz pourtant pas que le 
Chili ne soit pas digne de l'attention de l'observateur. Il faut 
seulement savoir comment ramasser la multitude d'objets in- 
téressons qu'on y trouve, et avoir les moyens de les expédier 
en Europe. Dans deux mois d'ici je quitterai cet endroit; je ne 
sais pas positivement si j'irai à Taica et ensuite «^ la Conc(*p- 
tion , ou si je me rendrai à Valparaiso pour m'embarquer en- 
suite et me diriger sur un autre point de la Mer PaciGque. Les 



Botanique» ii3 

nouvelles du Pérou ne sont pas meilleures pour que je me dé- 
cide à y aller. J^nc vois pas de possibilité de vous faire im en- 
voi, sans que je sois moi-même à Valparaiso ou à la Concep- 
tion; j'ai assez d'objets importans, soit en échantillons, soit en 
graines y mab il faudra attendre deux mois pour ne pas les ex- 
poser à des avaries ou à une perte certaine. • 

« Nous sommes en hiver, et la végétation est nulle k présent. 
Les cryptogames seuls peuvent alimenter ma curiosité , et , en 
effet, je m'en suis occupé faute de mieux , et je suis content de 
ce que j'ai rencontré. Cette partie de la botanique est toute nou- 
velle ici, personne ne s'en est occupé d'une manière exclusive, 
et je suis persuadé qu'un ci7ptogamiste instruit, qui serait ac- 
compagné d'un habile dessinateur, pourrait donner un ouvrage 
presqu'entlèrement nouveau, et qui serait très-bien reçu des 
botanistes européens. « 

« Je voudrais bien vous donner une liste des plantes que j'ai 
déterminées, mais cette nomenclature très-insipide ne pourrait 
vous intéresser qu'accompagnée des échantillons que je suis 
forcé de garder. J'ai rencontré le Franeoa sonchifolia. Je pense 
que le caractère qui lui est attribué par M. Sprengel («^'j/. vege^ 
UibiL)^ d*Bpi*èsCavauilles, doit être rectifié(x). La plante, connue 
ici sous le nom de Iaoij me parait une nouvelle espèce d^Escal-^ 
lonia que j'ai appelée^, thjrrsoidea. Le Cocos chilensis de Molina 
diffère entièrement du Juhœa spectabilis de MM. de Humboldt, 
Bonpland et Kunth , et doit former un genre nouveau que je 
dédie à la mémoire de Molina sous le nom de MoUnea microco* 
cùs. Une espèce à*Eccremoçarpas que je nomme E, sepùun^ me 
parait très- distincte de VE. longifiorus de MM. de Humboldt et 
Bonpland. Plusieurs Oxaiis^ dont deux nouvelles, à mon avis; 
un Cacfttf voisin du Coquimbamu^ mais constamment très-petit; 

(i) M. Bcrtero ignorait qii« eette plante a fait la lujet d*ane nota fort 
intéresaante , aocompagnëe d'on élégant daaain par M. Adrien da Jnuiaa, 
ai qui a été insérée dam les Jnnaies des scUnc€s natareUes, Dana la rema 
des Craunlacéat dont nona aTona préaenléTanalysa danale préaant n*, 
p. 98 , M. De Candolle a disenté les affinités dn Praneoa. Enfin, M. Don 
vient de publier dans le dernier n* dn iVeiv Pkihscphieai lounuU de 
JaiaaaOB im nanioire sur le FmMeoa , qn'il érige en fiimilla dislineia , 
aotts le nom da Gaheinéet» Noos readnma compte Ineeaaamment da oelta 
noaTcUa pnblicaiioB. (6-ir.) 

B. ToM> XVI. 8 . 



Il4 Zoqh^e. 

eDfio', plus de 4oo espèces» dont planeurs sont iiidéiemitaées 

parcequ'elles soDt sans fructification, » 

Dans le reste de la letti«, M. B..^ck*èsse ses complimens aux 
personnes qui s'intéressent à son entreprise, et il ajoute <«|u'U 
j>'est vainement informé du lieu où se trouvais M. Poep'pîg» bo- 
taniste allemand , qu'on disait être depuis quelque tem(|^ au 
Chili , et s'occupcT de la recherche des plantes. Il n'a pu égale- 
ment avoir des nouvelles de M. d'Orbignj, pour lecpiel M. de 
Férussac lui avait remis des lettres et des paquets. Ces objets 
ont cto déposes chea^ M. Delà forêt, consul de France à Santiago. 

81. L'acadAmib royale des sciences de Paris , dans sa séance du 
Inndi a% décembre 1828, a rempli les deux places de corres- 
pondans de botani(|ne, vacantes par les décès de J. E. Smith et 
deThonberg. M. Link, professeur à Berlin, et directeur du 
jardin de la même ville, a été élu au i^'^ tour de scrutin. M. Gau- 
dichand , membre de la Société d'histoire naturelle de Paris , 
botaniste de rexpédittcn de llJrsmie, commandée par M. de 
Freycinet, a été élu au second scrutin. 



• ai a 1^1 



ZOOLOGIE. 

8). IcoKOCBAPHiE uu miciTE ANiiiAL, de M. le Baron Cuvibe; 
par M. F. E. GoiîaiH. {F, BuiieL, Tom. XV, n** 91.) 

Le second prospectus de cet important ouvrage vient de pa- 
raître; il est accompagné de la liste des savans, qui, pleins de 
confiance dans le talent de M. Guérin, comme natut*altste et 
comme dessinateur, se sont empressés de souscrire et de con- 
courir ainsi , avec M. le baron Delessert , à la publication d'im 
ouvrage du plus haut intérêt potir les naturalistes de tous les 
pays. Le nombre des souscripteurs s'élève déjà à plus de 110, 
parmi lesquels nous nous contentons de citer MM. le baron 
Alibert, Brongniart, baron Cuvicr, Fréd. Cuvicr, comte Dejean, 
baron Delessert, Duméiil , Dupcrrry, baron Diipin, baron Du- 
puytren, baron de Férussac, chevalier Geoffroy St.-Hilairc 
père et Uls, baron de Humboldt, Latreillci Magendie, prince 
Masaéiu, chevalier Richerandi Serres 1 Valcnciennes, baron 
Walkenaer, etc., etc., etc. 

S. A. E. le duc d'Orléans , proteotenr éclairé des sdenoes et 
ées ari», a anoonrag^ celte beiie entreprise en souaerivaDl un 
des premiers. 

Le J>aron Delessert a bien voulu avMcer k M. Gttérin les 



Zoologh. ii5 

fonds nécessaires. Les planches seront dans le format in-8^« 
Comme le règne animal, elles seront toutes dessinées par 
M. Goérin , et gravées en taille douce par les meilleurs artistes 
de la capitale. 

Cette iconographie formera a 5 livraisons de i o planches cha^ 
pune; à la fin de l'ouvrage, on publiera une explication détaillée 
des planches. La z''^ livraison paraîtra à la fin de janvier 1829, 
A partir de cette époque, il en paraîtra une chaque mois. 

On souscrit à Paris, chez M. Guérin, rue des Fossés St.-Yictor, 
n* 14» et chez les principaux libraires de la France et de 
l'étranger, 

S4. SnciuboiA sooLOGiCA, etc. *- Figures originales et Descrip* 
tîotis systématiques d'animaux nouveaux et non décrits; par 
Jahn £dward Gm^T. Fascic. I , in*4^ de 8 p., sur a eolonaes, 
et 6 pi. lithogr.; prix, 7 sch. LoMires x8a8; Treuttel et 
Wnrtz. 

Ce fascicule a été publié le i*'' juillet i8a8. M. Gray , e* rém- 
nissant sons le titre de Spieiiegia des descriptions originales 
d'animaux, pourra rendre un vrai service à la zoologie; nuiis 
ses descriptions sont trop succinctes pour être d'une grande uti- 
lité; car les phrases lînnéennes, bonnes pour un Species, ne . 
peuvent plus convenir quand il faut étudier un être nouveau. 
Les figures , sans être soignées, sont suffisantes pour établir les 
caractères des espèces qu'elles représentent, bien que la litho- 
graphie, qu'on a employée, eût pu produire des résultats meil- 
leurs. 

M. Gray a donné, d'après un individu conservé à Londres, la 
figure du Cfnoeepkahis ntger, et celle du LagoH^nx Humbotdtii, 
deux Singes bien connus. I! y a aussi représenté, mais d'une ma- 
nière si imparfaite, que la figure ne pourra point être citée , le 
crâne d'un phoque, du genre Arctocc^hale, de M. F. Cuvier, 
que l'autear regarde comme devant appartenir à une espèce 
ttouveile qu'il nonnne Arctocephaius lobatus; Osse frontali 
ia(o convexe g Joramîne occipitale ovali, maxiUd i^feriare rectd, 
voisine du Phoca ursina des auteurs. M. Gray publie en outre 
plusieurs Cétacés de la famille des Dauphins. Il est bon, en pas- 
sant, de remarquer que plusieurs des vues qui nous ont dirigé 
OBt aussi paru à M. Gray devoir être adoptées; et bien que nos 
' tnmrax aient paru pvesque en mévn Hmfs, iMte bistolsn des 



Ii6 ZootogU. 

Cétacés a cependant paru le la avril xBaS, ainsi qu*il est facile 
de s'en convaincre par la préface. 

M. Gray adopte les genres Delphinus, Grampus^ Béluga et 
Phocœna comme sous-genres. Les Grampus sont nos Globice- 
phaltts, le Béluga a été conservé par nous, ainsi que les Pho- 
cœna, Les espèces de Dauphins, nouvelles et figurées , sont les 
suivantes : i^ Delphinus longirostris, Gray, ossepalatino cariaoÊOf 
posticè convexo, rostro longîssimo attenuato, suprà depresso, lined 
medid elevatd; dentibus parvis utrinque tfi — 4B+5o — 5o, ap- 
partient à notre genre Dclphinorhynque. i^ Delphinus capensis, 
Gray. Corpore lanceolato; pinnd dorsali elepaid, /alcaid ; pinnis 
peciàralibus medtocribus, falcatis; dorso, labiis, pinnisque nigreS" 
centibus ; ventre albido; dentibas utrinque circiter 5.-.5+0— o. 
Genre GmAMPUs. i. Grampusucuius, Qv^j, Ossepalatino cari- 
nato; rostro longo, attenuato , act^to , supra convejso , centra pia- 
no, longitudinaliter profundè sulcato; dentibus parvis y graeiUbus 
utrinque a8 — a8-h3o— 3o. 

f a. Grampus Heapisidu^ Gray. Corpore obeso;fronte obliquo ; 
pirmis brevibus , obtusis, dorsali triangtdari; subtits fascid lineis 
macUlisque aibis notatus; cœterum totus njger; dentibus parvis , 
conicis a5 — a5+a6— .a6 utrinque, du Cap de Bonne- Espérance. 
3. Grampus obscurus^ Gray. Corpore lanceolato; capite obliquo, 
mcuto; pinnis mediocribus falcatis; collo ventreque albidis, fascià 
nigrd ab augulo oris usque adpinnas pectorales; strigâ obliqué 
lateraU albd postiçd; cœterum totus niger; dentibus parvis ^ co- 
nicis, utrinque a4 — a4-f-a6 — a6. 

M. Gray décrit cinq espèces de Reptijes, qui sont %urés an 
trait dans une planche, la meilleure sans contredit ; ce sont les 
Tbstddo j9e//M.Gray. Testdoblongd, conpexd; scutis marginalibus 
a4> eparibus ii , cum impari anteriore augusto^ posteriore lato 
iriflexo; scutis sterni 1 1 , anteriore proilucto^ du Cap de Bonne- 
Espéi^ance. 
Chaxjblso Brookesiana, Gray. {Foy, Bullet., Tom. XIV, n? a49.) 
Ch. dilepis, Leach. (V. Bullet., Tom. XIV, n"* a48.) 
Ch. Tigris, Cuv. inéd., figuré dans la i&^ livr. de l'atlas du diirr. 
classique tthist, naiurellef des îles Séchelles. 

Pbtli.odactti.us, genre déjà décrit par M. Gray, dans les 
jinmais ofPhiiosop^f sous le nom de Ptyodactylus , dont il dif- 
fère par plusieurs caractères ^ ce qui a porté, l'auteur à çhaa* 
ger la dénomination. 



Zoologie. X17 

. Dans un second article, il sera- rendu compte des animaux 
invertébrés, décrits dans ce fascicule. Lassoir. 

85. FAmns raAHÇ4iss, ou HisTOias vATumsLLS, générale et 
particulière des animaux qui se trouyent en France, etc. (^ of . 

' ie BuUei. , Tom. XV, n® a 16) xviii* livr. , texte par M. de 
BukiHYiLLi. Moliêisques, 80 p. Paris, 1818; Levrault. 

Cette livraison, consacrée entièrement aux Mollusques , con- 
tient tous ceux' de ces animaux qui appartiennent à la 1'* 
clsasc du système de Tauteur, ies Céphalophorcs, et le com- 
mencement de la a% qui comprend les Mollusques que M. de 
Blainrille nomme Paracéphalophores, 

Après quelques généralités sur les Poulpes Octobrachidés, 1*' 
genre des Céphalophores cryptodibranches, l'auteur donne la 
divisimi-de ce genre; c'est la même que celle qu'il ayait précé- 
demment proposée. On voit qu'il u'adopte point le genre Ele" 
done, et qu'il maintient les Ocythoës comme division dans ce 
genre pour l'animal de FArgonaute. 

Les Poulpes décrits sont les O. vulgaris, macropus 'EiissOfpi/osiu 
Eisso (espèce fort douteuse), granosus, espèce qui nous est in- 
connue , et qui doit être figurée ; tuberculatus^ que M. de Btain- 
ville distingue du tubercuiatus de Risso;/»cf«i^ qui est le ttê^ 
beraUattts de Risso (ainsi , M. de Blainville débaptise l'espèce 
de Bisso, et applique sa dénomination à une autre espèce; excel- 
lente méthode pour porter la confusion dans la science) ; mos- 
chaitts {Eledone) et antiquorum {Jrgonauta), 

Les Décabraehidés, comprenant les Calmars, viennent ensuite. 
L'auteur décrit les Loligo Sepiola (G'^ Sepioia)^ sagiiUUa ,vui' 
gant, subttlatael palchra, espèce encore inconnue aux autres 
naturalistes. Dans le genre Sèche , il décrit les Sepia ofjfcinaiis, 
ehgans et Orbignia/ia. 

Le A* ordre des Pofythaiamér comprend la Spûrule et tous 
les petits multiloculés, dont le détail nous conduirait trop loin. 

Les planches de la 18* livraison, très-joliment gravées» 
comme les livraisons précédentes, contiennent des animaux di- 
vers, excepté des Mollusques. F. 

86. RscnxmcHxs sum LES ossxMXNS FOssiLxs nu niPAXTXjnvT nu 
Put nx D6mx ; par l'abbé CaoïaxT et Jobxxt aine, i*' vol. du 
texte. In-A^ de aa4 pag. et livr. 7, 8 et 9 de l'atlas d^ 



ii8 Zoologie. IT 86 

planches. Paris, tSaS; Dufour et d'Ocagne,Tretittel etW&rtz. 

(Voy. le BulleL, Tom. XI, n® 69etaa9,etToin.XV,n*«i7). 

La i'* moitié de q9 i*' volume du texte de rouvngo que 
nous amionçoDS) contieiit un discoars préliminaire^ dont il sera 
rendu compte dans lapartie géologique du BaUetin, La seconde 
moitié, qui offre la description des ossemens et leur détermi* 
nation générique et spécifique , est seule ici de notre ressort* 
Fous suivons les auteurs daus Tordre qu'ils ont adopté. 

I. Pachydermes des terrains meubles. 

i.ÈLÉnuvs: une pottion de mâchoire inférieure | des dé- 
fenses , des dents molaires, un fragment de vertèbra dorsale , 
im d'humérus droit , un cubitus, une tête inférieure de tibia, 
une portion de fémur, un astragale, un ralcanéum. Ces ossemcps 
appartiennent probablement à 5 individus de l'espèce à larges 
lames y dont 4 de la taille de 9 à xo pieds» et x de x5 pieds. De 
même qu'il existe % espèces d'Éléphans vivans, de même il pa- 
raît aussi exister a espèces d'Éléphans fossiles : l'Éléphaat à 
lames des molaires étroites, qu'on a rencontré très-souvent ^ et 
l'Éléphant à larges lames, dont on a trouvé plusieurs mÂche- 
lières : celles de Porentrui, de Eomagnano, de Monteverde, 
de Laufen, et la mâchoire décrite par M. Ph. Nesti (V. £uUet, ; 
Tom. X, n^ a66)^ se rapportent à cette dernière espèce qui habi- 
tait aussi l'Auvergne. 

a^ MA$TonoNTEs.Des molaires à 4, à 6 et à 8 pointes, un fragment 
de mâchoire supérieure 1 un humérus, un fragment de cubitus, 
appartenant à 3 individus, au moin>. Ce Mastodonte diffère par 
la foime des molaires de toutes les espècts connues; et ces mo- 
laires sont beaucoup plus petites que celles de toutes les autres 
espèces admises par M. Cuvier. Les auteurs désignent leur nou- 
velle espèce sous le nom de Mastodon arvernensis. Par les ma- 
melons de ses molaires, cette espèce se rapproche plutôt du 
MÊast. angnuiidenst que du Mastodonte de TOhio. 

3^ HxPFOPOTAMXs ; une arrière- molaire supérieure, un os se- 
milunaire , un astragale et un tibia mutilé de VHippopotamus 
mqfor Cuv. Les fragmens appartiennent au moins à % individus- 

4^ RHiNOcxaos : une mâchoire inférieure avec a molaires, un 
débris du même os, une vertèbre dorsale, un humérus, un ra- 
dius, a os métacarpiens, 3 fémurs, a calcanéum, a astragales et 
un métatarsien. L'examen de ces ossemens a fait reconnaître 
une espèce nouvelle, que les auteurs novomtni Rhinocéros datus, 



_ Z'ooIogU* ttj^ 

pareè (|ue sa erovpe devait être très^élevée. Cette espèce est 
voisine do HA. /^iorAi>t«i d'Italie. Les ossemeos décrits appar- 
tiennent à 5 individus an moins. 

5^ Chbvavx. Des molaires , une vertèbre cervioalc et on as** 
tragale d'une espèce de la taille du Zèbre oo des grands ânes. 

6^ SAnoLisas. Les mâchoires droites avec leurs dents, d'un 
jeune animal. L'espèce paraît avoir été de la taille du sanglier 
vivant; mais elle s'en éloigne par la brièveté de la face, et se 
rapproche par là du cochon de Siara. Les auteurs proposent de 
la classer sous le nom de Cochon d'Auvergne. Àper arvemengit. 
7^ TAPias. Des mâchoires inférieures avec leurs dents , et un 
atlas d'une espèce ressemblant beaucoup aux Tapirs vivans , et 
que les auteurs désignent sous le nom de Tapir arvemensiê. 
II. Carnassiers des terrains meubles, 
i*' HTÀivas. Des dents molaires et incisives , des màcbobes 
inférieures, de bumérns avec des cubitus et des radius d'une 
espèce qui se rapprochait de l'Hyène tachetée, mais qui en dif- 
fère par des caractères assez prononcés, pour qu'on puisse la 
classer à part dans les divisions du genre. Le talon de la der- 
nière molaire est bilobé, les molaires intermédiaires sont obli- 
ques; on ne voit point de trou au-dessus de la poulie de Thu- 
mérus; ces caractères en font une espèce distincte, sous le nom 
d'Hyène du Perrier (H. Perrieru)^ qui doit rappeler le lieu où 
elle a été trouvée. 

L'on a trouvé d'autres fragmens qui se distinguent de cette 
espèce, autant que l'Hyène rayée se distingue de l'Hyène tachetée. 
Ces fragmens sont «ne mdcboire supérieure, une mâchoire infé- 
rieure et des dents; ils rapprochent cette espèce de l'Hyène 
rajrée , par le tubercule du bord interne de la dernière molaire 
inférieure, et probablement par la position du condyle de la 
mâchoire inférieure, placé au-dessus de la ligne des dents, 
enfin, par la dimension du lobe postérieur de la carnassière su- 
périeure ; mais ils en diffèrent par le petit tubercule do la car- 
nassière supérieure, et par le fort collet et le tubercule en avant 
de la seconde molaire inférieure, enfin, par la hauteur de Tant- 
. mal , qui égalait au moins celle des plus grandes Hyènes tache- 
tées. Cette eapèee reçoit le nom d'ffyœna aivememis. 

Une dent, qui ressemble à une seconde molaire iDférieurc,'a 
servi à l'établmefaeDt d'une 3* espèce encore douteuse, sous 



lao ' Zihlogie. 

U nom d*Bymnm dtAia, 60 a recueilli loi OMenens de 10 ûnU- 
vidus au moins de la i*^ espèce, et de a ou 3 de la seconde. 

a^ OuBs.Une portion de tète d'une espèce nouvelle, Ursus 
arventcHsts; elle fonne, par ses canines, une espèce de passage 
entre les Ours ordinaires et les Ours eultndens. Le même gise • 
ment a encore fourni un atlas, une omoplate, un humérus, une 
portion supérieure de tibia, lies dimensions de TOurs d'Au- 
vergne approchaient beaucoup de celles de l'Ours brun des 
JUpes. Il se distinguait principalement par la forme de la tète. 
.Comme tous les Ours fossiles , il était plus carnassier que les 
Ours vivans; Taréte très-saillante de ses canines lui donnait 
une plus grande facilité pour déchirer la chair des animaux her- 
bivores, dont on trouve les débris rongés ensevelis à côté des 
siens, dans un même tombeau. 

' Les auteurs décrivent et figurent de grandes dents canines 
applaties et tranchantes, qu'on a toujours trouvées isolées; elles 
sont rapportées à a espèces d'Ours qu'ils appellent f/^ittf cul- 
tridrns issiodorensis^ et V. ctdtridens arvernensis, 

3^ Ckats. Les osseméns d'animaux du genre FeUs\ que les 
auteurs ont trouvés^ sont nombreux; ceux qui peuvent jeter le 
plus de lumière sur la forme de ces animauv^^»^' ^^ mâchoires 
inférieures, dcHit 9 ont été dessinées dans les planches. Les au- 
teurs donnent en outre un tableau comparatif des dimensions 
de ces ossemcns. Il y en a d'abord 5 qui montrent entre eux 
beaucoup de rapports; les 3 plus grands d'entre eux ont appar- 
tenu à une espèce que les auteurs désignent sous le nom de 
Chat d'Issoire {Felis issiodornnsù) ; les deux autres, plus petits, 
. indiquent une espèce à museau raccourci, et qui reçoit le nom 
de Feiis brevirostrts. La sixième mâchoire, ayant des propor- 
tions et des dents très-caractéristiques, fournit le type d'une 3^ 
espèce, formant peut-être un genre à part; c'est le Felis megan- 
tereon. 

Une autre mâchoire appartenait à une 4^ espèce qui se rap • 
prochait le plus du Couguar; les auteurs la nomment Chat de 
Pardines {Feiù pardtnensis). Enfin, une 5® espèce de la taille du 
Jaguar, porte le nom de Feiis anwmensit. Le /*« Uremosuit est 
la plus petite de ces espèces; ensuite viennent les F. isswdo- 
reiuii, m^atUereon, pardiaemii ei arventenêis, 

Ajutès avoir déterminé ces espèces, les auleon décriveiit en- 



» 

Zàobgte. lai 

oore dTâiHrM ôMèncM, tek que des màA^ÂÊH mpérkfo àm i ém 
▼ertèbresi des omopUles, des haméns» des eubitnsi des i»» 
ditts, des méucarpieiis, un fénrar, des tibiasi des métatanicM 
et des phalanges. Panni ces débris, ii en est qui appartenaient 
à une 6^ espèce plus grande que toutes les autres, et fort seai* 
blable, peut-être, au Fif/âowiSftfiaa de M. GuTÎer. Ces débris sont 
un humérus, un cubitus, une 3* incisive, un a^ métacarpien et 
un a* métatarsien. Cet animal devait éCre de la grandenr du 
Tigre. 

• C'est avec raiscm que les auteuirs insistent, à la fin du ynimmCf 
sur le fait, très-remarquable de la oo-existence de 6 espèces de 
Feiif dans une contrée aussi bornée que le champ de leurs dé- 
couvertes, lorsque les représentans de ces animaux sont au- 
jourd'hui dissémiliés sur tous les points du globe, de manière 
qu'il est fort rare que la même contrée soit habitée par deux on 
trois d'entre eux. S. G. L. 

8 7. Notice sua les ossemxms fossiles des envieohs d'Alais , 
département du Gard; par le baron dHoMBRXs (Fiemas^. 
[Biblioih, universelle de Genève; janv. x8a8 : Se, et arts, p. 5a.) 

Quelques restes fossiles ont été trouvés aux environs d'Abus, 
dans des localités difiërentes, savoir, à Durfort, entre Saint- 
Hilaire et Vezcnobre , et près de St.-Martin d'Arènes. Ils con- 
sistent en côtes, vertèbres, humérus, fémurs, etc.; mais il n'y a 
pas d'os de crâne; en sorte que les espèces ne peuvent être dé- 
terminées. II y en a qui appartiennent à des Quadrupèdes de 
moyenne taille. Aux environs de Mende, M. Ignon fils a trouvé 
des ossemens d'Ichthyosaure, notamment des vertèbres, qui ont 
été communiqués au baron Cuvier. 

88. De uao hosteate ejusque scsleto Commcntatio. Scripsit et 
Bwis prùnigenu sceleto auxit Lud. Henr. Boianus. Acced. 
tab. lithog. 5. {Novaactapfys-med, Acad. C. X. C Nat.Çurios.; 
Tom. Xin , a* part., pag. An-) 

L'Aurochs ou Bison, autrefois commun dans les forêts de la 
Gemumie, s'est retiré peu à peu en Uthuanie, et se trouve au- 
jowd'hni concentré dans la forêt de Biidowics, où l'espèce forme 
' un troupeau d'environ 600 individus. 

Plusieurs auteurs anciens» notamment Iulea Césari kffm , 



ns Zoolû^. TS? 88 

Fausatttt», S«iièqiie^ Martial et PUne, foUt méiitioii des Bttofi 
Muvages de la Germanie. M. Cuvier {Reêherehei sur ht os$ement 
Jmtsiies, 3* édit., Tom. IV, p. 107) pense qne leurs assertions se 
rapportent à deux espèces distinctes de BoHifs , qui auraient 
vécu anciennement dans la Germanie, et dont Tune ne se serait 
éteinte que depuis environ 3 siècles, puisque Uerbcrstcin , qui 
voyageait en Pologne et en Russie dans le 16* siècle, les a bien 
distinguées et même figurées. Otte opinion est combattue par 
Bojanus , et il résulte de sa démonstration, ce que Pallas avait 
4éyà avancé, savoir, qu'il n'existe aucune preuve que jamais un 
homme ait vu un Aurochs vivant, différent du Bison. 
f II en est autrement des nombreux restes fossiles de Bccuf , 
^u'on a découverts en différens lieux ; ces e«semens n'appar- 
tiennent pas tous au Bison, et leurs dimensions sont de beau- 
ooup supérieures à celles des os de notre Bcnif domestique. 
Ils appartiennent au Bos primigenius Cuv. Des crânes plus ou 
moins complets de cette dernière espèce sont figurés et men- 
tionnés par M. Cuvier; l'auteur vient y ajouter la figure d'une 
'portion de crâne trouvée dans un lac de la Lithuanie, et surtout 
la figure d'un beau squelette entier, trouvé à Hassicben (grand 
duché de Saxe-Weimar), et conservé dans la collection de Jéna. 
D'après l'examen comparé de ces pièces, les caractères du Mos 
primigeniui sont les suivons : 

i^ Les apophyses frontales sont très-épaisees à leur base, 
d'une circonférence de i5 pouces et au-delà, non arrondief , 
mais aplaties ou comprimées. 

1? Ces apophyses sont d'une longueur remarquable (de a 
pieds et demi , plus ou moins). 

3^ Les cornes sont constamment dirigées en avant, de ma- 
nière qu'elles font un angle aigu avec une ligne remontant sur 
le front (si ce caractère est moins apparent dans quelques figurés 
données par M. Cuvier, c'est que les crânes ont été dessinés 
dans une position horizontale ou tout-à-fait dressée, et non pas 
dans celles où ils se trouvaient chez l'animal vivant). 

4^ La crête du vertex est plus comprimée que dans la Bœuf 

domestique; l'occiput et le front sont très-excavés. Deux lignes 

qui s'élèvent du Iront et de Poeciput, et qui se enapent, dans le 

Boeuf domestique, sous un angle de 80^ environ, ne font qi^un 

. angW de 45^ theà le ih$ primîgemuê. 



S* Les fossM lempofakd son t comprimées «t ph» tétréoto eu 
arrière que dans le Bœuf domestiqae. 

6^ Les orliites proéminent plos latéralement que dans le Bœnf 
domestique, où elles sont dirigées phis en avant» 

7^ lies apophyses épineuses des vertèbres dorsales sont eo»- 
«dérables, mais moins, en proportion , que chez le Bison. 

8^ Les os des membres sont pins épais que chet le Boeuf do^ 
mestiqoe et le Bison; ils se rapprochent à cet égard de ceux dû 
Bubale. 

9® Le squelette entier est beaucoup plus long que celui du 
Boeuf domestique ; il surpasse aussi, d\in sixième environ , celui 
du Bison. 

La question si le Bos primigenius est la souche du Boeuf é&^ 
mestique, est laissée indécise par Bojanus. 

D'antres ossemens fossiles appartiennent réellement à une 
espèce de Bison, mais qui était plus grande que celle de nos 
jours ; c'est VUruspriscus des auteurs, qui avait la taille du Rh!« 
nocéros. -M. Cuvier en a figuré et décrit plusieurs crânes, et 
Bojanus en cite un autre , trouvé sur les bords du Rhin , 
et appartenant au Musée de Darmstadt. Il passe ensuite 
à la description du Bison vivant et de son squelette; il a 
observé l'animal en vie; le squelette qu'il décrit en détail, 
et dont il donne des figures, a été préparé, par ses soins, pour 
le Muséum de Wilna. Voici, d'après ces recherches, les carac- 
tères distinctifs du Bison et du Boeuf domestique, déjà indiqués 
en partie par Daubenton, Gilibert , MM. Cuvier et Baer {Bei- 
trmge zur Kunde Preussens, II, 3, p. a55.) Le Bison {Urus no$^ 
iras) est si sauvage, qu'il n'y a pas d'exemple qu'on l'ait appri- 
voisé ; il se moutre toujours un ennemi acharné du Bœuf do- 
mestique; sa voix est un grognement et non un mugissement 
Quant à sa taille , il est l'animal le plus grand après le Rhino- 
céros; le thorax est surtout très-ample; la tête, au contraire, 
est d'un volume médiocre; les yeux, les oreilles, les lèvres et 
la bouche sont plus petits que dans le Boeuf domestique. Le 
poil du corps est velu, d'une odeur de musc au front, et pro- 
longé en une longue barbe le long du cou, qui n'offre point de 
fanon. Le scrotum, petit et serré contre le ventre, contient des 
testicules d'un volume médiocre, qui n'excède pas celui des tes- 
ticules du béifer. La queue est courte, ne descendant guère qtte 



ta4 Zoologie. IT 88 

jnsqu'Att calcahéuiDi et ]ganiie de soieK à Teztiéiiiité; Le eorps 
de l'embryon présence déjà ces proportions; la tête n'est pas 
très-volumineuse} les sabots sont luisansy amincis sur les bords 
extérieurs. Chez les adultes, les os du crâne sont supérieurs en 
masse -aux os de la facei qui sont raccourcis ; la largeur du 
front surpasse d*ttn tiers sa hauteur; il est d'ailleurs convexe, 
et se confond avec la crête occipitale , située au-dessus du ni- 
veau de l'origine des cornes, et entourée d'une anfiractuosité 
semi-circulaire. L'angle facial, pris à la manière de Camper, 
est moins aigu à cause de la saillie du front* Les cornes naissent, 
non pas de la crête la plus élevée de la tète, mais du milieu de 
la convexité du front; elles se dirigent un peu en bas, et très 
en dehors, pour se recourber bientôt vers le haut ; très-épaisses 
à leur base, elles rétrécissent beaucoup la fosse temporale; les 
os interpariétaus sont carrés, non triangulaires ; ils s'étendent 
de l'os occipital jusqu'au frontal, sans que le pariétal vienne 
9>'intercaler entre eux. Cette disposition n'est cependant visible 
que dans le jeune âge; les os se confondent bientôt, et les su- 
tures s'effacent. Les os internuxillaires restent toujours dis- 
tincts; ils ne montent jamais, même dans l'âge avancé, jusqu'aux 
os du nez; ils se terminent toujours plus bas. Les orbites, sem- 
blables à des capsules osseuses, sont très-proéminentes et diri- 
gées plus en avant que dans les autres espèces. Les os du nez 
sont courts et larges; la base de l'occiput est peu alongée; les 
apophyses ptérygoides sont éourtes, et ne se prolongent que peu 
en avant; le palais osseux est court; la cavité du nez et les 
narines postérieures sont spacieuses. Le trou occipital est plus 
petit que dans le bœuf domestique, ainsi que le canal vertébral. 
Les vertèbres dorsales sont au nombre de i4, celles des lombes 
au nombre de 5. Les apophyses épineuses des vertèbres sont 
très-longues; il y a i4 côtes, grêles et étroites, de chaque coté. 
La facette articulaire postérieure de l'atlas, sous le canal ver- 
tébral, est circonscrite par des bords droits; la a^ vertèbre cer- 
vicale est plus courte, plus haute; les facettes articulaires de ses 
apophyses obliques postérieures sont plus larges que longues. 
L'apophyse épineuse de la 7^ vertèbre cervicale est déjà beau- 
coup plus longue qu'aucune des apophyses épineuses du Boeuf 
domestique. Les vertèbres lombaires ont des jsorps plus courts, 
des apophyses épineuses, plus longues et moins larges; des app- 



Zooiogie. tftS 

pliyses transvenes, plus courtes, dirigées en bas, obKqiies; eniii, 
des apophyses postérienres, reçues non-sealemeot dans la fa- 
cette articulaire de la vertèbre suivante, mais recevant encore 
les apophyses obliques antérieures de cette dernière. Le sacnim 
est presque droit; le bassin s'avance davantage; les os iliaques 
sont moins arqués en haut , et peu saillaus en dehors ; les os des 
membres, ceux du métacarpe exceptés, sont plus élancés, moins 
laides et moins gros. Le bord postérieur de Tomoplate est plus 
mince, la crête de l'omoplate moins dirigée en avant, le sillon 
supérieur de l'humérus plus étroit; la partie horizontale dn cu- 
bitus (l'olécrane) est considérable. H y a deux osselets métacar- 
poides à chacun des pieds de devant, et deux osselets phalan- 
^ens à chaque doigt. Le grand trochanter du fémur est moins 
large et moins dirigé en dehors, la ligne âpre postérieure du 
fémur plus étroite, le sillon du tibia, destiné au tendon du muscle 
fléchisseur des doigts, rétréci; la crête du tibia se confond peu 
à peu avec le corps, vers la partie inférieure; la facette articu- 
laire antérieure, destinée à recevoir l'osselet de la malléole ex- 
terne, opposée il la base du tibia, est plus grande ; l'os du mé- 
tatarse est pliys large qu'épais ati milieu de son corps; chez le 
Bœuf domestjque, au contraire, il est plus épais que large. 

Après la description de l'animal, vient une série de mesure^ 
prises exactement sur la totalité de son corps et sur chacune de 
ses parties; la longueur totale de l'individu entier, mesuré par 
Bojanus, était de 6 pieds 1 1 pouces 6 lignes , depub le som- 
met de la tète jusqu'à l'extrémité de la tubérosité de l'ischion, 
et la hauteur la plus grande, de 4 pieds 9 pouces. Ces dimen- 
sions sont de beaucoup inférieures à celles qu'indiquent quel- 
ques auteurs des 16^ et 17^ siècles. 

Les planches représentent, 1^ le squelette du Bison^ réduit an 
quart de ses dimensions naturelles, et avec une image sciagra- 
phique de l'animal entier; a^ des têtes mâles et femelles, un 
embryon du Bison, des crânes, des dents, des vertèbres et d'au* 
très os isolés; enfin, la dernière planche offre le squelette dn 
JSos primiffenitts de Jéna, trouvé en i8ai à Hassleben, et plus 
complet que ceux de Paris et de Schoenbninn. Ce squelette est 
réduit à - sur la planche. Un fragment de crâne de la même es- 
pèce est encore figuré sur la a* planche. S. 6. L. 



89. KvuA ms oxnuiix n'Eumon, pour atnrir de (XMnpIémemt 
au lUauel d'Ornithologie de M. TemAÛnck; par J, C. Wke- 
mm, X"" Uvr. (^or- ^ i^«/A?ty T0111.XY, n"" aaS). Paxist xSaSj^ 
BéliB, 

Cette nouvelle livraison contient Xe^Syhia àmnéèioeea Lath., 
Phragmitis, Bechst ^poiaspis, id., Oto* Mann. , Xaidniiar Laâi., 
Pkitomeîa Becht., sericea. Natter., orpkea Tem., nisoria , 
Bechst., atricapiUa, Lath. 

90. Obsxevatiohs sur le houvbàv oxirax o'Oisxau nommé par 
le D*^ Smith Bjbikopomastus, de la famille des Proméropidéea ; 
par sir W. Jardimb. {Zoological /ourn.; n® XIII, p. i.) 

M. Smith a envoyé au muséum africain une espèce d*oiseaa 
du cap de Bonne-Espérance , sous le nom de Rhinopomastus 
capensis, que M. Jardine change en Rhinopomastus SmMii, 
en disant que cette espèce était inconnue. En bonne justice , 
on aurait dû lui donner le nom de Levailiant, car ce natura— 
liste voyageur en a publié une magnifique figure, n^ 5 et 6, de 
ses Promérops , sous le nom de Promérops namaquois , que M". 
Vieillot a spécifié de nouveau dans le 2>ict. d'hist, nat , a* 
édit. , sous le nom de Promérops cyanomelas. 

Ces espèces, faites si légèrement, ne font qu'embrouil- 
ler, outre mesure, la science. Quant au genre, nous pensons 
que M. Smith a eu raison de l'établir. L'oiseau ressemble bien 
aux Promérops par l'ensemble des formes corporelles , mais il 
en diffère notablement par les caractères tirés du bec et des 
tarses. 

Rhinopoxastus. Rostrum elongatum , incuruum , ffraçUe^ te- 
retiusctdam , basi trigonum ; nares hasales , médias , parvof , 
membrand semiclausœ y scuteflogue incurnbente tecUe;alœ mé- 
diocres ; cauda gradata , elongata : pedes insessores , médiocres ; 
iarsis brevissimis , acrotarsio scutuiaio, paratarsio integro; di-- 
gito exteriore ad secundam phalange m connexo, interiore lâfero; 
€u:ropodio scutellato ; halluee robusio ; unguibus vaiidis , com- 
pressiSf haltucis vaiidiore. 

Type, Rhik. Smishii, Jardine, à changer en RA. FaUkmtU. 

Lsssoir. 

9t. NoTMii OBVttMLoasqtsi I 4* livrais.; par F. BotÉ, de 



&ieU (2m ; i8a», Ton. XXI> 3*" et 4* cah,, p. 3oo, ( To^ 
J^têiUi.iTom.YyU'' 88.) 

Ces notices se rapportent h quelques petites espèces d'Échas- 
siers que l'auteur et le capitaine Woeldicke ont obs«trvécs sur 
les C4)tes marécageuses de la province de DitmArschen^ depuis 
rcmbouchurc de l'Elbe jusqu'au ducbc de Sleswig. Ces espèces 
sont les Peiieùta subarquata, platyrhyncha et alpina^ le Tel- 
matias Gailinago, VAnthus campestris ; le Calamoherpe phrag- 
mitis; la Bemipla leueoptà et le Citctu cyaHeus,C%^ principa- 
iMient sur les mceurt et le genre de vie de ces Oiseaux que por- 
tent les remarques.de l'auteur. 

gi.LErram dx H. Boié ▲ M. Wàouw» sur quelques Oiseaux 
et Reptiles de l'ile de Java. {Ibid.i Toni. XX, n"" 8 et 9» 

i8a7,p. 7>4.J 

M. Boié dit y dans cette lettre, que les Gobe - Mouches à 
queue conique et â couleur de feu (Partis peregrinus , Mus- 
cicapaflammca et miniala ) forment un genre très-différent par 
leur genre de vie , et intermédiaire aux Mésanges et aux Gobe- 
Mouches. II est provisoirement désigné sous le nom de Phœni- 
cornis. Les Pycnonoles forment un genre des plus naturels , et 
c'est à tort qu'on a voulu les rapporter aux Grives. 

Un Reptile Batracien , qui porte des ongles aux doigts des 
pieds , et dont la patrie était inconnue , a été trouvé fréquem- 
ment au cap de Bonne-Espérance , par M. Boié. Ce reptile forme 
un nouveau genre que M. Wagler décrit sous le nom de Xeno- 
PUS , avec les qu-actères suivaus : Caput brève, latisslmum, de- 
pressum , absquè angtiHs prominulis ; apice rotundato-acumina- 
ium ; maxilla tlenticidçLîa ; mandibala ( et palatum ) edentula ; 
lingua nuUa ;» parotides nulUe ; oculi respecta corporis molis 
parvi, rostri apici approximati ; orbitœ crenulatœ ; narvs sub- 
obliquas , subrimœ/ormes ; oris rictus pan'us , rectus ^ angulo ocu' 
lorum angulum posticum parutn transcendentc ; pedes antici, 
brepîusculi tetradactyli, digitis omnibus totis liberisj longis, 
strictis , iubulato-acurninatis , apice incrmihus , externe cum in^» 
terno ^secundo cum tertio œquali longitudine ; pedes postici validi 
penladooêfU^ têti palmati i digiiis omnibus subangulaiii i 3^ eum 
6* afqi$aU h$tgiméin9$ fuartQ omnium loHgfê^imo ; itimfiUi la» 



1^8 

tms, imfialus. L'esptee unique de ce genre est nommée X^nopus 
BùieL Le Bmfo lœçis de Daudin ( Pipa iœm et btffbnia Merr. ) 
n'est qu'une espèce nominale, faîte sur un individu détérioré du 
Xencpus. La %ure de Daudin est très-mauvaise. 

93. SuB Lxs Serpeks de l'Afrique méridionale ; par Andr. 
Smith , D. M. {Edinb, new phiiot^ Journal ; ynW. — octob. 
i8a6,p. a4B.) 

L'auteur, en sa qualité de sur-- intendant du Muséum Sod- 
africainy se trouve dans une position très-favorable pour ob- 
server, à l'état vivant, les Serpens du midi de l'Afrique ; et il en 
profite pour enrichir de ses observations l'histoire naturelle de 
ces animaux, qui en a certainement grand besoin. Les espèces 
qu'il décrit d'une manière succincte sont en partie déjà, mais 
mal connues; les autres sont données comme nouv^ellcs , au 
moins provisoirement, attendu que l'auteur n'a eu à sa dispo» 
sition que les ouvrages de Shaw et de Lacépède. Les descrip- 
tions sont faites sur des individus vivans ; ce qui a permis d*j 
joindre aussi quelques détails sur leurs mœurs. Les développe- 
mens plus étendus, ainsi que les figures des espèces décrites, 
sont réservés pour un ouvrage à part , que Fauteur publiera 
par la suite. Son premier article contient la description abré- 
gée de 6 espèces. 

I® Fipera inflaîa Burchell. {Tràvels in Southern Africa, Vol. i). 
Puff'Àdder des habitans du pays.) 

a® Fipera armaia Smith (fforned Snake des habitans); 
très-véniœeux. 

3® Fipera montana {Berg^Adder des halntans); très-voisines et 
peut-être identique avec le Coluher Atropot Shaw. 

4^ Naia capensis Smith. ( Ringhals^iang des habitans. ) Es- 
pèce répandue dans tout le sud de l'Afrique ; sa morsure est 
mortelle. 

5^ Naia So§nersetta Smith. (Nachi-^lang des habitans.} Rare; 
sa vie parait être nocturne. An hyjus genens ? 

6® Eiaps panctattu. {Kousseband ou Carier SnaAe.) Belle es- 
pèce; rare au cap de Bonne*£spérance. Morsure très-vénimeuse. 

94. Critique de l'ouvrâoe de Spix sur les SAORnufs ; par 

1. L. FnuMOiMM. (Isit; 1SR7, Tom. XX, p. 74t. ) 



L'otxvrage que Spix avait publié sur les Reptiles Sauriens du 
Brésil, fut soumis h un exameu critique par M. Boié, de 
léeydcf^Isis, 1826. i" n^}. M. de Spix chercha à se justifier 
dans une réponse imprimée dans le même recueil, même an* 
née y 6* n? : M. Fitzinger vient défendre les vues de M. Boié. 
Tous ces mémoires ne se composant que de remarques de dé- 
tail y nous ne pouvons que les signaler ici à Tattention des na* 
turalistes qui s'occupent spécialement d'Erpétologie. 

95. RBJfAmQUES uB M. Th. Sat, sua quelques Reptiles 
décrits par M. flarlan , dans le Jowrn, oj the Acad. of» nai, 
se. <^ Philadetpiùa ; Tom. IV. {Coniribui. ofthe Mnclur, Ly- 
ceum 9 n® a, juillet 1827, p. 37.) 

Le Scinque décrit comme une espèce nouvelle , sous le nom 
de Se. bicohr, est, selon M. Say, un individu âgé du «Se. giei/t- 
queUneatus, Le Seps sexiineata Harlan appartient au genre Bi'- 
pes Locép. Enfin , VJgama cornuta Harl. s'il n'est pas VA. or^ 
bicularis, doit être rapporté à VA. toparaxin d'Hemandes, ou 
au moins à celui décrit sous ce nom par Barton. Th. C. 

96. DeSCAIPTIOII de quelques ESPiCES NOUVELLES DE SALA- 
MANDRE , av. fig. ; par M. Green. (Contributions ofthe Maclm- 
. rian Lyceumy n^ i. Janv. 1817, p. 3. ) 

1^ Salamandra porpfyritica. S. caudd mediocri corpore suprà 
fitseo, maculis albidis y subtùs albido\ hab. Crawford county, 

Longueur 5-6 pouces, queue de la longeur du corps, conique 
très-comprimée,légèrement carénée en dessus et en dessous de 
la moitié de ses tranchans dans le mâle; le dessus du corps d'un 
brun tantôt clair, tantôt sombre, parsemé d'un grand nombre 
de taches blanchâtres irréguliéres; elles sont disposées sur deux 
ou trois rangs réguliers, le long des flancs. Le jeune de cette es- 
pèce est blanchâtre; l'on 7 voit quelques n^arques brunâtres, et, 
de plus, une ligne rougeâtre qui s'étend despîeds antérieurs aux 
postérieurs, comme chez \e Protens neo-Cœsariensis. 

%^ S. fejfersoniana. S. caudd mediocri, corpore suprà fusco, 
maeuiis cœrmleis, subtùs /useo\ hab. Cannonsbury. 

Longueur, 7 pouces environ , queue de la longueor du corps, 
légèrement comprimée, pointue, couleur d'un b^'un clair, plus 

B. Ton- XVI. 9 



i3o Eàologie. 

sombre en dessus, avec des points bleas d'azur ii 
dtssÀninés, les doigts sont très-alongés. 

3^ SJntermixfa.S. caudd longiùsculây corpore suprà fusco, ma- 
aUis unduiatis subtiis intermixto ; hab. aux États-Unis. 

Longueur, 5-6 pouces, queue plus longue que le corps, co- 
nique, légdrement coicprimce, pointue, de couleur brunâtre on 
ardoisée, avec des taches sombres ondulées ou des raies inter- 
rompues, plus visibles sur les individus avance en dgeet lors- 
que laninial est plongé dans Tcau ; les côtés du corpa et des 
piœbes offrent des points blanc^clairs ou janndtrcs, l'aspect mé- 
langé qu'ils forment disparait avec Tâge. Les jeones présentent 
une teinte rougeâlre le long de l'épine. En général , cette espèce 
varie beaucoup pour la disposition et l'intensité de ses couleurs. 

4® S. gluiMOsa ; Var. 

Dans cette note. Fauteur signale l'aspect argenté que présentent 
assez fréquemment des individus de cette espèce, très-communs 
dans le Washington county. 

S^ S. SttbptoiaceaiysLr. 

L'inditidu trouvé par M, Green est, en dessus, d'une cour 
leur verdâtro ardoisée > sombre, avec une rangée de taehes ar- 
rondies, d'un jaune gomme gutie, disposées en ligne, depuis 
le museau jusqu'à l'extrémité de la queue , le dessous du corps 

est verdàtre- ardoisé uniforme. Th. C. 

• 

97. Rj&ffoaam a vvs kotb du ^ncpsù of ameriean RepHi» 
da jy Hariaa ; par M. J. Gassii . {IbùL ; juill. 1^7, p. 39. ) 

M. Green revendique la priorité de la découverte de l'espèce 
de Salamandre qu'il désigne sous le nom de «9. intermùcia , et 
que M. Harlan appelle S,picta. Il pense que c'est tput-à-fait à 
tort que M. Harlan regarde comme une S. variolata Var. , l'in- 
dividu dont il a fait une espèce particulière S.feffersoniana ; et, à 
son tour, M. Green rapporte à une variété de la S, gluttnosa l'in- 
dividu que M. Harlan donne comme une «S*, variolata ^ Var. 

Th. C. 

98. OasKavATiom sua ul STmuoTuaa do coava csxa lbs S*n4' 
csasa; ^ar M, J« Datt» {^Mdinb. st€(9^jfkilos9p/è.Jmn9^i avril- 
juin i8aS»p. 160.) . 

M. J. Dayy, d'après Texamen qu'il a fait du conir du €r*paud 



Zoologie, t3x 

commun et des denx espèces communes de Grenouilles , soutient 
que cet organe , chez les Batraciens , n'est pas simple comme 
chez les Poissons, mais qu'il se compose de deux oreillettes, et 
même, si on veut, de deux ventricules. Il y a longtemps qu^on 
sait que l'oreillette est divisée en deux par une espèce de cloi- 
son incomplète. Cependant l'auteur dit qu'il n'y a pas de com- 
munication entre les deux compartimens , si ce n'est par le pas- 
sage sur les valvules qui leur sont communes et qui garnissent 
leur orifice ventriculaire. De l'air insuffle dans les oreillettes par 
une ouverture transversale faite à la base du ventricule, ou par 
la voie des veines pulmonaires ou des sinus des veines caves, 
peut servir , selon lui , à démontrer son opinion. La portion co- 
nique du ventricule, qui ne se contracte qu'après la portion au- 
riculaire de cette cavité, serait à considérer comme un second 
ventricule. On voit qu'il n'y a là que deux manières différentes 
d'envisager le même fait. 

99. Sua LA HATVKALlSATIOir M» POTSSOHS Dt ttUl SAKS LES lAÛK 

DOircKs; par J. Mac^C0lix)ch. {Quarierfy Journal of Science ^ 
etc.; octob«-dëc. 1897, p. S^o et p. 496. ) 

L'auteur répond , avec un peu d'humeur, à diverses objections* 
qu'on a faites contre son plan de naturalisation; il annonce 
quelques résultats favorables qu'il a obtenus dans ses expériences. 
( Voy. le Eulletin^ Tom. VII, n® 101, et Tom. IX, n® aïo. ) 

100. A SBLSCnOir OF TBB MOST mEllAEQUAJMLB ANS XKVSmBSTnrG 
OF VHS FiBHXS TOOHD OH TH« COASTS OF CBXLOX.'^ColleCti«a 

des poissom les plus remarquables et les plus iotéressAnSi qoi 
se trouvent sur les cétes de Ceylan , d'après des dessins faits 
dans les parties iréridionales de cette ile , sur des échaotilloiis 
vivans; par John WaivcHOmcK Bxhitxtt. N^ f et s. In'*-4*^. 
Londres I idiS; Longman et c*. ( Jthenœum} 11 et a8 mai 

Ce recueil sera composé de 6 livraisons , chacune de 5 plan- 
ches coloriées d'aptes les dessins originaux, accompagnées de 
descriptions; il paraîtra chaque mois un numéro. On donne 
beaucoup d'éloges à l'exécution de cet ouvrage. 

zoz. Obsebvatioits sue les poissons contenus dans la collection 
de la Société zoologiquc de Londres » avec fig. ; par £. T. 

9* 



i3a Zoohgie. 

Bbn içBTy Esq. (Zootog, Journ. ; n^ XI y sept.-déc. 1 8a 7 , p. B 7 1 .} 

M. Bennet ayant trouvé avec M. Vigors, dans la collection 
de la Zoological Society^ un certain nonjbre d'espèces de Poissons 
non décrites, se propose de les publier successivement dans les 
n^' du journal cité. Son premier mémoire contient la description 
de deux espèces à^Jntennarius Commers Mss. [Chùxinectes Cuv.), 
et d'une espèce de Perche. Préalablement , il fait remarquer 
combien M. Cuvier a éloigné les Chironectes et les Lophîes de 
leurs afBnilés naturelles, en les rangeant parmi les Poissons os- 
seux, dans sa section des 'Percha (R&gne animal j Tom. II) ou 
dans sa famille des Gobîoides [Métnoircs du Muséum^ Tom. III, 
Monogr. des Chironectes). M. Bennet les rapproche, avec Arté- 
di , Linné , Klein , Gouan, Lacépède et M. Duméril , des BalisteSf 
dans la division des Poissons cartilagineux. Il passe ensuite aux 
descriptions. 

1^ AirTKNNARius unicomis, A. scaber; supernè palUdè fuscus ^ 
macuiîs irrcguiaribiis sirigisque ontatomosantibtts mgru-fusch ^ 
injernè tUbus^ fusco reticuiatus; capiteâdbo, rufo marmorato -• r«- 
dia çapiiali, i** (emiiswîmo; a" bre¥i, cylmdrko, D. xa. P. 11. 
V. 5. A. 7. C. 9. Long, a ~ pouc. I,argeur x 7. I^ nés supporte 
une corne longue de 1 8 lignes et articulée, par sa base, avec le 
crâne, et au-devant de la corne un filament sétacé ayant le 
double en longueur. Hab. Apporté de Madagascar. 

a* Anteknarius nUldiis, A. lœvis , alhidus ^ vittis irregularibus 
lobatijt maculisqueferruginttis punciisqtie albis ; radinrutn capita'^ 
iium \^ brevi y penieilligero ; a" et V^ eirrhoslt, D. i3. P. 10 V. 
5. A. 7. C. 7. Long. I 7 pouc. Largeur \ pouc. Cette espèce a le 
contour de la bouche garni de bai4>illon8 qui manquent dans 
la précédente. Le dessus de la tète supporte «appendices arti- 
culés sur le crâne et garnis de barbillons; le plus antérieur > qui 

est aussi le plus court, supporte le filament nasal. Hab 

L'aateur pense. que son Antcn. nùidits pourrait bien ne former 
qu'une seule es|ièce avec le Chironectes lœvigaîus^ dont il ne dif- 
fère par aucun caractère essentiel. 

3° L'espèce du genre Perche Lacép., que l'auteur décrit, est 
nommée Perça pulchella, P. lineii longitudinalibits argefiieo* 
eœrulescentibiis , pinnamm dorsalium 7^ radiis i3, D. ix. t3. 
P. x5. V. f. A. ;. C. 19. Long. 3 pouc. Larg. x pouc. Hab. lUc de 
Sumatra. 



Zoologie, 1 3â 

lies figitres qui représentent les 3 espèces décrites sont colo- 
riées et dignes d'éloges. 8. G. L. 

f ôd. QOBLQVBS RBHABQUXS SU& LA CLA8SB DU MoiXVSQIIfeS dflttft 

l'ouvmge du D' Fleming {on firiiUh Jnimals)^ et descrip*' 
tîon de quelques nouvelles espèces; par G. Jobhsto». (£<lw^. 
netp pkiiasopk, Joum,, avril-jain itl»8» p. 74*) 

L'aoteur de ce mémoire reproche à M. Fleming de ne pas 
avoir cité assez souvent , dans la partie de son ouvrage consa- 
crée aux Mollusques , VHtstoire naUireite des an, s. vert, de M. 
Lamarck. 

Le Spirula australU a été ajouté à la Faune britannique par 
M. Stewart , qui la reçut de FAberlady Bay. 

M. Johnston a observé à l'état vivant le Lo!igo Sepioia; l'in» 
dividu était dans un état de langueur, et mourut après la heu- 
res; il ne se déchargea d'aucun liquide coloré. 

Dans les genres jérion et Limax , la bouche est formée par 
une trompe courte et rétractile, dont la lèvre su|>éricure est 
armée d'une plaque cornée, semilunaire, ayant sa concavité 
tournée en bas , et au centre une dent saillante et émonsséc. 
En donnant des tentacules noirs an lAmnx tt^rextts , M. Fleming 
a , sans y faire attention , copié ses prédécesseurs , car ces ten- 
tacules ont la même couleur que le corps de Tanimal : ici M. 
Johnston donne la description d'une espèce à*Arion qu'il re* 
«garde comme nouvelle. 

A. cirenmseripttts : (Limax agresiis Lath? Linn. Tnmsaee. 
IT. 85 pi. 8. f. I. 4. £. marginatus Mnll. Ferm. II. 10.) Corpê 
Boir grisâtre, tacheté, avec nue bande noire autour de l'écnsson 
et du corps; l'orifice respiratoire antérieur. Hab. les prairies 
humides, les haies, etc. Commun. 

Corps long d'un pouce à un pouce et demi ; non caréné et 
peu rétréci vers son extrémité postérieure ; noir gris&tre , mar- 
bré, avec une bande étroite entourant le dos et l'écusson ; les 
côtés gris bleuâtres , le pied blanc , opaque ; les tentacules assea 
courts, noirs; l'orifice respiratoire situé beaucoup au-devant 
de Féeusson qui est entier; le pore muquenx au-dessus de la 
queue très-distinct; les jeunes individus sont blancs ou couleur 
de paillfe, avec la tète et les tentacules noirâtres. Probablenent 
eettecspèoc a été prise jusque là pour mie variété du lÀvmm 



i34 Zoologie^ N® loa 

agrestis. Ses caractères sont constans; toutefois il se pourrait 
qu'il ne fût que le Limax ater dans le jeune âge. 

M. Johnston continue de la manière suivante ses remarques 
sur l'ouvrage de M» Fleming. Le genre HeUx contient a espèces t 
las H* aiùella et eiegans Drap. , que Lamarck a rangées , peut- 
être plus proprement 9 dans le genre davcoUa, Les IT. msMa 
et FÙiidula Drap. , et le H. aUiaria Miller, sont réunis crnnine 
synonymes. M. Johnston a fait à cet égard une expérience qu'il 
rapporte. Quatre individtis de même taille et de couleur sem* 
blable, et ayant le même nombre de tours de spire, furent enle- 
vés de dessous la même pierre. Aucun d'eux ne répandait une 
odeur quelconque pendant la vie , mais en les plongeant un 4 un 
dans de l'eau chaude, deux d'entre eux répandirent une odeur 
alliacée très*fbrte ; dans le 3^ elle était faible et dans le 4^ nulle. 
De là l'auteur conclut que cet animal a le pouvoir de répandra 
ou de retenir à volonté l'odeur qui le distingue , et qu'après la 
mort y l'émission de celle-ci peut-être empêchée par des circon- 
stances accidentelles. La source de cotte odeur n a pu être re^ 
connue avec certitude; mais elle parait provenir d'un fluide jau* 
nâtre qu'on voit suinter au-dessus de la tête. M. Johnston ne 
croit pas comme M. Fleming que V Hélix caperata Montagu soit 
synonyme de 1'^. stiiaki Drap. Cette dernière est la plus corn* 
mune de toutes les coquilles des environs de Berwick, et la côte 
blanche de la lèvre extérieure est chez elle un caractère constant. 
Or, Montagu n'en fait aucune mention dans sa description 9 
et l'on sait combien ses descriptions sont minutieuses. M. Turton 
dit expressément que VH, capemta se distingue de l'^. vùgaia 
par l'absence de la c6te filiforme le long du côté interne de la 
lèvre. De plus la figure de Montagu diiïère lout-à-fait de VU* 
strlata Drap. 

Dans les Nudibranches on remai*qne , pour le genre Trùonia , 
que le T. coronata,i{\xi habite le Frith 0/ Fort/t,n était pas connu 
à M. Fleming. Les deux espèces suivantes paraissent n'avoir pas 
encore été décrites. 

i^ TtaroviA plebeja: oorps ovale, rétréci en arrière» grisâtre; 
les tentacules supérieurs nultipartites et cylindriques; branchies 
dendroïdes sur un seul rang. Hab, la mer près Benrick, 

Descr. Corps long d'un pouce, large de 4 tigees; tronqué en 
devant, teriinné en une pointe étroite en arrière; liinaoifrone^ 



Zoologie^ k3S 

marqué de taches brunes; le dos légèrement convexe; les céléi 
brusquement aplatis, avec des marques d'une couleur plus foncée» 
le pied blanc. Le bord antérieur du manteau, au-dessus de la 
|}ouche> est divisé en 6 ou 7 filamcns courts , coniques et en 
partie rétractiles; un peu plus en arrière sont les deux gaines 
courtes et cylindriques, desquelles sortent les tentacules. Ceux» 
ci consistent en un faisceau de filamens unis à Icnr base » aC 
rangés autour d'une colonne centrale d'une teinte plus blanche; 
ils ne sont épanouis que lorsque l'animal est en mouvement. Sur 
les côtés du dos se trouvent 5 à 6 expansions branchiales, qui 
vont en décroissant vers la queue, et qui ont l'aspect d'un arbra 
en miniature, dépouillé de ses feuilles. 

a^ TaxT. pulcAra: corps ob long, rouge, avec 3 bandes trana- 
vei*sales, blanches, et marqué de petites taches ocellées. Hab. ta 
mer près Berwick. 

Desçripî. Corps long de j de pouce, oblong, partout d'un égala 
largeur, d'une belle couleur rouge, avec des taches foncées et 
3 bandes1>Ianches, étroites et transversales. Le dos est partout 
parsemé de petites taches ocellées, dont la circonférence est 
blanche et le ceqtre rouge. Le bord antérieur du manteau est 
blanc , arrondi et échancrc sur le front , et tuberculeux sur les 
côtés. Les tentacules supérieurs sont exactement comme dans 
l'espèce précédente. Sur les bords du dos se trouvent quelques 
prolongcmens ou tubercules branchiaux , dont quelques-uns 
sont ramifiés. 

Les mêmes localités ont fourni à M. Johnston 3 individus de 
TV*, pinnatijida. 

C'est à tort que M. Fleming rapporte à une même espèce le 
Dmis papillota Montagu, et le D. vermigera Turt. Dans la x''^ 
espèce les tentacules supérieurs sont annelés; structure que n'of 
frent pas ceux de la seconde; dans le 2>. papillosa les papillâs 
latérales ou les filamens branchiaux sont décrits comme étant 
renflés en forme de massue ;dans le vermigera , ils sont linéaires 
ou coniques , et dans cette espjfce manque aussi l'espace trian- 
gulaire nu de la partie antérieure du dos , comme il est repré- 
senté dans la figure de Montagu et indiqué dans sa descripiicHi. 

M. Grant dit que XEoUs peregrinahûïiXt le Friih i^Fwik^ 
BÎ lui , ni M. Fleming n'en doniMmt une description. 

•La Ftdva$a 9riêMa est abondant dans le Wbitadder, i&vièiie 



i3« Zoologie. N* roa 

da B^*wickshire; il faut donc ajouter cette espèce à la faune 
de l'Ecosse. 

Le genre Chkon a été bien traité par M. Fleming; il y régnait 
jusque là une grande confusion , principalement parce que les 
auteurs négligeaient Texcellent article Conchoiogy, de VEtfin- 
hurgh Encyclopœdia, Il n'y a que M. Turton qui cite cet article, 
mais si inexactement qu*on voit bien qu'il ne l'a pas consnilté; 
ce qui est d'autant plus étonnant que cet auteur montre à cet 
égard une sévérité extraordinaire pour les antres. Le D*" Fleming 
a omis le Ch, punctatus Turton, le prenant ptobablement pour 
un individu imparfait d'une autre espèi*e. La côte du Tiortli 
Durhani a fourni à M. Johnstou les C/i. margùwtus , mber^ ci-* 
nereus et keptgatus; le i**^ y est fort commun et d*une grande 
taille; les 3 autres y sont foH rares. 

Le genre Buiia n'a subi aucun changement dans l'ouvrage 
du D' Fleming, il est encore très-peu connu; %'oici la descrip- 
tion d*unc espèce nouvelle. 

BuLLA puneîura. Coquille oblongue-ovale , opaque, Manche, 
marquée de nombreuses stries transverses , très-rapprochées et 
ponctuées. Hab. la côte près Berwick. 

Descript, Coquille longue de 4 lignes, un peu épaisse; le som- 
met ]>ercé d'une ouverture très-étroite. Sa forme est assez celle 
de la B, ampuUa Montagu, mais elle se dislingue par les stries 
ponctuées et régulières de toute sa surface. L'auteur n'en a trouvé 
quHm seul individu ; une partie de la lèvre extérieure parait 
avoir été brisée durant la vie de l'animal et s'être réparée en* 
suite. Cette portion est unie. 

Uam les Holostomes il serait à désirer, dit l'auteur, que M. Fle- 
ming eût adopté le genre Lactma Turt , dans leqtiel se réunis- 
sent plusieurs espèces très^voisines des genres Tltrbo et Naitca. 
La Nerita paiiiditla des auteurs britanniques et les espèces voi- 
sines ne sont certainement pas des Natices; car leur perforation 
est sur la columelle et non derrière elle, et les yeux de ranimai 
sont inséix*s sur une partie saitUntc de la base des tentacules et 
non élevés sur des pédicules. Le TUiho margarita fournit aussi 
un exemple du défaut de principes qui règne encore dans l'éta- 
Missement des genres. (Les genres Montûgaa, Apiexa, Mjtjms^ 
Balea , etc. , seraient difficiles à justifier.) Le capkaine Laskejt 
<|iiii découvrit le Tuv^ marganêa , et Montagn en firent un Me- 



Zùotogie. i'if 

iùc; le iy Leach en £t un genre À part sous la nom de Marga- 
riia ; le If Tarton et M. Lowe le rangèrent dans les Turbo ; M. 
Graj à son tour le transporta dans les J>orhtts et M. Lowe 
adopta ensuite cette opinion , mais par des motife inexplicables. 
M. Fleming, malgré les critiques de M. Gray, le replace parmi 
les Turbo, mais encore sans en donner le motif. En considérant 
le genre Mmrgarim comme superflu, dît M. Johnston, nous 
trouvons que l'espèce pour laquelle il fut formé, est un Troekmr, 
non pas autant pour la forme de la coquille que pour la struc» 
ture de l'animai. Dans les vrais Turbo on ne trouve jamais les 
c6tés fournis d'appendices tentaculàires, mais ces organes exis- 
tent généralement chez les Trochu, Or, 1 animal du T, nutrga" 
rita a 4 de ces fiiamens sur chaque coté, et le bord du manteau, 
entre les tentacules, ofTrede très-belles crénelures; il s'accorde 
de même avec les Trochus^v ses yeux pédicules et diffère par 
là des Turbo. 

Les espèces que M. Fleming a rangées dans le genre Phasm^ 
neUa n'y trouvent qu'une place très-douteuse , et aucime d'elles 
ne doit y rester, si ce genre est restreint aux espèces à oper- 
cule calcaire, comme l'a fait M. Sowerby.Le Cingulia puiia de- 
vient, sous ce point de vue, une véritable Phasianelle ; et la struc* 
tnvr de l'animal fournit également des motifs suIBsans pour 
l'enlever du genre CmguHa , vu que les CinguUes n'ont point de 
tentacules accessoires, et que leur opercule est corné et très- 
mince. Les Phssianelles de M. Fleming constitueront peut-être 
un nouveau genre. 

L'espèce suivante paraît nouvelle. 

CiiroriLA puirhra. Coquille conique , blanche , avec a ran- 
gées de taches brunes sur les tours de spire , qui sont striés en 
spirale. Uab. la c^e près Berwick. 

Dtsaipt, Coquille longue d'une ligne et demie, conique, lus- 
trée, striée en spirale, blanche, avec a ran;^rcs de taches rou- 
geàtres sur le corps et le second tour de spire ; stries régulières , 
déprimées; 6 tours de spire arrondis et bien limités; bouche 
arrondie, rétrécie en haut, à bords égaux et avec une petite 
perforation derrière la columelle. 

Observation. Cette coquille est beaucoup plus belle que la C, 
întermpta^ dont elle se distingue par ses stries spirales. Elle diF- 
fàre de la C eimgUUt par sa forme et ses uches. 



i38 Zoatogh. 

M. JohnstOD possède un échantUlon de la Feàttma siyUfeF^ 

4 

de la côte du Noith Durbam; il fut trouvé connue celui de M. 
Turton eutre les épines d*un Eckinms esculenius. Cet échantillon 
n'avait point d'opercule, ce qui confirme l'observation de M. 
Turton, sur Tabsence de cette partie. 

L'énuoiération des espèces britanniques ùàte par M. Fleming 
est d'ailleurs asses complète. Il est seulement à regretter qu'il 
ait attaché le nom de M. Goodal à un genre de Bivatues, qui 
probablement ne pourra se soutenir. M. Sowerby a déjà mon-> 
tré que l'une des deux espèoesest un jenneu^siarte, et l'autre ne 
parait guère plus authentique. L. 

io3. NouvKLLzs ESpicEs i)'Aghati9es des îles Sandwich; par 
J. Green, prof, de chimie au collège médical de Jefferson à 
Philadelphie. [Contrib, ofthe Maclurian Lyccum, etc.; vol. I, 
n** 2, juillet 1827, p. 47, avec fig.) 

104. II. Sua les cAEACTAaBs des AouATm elles i nouveau genre 
de coquilles teirestres ; par M. Swainsoit. ( Quart, Joum, tif 
^rw/zcrj-; japv.-avril i8«8, p. 81.) 

Dans le 1*^ de ces deux mémoires , M. le prof. Green décrit 
et figure d'abord une charmante variété de notre Uelix (HeUe^ 
teres) vulpiaa (Férussac Prodrom.^ n" 4^9» ^t Fojf. de Freydnet, 
Zoologie, Toin. n, p. 4? 79 pi* 68, fig. i3,i4)* Cette variété noua 
était inconnue, et comme M. Green ne connaissait point notre 
ouvrage ni le voyage de M. Freycinet, avant son voyage en Eu-; 
rope , il en fait une espèce nouvelle sous le nom ^Achatina Ste* 
ivartiL Mais ayant pu depuis consulter ces ouvrages , il a re- 
connu ridcntilé de son espèce. Nous tenons de son obligeance 
un exemplaire de la jolie coquille qui nous occupe, et qnt esi 
caractérisée par un fond jaune sur lecjuel se détachent 3 ban- 
des brunes, d'autres fuis il n'y a qu'une seule bande. L'auteuv 
cite et figure une variété dextre de cette jolie coquille. 

L'autre espèce que décrit M. Green, appartient aussi à notre 
groupe des Uélictères. L'exemplaire décrit et figuré n'était pas 
complet y mais il est facile de reconnaître qu'il appartient à nt^ 
tre HtUx imrriuUa {Prodr., n^ 434 s Freycinet, ^r. €4i., pag. 
481.) M. Green Fa noauBoéûJduitùm oahueMsis. 

Ces deux espèces ont élé apportéaa dfa ik» Sandiriob pi* 



Zoologie* >39 

M. Stewart : la i^® se trouve en grand nombre à Owhyhéi dans le» 
vallées profondes de cette ile, adhérente a la surface inférieur* 
des larges feuilles d'une plante appelée Ti par les naturels, q«i 
se servent de ses racines pour préparer une liqueur vénéneuset 
très-employéç avant 1 arrivée de missionnaires. Les insuUirci 
mangent quelquefois l'animal qui habite cette petite coquille i 
soit cru, soit cuit sur des pierres rougies. La plante appelée Ti 
par les naturels est le Dracœna terminalU de Jacquin. 

Le mémoire de M. Swainson se rapporte à des coquilles aBa^* 
logues à celles dont nous venons de parler^ et pour lesquelUi 
uous avons formé depuis long-temps un groupe particulier dana 
notre so^s-genre Cochlogéne,rune des divisions du genre Utlia^. 
Avant d'entrer en matière, M. Swainson présente quelques ob« 
servations sur les règles et l'esprit qui doivent présider à la for* 
mation des genres. Il fait remarquer que les naturalistes du 
continent ont jusqu'ici cru qu'il n'était pas permis d'ériger ea 
genre un groupe d'êtres, à moins que ses limites ne fussent bien 
circonscrites par des caractères précis et tranchés. Malheureu- 
sement, cette règle de la philosophie naturelle, bien qu'elle soit 
généralement proclamée, n'est point assea respectée sur le con- 
tinent. Mais VL Swainson va plus loin, en ajoutant que depuis 
les publications des ouvrages de M. Macleay, les naturalistes 
anglais ont presque universellement abandonné cette manière 
de voir, et que l'on ne regarde plus comme une innovation fâ- 
cheuse de caractériser une nouvelle forme et de lui donner vm 
nom distinct. Nous devons oonelurc de ces réflexions que , 
plus avancés que nous dans la perfection , les naturalistes an^ 
glais ne reconnaissent plus de règles, et que c'est une duperie 
de s'inquiéter si un groupe d'êtres offre ou non des caractères 
distinctift pour lut donner un nom nouveau. D'après ces prin- 
cipes, les naturalistes, qui s'imaginent acquérir une grande gloire 
en imposant bon gré malgré des noms nouveaux de genres ou 
d'espèces , pourront devenir en peu de temps , à leurs yeux du 
moins, les plus grands naturalistes qui aient jamais existé. 

r^ous croyons devoir rappeler à M. Swainson que la gloire n^ 
s'acquiert pas en donnant des noms nouveaux que peisonne ne 
respecte quand ils sont donnés sans motifs, roab en établissant 
des coupes landées sur des caractères bien observés et réelle- 



t4d Zoologie. 

ment distîncHfSy en saisissant les véritables rapports naturels 
des êtres et en respectant ces rapports dans l'établissement des 
coupes de tous les degrés ; nous ajouterons que, pour l'honneur 
de la science et des savans anglais , nous sommes très-éloîgnés 
de penser que les naturalistes de cette nation aient abjuré les 
principes qui prévaudront toujours chez tous les bons esprits: 
oeux de ne reconnaître comme coupes méthodiques du système 
que celles qui sont fondées sur des caractères organiques, bien 
tranchés et de même valeur dans chaque ordre ou chaque fa- 
mille naturelle. M. Swainson, s'il ne craint pas d'établir de mau- 
vais genres 9 devrait au moins craindre que l'on ne l'accuse ou 
d'ignorer ce que les autres ont fait, ou de passer leurs travaux 
sciemment sous silence , en établissant des divisions méthodiques 
et des espèces déjà instituées avant lui. Son genre AchaùneUa 
n'est que la copie, sous un autre nom, de notre groupe des 
HéUctères, établi d'abord dans notre Prodrome et ensuite dans 
le Voyage de M. deFreycinet. Il eût été convenable de nous càter 
et de proposer alors franchement l'établissement de genre dis- 
tinct de notre groupe des Hélieières, et discutant les raisons 
qui nous ont porté à le laisser parmi les Hélices, notamment l'i- 
dentité de leurs animaux. M. Swainson paraît ignorer notre tra- 
vail sur ce groupe, soit dans notre Prodrome, soit dans le voyage 
de M. de Freycinet , où plusieurs de nos espèces sont figurées. 

Nous allons suivre les espèces que décrit M. Swainson comme 
étant nouvelles. 

N° I. JcAatineUa péca. Ayant nous, cette espèce a été décrite 
et figurée par Dixon , a voj\ round the world; App. , p. 354, fig '» 
sôus le nom de Tufho apex fulva^ et par Chemnits sous le nom 
de Turbo tugubris que nous lui avons conservé. C'est là Tespcce 
dont M. de Lamarck a foit , par une application fâcheuse du 
principe des formes de la coquiUe^ un Monodonte sous le nom de 
M, seminigra. 

N® 2. A, pert^rsa est notre Hélix décora Prodr,, n** 4^0, 
Freycinet, loc. cit, , p. 478, déjà figurée par Chemnicz avec la 
précédente. 

N® 3. A. acula paraît être notre H. spirisonaProdr, , n^ 433 , 
Freycinet, p. 4ëo, 

If^ 4. A. Hpida. Kons ne pouvons parfaitement dfetingoer 
cette espèce parmi plusieurs dés nôtres qui s'en rapprochent. 



t4« 

N^ 5. A. huUmoidet. C'est notre tonUa Prodr. , n^ 4)1, Frej- 
çinet,p. 479- 

N^ 6. J. pulcherrùna. Celle-ci se trouve dans le cas du n^ 4. 
Il est fâcheux que M. Swainson n'ait pas accompagné son mé- 
moire de la ligure en couleur des espèces qui y sont décrites. 

FéftUSAftC. 

• 

io5. Observations sua x.a »ROi»ÂGATio!r nv l*Hei.ix pomatia, et 
sur son développement; par M. Ch. Pfeiffek. {Extrait de 
V histoire des Mollusques terrestres et fluviatiles de t Allemagne; 
y partie , p. 69. — Voy. le Bulletin, Tom. XV, n* 3a i. ) 

Le 16 août 1825, M. PfeilTer trouva près d'une haie un iffe- 
lix pomatia , occupe -& recouvrir d*une couche de terre une pe* 
tite fosse qu'il s'était creusée , et dans laquelle il avait pondu 
ses œufs. Le 18, M. Pfeiffer trouva l'animal à un pied de dis- 
tance de la fosse; il enleva de celle-ci la couche de terre, d'un 
pouce de haut environ , qui la recouvrait. La cavité avait 3 
pouces de profondeur et i 7 pouce de largeur; sa forme était 
irrégulière, à cause des pierres et des racines que l'animal avait 
rencontrées coibme obstacles; elle conteiiait ^84 ceufs, de gros* 
seur égale. 

Chacun de ces œufs avait 3 lignes de diamètre; ils étaient 
sphériques, toutefois avec quelques facettes aplaties; opaques, 
un peu élastiques; ils résistaient sous une pression qui n'était pas 
trop forte; leur teinte était verte^jaunàtre. 

Les parties dont chaque œuf se compose sont au nombre de 
cinq, savoir: 1^ la coque extérieure, coriace, opaque, parscs 
mée de petites inégalités de nature calcaire; 2? !a membrane 
interne, très-mince, transparent^, située immédiatement sous 
la coque; 3** l'albumen, liquide filant, jaune- verdâtre et par- 
faitement limpide , dans lequel nage : 4^ le vitellus, à peine vi- 
sible à l'œil nu, sous la forme d'un point blanc et consistant, 
et enveloppé : 5^ d'une membrane très-mince (membrane vitel- 
line]. Cette membrane parait se continuer avec la membrane 
interne de l'oeuf par un petit cordon, d'abord imperceptible , 
et qui est fort analogue à la chalaze dans l'œuf des oiseaux. 
Dévelofjpement du jeune Escargot dans Pœuf. 
Pour observer ce développement, il faut ouvrir la coque 
opaque de l'œuf , et verser l'albumen^ avec le yiteUuSi sur ime 



s4fl Zoologie* N* loS 

plaque de verre qu'on soumet au microscope. Le vitéllus , ainsi 
observé y paraît y au premier jour, de forme sphérique , d*ane 
structure finement granulée et un peu transparente. A Tune de 
sesextrémitést Ton voit une vésicule parfaitement transparente, 
qu'un filament muqueux met en communication avec le globe 
vitellia. Ce filament est une espèce de cordon ombilical par le- 
quel l'embryon reçoit ses matériaux nutritifs* 

Le a" et le 3® jour, le vitéllus parait notablement plus gros; 
sa surface devient inégale par le développement des granules 
qui le composent; la vésicule transparente gagne en largeur, 
et s'applique immédiatement sur le vitéllus. 

Du 4* au Séjour, la structure du vitéllus paraît devenir plus 
edluleuse; la vésicule transparente se divise en plusieurs au- 
tres, qui s'unissent plus étroitement avec le vitéllus. 

Dès le 6* et le 7* jour, la masse totale devient plus épaisse 
et se ramasse à sa partie plus large ou à sa base , où doivent se 
former la tète et le pied de Tanimal; tandis qu'une structure 
celluleuse, se développant de plus en plus jusqu'au la* jour, se 
remarque à la partie opposée du corps, où va se former le pre- 
mier toinr de spire. La membrane vitelline, qu'on n'avait pas 
aperçue jusque-là, se montre, le 1 3^ jour, flasque et trouble, 
et son opacité empêche, jusqu'au a3*, de faire d'autres ob- 
servations sur le vitéllus. On reconnaît maintenant le cordon 
membraneux par lequel elle adhérait à la membrane interne 
de l'œuf dont l'évacuation a causé sa ruptnre. 

La structure du vitéllus paraît toujours ceRuleuse jusqu'au 
aB* jour. H paraît que la sécheresse ou l'humidité de Tatmo- 
sphère influaient ^r le développement de l'œuf; car, dans les 
temps secs, la masse de Talbamen était diminuée et la coque af- 
faissée; tandis qu'elle était pleine et distendue dans les temps 
humides. 

Ce n'est qu'au 24* jour que la membrane vitelline se retire 
' en tout ou en partie de son contenu , et l'on voit paraître alors 
la coquille déjà formée. Celle-ci est très- mince, lisse, presque 
transparente, d'un blanc jaunâtre, et forme le premier toiur 
de spire; le pied remplit rouvcrture de la coquille, mais on ne 
distingue pas encore la télé. Sous la coquille, on observe, au 
Keu de la structure jusque-là régulière, des points jaunes , dé- 
lieats, qui alternent avec des marbrures et des ramifications îr- 



Zoologie. 14S 

légiiKèrM, saut ciéftikdaiit laisser reeotmirfcre aueun organe 
particiilur. Ce n'était qu'en exposant l'embryon aux rayons du 
soleil 9 qu'on observait, par intervalles, les .pulsations du ecrar, 
au nombre de 70 k 80 par minate. II est certain que la coquille 
ne se forme pas par des additions successives «mais par la con- 
crétion simultanée d'une couche de matière calcaire. Voilà 
pourquoi le premier tour de spire est toujours exempt dea ban- 
des , des côtes, des épines , des taches, etc.» qui marquent ka 
tours de spire postérieurs dans beaucoup de coquilles. 

Le 26* jour» lembryou est toni-à-fait dégagé de la membrane 
viteUine; la lèvre de la bouche est distincte de U coquille, et 
au-dessus d'elle on aperçoit des tubercules, mdiaMis des teiH- 
tacules supérieurs, ma» point d'autre organe distinct, ni de 
mouvement dans les parties eibtéri«ures de ranîmaL 

Le 3o^ jour, un des cenfs s'ouvrit, et la lèvre du jeune animal 
parut dans la fente, qui ne tarda pas à s'agraildir; 4 heures 
après, il était édos, et occupé à laife son premier repas de la 
coque de son eiuf , sur laquelle il se trouvait encore. Il était 
d'une appar^ice très-débcate, un peu .transparent, d'un gris 
perlé; les teotacules supérieurs étaient pourvus de pointa ocn- 
laires très-noirs; le pied était très-court, arrondi en arrière, 
et ne dépassait point la coquille. Les pulsations du corar étaient 
très-distinctes sous la coquille transparente ; on en comptait ifi 
à 5o par minute. A cÀté du ceeur, on distinguait le rectum , soms 
la forme d'un organe alongé, jaunÀtre; pins près {de la bon- 
che, on voyait le diaphragme , et enin le rebord du manteau , 
sous la forme dWe bande transversale jaunâtre. 

Le même jour et les deux suivans, on vit enooee édore 10 
autres jeunes escargots; il ne resta qu*un seul onif qui ne par- 
vint pas à maturité; on ne le trouva rempli que d'un liquide 
altéré, sans trace d'embryon. 

Les jeunes animaux n'étaient pas tous de la même taille à 
leur sortie de l'oeuf; la coquille la plus petite avait i Kgne et 4 
de diamètre, et la plus grande 24 lig. Cette différence persista 
sous l'influence d'une nourriture absolument semblable qu'on 
donna aux jeunes animaux;? mois après la naissance, la 
plus petite coquille avait 5 lignes, et la plus grande 7 lignes et 
demie de diamètre ^ le nombre des tours de spire restait cepen- 
dant le même. Ceci prouve combien on est peu fondé à disti»- 



t44 Zùohgie. N^ io5 

yper comme des vtriétés, ou comme des cip è c ea même, des oo- 
guilles d'ime même espèce» qui ne varienl que dans leur gran- 
deur. 

J)é9€iappemem du jeune Escargoi après sa sortie de Vmuf, 

Les jeunes animaux sont très-délicats et fort impressionables 
à l'égard de l'atmosphère extérieure; ils cherchent à se mettre 
à couvert dans les petits creux de la terre, et le cercle de leurs 
mottvemens est fort petit. Dans les premières 48 heures » ils 
mangent la coque de Tœuf qulls viennent d'abandonner ; plus 
lard , ils se nourrissent des feuilles tendres des végétaux- 

Le 94 sept. (39" jour après la ponte), la coquille avait i z 
tour de spire. On voyait à son orifice des bandes très-fines de 
nouvelle formation; la coquille était devenue plus forte et moins 
transparente; on pouvait cependant observer les pulsations du 
eoror, au nombre de 6ë par minute, c'est-à-dire, d*nne vingtaine 
de plus que dans l'état ordinaire. 

A cette époque, le col de l'animal paraît finement granulé, les 
tentacules prennent une teinte grisâtre, et, de la base des tenta- 
cules supérieurs, deux bandes plus foncées suivent la longueur 
du dos ; une bande transversale vient les joindre. Le 7 octobre, 
les granulations du col prenaient la forme de petits tubercules; 
le manteau commençait à offrir des taches parallèles plus fon»^ 
cées, formant deux bandes. Ces taches sont peut-être des glandes 
sécrétant une matière cdorante , qui doit se mêler à la substance 
calcaire de la coquille, pour former les bandes colorées dont 
elle est marquée. Le 19 octobre, il j avait a ~ tours de spire à 
la coquille et une bande d'un brun clair ; le 96 novembre, il y 
avait 2 1 tours de spire et 9 bandes. 

De cette époque jusqu'au la décembre, les jeunes escargots 
furent gardés, à une température de ta à i5^, dans un pot à 
fleurs , à moitié rempli de terre. Ils mangèrent peu et restèrent 
tranquilles, les uns suspendus aux parois du pot, les autres ca- 
chés à quelques lignes sous terre. Le 11 décembre, on les re- 
mit à l'air libre, à une température de 8 à 11®; mais le i5 , 
on remarqua déjà que tous , à l'exception de a , s'étaient enfon- 
cés à 4 lignes sous terre. Le sommet de la coquille était dirigé 
en bas, et rouverture se trouvait fermée par un épiphragme cal- 
caire. Ceux qui étaient restés suspendus aux parois du pot, ne 
te cacherait sous teneqne le i a janvier t8a6, à une tempéra- 



ZoologU» 145 

tuve de 4*^ an^dessons de zéro. Les jeunes animaux restèrent 
dansiui repos complet jusqu'au a6 février; plusieurs tentatives 
qu'on fit pour les réveiller^ soit en les plaçant dans un apparte- 
ment chauffé y soit en aspergeant la terre avec de l'eau tiède, 
restèrent sans effet : ce ne fut que ce jour là que l'un d*eux re- 
poussa son épiphragme; le 8 mars, deux autres sui virait; le 7 
et le 16, plusieurs autres; enfin le aa, parurent les deux der- 
niers: les mêmes qui s'ctnîent aussi cachés le plus tard et qui 
avaient, par conséquent, passé le même temps à peu près, dans 
l'état de repos. 

Revenus de leur sommeil d'hiver, les jeunes animaux sem- 
blaient comme jpuir d'une nouvelle vie; ils mangeaient avec 
avidité les jeunes feuilles de laitue qu'on leur présentait, et 
bientôt ils prirent, ainsi que leurs coquilles, un notable ac- 
croissement. Ils ne mangeaient que la nuit; le jour, ils étaient 
tranquilles ou bien occupés à ccmstruire leur coquille. 

Le tableau suivant pourra donner une idée de leur accroisse- 
ment progressif. Lès coquilles sont mesurées par leur diamètre ; 
la longueur de l'animal est prise de l'extrémité des tentacules 
supérieurs à l'extrémité opposée du pied. 



Dates. 




Dimensions de la 
coquille. 


Long. 


de l'animal. 


1 5 sept. i8aS.« 


a ^lign.... , 


. • 3 


lign. 


a4 — 




3 


4 


1 


7 octob. 




«/ 4 a . • « 


7 




19 — 




4 T .... 


7 


— 


26 nov. 




5 


10 


..^ 


I avril I 


8î6.', 


6 


ip. 




8 — 




7 


ip. a 


— 


14 — 




7i .... 


ip. 3 


— 


ai .— 




8 


ip. 5 


m-mm 


a8 — 




8i .... 


ip. 8 


_ 


5 mai 




9 


ip. 10 


— « 


aS — 




II 


a p. 


— 


a juin. 




i p. I .... 


ap. a 


— 


9 — 




I p. a .,,. 


ap. 4 


..^ 


17 — 




i p. 3 .... 


ap. 7 





a5 — 




1 p. 4 


a p. 10 


— 


3 juillet. 




1 p. 4 •... 


a p. 10 





7 — 




1 p. 5 .... 


3 p. I 


— 


14 — 




i p. 6 .... 


3p. 4 


* 


ai — 




i p. 7 


3p. 6 


-^ 


3i — 




I p, 8 • . . • 


3p, 10 


— 



B. ToMB XYI. to 



i46 Zoologie. 

La coqnille cessa de a'accroitre à ilftter de cette époque ; 
l'aDimal ne s'occupa plus, durant i5 jours, qu'à la rendre plus 
forte du dedans, à garnir son orifice d'un bourrelet, et k lui 
donner le degré de perfection propre À l'âge adulte. 

Cinq individus parvinrent, de cette manière, à leur dérelop- 
pement complet; et le résultat assez remarquable qu'ils ont 
fourni, c'est que l'espace d*un an suffit à ces Mollusques pour 
atteindre tout leur accroissement. 

Accouplement des Escarjgots. M. Pfeiffer eut occasion d'obser- 
ver l'acte de la copulation, le lo juillet i8a6, sur a escargots 
qu'il avait trouvés dans un jardin. Quoique M. Oken ait déjà 
fort bien fait connaître cet acte {Lekrbuch der Naturgeschichie ; 
Tom. III,. i**" partie. Zoologie, p. 3i6), nous rapporterons ce- 
pendant la description que M. Pfeiffer en donne. 

Les deux animaux étaient dressés l'un contre l'autre, et leurs 
deux pieds se correspondaient parfaitement; ils se caressaient 
nuitnellement en se touchant les lèvres et les tentacules; bien- 
tôt le pénis sortit de son ouvtH*ture sous les tentacules supé- 
rieurs du côté droit; une titillation mutuelle exercée sur lui à 
l'aîde des tentacules inférieurs gauches , en augmentait 
évidemment l'orgasme ; il était fortement gonflé ; les deux 
vulves, placées vis-à-vis l'une de l'autre, étaient ouvertes, et 
dans un clin d'oeil la pénétration mutuelle eut lieu simultané- 
ment^ elle fut si intime et si instantanée, que toute observa- 
tion exacte en fut empêchée; Ton vit seulement, dans l'intérieur 
du pénis, un canal livrant passage à un liqiûde, qui était probable- 
ment le sperme. L'union sexuelle dura 7 minutes , après lesquel- 
les les parties génitales se rétractèrent avec lenteur, et en s af- 
faissant. A l'orkfiee de la verge, on remarquait encore quelques 
gouttelettes de fluide séminal, qui sortaient peu à peu ; 5 minutes 
après on n'en apercevait plus rien. Les deux animaux, parais- 
saient être dans un grand état d'épuisement ; ils rétractaient la 
tête et les tentacules » et leurs picnis agglutinés ensemble se sépa- 
rèrent-peu à peu ; une demi heure après, les a escargots s'é- 
taient retirés dans leur coquille, pour y rester pendant la nuit. 

Le lendetnain mâtin, à 6 heures , on les retrouva dans l'état 
d'accouplement; ils se séparèrent à 8 heures^ et s'éloignèrent 
dans des directions opposées^ lant te 8ouci«r I'mb der«tttrepar 
la mttf . 



Dda le méoie jour, vers midi, l'un d'eux se cacha tous terre, 
de manière que le sommet seulement de sa coquille fut encore 
yisible; il resta dans cette position jusqu'au lendemain matin à 
6 heures; en enlevant la terre, M. PfeifTer trouva une cavité 
remplie d'^eoù; l'animal se retira à a heures, et après avoir, re- 
couvert de terre la petite fosse, il s'éloigna à 4 heures. 

M. PfeifTer examina plusieurs de ces œufs sous un grossisse- 
ment considérable du microscope, mais ne put découvrir au- 
cune trace du vitellûs. H est donc resté incertain si ces œufs 
étaient fécondés ou non. S. G. L. . 

io5. CausTAcis ns la MiniTsanAvia xt dx soir littoeal, dé- 
crits et lithographies par M. Polydore Roux. 

Cet ouvrage in-4^ sera composé de 36 livraisons environ. 
Chaque livraison contiendra 5 planches dont chacune n'oflîira 
que des espèces du même genre; les planches sont dessinées et 
litbographiées par l'auteur lui-même, et soigneusement colo- 
riées. Le texte en regard, sur papier vélin, accompagnera chaque 
livraison; il se composera, pour chaque espèce, d'une phrase 
latine, de la description en français, de sa forme, de ses cou- 
leurs et de ses mœurs. La synonymie des auteurs les plus con- 
nus précédera la description. 

Prix de la souscription : A Paris et à Marseille, 8 fr. la li- 
vraiiOQ. Franc de port pour les départemens de la France^ 8 fr« 
3o c. Id., pour Tétrangar, 8 fr. 5o c. 

If. B. L'Auteur invite les personnes qui désireraient augmen- 
ter leur Collection de Crustacés, ou toute autre, des productions 
du midi de la France , à l'honorer de leurs relations ; il offre 
d'échanger, en faveur du Cabinet d'Histoire naturelle de Ifar- 
seOle, non-seulement les Oiseaux et les Fossiles de la Provence, 
mais encore la plupart des Animaux marins et surtout les Pois- 
sons dont il se propose une publication dès qu'il aura terminé 
son OmiAoh^e provençale, 

io6. Obseuvations «inn QUBLQuas irouvxi.LK$ xspicES DE Caus- 
TACis de la mer de Nice ; par A. Risso. Avec i pi. {Nova Acta 
pfys,-med. Acad. C. Z. C. NaU Curios.; Tom. XHI, a* part., 
J8a7,p.8i7.} 

I«ei espèces que IL Bisso décrit comnM nouvellea dana ce 
«éamit aoat m jionbif de ais. 



l48 Zoologie^ 

i^ pEircns spinosus, P. testé elongald^ rubro'-mtrea spmos^ , 
rostro subulaio suprh ii-^entato , infrà dentato ^ pcdibus tertii 
paru maximis,elongaiis^aculeatis. Long. 00,70. Séjour: régions 
GoraUigènes. Apparition : mois de juin. 

a^ Alphrus peUigicus, A, testa arcuatâ ruberrùnd, rostro as- 
naliciUato , suprà ^-dentato , ii^frà bi-dentato. Longueur 00,96. 
Séjour: abymes rocailleux. Apparition: août. 

3^ Alph. punctuiatas. A, testa albo Uvidd^ rubro-fusco punctU" 
latd; rostro suprà lo^ntato ^ infrà V'-dentato, Long. 01,20. 
Séjour : régions sablonneuses. Apparition : août-septembre. 

Ces trois premières espèces sont figurées sur la planche. 

4^ Alph. ametfysta,, A^ testa albâ amethysteo fasciatd ; ros- 
tro lato, suprà S-dentato, infrà l^-dentato. Longueur, 00,40. Sé- 
jour : rochers peu profonds. Apparition : mars-juillet. 

S^ Ah^n, scriptus. A, testa elongatd albd , ruberrtmo punctatd; 
rostro suprà lo-dcntato , infrà Z-dentato, Long. oo,3o. Séjour: 
rochers du rivage. Apparition : avril-mai. 

6® P^LfUON crenulatus. P. testd albd squalidd caeruleo punc- 
tatd: rostro suprà S-dentato, infrà 5-dentato, Long. 00,60. Sé- 
jour : région des Algues. Apparition : décembre. 

Lçs 3 dernières espèces ne sont pas représentées par des 
figures. 

107. MiixoiAB sua L'EuaTPODS, nouveau genre de Crustacé dé- 
capode brachyure; par M. £. Gui&rxh, avec fig. ( Mémoires 
du Mus. d'Hist. nat. ; Tom. XYI, xi^ cah., x8a8, p. 345. } 

Ce. nouveau genre appartient à la famille des Triai^laires 
de M. Latreille. Après avoir tracé un aperçu des progrès que la 
science a faits depuis Linné, M. Gucrin établit pour son genre 
les caractères suivans : 

Genre £urtpodb : ^urypodius, . 

Antennes externes longues, insérées au-dessus des yeux, ayant 
leur pédoncule formé de 3 articles égaux. Les intérieures beau- 
coup plus courtes, avec leur filet interne, ou le plus petit, de 7 
articles. Tenx pédoncules , non rétractiles ; épîstome transver- 
sal. Troisième article des pieds-mAchoires extérieurs plus long 
que large, et profondément échancré à son bord interne et su- 
périeur. Test triangulaire , rétréci en avant , et tenniné par on 
rostre bifide. Serres égales , plus grandes dans les mâks , el^ à 



Zoologie. 149 

nains comprimées ei alongées. Pattes longues, décroissant de 
loDgueak^'depttisIa i'* paire, et ayant le métatarse dilaté. Queue 
de sept tablettes dans les deux sexes. 

La seule espèce connue de ce genre a été apportée des îles 
Malouines par MM. Lesson et Garnot. M. Guérîn la nomme 
JET. Laireiilu, Testa triangularis , tubercttUtta, villosa ; spinh 
dttobus uiHnquè sub oculis ; rostro bijido ; manibiis ehngath , 
compressis ; pedibtu ehngatis , ariicuio 5^ dilaiato ciHato, 
Long., plus de 3 pouces; plus grande' largeur , de près de a 
pouces* 

Un rapport favorable, fait à l'Académie des sciences par MM. 
de Blainville et Latreille , est joint an mémoire de M. Guérki. 

108. ESSA.1S EHTOXOLOGIQUES N^ Y; par Arvid David Hummel. 
In-8° de 5i pag. Saint-Pétersbourg, 1826; imprimerie de la 
Chancellerie de llntérieur. (Yoy. le BulL, Tom. VIII,n'' 127) 

Ifoas sommes bien en retard pour parler de ce numéro qui 
YÎent seulement de nous être adressé. Il contient : i^ Quelques 
réflexions surf étude deVliistoire naturelle y sur lesquelles, mal- 
gré leur intérêt, nous ne nous arrêterons pas, ayant ^n but 
trop général pour être analysées. L'art, n^ % , Insectes en 1825 , 
offre des observations de détails , des rectifications de synony- 
mie , et Vindication des nombreuses espèces trouvées en 182$. D. 

X09. Species génebal des Coléoptères de la collection de 
M. LE COMTE Dejean , Pair de France, lieutenant-général, etc. 
Tom. m, in-8° de 556 pag. Paris, déc. 1828; Méquignon- 
Marvis. 

Ce volume , consacré en entier à la tribu des Féroniensy offre 
un travail aussi complet qu'important sur cette nombreuse 
tribu. Nous ne tarderons pas à en signaler tout l'intérêt à nos 
lecteurs. 

110. Description et nouas de l'appaheil digestif de -CAno- 
bùim striatum ; par M. Léon Dijfour. ( Annales tics Sciences 
/larar.; juin 1828, p. 219. ) . 

L'appareil digestif de la Vrillette striée ( Jnobium striatum 
Oliv. ) offre nne particularité remarquable dans l'ordre des Co- 
léoptères, Im longueur du tvbe alimentaire 9, 3 fois celle de 



iSo 

rinsecte ; TuBSophage est courte et se renfle bientôt en un jabot 
plus ou moins eltipsoïdaly suivant son degré de dilatation ^ et 
dont les parois sont extrêmement mincSes et pellucides» Entre le 
jabot et le ventricule chylifique, on trouve des boursouflures , 
de véritables appendices gastriques, disposées comme une fraise 
ou une collerette autour du pylore; elles forment une double 
rangée circulaire superposée; chacune des rangées paraît corn* 
posée de 10 boursouflures courtes , ^hancrées en coeur, et 
comme bilobées. L'existence de ces appendices gastrites est 
un fait nouveau dans l'anatomie des Coléoptères; M. L.Dufour 
ne les avait trouvées jusques-là que dans les Orthoptères avec 
lesquels cependant les Anobiutn n'ont aucun autre rapport d'à* 
nalogie. 

Le ventricule chylificpie de la Vrillette est alongé , cylin- 
droîde , presque droit , parfaitement lisse et dépourvu de pa- 
pilles ; l'intestin qui lui succède en est brusquement distinct , 
et débute par une portion grélc, filiforme , repliée en une anse 
asses grande; avant de se terminer à l'anus , il se renfle en un 
cœcum alongé, vers l'origine duquel l'anse intestinale est con- 
tîguë et comme adhérente.. 

Les vaisseaux hépatiques de la Vrillette présentent aussi une 
disposition différente de celle des autres Coléoptères. Au nom- 
bre de 4 > Us s'implantent, par S bouts distincts , autour du 
bourrelet qui termine en arrière le ventricule chylifique. Ces 
vaisseaux, ordinairement incolores et non variqueux, sont plus 
courts que ceux des autres Insectes en général, et forment cha- 
cun une anse à a insertions. L. 

I X I . Sue là préparation de la Ciee pak les Abeilles; avec 
fig.; par G. R. Treviranus. ( Zeitschriftf. Physiologie; Tom. 
m, i" cah., i8a8, p. 62.) 

La découverte de la sécrétion de la cire par les Abeilles est 
due à Herman-Chrétien Hombostel, prédicateur à Hambourg, 
qui vivait dans la i*** moitié du siècle passé. Sous le pseudo- 
nyme de Meliiiophiltis Theosebastus, ce pasteur publia, en 1744 
dans le a^ volume, p. 45, de la Bibliothèque de Hamhourg{Ham' 
burgbche vermischte BîNioikeà), un mémoire dans lequel sa dé- 
couverte est consignée d'une manière très-complète et avec cer- 
tains détails fort exacts, que n'ont pas même remarqués des 



Zûolcgig. tSv 

obsenrâteors plu récens. Mais ce trayail, «ofoui au milieu de 
mcmoires relatifs aux antiquités , à la philologie et à la théolo- 
gie, pour la plupart très-iusignifiaus, fut oublié, malgré l'ex- 
trait qui en fut donne dans le Commerciiun litierarium norim^ 
bergauc, de 1745; et ce ne fut qu'en 1769 que la découverte 
de Hornbostel fut reproduite oooirae nouvelle par le pharma- 
cien Kiem, l'un des plus féconds polygraphes et des plus grands 
pédants, parmi les nombreux auteurs qui out écrit sur les 
Abeilles. (V. Jcs Œuvres de C/i. Bonnet; Toni. V, p. l'^jp. 1 1 1. 
Jiii, in-4^0^ ^19^*^* Huntcr vint à son tour la donner comme 
sienne, et ce ne fut qu'appuyée d'une aussi imposante autorité, 
qu'elle commença à exciter l'attention des naturalistes. £ile fut 
cniîn généralement adoptée , lorsqu'on la vit confirmée par les 
expériences de Huber et de mademoiselle Juiiue. Il n y a de 
i;^llcment neuf dans le travail de M. Huber , que les recher- 
ches sur l'organisation des membranes civièi^s ; la nécessité du 
iniel comme aliment pour la sécrétion de la cire , l'origine du 
pi*opolis rx la manière dont les abeilles s'y prennent pour reti- 
rer les lamelles de cire des replis abdominaux qui les contien- 
nent, avaient déjà été reconnues par le passeur hambourgeois. 

Après avoir ainsi reudu à chacun ce qui lui appartient , M. 
Treviranus décrit les lamelles de cire et les aires membraneuses 
qui sécrètent cette sid^stauce; il n'a point trouvé, dans ces mem- 
branes, le réseau de mailles hexagones, qui doit y exiitei* d'après 
les observations microscopiques de mademoiselle J urine, con- 
signées dans l'ouvrage do M. Uuber; leur tissu est au contraire 
tout-à fait homogène. 

On sait que la cire, avant d'être employée à la constniction 
des cellules, est transformée en une pâte par une Sorte d'insali- 
vation,au moyen d'un liquide que charrie la trompe. Ce liquide 
est fourni par les glandes salivaires. Plusieurs autres Hyménop- 
tères, comme le Xjrlucajm vioiacen, le Megachiic niuraria, etc., 

- emploient aussi leur salive pour agglutiner les matériaux dont 

* 

ils construisent le nid qui doit recevoir leurs œufs. 
^ M. Treviranus a examiné les vaisseaux salivaires dans diffé- 
rentes espèces d'Abeilles. Ces vaisseaux ne sont que de petits 
ceecaims, comme tous les autres organes sécréteurs des Insectes; 
il y en a a antérieurs et % postérieurs chez les Al> :iUes et les 
Bonvëons. L'auteur en donne une figure, S. C« I» 



tSfl Zoologie. 

z 1 3. OsiiXâ nrsscTt mitits DxscAipnm a Carolo Peiro Traimnic. 
(iVopa ^cto r^^ûp ifoc. scient, Vpsai. ; Vol. IX y 18217, p. 199.) 

M. Thunberg , dans cet article , propose un genre nouveau 
sous le nom de Gelis pour les Ichneumonides aptères'. Les es- 
pèces de ce genre se distinguent, dit-il, de tous les Ichneumo- 
nides ailés par les caractères suivaos : corps glabre; ailes nulles; 
antennes allant un peu en grossissant vers leur extrémité. L'au- 
teur parait donc ignorer que les Ichneumonides aptères ont été 
regardes comme appartenant au sexe féminin , et ayant des 
mâles ailés (ce qu*il aurait dû conclure lui-même delà compa- 
raison qu'il fait de ses Gelis avec les Mutilles et les Fourrais, et 
particulièrement avec les premières). Je ne sais si M. Graven- 
horst avait publié avant l'impression du mémoire de M. Thun- 
berg, son ouvrage sur les Cryptus aptères; mais il reste cer- 
tain aujourd'hui que le genre Gelis ne peut pas être maintenu 
avec le caractère donné par M. Thunbecg, parce que les espè- 
ces qui le composent appartiennent comme femelles à des 
Cryptus, et que tous les Cryptus m«^les sont ailés ( Voy. Ichneu- 
mon; EncycL méthod,^ pour les espèces, n"* 198, ao3, ao4 , ctc.j, 
ainsi que la plus grande partie des femelles de ce même genre. 
Nous allons cependant donner ici la liste des espèces citées 
]iar l'auteur, et les phrases spécifiques de celles qui sont 
nouvelles, i*^ Gélîs agile, G. agilis, — Cryptus agilis Fab. 
Syst, Piezat. 7? Gélis pédestre, G. pedestris, — Cryptus pedestris 
Fab. iV/. 3" Gélis coureur, G, cursîtans, — Crypttts cursitans Fab. 
iVA — 4® Gélis nain , G. pulicarius, — Cryptus pulicarius Fab. id. 
5® Gélis prompt , G. fcstinans. — Cryptus festirtems Fab. id. 6® 
Gélis clavipèdc, G. cïavipes. Noir, front et pattes de couleur 
rousse , jambes antérieures en massue. DUpsal. Rare. 7" Gé- 
lis fascié, G.fasciatiis. — Cryptus fasciatu s Fab. id. V^ Gélis des" 
Mittes , G. Acarotum, — Cryptus Acarorum Fab. id. 9® Gélis 
pédiculaire ,. G. pedtcularius, — Cryptus pedicularius Fab. w/. 
10® Gélis ventre roux, G. rufogaster. Houx, tête et partie pos- 
térieure de l'abdomen, noires. DUpsal. — ii" Gélis frontal,* 
G. frontalls. Roux ; dessus de la tête , extrémité des antennes et 
partie postérieure de l'abdomen , noirs. Environs d'Upsal. Rare. 
11** Gélis ruficorne, G. ruficornis. Roux; partie postérieure de 
la tète et de l'abdomen , noire. D'Upsal. Rare. 

Il n'y a pas de figures jointes à ce mémoire. A* S.- F« 



Zoologie. i5S 

1 1%. HisToiiB irATtnm.LX dbs LÉPiDOPTi&ss ov Pa^iliors ob 
FtAHcs, par M. J. B. GoDâHT , continuée par M. P. A. J. Du- 
POHCHKZ.. — NocTutHBS. To. IV, Liv. IX" à XIV*. ( V. le Btti- 

. letùi de juin i8a8, To. XIY, n^ a68). Paris, 1827 ; Oevot. 

lïous nous bornons aujourd'hui à signaler la publication des 
nouvelles livraisons de ce bel ouvrage, sur lesquelles nous re- 
viendrons sous peu. 

m 

zi4* OasBavATioirs sun la LiriuAGiE piaiODiQUE des Che- 
KiixES des Papillons Euphrosine et Dia ; par M. Vaudouee. 
[Annal, de la Soc, Linn, de Paris ; septemb. 18:^7, pag. 374-) 

Ce mémoire contient des observations d'après lesquelles il 
paraîtrait cpie les chenilles des Argynnes Euphrosine et Dia 
tombent dans un état de léthargie, absolument indépendant de 
la température. Nous pensons que ces observations ont besoin 
d'être répétées. A. S. F. 



1 J 5. MiMOiEE sua un Insecte diptèee du cenee Bolitophile ; 
par M. E. GuéaiN. [Annal, des Sciences naturcilei ;Tom, X, 

P- 399) 

Dans ce Mémoire, M. Çuérin fait connaître lesmétamor» 
phoses d'un petit Diptère (BoHiophila/usca Meig.) de la tribu 
des Tipnlaires de M, LatreiIIe.''Ge Mémoire est divisé en 3 pa^ 
ragraphes ; dans le premier, l'auteur traite de la larve et de son 
habitation; le second est consacré à faire connaître la nymphe; 
enfin , le troisième traite de l'insecte parfait. 

La larve du Bolitophile bnm vit dnns les champignons des 
bois; elle a la forme d'un petit ver blanc, et n'a pas plus de 3 
lignes de long. Cette larve est apode ; elle a une bouche armée 
de a mandibules assez puissantes. L'auteur n'a pas observé de 
stigmates le long des segmens de son corps ; mais il a vu que le 
dernier anneau a 1 gros stigmates protégés par des appendices 
de cet anneau, et placés au-<lessus de l'anus. C'est à ces stigma- 
tes que viennent déboucher les trachées qui régnent tout le long 
du corps. La larve dont il est question ici se cache en terre 
pour se transformer ;'elle change plusieiu^ fois de peau ayant 
de subir sa métamorphose. 

La nymphe «it d'un jaune p4le ; la place de U tête e^t mar- 



i54 Zoohgie* 

quée par une couleur plus foncée. Les fourreaux de$ ailes « des 
antennes et des pattes sont d'un noir bleuâtre, qui tranche par- 
faitement sur le fond jaune de cette nymphe. Les anneaux de 
Tabdomen sont bien distincts, et cet abdomen est indépendant 
des ailes et des pattes; il se meut avec vivacité quand ou tpuchc 
celte nymphe. 

L'insecte parfait éclot quatre jours après la transformation 
des larves en nymphes. L'auteur a observé avec beaticoup de 
bonheur la manière dont il se débarrasse de sou enveloppe. Il 
n'a que a ligues de long. La bouche est presque entièrement 
membraneuse; elle est très-difTicilc & observer. Après avoir dis* 
séqué un. grand nombre d'individus, M. Guérin est parvenu à 
déterminer le nombre de pièces qui composent cet organe. Il y 
i trouvé une lèvre supérieure réunie avec les mandibules , 9 
mâchoires portant chacune un palpe et une lèvre inférieure; ces 
différentes pièces sont décrites avee soin , et Fauteur expose les 
raisons qui Tont déterminé à les comparer aux pièces qui por- 
tent le même nom chez les Insectes plus élevés dans réchellc. 

Ce Mémoire est terminé par l'exposition des caractères du 
genre Bolitophilc, que M. Guérin raodiQe en se servant de la 
considération des organes de la bouche; il expose les carac- 
tères <{ui distinguent ce genre des autres genres voisins, et finit 
en donnant la description des deux seules espèces connues jus- 
qu'à ce jour. Ce Mémoire est accompagne d'une belle planche 
lilhographtée par l'auteur lui-même. G. 

Il6. TaBAITI SEPTEMOECIM 2fOV£ SPKGIES UKSGRIPTJS à Qu'olo Pc- 

tro Thunbeeo. (Nova jécia rcg. Soc, fcient, Ups.; Vol. IX, 
p. 53.) 

Dans ce Mémoire , M. Thunberg, dont les travaux nombreux 
ont déjà fait connaître un grand nombre -d'insectes nouveaux, 
commence par faire Ténuméralion des espèces anciennement 
connues, qui sont rapportées, sans aucun doute, au genre Ta- 
bonus; puis il en décrit 17 nouvelles qu'il range sous trois di- 
visions. 

I'* division : Ahdomine unicoîore, 

1^ T. colon, Aîis hipunctatis, du Brésil. 

a** T. bîcolor, Alis fusais , t/iorace hrunneo. 

3* T.piccas, Mis basi ferrugineit , du Brésil. 



Zooïogiên |5& 

4^ T./errugtneus, Totnsfermgwui, de Cayenne, 
5® T. rw^tfA j4no ciliato. 

6^ 7*. brunneus, Ahdomine ferrugineo , pectore etnereo^ du 
cap de Bonne-Espérance. 

7® r. grossus. Ails femigineis , fasciajusca, d'Italie. 
8^ T.fiavescens. AUs apicejuscis , du Brésil. 
9^ T. teitapunctus, AUs quadripunctatis , des Antilles et du 
Brésil, 
n^ dÎTision : Aidemùte Mo fasdato» 
lo^ T. €fmgulatÊL$, SegmeMtùntm marginihus aibis. 
In* division : Abdomine Uneaio , mmciduto. 
11^ T,fuscus. Abdomine fiiseo g iinedalb4. 
1%^ T. mcrldionaiis, Abdomine rubro , lined albd. 
ly T. trûxps, Abdomine triiineato, veratre ru/o,ie Cayenné 
et du Brésil. 

i4^ T. algiricut, Abdomine triiineato , basi ferrugineo l 
tfAlger. 

i5^. T. barbants, Abdomine triiineato, segmentorum margini^ 
bas eiHatit, d*Alger. 

i6^ 7*. ehinensis. Abdomine triiineato^ ano fusco, de Chine 
et du cap de Bonne-Espérance. 

17^ T. étegans, Abdomine triiineato, alis quadripunctatis. 
Ces phrases spécifiques sont suivies de descriptions détaillées. 

A. S. F. 

XI 7. Svm vuNxK iftpisoAiiiB Taouvi suh lx poitlps de i<'Aaoo- 
hauts; par M. Dbu.« Chiaib. (Memorie suiia Storia e Noto^ 
ïanimaU, etc.; Fasc. V, p. aa3.) 



Ce ver s'est détaché de la surface d'un Poulpe Argonaute 
que l'auteur venait de retirer de sa coquille ; il était vivant et 
s'agit&it beaucoup. Par ses caractères , il se rapproche le plus 
du genre Trichocéphale ; mais il en di(!ere par la présence d'une 
double série de suçoirs qui commence à l'extrémité de la trompe, 
et se termine à l'extrémité opposée du corps. M. Délie Chiaje 
n'ayant point voulu établir un nouveau genre , donne à son ver 
le nom de Triehoeephalus acetab daris , avec ces caractères : 
Paru capiUan iongd, corpore semim sensisaqtœ crastiascuio ; 
mcetabaiis in dorso, 

La focne du cerpa e»t ovale alongée -, antérieurement, il oflre 



i5& Zoologie. 

une trompe très-coolractile et filiforme, terminée en une pointe 
très-fine. Les suçoirs rangés sur deux séries alternantes sont au 
nombre de 35 ; chacun d'eux offre un pédicule arrondi et une 
ouverture centrale, an moyen de laquelle le ver ^'attache au 
Poulpe sur lequel il vît comme épizoaire. 

Un seul individu femelle, trouvé en juillet 1817, est repré- 
senté par une figure. 

118. Observations sua unb kouvellb zsp&cx db vbb, du 
genre Filants, avec fig. ; par M. Léon Duvoua. (Annales des 

Scienc. /?a/.;juin 1828, pag. 212a.) 

« 

Cette Filaire habite le canal intestinal du Grylius hardigalen' 
sis Latr. M. L. Dufour en a observa un individu vivant qui 
était sorti par l'anus de l'insecte qu'on venait de piquer ayec 
une épingle. La couleur, la forme et la grosseur du ver étaient 
celles d'un vermicelle ordinaire , sa longueur de 6 pouces ; sa 
tête était noire, et l'extrémité postérieure divisée assez profon- 
dément en 3 pointes ou mamelons conoïdes , entre lesqueU 
s'ouvrait l'anus. La bouche n'a pu être trouvée, même à l'aide 
du microscope. 

LeFilaria Locustee Rud., qui habite les intestins des Locusta 
viridiisima et verrucipora^ est peut-être le même ver. M. L. Du- 
four nomme le sien F. tricuspidata; alba, semipedalis; capile ni- 
gto; caudd obttisd, tricuspidata. 

Bn observant cette Filaire, l'auteur vit , le 3' jour, qu'entre 
les 3 pointes de la queue sortait un corps vermiforme de la 
couleur et presque de Tépaisseur de la Filaire elle-même ; il 
était privé de vie et restait passif dans l'acte de l'expulsion ; sa 
peau , parfaitement lisse , ne présentait aucune trace de fibre ; 
sa tête, au lieu d'être arrondie et noire comme celle de la Fi- 
laire, était effilée et de la même couleur du reste du corps. Ce- 
lui-ci, expulsé en entier, avait 8 pouces de long , et son extré- 
mité postérieure était arrondie, et non à 3 pointes. « Je livre 
aux helminthologistes cette Filaria Filariœ, » dit l'auteur en 
terminant sa note. 

119. MixoiRB sua l'Acbostomb , nouveau genre de iwr viésicn* 
laire; par M. Lk Sauvage, prof, à l'École de Médemnede 
Caen. {Mém. de Us Société Linnéenne de I^onmtmdief ami<es 
1896-1837 , pag. X09,) 



Ig'auteur étaUît le genre Jtcnstwne arec les earactères sui- 
y%sksi Bùuche simple , tem\ÙHUe , plus ou moins ré^ièrement 
. biiabiéef corps cyUndroîde ^ légèrement anneléy terminé par une 
etquelqurfois deux nessiss caudales-, L'e&pèce unique est nommée 
A. Amnii. L'auteur en a trouvé quelques individus à Tintérieur 
de la membrane amniosi chez une vache qui avait été tuée 
vers le 4^ mois de la gestation. Ils étaient fixés par leur bouche 
à la surface intérieure de la membrane amniotique. Le corps a 
de 2 à 4 lignes de long. Le genre est voisin de celui des Cysli- 
cerques* L'organisation intérieure du ver n'a pu être étudiée , 
piarce qu'il avait été conservé dans l'alcool. 

« 

lao. L Notice sua unk Cartophtlub , trouvée à l'état vivant 
dans la Tor-Bay (Devon) , avec fig. ; par H. T. De la BicHB. 
(Zoo2ogico/ /oai7ia/;n*^ XII ;janv.-avril i8a8, p. 481.) 

lai. IL Note aduitionkelle; par M. Beodeeip. [Ibidem; 

pag. 485.) 

M. De la Bêche a observé , pendant la durée d'un mois, plu* 
ûeurs individus d'une Caryophyllie qu'il nourrissait avec des 
oeufs de Chevrettes, de la chair de Poissons, de Crustacés et de 
Mollusques. Il a trouvé que ce Polype est très-vorace; il avale 
des masses alimentaires qui paraissent hors de proportion avec 
ses dimensions; son estomac est très-dilatable, et la digestion 
se fait avec rapidité. 

Cette Caryophyllie se rencontre dans la Tor-Bay, sous de 
grosses pierres ou sous le rebord des rochers , elle a ses tenta- 
cules et sa bouche dirigés en bas. On ne la trouve que lors des 
marées basses du printemps. 

M. Broderip lait remarquer que le genre CaryophyUia de 
Leach a pour caractère essentiel une double série de lamelles. 
M. de Lamarck, ne tenant pas compte de ce caractère, a réuni 
sous ce nom des espèces entièrement différentes sous ce rapport 
et sous plusieurs autres. 

On peut établir ainsi les caractères du genre Cartophtllia.: 
Peiypariwn simplex , basi affiieum ; corona laminis duplici série 
disposiiis, exteiwribus majoribus, repdariier inœqualibus, maxi- 
mis micr seriei intemœ laminis inlerposiiis , diseus lameilis erec- 
tisprominulis , Joliatis» 



iM Tabiâ iei arttetes. 

Le type dn genre est le CÇjrathtu, de la Mëditemnée. (Leach, 
Zoolog. JUiscell, pi. 59.) Cest M. Th. Smkh qui a le premier fint 
connaitre ranimai de l'espèce qui habite les côtes dà Denoo- 
shtre , et que M. De la Bêche a observé. Cette espèce ^ sons le 
nom de C. Smùhii Brod. , est caractérisée ainsi : C latniniâ sub- 
intégrité plicatis, marginibut iepàer crenuUais ^ laminis exterto^ 
libusvaldè inœqualibuf^ laminis minoribus 3 initraiiiores in- 
terposiHs, Elle est très-bien figurée sur la planche. 

Outre ces a espèces vivantes du genre Caryophyllie, il fkut 
peut-être encore 7 rapporter les C, europœa et pygmeea lUsso 
{EisL nat. desprod. de t Europe mérid, , Tom. Y.} L. 



TABLE 

DES ARTICLES CONTENUS DANS CE CAHIER. 



Géologie» 

Traité de géognosîe ; d'AabaUson de ToUinii.» ...* l 

Le Monde soaterrain ; Wlenbcch. — ^Tableaa des phénomènef rolca- 

nlqiiet; DMtbMy.-^Bépoaie aiix réflcoBiost fiôtct par B&« Ctmllo 

•or le calcaire moellon ( Marcel de Serres.. •• •• 3 

Mémoires pour serrir k la description géol. des Pays-Bas; d^OiaalIaa 

d^Ualloy 11 

Notice topogmphiqne et minéralog. snr les tcmina bonlUiera d« 

Farrond. de Brionde ; Pomier jenne , 12 

Sar nn terrain renfermant de nombreux débris de Mollosqnes et de 

Keptiles, à Brignoa; Teissier. , 14 

Hôte snr deos oaToriMs à ossement y découYcrtes à ^tià , près d^ 

Narbonne ; Tournai '..... ,.. •••.•• 19 

tettre écrite an proF. du Muséum d'hist. nat. , par M. Tènma).. . • 20 
Heebcrobe» et observât, tbéoilqnei anr qatlfues fermilioiiâ d*e«i 

douce du baatin de Naibonne. • • 34 

Notice sur le terrain secondaire qui constitue la chaîne de Ste-Vio- 

toire et les env. de la ville d*Aîx; Dcleros 31 

HiilolMnatatene des prias, prodoetlons de l'Europe mérid*; Riteo. 34 
Sur la constitution géolog. des Appennins de lltalie supérieure; 

H« Bronn , ' 37 

Sssai sur la coologle Fossile des provinces anstro-véaitleoitM; Gatnliô* 40 
Béflextona f éologiqws sur les évéament arrivéa dana le eoom d« 

TAnieno; Ag. Cappelio 43 

Aecbercbes de M. Paslni sur la Géologie de ta Haute-Italie ^3 

Abrégé de h deMript. pbysloo-viteéralogiquu de l*Botta; Glot. éàmé» é4 

Séances de la Soo. géol. de Londrea ••*..•..,« ^^ 

PrU pfopoaé par TAcid. df Eo««i. . . «. , , , • ^ 



TaUe dês artte/és. 1S9 

tHnoire m^mrHh géméraiê* 

Manuel ï Vosage des amatciirt d^hisL nttnrelle ; B*" Tbon 52 

Séances de la Soc. LiDoêenne de Normandie 53 

Kecoeil des actes de la séance solenoelle de TAcad. des sciences de 

Sc-Pétenboarg 55 

Réunion à Berlin de la Société des natnralistes alleminds 67 

HmértUiogiÊ, 

l.*art d'essayer les minéraux à Talde do dialnmean ; Ed. Harkort. . . 59 
Déconcerte de trois nooveanz métaux dans le platine des monts 

Oorals; D' Osano .* Ib. 

Notice snr la pesanteur spédfiqne des corps , considérée comme ca- 
ractère mincralogique ; Rendant 60 

Analyse de plusieurs variétés de marnes des environs de Rillom.— • 

Anal, d'un Psanmite alunifère àtt environs de Royat; Lecoq.. . A2 
Ttbleau des substances minérales du dép. de la Hante-Loire ; Ruelle. 63 
Notice sur la découverte de la Tourmaline Robellite en Russie. ... 64 
Sur la minéralogie du comté de Cbester; W. Carpenler.-^Sur le fer 

arséniaté de Pensylvaule. 66 

Mines de plomb de la Grande-Bretagne. — Bitume d*Aniehe.^> Char- 
bon de terre des Indes^rientales. — Masse de fer aaiif en France. 67 

Kéchoiatioii de M. Desvaux contre un article inséré dans le Bulletin, 68 
Réponse aux observations de M. Félix Petit sur la %^ édit. de la 

Flora Galliea; Loiselenr-Deslongcharops 70 

Snr les sécrétions aqueuses des parties foliacées des plantes; L. C. 

Tfféviranns ' 75 

Reproduction particulière du Fîoïa odorata 76 

Dictionu. botanique italien; Ottar. Targioni Tozxetti. — Les végé- 
taux curieux; B. AUent. — le guide de Tamateor botaniste ; J. F. 
Olagnier. — Manuel de riierbotlate; Lebeand. — Botanical MagO' 

tint : nouv. séiie ; par W. J. Hookor ' 77 

Botanieai Begîster, n** 1 4g , 1 5o et 1 5 r 80 

Fiora Brasiliœ merrdionaiis ; de St-Hilaire , de Jnssieu , etc. ...«•. 84 

Tiovitia: Vlorœ Saedea ; Fries 89 

N&nttœ Fhrœ Holtatiœ ; E. F. Noîte 90 

Flore pittoresque et médicale des Antilles; Descoortils 91 

/«ma Fhrœ Gronwgana, — Tentam^n Florcc aloinat Bet¥eti€e ; 
ZolKkofer. — Botanique des états dés Illinois et dn Missouri. — 

P«lfflters-dattiers en pleine terre, en Italie ; Brunner 92 

Revne de la famille des Crassnlacées ; De Candolle *. . ^ 93 

Mém. sur les Renoncnlacées de la flore des Pays-Bas ; Lcjcune et 

Courtois. — Oliservat. tnr le TUia petiolnrisD. C ; Lan g 98 

Sur la tbubarbe do commerce; Dav. Don. — Les plantes Cryptoga- 
mes, etc.; BischoflT. 99 

Collection des Champignons comestibles , etc. ; Bendlscîoli. — Cata- 
logue des Algues d*eau douce de la flore de Wursbonrg; Leiblein. lOl 
Élude sur les bydrophytes non articulées; V, Flenry.— -Sur le genre 

Phragmidium et le Puecimia PottntUlte; EytCBhardt 102 

Snr le genre Triehostomum Laurtrif Schnitz. — Elenehui fùhgormn 

iisient, «te. ; B. Fri«a. •*...* 103 

itêin/hmhsi çuos in JinM f •!«• # ^dkf^runt F. O. XacI/IT tt Ch. 



l6o Table dô$ arUdes. ' 

Ph. W. Mœrker. — Planuo crjrptogamica çuas, tle,, eolhgeruHi 

ILneiff et Hartuunn 105 

Catalogue des plantes da jardin roy. de Pondîchécy; Richard 106 

Idem du jardin botan. de Hle Boarbon ; Brêon 107 

Biographie de Hoffmann ; Maximovitch ik, 

Toyage botanique da D** Ledebohr , 111 

Extrait d'one lettre de M. Bertero , voyageur nataralîste *1 12 

MM. Link et Gandîcbaad nommés correapondana de botanique, à 
TAcad. des sciences de Paris i6. 

Zoologie, 

Iconographie do règne animal ; Gnérin 114 

SpieiUgia zoologica ; Gray 115 

Faune française, XVIII* livr. — Ossemens fossiles de Poy-de-OAme ; 

Croîzet et Jobert Il7 

Ossemens fossiles des environs d*AIais ; d*Hombres Firmas. — De uro 

nostrate ejutque sceleto; Bojanns < 121 

AtUs des oiseaux d*Enrope ; Wemer. — Rhinopouuutus , nonv. genre 

d*Oiseanz ; Jardine 1 26 

Notices ofDÎthologiqaes; F. Bote. — Lettre de H. Boié k M. Wagler. 127 
Serpens de TAfrique méridionale ; And r. Smith. — Critique deTon- 

vrage de Spix sur les Sanriena ; Fitzinger. 128 

Sur quelques Reptiles décrits par M. Harlan; Th. Say. — Noavdles 

esp. de Salamandres ; J. Green 129 

Note sur quelques Reptiles; J. Green. — Stmctaredn cœur ches les 

Bstraciens; J. Davy 130 

Naturalisation des poissons de mer dans les eaux douces ; Mac Col- 
loch. — Fishes oj Cejrîon ; J. W. Bennet. — Poissons du Mosée de 

la Moohgieal Society de Londres ; E. P. Bennet 131 

Remarques sur les MoRosques de M. Fleming; G. Johnston 133 

Nouv. esp. d*Achatines des lies Sandwich; J. Green.— Caractères des 

Achatinelles ; Swainson 13g 

Propagation de YHelix Pomada ; Pfeiffer 141 

Crastacês de la Méditerranée; Pol. Roox. — NoaveUes espèces de 

CrnsUcés de la mer de Nice; Risso 147 

Sur TEnrypode , nonv. genre de Crustacés; E. Guérin 148 

Essais entomologiqnes ; Hummel. — Species général des Coléoptères; 
comte Dejean. — Appareil digestif de VAnobium itriatum; Léon 

Dufour 149 

8ar la préparation de la cire par les abeilles ; Treviranos 150 

Gelisy nouveau genre 'd*Insectes Hyménoptères; Thnnberg. Iô2 

Histoire naturelle des Lépidoptères de France ; Godart et Dnponchel. 
— Léthargie périodique des Chenilles ; Taudoner.^- Sur nn in« 

secte du genre Bolitophile ; E. Guérin ,... 153 

Tabani 17 nopœ spec* descriptif Tbnnberg 154 

Ter épixoaire trouvé sur le poulpe de rArgonante; délie Cbi^e.. . • 155 
Snr nue espèce do genre Filaria ( F. tricuspidata ) ; Léon Dnfonr. — > 

Sur TAcrostome , nouveau genre de ver vésicnlaire; S. Sauvage. 156 
Sur une Caryopbyllie vivante; T. De la Bêche et Broderipw 157 



PARIS. — IMPRIMERIE D£ FIRMUi DIDOT^ 

RVE lACOBy 1^ 



BULLETIN 

S SCIENCES NATURE 

, ET DE GÉOLOGIE. 

GÉOLOGIE. 
laa. RtfcLiWMATioir. Extrait d'une lettre cIcM.Pabeot, membre 

m 

de rAcadémie des sciences de Saint-Pétersbourg, à M. de 
Férussac. 

Péiersbourg c^ 3i octobre ^ v, st,, i8%8. 

Vous paraissez vous être fait dsins vAtre excellent Bulletin 
Universel la loi très-îromuable du snwn cuique, en rappelant 
qnel9 ottt été les premiers auteurs des idées qui reparaissent de 
temps en temf» sur la scène de la science. Cela m'enhardit à 
réclamer la priorité d'une idée de M. Cuvier, que vous nous 
communiquez dans \e Bulletin de septembre 1827, Géologie, 
p. 16 ; non que je puisse croire que ce grand savant ait en be- 
soin de mes découvertes pour arriver aux siennes, «t moins en- 
core que mon ami de 5o ans ait su qu'il répétait une idée à mot. 

Les ossemeus de la caverne d'Oeselles, appartenant tous à 
la famille des ours de cavertie ( Ursus spelœus ) , et se trouvant 
bien conservés jusqu'aux parties les plus fragiles, motivent 
yopînion de ce célèbre naturaliste , que les animaox à qui ces 
cBsemens ont appartenu ont vécu paisiblement dans les con- 
trées de leur sépulture. J*ai émis la même opinion dans mon 
ouvrage allemand : Pèrjrsik der Erde und Géologie ^ imprimé en 
i8r5, p. 679, et dans le 6* tome de mes Entretiens sur la Phy- 
sique, imprimés en i8a4, p. 845-848, où je dis que les quadru- 
pèdes fossiles que nous troavons ne peuvent être venus de loin, 
mais ont habité les contrées qui leur servent de tombeau. J'ap» 
pute cette opinion sur la raison que Ton en trouve peu d'ëpars, 
comme cela devrait être s'ils avaient été charriés par l'Océan , 
mais de règle en très-grand nombre rassemblés sur nn petit 
espace et beaucoup de la même famille. Puis je fais voir com- 
ment le Mammouth a pu autrefois habiter le nord de la Sibérie, 
en admettant l'idée très-foulée de M, de B«unboldt que l'écoree 

B. Ton. XYI. n 



i6s Géohgie. N° laa 

de notre globe, après sa préclpitnti(»n , a dû avoir sur toute sa 
surface , et pendant un certain temps , une température plus 
élevée qu'aujourd'hui, à raison du calorique qui s*cst développé 
par Tactc de la précipitation générale, et en rappelant la pe- 
lisse du Mammouth, décou^^ert dans les glaces du Lena, qui pou- 
vait le mettre à même de vivre dans un climat tempéré. J'ai 
même, essayé de construire ces immenses tombeaux des ancien- 
nes races et d'expliquer comment ces animaux ont du venir 
mourir si près l'un de l'autre; car, dans l'état actuel, l'on n'oli- 
scrve pas que les animaux sauvages, surtout de familles si dif- 
férentes, cherchent un lieu commun pour y mourir, mais meu- 
rent épars dans les repaires où leur dernière maladie les y a 
surpris. Cette Construction explique non seulement comment 
■ nne même famille a dû ainsi s'amonceler à l'article de la mort, 
mais aussi comment cela a pu et dû avoir lieu entre des cami- 
.Torei» et des herbivores, péie-niélc, comme dans les cai^mesde 
la Franconie. Il serait trop long de répéter ici cette explication. 
L'Institut de l'Académie des Sciences de Paris et mon ami Cu- 
vier ont chacun un exemplaire des deux ouvrages cités. 

Permettez-moi , Monsieur, de passer à présent à un sujet 

plus impoi^tant pour la science que mes réclamations. Vous 

avez annoncé dans votre Bulletin de janvier i8ft8, l'Essai de 

M. Gordier sur la température de la terre , et vous vous êtes 

désigné vous-même comme le pciemier qui se serait mis sur la 

brèche pour combattre les idées dominantes en géologie, c'est- 

À-<lire, pour faire revivre le feu central. Me permeUres-vous 

.(pour rester dans voire comparaison), d'attaquer le bastion 

;dont vous et M. Gordier vous vous êtes emparés, et même de 

vous prier de commuaiquer cet assaut au public par la voie de 

votre Bulletin? Je ne puis en douter vis-à-vis d'un savant 

. comme vous, qui met tant de zèle à répandre la science et la 

vérité. Gomme l'ouvrage de M. Gordier est le sujet principal de 

. votre article, ce seront ses idées que j'entreprendrai de tèîu- 

ter, telles que vous les avez livrées dans le Balietin, Je crois 

rendre par là un service , d'autant plus important à la science, 

que M, Gordier assure que f hypothèse du feu central, appuyée 

.de faiu ^géologiques , fies observations tUrectes et des théories 

pàysieo^mathémaiifues , a acquis une telle vogue ^ que la plu-* 

.^ari tks géohgue^ HmblcHt atyàbrd'hui n'apoir /ornais eu utfe 

autre tnftfiiére de voir. 



Géùtogiè. tè% 

GoHittieii^iift d'abord par ne reconnaître pour autorité que ta 
■atiire^ afin de ne pas imposer an gros des leeteurs par de 
grands noms, auxquels, de règle, on peut en opposer d'aussi oé-^ 
lèbres, et examinons d'abord les faits observés de nos jours. 

n est constaté par les expériences faites dans les mines que 
la température augmente avec la profondeur à laquelle on s'en-« 
fonce dans la terre. Maison est- il de même des profondeurs 
de l'Océan? Le contraire est prouvé par les expériences inda-> 
bîtables de MM. Irwine, Foyler , Péron et Homer, auxquellei 
fen puis ajouter de plus récentes, celles de M. Lenz, physicien 
de l'expédition russe autour du monde, en i89B-i8a6, à pré--' 
sent adjoint de ^Académie des sciences de Fétersbourg , dont je 
donnerai tout à l'heure les résultats qui n'ont pas encore été 
publiés. Cette diminution dé température, de baut en bas, a été 
constatée dans les lacs grands et profonds , par les expériences 
de MIL de Saussure, Georgi , PaHas, Gmelin et de la Bêche. 

Examinons d'abord l'idée du feu central tel que nous le re* 
présente M. Cordîer, comme une masse sphérique en fusion, 
qui communique sa chaleur à l'enveloppe qui forme l'écoroe dé 
la terre. Cette chaleur doit se communiquer à l'Océan ; et, mé« 
me dans la supposition mosaïque que cette écorce n'ait que $000 
ans d'ftge , il est certain que la loi de cette communication doit 
être devenue constante depuis longtemps. Pour cet effet, on né 
peut admettre que deux hypothèses : ou l'Océan est à de gran- 
des profondeurs immobile , et tourmenté uniquement à quel-' 
ques cents pieds de profondeur par les tempêtes ; ou bien il est 
sujet à de» iBouvemens ( réguliers) par laa marées et les cou- 
rans. Dans kl première hypothèse, les couches d'eau, chauffées 
également par le bas ,conserveront leurhorizontalisme(i), et la 
chaleur doit se communiquer uniquement en vertu de la force 
cpnductrice de l'eau , et la température diminuera de bas en 
haut suivant une progression qui se trouve entre l'arithmétique 
et la géométrique. Ainsi , il est impossible^ dans cette hypo- 
thèse , que la chaleur diminue de haut en bas. Mais c'est ce- 

(x) Cm boftemulisme des eoocbes floidei n*eit pat nne auppotidoii 
gratuite, poisqneinéfliieratinosphèra, qai, eomme gai, se dilate 8 foia 
plas que Teaa par des degrée ëgaox de températore , nooa offre oe phé- 
nomène dans celui deU réfraction horisontale. JeTai obaervé ëgalcmetit, k 
pinaieora reprises, dans les couches de Tapeor qtil se formeai aa-desaos 
d^ona nappf d'eau dam an vaaa oloa, P, 

tu 



,04 Géologie. N^ laa 

pendant le bit bien avéré jusqu'à looo toises de profondear. 
Dans la seconde hypothèse, les mouvemens de l'eau dans 
rOcéan ne feront que rapprocher un peu de la progression 
arithmétique celle de la diminution de la chaleur de bas en 
haut ; il serait donc également impossible que la température 
de rOcéan diminuât de haut en bas. 

Ainsi si Thypothèse du feu central doit subsister, celte 
source de chaleur n'est point générale à tout le globe, et ne 
peut s'étendre que sous les Continens, c'est-à-dire, à moins An 
tiers de la icrre. Ajoutons à cela les expériences faites pour 
constater l'augmentotion de la chaleur avec les profondeur 
dans la terre, n'ont été faites gucres que dans des mines, c'est- 
à-»dirc, dans des lieux où la présence des métaux ou du charw 
bon de terre doit faire soupçonner des actions chimiques tle 
fkature volcanique, dont la suite nécessaire est un dégagement 
de calorique. Nous reviendrons sur ce point. Enfin, la grande 
inégalité des chaleurs observées dans les expériences continen- 
tales, à mêmes profondeurs, mais en divers lieux, ne peut 
s'expliquer par la cause générale d'une chaleur centrale, qui se 
trouve, selon M. Cordier, à environ ao lieues ou 5o,ooo toises 
liu-dessous de la surface. Des différences de i3 à 57 ne peu- 
vent provenir de l'inégalité de la force conductrice des roches 
sur une épaisseiu: d'environ loo toises, ni de quelques différen- 
ces fortuites d'intensité de chaleur ou de niveau à la surface 
de la masse énorme qui produit la chaleur. 

Espériânoes de M. Jjenz. 



L«tHiid«« N. UPff. ém OfMiur. 



t. 



.o 



7"ao" 



ai°59" o^' a5,8o*<^«-'- 

539 a,»o 



ai 14 196 1 o a6.4o 

^ — 140,7 »^»^® 

_ — 4i3,o 3,18 

_ — 665,1 a,9a 

— — 9*4,9 ^«44 



a5 6 i56 58 o ai,5o 

,^ — 167,0 i4,^ 

3a 6 x36 45 o ai,45 

— — 89,8 x3,35 



Géologie. i65 

45o,a 3,75 

593,6 9,ai 



'da ai 4% 3o 



4i la i4i 58 



4535 i5 17 






20,86 


101498 


a,a4 





i5,ao 


205,0 


5,16 


5ia,i 


a,i4 





14.64 


i97»7 


10,36 


396,4 


9?96 



M. Lenz a fait ses expérieDces avec le plas grand soin. Pour 
les profondeurs ,il a tenu compte de Tangle que la corde fait 
avec la verticale, le vaisseau n'étant jamais (même pendant le 
calme), en parfait repos, et du raccourcissement de la corde 
par le mouillage , et de son allongement par son propre poids 
et celui du bathomètre. Quant à la température, il a eu égard 
aux changemens que son instrument a dû éprouver en remon- 
tant. Toutes ces corrections ont été calculées sur des expérien- 
ces directes avec les sujets qui ont servi ; de sorte que Ton peut 
assurer que ces observations sont les plus exactes que Ton ait. 
Elles ont en outre l'avantage de s^étendre a une plus grande pro- 
fondeur que toutes les précédentes (celles d'Irwinc ne vont 
qu*à 683 t., et celles de Pérou à 357 *•)> ^' d'offrir sur deux 
points du globe deux suites de cinq observations. Son projet 
( et il en avait les moyens ) , était de pénéti*er jusqu'à 3ooo t. , et 
même plus; mais les calmes étaient de trop courte durée. Sou 
bathomètre amenait sur le vaisseau 64 livres d'eau. 

Ces expériences offrent un résul at trcs-marqnant, c'est que 
la température diminue assez rapidement , quoiqu'en progres- 
sion décroissante , jusqu'à la profondeur do 400 à 5oo toises et 
ensuite très-lentement, de sorte que de là jusqu'à 91 5 t., la dif- 
férence n'est pas d'un degré , tandis que de o à 4i3 t., elle est 
de phis de a3 degrés. Les petites anomalies qu'offrent ces ob- 
servations sontdâes apparemment aux courans qui charient des 
eaux de différentes températures. 

Si l'on ajoute à ces résultats ceux qu'ont fourni le lac de 
Genève dans les observations de M. de la Bcche , nous trouvons 



i66 Géologie. N"* nxo, 

que de 4o i 70 t. , la température était d'environ 6,6^ .cent. , et 
à la profondeur deiooài64t. environ 6,4^ c. Ces profondeurs 
étaient celles du fond du lac. A de i^oindres profondeurs la 
température était beaucoup plus élevée. Les expériences de 
M. de Saussure dans les lacs de Genève , Thun , Brienz , Lu • 
cerne y Constance, Maggiore, Neufchàtel, Biel, Annecy et 
Bourget» indiquent pour le fond de ces lacs une température 
qui ne varie que de 4»^° à 6,1^ cent.; les températures de la 
surface variaient de 14)4^ «^ ^^^y 1^ profondeurs de 27 à 
i58 7 t. En comparant les résultats, Ton trouve que les profon- 
deurs et les températures à la surface ont une influence sur 
celles du fond, et Ton peut en conclure avec beaucoup de vrai- 
semblance que , à températures égales <le la surface et à pro- 
fondeurs égales , la température du Ut de tous ces lacs est à 
très-peu près la même. 

Les observations de M. de la Bêche dans le lac de Genève, 
faites au même point, à différentes profondeurs, nous offrent 
le résultat non moin9 intéressant : que les températures dimi- 
nuent rapidement avec les premières profondeurs et lentement 
avec les dernières: résultat conforme à ceux de M. Lenz, à 
cette différence près que ce jeune physicien à dû sonder à de 
beaucoup plus grandes profondeurs pour atteindre les mêmes 
diminutions de température que Bf.' de la Bêche. Cette loi est 
donc générale pour toutes les masses d'eau, soit de l'Océan ^ 
soit des lacs. Or la température dç l'eau , prise à une profiandeur 
quelconque, ne peut être une fonction que de l'action des 
rayons solaires, de l'êvaporation et de la température naturelle 
du fond , c'est-à-dire du sol sur lequel l'eau repose. Mais l<;s 
deux premières sont , non seulement dans un rapport à peii prés 
constant entre elles pour toutes les terorpératures, mais aussi 
nous voyons par les expériences faites dans les lacs , que leur 
influence cesse d'être sensible à moins de 100 toises de profon- 
deur, et que dans celles de M; Lenz les différences deviennent 
extrêmement petites , même lorsque la température à la surface 
varie de a6,4® à i5,a* cent. D'où il suit que la température de 
Veau à de 'grandes profondeurs dépend uniquement de celle du 
fond, du sol sur lequel l'Océan repose, et que par conséquent 
la température du lit de la mer est aux environs du zéro 4u 
thermomètre centigrade. 



Géologie. * fft^ 

Mats les obièrvdtîons faites sous terre ont' indiqué' une aag- 
nientatioii de température avec la profondeur, et, le calcul 
s*emparant vite de ces données , Ton a conclu tout aussi vite 
(jua eovtroa 1200 toises do profondeur, la température dia 
globe doit otrc celle de Tcau bouillante, et qu*au centre ell^ 
doit excéder ^Soooo^ cent. Alalhcureusement notre âge n'esb 
<|ne trop fertile en conclusions de ce genre. 

Nous demandons à présent ce qu'une saine logique noua ar- * 
donne de croire. Les expériences faites sur la température de 
la mer, faites à tant de latitudes et de longitudes, doivent-^Hea 
céder à des observations isolées faites dans des lieux si suspecta 
d'influences particulières sur la température? Dois-je en app6«* 
1er encore à la température de milliers de sources rcpanduea 
sur tous les contiuens et les îles, qui, à Texceplion de cellea 
qui sont en correspondance immédiate avec des terrains voica-» 
niques, offrent toutes en été une température moindre que celle 
de Fair qui les couvre , et attestent par 1à qu'elles coulent au 
travers de terrains d'une basse température, 011 elles perdent 
une partie de celle qu'elles avaient lorsqu'elles ne formaient 
encore que des gouttes de pluie ou de rosée ? De pi us» les résul 
tats des observations de M. Cordier varient, de son aveu même, 
de i3 à 57 mètres de profoudeur |K>ur un degré. £t c'est sur 
de pareilles données qu'on veut fonder une loi générale et lea 
conclusions énormes qu'(m en tire! La saine physique rejette 
avec raison toute loi appuyée siir des expériences dont l' s ex* 
trémes offrent des anomalies qui excèdent les résultats moyens* 
Or, l'extrême 57 surpasse presque de trois fois la moyenne. 
Combien petites ne sont pas, par coutre, les anomalies que four^ 
nissent les expériences de M. Lenz dans la mer, quoique bien 
plus difficiles à exécuter à rigueur que celles des mines! Si noua 
prenotis l'ensemble de toutes les expériences marines sur cet 
objet, nous trouverons qu'elles ont été faites sous tant de lati*r 
tudes et de longitudes , qu'on doit les regarder comme l'exprès* 
sionde la loi naturelle dans tout TOcéan, dans un certain éloi<- 
gnement des cotes, de l'Océan qui fait plus des deux tiers df 
la surface du globe, tandis que les ex^iériences continentales 
ne sont faites que sur quelques points' isolés et suspects, et les 
conclusions qu'on en a tirées démenties par la température de^ 
lacs de lat^uis^e et de l'Asie, et de toutes les sourceSy à l'excepr 
tion de quelques sources minérales. 



i6S Géologie^ W i%% 

Ainsi, les lois de la logique nous forcent à admettre que la 
température générale de la surface de la terre , abstraction faite 
de la chaleur excitée p«nr les rayons solaires , et très-probable- 
ment la température du globe entier, est à peu près celle de lu 
congélation de l*eau , et non égalera des milliers de degrés au-- 
dessus. Ce théorème étant démontré, Thypothèse du feu central 
n'existe plus. 

Passons à présent à Texamen de cette hypothèse comme sys- 
tème géologique. Je ne répéterai pas ce que les neptunistes ont 
allégué en faveur de leur système. Je m'arrêterai principalement 
à un fait géognostique, Tcxistence du granité. Je dis qu'il ne 
peut point exister dans la supposition des volcauistes qu'il ait 
été primitivement fondu. Deux de ses principes, le feldspath 
et le mica , sont fusibles à des degrés de chaleur bien inférieure 
H celle qui liquéfie le quartz. Lors du refroidissement il y au- 
rait eu pour chaque couche, à commencer du haut en bas, une 
température sous laquelle le quartz était concret , tandis que le 
feldspath et le mica étaient encore en fusion. Or, comme le 
quartz est spécifiquement plus léger que les deux autres, ceux- 
ci ont dû se placer encore fluides au fond de la couche et celui- 
là surnager. L'épaisseur de cette couche est proportionnelle 
aux différences de fusibilité du quartz d'un côté, du feldspath 
et du mica de l'autre. J'accorde volontiers que la premiérie 
couche à la surface peut n'avoir eu que peu d'épaisseur, et la 
partie inférieure liquide encore moins, et cola à raison du 
refroidissement assez prorapt qu'une masse à la chaleur rouge 
subit dans l'air. Mais plus le refroidissement a percé a Tintérieur, 
plus l'épaisseur de la couche a dû augmenter, en sorte que la 
couche dénuée de quartz, a loo toises de profondeur, ùcyr^ït 
«voir au moins une toise d'épaisseur. Ainsi, les élémens de notre 
granité auraient dû former des strates alternans de quartz et 
d'une substance composée de feldspath et de mica. On ne peut 
objecter que la viscosité du feldspath et du mica fondus devait 
em|)écher le quartz coagulé de monter à la surHice de la couche 
liquide, le temps nécessaire au refroidissement ayant dû plus 
que suffire ù ce mouvement, malgré la4)etite résistance de la 
part de la viscosité. On pourrait faire le mémo raisonnement 
concernant le feldspath et le mica si les degrés de fusibilité de 
ces deux espèces de pierre étaient trés-différens Ton de l'autre. 



Géologie» 169 

Ici la viscosité pourrait avoir empêché ia séparation; mais alors 
la texture n'eût pas été granitique, mais porphyrique. 

La structure du granité est une nouvelle objection contre sou 
état de fusion. Ses grains sont agglutinés les uns aux autres par 
la seule attraction de surface , comme les lamelles dos cristaux, 
non soudées ensemble. Nous voyons par contre que les siib« 
stances minérales hétérogènes qui ont éprouvé la fusion par la 
chaleur volcanique, telles que dans les gangues proprement 
dites ^ les âgatlies, les mandelsteins, les jaspes et les laves ré- 
duites à l¥tat de fusiou parfaite, sont complètement soudées 
Tune à l'autre et offrent des passages qui finissent par être im- 
perceptibles. Ainsi , dans la supposition même que les trois élé- . 
mens du granité aient pu, au moment de leur coagulation, se 
trouver dans la position respective 011 ils se trouvent aujour- 
d'hui , il^ devraient être nécessairement soudés l'un à l'autre; 
mais ils ne le sont pas. 

5i donc il est démontré que les masses giauitiques ) qui font la 
grande moitié des roches connues, u ont jamais été dans l'utat 
de fusion, il est inutile de le prouver pour les autres, et le feu cen- 
tral ne peut point fouruir la base d'un système géologique. Je ne 
veux pas insister sur Timpossibililé d'oxplicpicr dans cette hy- 
pothèse les grandes révolutions dont Técorce de notre globe 
nous ofCre tant de traces, M. Cordier témoignant nsses l'envie 
de les réduire à ce que le retrait et les crevasses , fruits du re- 
froidissement, ont pu causer, c'est-à-dire à très-peu de chose. 
Je passe également sous silence l'idée de construire de la même 
m:inièi% nos volcans encore actifs. Tout familiarisé que j'ose me 
croire avec les idées de la mécanique , je ne conçois pas com- 
ment un refroidissement aussi lent qu'il doit avoir-lieu aujour- 
d'hui et à d'aussi énormes profondeurs, peut élever et vomir à 
aooo toises au-dessus de l'Océan des matières fondues et qui, 
par conséquent, vieimcnt de ces profondeurs. Le retrait semble 
devoir faire le contraire, et si la croate de notre globe , de 20 
lieues d*épaisseur, nage sur le noyau liquéfié, il est facile de dé- 
montrer que la masse liquide, qui se pourrait trouver forcée de 
monter dans les crevasses (ce qui ne pourrait se faire cjue très* 
lentement, le refroidissement et le retrait étant également ex- 
trêmement lents) , ne pourra dépasser le niveau des roches en- - 
tre lesquelles elle monterait, elnon les déborder, supposé qu'elle 



ne 36 refroidit pas jusqu'à la coagulation, pendant sa marche pa* 
resseuse, avant d'avoir atteint ce niveau. 

Voyons par contre comment dans ce système Ton forme les 
roches soi-disant secondaires et tertiaires. Comme Ton ne peut 
nier qu'on ne trouve jusqu'à de très-grandes hauteurs des 
mondes de coquillages pétris dans des masses calcaires, il a bien 
fallu emprunter le secours de l'Océan. Je n'appuierai pas sur 
l'idée si naturelle que, si l'on a besoin de l'Océan pour faire 
prés de la moitié de l'écorce connue de notre globe , il serait 
plus simple de l'employer aussi à faire le reste sans invoquer 
le secours de Vuloain. Cette mer, qui a dik pour cette formation 
couvrir nos Alpes et peut-étie même THimaliiya', d'où vient- 
elle ? le système répond : Toute l'eau que nous voyons dans 
l'Océan et sur les contin'ens était, lors de la grande chaleur, 
réduite en vapeurs et formait la très- majeure partie de l'atmo- 
sphère d'alors ; ces vapeurs se condensèrent par le refroidisse 
ment et tombèrrat en forme de pluie. Cela se conçoit. Mais je 
demande ai la surface de la terre avait déjà alors à peu près sa 
forme actuelle , et spécialement si le grand creux, qui forme 
aujourd'hui le bassin de l'Océan , existait déjà , de mcme que 
les montagnes des continens et des îles? Si cela est, comment 
l'eau de pluie , fût-^lle tombée avec la plus grande rapidité, a- 
t-elle pu s'élever jusqu'à des milliers de toises au-dessus du 
niveau actuel des mers , ne pas s'écouler d'abord dans le grand 
bassin qui lui était destiné? Bien plus : cette violente pluie, que 
nons supposons en ce moment , n'a pu avoir lieu , car le rcfroi* 
disscment ne pouvant se faire que par degrés (Voy. les expérien- 
ces de Buffon), surtout à raison de la plus grande densité de 
l'atmosphèi'e d'alors et de la chaleur dégagée |)ar la réduction 
même des vapeurs, cette réduction n'aurait pu être rapide. 
Mais ce n'est pas tout : l'Océan , qui se précipitait de l'atmos^ 
phère, devait séjourner long-temps à la hauteur des Alpes pour 
y engendrer ces innombrables coquillages, et comment cela est- 
il possible, le bassin qui devait le recevoir étant là? Si par con* 
tre ce bassin n'existait pas, qui l'a fait, et qu'est devenue la 
masse de roches dont il était auparavant comblé ? Ainsi ce sys- 
tème doit avoir recours , comme tous les autres, à des cavernes 
souterraines qui reçoivent le surplus d'eau qui a couvert nos 
montagnes et le font remonter à la surface pour produire d'au^ 



très monugnes, et Von ne conçoit pas conunent le retrait causé 
par le refroidissement a pu forcer ces esLU% à sortir des cavernes 
et s'élever à quelques milles toises au-dessus du niveau des 
mers d'aujourd'hui ; ou bien il faut que nos montagnes n'aient 
pas existé alors; il faut que dans les premiers temps du refroi- 
dissement la surface de la terre ait été très-lisse , couverte d a-> 
bord également par la mer qui découlait de l'atmosphère , et 
que cet état ait duré long-temps pour faire naître et périr tant 
de générations de coquillages les unes sur les autres. Il faut 
qu'ensuite ii se forme le grand creux qui a reçu l'Océan , mais 
comment ? Il faut qu'ensuite les montagnes s'élèvent avec leurs 
coquillages 9 mais comment? Le retrait ne peut que rapetisser 
les masses , non les gonfler. Mais les fentes produites par le re- 
trait ouvrent» dira-t-on, des passages à l'eau , qui, arrivée è la 
masse ignée , se réduit subitement eu vapeurs dont l'élasticité 
déchire et bouleverse les environs» Mais ces opérations doivent 
déjà avoir eu lieu dans les premiers temps du refroidissement 
général , lorsque la croûte de I4 terre n'avait encore que peu 
d'épaisseur, et ces crevasses et leur élargissement causé par les 
détonnations de vapeur, ouvraient un champ libre, au moins 
plus libre que partout ailleurs , à l'expansion de ce fluide élas- 
tique , et ne lui permettaient pas de soulever et renverser des 
masses de plusieurs mille toises de hauteur. Pour de pareils sou- 
lévemeos il faut admettre des cavernes souterraines d'un volume 
proportionné et parfaitement closes. Or, le système du feu cen- 
tral ne nous offre aucun principe de formation poiu: ces grands 
creux isolés. Au contraire , le retrait doit s'être fait uniformé- 
Qient spr toute la surface. Enfin, si ce système postule, comme 
celui des neptuniens, de ces autres énormes souterrains, eu quoi 
se distingue-t-il? £n ce qu'il veut former les roches d'une ma- 
niera qui 9 comme nous l'avons prouvé, est impossible. 

L'on conçoit qu'un physicien ou géologue veuille repousser 
les incongroités que l'école de Werner nous donne pour des 
vérités géologiques; mais il existe un proverbe allemand qui 
dit que l'on ne doit pas jeter l'enfant par la fenêtre avec le' 
bain, et c'est ce que les volcanistes rigoureux font au pied de la 
lettre. 

Je passe sous silence tant d'autres objections que l'on pour- 
mi birp c^(r^ plosieurii théorèmes spéciaux de $1. Cordier^ 



lyà Géologie. N* laa 

pour dire encore quelques mots sur les systèmes géologiques en 
général. Au point où en sont nos connaissances actuelles, l'on 
peut assurer que nous ne pouvons baser aucun système géolo- 
gique raisonnable sans le secours de Neptune et de Vulcain ; 
mais il faut que celui-ci soit bien le forgeron des foudres de 
Ju])iter, ce Vulcain qui a ses ateliers dans l'Etna et le Capa- 
Urku, dans le Vésuve et dans l'HécIa. Si nous le suivons dans 
ces usines souterraines, dont les communications réciproques 
sont attestées par les tremblemens de terre qui traversent dans 
un instant des continens entiers, et écroulent à différens points 
les frêles édifices de l'homme , nous trouverons la solution de 
rénigmc de la chaleur supérieure des continens et des diffé- 
rences de température que leur intérieur offre à mêmes profon- 
deurs, dont nous devons la connaissance à M. Cordier. Là où 
la température est plus élevée on se trouve a une moindre dis- 
tance d'un foyer volcanique. 

La géologie et la géognosie se sont prêtées mutuellement la 
main pour se composer d'erreurs. La géognosie , qui doit à juste 
titixï se distinguer de l'oryctognosie en ce qu'elle ne doit pas 
nous livrer les caractères spéciaux des pierres et des roches, ce 
qui est la tâche de l'oryctognosie , mais nous retracer les suites 
et le gisement de celles-ci, a voulu faire d'avantage , nous livrer 
l'ordre dans lequel elles ont été formées et assigner à chacune 
d'elles son âge relatif; de là ses divisions en roches primaires, 
secondaires, etc., et ses époques si mal conçues. Elle a donc dû 
emprunter de la géologie ces âges soi- disants , et oelle-ci lui a 
donné ce qu'elle avait, ce qu'elle avait empnmté d'eHe, un sys- 
tème qui n'avait puisé ses notions ni dans la physique , ni dans la 
chimie, ni dans la mécanique. La géologie de Werner n'est 
qu'une géognosie raisonneuse , et sa géognosie est une mauvaise 
géologie. Déjà en i8i5 j*ai consigné ces idées dans ma Physique 
de la Terre et Géologie. 

Pour former un système géologique, il faut d'abord bien ob- 
sei-ver non-seulement l'ordre général des couches de roch<»s-, 
mais surtout le désordre apparent qui s'offre à l'œil impartial 
du vrai géologue. On pouvait prévoir de tout temps ces irré- 
gularités par l'aspect général de la nature entière. La surface 
du globe, partagée ou plutôt déchirée en lambeaux de mers, de 
continens , d'iles de toutes grandeurs, en plaines, montagnes, 



Géologie, yyi 

Tallées et pViteaux; U distribution des étoiles fixes, qui écarte 
jusqu'à ridée d*un arrangement; celle des planètes si diffé* 
rentes en grosseur et en mouvement, avec et sans satellites; tout 
nous annonce que Tauteur de la Nature n'a pas cherché l'har- 
monie dans ime symétrie qu'il a abandonnée à la faiblesse de 
Tesprît humain. L'absence dr la régularité est l'empreinte du 
génie créateur qui sait subordonner l'irrégularité h des lois im- 
muables, étemelles, sans recourir à l'aide du compas dans ses 
sublimes conceptions (i). 

Les nombreuses et imposantes exceptions k la régularité des 
couches de roches et de leur gisement, que le géognoste ne peut 
plus nier, prouvent évidemment que les révolutions qui ont fait 
disparaître la symétrie de la surface de notre globe , de même 
que leurs intervalles , ne sont pas liées à des époques fixes et gé- 
nérales , et surtout qu'elles n'ont pas commencé après que la 
précipitation des continens a été terminée ^ mais qu'elles sont ses 
contemporaines, qu'elles ont été partielles quant aux lieux et 
aux temps, et qu'elles se sont répétées très-souvent. 

Une siine géologie ne doit pas postuler tout simplement la 
précipitation générale,' mais elle doit construire ce grand procès 
qui a donné naissance a nos roches, et expliquer leurs suites et 
leurs groupes , distinguant soigneusement les masses cnstallisées 
des masses brutes. Je sais que depuis que le célèbre Berzélius 
a prouvé enfin que notre silice est un oxide , de même que les 
alcalis, mon système paraît avoir un défaut à cet égard. Mais 
nous ne sommes pas encore au bout de la chimie , qui , j'espère, 
nous prouvera un jour que les corps sont susceptibles d'ana* 
îjrses nouvelles, qui nous découvriront d'autres modes de com- 
position que ceux que nous connaissons. Les métaux ne sont 
sàrement pas des corps simples , pas plus que la cire. Quiconque 
a sufHsamment étudié la physique des volcans ne se refusera 
pas à la conviction que les actions volcaniques sont le premier 
mobile des révolutions qui ont déchiré la surface de notre globe. 
La combinaison de cette action avec le grand procès de la pré- 
cipitation générale est la clé de la vraie géologie, la solution de 
cent énigmes que nous offre la nature des roches. 

(i) Oo ponrraît pooMcr cette idée plat loin , rappliquer aux rnÎDes, 
qui oou plaUent en nous offriDtle sceaa du tonc-puisiant dons le défant. 
d« fégnUrité, et rai^peler qoele moyen âge, le pi as riche de toat en grands 
ctnctèrcty iv'tnit point d'édific«0 réguliers. 



ty^ Géotogie, 

Vous trouverez, Monsieur, peut-être bien des id^eft étranges 
dans ces pages ; mais si vous voulez vous donner la peine de lire 
ma géologie, ne fût-ce que dans les Entretiens sur ia physique , 
écrits en mauvais français , j'ose espérer que , même encore au- 
jourd'hui, vous les trouverez plutôt neuves qu'hétérodoxes, et 
pardonnerez à un vieux physicien de tenir à ses premières idées. 

ia3. Quelques obseatatioks sua la TxifPiiRATURE fiss Mtwes ; 
par T. F. Bahxam. ( Transact. de la Société Roy. Géologique 
de Comouaiiks ; Vol. III , p. i5o.) 

Les expériences sur la température des mines , dont nous 
allons rapporter les résultats , ont été faites dans Vcté de i8si3 
et dans celui de i8a4; l'auteur qui a apporté le plus grand 
soin dans ces expériences fort délicates, commence par «feu- 
ler les avantages et les inconvéniens que présentent les difTé* 
rentes manières usitées pour ce genre d'observations. Il a em- 
ployé concurremment les 4 moyens suivans , qui consistent à 
prendre la température 

ï)es sources qui sourdent soit du filon , soit de la roche dans 
laquelle il est encaissé, 

Des amas d'eau qui s'amassent continuellement dans les ca- 
vités que présentent les exploitations de mines. 

Celle de la roche même, en y scellant un thermomètre dans 
une cavité pratiquée à cet effet. 

Enfin , en mesurant U température des eaux qui se sont ac- 
cumulées depuis long-temps dans les travaux abandonnés. 

Il préfère la 3* méthode , pourvu toutefois qu'on donne une 
certaine profondeur aux entailles dans lesquelles se place le 
thermomètre. Sans cela il regarde que la température de Ja roche 
peut être fortement modifiée par l'air ambiant. Quant à la der^ 
nière méthode , qui paraît au premier aperçu la moins suscep- 
tible d'erreur, elle est peut-être, au contraire, la moins exacte , 
parce que la masse d'eau tend constamment à se mettre en équi- 
libre ; et l'on trouve une température sensiblement la même à 
différentes hauteurs de ces amas d'eau , température due en 
grande partie à la couche supérieure de liquide. 

Pour mettre à même de comparer les résultats obtenus ^ 
lious allons donner le tableau de ces expériences ^ dans Icqoal 
on a eu soin de les mettre par ordi« de profondeur. 



Géologie. 



xyH 



Patiovs (i) 

aa-detsos 
d« la tarface. 



16 

33 
34 
49 

50 

50 

52 

52 

57 

65 

60 

70 

74 

75 

75 

105 
103 
122 
122 
131 

15a 

158 

190 
190 
230 
230 
230 
232 

2;ft 



TturftATvai. 


!<b«a 


Potttiov 




, 


des 


dM 


"^ 


"-f 


mines. 


Thcriaoïnèires. 


Fahrenheit. 


néauoiur. 






56 


24.88 ^oUlIack 


Cavilé rempli» d'eau . 


54 


24.00 


Liitle Bonuda. 


Dans l'ah-. 


69 


2i,77 


BotalUck 


Eau dans ane galerie. 


54.5 


24;22 


Liitle Bouoda. 


Amaa d*cau. 


56 


24,44 


Hoel NvptniM. 
Botallack 


Id. 


59 


26,20 


Amat dVan profond. 


54*5 


24.22 


IIuelDnity... 


Soarce «ortaot dn mur. 


54 


21.00 


LilU* Boand». 


A mai d'eau. 


56 


24,88 


W 


Autre amas d'eau. 


54 


21.00 


IlaclNfplunf. 


Amas d'eau profond. 


02 


27,52 


Bouttatk 


Anciens tra roux rem^iid'ena. 


54 


2i,00 


Trenowclli.. . 


Source provcaant du mur. 


56 


24.88 


Oatfi«'ld 


Source tortanl da filon. 


54 


24.00 


Diiia Doue. . . 


Petit amas d'eau. 


59 • 


26.20 


Id 


Amas d'eau dans uneanciemie 


b'i 


23.12 


Hue] iruimtel. 


Id. (galerie. 


53 


23.S6 


Id 


Source sortant du mur. 


61 


27,08 


Hoel vur 


Trou dans la roche. 


61 


27,0fl 


W 


Trou de 18 pouces dansla ra- 


68 


29,92 


Id 


id, (che. 


72 


31.68 


OotalUck 


Source du mur. 


67 


29.48 


Kucl Tor 


Eau dans une galerie ahaodon- 


69 


30.36 


Id 


Source sortant dn mur. (me. 


72 


31,68 


Id 


2 trous di 18 pouce*. 


68 


20.92 


Cook's kitch. 


Amas d'eau. 


08 


27,28 


Dolcoath 


Amaa d'eau profond. 


76 


33.44 


Id 


Amas d'eau. 


75 


33,00 


id 


Trou de8 pieds de profondeur. 


82 


36.08 


Id 


Source sortant du illon. 


82 


36.fi8 


Oalfiekl 


Source. 


8«,( 


38,06 


Id 


Autre sonree. 



m 



(t) Uiaihoas 1328. 



■I 



En examinant les résultats consigtiés dans cette table, on 
voit qu'on est loin d'obtenir des températures augmentant dans 
leur progression uniforme ; mais il résulte clairement que la 
température croit constamment en «'approfondissant. D. 

ia4. SVM, LA POLAEXSATION MAGNÉTIQUE DES METAUX ET DES Mî- 

HÉEAiSy par une différence de température; par le Prof. 
Sebbxge. (AnnaL deph;) s,^ de Poggendorf ; 1826, cah. 3, p. 281.) 

Ce mémoire de physique contient des observations sur le 
magnétisme terrestre , et ses rapports avec les volcans existans. 
Le globe est traversé de zdnes métallifères , dont le contact 
prodtiit ce magnétisme , lorsqu'il y à une différence de teinpé- 
Tâtiire. Les endroits les pins chauds seront ceux où l'air peut 



t^ Géologie. 

pénétrer le pins avant «bas la terre , gW là «pie moi les vol- 

cans y et vice vcrsâ. Les phénomènes magnétiques de Tatmo- 
sphère sont lies à ceux de Tin teneur du glohe. Il faut lire ce 
mémoire avec celui de M. de Bucli, sur la distribution des vol* 
cans sur le globe. ( Mornes annales ; 1827 , cah. i , a , 3 et 4.) 

Il 5. C0NSID1^RATI05S oi.viliMJLS SUA LE PLATEAU CBNTAAL DE LA 

Fhakce , et particulièrement sur les terrains secondaires qui 
recouvrent les pentes méridionales du massif primitif qui le 
compose ; par M. Dufhénot , ingénieur des mines. ( jénnah 
des mines; a* série , Tom. III, p. 35 et 309, i'* établi v., iBa8.) 

Le plateau primordial du centre de la France , qui est en 
général granitique , et qui a plus de 80 lieues de large à la hau- 
teur de Limoges , s'amincit graduellement en s'avancant vers 
le midi , et se termine par une pointe qui le rattache à la Mon- 
tagne Noirr, espèce de péninsule, isolée de la chaîne des Pyré- 
nées, par un bassin longitudinal de terrains secondaires et ter- 
tiaires. 

La 1'* partie du mémoire de M. Dufrénoy renferme une des- 
cription sommaire de ce plateau, ou un A/ierra r/<*x terbaiits 
PRIMITIFS ET OK TRAKSiTioN flu cctttrc (le la Francc ,1J AulcuT fait 
connaître d*abord , à partir d'une ligne tirée de Limoges à Lyon, 
les limites extérieures Ae la partie mérùlionale de ce groupe 
( qui rcnfcM'me intérieurement un dépôt de terrains secondaires 
dans les départemens de l'Aveyron et de la Loxère) ; et sa dis- 
position générale en un véritable plateau d'une élévation assez ' 
constante ( environ 760 mètres ), dans toute sa partie centrale 
et occidentale , tandis que, vers Test , deux arêtes ou chatnes 
plus élevées , qui prennent naissance dans les montagnes de 
rArdèclie et de la Lozère , se dirigent du sud au nord , en sé- 
parant les vallées de la Saône , de la Loire et de TAllier. Plu- 
sieurs considérations portent l'auteur à penser que ces deux 
chaînes , déposées en même temps que tout le massif primitif, 
ont été modifiées postérieurement, par des phénomènes de 
soulèvement et d'abaissement qui ont formé les trois vallées. 
M. Dufrénoy fait observer les caractères remarquables qui ren- 
dent CCS chaînes très- différentes de celles des «Alpes et des Py - 
rénées. Il donne ensuite une idée générale de la composition 
de tout le groupe , par une coupe de Test à l'ouest , prise k la 
montagne de Tarare 7 par une autre coupe dans la même direc- 



Géologie, tj^ 

tîon de la chaîne da Forez , et par cfueiques détails sur le reste 
du massif. 

Dans la chaîne de Tarare , Tauteur indique peu de granités , 
mais des porphyres très-ahondans , parmi lesquels un porphyre 
ronge quartzifère , qu'il trouve analogue à ceux de TEsterel près 
Fréjus , et dont les nombreuses fissures renferment quelquefois 
de Turane phosphaté, analogue à celui des arkoses d'Autuu , 
donne lieu à plusieurs observations intéressantes. D'autres por- 
phyres feldspathiques, et les granités auxquelles ils passent, 
présentent des analogies remarquables avec des roches des Vos- 
ges de même nature, qui paraissent appartenir aux formations 
intermédiaires. Une formation , qui se rapporte évidemment à 
cette dernière classe . se compose , près de Tarare , de schistes 
argileux verts , analogues au Kilias de Cornouailles , schistes 
pyriteux, renfermant de nombreux rognons de quartz , et alter- 
nant avec des couches de poudingue qui semblent , par leur 
nature>étre formées aux dépens du terrain même qui les ren- 
ferme. La mine de cuivre pyriteux de Saint-Bel et Chessy , ap- 
partient probablement à ce terrain , et elle parait , d'après sa 
nature et son gisement, être toul-à-fait analogue à celle d'An- 
glesey. M. Dufrénoy rapporte à ces formations de transition lea 
terrains feldspathiques de Beanjeu , qui sont formés de couches 
de pétrosilex , quelquefois avec nodules de chaux carbonatée 
cristalline et d'amphibole , passant à une sorte de grauwacke 
à pâte pétrosiliceuse , à noyailx ào. quartz , et qui renferment 
des couches subordonnées de diabase , de grauwacke rougeâtre^ 
et de calcaires noirs, à lames spathiques appartenant à des en- 
troques y associés à un schiste argilo-calcaire fissile. 

La chaîne du Forez est d e nature analogue à plusieurs égards. 
On ne voit point cependant sur sa pente orientale de porphy- 
res quartzifères , mais des passages répétés du porphyre feld- 
spalhique à un granité à petit grain , peu quartzeux , analogue 
au granité intermédiaire des Vosges , le tout alternant un grand 
nombre de fois avec des schistes argilo-talqueux , à cristaux 
de feldspath , qui sont associés en outre à beaucoup d'amphi- 
bole. Le centre de la chaîne est formé par un granité à gros 
grains, qui se désaggrège très- facilement. Sur la pente ouest , 
on retrouve des porphyres feldspathiques , et des gneiss ren- 

B. ToMB XYI. la 



ijS Géologie. N^ ia5 

fermant une couche réglée de calcaire saccaroïde. Cette pcfote 
est très-escarpée. 

A l'ouest de Clermoiit , le plateau présente une composition 
uniforme de granité et de gneiss, qui passent fréquemment Tunà 
Tautre, mais qui, dans le département de la Haute-Vienne , se 
séparent en deux formations assez distinctes : la formation du 
granité est remarquable par son abondance en minéraux variés. 
La roche est à gros grains ou à grains moyens; celle^i renferme 
des filons d*étain à Vaulry. La formation du gnefes , owfonnation 
schisteuse y constitue toute la vallée de la Vienne, et forme les ex- 
trémités du plateau de terrain ancien. Elle est traversée par des 
filons de porphyre , analogues à VEhan de CornouaîUes , et 
aussi par quelques filons stannifcres ; sur sa limite, clic ren- 
ferme beaucoup de roches amphiboliques. De nombreux amas 
de serpentine s'y présentent aussi, subordonnés au gneiss. On 
y remarque en outre les amas , veines et petits filons de kaolin 
et de pegmatite de St-Yrieix , ainsi que des couches subordon- 
nées de calcaire saccaroïde et de quartz bleuâtre ; enfin , des 
amas immenses de quartz laiteux , renfermant des gîtes con- 
temporains d'hématite brune. 

Le fer oxidulé est disséminé abondamment dans le gneiss et 
le ^chiste talqueux de ces formations anciennes. Les filons mé- 
tallifères y sont assez fréquens. 

Sur les deux revers de la péninsule qui forme la partie mé- 
ridionale du plateau , on observe des bandes étroites et peu 
continues de terrains de transition. Sur le revers nord-ouest de 
la chaîne , le schiste talqueux qui recouvre le granité , est re- 
couvert par une grauwacke à ciment de schiste ou à ciment sili- 
ceux , passant à un grès , à pâte silicéo-ferrugineuse , analogue 
au vieux grès rouge du Breconshîre , et contenant comme lui 
de petits filons de quartz. Ailleurs, un calcaire de transition al- 
terne avec un schiste très-bitumineux , anthracite imparfait. 
Ailleurs encore, une grauwacke schisteuse alterne avec un schiste 
bleuâtre, dans lequel M. Conjbe a vu des empreintes de feuilles 
analogues à des feuilles de fougère. 

Sur le revers sud-est , et surtout sur le flanc de la Montagne 
^iVio/n?, se présente une bande de terrain de transition plus con- 
tinue , composée de schiste argileux ou talqueux , alternant 
avec des calcairefty et souvent avec uu entrelacement semblable 



Géologie» X^ 

à «eltti des marbres Gampans. Le calcaire contient des Entro- 
ques et des Caryophillées. M. Dufrcnoy regarde ce terrain com* 
nie assez analogue à celui de Plymouth, qui appartient à l'étage 
inférieur des terrains intermédiaires anglais. 

Dans les Départemens du Gard et de TAveyron , le granité 
est quelquefois immédiatement recouvert par des dépôts de 
gypse qui ne sont pas recouverts , et qu'on ne peut rapporter 
que par analogie aux gypses des terrains jurassiques inférieurs. 

Les TxAEAiifs SBcoiroAi&BS , qui se présentent sur la pente 
méridionale du plateau primitif, sont : i*" le terrain houiller; 
Allègres bigarré; 3° le Lias ou calcaire à Gryphites ; 4° ^^ Par- 
tie inféideure des formations ooli tiques ; 5*" quelques lambeaux 
du grès vert et de la craie \ 6** un terrain tertiaire, composé d\in 
terrain d'eau douce associé avec Ta molasse , et d'un calcaire 
marin qui > aux environs de Bordeaux , paraît devoir être assi^ 
mile au calcaire grossier ; 7*^ une formation d'eau douce plus 
moderne recouvre quelquefois des étendues considérables , sur- 
tout dans les vallées de rAliier et de la Loire , au centre du 
terrain primitif. 

La 2^ livraison de 1828 des Annales des mines , ne renfer- 
me , de la seconde partie du mémoire de M. Dufrénoy » que la 
section qui est relative au terrain houiller. Ce terrain forme un 
asse2 grand nombre de dépots au pied du plateau, et de petits 
bassins disposés irrégulièrement au milieu de ce plateau. L'au- 
teur indique les principaux : il annonce que dans la plupart des 
localités le terrain houiller présente seulement les caractères 
généraux propres à cette formation , mais que quelques autres 
oITrent des pardcnlarités qu'il croit devoir faire connaître : ce 
sont surtout ceux des bassins du Lot et de l'Aveyron. 

Le terrain houiller des environs d'Aubin, situé près du Lot , 
départ, de l'Aveyron , est surtout remarquable par sa richesse 
extrémeencoHehesde houilUd'one très*-grande épaisseur (l'une 
d'elles a 9 selon M. Conlier , plus de 100 mètres de puissance }, 
et par la réunion de minerais de fer de nature variée. Les bords 
du Lot et du Celle , où le grès houiller se montre seul , sont 
d'nn intérêt plus grand pour le géologue. M. Dufrénoy appelle 
d*abord l'attention sur les environs de la Magdelène , où le 
grès booiUer offire tous les caractères de l'arkose , et renferme, 
MQttie ïêAm^ $ d« la baryte «nUatée , de la chaux fluatée , da 



i8o Géologie. 

calcaire spathiqtie et des grenailles de galène. H donne ensnite 
des détails intéressans sur les porphyres que renferme le gi>ès 
houiller dans plusieurs localités, porphyres de deux espèces , 
les uns rouges et feldspathiques , les autres verts et pyroxéni- 
ques , et présentant aussi deux modes de gisement difFérens, au 
moins en apparence, les uns paraissant former des couches ré- 
gulières dans le terrain houiller , couches dans lesquelles on 
n'observe pas k la vérité de stratification , comme à Flagnaïc et 
à Planiolles , les autres constituant des masses interposées dans 
ces grès , comme à Figeac et aussi à Flagnac , où les porphyres 
contiennent en outre des nodules de serpentine , il paraissent 
liés à une masse considérable de serpentine , laquelle forme , 
près de Firmy, une espèce d'ile , à la séparation du terrain an- 
cien , du grès houiller et du grès bigarré , sans présenter de 
liaison avec aucun d'eux. L'auteur trouve à cette serpentine 
beaucoup d'analogie avec Vophite des Pyrénées , soits le rap. 
port de sa manière d'être , et il la croit de formation analogue 
et contemporaine. Quant aux porphyres des terrains honillers^ 
il pense que leurs deux modes de gisement se réduiraient 
peut-être à un seul , si on pouvait les observer sur une grande 
étendue , et il lui paraît probable que les porphyres forment 
un accident dans le terrain, où ils ont été introduits postériea- 
remet , en détruisant une partie du grès qu'ils ont remplacée. 
La période de leur formation lui parait s'étendre du grès houil- 
ler au grès bigarré ; il regarde ces porphyres comme présen- 
tant une analogie complète avec les porphyres d'Édimboni^, 
du gisement desquels il fait connaître, dans une note , les prin- 
cipales circonstances. Une planche jointe au mémoire fait con- 
naître, par 4 coupes coloriées, la disposition relative du por- 
phyre , du terrain houiller et du grès bigarré, dans 4 locaMtés 
différentes. 

Le terrain houiller des bords de l'Aveyron, forme une bande 
très-alongée , de Rhodez à St*6eniez. Peu épais , reposant sur 
le terrain ancien , il est presque toujours recouvert par un grès 
dont les couches inférieures sont analogues au grès rouge , et 
les couches supérieures se rapportent an grès bigarré. 
Ce terrain houiller de l'Aveyron ne renferme pas de porphy- 
res ; à Brassac ,*au contraire , le porphyre vert se représente, 
formant dans le terrain houiller un filon analogue aox I>xkes 



Géologie. i8i 

d'Angleterre, et prodaisant sur la houille , avec laquelle il est 
en contact , les altérations qu'on a signalées depuis long-temps 
comme produites par le voisinage des Dykes. 

M. Dufrénoy fait remarquer ensuite l'analogie que présentent 
les porphyres de Figeac avec la roche noire du terrain houiller 
de Voyant (Allier) , qu'il considère comme de même âge et de 
même origine que le filon de Brassac. Il -termine l'histoire des 
particularités que présentent les terrains houillers de cette par- 
tie de la France^ par une description sommaire de la butte de 
Saint-Priest, montagne conique située sur la lisière du bassin 
houUler de St-Étienue , dont la base est de grès houiller très- 
prononcé , et dont le sommet présente des rochers escarpés de 
qnartzr^ex pur , dans lequel de- nombreuses cavités sont fré- 
quenTdM^apissées de cristaux de quartz hyalin, ou de baryte 
sulfatée.^. Dufrénoy a observé le passage insensible du grès à 
la roche toute quartreuse; il a trouve dans cette dernière rorlie 
des empreintes de tiges de Calamités et de feuilles de fougère , 
analogues à celles du grès houiller. Il regarde en conséquence 
comme certain , que la roche de St>Priest est une dépendance 
du terrain houiller ; 'mais la nature toute quartzeuse de cette 
roche , et l'abondance avec laquelle elle renferme de la baryte 
sulfatée , lui semblent devoir être considérées comme le résuU 
tat -d'une action analogue aux phénomènes quelconques qui ont 
produit les arko$es(i), phénomènes , aux résultats desquels il 
rapporte également le ciment siliceux des Millstone-Grit du sud 
du pays de Galles. Bd. 

xt6. Notice geologiqcv sur le TEEmAiH de Saucatz (départ, 
de la Gironde); par M. GniLLAirn. [Bidietin d*hist, naiur, de 
la Soc. Linn, de Bordeaux; Tom. I , p. 1 33 et 1^3 , novemb. 
i8a6, et mars 1827.) 

Saucatz est un village situé sur un petit ruisseau , à 4 lieues 
au S. de Bordeaux. Le sol est entièrement tertiaire ; il est d'ail- 
leurs remarquable en ce que ses couches présentent une suc- 

(i)Le rédacteor de cet extrait, qoi a TÎsîté la baUe de Seint-Priesl en 
1826, A reoonim \eê passages très-bien décrits dans le mémoire de M. 
0«frénoyy et il aTait été indait , par ses observations ( qni n*ont point 
«té publiées et dont M. Dofrénoy n'avait pas connaissance )a en tirer dea 
coBféqnfneea analogues à Topinion eiprimce par rantcnr. 



'z8a Géologie, 

cession de coquilles marines et deau douce, et surtout en et 
que quelques -unes d'entre elles odrent le mélange de ces deux 
classes de coquilles. Ces 'différentes couches, d'après les obser- 
vations de l'auteur, peuvent se grouper en deux systèmes bien 
distincts , composés de la manière suivante , en allant de haot 
en bas : 

I. Système supérieur , ou formation lacustre, x** Sable argileux, 
jauniUre, à coquilles marines (principalement des univalves, 
peu nombreuses, mais très-bien consei*vées, parmi lesquelles 
l'auteur a remarqué de très-beaux Casques); épaisseur, % à 3 
pieds ; a^ marne argileuse, blanchâtre, mêlée de Bulimes ou Pa- 
ludines, Planorbes et d'une espèce de Moules qui caractérise 
cette formation; épaisseur, 2 p.; 3** marne calcaire, mêlée 
d'une multitude de petites Cérithes avec des espèces de Cithé- 
rées assez grandes et d'autres bivalves d'un genre voisin ; épais- 
seur, de 6 pouces à i pied; 4° argile noirâtre, semblable à on 
limon desséché, sans coquilles; au-dessous, marne argileuse, 
grumelée, blanchâtre; épaisseur, de i à 3 pieds; 5^ calcaire 
zone, dur et compacte; au-dessous, calcaire gmmelé, passant 
tantôt à un calcaire compacte, tantôt à un calcaire porpkfnque 
(sa texture porphyrique est due à des noyaux noirâtres, sur 
un fond gris>bleuâtre , mêlé de taches jaunes, ce qui lui donne 
un aspect tigré ); épaisseur, 9 à 10 pouces; 6** calcaire bréchi- 
tique ou porphyrique , à noyaux noirs, souvent très^nombreux, 
contenant des coquilles d'eau douce ( planorbes à test blancbà- 
tre ) et des coquilles marines, quelquefois mêlées enseînble, 
mais ordinairement séparées, les premières dans le haut, et 
les secondes dans le bas de la couche. 

IL Système inférieur, ou formation marine, i^ Marne très- 
blanche, douce et consistante, contenant une immense quantité 
de coquilles fossiles, très-bien conservées, et dont quelques- 
unes ont encore leur éclat nacré; a^ marne friable, mêlée de 
beaucoup de sable, contenant également de nombreuses co- 
quilles ( ces deux couches ne font probablement qu'un seul 
groupe); 3° calcaire grossier coquillier, dur et grenu, aggluti- 
nant une très-grande quantité de coquilles. J. Gi&aadxit. 

117. Observations suppLi^MSifTAiaxs sua les TXEEAiirs ooLtn- 
QUEs et les roches qui y sont associées dans les comtés de Su- 
iherland et Ross dans les Hébrides^ par 91. RoderidL Impey 



Géologie. l83 

MoACKisoN, secret, de \a Soc. Géologique de Londres, etc. 
( TrnnsacL fie la Soc. Géologique de Londres ; vol. Il, a* sé- 
rie, p. 353. ) 

M. Murcbîsoii a publié un Mémoire dans les Transactions de 
la Société Géologique sur les formations oolitiques des Hé- 
brides, Mémoire dont nous avons déjà donné un extrait dans 
le Bulletin , Tom. XV, n** i3. Ayant fait, depuis la publicatioa 
de ce Mémoire, un nouveau voyage dans celte partie de l'E- 
cosse, il a rédigé quelques observations supplémentaires, que 
nous allons faire connaître. 

I/auteur a déjà indiqué que les coucbes les plus élevées de 
la série ooUtique, correspondantes au cornbrash et au forest 
marbre, sont traversées par des dykes de trapp à Beal,prés 
Portçec, dans l'île de Skye. L'un d'eux est composé d'un grun- 
stein porpbyrîque qui se bifurque en s'élcvant vers le sommet 
de l'escarpement. Il a remarqué dernièrement , avec M. le pro- 
fesseur Sedgwick,que les extrémités des prismes horizontaux, 
dont la branche la plus large de ce dyke est composée , présen- 
tent une bande de quatre pouces environ d'épaisseur, d'un 
pechstein vert noirâtre, en contact immédiat avec le calcaire 
coquillier que le dyke traverse. Le calcaire n'a subi aucune al- 
tération par ce contact. A l'exception des pechsteins indiques 
dans les terrains trachitiques , comme au Cantal, celui-ci est le 
plus moderne connu jusqu'à présent, et ce fait donne une li- 
mite de l'époque à laquelle cette roche a été formée. 

Dans nie d'Arran , on voit des filons et des couches d'un 
pechstein analogue , qui a pénétré dans le nouveau grès rouge, 
et qui parait s'être répandu dans les couches oolitiques qui 
existent dans les Hébrides; car nous revoyons de nouveau 
cette roche à Carsaig, sur la côte sud de Mull, formant la plus 
grande partie d'un des nombreux dykes de trapp qui coupent 
le lias et les couches oolitiques qui le recouvrent. Ce dernier 
dyke, qui a environ 4 pieds d'épaisseur, est formé de prismes 
horizontaux, dont les extrémités, sur à peu près a pouces d'é- 
paisseur , consistent en une roche feldspathique bleuâtre, et 
qui sont recouverts de chaque cAté par des bande» plus épais- 
ses de grunstein. Le milieu de celle dernière roche présenté, 
sur une épaisseur de 2 pieds environ, du pechstein porpby- 
roïde, dont quelques veines pénètrent dans les staes extéricv 



i84 Géologie. N** z%y 

res. Sur la même cÀte, on a observé un autre dyke, qui coupe 
)e lias, et se divise en plusieurs branches qui s'étendent en dif- 
férentes directions dans cette formation. Une des plus larges 
de ces branches enveloppe des fragmens de marnes contenant 
des gryphites et des bélemnites. La partie en contact avec ce 
dyke est fortement endurcie, et l'on remarque également ce 
phénomène pour plusieurs autres dykes qui se montrent dans 
les escarpemens à Test de Loch Buy. Leur présence semble 
avoir changé le lias en quartz lydien, et le sable de l'oolite in» 
férieure en une roche siliceuse compacte. Mais on observe 
aussi, dans les Hébrides, que, dans un nombre de cas à peu 
près égal, l'introduction de ces roches étrangères au terrain 
n'a produit aucune altération. . 

Après ces détails sur les roches trappéennes qui forment des 
filons dans le lias et les couches oolitiques qui le recouvrent , 
BI.Murchisou décrit différentes coupes que présentent les nom- 
breux escarpemens qui bordent les côtes. Nous allons en citer 
deux pour montrer la similitude complète qui existe entre ces 
terrains calcaires et les formations correspondantes qui ont été 
étudiées avec tant de soin dans le sud de l'Angleterre. 

Sur la côte N.-£. de File de Skye , à peu près à deux milles 
de la vallée de Beal , les collines de Trapp s'éloignent des fa- 
laises , et laissent voir un plateau ellipiique qui s'élève d'envi- 
ron six cents pieds au-dessus de la mer , et dont la surface a en- 
viron un mille ~ en longueur sur un mille de large. On observe 
sur cet 'escarpement la coupe suivante, dans laquelle les cou- 
ches sont placées en descendant. 

1^ Grès qui se montre à la base du trapp. 

n? Calcaire coquillier, correspondant, par sa nature et par les 
fossiles qu'il contient , au cornbrash et au forest marbre. 40 
pieds. 

3^ Grès blanchâtre , ayant une épaisseur de cinquante on 
soixante pieds, recouvrant ime couche mince d'argile schis- 
teuse. Les couches les plus inférieures et les plus schisteuses 
contiennent des impressions végétales.^ 

4° Argile schisteuse et grès alternant à plusieurs reprises. 
Elles forment une seconde terrasse qui peut avoir aSo pieds 
d'épaisseur. Ces couches contiennent peu de fossiles , mais on 
y trouve beaucoup de matière charboneuse, et quelques im- 
pressions végétales indistinctes. 



Géologie, i85 

S® Vient ensuite une succession de couches de calcaires dont 
les supérieures, en partie à l'état de grès, contiennent des no- 
dules d'argile endurcie avec des fossiles. Elles alterncni avec 
des couches d*argile mince, contenant dei bélemnites. On rc> 
trouve également les bélemnites disséminées dans les couches 
de grès. 

6^ Argile schisteuse d'un gris bleuâtre foncé, pins onctueu9e 
que le n^ 4; contenant plusieurs fossiles propres à Toolite infé- 
rieure, tels que bélemnites, térébratulcs, etc. 

7*^ La base de l'escarpement est formée du sable d*oolite avec 
de larges nodules de calcaire, contenant le Pecten œquivalvis , 
des Ammonites Murchisonœ^ etc.; au dessous, on voit encore à 
peu près les couches supérieures du lias sur une épaisseur de 
3o pieds. 

Une coupe prise près du moulin de Applecross fait voir les 
couches suivantes associées au lias. 

1^ Couches marneuses et de grès légèrement calcaire, conte- 
nant quelques fossiles imparfaits; 

a^ Calcaire bleuâtre, contenant du bois fossile, des Pentacri- 
nites, des Gryphées, des Ammonites, des Pinncs, etc., alternant 
avec quelques lits très-minces de grès ; 

V* Calcaire sableux, compacte, quavtzcux, sans fossiles, 
mais chargé de veines de calcaire spathiquc; 

4^ Conglomérat blanc, contenant des galets de quartz réunis 
parle ciment calcaire ; 
5® Calcaire sableux; 

6® Calcaire d'un gris bleuâtre foncé, présentant une struc- 
ture analogue à celle de l'oolite. 

Les couches calcaires n^ 2 occupent une partie du rivage sur 
lequel elles forment un quai naturel de 3 ou 400 mètres à peu 
près. Elles sont semblables avec celles que l'on remarque à 
Broadfort, dans l'île de Skye. Le conglomérat calcaire n® 4 ^st 
également semblable à celui qu'on trouve à Broadfort, et ne 
pourrait se distinguer de celui qui existe dans le lias de Shcp- 
ton Mallet et dans le voisinage de Bristol; et la couche ooliti- 
que bleuâtre se retrouve avec tous les mêmes caractères dans 
les couches de lias de Cambridge, dans le comté de Glamor- 
gan. 
A la suite de ces différentes coupes, Tauteur donne un ta- 



l86 Géologie. 

bleau des coquilles fossiles qu'il a recueillies dans les fornui-» 
tions oolitiques de TÉcossCi dans lequel il montre leur iden- 
tité avec celles qui se trouvent dans les couches correspondan- 
tes en Angleterre. D. 

128. Sua LES CHANGKIIENS DE FOEMB QUE LA SUAFACE DE LA PaCS- 
QU'lLE DU COKlf OU AILLES PARAIT AVOIR ^PROUVis ; pat Johu 

Hawritts, membre de la Soc. roy., etc. ( Transact. de la Soe. 
Géologique du Comouailles; Tom. III, p- i.) 

Après quelques considérations générales sur les changemens 
que la forme de la terre a éprouvés depuis son origine , et sur 
les grandes révolutions qui, très-probablement, les ont cau- 
sés , M. Hawkius dit qu'aucune contrée ne montre avec plus 
d*évidence ces grandes révolutions que la presqu*île du Cor- 
nouailles. Le fond des nombreuses vallées qui la traversent en 
tous sens est considérablement élevé par des accumulations de dé- 
bris de roches de différentes natures, roches analogues à celles 
qui existent dans cette presqu'île. Ces débris immenses annon- 
cent une révolution grande et subite, et ne peuvent en effet 
avoir été arrachés des rochers auxquels ils appartenaient ni 
transportés par des causes qui agissent maintenant sous nos 
yeux. 

A une époque qui correspond probablement à la même pé- 
riode que celle où se formaient tous ces débris, il rapporte ces 
couches épaisses de feldspath décomposé et de grains de quarts 
que Ton trouve accumulées au pied de certaines collines. 
L'exemple le plus remarquable de ces dépôts est celui qui 
existe dans la paroisse de St.-Stephens , et qui fournit la terre à 
porcelaine. Toute cette masse argileuse provient avec évidence 
de la décomposition d'un granité qui se trouve à une petite dis- 
tance. Cette altération ne peut être attribuée ni à l'action at- 
mosphérique, ni à aucune catastrophe violente; il est nécessai- 
rement le résultat de l'action produite par un dissolvant puis- 
sant, qui a agi transitoirement , et sans presque déranger les 
élémens de place. 

Les ^iiïcrentcs espèces d'argile que l'on rencontre dans les 
vallées qi^i traversent le district schisteux du Cornouailles , et 
qui remplissent les différentes cavités qui existent à la partie 
supérieure de ces mêmes vallées , paraissent devoir leur origine 
à une action dissolvante semblable. 



Géologie. 187 

H. HawUns observe ensuite qu'en compftratit la masse des 
déblais avec les vides que présentent les vallées, on reconnaît 
bientôt que » quelqu'immcnses que soient ces déblais, ils sont 
loin de correspondre à ces vides. Il est donc naturellement 
amené à examiner la question si intéressante des vallées, et qui 
se rattache à toutes les idées géologiques. Il ne peut admettre 
que l'ouverture de ces grands canaux naturels soît due aux cau- 
ses qui agissent actuellement à la surface de la terre; il ne croit 
pas non plus qu'elle soit le résultat de la rupture des couches, 
ces différentes causes n'ayant pu que les élargir et leur donner 
plus de régularité. L'opinion qui lui paraît la plus naturelle 
est que ces vallées sont en rapport avec la structure intérieure 
de notre globe, et qu'elles ont été, pour ainsi dire, formées à 
priori, A l'appui de cette supposition, il remarque que, dans 
les parties du Comouailles et du Devonshire où les roches 
schisteuses dominent, il a presque constamment observé que 
les lieux où la surface présentait le plus d'inégalités étaient ceux 
où les couches de schiste étaient les plus tourmentées , et dans 
lesquelles leur inclinaison et leur direction étaient le moins 
eonstantes ; circonstances qui lai font présumer que les schis- 
tes se sont modelés sur la surface du terrain plus ancien qu'eux. 

Cependant quelque inégale qu'il suppose la surface primitive 
de la presqu'île du Cornouailles , il ne peut croire qu'elle ait 
présenté ces déchiremens et ces escarpcmens à pie dont ses Co- 
tes sont hérissées. Elles doivent devoir leur origine à quelques 
catastrophes violentes, analogues à celles qui ont rempli les val- 
lées de ces immenses déblais que nous avons cités plus haut. 
Mais, depuis ces grandes révolutions auxquelles ce pays, comme 
toute la surface de notre globe, paraît avoir été en proie à des 
époques antérieures aux temps historiques, les* côtes du Cor- 
nouailles ont éprouve de grands changemens ; aussi certaines 
côtes sont continuellement rongées , tandis que sur d'autres , 
au contraire, il s'accumule des sables qui éloignent le rivage. 
La position péninsulaire de ce comté , le changement de tem- 
pérature assez considérable qu'il éprouve , et les tempêtes vio- 
lentes qui s'élèvent constamment sur ces côtes, les plus avan- 
cées de notre continent, favorisent, plus que dans tout autre 
pays, l'action destructive permanente à laquelle la terre est 
soumise, et que H. Hai^kins compare à la mort qui fait subir 



i88 Géologie. 

paiement y et pea à peu, sa loi a tous les êtres organises qut 
vivent à sa ^surface. D. 

129. Note $0b lx cisemciit des minerais de feb au Haetz; par 
M. Aug. Perdonwet. [Annales des Mines; a* série, Tom. III, 
p. 3, i'« livr., 1828.} 

Cette Notice cominence par un coup-d*oeil sur rensemble des 
terrains du Hartz, dans lequel l'auteur rappelle les principaux 
faits géognostiques exposés sur la carte du Hartz de M. de Vil— 
Icfossc, dans le Mémoire de M. de Bonnard» inséré dans le T. 
7 des Annales des Mines (V. le Bulletin de idaS, Tome 1^% p. 
aao), et dans un ouvrage sur la géoguosie du Hartz oriental, 
publié récemment par M. Zincken. Les mêmes ouvrages, et 
surtout le dernier, lui fournissent, avec ses propres observa- 
tions, les renseJgnemens sur les gîtes de minerais de fer, qu'il 
' expose très-brièvement. Il parle successivement , i^ des bancs 
( lager ) que forme ce minerai dans le Blatterstein ( spillite va- 
riole ), subordonné au terrain de grauwacke, soit à la partie 
occidentale du Hartz, près de Lerbach, soit à la partie orien- 
tale , près d'Elbingerode ; 1? des minerais de fer du calcaire des 
environs de Rùbeland , également subordonnés à la grauwacke; 
3^ des minerais de fer qui se présentent assez abondamment 
dans le dioritc ou griinstein , superpose en masses arrondies 
( kuppen ) au schiste de transition , près de Zorge et de Tilke- 
rode; 4^ des minerais barytifères qui forment de nombreux 
filons dans les porphyres du grès rouge. Les diverses sortes de 
minerais fournis par tous ces gîtes sont le fer oxidé, le fer oxidc 
hydraté, le fer oxidé hydraté terreux ( provenant de la décom- 
position du fer spathique), le fer spathique et le fer oxidulc.La No- 
tice est terminée par quelques mots sur l'exploitation du miné- 
rai de fer, qui a lieu, à Elbingerode, tantôt à ciel ouvert , tan- 
tôt par puits et galeries, et, à Lerbach, toujours par travaux 
souterrains. Bo. 

i3o. Remarques sur quelques parties du Taunus et des mon- 
tagnes du duché de Nassau; par Sir Alex. CRicnroif. {Gefdog. 
Transact.; a* sér., vol. a, part.a, p. a65. ) 

Le Taunns est limité au N. par le Westcrwald , au S. par la 
vallée du Mein, à IX. par la vallée de la Wetter, et à l'O. par 



Géologie. 189' 

le Rhin. Le Hundruck , sur la gauetie du Rhin , en est une oon« 
tinuatîon. Le Feldberg, qui a 3,600 pp., en est la cime la plus 
élevée. Cette chaîne est composée, au S., de talcschiste et de. 
roches quartzetises, et au N., de granwacke. Le quartz talctfère 
forme les sommités , dont le Spitzerstein et Alterstein , près de 
Wicsbaden, sont de bons exemples. Vers le Mein , le pied des 
inonta£;nes est couvert d'agglomérat , de grès bigarré , et de dé- 
pôts tertiaires. Il y a une source salée à Soden. De là à Konig- 
stein, on traverse des roches de quartz et de talcschiste. Sur les 
bords de la Lahn » la grauwacke contient des encrines et des 
bivalves , et des mines de plomb argentifère. En remontant à la 
source de la Lahn , on ne trouve pas d'autres roches avant 
Baldwinstein , qui est sur un rocher calcaire ; un peu plus haut, 
il y a du porphyre foncé. Non loin de Dietz , il y a du schaal" 
sieîrty roche composée dechlorite, chaux carbonatée et de si- 
lice ( Mont Schomburg et vallée d'Aar ). Il y a de la dolomie à 
Oranienstein. Des basaltes ont percé les dépôts précédens, ea« 
tre Ems et Holzapfel. L'auteur détaille le dépôt du calcaire ter- 
tiaire du Méin ; à Hogbeim et Oberrad, il y signale beaucoup 
de paludine (P. thermalis ? Sow.) , des cyrènes ( C. obovata ? )y 
nn hélice , une modiole , nn moule et une cérithe ou potamide. 
A Muhibach, on a trouvé, dans la marne, 60 p. sous une cou- 
che calcaire , des ossemens y dont quelques-uns se rapportent 
au lophiodon tapiroîdes, et l'autre à un animal voisin du tapir 
de Sumatra. L'auteur soupçonne que le calcaire recouvre le ba- 
salte du pays , et dont la dernière trace , au S., est à Rosdorf. 

A. a 

i3i. Geoghostiscre Besckebibung nBE Gbbibgsmasseh , etc.— 
Descnptîon géoguostique des terrains entre le Taunus et le 
Vogelsgebirge (depuis la Lahn au Mein, au Rhin et à la 
Nahe), surtout par rapport aux sources minérales de ces 
contrées; par A. Wille. In-8^ de 168 p., avec a cart. géol. 
color. ; prix y 7 fr. 5o cent. Mayeoce, 1828; Kupferberg. 

L'auteur commence par la description des terrains. Le sol 

intermédiaire comprend la graiiwaoke avec des couches ou des 

amas de feroxidé rouge, de schiste argileux, de calcaire, de 

griinstein et de porphyre, le schiste argileux avec quelques 

• masses de grès en partie rougieAtre (AUtsauerbach) et de basalte 



i0b Géokgtè. 

(Naorodi , ÀdoIphsed(/^Wettbr)y les roches quartaotalqoeiiaes 
et le calcaire. Le sol secondaire ancien est formé pav le terrain 
houillier, le grès rouj^e secondaire et le xcchstein bitumineux 
(Niederrodebachi près d'Hanau). L'auteur donne des détails 
Sût les porphyres et les trapps de la vallée de Nahe , et il dé- 
crit le grès rouge des districts de Windecken et de Yilbel. Il 
passe ensuite au grès bigarré et au musohelkalk , et il réunit 
avec ce dernier le calcaire tertiaire des bords du Mein. Dans le 
sol tertiaire, il énumère les sables des vallées de la Wetter et 
duNidda, l'argile plastique ou marneuse , des cailloux, des 
agglomérats (Mûnzenberg), des grès (Steinfurt), des tu£s cal- 
caires (Hochheim)i des marnes , de la tourbe et des Ugnites. Il 
donne des détails intéressans et nouveaux sur douze ^tes de 
lignite tertiaire, qui est en général auprès des basaltes. Près de 
Grunberg et à SaUhauaen, le lignite offre du rétinasphalte , 
beaucoup d'impressions de feuilles d'arbres et des fruits. A 
Dorheim il y a des cènes de pins et des graines semblables à 
des noix; à Bauernheim , des restes de conifères, à Gronau, des 
coquilles fossiles (Strombites? etc.) Il divise ces amas en 3 
groupes, celui deSaUhausen, d'J&berstad et de Gambach, qui 
est près du basalte et contient les mêmes bois ressemblant à 
celui du platane et du châtaignier; celui de Dorheim, de 
Bauernheim , d'Ossenheim et d'Oberwollstadt , où il y a du bois 
de conifères et des argiles, rouges en bas et grises en haut; enfin 
celui du district de Bergen à coquilles marines et de Hom* 
burg. Plus loin, il parie des dépôts abnormaux^ savoir : de quel* 
ques*-uns basaltiques , de la Wettéravie , de la wacke de Fried- 
berg, du phonolite de Salzhausen , du tufa basaltique sur l'Hor- 
loff et du grès compacte basaltique de Griedel. Le reste de 
l'ouvrage est consacré à la description physico-chimique des 
sources minérales, savoir : celles du Taunus (Wiesbaden , 
Schlangenbad, Langen-Schwalbach , Sooden , près de Hochst , 
Mamolshayn, Homburg, Nieder-Rossbach , Friedberg, Nau- 
heim), les sources salées de la vallée de la Nahe [Theodorshall, 
Munster am Stein), les eaux minérales de la vallée de la Wetter 
(Schwalheim , Rodgen , Wisselshcim , Steinfort), les eaux salées 
de la même vallée (Rookenberg, Hercbern) , et du Vogelsge- 
biif^(Salahausen, Budingen), les sources de la vallée d'flor- 
bff (Bantndt, £Gliael)| et let eaux acidulés smr les bords de U 



Géologie* IQI 

Nidda (Staden , Grosskarben , Ûkarben , Vilbel ; et les sources 
sulfureuses de Francfort-snr-le-Meiti , de Rodelheim et de 
"Wcilbach). Un tableau des couches traversées dans deux son- 
dages à Nauhcim, et une table synoptique de toutes ces eaux, 
avec l'indication de leur hauteur absolue, température, pesan- 
teur spécifique, etc. , termine cet ouvrage. On pourrait désirer 
des recherches chimiques plus approfondies; quant aux cartes , 
l'une représente le district hessois de Dorheim , et l'autre toute 
la contrée dont cet ouvrage doit donner une idée. On y trouve 
indiqués, outre les formations, les différentes roches tertiaires 
et basaltiques, les diverses sources, et les gîtes de fer et de 
bouille. A. B. 

\'S%. Uebe&diefossilb Reftileen, etc-^ur les reptiles fossiles 
de 'Wurtemberg; par G. Fr. Jakgrr. In-4** de 48 p., avec 6 
planch. Uthogr., prix , 8 fr. 3o cent. Stuttgard, 1828; Metzler. 

Dans la préface, l'auteur rappelle qu'il a donné le Catalogue 
des osseœens du sol alluvial wartembergeois dans le ff^urtêm- 
àerg, Jahrhucher de Merominger pour i8ai et i8aa. Il a dé- 
couvert dans des cavités et des cavernes jurassiques des dents 
d'Anoplotherium,deCheropotamos,de a espèces deLophiodoo» 
de a espèces de Mastodonte, du Paleothcrium magniun, du 
Rhinocéros, d*un rongeur, de carnassiers, de cheval, de cochon, 
et de 3 ruminans, ainsi qu'un bois de cerf. Il donne un aperçu 
de la distribution générale des fossiles dans les formations se- 
condaires du 'Wurtemberg. Le muscheikalk de Schwenningen 
contient des ossemens du Rhyncholites Gaillardoti et une dent 
d'ichthyosaure. Il commence par les reptiles du lias, et il fait 
précéder cette description de celle de son Schiste marno-bitu* 
oiineux, dont il est enclin à attribuer les parties claires et 
rouges à une combustion spontanée de la houille ou des py- 
rites. Il y signale des Fucoïdes {F, granulaius ou ctqualis van 
JlexiUx Brong. , une espèce voisine àxifurcatus Br. ou recurvus 
Schl., et a autres nouvelles). 11 décrit successivement le crocodile 
fossile de Boll , qui est conservé à Dresde, le Geosaurus de Boll 
(Zar^r/A ^/^^/iffâ Sorner), et différentes parties de 4 espèces 
d'Ichtyosaure [J. platyodon^ commum's , intermcdius , tenui- 
rostrisf etc. ?). Ce sont des os de la tcte , des dents, des vertèbres, 
des côtes y des os du thoraXp du bassin et de» es&trémitéSi et des 



ipa ùéologie, 

écailles. 3 planches sont consacrées à tous ces fossiles. Les os 
d'Ichtyosaure sont connus en Allemagne dans le lias d'Amberg, 
oà il y a aussi des dents de Gavial , etc. On en trouve dans le 
Jura de fleure. Dans un second article, Tauteur décrit dans le 
keuper de Waldenbuch les restes des Phytosaurus cylindrico- 
don et cubicodon. Ensuite il fait connaître un Mastodonsaure 
et un Salaniaadroïde provenant d*un schiste alunifére et carbo- 
nenx du keuper de Rappcnau et de Gaildorf. La Salamandroîdc 
est voisine d*une espèce d'OEniogen. Enfin, il signale dans le 
niuscrhelkalk de Friedrichshall , divers os de Plésiosaure , dlch- 
tyosaute et d*un reptile inconnu. Tous ces fossiles sont bien G- 
gurés dans cet ouvrage. Le savant auteur promet un travail 
sur les plantes , les mollusques et les zoopliytes du lias. A. B. 

i33. Observations sur quelques poimvs oéolociques près ds 
Meisseit et de Hohenstein ; par Weiss [ArdUv /. Bergbau de 
Karsten; vol. XVI, cah. 3. — Zei$schr.f, Minerai.; i8a7, nov. 
et déc, p. 5i8; et Teuschland gedog, dargest.; voLY^ cah. 
a; Gaz géol. ; n® 5, p. 67). 

L'auteur pense avoir découvert que la craie verte et inférieure 
de Meisscn et de Dresde, est placée ck et là sous la siénîtc du 
pays. Dans les carrières de Veinbohla, prés de Meissen , on voit 
les couches crayeuses devenir plus inclinées près de la siénite, 
et cette dernière roche couvrir la craie de la manière la plus 
claire. Entre la siénite et la craie il y a un lit ar^ilo- marneux 
et bitumineux, et la siénite est décomposée et divisée en petits 
morceaux angulaires. L'auteur demande si ces circonstances ac- 
cessoires ne sont pas le résultat de la friction produite lors de 
Téruption siénitique, et si la marne n'est pas un produit résul- 
tant d'un mélange de la craie marneuse et de la siénite? A Wal- 
denburg, en Silésie, les dômes porphyriques sont séparés du 
grès houillier par des masses bigarrées auxquelles l'auteur at- 
tribue la même origine singulière. Est-ce que l'amas de calcaire 
grenu dans la siénite de Zscnitzschewig a eu jadis quelque rela- 
tion avec la craie ? Près de Hohenstein la pôlenz coupe les for- 
mations, et des travaux souterrains y montrent encore, sous la 
siénite, le même dépôt crétacé h ammonites , modioles , térébra- 
tules (7^. bipllcata)^ et un grès houillier supporte la craie. Une 
argile bitumineuse'noire , puis de l'aigle rouge et des nids de 



Géologie» ip3 

sable séparent la craie de la roche ignée. Uantenr suppose 
qu'une portion de grès houillicr a été poussée de bas en haut en- 
tre la craie et le grès vert. 11 demande si la cime granitique du 
Waizdorf ne repose pas sur le grès vert? Les faits trouvés à 
Hohenstein se répètent moins distinctement à Hinterhermsdorf. 
La grauwacke et le granité récent sont presque en ooi^tact an 
village de Reichenbach , au pied nord du Keuienberg et à Ho- 
garswerde, au Schwarzcn Kollmen; l'auteur voudrait qu'on y 
fît des travaux souterrains. L'Elbe occupe à Meissen une fente 
sîénitique. M. Keferstein ajoute que les roches non stratifiées 
granitoïdes et porphyrîques seront peut-être reconnues un jour 
comme postérieures à la craie. Il observe avec raison que cette 
craie de la Saxe, décrite jadis par Charpentier le père, a été to- 
talement négligée par Wemer et son école, tandis que Char- 
pentier avait dit formellement qu'elle se trouvait sous des roches 
granitoïdes à Posisendorf, Hesselsdorf , etc. M. le professeur 
HofYmaon a vérifié plus tard les remarques si neuves de l'au- 
teur, et les a confirmées pleinement dans un mémoire inséré dans 
les Archives de Rarsten. ' A. B. 

i34.SuR LESEESTES FOSSILES DU LiGwin FEuiLLETi (Papier Â'oAie) 
DE GEiSTiNGEa BuscK, dans les sept montagnes; par le prof* 
H. Bronn {Zeiischr,/, Mineralog,; mai, i8a8. p. 374}. 

Le lignite du Puzberg repose sur la grauwacke impressionne 
passant au schiste argileux, et il est associé avec de l'argile, de 
la marne , des cailloux , des bois bitumineux et des impressions 
de plantes et de feuilles d'arbres. Il y a eu anssi des fruits de 
conifères. Le même lignite se trdhve dans les vallons du Schwier- 
zer et Thalsbergerbach, au-dessus d'une argile à potier blanche. 
On y observe des restes de grenouilles, qui sont dans le musée 
de Bonn, des poissons du genre Cyprin, des débris d'une espèce 
de petite ccrevisse et d'un insecte ayant une ressemblance 
éloignée avec le scorpion, enfin, des graines de la (prme de 
celles de XErrum hirsutum et tetraspermum , des feuilles en 
partie semblables à celles du saule et de l'ormeau. L'auteur 
figure les 3 espèces de feuilles, les graines , l'écrevisse , l'animal 
inconnu et le Cyprin, qu'il appelle Cpapyraceus^ et qu'il ca- 
ractérise par une phrase latine. A. B. 

B. Tova XYI. i3 



194 Géologie. 

i35. YoTACE A Meïok et au fleuve dlavc ; par M. Caili.ai:dl 

Vol. 3. 1826. Partie géologique. 

Au-delà de Medyoet-el -Fayoum , au S.-O.9 il y a des mon- 
tkttles calcaires et argileux. A Rayan*el-Qasr , le sol est cal- 
caife et la plaine est couverte de coquilles fossiles , telles que 
nautiles et huîtres , etc. Ce calcaire horixontal se prolonge avec 
des interruptions de sable jusqu'au delà de Rayan-el-Sogha jr. 
Les sables renferment du quartz agathe et du bois pétrifié de 
palmier et d'acacia^ qui abonde dans le désert Abou-Sagarah, 
et à Ras-el*Bagar. Il y a des troncs placés verticalement. Plus 

•loin, il y a des brèches quartzeuses mêlées de fer oxidé, qiu se 
retrouvent après le désert de Sabakhah-el-Makatem. Après le 

•désert Sabakhah-el-Garah le sol calcaire coquillier à coudies 

. de séiénite offre du sel cristaAisé et des sources salées. Un sem- 

• blable terrain règne à el-Garah , et autour de Syouah ; etc. Il j 
aigoale encore des huîtres, des vis» des peignes» des cames^ et 
il indique dans la partie N. et N.*0. de Syouah une chaîne 
calcaire semblable, de 100 à lao mètres de hauteur, qui ren* 
ferme des mines de soufre et des eaux sulfureuses et chaudes. 
Après Mcimat-el-Bahr, il y a dans le désert des rochers de cal- 

'caire à nummulitcs et du grès cristallisé confusément. Dans la 
vallée d'el-Aray-Abou el-Bahreyn, le sel gemme couvre le 

•sable, et il y a des lacs salés, à carbonate de soude et à séié- 
nite* Les silex, les huîtres et les nummulires dans les sables con- 
tinuent jusqu'après eUGarah-el-Amseh, puis vient du calcaire 

.très-blanc à nummulites, huîtres et oursms jusqu'à Gharb-eV- 

•Cberyf.Plus loin, la vallée est bordée de calcaire à couches de fer 
exidé , de brèches quartaeuses à grains de fer globulaire et sans 
fossiles. A Zabou, il y a des grès honzontaux et grisâtres, qui 

-se retrouvent à Qasr; au 8. il y a une source sulfureuse chaude. 

-Le sol de la petite Oasis est une argile sablonneuse, et il y a 
partout du sel , de l'ocre rouge et des eaux ferrugineuses. Le 
grès forme les montagnes qui séparent les deux parties de TOa- 
sis de Qasr, et leur dune est couverte de 4 it 8 mètres de roches 
volcaniques et de grès dur ferrugineux. Les calcaires durs im- 
prégnés de fer oxidé et à silex, qui constituent la partie N. de 
la petite Oasis, reposent sur les^rès horîtontauXi La base de ces 
montafnes, courant d'£. à l'O., est formée de ets derniers. Au 



Géologie, igS' 

S. de Qasr, on vôît la même superposition. Le calcaire blanc se 
voit à el-Huyz, à el-Ayn-eî-Ouadi, entre Farafreh et l'Oasis du 
Dekhel, à Karachef, dans la chaîne entre Abou Dakhiou , 
avant Bola et Balat. Il y a en outre quelques monts de grès 
horizontal. A Medynet-el-Qasr, jaillit une source sulfureuse 
chaude. Après l'Agabah-Ounag le voyageur signale du calcaire 
offrant l'aspect de bois pétrifié et à sillons semblables à ceux 
formés par un courant allant du N. au S. Le grès à concrétions 
quartzeuses et ferrugineuses succède au calcaire après le mont 
Ayn- Amour, et forme des éminences à Oche-el-Gard , entre 
Uargeh et Syout.Ily a, à une lieue de Qasr-Gebel, une chaîne 
calcaire de 719 mètres de hauteur. Entre le Caire et ÎSuez, il y 
a dans le calcaire dominant des vulselles, des placunes , et, à 3 
tieues du Caire, des bois pétrifiés, que l'auteur rapporte à celui 
des palmiers , des sycomores et des acacias. 

Son voyage au fleuve Blanc présente les faits suivans : le grès 
d'Assouan disparait après un jour, et la siénite et le granité )ui 
succèdent; le grès reparaît à Dehmyr et forme alternativement, 
avec les roches non stratifiées précédentes, le sol jusqu'à Mirgis. 
11 signale le grès secondaire rouge ou blanchâtre , globulaire ou 
en raisins ou feuilles , et quelquefois à fer oxidé , k Ouady-Had- 
dadyn, Kircheh,Der, etc. Le sol est entièrement primitif après 
Mirgis; ce sont des granités, des micaschistes, des roches sié- 
nitiques, etc., qui s'étendent le long du Nil jusque dans le Sen- 
naar, et qui forment les cataractes de ce fleuve. C'est dans l'ou- 
vrage qu'il faut chercher les localités particulières de chacune 
de ces roches , puisque ce sont des lieux presqu'inconnus. Le 
grès forme des éminences sur le terrain primaire à Semneh , 
dans riie de Says, près Abri, à Nelvua, à Sesceh, à Mecyd- 
el-Hadjar, à Saal, à Dongolah, à £l~Fat, à Deffar, à Karafet, 
à Chibat, à Ouad-Beyt, à Merreh , au fleuve Blanc, etc. Le gra- 
nité ou la siénite forme généralement les cataractes du Nil , à 
Semneh, à Kayabar, à Hanncq, à Chibat, aux cataractes des 
Chaykees, à l'île de Kendi, à£l-Bete-el-Taket-Isak, etc. L'auteur y 
indique de belles variétés de feldspath, de quartz, etc. Depiii» 
Ras-el-Gartoum , dans le Sennaar, le sol présente des concré- 
tions calcaires à débris de plantes marines; près d'el-Éreybab 
il y a des trous de pholades dans des rochers calcaires. 
A ro. de Sennaar «'élèvent la montagne de Sagadi^ de schiste, 

i3. 



I q6 Géologie, 

micaschiste et schiste feuilleté, et le moot Djabel-Monjl 
composé de siéDÎte. A El-Qerebyn on retrouve la siénite d'As- 
souan. Les monts Agadi sont granitiques. A l'O. de Kilgou il j a 
des roches amphiboliques et schisteuses , assez ferrugineuses 
dans les montagnes de Gassi et de Taby. La rivière de Tournât 
est aurifère. Près de Fazoql, les montagnes sont siénitiques. A 
Abquoulgui, on trouve du fer oxidé et des argiles à fer tilané et 
à or. Il y a des sables aurifères à Qamamyl, isous lo à 1 1^ de 
latitude , et ils sont couverts de blocs de roches amphiboliques 
et feldspathiques et de calcaii'e à pyrites. C'est donc comme en 
Amérique , à l'Oural , et en Transylvanie. Les mêmes sables sub- 
, sistent dans les monts Aqaro, Takoumkom, Fadoqah et Taby .L'or 
de Taby est allié à de l'argent; il y a aussi de l'or platinifère. A 
a jours au S. de Fadassy, on trouve des mines de fer. L*auteur re- 
tourna de là au Caire. Il signale près de Merreh du sel gemme 
mêlé d'oxide rouge, à la cataracte de Guerri du porphyre noir 
et rouge, du granité et du micaschiste, du grès près d'Aba- 
Hachym et Abou-Hachym , près d'El-Koudrouab des blocs de 
calcaire grenu, à Guerf-el-Hàmdab une cataracte granitiqneet 
schisteuse de 45 lieues de long, à Selemeh les montagnes de 
grès rouges d'Arbaguy, à bois pétrifiés et couverts de calcaire 
coquillier à bancs de sel , et la disparition de ce grès à Sobah, 
où recommence le sol primaire. Le Scnnaar est entièrement 
primitif, dans les provinces de Fazoql , Qamamyl , Singué , et 
dans tous les pays visités de Bcrtat] il n'y a pas de chaux. Le 
grès abonde au contraire dans la basse Nubie, à Tile de Méroé 
et rÉgypte. A.B. 

. i36.!KoïicE smi vk canal dk Louisville et ub SKippixrcspoaT, 
et sur la géologie des environs; par A.Laphah (Amerk, Jourm. 
ofscienc. ; Vol. XTV, n^ I, p. 65). 

La navigation de l'Ohio n'est interrompue que par les rapides 
deShippingsport, dans lesquels le fleuve descend dans a milles 
aa { p. On a creusé un canal pour éviter cette chute, et il a été 
exécuté de i8a5 a i8a8. Il part de Louisville dans le Kentucky. 
On a traversé le calcaire ordinaire qui s'est formé sous les 
rocl^es schisteuses de Shippingsport, qui contient beaucoup de 
fossiles, du quartz, du spath calcaire, de la pyrite , et dont il 
sort des sources ferurgineuses et acidulés. Le calcaire bitiuni- 



Géologie, 197 

neux à pétrole est couvert de marne bitumineuse noire , à py- 
rites, qui est y dit-on, identique avec celle supérieure à la 
houille de Pittsbu rg. A New-Albany on l'a traversé sans trou- 
verni houille ni sel. Il en sort des sources imprégnées d'hydro- 
gène sulfuré. Plus haut, vient une roche sablonneuse jaune ou 
bleuâtre compacte , elle forme le pays montueux à l'O., s^oir, 
les Knobs, II n'y a que peu de fossiles , du quartz , du spath 
calcaire et du sulfate de magnésie en efTervesccncc. Un calcaire 
de 20 p. d'épaisseur forme les cimes des montagnes de grès. 
Les alluvions du canal sont des argiles bleues et jaunes, du 
sable et du gravier à bois et ossemens de quadrupèdes. Une 
coupe est jointe à cette notice. A. B. 

xB7. IfOTICE SUX UK PaOPIL DE HONTAGNES DAITS LE NeW- 

Hamfshies; par Gen. Martin Field [Ibid, ; p. 64). 

Dans la partie orientale de la Franconie, la plus haute cime 
des montagnes blanches , est le mont La Fayette , qui s'élève 
à 4000 p. Le Profile -mountain est à 3 milles S. de cette mon- 
tagne, sur la route de Franconia à Plymouth. Elle a au moins 
1000 p. L'auteiu* donne une figure ^d'un profil de cette mon- 
tagne, qui rappelle celui d'une tcte d'homme. A. B. 

)38.Ajialtse chimique des eaux minérales de Pittsbuec; par 

W. Meade [Ibid, ; p. ia4). 

L'auteur donne les détails de son analyse; cette eau a 54^ de 
F., l'air en ayant 85**; elle contient a p. de muriale de soude, 
a 7 de muriate de magnésie, i d'oxide de fer, 7 de sulfate de 
chaux, et 18 pouces cubes d'acide carbonique dans une pinte 
(quart) d'eau. Il la compare à d'autres eaux et parle de ses pro- 
priétés médicales. 

139. Sur la Géologie et la Minéealooie de la covteée PRis 
West-Cbester en Peksylvaiiie ; par J. FiircH {Ibid. ; p. i5). 

Sur une ligne tirée de Chadfort, au N., à travers le West- 
Chesler, on observe les formations suivantes : le gneis à couches 
subordonnées d'amphibolite schisteuse, de serpentine et de 
calcaire, le micaschiste , le calcaire primaire, les roches quart- 
lieuses intermédiaires , le gneis et l'araphibolite schisteuse, le 
I» econd grès ou grès bigarré, et le trapp moderne . M. F. détaille 



Z98 Géohgi^ 

ces dépotSi il donne leur largeur \ le calcaire grenu forme le pa3rs 
entre le Schuylkill et le Susquehama. Le grès bigarré est argi- 
leux , ferrugineux, en lits inclinés de 10^ à 20^, et à galène, à 
Perkiomen et à Union ville. Le trapp moderne est amphibolique» 
il couvre une étendue de 10 milles de long et ^ à i mille de lar- 
geur. L'auteur donne une liste de minéraux, du gneis» d^ la 
serpentine et du calcaire grenu. ▲. B. 

X40. I. Ca&T4 GEOGMOSTICA de LOS PEINGIPALES DISTEITOS MIKE- 

AALES DEL ESTADO DE Mexico. — Carte géognostiquc des 
principaux districts des mines de l'état du Mexique » d*après 
des observations astronomiques , barométriques et minéralo- 
giques de F. de Geeolt et C. de Beeghes. a grandes feuilles 
lith(^. et coloriées ; x 827 . 

z4x. n. Profiles geogicosticos , etc. — Profils géognostîques de 
ces mêmes districts de mines, avec les bautenrs absolues, en 
pieds anglais; par F. de Geeolt. 4 grandes feuilles lithograp. 
et coloriées; x8a7; prix , %% fr. 

Si les exploitations des mines d'Amérique, ou si mi très- 
petit nombre de ces entreprises paraissent devoir enriehir leurs 
entrepreneurs , la géologie y a gagné, et y puisera encore beau- 
coup de nouveaux faits ; mais aucun mineur n'avait encore pu- 
blié en Amérique un ouvrage si intéressant que celui-ci. La 
carte, tracée à la manière allemande, comprend presque tout 
l'état de Mexico, à l'exception de quelques petites parties de 
ses frontières. Ce pays contient 5 grandes formations, 1^ celle 
du calcaire grenu et de la siénite (minéral de San José Del Oro, 
entre San Vincen te et Encamacion) ; 2® celle des schistes intermé- 
diaires (entre San Vincen te , Zimapan , Pechuga , Cardonal et 
Actopan, entre Tlaltisapan et Ixtoluca, depuis Acutlapan et 
Tasco j par Zaqualpan , Sultepec , Cristo , Temascaltepec , jus- 
qu'au delà de Tusantla, et entre Tlalpujahua, Singingareo et 
le Rio de Lerma); 3^ celle du porphyre euritique métallifère 
(à r£. de Zimapan, S. Clementi, près Pechuga, entre Actopan, 
Pachuca, Ooritlan et El-Grande, autour de Huantla, d'Estapa, 
d'Angangueo cl d*Oro, près Tlalpujahua); 4** celle du calcaire 
compacte à sources chaudes (Kegla , Banos, près El-Grande, 
Istapa) ; 5^ ( e^^^ composée de porphyre non métaliifèr^ de 



trachytes, de pbonoUtes, de basaltes, de tufa volcanique^ 
d'agglomérat et de laves. Ce deniier occupe tout le reste du 
pays; oéanoioins» le porphyre et le irachite paraissent surtout 
dans les cootrées de moatagnes et de mines (autour de Pechuga, 
de Zaqualpan, d'Angangeo, etc. , etc.; cette belle carte indiqua 
aussi les eaux thermales, les différentes mines d'or, de cui* 
vre , etc. 9 et les districts miniers , quelques hauteurs absolues, 
etc» D'après cette carte et leurs mémoires explicatifs (Voy« ^if^ 
iatî», i8a7, n^ ia,p. 363, i8a8, n*" i>p. 4o et n^ 5, p. 4o), 
CD voit que le sol ancien de l'état de Mexico ne présente que 
des roches intermédiaires , au milieu desquelles il y a eu des 
éruptions siénitiques, porphyriques, trachy tiques , basaltiques 
et volcaniques, et comme dans lé Bannat et ailleurs, la siénite 
aura changé plus ou moins le calcaire compacte en marbre, 
lorsqu'elle sera sortie près de pareils dépôts, et il se sera formé 
au contact de ces masses des roches aurifères de grenat (San 
José del Oro). La i*"® coupe, depuis Tula jusqu'au Popocatépetl| 
représente le terrain entièrement volcanique (laves et tufas) d^ 
la plaine de Mexico; on y remarque des agglomérats volca- 
niques sur le Rio del Desague , à Tanepaatla, Ayotla, et entre 
Chalco et Ameca, et des basaltes à Tula, Ayotla , etc. La se<- 
omde coupe depuis Encarnacion ^7626 p.) , à Actopan , fail 
V0Îr le terrain de calcaire grenu et de siéoite ( à filons de 
cuivre et d'argent , et à bancs de grenats aurifères recouverts 
par les scbisies calcaires interniédiaires qui sont surmontés de 
roches volcaniques autour de Hacienda de la £stancia, de Zi'^ 
mapan et de Cardonal , et au N. de Pechuga et d*A4:topaa; et 
de tuf calcaire au S. de Zimapau et entre Cardonal et Actopan. 
Il y a du porphyre argentifère à la mine de San Clément, des 
agglomérats volcaniques à Actopan , Cardonal et au N. de Pe- 
chuga, des tufas volcaniques et des laves près de Zimapan , et 
du basalte à Hacienda de la Estancia, etc. Dans la conpe n^ 3 , 
depuis Tlalpujahua à Zimapan, on voit se succéder le terrain 
de schiste argileux argentifère de Tlalpujahua , le porphyre 
tfgentifèrc et à basalte d'Oro , les basaltes et les agglomérats 
volcaniques entre Tultemango et le Rio de Lerma , et le sol vol- 
canique oflfrant des roches basaltiques à Atlamulco, Aroyo- 
aatco, Hoichapfi, etc. Le profil n'' 4 , depuis Chico jusqu'au delà 
de Zimapan f représente le porphyre argentifère de CUcp et de 



ftoo Géologie. 

Zimapan couvert sur son pourtour d'agglomérats volcaniques, 
efle sol volcanique séparant ces deux groupes anciens. La coupe 
n^ 5 , depuis Zaqualpan à Jautepec , offre la grauwacke à filons 
argentifères à Zaqualpan et Tasco, recouverte çà et là par des 
dépôts volcaniques, en partie basaltiques. La coupe n^ 6, de- 
puis Mexico k Minerai dcl Christo, fait connaître que le sol 
volcanique est séparé du schiste argileux argentifère (entre Te- 
roascaltepec et Christo) par un groupe trachytique. La coupe 
n* 7, depuis Zaqualpan à Mexico, offre le même terrain vol- 
canique récent, s'étendant depuis Tenancingo jusqu'à Bal vaoesa, 
sur les schistes intermédiaires à filons argentifères à Zaqualpan , 
et interrompu seulement par le calcaire secondaire à sources 
chaudes d'Istapa. La coupe n^ 8, depuis Huantia à Mexico, fait 
voir d'adord le porphyre métallifère couvert d'agglomérats vol- 
caniques depuis Huantia à Ixtoluca , puis le calcaire et le schiste 
autour de Tlaquiltenango , et enfin le sol volcanique enclavant 
l'immense groupe, soit basaltique, soit d'agglomérat, qui at- 
teint, entre Jautepec et San Augustin de las lue vas, 98)6 p. La' ^ 
coupe n^ 9, depuis Ghico à Mexico, n'est composée que du sol 
volcanique récent de la plaine, et du porphyre métallifère depuis 
Pachuca à Chico. Enfin, dans le profil n^ 10, depuis Toluca à 
Oro, le porphyre argentifère d'Oro paraît reposer sur le sdiiste 
ai^leux de Tiaipujahua, tandis qu'il supporterait le porphyre 
semblable des environs d'Angangeo. Le sol volcanique occupe 
le reste de la section , et appariât en amas sur le terrain ancien. 
Cet intéressant ouvrage se recommande de lui-même et fait hon- 
neur aux agens de la Compagnie germano-américaine des mines. 

A. B. 

s42. Teavels in SOUTH AMsaicA IN 1819-1811. — ^Voyagcs dans 
l'Amérique méridionale de 1819 à x8ai; par Caldclxcgh. 
In-8^ ; traduction allemande dans la coUcct. des voyages pu- 
bliés à Weimar, i8a6. Partie o^ologique. 

Le grès forme l'île de Coriti; la Plata sépare les formations 
de granité , de gneis, de schiste et de grûnstein de Montevideo, 
de la plaine de Buénos-Ayres , qui est recouverte d'un calcaire 
tofacé ou marneux , bnmàtre et horizontal , et a pour fond les 
assises d'argile probablement tertiaire et des sables. Les Pnn* 
pas sont très-salins et ont des lacs salifièrcs. A Areço, à 16 



Géologie. SOI 

nulles de Baénos-Ayies, on a découvert de nouvean des os de 
Megatherium. La Siârra de Cordoue est primitive; il y a des mi- 
caschistes, du quartz, du trapp, du granité et du gneis. Elle a 
3ooo pieds de hauteur. A .Safado , il y a du granité rouge. Le 
micaschiste et le schiste argileux dominent entre San Rosario et 
San Luiz. La Sierra de San Luiz est plus haute que celfe de 
Cordoue. Près Las Chiichetas il y a des lacs salés, et sur le fleuve 
salé de Desaguadero il y a de la marne rouge sans gypse. Dans 
son tnijet à travers les Andes l'auteur observe que le volcan éteint 
Tupaogato est la plus hau^e crête. Mendoza est à 4427 p. sur 
la mer. En remootant le fleuve de Mendoza il rencontra des 
blocs de porphyre de grnnstein et de quartz jusqu'à Capilla. A 
Caracal le sol of&e du carbonate de soude. La pente du col 
Portello est formée de porphjrre rouge et brun , et en partie si 
poreux , qu'il le compare à de la ponce et de la pouzzolane. Au 
col, la Cordillère se partage en deux, la branche occidentale 
s'appelle la Sierra de los Punquenos , et est composée de gra- 
nité, de schiste argileux et de schiste graphique. Au haut du col, 
M. C. indique, outre le porphyre quartzifèrc, une grande masse 
de gypse, et à la cime des Andes, ou du passage, du calcaire 
magnésien jaune à environ 12,800 p. d'élévation. La descente, 
se fait sur des porphyres et du gtiinstein. Au pied du c6ne il 
y a un calcaire tufacé à fragmens de schiste argileux et du griin- 
stein, et plus bas du porphyre et du granité à fer micacé. L'au- 
teur signale aussi une rivière à goût de soufre. Le Chili contient 
B cordillères et n'est composé que de vallées partant de la grande 
muraille des Andes. M. C. parle des houillières anciennes de Tal- 
cahuano, prés de la Conception , de l'argent sulfuré et fer oxidé 
de San José, et des bains de Colina, à 1 1 milles de San lago. Ils 
ont 85^ de temp., et sortent du schiste chloriteux. L'or du Chili 
provient des pyrites et n'est pas cristallisé. La plaine «le San 
lago est k a 591 p. sur la mer Pacifique. A Coquimbo il y a de 
l'or, de Targcnt natif, sulfuré et muriaté. La roine d'argent na- 
tif de Huasco est dans le calcaire ancien et a une gangue de 
chaux carbonalée. Il y a du cuivre h Coquimbo et Copiapo , 
et les mines d'or de Bustamcnte sont dans le grunstein et ont . 
une gangue de spath calcaire et de pyrites. Le plomb n'est pas 
réuni si souvent à l'argent au Chili qu'ailleurs. Il y a 14 vol* 
cans au Chili \ \in des plus oélèbres est le volcan de Villa-Rica y 



902 Géologie. 

dans le pay» des Arauctaos. I^es deux deqiiers iremblesieBS db 
terre de i8i8et i8aa ont été acçmnpagnés d'éruptions des deux 
volcans Chinai et Ranco , près de Yaldivia. L'auteur, après une 
courte visite à Lima, qu'il place à 58o p. au-dessus de la mer, revînt 
au Chili , et retounil par une autre route à Buénos-Ajres. £n 
remontant le fleuve de Villanueva^ depuis Saota-Rosa,il trouva du 

^ granité, du trapp, du porphyre et du granité. La cabane de Los 
Puquios est à 9418 p. sur la mer. £n descendant de ce col 
élevé il vit succéder au granité, du porphyre, du schiste afgw 
leux, du granité et de la siénite. Le Paramillo, un défilé étroit, 
est composé de calcaire gris boriisontal. Des alluvions fimneat 
le sol de là à Mendoza. Dans le Bf orro de San José t crête isolée, 
il parait y avoir du granité et du porphyre. De là à Poriesaelo 
on passe des hauteurs de micaschiste; en allant à Quardia on 
trouve au pied de la Sierra de Cordova des blocs de granité, et 
plus loin le gneis est en place jusqu'à Yrrîates. Cordoue est si- 
tué dans le bassin d'un ancien lac qui s'est écoulé dans la ri> 
vière. Enfin , il retrouve à San Pedro le calcaire boriaontal de 
Buénos-Ayres. Il termina son voyage par une visite au Brésil et 
à Villa-Rica. Entre Rio-Janeiro et cette ville, le gneis domine, ex** 
cepté à la cime de la Serra da Ëstrella , où il y a du gniDsteîn. 
Autour de Villa-Rica il y a du taie et micaschiste aurifère, et ces 
roches passent au gneis infétieur. Il décrit les roches quart* 
yeuses en partie élastiques et aurifères. Entre le talcschiste su- 
périeur et ces roches il y a des micaschistes ferrifères et très*- 
cariés. L'argile rouge à wavellite, à fer hydraté et à quartz ru- 
bigineux, recouvre toutes les roches précédentes à Villa-Rica. 
Entre cette ville et Perrelra il y a une colline de fer micacé et 
oxidé brun. 'A Antonio Perreira , il y a du fer ojùdulé et micacé , 
de l'actinote et de la strontiane sulfatée dans le schiste argileux. 
Il y a du fer arséuiaté, du manganèse oxidé, du soufre dans du 
calcaire grenu , de la dolomic , etc. C'est là où. on trouve le 
diamant dans une géode de fer hydrate. Entre Villa-Rica et 
Casabrancadu quartz schistoïde elsthorlifère.Près dcCongonhas 
de Sahara, il y a des filons quartzeux aurifères, à pyrites arse- 
nicales et ferrifères, dans le schiste chloriteux. A Cuyaba et 
Caete il y en a de même ; et près de Caele il a trouvé des blocs 

; de serpentine. A Gongosco, l'or mélangé de palladium est dans 
le fer eligiste -, à Gattas^Altas» les minss d'or sont dans ui»e teri^ 



ocreiiserougey couvrant un micaschiste firrmçiBnrr mnU de 
$able, et au-dessous est du fer oxidulé traTersé de filons, du 
(juartz ferrugineux et aurifères, A Agua-Quenteil y a une scmitcb 
chaude* A.B. 

i43. Catalogue dks Caktes cioLOCiQUEs et des Coupes publiées 
jusqu'ici; par a. Boué. ( Zeitschnjur Minerai, ; avril 1828 y 
p. a83-3ai.) 

Ce Caulogue complet sera utile à consulter; ks cartes priiK 
cipales sont indiquées à part, et il ne parait y manquer , en fait 
d'ouvrages anciens , que la carte pétrographique des Alpes de 
la Carinthie, de Hacqnet ( Orictograph, CarnioUca ), la carte 
de rae de Toula de Vetch , et celle des alluvions du Forth , par 
Blackadder ( Mém. de la Soc, fFem.} vol. 5, part a. ), ainsi 
que les cartes publiées tout récemment dans le a* vol., part, a, 
s. a , des Trans. géol., et les coupes du Norfolk et Suffolk de M* 
Tayior. ( JnneUs qf Phihs., 1837. ) 

i44* Peggaamice d'un Cokcoues poue le peecemeitt de puits 
roais, suivant la méthode Artésienne, à l'effet d'obtenir des 
eaux jaillissantes applicables aux besoins de l'agriculture; 
suivi 4c considérations géologiques et physiques sur le gise- 
ment de ces eaux , et de recherches sur les puits forés en 
France ; par M. le vicomte HiRiCART de Thurt ; publié par 
ordre de la Société d'Agriculture. In-8* de 60 pages. Paris , 
iSa8 ^ M""" Httzard. 

La Société roy. et centrale d'Agriculture distribuera, dans 
sa séance publique de i83o, trois prix : le premier, de 3,ooo 
fr. ; le second , de a,ooo fir. ; le troisième, de 1,000 fr., aux pro- 
priétaires, cultivateurs, ingénieui^ ou mécaniciens, qui auront 
percé un ou plusieurs puits forés , dont Tcau s'élèvera à la anr- 
face du sol. Les concurrens feront connaître , par un procès- 
Tcrbal, 1^ le site et la profondeur des puits forés; 7? le. volume 
d'eau que ces puits donnent en a4 heures ; V^ la température 
de l'eau dans l'intérieur des puits. Us joindront à ce procèsr- 
verbai des échantillons de terres ou pierres pris dans les diveiy 
ses couches de terrain traversées par la sonde , avec la note des 
épaisseurs de ces couches , et les mémoires de tontes les dqien-: 



ao4 Géologie» 

ses de sondhige. — Les concarrens seront tenus de faire consta.* 
ter par les autorités locales , les ingénieurs des mines oa 
des ponts«et chaussées , et les membres des Sociétés savantes y 
s'il en existe dans le département, les faits énoncés dans les 
procès-verbaux qu'ils enverront au concours. — La Société, 
d'après le rapport qui lui sera fait par la Commission chargée 
de l'examen du concours, accordera les prix aux travaux de 
sondage qu'elle jugera les plus utiles à l'agriculture , et les plus 
dignes, sous tous les rapports, d'obtenir la récompense pn>> 
{losée. 

Pour donner aux concurrens tous les moyens et renseigne- 
mens qu'ils pourraient désirer sur les percemens des puits fo- 
fés , la Société royale et centrale d'Agriculture a annexé au pré- 
sent Programme les recherches qui lui ont été présentées par 
M. le vicomte Héricart de Thury, sur le gisement des eaux 
dans le sein de la terre, relativement aux fontaines jaillissantes 
des puits forés, ses observations sur la cause de leur jaillisse- 
ment, et ses recherches sur les fontaines des puits forés en 
France; enfin, l'indication des personnes et des ouvrages à 
consulter sur la construction de la sonde, la manière de s'en 
servir, et les sondeurs auxquels on peut s'adresser pour le per- 
cement des puits forés. — Ces recherches sont suivies de deux 
planches destinées à mieux faire saisir la cause du jaillissement 
des eaux des fontaines artésiennes. 

145. Sim UNE CAVERNE A OssEMENS FOSSILES découvcrte en Ita* 
lie, av. fig. ; par le prof. P. SavI. [Nuovo Gwrnaié de LeUemii; 
n^ XXIII, sept.-oct. i8a5, pag. ia3). 

Cette caverne , la première de cette nature qu'on ait décou- 
verte sur le continent de l'Italie, existe dans les montagnes qui 
entourent le golfe de Spezia , près de Cassana. Ua calcaire com- 
pact forme la masse de ces montagnes qui offrent encore plu- 
sieurs cavernes analogues. M. SavL donne la description de 
celle qu'il a visitée ; il énumère et décrit ensuite les ossemens 
qui y ont été trouves. Les pièces qu'il a examinées sont au 
nombre de a4 , savoir : une tète de fémur, d'une espèce de gros 
Chat , deux portions de mâchoire inférieure et une corne d'uo 
herbivore du genre Cerf, et différentes pièces du squelette de 
yUrsus spelœus; aucune de ces pièces n'est entière; la plu< 



GéologU. ao5 

coo^klète est encore un tibia, dont il ne manque qu'une poiv . 
tion à Varticalation inférieure. Après avoir discuté l'espèce 
d'Ours à laquelle il faut rapporter les ossemeas dout il $*agit, 
l'auteur s'occupe des questions de savoir à quelle époque ces 
animaux ont vécu , et de quelle manière leurs ossemens se sont 
trouvés déposés dans la caverne? Comme de raison, il regarde 
ces restes comme antédiluviens, comme appartenant à des es- 
pè<;es qui ont cessé d'exister, mais auxquelles les cavernes ser- 
vaient d'habitation. 

Le Mémoire se termine par lyte note sur l'incrustation cal- 
caire qui recouvrait les ossemens dont il est question. L'analyse 
chimique qui en a été faite par M. Passerini, a prouvé qu'elle 
contenait pour cent parties : acide carbonique , eau et matière 
animale obtenus par distillation et calcination 35,o. Silice unie 
à une petite quantité d'oxide de fer 7,0. Oxide de fer obtenu 
en 3 fois 490.^ Phosphate de chaux obtenu en a fois 4»o. Ma- 
gnésie obtenue en a fois a,^ Alumine 5,o. Chaux obtenue en a 
fob 49>o. Perte 5. Total 100. Plasieurs des ossemens décrits 
sont figurés sur une planche jointe au Mémoire. S. G. L. 

146. GaoTTx OK MiaxMONT. Lettre de M. Jules Delanoux à 
M. Brongniart, datée de SoufBgnac, près Mîremont, le i5 
juiflet i8a8, et lue à l'Académie des sciences, séance du a8 
juillet 1828. 

L'auteur de la Lettre vient de reconnaître dans la grotte de 
Miremont, département de la Dordogne, des ossemens fossiles 
semblables, en général, à ceux qu'on a trouvés dans les grottes 
d'Allemagne, d'Angleterre, et dernièrement dans plusieurs 
grottes ou cavernes de France. Dans la description de cette 
grotte, insérée dans les Annales des mines (T. VU, p. 597, 
i8aa), on avait fait remarquer que jusqu'alors on n'y avait re- 
connu aucun osfement fossile; mais h cette époque, M. Buck-' 
land n'avait pas encore publié ses recherches sur la position que 
ces débris organiques ont ordinairement dans toutes les caven- 
ses où on en a successivement découvert— M. Ilelanoue donne, 
sur ce nouvel exemple de l'étonnante constance de ce phéno- 
mène géologique, les renseignemens suivans. 

La caverne , très-spacieuse » est ouverte dans un terrain qui 
parait appartenir à la craie ou aia terrains intermédiaires entre 



Ao6 ùéohgie. 

1« orfti« ec le cal<$rire jurassique. Elle est beaucoup plus ^ste 
que ne l'uidlque )e plan inséré dans les Annales des Mines. L«es 
galeries sont d'autant moins spacieuses qu'elles sont pins ra- 
mifiées, et se pit>longent sans rétrécissement ou renflement très- 
remarquable , jusqu'à a,ooo pas et au-^elà. Toutes les galeries 
se terminent par une multitude de ramifications étroites et bas- 
ses , qu'on peut assimiler aux sources et ruisseaux qui alimen- 
tent une rivière. Ce sont ces parties qui ont fourni à M. Delà- 
noue le plus d'ossemens. Le sol vierge est argileux; cette ai^Ie 
est rouge , tenace , et renferme des fragmens de silex et de oo— 
quilles. On ne trouve d'ossemens ni dans le limon blanc, ni 
ni dons les terres qui résultent de Téboulement des parois , 
mais seulement dans l'argile rouge. Les ossemens s'y présen- 
tent jusqu'à la surface; ils y sont alors friables et brisés. Ce sont 
principalement des dents et des os que M. Delanoue croit poo- 
TOir rapporter à l'ours à front bombé, dont les dépouilles fos- 
siles se trouvent à ^rlohn et dans d'autres cavernes d'Alle- 
magne. 

M. Delanoue fait remarquer que la caverne de Miremont 
ne présente point de stalactites. On avait déjà signalé cette 
circonstance assez rare , surtout dans les cavernes à ossemens 
où ces incrustations soustraient souvent les débris fossiles aux 
recherches des habitans et des naturalistes. Des fouilles prati- 
quées à 200 et 400 pas de Touverture ont fait reconnaître i au- 
dessous de plusieurs couches de marne qui paraissent d'une 
formation beaucoup plus récente que celle de l'argile rouge , 
des débris d'une poterie qui, par sa couleur et sa nature, offre 
la plus grande ressemblance avec les poteries qu'on trouve , 
mais rarement , dans quelques ruines et quelques terrains d'al- 
luvion modernes, et qu'on rapporte, d'après la nature de leur 
pAte , leur couleur, leur forme et quelques autres renseigne- 
roens, aux temps antérieurs à l'introduction des arts romains 
dans les Gaules. ( Le Globe ; 6 août x8a8 , n^ 8a ). 

« 
14 7* De VtJLCAiro Olisipoksitu et Mon tis Ëamirii ; par Domî* 

nique Vakdkll. {Memor. da Acad^real das Scienc de Luboa; 

Tom. I,pag. 80). 

L'miteur â fait des recherches sur le) volcans éteints de la 
Lvaitiiiie^ et jniadpaleoieat sur celui dea eoTirona de Lit- 



Gietùgk. fto^ 

bonoe. Les traces de ce volcan commencent à Textrémité NonT 
de la ville de S* Joao de fiem Caxados et Alcantara. Elles sont 
interrompues par des collines calcaires y et une pierre blanche 
remplie, de litliophytes ; des scories volcaniques recouvrent ces 
collines jusqu'à Rio 8ecco, où l'on trouve des couches d'un sa- 
ble semblable à celui de la Solfatare de Pouszoles. Tiennent 
ensuite d'autres collines de nature volcanique , qui se prolon- 
gent jusqu'à Paco de Arcos, sur les bords du Tage. Entre les. 
collines calcaires et les montagnes volcaniques, s'élève le mont 
Gerra de Cintra , dont les couches sont formées d'un schiste co- 
ticuie. A sa base, du côté de l'Océan, est une antre montagne 
(Alvidras) dont les couches, presque verticales, sont de mar^ 
bre blanc semblable à celui de Paix>s. On voit encore d'autres 
collines de marbre jusqu'à Mafra , où sont les carrières qui ont 
fourni les beaux marbres de couleurs variées, qui ornent le 
monastère de ce lieu , fondé par Jean V. On rencontre ensuite 
des collines volcaniques depuis les bords du Tage jusqu'à Que- 
lux et Bellaz. Elles offrent d'abondantes scories, mais point de 
traces de cratère. Un autre volcan éteint, celui du mont Ermî- 
nius, près de la ville de Monteigas , a été découvert par Joseph 
Alvar Maciel. On y trouve des scories ou laves boursoufHées , 
semblables à de la ponce. D. 

I/|8. I. MeMORIE IKTOaNO ALLJl VITA ED ALLE OPERE DEI DUE NA- 

TURALisTi Werner ed Haiîy, clc. — Mcmoîres sur la vie. et 
les ouvrages des deux naturalistes Werncr et Haûy, lus à 
TAcadcmie imp. et roy. des sciences , lettres et arts de Pa- 
doue, dans la séance du ig mai i8a5 et 27 avril i8ti6, par 
M. L. Ck)ifFiGLiACHi, professeur ordinaire d*histoire natu- 
relle à l'Université de Padoue. Padoue, i8a7^imprim. du 
Séminaire. 

149. n. MeMORIE INTORNO ALLE OPERE ET AGLI SCRITTI DEL GEO- 
LOGO SciPioN Breislak, etc. — Mémoires relatifs aux travaux 
et aux écrits du géologue Scipion Breislak, lus à l'Académie 
imp. et roy. des seicnces , lettres et arts de Padoue , dans la 
séance du 19 juin 1827, par le même, etc. In-8°. Padoue, 
1827; imp. de Crescini. [Bibl. ital, ;]any. i8a8, p. 81 ). 

Ces éloges kistoriqnet sont éoritSi d'après le journaliste ite- 



ao8 Histoire naiureUe générale. 

lien f avec assez de clarté et dé concision. L'auteur parait avoir 
fait ressortir avec bonheur le genre de mérite propre à chacun 
de ces ti*oi$ grands naturalistes, ainsi que les vertus privées 
dont ils étaient doués. Malheureusement il n'a pas su se défen- 
dre de cette adulation exagérée qu'on reproche assez générale- 
ment et avec justice à ses compatriotes, et qui déplait alon 
méipe qu'elle s'adresse à des noms que la postérité s'est char- 
gée de perpétuer. C'est surtout à l'égard des hommes de génie 
qu'il faut se garder de cette exubérance d'épithètes qui est 
toujours de mauvais goût , et qui n*ajoute rien à la vénératioi^ 
que porte le public à ces bienfaiteurs de l'humanité. L'auteur 
accumule sur Wemer les titres de Phiiosophe naiuraUste , nou^ 
peau Socratede la minéralogie^ premier Minéralogiste du siècle. 
Créateur de la géologie^ etc.; le nom seul de Wemer entraînait 
avec lui tous ces éloges d'ailleurs mérités. La seule manière de 
célébrer dignement les grands hommes , c*est de faire connaître 
avec soin leurs ouvrages : ils parleront bien plus vivement à 
l'esprit des lecteurs que toutes ces phrases obligées de panégy- 
riques. J« G. 

HISTOIRE NATURELLE GÉNÉRALE. 

i5o. ApEaçc PHILOSOPHIQUE DES cohuàissaitces HUMAIKV.S au 
19^ siècle; par Ch. F^acv. i vol in-18 de 63» p. Paris, 1827; 
Baudouin frères , et Farcy. 

Tant de gens veulent savoir vite et sans le moindre travail « 
tant d'autres se contentent de paraître savoir, qu'il n'est pas 
étonnant que les Résumés soient devenus si populaires. Aussi , 
depuis deux années environ, en a-t-il surgi de tous les côtés et 
pour toutes les branches des connaissances humaines. Mais au- 
cun, jusqu'à présent, n'avait embrassé un ensemble aussi vaste 
que celui dont le titre précède. L'auteur, nullement effrayé 
d'une entreprise aussi téméraire, a cru pouvoir renfermer la 
philosophie de toutes les sciences dans un espace de 600 petites 
pages; ce tour de force , si j'ose m'exprimcr ainsi , a été exécuté, 
mais reste à savoir si c'est de la manière la plus satisfaisante. 
Voici comment M. Farcy s'y est pris. Il a rassemblé sous forme 
d'aphorismes les vérités fondamentales les plus géaérai^nent 



Uistpirô naturelle générale. 5109 

admises, propres à chacune des sciences qu'il envisage , sans en- 
trer du reste dans aucun développement qui puisse en faire 
comprendre ta valeur et l'esprit; par ce moyen ^ il est parvenu 
à resserrer dans quelques pages riii<>toire entière d'unç science. 
Un pareil livre ne comporte pas la critique, quoique bon nom- 
bre des assertions que l'auteur donne comme des vérités uni- 
versellement reconnues soient des opinions personnelles ou des 
idées qui n'ont plus cours depuis longtemps dans nos écoles. 
Telle qu*elfeest, cette compilation ne profitera qu'à peu de per- 
sonnes , car celles qui savent n'y rencontreront que ce qu'elles 
ont appris dès leurs premiers pas dans la carrière des sciences , 
et les indoctes n'y trouvant que des axiomes sans aucun fait 
qui en démontre la vérité, des propositions jetées au hasard et 
par cela même dépourvues de tout intérêt , ne pourront goûter 
et retenir des vérités de principe présentées d'une manière aussi 
sèche. L'auteur a voulu bien faire, mais en chei-chant à éviter 
le défaut de ceux qui pèchent par surabondance, il est tombé 
dans l'excès contraire, n*a produit qu'un ouvrage tronque et 
sans vie. J. G. 

i5i. ScftiPTuas NATUftAL HisTO&T. — De l'Histoire naturelle de 
la Bible, ou Notice sur la Zoologie, la Botanique et la Géolo- 
gie de la Bible; par W. Ca&pektkb. In-8° de 608 pag. Lon- 
dres, i8a8;'Wightmann and Cramp. 

l5a. SaGCIO FILOSOFTCO SOPHA la SGUOLA de' MODKaRI FiLosori 

ïfATUiiALisTi. — Essai philosophique sur l'école de? philoso- 
phes naturalistes modernes ; par le D' Bald. Poli , prof, au 
lycée de Porta Nuova, à Milan. In-i a. Milan, 1827 ; Sonzogno. 

iâ3. Sthopsis or the Nbwcastle Muséum late the Allah, 
formerljr the tunstale or IVycliffe Muséum, --^ Synopsis du Mu- 
séum d'hist. natur. de Newcastle , etc. ; par G. Towiisbekd 
Fox. In-8** de xxii et 3ia pag., av. pî. Nevrcastle, 1817. 

Le Muséum de Newcastle offre une assez riche collection 
d'objets d'histoire naturelle. Le partie zoologique de ce catalo- 
gue est celle qui occupe le plus d'étendue. Les oiseaux de la 
Grande-Bretagne y sont surtout fort nombreux. Le nom de 
chaque espèce est accompagné de notes sur son histoire natu- 
relle , tirées des manuscrits de M. Allan, Les figures zoologiques 
B. ToMB XYI. 14 



â I o Histoire naturelle générale* 

représentent le Wombat et le Tetrao médius Mayer. On trotrve 
aussi dans ce volume une Notice assez étendue sur rezîstence 
et la nature de la Licorne, [lioolog, journal; n** XI, p. 478). 

i54. Expi^aiENGES ET OBSERVATIONS NOUVELLES pouf servir à h 
solution du problème de la Phosphorescence des mers ; par 
M. Lauveegne, chirurgien de la marine. {Annal, marit. ei 
coloniales ; IV partie y août-sept. 1827, p. 181). 
Il n*y a rien de neuf dans ces nouvelles expériences et obser- 
vations. 

l55. SOCI^Ti WUETEMBEEGEOISE POUE LES VOYAGES DANS l'iITTÉ- 

bAt DES SCIENCES NATURELLES. P rospectu S pour Tannée 1829. 
(Voy. le Bulletin de nov. i8a8, p. 348.) 

La Société se propose d'envoyer dans le courant de la pré- 
sente année, un voyageur dans les Pyrénées; on peut encore 
prendre des actions. sur les plantes du Cap, les correspondans 
de la Société continuent à lui adresser des plantes en grand 
nombre. Si les moyens pécuniaires le permettent, on enverra 
un voyageur dans la Dalmatie, pays dont les productions végé- 
tales présentent beaucoup dïntcrét, et sont fort peu répandues. 
Pour être membre de la Société , il suffit de lui adresser le mou- 
lant d'une ou de plusieurs actions , et d'indiquer de laquelle des 
contrées visitées en 1829, on désire recevoir des objets d'his- 
toire. 

La Société annonce encore la mise en vente d'herbiers du 
Cap , les uns de 800 , les autres de 600 espèces : le prix des pre- 
miers est de 55 florins ( 129 fr.), celui des seconds est de 44 ^- 
( 96 fr. ) On les expédiera aux personnes qui les demanderont , 
en adressant le montant à la Société. 

X56, RaGGUAOLZO de' XANOSCBITTI E DEIXA EAGCOLTA DI XXHE- 
EALI E DI FIANTE LASCIATI DaL DEFUNTO BbOCCHI, «— T^OtîCe 

sur les manuscrits et les collections de minéraux et végétaux 
laissés pas Brocchi; par G. Aceebi, consul-général autri- 
^ c\k\tntni^ypie. [BibUoteca Italiana^ etc.; n^ 148, avril 
i8a8| p. 80, et n^ 149, mai 1828, p. 2108. } 

Les manuscrits laissés par G.-B. Brocchi, mort le a3 septem* 
bre i8a6y à Chartumj village de la Nubie, au coafiue&tdtt 



Histoire naturelle générale. ^ti 

fletive Blanc et da liily ne renferiDcnt point une relation mi- 
nutieuse de ses voyages. Us ne sont divises ni par livres , ni 
par chapitres; ils ne sont point sous forme de lettres. C'est 
plutôt un journal exact et minutieux dans lequel l'auteur a con- 
signé tout ce qu'il observa, vit ou entendit depuis le a3 sep- 
tembre iBaa, époque de son départ de Tneste, jusqu'au 17 
septembre i8a6, c'est-à-dire six jourj avant sa mort. Ce jour- 
nal forme 4 volumes in-4^9 écrits très-fin , ce qui pourrait pro- 
duire la volumes in-8^ environ, caractères philosophiques in- 
terlignés. On trouve relatés à chaque jour les degrés du ther* 
momètre, la naffeire des vents et l'état de l'atmosphère, puis les 
courses que Tauteur a faites, les plantes qu'il a recueillies, tes 
conversations qu'il a eues avec les indigènes, les étrangers, les 
cadi , etc. Son premier journal commence le 24 septembre et 
contient le voyage de Trieste à Alexandrie, et d'Alexandrie au 
Caire où il arriva le i^'' décembre. Le second voyage fut en- 
trepris le 3o décembre i8aa ; Tanteur partit du Caire et traversa 
le désert oriental depuis Siene jusqu'à Suez sur la mer rouge. Il 
visita sur sa route diverses mines et principateînent les gîtes 
d'émeraudes de Sachetto. Le troisième voyage eut pour objet de 
recomiaitre une mine de houille récemment découverte au mont 
Liban en Syrie. Il partit le 2a août i8a3 et retourna au Caire 
le 3 mai l%%^, Il visita tous les lieux les plus intéressans de ce 
sol classique , fit des recherches très-curieuses sur la religion 
des DruMet , et recueillit sur ce sujet plusieurs manuscrits tra- 
duits de l'Arabe avec beaucoup de soin. Le quatrième et der^ 
nier voyage de Brocchi est celui qu'il entreprit pour leSennaar, 
le 3 mars iBsS. Il arriva à Chartum le 7 juin , accompagné d'un 
Milanais nommé Bonaville; il en repartit le a novembre, de- 
meura près de 7 mois dans le Sennaar, et revint à Chartum. Son 
journal va jusqu'au 17 septembre ; six jours après il mourut. 
Jusqu'à ce moment on n'a aucun détail sur les circonstances de 
sa maladie. Bonaville, après lui avoir rendu les derniers devoirs, 
partit pour le Caire ; mais arrivé près de Thèbes , il mourut 
bientôt lui*méme , en sorte qu'on est privé de tout renseigne- 
ment sur les derniers momens da voyageur célèbre dont l'Italie 
déplore la perte. 

Outre ses manuscrits, Brocchi a laissé i*^ une série de miné- 
nttX| principalement de roches recueillies dans ses nombreux 



ai 9 Histoire' naturelle générale. 

voyages. Chaque échantillon est enveloppé dans du papier avec 
un billet sur lequel sont inscrits le poids, legiscment et la localité 
d*où il provient; a^ un herbier assez riche et disposé en fasci- 
cules d'après chaque contrée; il est en assez bon état, excepté 
le fascicule des plantes du Sennaar; 3^ diverses peaux d'oiseaux 
tués et pris à Chartum et au Sennaar; il y a un Ibis; 4^ un 
petit panier rempli de coquilles fossiles et marines confondues 
ensemble , que Brocchi se proposait de déterminer à son loisir; 
dans l'état où elles sont elles ne peuvent guère offrir d'utilité; 
5^ deux momies , l'une d'un petit crocodillc, l'autre d'un îbis\ 
6^ une collection de monnaies turques-sur lesquelles il a inscrit 
leur valeur respective et l'épocfue où elles ont été frappées ; cette 
collection est fort peu de chose. J. G. 

z57. État des sciences naturelles en Espagne. 

Dans le cours de Tannée 1 8 1 5, le roi d'Espagne a fondé des 
cours publics de minéralogie, de zoologie, de chimie, de bo- 
tanique, d'agriculture et d'astronomie. Une jeunesse laborieuse 
et appliquée, appartenant à toutes les classes de la société, suit 
assiduement ces cours , et l'affluence est si grande que les salles 
ne peuvent plus la contenir. 

A l'ouverture du registre des inscriptions pour la botanique 
générale, 'au mois d'avril 1828, un nombre considérable de 
disciples est venu s'inscrire sous la direction du professeur Don 
Vicente Soriano; ils ont étudié la science d'après le système de 
Linné.. Le professeur leur a fait connaître en outre la méthode 
naturelle, ou des familles. Au mois de septembre dernier, 6a 
élèves se sont présentés à l'examen pour obtenir des certificats 
de capacité ; ceux qui ont été admis en ont reçu. Les prix que 
le roi a fondés pour les élèves qui se distingueraient dans les con*- 
cours , font espérer qu'ils s'ouvriront au mois de novembre pro- 
chain. 

Le cours d'agriculture est aussi fréquenté par un nombre 
f!onsidérable de sujets distingués. Le professeur don Sandalio 
Arias fait ses leçons d'après l'ouvrage qu'il a publié en 1816 et 
dont le titre est : Leçons d'agncultttre expliquées ilans lejar" 
dln royal de botanique de Madrid, Xes améliorations qui depuis 
lors ont été faites dans diverses branches de l'agriculture et de 
l'horticulture sont immenses. Des réformes utiles ont été intro- 



Minérnlogie, ai 3 

diiîtes dans toufes les provinces du royaume. On a heureuse- 
ment triomphé de divers obstacles qui résultaient de l'aveugle 
routine, et les véritables principes de la science agricole ont 
été proclamés. 

La junte d 'Ara n celés a reçu du roi l'autorisation de faire 
acheter par l'intermédiaire du consul d'Espagne à Londres, 3o 
paires de moutons à longue laine du comté de Southampton , 
et 3o de celui de Leycester, pour les répartir sur divei*s points 
de la péninsule- Les frais d'achat et d'entretien seront à la char- 
ge du trésor public. ( Gaceta de Bajona; 17 octobre 1828.) 



>«»aii 



MINERALOGIE. 

iSd.TOPOGaâPBlSCHEUEBEASICHTDEn MlNEfiALOCIE DER BEIDEN 

Rasiir-DEPAETEicEZfTE. — Aperçu topographique de la Miné- 
ralogie des deux départemens du Rhin; par M. Voltz, ingé- 
nieur des mines. In -8^ de 64 pages. Strasbourg, i8a8^ 
Ueitz. 

Cet aperçu est extrait de la nouvelle Description historique 
et topographique de l'Alsace, qui s'imprime en ce moment à Stras- 
bourg; l'auteur l'avait écrit eu français, et l'éditeur l'a traduit 
en langue allemande. Il se compose de trois parties distinctes, 
savoir : d'un coup d'œil sur les minéraux des deux départe- 
mens du Rhin; d'une description géognostique des différentes 
formations qu'on y rencontre , et d'un aperçu sur les pétrifica- 
tions qu'on y a observées. Ces deux dernières parties étant du 
ressort de la géologie, nous en rendrons compte incessamment 
dans un article à part, qui paraîtra dans la division de ce Bal- 
Icttn spécialement consacrée à l'analyse des travaux géologiques. 
P«ous nous bornerons aujourd'hui à signaler à nos lecteurs le 
relevé que M. Voitz a ftiit de tous les minéraux simples qui 
composent le sol de l'Alsnce. Cet habile ingénieur les a classés 
d'après la méthode suivie par l'abbé Haiiy, dans la seconde 
édition de son Traité de minéralogie. Une première classe com- 
prend donc toutes les substances métalliques hétéropsides. On 
y trouve : la Chaux carbonalée et ses diverses variétés, l'ÀïTa- 
gonite, la Dolomie, le Spath fluor, le Gypse, l'Anhydrite, la 
Phannacolithe, la Baryte sulfatée, la Strontianc sulfLitéc, le Sel 



âi4 Minéralogie. 

gemme y le Quartz, le Grenat , FAmphibole tamellaire , les Py- 
roxènes augite et sahlite, la Diallage, le Péridoty laFibroUte, 
rÉpidote, la Tourmaline, le Feldspath, le Kaolin, le Mica. 
L'auteur indique avec soin les localités où ces minéraux ont 
été observés. Une seconde classe comprend les substances mé- 
talliques autopsides, telles que TOn l'Argent natif, TArgent sul- 
furé et muriaté, le Plomb sulfuré, le Plomb carbonate, te 
plomb phosphaté et le Plomb arséniaté, le Nickel arsenical, 
les Cuivres sulfuré, pynteux et gris, le Cuivre carbonate bleu 
et vert, le Cuivre arséniaté, les nombreuses espèces du genre 
Fer, le Carbonate de Zinc et la Blende, le Cobalt gris, le Cobalt 
arsenical et le Cobalt arséniaté, l'Arsenic natif, les Manganèses 
oxidé et hydroxidé, l'Antimoine sulfuré et le Sphène. Une 3' 
classe, celle des substances combustibles bitumineuses, com- 
prend : l'Anthracite, le Pétrole, le Bitume roalthe, la Houille, 
le Lignite , le Jayet , le Snccin et la Tourbe. Dans un appen- 
dice , l'auteur renferme les roches d'apparence homogène , telles 
que TËurite, le Basalte, la Serpentine, les Argiles et Marnes, 
l'Argilolite, la Corncenne et les diverses espèces de Schistes. O. 

1 59. M^MOias SUR LA Discussion des AHALTSfis MiKiÊRALES ; par 
F. S. Bkudawt. [Mémoire de VAcaâ. Royale des Sciences ;Tom, 
VIIIl 

L'un des points les plus importans de la minéralogie moderne 
est bien certainement l'interprétation des analyses chimiques, 
qui servent à déterminer la composition des substances miné- 
rales. Lorsque le minéral que l'on analyse est simple, c'est-à- 
dire composé d'atomes tous de même espèce, il est toujours fa- 
cile de déduire de la composition telle que la donne l'analyse, 
la composition exacte ou théorique de ce minéral, exprimée, 
soit par une formule, soit par des rapports de quantités pon- 
dérables. Cette détermination de la véritable composition des 
corps est fondée sur la connaissance que nous possédons au- 
jourdliui des lois générales, suivant lesquelles les clémens de 
différens ordres se combinent. Ces lois, dont la théorie atomi- 
que n'est que l'expression la plus simple, donnent les moyens 
de faire abstraction des petites erreurs d'analyse, ou des pe- 
tites quantités de matières étrangères qui peuvent s'être glis- 
sées dans le minéral , et par conséquent d'établir sa véritable 
formule de composition. 



Minéralogie* a 1 5 

Mab il s'en faut de beaucoup que tous les minéraux puis- 
sent être considérés comme purs, ou composes d*une seule sorte 
de molécules; il en est un grand nombre qui ne sont réellement 
que des agrégats mixtes» formés par la réunion d*atômes de na- 
ture diverse, et par conséquent de véritables mélanges d'espèces 
différentes. Lorsque cette circonstance a lieu , elle complique 
les analyses, et rend leur interprétation souvent très-difficile. 
Cependant la découverte de Tisomorphisme a donné les moyens 
d'étendre l'application de la théorie atomique à un grand nom- 
bre de ces analysés compliquées , dans lesquelles on n'avait vu 
pendant long-temps que des anomalies. Telles sont toutes les 
analyses des minéraux qui ne sont que des mélanges de sub- 
stances isomorphes, c'est-à-dire de composés de même for- 
mule, mais de bases différentes, isomorphes entr'elles. Ces ana- 
lyses rentrent sous les lois des proportions définies, et se calcu- 
lent avec la plus grande facilité, quelque soit le nombre des 
bases qu'elles présentent. U suffit en effet de rassembler toutes 
les bases qui sont isomorphes, et de faire abstraction, dans le 
calcul de l'analyse, de leur différence de nature, pour ne con- 
sidérer que leur contenu total en oxigène. On arrive de cette 
manière à une formule qui est aussi simple que s'il n'y avait eu 
que deux élémens, un acide et une seule base. Lorsque l'on a 
reconnu que le minéral analysé est un mélange de plusieurs 
composés isomorphes ou de formules semblables, on peut isoler 
en quelque sorte ces composés, et déterminer la quantité relative 
de chacun d'eux qui entre dans le minéral* La marche qu'il faut 
suivre pour y parvenir consiste à soustraire successivement de 
l'analyse, des portions de chacun des oxides qu'elle renferme , 
qui soient en rapport avec la formule théorique de composition 
des substances mélangées, en déterminant à chaque fois le reste , 
pour opérer de nouveau sur lui. La seule difficulté que présente 
cette méthode, c'est le choix de la base que l'on doit prendre 
pour point de départ. Si le minéral analysé est uniquement un 
mélange de matières isomorphes, en suivant ce procédé on n'ob- 
tiendra aucun reste final : toutes les bases et toute la propor- 
tion d'acide auront été employées. S'il contient en outre quelques 
matières étrangères disséminées dans sa masse, il restera quel- 
que portion de base sans emploi, c^est-à-dirc hors de combinai- 
son, et la discussion de l'analyse aura servi à mettre à nu ces 
matières accidentelles. 



ai6 Minéralvgie. N^ iSp 

£ii cherèhant à appliquer ce mode de discussion à un grand 
nombre d'analyses , M. Bciidant a reconnu qu*il était impos- 
sible de les interprêter d'une manière satisfaisante, si l'on se 
loomait à les considérer comme représentant un simple mé- 
lange de composes isomorphes, avec quelques particules étran- 
gères disséminées. Par exemple, dans la plupart des analyses de 
silicates, on trouve toujours une certaine quantité de silice sur- 
abondante ; et, comme M. Beudant s'en est assuré par de nom- 
breuses expériences failes sur les sels artificiels, cette quantité 
de silice sort des limites reconnues possibles au mélange de la 
silice pure avec les silicates. On ne peut donc pas expliquer 
cette surabondance de silice en disant que ce principe, étant 
extrêmement répandu dans la nature, existant fréquemment 
seul et sans combinaison, peut se trouver accidentellement 
mêlé avec la plupart des silicates. Sa présence s'explique par 
ime autre cause, que les importantes recherches de M. Beudant 
viennent de nous révéler ; c'est l'existence assez fréquente dans 
les minéraux siliceux d'un nouveau g< nre de mélange qui n'a 
plus lieu seulement entre des silicates isomorphe?, et par consé- 
quent de même formule , mais entre des silicates de mômes 
bases ou de bases isomorphes , et d'ordres différens, c'est-à-dire 
entre des silicates de différeus de^^rés de saturation, et par con- 
séquent de formules diverses. Ainsi M. Beudant a reconnu qu'un 
silicate déterminé peut se mélanger avec une petite quantité 
d'un autre silicate d'un ordre plus élevé. Si ces deux silicates 
sont dans la même solution, ils pourront cristalliser ensemble , 
surtout si la solution est concentrée, comme ils le feraient s'ils 
étaient de même formule. Seulement, rexpériencc a prouvé que 
dans ce cas l'un des silicates est toujours en quantité donii-- 
nante, et l'autre en proportion très-faible. 

On voit dès-lors à quoi tient cette siu'abondance de certains 
principes que \\m trouve parla discussion des analyses, lorscpi'on 
suit à leur égard le procédé ordinaire qui convient aux mélan- 
ges de substances isomorphes. Si, en effet, en discutant l'ana- 
lyse d'un mélange de silicates d'ordres différens, on vient l\ sup- 
poser que ces silicates sont de même ordre, ou doit trouver 
néces.Hairement une sui'nbondnnce de silice, si le silicate mélange 
en petite proportion est d'ordre plus élevé, comme on trouve- 
rait dans la même supposition une surabondance de base, si lo 



Minéralogie. 217 

minéral résullait du mélange d'un certain silicate avec un autre 
silicate d'ordre infcTieur. 

Ainsi des sels de même acide, mais de divers ordres y peuvent 
se mélanger entr'eux , et comme pour les mélanges de substances 
isomorphes, il est 'possible de calculer les analyses, et de dé~ 
terminer les quantités relatives des sels de divers ordres, qui se 
trouvent mélangés ; mais le mode de discussion est un peu diffé- 
rent, et les calculs aussi deviennent pins compliqués. Lorsqu'il 
s'agit de discuter l'analyse des sels que l'on a mélangés artificiel- 
lement, comme M. Beudant l'a fait un grand nombre de fois 
dans ses recherches, la chose est facile, parce qu*on connaît d'a- 
vance la composition des sels que l'on a employés , ou ceux qui 
ont pu se former dans la solution par la voie des doubles dé- 
compositions. On a toujours , dans ce cas, des données ])osifives 
sur les substances qui peuvent être mélangées. Mais il n'en est 
plus de même lorsqu'on vent discuter une analyse minérale ; 
on ignore ce qui pouvait exister dans la solution où la substance 
a cristallisé. Cependant il est possible encore d'obtenir des don- 
nées , sinon certaines , du moins très-probables , sur les sub- 
stances qnt peuvent s'être mélangées dans le minéral , en étu- 
diant celles qui l'accompagnent dans la nature, et qui, souvent, 
lut sont associées sur le même échantillon; car cessubstaif^esse 
trouvant en présence au moment de la cristallisation du miné- 
ral , il est naturel de penser qu'elles ont pu se mêler entr'elles. 
De là la nécessité où Ton sera désormais, suivant BT. Beudant, 
lorsque Ton voudra discuter Tanalyse compliquée d'un minéral^ 
de ne pas considérer cette analyse isolémi'nr, mais de noter avec 
soin les substances qui se trouvent naturellement associées au 
minéral, et de les analyser comparativemenr , afin d'interpréter 
ensuite toutes ces analyses les unes par les autres. C'est le seul 
moyen de faire disparaître les anomalies que chaque analyse , 
considérée isolément, aurait présentées. En procédant ainsi, 
M. Beudant a trouvé que l'aluniine que l'on rencontre dans cor- 
tains silicates , dans les amphiboles , par exemple , n'y est pas 
en remplacement de la silice, comme ou l'avait cru jusqu'ici , 
mais provient du mélange de minéraux ahmiineiix , tels que l'é- 
pidote, le grenat, etc. 

Une conséquence qui résulte encore du nouveau travail de 
M. Beudant, c'est que ce n'est que dans des cas fort restreint» 



ai 8 Mùuralogie. N* i5g 

que Ton peut se fier à une analyse bolée, pour établir une es- 
pèce minérale, puisque les minéraux présentent si souTent des 
mélanges qui peuvent induire en erreur. On voit aussi combien 
il est utile d'étudier les associations des substances minérales 
entr'ellcs, puisque cette étude doit servir à éclairer la discus- 
' sion des analyses, qui , seule , peut amener la connaissance de 
la véritable composition des minéraux. 

La théorie de cette discussion est exposée avec beaucoup de 
détail dans l'important mémoire dont nous rendons compte à 
nos lecteurs. Ils y verront comment cette théorie peut s'ûder 
de différens moyens de calcul, suivant les cas divers qui peu- 
Tent se présenter. M. Bcudant distingue cinq cas diiïérens d*a- 
nalyse, qu'il exiuoine successivement, et dont il donne de nom- 
breux exemples : i° celui d'une analyse isolée, qui se compose 
, d'élémens divers en proportions définies, sans matières sura- 
bondantes; 2^ le cas d'une analyse isolée, dans laquelle les élé- 
mens sont en proportions qui approchent seulement des pro- 
portions définies, avec des substances surabondantes , et sans 
aucune notion sur la nature des matières mélangées ; 3^ le cas 
d'une analyse compliquée, accompagnée de renseignemcns sur 
la nature des mélanges possibles, et qui peut être partagée im« 
roédiatement en deux portions, dans chacune desquelles les élé- 
mens sont en proportions définies ; 4^ le cas d'une analyse ren- 
fermant des composés de mêmes bases ou de bases isomorphes, 
mais d'ordres différens; 5^ enfin le cas des analyses qui ne 
peuvent être calculées que par tâtonnement , et par un calcul 
de fausse position. 

Nous nous bornerons à indiquer ici la nouvelle méthode de 
discussion qui s'applique au 4^ cas, et qui convient générale- 
meuP à toute espèce de mélange, lorsqu'on a des renseignemens 
sulBsans sur la nature des sels, isomorphes ou hétérumorpbes, 
qui peuvent être mélangés. 

Pour reconnaître et séparer les diverses matières que l'ana- 
lyse a confondues, on peut employer deux méthodes de calcul, 
comme M. Beudant l'a déjà fait voir dans son Traité de Minéra- 
logie, pour ce qui concerne les analyses des minéraux simples, 
ou des mélanges de substances isomorphes. Dans l'une de ces 
méthodes, on part des quantités pondérables fournies par l'ana- 
lyse, et l'on combine cntr'eux tels ou tek principes, ou des por- 



Minéralogie. %i^ 

tions de ces principes, proportionnellement à telle on telle for- 
mule théorique de composition , exprimée en poiis. Dans l'au- 
tre méthode, on part des nombres atomiques fournis par les 
quantités pondérables des différens principes, ou, s'il s'agit 
d'oxides, de leurs quantités relatives d'oxigène, et l'on combine 
des portions de ces nombres ou de ces quantités d'oxigène, 
proportionneliemenl à telle ou telle formule atomique, exprimée 
par signes. Quelle que soit celle de ces m<^thodes qu*on adopte, 
et la seconde est souvent préférable, le problème de discussion 
consistera toujours à partager les quantités pondérables des di- 
vers corps trouvéïr par l'analyse, ou bien les nombres atomiques 
çorrespondans, ou enfin leurs quantités d'oxigène, si ce sont des 
coddes, en diverses portions, de manière à avoir autant de séries 
de nombres que l'on suppose de corps différens mélangés, et 
que, dans chaque série, les nombres soient en rapport avec 
telle ou telle formule de composition. 

Soient k, xf, x" les portions d'acide et de bases diverses, 

qui se rapportent à l'une des formules de composition. 

^>y,y.... les portions de ces mêmes corps, qui se rapportant 
à une seconde formule. 

Zy z\ z",., celles qui se rapportent à une troisième formule, et 
ainsi de suite. 

On aura d'abord les équations 

X+/+S etc. = le poids total de l'acide , on le nombre ato- 
mitjue de ce corps, ou l'oxigène correspondant. 

a^+y +«'->' etc. = le poids total de Tune des bases, ou le 
nombre atomique, ou l'oxigène correspondant. 

^'+^+2"+ etc. = le poids total d'une autre base , ou son 
nombre atomique , ou sa quantité d'oxigène , et ainsi de suite. 

Maintenant on connaît par l'observation les lois de composi- 
tion de chacim des corps mélangés; par conséquent on a des 
rapports entre les quantités x, a/y «", etc.; entre y, y, /'.-> 
etc.; d'où l'on peut tirer x', j/'... en fonction de x;y jr",.,, etc., 
en fonction dey, etc. Ainsi, la i'^* équation restant la même, 
les autres pourront être transformées en jt, y, z.... On voit donc 
que le problème est ramené, dans le cas le plus général, à la 
solution d'un système d'équations du premier degré à plusieurs 
inconnues. G. Dbi*. 



é 



2^0 Minéralogie. 

x6o. Sur les |p&mes cbistallines et la composition des sul— 

FATES, des SiLÉN IATES ET DES CHROMATES ; par M. MlTSCHEE- 

LicH. [Jnnal. de Po^endorf^ T. XII, p. i37; et Annales de 
chimie et de phjs, ; mai 1828, p. 54.) 

M. Mitscherlich a Tintention de publier une suite de mémoi- 
res qui seront consacrés à décrire à la fois les formes cristallines 
des corps simples ou composés artificiels, les plus importans, et 
en même temps leur composition et leurs propriétés chimiques 
et physiques, afin de cherchera mieux connaître la liaison réci- 
proque qu'ont entre elles ces diverses sortes de propriétés. Cest 
dans ce but qu*il a entrepris des recherches sur les suliates, les 
séléniates et les chromâtes, dont nous allons indiquer les prin- 
cipaux résultats. 

X* Sàifate d'argent; séiéniate d'argent; sulfate de soude an- 
hydre; séléniatede soude anhydre, La forme simple de ces sels 
est un octaèdre rhomboïdal, qui est modifié sur quatre de ses 
angles. Cet octaèdre se clive assez nettement parallèlement à 
ses faces, et dans le sens d*un des ' plans diagonaux. Dans les 
quatre sels, on observe exactement le même nombre de faces 
et avec la même netteté. Quant à ce qui concerne les angles, le 
sulfate d'argent diffère un peu du sulfate de soude. L'incidence 
des deux faces P et P' de la pyramide "supérieure est de iBS'^/ii' 
dans le sulfate de soude , d'environ i34^aa' dans le séiéniate de 
soude; de i36^aoVdans le sulfate d'argent et de i35*'4a' dans le 
séiéniate d'argent. L'incidence de P sur la face P" de la pyra- 
mide inférieure, est de 123^43' dans le sulfate de soude; d« 
I25^it' dans le sulfate d'argent; de I23"i3' dans le séiéniate 
de soude, et de i24®3o' dans le séiéniate d'argent. 

Ces quatre sels sont des combinaisons neutres sans eau, et 

préseutent les rapports de composition sttivans : 

c ir . I» A acide siilfurique a5,66 

Sulfate dari^ent . , ,, * , ^, 

^ I oxide d argent 74»34 

c '1 ' • » i«^ . (acide sélénitiue 35,37 

Sclcniatcd arc;ent{ • 1 1, * a, ci 

^ ( oxide d argeut bl^^bi 

Sulfate de soude I ""«îf "''furique ' 56, i8 

i soude 45i02 

Sél«.i,tedesoude I ""*!? *^'""'1"«' Pj'^^ 

( soude 32,97 

Le sulfate de soude et le séiéniate de soude cristallisent sans 



Minénilogie^ asi 

«au à une température de plus de 33^. Ce$t la température à la- 
quelle ces mêmes sels contenaot de IVau de cristallisation pos- 
sèdent la plus grande solubilité. Au-dessus et au-dessous de cette 
température ils sout moins soiubles. On observe un phénomène 
semblable dans le sel marin, dont la solubilité est beaucoup plus 
faible à lo^ que depuis o jusqu'à loo^, parce que, dans ce der- 
nier cas y le corps dissous contient de l'eau de cristallisation. 
Les arséniates et les phosphates qui sont isomorphes sont pres- 
que également soiubles; et beaucoup d'autres observations ten- 
dent k prouver qu'il y à une liaison intime entre le degré de so- 
lubilité dans l'eau , et l'identité de forme cristalline. Quant à la 
fusibilité des corps, elle ne parait nullement en rapport avec 
leurs formes cristallines; car, parmi les corps isomorphes, quel- 
ques-uns sont très faciles à fondre, tandis que d'autres sont tout 
à fait in fusibles. 

^^ Sulfate dargeni et d ammoniaque ; séléniate (Vat^ni et 
d'ammoniaque ; chromate tTargent et rtammoniaque. 

La forme simple de ces sels est un prisme droit à base carrée, 
modiGée par des facettes sur les angles et sur les arêtes longi- 
tudinales. L'incidence sur la base des facettes qui remplacent les 
angles, varie de quelques minutes dans ces différens sels. Leurs 
compositions sont telles, qu'il y a autant d'ammoniaque qu'il est 
nécessaire pour saturer l'acide, et l'oxide d argent y forme avec 
l'acide une combinaison neutre. 

3^ Sulfate de nickel ; séléniate de nickel; séléniate de zinc, 
La forme de ces combinaisons est un octaèdre aigu à base 
carrée, clivable parallèlement à celte base. Cet octaèdre est 
modifié par de simples facettes sur tous ses angles et sur toas 
ses bords. Dans les trois sels , on observe les mêmes faces et 
avec la même netteté. Les angles analogues des cristaux de ces 
trois sels ne présentent pas des différences plus grandes que 
celles qu'on obtient quelquefois de la mesure de plusieurs cris- 
taux différens d'un même sel. Dans ces mêmes sels, l'oxigène de 
la base est à l'oxigène de l'acide comme i est à 3; et il est avec 
l'oxigène de l'eau, à peu près dans le rapport de i à 7. 

Dans un prochain mémoire, M. Mitscherlich fera connaître 
une autre forme cristalline du sulfare de nickel et du sulfate de 
zinc, tout à fait différente de celle qu'il a décrite dans le mé- 
moire dont il s*agit maintenant. La production de ces difiëren- 



9M Minéralogie. 

tes formes dépend de la température à laqnene les cristanx se 
forment Leséléniate de zinc, qui, à une température de xo*^ 
donne des cristaux pnsmatiques, change sa forme lorsqu'on ex- 
pose ces cristaux prismatiques sur un ps^pier à la chaleur du so- 
leil. On observe aussi ce phénomène sur le sulfate de nickel. A 
la température de 1 5^, il produit encore des cristaux prismati- 
ques; si on prend de ces cristaux d'un certain volume, et si on 
les expose dans un vase fermé à la chaleur du soleil , il arrive 
souvent qu'ils conservent leur forme extérieure; mais si on vient 
à les briser, on remarque qu'ils sont formés d*une quantité de 
cristaux, quelquefois de plusieurs lignes de longueur, qui sont 
des octaèdres àjbase carrée. Ces octaèdres renferment moins d'eau 
qne les cristaux prismatiques. Il suit de ce phénomène, comme 
de plusieurs autres phénomènes analogues que M. Blitscberlich 
a déjà fait connaître, que les particules isolées de la matière 
dans les corps solides, sont mobiles les unes à l'égard des autres 
et qu'elles peuvent prendre une autre position relative qne 
celle qu'elles avaient d'abord, sans que, pour cela, le corps 
qu'elles constituent devienne fluide, 

Z6l. NOVVMXES AHALYSBS SE CARBOKATES A PLUSISUmS EASBS; pJir 

M. P.BEaTBiE&. {Annùi. des mines\%^ séne^ T.m, p.a5. i'* 
livr. 1828. ) 

Nous avons rendu compte, dans le Bulletin de 1824 (T. XI, 
p. 3o ), d'un grand nombre d'analyses de carbonates à bases de 
chaux, de magnésie, de 1er et de manganèse, faites par If. Ber- 
thier et publiées par lui dans le Tome 8 des Annales des mines, 
li'auteur fait connaître «aujourd'hui la composition de minéraux 
semblables, provenant de terrains d'âges très difiërcns, qu^il sl 
soumis à l'analyse dernièrement, et où il a reconnu, comme dans 
son premier travail, que les proportions danslcsquelles les qua- 
tre cari[>onates peuvent s'unir, sont très différentes les unes des 
antres. Il indique d'abord avec détail le procédé chimique, sim- 
ple et exact, qu'il emploie maintenant pour analyser ces sortes 
décomposés. Il présente ensuite, en forme de tableaux, les résul- 
tats de l'analyse, i** de 8 calcaires magnésiens; a** de 7 fers spa- 
tbiques; 3" de 7 chaux carbonatécs magnésîb-ferrifères , l'une 
desquelles, provenant deGolrath en Styrie, a été décrite comme 
espèce particulière sous le nom XAnkérite. Le» résultats de ces 



Minéralogie. si3 

nombreuses analyses^ et les formules de composition auxquelles 
ils conduisent, sont très variés. On voit cependant que les com« 

(Mg) 
binaisons CO+ \ f O sont très communes dansla nature; mais 

(Mn) 

que, dans ces combinaisons, les proportions relatives de ma- 
gnésie, de fer et de manganèse varient beaucoup. £nfin Tauteur 
fait connaître lanalyse d'une prétendue chaux carbouatèe fer- 
rifère du pays de Salubourg, qui ne contient pas un atome de 
chaux, mais qui se compose de carbonates de magnésie et de 
fer dans la proportion exacte de i5 à i. La formule de cette 
substance est donc/C '+ i^ M g C. B n. 

i6a. Analyse d'uh uiHiRAi nx cuivxx, trouve dans la mine de 
Huel Falmouth, et qui parait être le cuivre panaché de Wer- 
ner; par Johm Michxll. ( Transactions de la Société roX' ë^' 
logique de ComouaiUes; Tome 3, p. 338. ) 

Cuivre 64- 

Fer * 3. lo 

Plomb 3. 5o 

Soufre ' a5. 

Acide sulfurique i. 5S 

Argent et perte 2. 90 

100 00 

i6'5. Analtsc nu miniêrax nx ziirc, trouvé dans la mine de Huel 
Ann; par le révérend TV. Gxxgor. [Ibid. ) 

Zinc • 43. 

Fer aa. 5o 

Soufre 3i. 5o 

Cuivre • • ^ o. 80 

Perte etc a. ao 

100. 00 

164. DiÂGtitrvxxTX n'uv houvxau mik^xal dans la mer Blanche. 
[Journal des mines tie Rusne; i8a5, n^ 6, p. X17.) 

Des pécheurs d'Archangel ont retiré dans leurs Blets, du fond 
de la mer Blanche, «ne nouvelle substance minérale qui a fiié 
l'aileation du vulgaire, mais fort peu celle des savans. 



324 Minirùlogie. 

M. Schtéglof est le premier qui Tait rangé dans le systètne 
des ipinéraux, en en faisant mention parmi \es arragonites^ mais 
comme différant de cette substance. La grande rareté de cette 
pierre est sans doute la cause de rinccrtimde où on est encore 

sur sa nature. 

Quelques minéralogistes de St.-Pétersbourg ont pris ce mi- 
néral pour une pierre de corne cristallisée , d'autres pour une 
mine de fer argileuse; cependant, sa cristallisation et ses pro- 
priétés chimiques Téloignenl tout-iVfait de ces corps. 

Ce minéral a été décrit par M. Sokolof en i8ao, dans un 
opuscule lu à la Société mincralogique de Pétersbourg, où il est 
appelé chaux carbonatée mélangée de silice. 

La cristallisation du minéral de la mer Blanche ne lui parais- 
sant pas être celle de la chaux carbonatée, M. Sokolof les con- 
sidère comme deux corps différons. La quantité (plus de 0,07 ) 
(le silice que renferme le premier, n'ont pas permis de le comp- 
ter au nombre des arragonites. La forme des cristaux du corps 
ici décrit, comparée à celle de Yarragonite^ eût pu résoudre ce 
doute; mais, malgré tous ses eHbrts, ce naturaliste n'a pu se pro- 
curer de cristaux manifestes de ce minéral de la mer Blanche , 
qui l'aient mis à même d'indiquer la juste mesure des angles. 
Ces cristaux paraissent être des octaèdres rectangulaires; mais 
ils sont groupés en forme de boule, de manière qu'il est impos- 
sible de déterminer l'inclinaison des faces de l'une des pyrs^oai- 
des sur celles de l'autre. Du reste, ces cristaux sont très-régu- 
lièrement formés, si ce n'est que leur surface est un peu bombée 
vers les sommets. 

La couleur de ce minéral nouveau de la mer Blanche est 
d'un jaune grisâtre; sa cassure est inégale; il n'a presque aucun 
éclat. Il raie fortement le spath calcaire, mais il est rayé par le 
quartz même. Sa pesanteur spécifique est 2,6. Use dissout dans 
les acides, avec une vive efferTescence, et dépose au fond du 
vase un épais limon de silice, environ, 0,07. 

On ne peut donc pas encore compter avec certitude ce mi* 
néral au nombre des arragonites. Les épreuves nltérieures déci* 
dcront à quelle classe du système minéral il appartient. De T. 

l65. W.HlKSlKGSR'sVEmSUGH SINKE MIirEmALOGISGHVR GeOCSÀ- 

PRIE, etc.— Essai d'une géographie minéralogique de la Suède; 



f 

Minéralogie. iiaS 

par HisiHOXE. Édition refondue et aug. Traduit sur le ma- 
nuscrit; parWoKHLEB. Gr. in-d^, de vi et a5o pp.;pr. i rthir. 
8 gr. Leipzig, 1826 ; Barth. (Beck : AUgem, Repertor,\ Leipzig, 
1827, vol. III9 cah. 4, p. a5a.) 

Cet ouvhige parut pour la preanère fois en suédois, en 1808. 
En 1819, il fut traduit en allemand et enrichi de nombreuses 
additions pai' Bœde.ljx traduction que nous annonçons aujour- 
d'hui, et qui mérite également tout éloge, a été faite sur un se- 
cond manuscrit du môme auteur; on doit la considérer comme 
un ouvrage tout-à-fait nouveau. Ce second travail, c'est-à-dire' 
l'entière refonte du premier, a été nécessité par les progrès ra- 
pides de la minéralogie, de l'oryctologie et de la chimie miné- 
raloglque, dans un pays aussi riche et aussi classique que la 
Suède, sous le rapport de l'histoire naturelle et principalement 
sous celui de la minéralogie. Ce travail est divisé en a sections. 
La x*^^, consacrée à la géognosie, offre un aperçu général de la 
formation du sol en Suède. Les matières que l'auteur a soumi- 
ses à ses recherches, sont disposées de la manière suivante: A, la 
forme extérieure du sol ; B, sa composition intérieure, savoir : 
les terrains primitifs, de transition et secondaires, et les forma- 
tions de basalte et d'alluvions. La a* section, intitulée Mono- 
graphie^ fait connattre les minéraux qu'on rencontre dans les 
dilférentfs provinces et dans les principales montagnes de la 
monarchie suédoise, avec l'indication dea produits de ces der- 
nières, ainsi que les caractères physiques et chimiques des mi- 
néraux. L, D. L* 

. • - ' 

afi6. €!oi.McnDv obologmiob AiiiucAnrx. ( jimerk, Jman, of 

Sdânee; vol. XIV, n° x^ p. 190. ) 

M, Duright Eatofijfils du prof, du même nom, ofîre des suites 
géologiques de tous les dépôts décrits par son père, le 
long du canal Erie. Chaque boîte contiendra 75 échantillons 
avec leurs noms. La souscription sera de loàaS livres sterling^ 
suivant qu'il se trouvera 100 ou seulement ao souscripteurs. Oiî 
doit s'adresser à l'auteur à Troj (N. Y.), qui fera tenir ces col- 
lections à Albany, Boston, New-Tork ou Philadelphie. 
4* 



I I 



• • f » 1 1 » 



B, ToMJi XYI. tS 



.aafi ■ Btf U uUf Hê , 



BOTANIQUE. 

167. Rkchk&cbks stin l*inoividualit^ clans le rogiic vôgt^tal;par 
. M. Umi». {l^ée Armoneaims %V livmcHi, u^ vol^ p. 1*7.) 

Dans celte dissertation, Tautcnr s'efforce de faire prévaloir 
une opinion dcji^ émise par de savans physio1oj|istes, savoir :i|u'un 
végétal n'est point un être simple, mais un ajgrcgal de plu- 
sieurs individus greffés de diverses manières les uns sur les au- 
tres. Non-seulement les plantes vivaces et douées de bourgeons 
doivent être ainsi considérées, mais encore les plantes annuelles 
et sans bourgeons. L'auteur cite à cet égard beaucoup d'exem- 
ples de plantes qui se sont reproduites par leurs» feuilles ; en 
conséquence il ne croit pas que le centre de la vitalité d'un vé* 
gétat se trouve dans le collet de la racine, ainsi que le peojient la 
plupart des botanistes. Cette dissertation offre en outre quel- 
ques observations intéressantes de physiologie végétale j elles 
rentrent parfaitement dans les idées que 1V1. de Candolle a émises, 
dans son Organographic végétale, sur les verticilles floraux et sur 
le suîet lui-même de l'individualité daus le règne végétal. 

G....X. 

x68. Si» ul foi-lim un Drf sâHiu^ par \m UF ¥\ 9. Bavfuv*. 

( A^fUMR?; aviil i8ft8 , )». 1 7t.) 

Sur le Sçah{osQ caucasien Mai^sclK-Bieb., l'auteur découvrit uq 
mode toiit particulier dans l'émission de l'aura seminalis; il le 
ik'cvie àç la OMAlûèrc auiwato : las yémnàm p(ilHBM|iWi cl'imc 
anthère qui venaild* »*Piwtir éfaiént lis^et^ JnlacichiUres, arron- 
dies ou obscurément triangulaires, IJuin^tées d'une .gq^ttc 
îrcau pure, elles prirent, après quifiques sçcopdes, la forme d'un 
triangle écpùlatéral , à angles uu peu arrqiidU* Quelques se«- 
condes après, il se présenta stu* chaque angle imc petite bofisear- 
i'ondic et hyaline , qui forma rapidement t)u p^*olongçD)€Q| 
cvlindrique, obtits et hyaliu. Ces prolouji^eipen.s acquirent ordi- 
nairement une longueur égale au dianiètre.il<'S vésicides^et pa* 
raîssaient entourés à leur base d'une gaine très-courte. Peud'in- 
ttaus après la formation de ce proloufçement , l'émissioii de 
l'aura seminalii» eut lieu; mais^comme l'auteur croit s*en être 



Botanique. asj 

eontAÎnctt , ptr sa base et non par son sommet. Les véslcoles ne 
changèrent plus de forme, non plus que les prolongemens, même 
ceox qui n'étaient pas entièrement formés. L'examen du pollen 
(le plusieurs autres espèces de scabieuses donna à l'auteur tes 
mêmes ré&altats; seulement les proloqgemens dans le S, cauc^- 
sica étaient plus considérables, et se formaient plus raijâdenent 
que daris les autres espèces. Quelquefois les prolongemens 
étaient courbés, ou il ne s'en forma qu'un ou deux à une vésicule; 
ce qui venait probablement du développement moins avancé du 
pollen. Le Scabiosa sjriv€Uica présenta des grains de pollen trian- 
gulaires et quadrangulaires ; et, dans ce dernier cas. Fauteur 
observa quatre prolongemens, qui étaient inégalement dévelop- 
pés. Jamais Véiulssion du pollen n'eut Heu avant la formation 
d'un prolongement au moins, et elle n'eut toujours lieu qu'à la 
base d'un seul des prolongemens qui s'étaient formés. Les vé^ 
sieoles âckt l'émission n'eut pas lieu ne présentèrent point le 
prolongement en question. B . . . m. 

169. Sua LÀ FEGONDATIOIC DES PLANTES ^ par M. MaXIMOVITCH. 

(/fopoï Magazine iestiestvennoî istorii. — Nouveau .Magasin 
dlii^oire naturelle , publié à Moscou ; janvier i8a6, n^ x> 
p. i3.) 

L'auteur reproduit ici l*bist<mque des opinions qui ont sucoea- 
aivement été émises sur la fccoodation des végétaux. Il énu- 
inére ensuite les faits qui semblent s'opposer à la 4)oetrine de la 
lecoudatijan par l'action du pollen, et termine en disant qve 
l'intérêt de la science exige de nouvelles expériences pour fixer 
les idées des naturalistes sur ce sujet important. 6.... v« 

170^ OasBMVATtofr sira la roxHATioK nx la matièxx ve&tx nx 
Pmestlet; par, M. MAXiMovrrcn. (Nopoï Magazine icstiest- 
çennoi û/onV.^-NouveauMagiasinxl'histoire naturelle; Moscou, 
janvier 1826, n** i>^ 63.J 

En regardant au micitecope une goolte d'effu de marais , elle 
paraît d'abord remplie d'une multitude de points visqueux^ qui 
s'agitent très-rapidement. Ceux qui se trouvent!^ la circonfé- 
rence, commencent par se mouvoir peu à peu, puis prennent 
un mouvement plus lent, restent enfin tout-à-fait immobile^, 
demeurent sur les bords de la goutte, et prennent en même 
tenqps une couleur verte. Les autres points se rapprochent des 

i5. 



A^S Botanique* 

premiers de la méiue manière , et, au bout de quelque temps, 
de ces points ou vésicules se forme la substance connue sous le 
nom de Materies viridis Priestleyi, qui est l'algue primitive et 
la plus incomplète. A. /. 

171 . NOTICB SU& nSS BX»1&EIENCXS CONCCBirAVT LA FtfcOiniATlOW 

PS QuzLQVïs T^Gi^TAUz; par M. CF. GnTKXB. {Annales des 
Sciences natur,; Tom. X, févr. 18*7, p. ii3.) 

C'est la traduction du mémoire analysé dans le Buii. de janr. 
i8a7. (Voy. Tom. X, n** 75.) 

17a. PovHOZEViE DTx.croirABZi I etc. — Dictionnaire de bota- 
nique, par Christophe Kxvk , augmenté et publié de nouveau 
par J. DziABKOwsx.1 et K. Sibnnicki. Tom. I , II. Varsovie, 
1824. 

■ 

Après avoir fait connaître les travaux de Kluk, M. DâariLOWSkt 
indique, dans une préface, les sources oii il a luinnéme puisé , 
pour rendre plus complet le dictionnaire de ce savant. Il a 
surtout consulté les Mémoires de Wilna sur l'histoire naturelle; 
Gilibert et Jundzill, sur les plantes de la Lit/ttianie ; Besaer^ 
sur les plantes de la Folhynie, de la Podolie et de la Bessambie; 
le Species Plantarum , de Willdenow , et le I^ictionnaire des 
Plantes y en 10 vol., par Dietrich. 

Les nombreux articles du Dictionnaire , dont nous annonçons 
les !t premiers volumes , intéressent l'agriculture et la botani- 
que de r£urope orientale. Dans le grand nombre de ces arti- 
cles , nous avons remarqué ceux sur VOrge de Ttmjuie, son em- 
ploi pour faire la bière, le Foin de Sibérie ^ etc. 

L'ouvrage aura 4 vol. ; les a premiers seulement ont pMti. 
{Biblioteha Polska; Tom. III, i8a5, n^ 5, p. aïo.) 



T73. Floiia Jav£, nccnon insularum adjaccntium, auct. C. L. 
Blumr, et adjut. J. B. Fischer. I*** et second fasc. In- 
fol: avec &g. Bruxelles, 1828; Frank. 

L'auteur du magnifique ouvrage que nous annonçons j avait 
en quelque sorte préludé, en publiant à Batavia ses Bijdragen 
tôt de Flora van Nederlandsch Indie , ainsi que plusieurs mé- 
moires sur des sujets de botanique, qui ont paru dans les divers 
recueils scicntiflqxies de Batavia et de la Hollande. 



Botanique. 2^9 

Kîche d'une quantité immense de matériaux, ayant lui-ménic 
examiné et étudié les plantes dans leur lieu natal , il devait à 
l'Europe plus qu'nii simple Synopsis; c'était à lui qu'était ré- 
servé l'honneur de faire, pour les plantes des possessions hol- 
landaises dans Ilnde, au 19® siècle, ce que ses compatriotes 
Tan-Rheede, Rumphius et Burmann avaient fait, au 17* et au 
18*9 pour la botanique de la côte du Malabar, des Moluques 
et de Cejlan. Mais les travaux de M. Blume doivent se ressentir 
de l'époque à laquelle il écrit. Ce n'est pas comme dans VHor- 
ims Maiabaricus et dans VHerbarium Amboinense y ùe longues 
descriptions suivies de dissertations encore plus prolixes sur les 
prétendues vertus des plantes ; c'est de la vraie botanique, c'est- 
à-dire, des renseigneroens précis et positifs sur l'organisation 
des plantes, leurs affinités naturelles, leurs usages, s'il y a lieu ; 
en un mot 9 le plan de la Flore javanaise est à peu près le même 
que celui qui a été exécuté avec tant de succès par nos célè- 
bres contemporains, et notamment par MM. Kunth , Auguste- 
Saint-Hilaire et Martius. Hâtons-nous donc d'exprimer ardem- 
ment DOS Tœox, pour que l'ouvrage de M. Blumc soit encouragé 
par les souscriptions de tous les savans qui s'intéressent à la 
connaissance des plantes de l'Inde équinoxîalc. 

L'ouvrage, entièrement rédigé en langue latine, est dédié 
an roi des Pays-Bas, protecteur éclairé des sciences et des 
arts. Une préface met le lecteur au courant des travaux qui ont 
été faits sur les plantes de Java. On y apprend avec intérêt que 
la Société marchande batavo-indienne n'a jamais cessé de pro* 
dîguer les eocouragemens aux naturalistes , tant nationaux qu'é- 
rrangersy qui ont voulu explorer les productions de ce pays. 
Mais jnsqnes à ces derniers temps , leurs recherches n'avaient 
produit pour résultats aucun travail d'ensemble. Le voyage de 
BI.Reinwardtnous promettait enfin une Flore con/plète de l'Ar- 
chipel indien ; lorsque la mort de ses compagnons Kuhl et Tan<- 
Hasselt, le mauvais état de sa santé et la perte de ses collections 
firent décevoir les belles espéraneçsquej'on avait conçues. Sur 
ces entrefaites, M. Blume fut chargé du service de santé des 
années de la Hollande dans ses possessions indiennes , et, sans 
s'effrayer des dangers que courent les Européens sous le cU^ 
nat dévorant de ces contrées , il en étadia , dè$ le commencé* 
ment de i8a3, les prodMOtions naturelles, avec unepersévé^ 



a3o ' Botanique. N® 1^3 

rance et un zèle à toute épreuve. Un herbier d'environ 3ooo es- 
pèces fut le produit de ses recherches, dans lesquelles il fut aidé 
par MM. Nagel , Latour, Kent et Zippelius. Vers la fin de 1824» 
après avoir visite la côte australe de Nusjt-Kambaoga, petite 
île encore vierge des explorations botaniques, il se vit tout à 
coup privé de ses domestiques, tous enlevés par les maladies cm 
hors d'état de le seconder. Lui-même, dans un état trè$-£l* 
cheux, fut obligé d'abandonner ses travaux, et ne put recueil- 
lir des échantillons de plantes que par l'intermédiaire des ha* 
bitans de ces côtes désertes. Enfin, craignant que sa santé, trop 
souvent compromise, ne lui permît pas de publier prompte^ 
ment le fruit de ses découvertes, il en rédigea une sorte d^abré- 
gé qu'il fit imprimer en partie dans les journaux de Batavia et 
dans quelques ouvrages particuliers, notamment dans les^ih* 
dragen tôt de Flora, etc., dont nous avons parlé plus hauL 

Ces ouvrages , écrits loin du centre des connaissances scieo» 
tifiques, renferment beaucoup d'innovations. M. Blume a créé 
im nombre immense de genres pour lesquels il a dû trouver de 
grandes rectifications à faire lorsqu'il est revenu en Europe. 
Une note annexée à la préface présente un tableau de tous oes 
genres nouveaux, avec l'indication des familles auxquelles ils 
appartiennent, et leur synonimie. 

Le reste de la préface est consacré à l'exposition des motifa 
qui ont détermii^'auteur à publier ufle grande Flore, aidé en 
ceh par la bienvHante protection du gouvernement des Fajs- 
Bas; il dit pourquoi la langue latine a dû avoir la préférence, 
et il annonce que le D' Fischer est chargé de coopérer à la ré« 
daction des descriptions. Toutes les plantes qui ont échappé aux 
désastres survenus à MM. Keinwardt, Kuhl et Yan-Hasselt, 
seront comprises dans la Flore de Java, ce qui la rendra aussi 
complète que possible. Les dessins originaux ont été exéontés 
9ur les lieux par M. Latour, qui, dans l'espace de 4 ans, en ^ 
achevé environ 1,400. Les figures que M. Reinwardt a cenunuK 
niquées sont dues au pinceau des frères Bick , et celles qui fai-* 
saient partie des collections de Kuhl et Van-Hasselt ont été des- 
sinées par Kuhltjes et Yan-Raalten. Depuis son retour en Eu* 
rope,M.Blume a fait lithographier encontre une fouie de 
plantes, principalement des Graminées, des Feugèras et des 
Mousses, par M. Vivien, artiste 



MûUmique, ait 

Les 1*' «t 91^ Tatrtonles de ki Ftore d«' JaVa contftHiiiciit les' 
dcscrîpticroa des vvgétàux qui oônsétIVMit la famillo d«s Bni- 
sftKvnàEft. Cette fanillc est la méine qiie celle ties Cytmëes de 
M. AckApho Brolignîan ) elle a aussi reçu le nmn ù^ Hydnofikéts^ 
impose par M. Agardh* Les végétaux les plus exttaonliDnitvs 
par la tatUe gigantesque et la singularité de leurs organes flo*' 
raiULi eoMfosent cette petite faniillo. C'est d*abord le Raffiesia; 
oelte énbraae fleur parasite que M. R. Brorwn a si bien dé(*Ht6 
•tiguréedans le i)'' voltime des Transactions delà Sœiété* 
JUdQéthae de Londras. M. Blâme a étahli un genre Brugntttn-^ 
êims qui a de ralfiarké arec le Jln^^eW^i, et qui eomplète les reti- 
aeîgaeneiis néotsaaires pour rétaUisaeméftt de la finnlUe^ Ain' 
de dfwtocr «ne idée dn travail que les aotiears^e la tlorè ja*^' 
-moaka.pràsentent sur la famille des Rhisanthées , nous allons 
Vanid^aer sommairanient. 

En i^' lien, les autenrs exposent la synonimie et le earaetére' 
dîfféM9tiel de k famille des Rbiaanthées. CelloHsi pâratt devoir 
réoalt les fdanles mviilea de cotylédons anic plantes qui en sont 
ponrvnes. Privées de racines, de tiges et de feuilles, tes Rlii*' 
aaathées sont à cet égard comme la plupart des champigtioti^ , 
ot leur mode d*évolulion parasite semblerait justifier cette eom'^' 
paraison, si la structure de leurs organes floraux ne les rap*^ 
in^oekait , sous tous les points de vue i des plantes Dicoijrlédo-»' 
iMSi M. Btune récapitule en détail lliistotre du Haffftifia décrit 
par M. R. Bvown, et sur lequel il avait, avan^j^n départ, appris 
seulement quelques particularités par laGazettc botanique de Ra« 
tisbosne. 11 espérait donc rencontrer à Java, qui présente A peu 
près la même végétation que Sumatra ; il espérait, disons-nous, 
trouver, sinon le RttJDtesia Arnoldi, du moins une plante congé^^ 
aère. 

En cfïet, il reçut de M. Baumhau'rr, qui avait fait un voyage 
à Nusa-Kanibanga , des boutons d*une fleur monstrueuse , qui* 
èiatl appelée Patma par les indigènes. Mais ce nom de Paimû était 
aussi donné ati Pfeiumàwm xpeciosum L.^ et cofiMne cette dernière 
plante croît aussi s^bondamment daus Tiie de Nusa-KLambanga , 
il s*ensuivait qu*oa pouvait croire que les boutons de fleurs rc^- 
çus de M. Baumhauer appartenaient à cette plante. Cependant M. 
Bliune ne put les examiner avec toute l'attention qu'ils méri* 
taient, et crut d*abord qu'ils étaient ceux d'une fleur mon-»' 



a3a Botanique. 

^trueuae de DiUeniacée. Enfin , pouf s'assurer davantage de ce 
que pouvait être le Paima de Nusa-Kambanga , il n'éparpia m 
peines ni dépenses, et il eut le bonheur d*élre amené dans le 
Heu même où crousait une espèce de Cùsut ( C scariosa Bl.)y 
arbrisseau grimpant jusqu'au sommet des arbres voisins. Les in* 
digènes croient que les boutons du Paima sont les fleurs mêmes 
de ce Cissus ; ces fleurs ne se trouvent pas sur les rameaux aa«- 
périeurs, mais près des racines. M. Blume en recueillit plibîears 
échantillons, les uns de la grosseur d'un œuf de poulettes antres 
semblables à une tête de chou. M. Blume en examina le* plos 
gros qui avait au^elà de 2 pieds de diamètré,et il reconnut ansaî* 
t^t que c'était la plante de Sumatra ou du moins une espèœ 
voisine. Il publia aussitôt ses observations botaniques dans les 
journaux scientifiques de Batavia, et il crut pouvoir avancer 
que le Rqffiesia avait dans sa jeunesse des rapports avec certains 
champignons ( Fungi Gasiromyci ), et qu'il se repitNioisait par 
des spores nombreux très-petits,' cachés dans Tanneau qui oc* 
oupe le fond du périanthe. Il en forma la famille des Rhixantées» 
qui, selon M. Blume, doit se placer parmi les cryptogames dont 
l'organisation florale est très visible, près des Marsiléaoées. La 
découverte d'une plante de la même famille, et à laquelle M. 
Blume donne le nom de Brugmansia^ vint confirmer ses idées 
sur la nature des spores qui existent en grand nombre dans les 
petites ouvertures situées sous la colonne qui , comme dans le 
Qafflesia, s'élève du centre du périanthe. L'auteur passe ensuite 
à la description des genres et des espèces. Il donne d'abord le 
caractère essentiel et le caractère naturel du Raffiena PoÊmm^ 
qui diflère du il. Jraoldi R. Br., par son périanthe glabra 
à l'intérieur. £n outre, le R, Anèoldi porte sur le disque des 
processus plus nombreux, inégaux , un peu tortueux et quel* 
quefois subdivisés (i), et peut-être par ses fleurs dioïques il s'é- 
loigne encore du /t. Patma, 

Le genre Rragmansîa est décrit avec la même exactitude que 
le Raflflcsia, et quoiqu'il ait été vu, pour ainsi dire, en passant, il 

(i)Noat aYonfl oovert un bontoD de A. jirnoldi^ envoyé par M. R« 
Brown i M. Delesacrt, et nous y avons observé une organisai ion seai« 
klable 4 celle da il. Patma , figaré & la pi. 5 de la Flore de Java. Ainai » 
il n'y a d'apuv dilTéreaoe entre les 1 espèces, ^{oe la glab^lé ip, péciaatha 
diM IVdi f ( lu viiioftile dam ranire(G . , a), 



Bdanique. ^33 

n*y a aaeim doote ipi'U n'appiirtieniie à la m^me famille que 
cdai*ei« Ces genreadifrèrent pniici|»leinettt dans les points sui* 
Yans : i° L'estivatkm des segmens du périantbe est imbriquée 
dans le JUç(jllesiaf tandis qu'elle est Talvaire dans le Bragmansia, 
a** le BmgmanM est dépoarm d'anneaux qui ceignent la hase 
de la colonne du Rafflesia. 3* les andières offrent une structure 
différente dans ces genres; elles sontbilocnlaires et déhiscentes 
par deox pores dans le Bmgmansia, cellulenses et déhiscentes 
par on pore nniqoe dans le Ritffhsia. Le Bmgmansia Z^pelii 
enai dans' les endroils déchves du moût Salak, province de 
Biutenaorg. 

. Les deaerqitloas de ces plantes sont d'une étendue telle qu'on 
ne peut désirer anconsTenseignemens ultérieurs, et les figures, 
pour la plupart lithogiaphiées, dissipent entièrement le vague 
que eertaines descriptions auraient pu laisser dans l'esprit du 
lecteur. Les détails anatonnqaes y sont surtout rendus avec une 
rare perfection. 6....N. 

174. Planta Bahatus aABioaxSyiconibus etdescriptionibus illu* 
stratae. Auctore A. Rochbl. i vol. in-folio cum tab. botao.XL 
et Mapp. lithogr. IL Pesth», iSa8. (i) 

L'auteur ucnis apprend que depuis 40 ans qu'il remplit des 
fonctions dans la diirurgie militaire, il a eu lé loisir et tous les 
moyens d'explorer les régions qui constituent l'ancien pays des 
Daces (Regiones quae Daciam antiquités constituebant); mais ce 
ne fut qu'en 1814 qu'il eut le projet de donner au public une 
Flore du Banat, entreprise pour laquelle il reçut les plus hono- 
rables eaeouragemens delà part du gouvernement impérial d'Au- 
triche. L'introduction est consacrée à Texposition d'un voyage 
que l'auteur exécuta pendant Tannée. Dans cette exposition , il 
énumère par ordre chronologique et géographique les résultats 
de ses découvertes en botanique. Il donne ensuite des rensei- 
gnemens nombreux siir la géographie du pays, sa division par 

(i) Cest k Tobligeance de M. Benjaniîn D«leitert qae nooâ devons la 
eomBttiiîoittna de cet oavn^. Nods nous sommes empressés de l'annon* 
oer a«L bolaoittes, aGn de les tenir an courant des nonveantés les pins 
ràeentaa.MatSy dattaTIntérét de la science, nooa engageons les aoteurs 4 
sa pas atiandra qtt*aii hasard heoreoz nona Tivorlse de la commnnica* 
ifam de le^fs travaux, a'i)s ut Tfnl«»t 4f«Mv«r ds rtturd ^ub leor an* 



d34 BaofUfMi, N^" 174 

régions bat«niqttet| son «ol, ees ^roduelioll^ soasdîAiity wmcwnKf 
SQS montagaes, ses forétSi «m habîtans et inânne «tir r«dliiitfièttfak> 
tîon qui le régit. Uae seconde sectioii préseate le tnbleau noti 
moin5 [circonstancié de TolKiçrftphle et de l'hyiht>gfaphîe. Su* 
un moti l'auteur, sous le lilre d'une tisple introduotion ( rmiîo 
cfcris),^ donne une statiatiqne trèa dévelop)iée du Banttt de Bon- 
grie. C'est avec le mène soin qu'il s'est occupé de aon sujet prin«- 
cipaly c*e8t-«à-Jire de la Flore de ee pats. Il eupete sueoessîw- 
ment toutes les coniidéralîoas qu'elle IkNtirniti savoir : (a divM*- 
site do la végétation selon iàhauteot du wtA, aelea la disttfftee 
des lieux au centre de la chaîne des hautes montagnesi et s^on. 
dies conditions plus locales; la nature deè loefavet leur In- 
fluence sur la végétation; la eooipàraiaoo et la Flore du Banat 
avec les Flores des divers pays d'£uiope et de l'Asie Hitteof« ; 
le calcul arithmétique de la FhNne comparative, c» à d. l'émloatioii 
du nombre des mêmes plantes qui croissent daaa le Basât et da&s 
les autres contrées ; d'où il suit que la Flore de la Traasylranîe 
est celle qiti oflre le plus d'espèces ( 1280 sur 1600 ) communes 
aux deux pays. La Flore française se compose aussi d'un grand 
nombre de plantes (f 2^0 sur i6oô), qui se trouvent égalemcut 
dans celle du Banat , ce qui tient sans doute à Tt-tendue du ter- 
ritoire français et à ce que ses prodaetion» végétales lODf les 
mieux coimues. 

Dans la // section de l'ouvrage, M. Rocfael décrit les 
les plus remarquables de la Flore. Il doaae en général la phi 
caractéristique, la synonymie, la description détaillée, la patrie^ 
l'explication de la planche, et il termitie par des obacrvaikins 
sur les affinités de l'espèce et sur l'opinion des auteurs à l'égard- 
* de celle-ci. L'auteur n'a suivi aucun ordre méthodique dans In 
série des descriptions, et celles-ci ont souvent pour objets dos 
plantes déjà bien décrites dans d'autres ouvrages. Nous crain- 
drions donc d'offrir à nos lecteurs une liste de noms qu'ils con« 
naissent à satiété, si nous voulions leur faire.oonnaitre somaMÎ- 
reroent tout ce que renferme le livre que nous analysons. Nous 
ne citerons donc ici que les espèces, ou les variétés établies par 
l'auteur. 

Junau ijrlvaticus Roth; var. b, muliifiorus Roch. Pl« I9 L a. 
Quelques bounistes ont regardé cetle plaBle.oonme ime boana 
espèce) mais elle sk semble pas lynaifi^item— I diffiéranCi du 



iBotanigm,. %i& 

J.^lvalkuSir^Airadacixl<Hdes^oc\i. T. i^f 3» Cette eqièceiiow* 
velle avait d'abord été confondue ^iveQVJiraa^Kmlcria^mica^ 
•^^ CerasUum grandiflorum Kitaib. var 6. banattcum Roch. tab. 

a. f. 6. C'est une variété très distincte» et qui pourrait bien étxû, 
élevée ma rang d'espèce* — Saxifraga pseudœœsia Eoch., tabw 
3» f. 9. Cette espèce est peut-être une variété du S. cœsia y dé^ 
crite par Willdenow comme originaire des Alpes d'Italie. C*est 
la même qne le Saxifraga Rockeliana de Stemberg. — Scleran^ 
thus negle€tut Eocb* tab. % f. 10. Espèce très-distincte de ses 
congénères par sa racine ligneuse, ses calices fructifères étalé» 
et obtus — Tàesium eiegans Rocb. tab. 4» f* n* L'auteur, dans 
ses collections de plantes du Banat, avait confondu cette plante, 
avec VOsfris a&a* Jl cette occasion y il donne une table compa- 
rative des caractères des genres Osyris et Thesium, et des mu^ 
tations qu'ils ont subies — Mpilobium grandifionun Rotji. van 

b. viUosum Roch» tab. 5, f. la A peine distinct de 1'^. hirMuium 
!«• -— Campanula ff^anaeri hjoch, tab. 5, f. za. Cette espèee » 
pour sjnonime le C. heterop^Ua de Baumgarten , â. traniylv. 
suppl. — Gentiana amarelia var. depauperata Roch. tab. 6. f. 
x3. Nous ne pouvons nous rangez à l'avis de l'auteur qui pense 
que cette plante est tellement caractérisée qu'on pourrait la re- 
ganler presque comme une espèce distincte. Nous avons aussi 
trouvé cette variété dans le Jura; mais elle ne nous a présent^ 
qu'une fssble viiriété à tige simple et uniflore. -^ Can^panula 
paiMa L. var. h% pawûifiwa Roch.» tab. 6, f. 14. — Caimm 
ochroleuaim Kitaib. Roch., tab. 8, f. ao. Cette plante n'avait pai^ 
encore été figurée. — ^spcrfdtt cùiàia Roch., tab. 9» L »a. Es- 
pèce YOÎune de YAsperula Hnctoria L. — Pmonia banatica Roch.^ 
tab. I z , f. a5. Cette plante se rapproche du P,pertgrina de Miller. 
M. Rocfael l'avait communiquée autrefois à ses amis sous lenon^ 
de P. coraiHaa. •— TrifMtm proeer^m Roch., tfb. 14, f. 3o, 
Ce trèfle est voisin du J. recUnatum Kitaibd. ^ MeliloUu eœ*^ 
rulea var. b. laxiflora Roch., tab. z4, f. 3i. C'est la même 
plante que le M. procumbens de Besser et que le TrigoneUa 
Besseriana D-C Prodr. — Ferbasctim banaticum Schrader. 
Cette plante a été confondue avec le F, smuatum, — Gentiana 
humiUs Steven, var. b, simpUcicaulis Roch., tab. aa, f. 47. Cette 
espèce a été regardée par Pallas, Frœlich et Fischer comme une 
variété du G, aquatica. L'inspection de la figure suf&t pour nous 
convaincre que M* Steven a fort bien fait de l'en distinguer. -^ 



^36 Botanique 

Melissa Pulegàm Roch., tab. aa, f. 48. Espèce fort douteuse.— « 
Bupleprum dîpersijbiium Roch., tab. 28, f. 57. Dans la planche, 
cette espèce est nommée B, heterophfltum ; mais ce nom a déjà 
été donné à une autre espèce. Celle de Rochel est très-voisine 
du B. ranuncttloides — Centaurée spinutosa Roch., tab. 36, f. 76. 
Cette planche se rapproche du C stercopkyiia de Besser. Elle 
à été publiée pour la i'* fois par Sprengel ( Syst. veg, 3, p. 
4o3.] 

Dans la rapide énumération que nous venons de trac<*r , 
nous avons omis un grand nombre de variétés , parce -qu'elles 
nous ont semblé peu importantes; elles pourront néanmoins être 
utiles à connaître, à cause des figures. 

Le dernier chapitre roule sur la terminologie botanique , su- 
jet bien rebattu et en quelque sorte obligé pour la plupart des 
Aoristes, qui, ordinairement, se contentent de copier ce que l'on 
trouve dans tous les ouvrages généraux.M. Rochel , au con- 
traire , a trouvé le moyen de présenter quelques idées nouvelles 
sur les formes marginales et sur les catégories des plantes, c. à d. 
sur les espèces et les variétés qu'il nomme aberrations. 

Ces idées, nous n'en doutons pas , offriront de l'attrait aux 
personnes qui se livrent à l'étude de la partie philosophique de 
la science. Nous ne terminerons pas cette annonce , sans donner 
quelques éloges à la vérité des dessins , mais seulement quant 
au port des plantes; car , à l'égard des analyses, il n'y en a 
presque aucnne, si ce n'est pour un petiC nombre de fruits 
d'ombellifères. 

C*est probablement pour éviter de donner à l'ouvrage nu 
prix trop élevé , que l'auteur a fait lidiographier ses plandies 
qui sont excessivement chargées. L'exécution est sans doute 
moins finie, moins belle que si c'était de la gravure , mais l'ou- 
vrage n'en sera que plus répandu , et il ornera la bibliothèque 
de tons ceux qui étudient avec ardeur les plantes d'Europe. 

%j • • • • w. 

17 5. Ftoax GXNiaALX de Frawcf., ou Iconographie descriptive 
et Histoire de toutes les plantes phanérogames, crypto- 
games et agames qui croissent dans ce royaume, disposées 
suivant les familles naturelles. 1^, a* et 3' livraisons. Grand 
in-8*, papier raisiui Hvec figures cglor.; prix, i fr. la livrai- 
»on} in-4'*, vélin, 131 fr-j-p^rMWf.LoisEUV^ DEstoifC|iAJiPS| 



PsAMOK » GAitxov , Db Bmiussov et Bois--Di;val. Parb, 
i8a8; Ferra jeane. 

Le Danemark, l'Ani^Ieterre, la Russie, etc., ont des Flores 
de leur pays, avec figures, faites aux frais des souverains de 
ces royaumes. II y a lîen de s'étonner que la France , la con- 
trée la plus civilisée de l'Europe , où tous les arts sont en hon- 
neur et encouragés , ne possède pas un ouvrage semblable. 
Ce n'est pas, certes , que la Flore de France ne mérite, aussi 
hien par sa richesse et sa variété , que celles que nous avons 
citées, d'être publiée. C'est que jusqu'ici, nos princes n'ont point 
été incités à faire publier un pareil ouvrage, ou du moins à en 
encourager la publication par des souscriptions suffisantes. 

L'esprit d'association , si fertile en beaux résultats , et qui 
semble , de jour en jour, s'étendre au profit des entreprises uti- 
les , a suppléé, autant que le permettent les efforts des particu- 
liers, & ce que le gouvernement eût dû faire. Il y a lieu d'eft- 
pérer que d'heureux résultats couronneront les efforts que plu- 
sieurs capitalistes font pour donner à la France un monument 
littéraire qui lui manquait, et qui, s'il n'a pas la richesse qu'us 
souverain eût pu lui donner, en aura du moins l'utilité. 

Si le gouvernement eût fait publier un pareil travail, il n'edt 
pas manqué d'imposer un chef à cette entreprise, et peut-être ce 
chef n'eût-il pas été l'homme le plus convenable. L'intérêt choisit 
mieux que l'autorité; il ne connaît point de cabales ni de cot- 
teries ; il prend les sujets qu'il croit les plus profitables à ses 
^ues ; ce n'est donc pas à la protection que les auteurs de l'ou- 
vrage que nous annonçons doivent d'avoir été choisis ; c'est 
qu'on les a crus les plus capable^ de ceux qui pouvaient se li- 
vrer à ce genre de travail. Effectivement, M. Deslonchamps, 
chargé de la Phanérogamie, est connu par deux éditions d'une 
Flore de France estimée ; M. Persoou , par plusieurs ouvrages 
sur les champignons , dont la réputation est européenne ; M. 
Gaillon , par des travaux importans sur les algues , et antres 
hydrophytes ; M. de Brébisson, par de bonnes publications sur 
le^robusses, etc. On voit donc que les propriétaires de la Flore gé- 
nérale de France se sont assurés de gens propres à exécuter 
l'important travail qulls ont entrepris, et que le public peut 
accorder tonte confiance à l'ctutre qui va sortir de leurs maint. 



^38 Boumique. iri75 

, Jusqu'iei , quatM Fk>res de FMmM ont M jmbliiit; k pre- 
mière, due à M. De Lamarck, ei d'aprài la aiétliode éMtk(h- 
tomique, eut assez de succès pour qu'une seconde édition |^ qui 
porte les noms de De Lamarck et de De CandoRe, mais qui est ré- 
ellement de ce dernier, et qui forme aujourd'hui six gros volâmes, 
devînt nécessaire. Cette seconde édition , suivant la méthode 
naturelle, est certainement la Flore la plus complète et la phis 
estimée , à juste titre , de toutes celles que nous possédons. Le 
troisième ouvrage sur les plantes de FVance , est cehii que M- 
Loiseleur Deslonchamps publia en 1806, sous le titre de Flora 
gaUica, et dout il vient de donner ( i8a8) une seconde édition 
plus ampW et enrichie de beaucoup d'espèces, avec 3i plan- 
ches. EuEn, M. Doby a publié le premier volume dTune 
autre Flore française , sous le nom de Sotanicon gaïticum , 
qui est Tabrégé de la grande Flore française de M. De 
Candolle. Mais aucune de ces Flores n'a de figures , ce qui 
1 aissc souvent le lecteur dans Vimpossibilité de décider quelle 
plante il a décrite , surtout si elle présente beaucoup d'analogie 
avec des espèces voisines, ou des caractères difficiles Prendre 
par des phrases botaniques, tandis que le dessin les fait recon- 
naître avec facilité. On sait que ce n'est qu'à l'aide de figures 
qu'on évite la confusion des espèces , qu'on distingue exacte- 
ment celles qui sont douteuses, et qu'on peut établir les carac- 
tères des genres d'une manière non équivoque. C'est en botani- 
que surtout qu'il faut parler aux yeux. 

On ne saurait doue trop applaudir à Tidée de nous donner 
une Flore de France avec figures , qui mettra la connaissance 
de nos richesses végétales à la portée de ceux qui apprennent , 
et qui servira aux botanistes mêmes à distinguer avec certitude 
des végétaux qui faisaient leur désespoir par leur cloute et leur 
difRpuUé. Si le gouvernement eût publié cet ouvrage , il Teikt 
orné de figures , d'un format in folio , avec tout le luxe qu'on 
^doone aujourdliui à l'Iconographie végétale dans plusieurs ma- 
gnifiques traités; mais des particuliers n'ont pa» les trésors d'un 
état à leur disposition, et voulant être utiles et se metti^ à la 
portée du plus grand nombre de bourses possible, ils ont pré- 
féré le format in-9^ , qui sufdt pour représenter beaucoup de 
jflan^s de gnandeur naturelle, oujau moins une, portion sufG.- 
aante des plus grandes poitr les faire bien reconnaître. Les des* 



tins de ces plantéi sont faits par U* Poit^au, aussi habile des- 
sinateur que savent botaqîsteyCt par M. Duméxùl, peintre 
d'Uisroire n^turellç ^ et l'un des actionoaiFcs de Tentrcpriae , ce 
qui est une garantie assurée de l'intérêt qu'il portera à cette 
partie si importante de l'ouvrage; ils ne laisseront rien à désirer. 
Les planches seront au nombre de i5 à i9 cents, et représen- 
teront presque Soutes les plantes de France; seulement, lors- 
qu'eltes n'ofljriront qu'une légèrç différence dans les feuilles, etc. , 
.on se ooBteniera de figoMr cette feuille, etc. Souvent une plan- 
che contiendra plusieurs plantes , surtout en crrptogamie , 
ktfsquei eur peiit Toinmelo permettra. 
L'auvragesera lîisposi suivant la méthode naturelle, d'après une 
meMlification présentée p<ir MM. Loiseteur et Marquis, qui , au 
rlieu de choisipponr division des classes l'insertion des étamines« 
.aouvent si difficile k reeennatttx) , y substituent la supériorité ou 
Vifi/ériorité de Tovait^e, qui s'apprécie avec une grande facilité. 
Les genres et les espèces sei-ont caractérisés et décrits d'après 
Jf0l^«/v (et qon compilés , comme le font quelques prétendus 
.boAaniiates qui croie»! avoir publié la collection des plantes de 
Franee)» avoç les détails historiques, littéraires , scientifiques et 
d'érudition qu'elles comportent, oe qui A;ra de cette Flore 
une véritable histoire des plantes de France. La Flore générale 
sera publiée par livraisons; chacune d'elles contiendra la 
planches coloriées , avec deux feuilles de texte correspondant , 
et paraîtra de mois en mois, et même à des époques plus rap- 
•proolûies, lovhque IWvrage anra pris Valiltre quSl doit avoir. 

9éja trois llwaisoos de k Flore générale ont paru, renfer- 
•mai* S6 plafiMies coloriées, qui pcirvent donner l'idée de ce 
i^ppe^icra l'ouvrage» Le testte est bien traité, et les figures dcssî- 
nèis el coloriées tfvec exactitude; phis on ira et plus cette der- 
idève partie pk^evta par les soins que les auteurs et les proprié- 
taires mettront à ^n exécution. La première livraison , la se- 
conde, clii«K>plirfie de la troisième, contiennent la famille des 
AeUébovaeées , et les Kenoncnlncées finissent la troisième. 

Bans un prodiain extrait , nous nous occuperons , sous le 
Tappovt bolaillqtie, de Vexéentîon de cet ouvrage. En annon- 
^atie dVttm» livraisons, nous mentionnerons les espèccâ nou« 
iMlis qiiHl nmfcntie. M^aat. 



/»'.;\i.'vo: .-.* ■ 'j /' -i^ ', ''•^'- - » 



«■•• . » '-i I ' ', • »i • 



a4o B&kmique. 

176. NonziA soPKA pocm mMr%j etc. — Notice sar un petit 
nombre de plantes à ajouter au prodrome de la Flore de 
Rome; par madame Elisabbtta Fiobihi. (6fom. arcad. 
discien%êy€tc,;m}À 1823, p. 161.) 

Le nombre des espèces trouvées par madame Elisabetta Fio- 
rinl dans les environs de Terracine, ^ monte à une trentaine , 
dont plusieurs sont des plantes très-communes et presque cos- 
mopolites. QuelquesHmes croissent duis des localités spéciales , 
dans les eaux douces comme les Potamag^ian, Eippuris^Sitarge^ 
nium, etc.; d'autres sur les bords de la mer, comme les Cheiram— 
t/ius liUoreus, Cakile maritima, Ambrosia marUimay SUene ni- 
cώnsis, etc. Parmi celles qui nous cmt paru les plus remarqua- 
bles sous le rapport dt la localité, nous citerons le Campamuia 
diffusa Vabl, ou C.fingiUs CytiWo pi. rmr. tteep. fasc. a. tab. II. 
Cette plante croit abondamment sur la montagne de Gaète. Les 
Tordjrlium apuiuM, Heiianthenmm lae\fipes et Loius ereikus sont 
aussi très -communs sur les bords des chemins prés de Ter- 
racine. Le Sida abuiUon L. croît en abondance dans les marais 
Pontins. Cette espèce originaire des pays inCertropicaux est de- 
venue tout-à-fait spontanée en Italie. G . . . v. 

177. BoTAKiCAL Magazine, etc. — Nouvelle série; par W. J. 
Hoo&Ea. N* VII, VIII et ix ; juillet-septembre 18*7. (V. le Bul- 
letin àe 1829, n*» 55.) 

» 

^'jl^i, Zygopetahn Mackaii. Belle Orchidée , migiaaire du 
Brésil , et constituant un nouveau genre qui est très-ramaïqua- 
ble par ses pétales soudés à la base, et par la sîngilHèM struc- 
ture de son anthère. Voici les caractères assignés à ce geoiv qui 
appartient à la division des Ordiidées, à anthère terminale, no- 
bile, caduque, à masses polliniques céréacées:«Pei0i^ aequalia 
subrecunda , erecto-patentia , basi conoata. LabeliÊun explana- 
tum apice emarginatum, disco tuberculo magoo; basi inferiore 
obtuse calcarato. Cuhmnaz^ietK^Jnihera ovata, compressa, ca- 
liciformis, disco subtus afllxa: loculis duobus subbivalvibus. 
Massœ poUinis duae, ad basîn inaMpialiter biloba» basi glandu- 
losae.»— 2749. 2750. Caryophxlhu aromaticas h, Denx planches 
sont consacrées aux détails botaniques du giroflier, et le.Ittle 
renferme une histoire complète sous tous les rapports, quoique 
•ttccincte^de cet arbre prédeux.«««97Sf«a75a47dS(UnMv/Mlff«i7» 



Botanique* ^^t 

M. Hooker nomme ainsi une belU plante dioïque de la famille 
des Cncurbitacées , dont l'individu femelle avait été décrit par ' 
Smith , dans l'ancienne série du Botanical Magazine , tab. a68i, 
sous le nom de Feuiltœa pedata. Des graines de cette plante , 
originaire de la cote de Zanzibar en Afrique , avaient été en- 
voyées de l'île de France , à M. Hooker et à M. Delile de Mont* 
pellier, par M Bojer, qui avait indiqué la création de ce nou- 
veau genre sous le nom de Joliffia, En adoptant le noiyireau 
nom de Telfairiay M. Hooker ne s'est donc pas conformé à l'in- 
tention de l'auteur y et ce changement de nom a été d'autant 
plus nuisible à la science que M. Delile a publié à la même 
époque la description du Jolijfia^ dans le V volume des mémoi- 
res de la Société d'Histoire naturelle de Paris (i) — !i753. Sida 
pulchella Bonpl. Jardin de IVayarre, tab. a. — 2754. Acacia penni^ 
nervis Decand. Prodr. v. a , p. Ifii, — 2755. Gongora speciosa. 
Orchidée formant le type d'un genre nouveau auquel l'auteur 
impose les caractères suivans : « Peiala 3 exteriora patcntis- 
sima subuniformia y a in teriora minora. Columna elougata. La- 
beilum pedicellatum, varie appendiculatum. Massœ pollinis % ^ 
pedicellatae. » L'espèce est parasite sur les troncs d'arbres, dans 
la province de Bahia, au Brésil. Ses fleurs sont très -grandes , 
et d'une belle couleur jaune orangée. — 1756. 2757. Myrisiica 
officinaUs L. L'histoire complète du muscadier se trouve dans 
cet article , auquel sont annexées a planches représentant un 
rameau de cet arbre , et les détails analytiques de son fruit. 
— 21758. Ceratiola ericoides^'ULKcYï, Flor. bor. am. v. a, p. aaa. 
— 2759. Sida /7fo//i>Ortega. Dec.p.65. Le SidagrandifoUa deWill- 
denow et du Botanical Register, tab. 36oy est synonime de cette 
espèce. — 2760. Dorstenia ceratasanthes. Cette espèce avait déjà 
été figurée dans le Botanical Cabinet y tab. 1216. M. Hooker «1 
donne une description très-détaillée , et une excellente figure. 
Elle a fleuri dans le jardin de Liverpoo1,au printemps de 1826; . 
mais on ignore la contrée d'où elle est originaire ; par son feuil- 
lage , elle a de Faffinité avec le Dorstenia arifolia. Sou récepta- 
cle est divisé en 2 lanières linéaires, acuminées et laciniées sur 
leurs Bords , structure qu'on n'observe dans aucune des espèces 
connues.-276 1 . Gnidia iomentosa Thunb. Flor. oap.vol. i , p. 38 1 .- 
2762. Tùiipa steiiaUt, Nouvelle espèce qui a été envoyée des Indes 
(i) T. le Bulletin , T. XII , n"" 1 80. 

B. Tou XYL 16 



^2 Botanique. 

orientales, par le D' Wallicli , sous le nom de Tulipa Clusitma ; 
mais elle cq diffère beaucoup^ selon M. Shepherd , quoique ses 
caractères ne soient pas faciles à établir. Voici ceux qui lui sont 
s|ssi(^ncs par M. Hooker : « Tuupa stellata ; foUis linrari-lan- 
ceolatis subconvolutis glaucis , petalis lauceolatis obtusîs pa- 
tentissiniis, tribus extcrioribus longioribus, filamentis aequalibiis 
glabris, pistillo staminibus breviore. » — 2763. Calj-pso boreaiis, 
jSalisb. Parad, Lond. 89. — 2764. Octomeria graminifoiia Broyra 
in Uott,Keiv, éd. a. v. 5. p. 21 1. —2765. TrLxis auriculattt.CeiU: 
plantCi qui appartient à la famille des Synanthorées , a été cul- 
.tivée au jurdiu d*£dinbourg, et M. Graham Ta décrite dans le 
Nc(\' Journal 0/ science de Jamesou, 1827, p. 38;, sous le nom 
de Peniicùimbrasiliense.'^%'j66, /usticia vcnlricosa. Nouvelle es- 
j>èce originaire de Chine , d'où elle a été appoHée au jardin de 
Calcutta par M. Reeves. Enfin , M. Wailich l'a envoyée, en 
.i8a5, à MM. Shepherd de Liverpool. Cette espèce est voisine du 
J.Ecbolium, ayant Képi accompagné de semblables bractées; 
mais elle eu diffère suflisamment par sa structure florale. 
Voici sa phrase spécifique: « J. ventaicosa. Fruticosa^ foHis 
obiongo-ovatis integerrimis glabris, spicis oblongis, bractcis 
imbricatis rotundatis venosis, coroUis biiabi^tis, labiis veno- 
sis y labio superiore ovato subintegro , inferiore trilobo. • 
— «767. Evonjmus echinata Wailich. Flor. ind» v. a. p. 410. L'E- 
vonymus scandons de Graham in Jameson's Edinb. Jotan, 1827 , 
jf, 386, est synonime de cette espèce. — 2768. H^itherinçia mon-- 
tana DunaK Solanum montanum L. — 3769. Asamm canatiense 
Mich. Flor. bor.am. v. i. p. 379. G. . . h. 



178. BoTANicAL Rboktbb, u^ clii à GLiv; cet. à dec. 1827. 
Londres. Voy. le BMeîin ; Tom. XVI , n* 56. 

. 1096. Lttpinus pofyphjllus* Nouvelle espèce trouvée dans le 
nord-ouest de l'Amérique, par M. D. Douglas. Elle est herbacée , 
.yivace et se rapproche des Lupiniu percnnis et Nootkatensii , 
mais elle est plus grande dans toutes ses dimensions , et ses fo* 
liolés,au nombre de 1 1 à iS, sont lancéolées. Il y a encore quel- 
ques diflërences dans la structure du calice et de la corolle. 
M. Lindley fait observer, à l'occasion de cette plante, que son 
iAfloreflceoce présente uu exemple très-frappant en faveur de la 
théorie suivante 1 savoir : Que tous les organes d^une pianu ont 



réeOement Pmsêriion aUerne et dans une direction spirale autour 
de la tige ou de Vaxe commun, lors même que ^insertion enpa^ 
raisse différente.'-^ lO^T^Ehretia serrata Roxbui^hetWallichs 
Mhretia pjri/olia Don Prodr, FI, nepaL^-^ 1098. Pkctranthus 
australis BroMm Prodr. Flor. Nov, HolLp. 5o6. — 1099. Calotham^ 
nus viliosa BrowD. in Hort. Kew. v. 4- p* 417* -^ la suite de cet 
article est une note qui décide la question sur la patrie du 
Geum coccineum figuré à la pi. 1088. M. Smith ayant comparé 
l'échantillon recueilli par Sibthorp, et la figure 485 de la Flore 
grecque avec la plante maintenant cultivée dans les jardins 9 
s'est assuré que c'est eflectivement la même espèce. D'un autre 
côté, il n'y a pas de doute qu'elle ait été rapportée du Chili ^ 
reste à savoir comment elle a été trouvée dans cette dernière 
contrée. — i\oo Clarckiapulchella Pursh Flor.amer. i. a6o tab. 
II. Cest une des plus jolies plantes d'ornement dont les 
jardins d'Europe se soient enrichis depuis quelques années. 
I^ couleur vive , les formes remarquables , nous dirions 
même la bizarre élégance de ses fleurs, la facilite avec laquelle 
on peut la cultiver , lui font présager la fortune du Coreopsis 
tinctoria. On nous assure que cette plante est maintenant très- 
abondante dans les jardins d'Angleterre ; elle n'a pourtant pas 
encore été introduite à Paris ! — i loi. Amphodus ovatus. Cette 
plante , originaire de 111e de la Trinité 9 appartient à la famille 
des Légumineuses 9 tribu des Phaséolées, où elle foime uu 
genre nouveau, voisin du Dolichos, et surtout du Dolichos ruc- 
her de Jacquin , qui est maintenant ime espèce de Dioclea, Af . 
liodley donne ses caractères génériques, et exprime en outre ses 
différences d'avec les genres établis aux dépens de l'ancien genre 
Dolichos, — ijoa. Ferbena paniculata Lamck. Encyclop. 8. p. 
548. — I io3. Jacaranda tomentosa : « Foliis bipinnatis tomento- 
sis : folioKs ovato-rhomboideis aculis, calycibus corallisque pu- 
bescentibus. » Cette nouvelle espèce est- originaire du Mexique. 
C'est un arbrisseau fort élégant, à feuillage bipinné, et à 
fleurs d'un rouge foncé, ayant la forme de celles des Digitales. 
Le Pollen offVe une structure singulière : chaque grain, quoi- 
quesphérique , est ceint de trois cotes qui le font paraître pres- 
que trigone.-* x 104. Malachadendron opatum Cavan. Dissert. 5. 
3oa. f. a.— 1 xo5. Âosa Banksiœ. Variété à fleurs doubles et jau- 
nâtres | d'une espèce onipaaire de Chine ^ et maintenant asseï 

t6. 



^44 Botanique. N^ 1^8 

répandue dans les jardins d'Europe. — 1106. Tulipa montana 
Lindl. Cette belle espèce est priginaire des montagnes de 
Perse (i). Elle appartient à la section des Tulipes, où les bul> 
bes sont recouvertes de tuniques laineuses. La couleur de ses 
fleurs est d'un rose vif. — 1 107. CoîUnsia grandiftora. Espèce nou- 
velle, remarquable, ainsi que son nom l'indique, parla gran- 
deur de ses fleurs dont la corolle est tricolore. Elle est origi- 
naire des bords de la rivière Colombia , où elle a été récoltée 
par M. Douglas. M. Lindiey expose les caractères qui distin- 
guent cette espèce de ses congénères , et , à cette occasion , il 
rectifie ceux qui avaient été donnés pour les CoUintia verna et 
parviflora, — 1108. Maurandia Barclayana Lîndl. « Corollâ 
fauce hiante,calycibus glanduloso-pubeseentibus.» Espèce nou- 
velle , qui a pour patrie Mexico , d'où M. Robert Barclay en a 
envoyé des graines. M. Lindiey a observé une particularité 
très-remarquable dans la structure du test des graines de cette 
plante. Ce tégument se divise en lobes comprimés, nombreux et 
très-inégaux : si l'on divise verticalement un de ces lobes, et qu'on 
l'observe à un fort microscope , on y voit un lads d'oi^anes 
qui ont l'apparence de vaisseaux spiraux qui partent de la sub- 
stance intérieure du test , et se dirigent vers le sommet de ses 
lobes. Mais comme il est contraire à l'expérience de trouver des 
vaisseaux spiraux ainsi disposés et constituant la totalité de la 
substance du test d'une graine,M. Lindiey a examiné plus minu- 
tieusement la nature de ce tissu , et il a vu qu*il était composé 
d'une sorte de cellules, qui , jusqu'ici, n'ont pas été décrites p«ir 
les phytotomistes. Elles varient de grandeur et de forme; les plus 
petites sont presque rondes ; les plus grandes possèdent toutes 
les formes intermédiaires entre la sphérique et la îw&xîorme^ 
M. Lindiey n'a pu voir le tissu des petites cellules, mais il 
s'est assuré que celui des plus grandes était composé d'un ré- 
seau de filets spiraux croisés et entrelacés, réunis entr'eux par 
une membrane (a). Il donne à cette ^orte de tissu , dont les 

(f ) Nons croyona ponvoir rapporter ii cetic etpèce ob« TaUpe recMil- 
lie dans les envircmt do mont Sinaî en Arabie, par M« Léon De La* 
borde, et qa*il a eu Tobligeance de noos conmvniqner (O. . .n). 

(1) L'obtervation de M. Lindiey sur la atfucture propre des cellulei 
de ce tiaso, ne laÎMe ancnn doute lur leur nature organique. D'aprèa le 
reite de la description on strait porté à conaidérer ces organes comme ana- 



Botanique, ^4S 

fonctions sont inconnues , le nom de tissu cellulaire réticulé 
(reiieuiated ceiiular iissué). A la suite de cet article, est une note 
sur XAmpkodus ovatujf précédemment décrit (n® iioi), où 
l'auteur expose en détail la structure du fruit et de la graine de 
cette plante. D*aprés ces détails, les différences entre YJm- 
phodus et le Dioclea , sont plus grandes qu'on ne le pensait. -— 
1109. Lupùitts bicolor. Nouvelle espèce, rapportée des environs 
de la rivière Colombia par M. Douglas, et qui se fait remarquer 
par ses fleurs dont Fétandart est blanc, tandis que les ailes sont 
d'un beau bleu. — 1 1 10. Gesneria Douglasii, Cette belle plante , 
originaire de Rio-Janeiro , a déjà été décrite et figurée dans les 
Transactions de la Société dHorticulture ; T. vu (oct. 18^6). 
Le G. vertîciiiaia du Botanical Magazine, n** 1776 (oct. 1827), 
est un double emploi de cette espèce. A la suite de cet article , 
M. Lindley indique la formation de deux nouveaux genres 
sous les noms de Codonophora et de Pentnraphia; le premier 
est fondé sur le Gesneria tomentosa L., et le G, prasinata Bot. 
Aeg. n° 438; le second a pour type le G» ventrivosa de Swartz. 
— 1 1 1 1. Cyanelia odoraiissima Lindl : • foliis ensiformibus, ra- 
ceroo coraposito multifloro, pcrianthii laciniis subaeqnaliter 
patentibus. »' Espèce originaire du 0ap de Bonne-Espérance, et 
remarquable par l'odeur forte de ses fleurs et leur couleur 

rose qui passe au bleu-pâle ma. Sinningia guttata. C'est une 

nouvelle espèce d'un genre fondé par M. Nées d'Ësenbeck , 
et qui ne se composait originairement qued'une seule plan te nom- 
mée 5. ^e//m. M. Lindley en décrit ici 3 nouvelles sous les noms 
de S. guttata, velutina et villosa, — n 1 3. Brachystelma spatuUi- 
tum Lindl. : • fuliis spatulatis obtusis , coroUae laciniis tubo 
duplo longioribus. » Cette nouvelle espèce, d'un genre de la 
famille des Asclépiadées , a été importée du cap de Bonne-Es- 
pérance en i8a6. — 1x14. Cotencastermicrophylia, M. VVallich a 
envoyé du Napaul cette nouvelle espèce qui forme un arbris- 
seaA très-élégant par son feuillage et par ses fleurs nombreuses 
d'un blanc-rosé. L'aspect de cet arbrisseau ressemble, dit M. 
Lindley , à un groupe de diamans sur un lit d'émeraudes. 
— 1 1 1 5. Acacia impessa.^pècede la section des Phy Uodinécs de 

lugnct ans raphiées de M. De Candolle. On «il que M. Ra«p«il regarde 
otaeorpe comme dea crittanx de divers aela oalcairea , et qu'ils ou t été 
olMtrvéa dans Ua graina du TMigonmm Cynocrambc ^r M. Delile (O...1O 



^46 Botanique, 

De Candotle, originaire de la Tfouve1le-Ho1Iatide,et ainsi carac- 
térisée : « A. phyllodiis lanceolatis utrinquc acuminads subfai* 
catis marginatis pennivenits, antice uniglandulosts, capitulis 
racemosis , floribusqiiinquefidts. » — 1 1 16. Convohulas albtt^^ 
nius. C'est une des plus belles espèces de l'immense genre des 
Liserons ; elle est native de la baie d'Algoa , où M. Forbes ea a 
recueilli des graines. Voici sa phrase caractéristique : t C. fo- 
liis subrotnndo-cordatis subrepandis : vents subtus elevatis la- 
nuginosis, fioribus solitariis foliis multo longioribus , caule fru-* 
ticoso tuberculato. n G. . . ir. 

179. De plantxs ik expeditiozib s»sculatobià RonàirzomuijL 
oBSE&vATis ; auct. Adelb. db Cbamisso et Died. de Sgklbgx- 
TBNOAL. {Idnnœa ; janv. p. i; avril, p; izS, i8a8.) V. le BaiL^ 
Tom. XIV, n° 3o6. 

Les auteurs continuent la publication des plantes recueillies 
par M. de Chamisso, durant l'expédition scientifique entreprise 
aux frais du comte Romanzof. Ils y ont aussi compris les es- 
pèces rapportées du Brésil par M. Sellow. Nous croyons utile 
de transcrire ici les phrases caractéristiques des espèces nou- 
velles, et quelques détails plus étendus sur les genres nouveaux. 
D*un autre câté, nous supprimons Ténumération des plantes 
déjà connues. 

Famille pes ScEOPRULAniiriES. RusscUa alata ; caule quadrati- 
gulari alato piloso , foliis oppositis ovatis acuminatîs in petio- 
lum alatum decurrentibus pîlosis, pedunculis axillaribus soli- 
tariis (Brésil équinox.). — Stemodia philippensis; pubescens, 
foliis pseudo - oppositis petiolatis lanceolato - ovatis utrînque 
acutis argute serratis basi integerrimis, spica terminali multî- 
flora , calycibus ebracteatis. ( Ile Luçon.) — St hyptoïdet ; pu- 
bescenti-hirsuta , foliis oppositis (et tematis) ovato-lanceola- 
tis argute dentalis, inferne angustatis, et basi aurîculata am- 
plexicaulibus etintegerri(nis, spicis terminalibus densifloris pa- 
niculatis, calycibus bibracteatis. (Brésil mérid.} — St. stricUt; 
viscoso-pubescens, foliis obovatis acutis dentatis inferne angus- 
tatis et basi subdilatata sessilibus et integerrimis , inferioribiis 
oppositis, superioribus ternis, spica terminali verticillata, caly- 
cibus bibracteatis. (Brésil équinox.) — Gbocrobda, genre ntm*- 
veau établi sur VHerpestes gtechomotdes Spreng., piaule du 



Botanique a^^ 

stl , qui reçoit le nom de G. cuneatn. Voici les caractères gé- 
nériques NCalyx 5-partiliis sequalis. CoroUa infundibnliformisy 
limbo siibaeqtiali 4-partito. Slamina 4 sitbaeqiialia breviter ex- 
serta; antherae oblongie, bilociilares, locnlis oblon^^is medifixis. 
Cnpsiila calyce persistent!.' inclusa, bilocularisy loruHcide-dehis-^ 
cens; dissepimontiim e valvarum margine involttto ; spermo- 
phorum centrale stipitaturo. — Gemrdia communUi annua, 
glabra» foHis linearibus cartilagineo-niarginatîs, floribnssab- 
Hcssilibiis, laciniis calycinis elongatis capsulam emargînatani 
obliquam superantibiis. (Brésil.) — G. linarioldes ; perennis, 
glabra, foliis linearibus, flortbus pedunculatis ^ dentibns caly- 
cinis acuminatis, capsula emarginata subobltqaa iirevioribus. 
(Brésil mérid.)— C^geniitifotia; perennis, scabriuscnla , folîis 
lanceolatis acntis tripHnerviis margiiie scaberrimis, floribus pe^ 
dunculatis, dentibns calycinis brevibus latis acuminatis. (Bré- 
sil mérid.)— G^ brachypfylla ; frulicosa, gUibra, foliis parvis 
anguste lanceolatis mncronulatis/ floribus pedunculatis, denti- 
bus calycinis brevibus acutis, capsula ovoidea brevioribut. 
(Brésil éqninox.)-^ (y. ^/r/r/MÂe/^fff; fruticosa, racemo subsim- 
pHci paucifloro folioso , foliis anguste lanceolatis acutis in pe- 
tiolum angustatis. (Brésil équinox.) — G. cœsarea; fruticosa, 
racemo composilo multifloro folioso terminali, foliis linearibus 
acutis basi angustatis pseudo-fisciculatis. ( Brésil équin.)«— iVbr* 
thenia Thouarsii; sous ce nom, les ailleurs réunissent les Tbre- 
nia pedunculata et T. vcronicifotia, Willd. ( Brésil , Madagascar, 
île de France.) — Beyeicbia; genre dédié à Ch. Beyrîch , jardi- 
nier qui a rapporté beaucoup de plantes du Brésil. Voici se^ 
caractères : Calyx profundè 5-partitus, laciniis inaequalîbus, 
postica minima , dnabus lateralibus quam anticse majoribus. Co- 
rolla tubulosa bilabiata , labio utroquc integro. Stamina 4 po»* 
teriora , 1 feriilia exserta, anterioria sterilia inchiso. Stylus 
apice incrassatus, stigmate cupuliformî terminali. Capsula bilo- 
cularis, bivalvis, septicide-dehiscens, spermophoro cQitrali dc- 
mum libero. Semina numerosa scrobiculata. B, ocymoides ; flo- 
ribus solitariis axillaribus oppositis spicatts calycibns tribrac- 
teatis. (Rio Janeiro.) — Glossosttlis, genre nouveau ainsi 
caractérisé: Calyx campanulatus , 5 fidus, laxus. Côrolla e tubo 
brevi campanulata, insqualis, limbo infeme porrccto. Stamina 
4 didynama. Anther» cordato - rcniformes , loculb oppositis. 



d48 Botanique. N^ 179 

Stylus incurvus, stigmate lanceolato-cochleati uncinato-recur- 
vato. Capsula bilocularis , bivalvis , loculicide dehiscens , disse- 
pimento demum libero; spermophorum lanceolatum dissepî- 
inento adnatuniy axi brcvitis. Scmina copiosa, obconica, ^rst- 
cilia, tenuissima, scrobiculata. — G. aspcra; floribus axillaribiis 
subsessilibus y calycibus bibracteatis, pilis articulatis hispida et 
asperifolia. (Rio- Janeiro.) 

Famille des OacHioiiEs. Orchideœ arcticœ, par M. Cha- 
mlsso seul. Orchis latifolêa L. var. Becringùma ; lacinib calyci- 
nis acutis subulatis. (Kamtschatka et Unalaschka). — O, katïïUs^ 
chatica; tuberibus fusiformibus indivisis (?) caule folioso^ 
foliis laliSy bracteis inferioribus germine duplo lougioribus, 
labello longitudine laciniarum cuneato trilobo, lobo iotennedio 
breviori obtuso, calcare dimidia labelli longitudine, cyltndrico, 
antrorsum uncinato. (Kamtschatka.) '•^ Habenaria boreaUs; 
caule folioso, spica cylindiica, bracteis erectis flores superan- 
tibus, calcare dependente germine paulo breviori, labello in- 
diviso obtuso patente longitudine laciniis comparibus. ( Una- 
laschka.) — H, Schischmareffiana ; foliis subradicaiibus sub- 
duobus basi angustatis apice rotundatis, labello integcrrîmo 
obtusp lacinîas haud superante, calcare germine paulo breviori, 
dependente, antrorsum curvato (Ibid.) : voisine de V Orchis bi- 
foUah, — H, C/iorisia/iai foins subradicaiibus, duobus ovatls, 
labello integerrimo obtuso laciuias haud excedentes calcare 
scrotîformi. (Ibid.) — Spiranthes Romaiizqffiana ; foliis lanceo- 
latis acutis, caule glabro, spica densa polysticha ovata puberula, 
bracteis foliaceis flore longioribus erectis, floribus tubulosis 
obliquis horizontalibus, labello obtuso laciniis breviori. (Una- 
laschka.) — Listera EschschoUiana ; caule bifolio, foliis oppo- 
sitis orbiculato-ovatis; racemo pubesccnte, laciniis calyciuis 
angustè lanceolatis acutis mox reflcxis, labello obcordato pa- 
tente, gynostemio elongato recto. (Unalaschka.) — Malaxis 
diphyllos; foliis duobus ovatisovato-lanccolatisve acutis laevibus, 
scapo triquctro, labello subrolundo acuminato, acumine laci- 
uias haud superante. (Unalaschka.) 

Famille oas Polygov kes. Polygonani Meisnerianum ; flori- 
bus 5-andrîs 3-gynis, capituUs subdichotomo-paniculatis, inflo- 
rescentias ramulis glanduloso-hispidis, caule basi tereti nervo- 
^e foliorum subtus retro-hispidis^ foliis utrinquc hirtcllis, 



Boiamque. ^4g 

- cordato-hasUtis , ex ochre» basi breviter petiolatis , ochreis 

petiolo longioribus erecto- hispidis truocatis breviter ciliatîs. 

(Brésil mérid.) — P. Bejrrickianum ; floribus 5-andris» B-gynis , 

capitulis subdichotomo-panicttlatis, iâflorescentias ramis glan- 

duloso-bispidîs, caulis hexagoni angulis, nervo foliomin subtus 

ochreaeque basi et nervis retro-aculeatisy foliis subsessilîbiis 

ocbreae basi insertis, cordatis, lineari-lanceolatis , aciiminatis , 

gUbris margine scabris, ochreis truncatis breviter ciliatîs mox- 

laceris. (Brésil tropical.) — P, virgaium; floribus 8-andris, 3- 

gyaisp calycibus eglandulosis S-partitis, staminibus inclusis, 

spicis subracemosis filiformibus , foliis angii&to-lanceolatis stri- 

goso-scabridis basi ocbreae insertis , ochreis strigosis longe 

seloso ciliatis intemodia subsequantibus. (Chili et Brésil mérid.) 

— P, diospyriJoUum ; caule patent im hirsuto , foliis subsessili- 

bus subcordatis ovato-ellipticis acuminatis , ochreis hirsutissi- 

mis ciliatis, spicis subpaniculatis laxifloris , floribas 4-andns , 

2«gynis, calyce 4*partitOy açhaBnio lenticulari lasvissimo, facie- 

brj ovatis acatis convexîs. (Brésil tropical.) — P. adenophfUum; 

floribus 6-8-andris semidigynis, calyce S-partito, staminibus 

ioclusis, spicis paucis terminalibus cylindricis confertifloris , 

pedunculis tcniiiter strigosb , ochreis cylindricis strigosis seto- 

so-ciliatis , foliis snbsessilibus inlra médium ochres insertis , 

lanceolatis acuminatis, subtus glasduloso-punctatis, nervo mar- 

gineque utrinque strigosis. ( Cap.) — P* aviculare L. var. mon^ 

ievidense; floribus saepissimè digynis; achaenio paulo minori, 

lenticulari, rarius trigono, la te ovato, acuto, fusco, nitente, 

subtilissimè obsolète punctato. — P, Paronychia ; suffrutico- 

sum , inflorescentia subcapitata , floribus axillaribus in apicibus 

confertis, roagnis, 8«andris, stylo germinis longitudine, stigma- 

tibus 3 filiformibus brevibus, acha;nio lanceolato triquetro laevi, 

foliis lineari-lanceolatis, margine revolutis, nervo subtus pro* 

minente canaliculato utrinsecus hirto , ochreis basi vaginanti- 

bus longitudine foliorum. ( Nouvelle Californie.) — P. htrpti- 

cji/71 ; suffrulicosum erectum, ramis junceis, floribus axillaribus 

subsolitariis parvulis 8-andris 3-gynis, foliis lineari-lanccolatis 

ncrvoso-striatis interdoniis a-4-plo longioribus , ochreis haud 

vaginantibus mediocribus multincrviis evane^centîb us, nervis 

setiformibus superstitibus. (Brésil mérid.) — Triplaris Utw 

rifolia ; foliis oblongo - lanceolatis acuminatis acutis penni- 



dSo Botanique. 

nerviis, imprëssionibus lotigitudinalibas nullis, spicU in sam* 
mitatibus terminalibus axtUaribusque folio miilto longiori- 
bus. (Brésil équin.) — T:salicifolia; foliîs lanccolatis actitis 
nec acuminatis pcnnincrviis, impressiontbns longitudinaltbus 
nuUis , racemis ramnios terminantibtis compositts difliisis folio 
brevioribus. (Brésil mérid.) 

Famille des Htpkrichtées. Fîsmea deeipiens; calycibiis 
opacis vittatis, pctalis 9 vîttatis, phalangibiis poly*(3o) andris 
calyce paulo longioribus, stylis longis, foliîs elliptico-lancco - 
latis ovatisve pellucido-punctatis, tomento teniiissimo démuni 
cuncscente. (Brésil tropical.) — K magnoUœfoiîa ; caljctbiis 
opacis vittatis, pctalis siib 5-vittatis, phalangibus po\y-(3o) an- 
dris, stylis longis, foliis ovatîs, basi subcnncatis pellucldè punc- 
tatis, tomento ubcrîori serius cancscetite. (ïbid.) — F.parvi- 
flora; calycibus pellucidis 3-nervibiis subpunctatis, petalis 
punctatts , phalangibus triaiidris calyce brevioribus , stylis lon> 
gis, foliis ellipticis nigro-punctatis , pilis sparsis. (Ibid.) — 
Hxpericum campestre; caiile fruticoso ramoso, foliis oblongîs 
basi attenuatis, teniiissimè pellucidè punctatis, cymis termina- 
libus aphyllis eglandulosis, laciniis calycinis angtistc lanceolatb 
longé acuminatis acutis , corolla brevioribus , capsula longio- 
ribus; staminibus numcrosis brevibus subliberis , stylis longio- 
ribus 5 discrctis divcrgcntibus. (Brésil mérid.) — H, myrian' 
thum; caule fruticoso stricto cor^'mbosè ramoso, foliis Hncari- 
bus obtusis glaucis pelIucidé punctatis, cymis terminalibus 
parvis et multifloris eglandulosis, laciniis calycinis latè lanceo- 
latis acutis, corolla dimidio brevioribus, capsulàm apquantibns, 
staminibus Ta sublibcris longitudine pctalorum, stylis libcris 
discretis. (Brésil mérid.) — H. tamariscinum\ caule fruticoso 
ramosissimo déliquescente, foliis semiamplecfenlîbus lanccola- 
tis acutis carinatis, marginé tnvolutis, subimbricatis, pellucidè 
punctatis; cymis terminalibus compactis mulli - parvîfioris 
eglandulosis; laciniis calycinis oralibus acutis, corolla dimidio 
brevioribus, capsulàm a^quantibus, staminibus 18 sublibens 
longitudine petalorum , stylis 3 discretis. (Montevideo.) — B. 
caprifoUatum ; caule fruticoso ramoso, folîis mcmbranace» 
deltoideo-ovatis connatis subimpunçtatis , cymis terminalibus 
aphyllis eglandulosis, laciniis calycinis angustè lanceolatis aot- 
tis, corolla brevioribus, capsula longioribus; staminibus nu. 



Botanique, aSt 

merosîs subliberis slylis longiorîbus 5 dSscrétis. ( Brésil 
inérid.) — H.cœspiiosum; cSiviWhviS e radice lignesceiite her- 
l>acels adscendentîbusque cspspitosîs, folîîs linearibus obtusis 
pellucidè- punctatis ^ cymis terminal îbus foliosis paucifloris 
eglandalosîs , laciniis calycinîs lanceolatis corolla brevioribiis , 
capsula longioribas, staminibiis sub 35 subliberis, stylîs bre^ 
iribus • dîscrelis tribus. (Cbîli.) — B, anagaîloides ; càule her- 
baceo humîfuso replante; folîîs 5-7-nerviis ovatîs obtusis tenuis- 
simé' pellucîdè punctatis, rynia termînali foHosa pauciflora 
eglandulosa; lactniis calycinis obovatis, corolla brevioribus 
capsula f staminibus iS-ao subliberis, stylis discretis tri- 
bus. ( Californie.) 

Famixle des YALimiAH^ES. Faleriana chamωryfolla ; caule 
fruticoso erecto, summitatibus pubescentibus dense foliosis^ 
(bliis ovato-lanceolatis grosse obtuse serratis , panicuUs strictis 
p3rramida]iboS| corolU^quinquefidis, staminibus incUisis. (Bré» 
sil central.) 

Famille ii!t& Orobanchées. Orohanche rossica; tubere nudo 
niulticauliy caule crasso simplici , squamîs ovatis obtuse mucro- 
natis, calycibus ebracteatis monophyllis subtrancatis» inaequa- 
liter 5 dentatis, corollae tubo brevi, labio supero fomîcato por- 
recto bifido, infero abbreviato subtrilobo , staminibus exsertis, 
antberis muticis glabris, stylo brevion , stigmate integro, brac- 
teis calycibus corolHsque ciliatis. (Ile de Chamisso.) — O.cali- 
Jbrnica; viscido-pubescens , caule simplici, floribus corymbo- 
sis , calycibus bracteatis campanulatîs regulariter 5-fidis, corol- 
la recta tubulosa ringente, labio supero piano, apicebilobo, 
infero trisecto, laciniis dissitis linearibus acutis staminibus ecal- 
caratîs; antberis sagiltatis rima villosis, stigmate orbiculari 
peltato. (Californie.) 

Famille des Capeieoliagées. Sambiicus ausfralis ; fruticosa, 
glabrà , foltis 5-6 jugis stipulâtes , floribus irymosis bracteatis 
pentagynis. (Brésil mérid. ; cultivé au Chili.) tf . . . a. 

i6o« PiiAHna aAAXft D'ÉcoasBjpar M. Geamam. {Edinb.phiL 

j<mm.; janv. 1896, p. 179.) 

Voici Tindication des plantes rares qucMM. Graham et John 
Home ont trouvées dans llle de Skye, la partie occidentale du 
Ross-Shire et le Sutherland, jusqu'à Caithne$s« 



dSa Botaniques 

Apargui Tamxaci; Arabis hispida, variété lisse; Luuiia ar^ 
cuata; A ira UevigaUiy vivipara; Cerastium laUfoUum, Sur des 
roches de quartz disjointes , près du sommet de Fonniven , 
ntontagne d'environ 3,ooo pieds d'élévation. Salix Stuartiana; 
Carex capillaris ; SerraUda alpina ; Arabis fUspida , variété 
poilue. Sur des roches micacées à Ben-Hope. U Arabis hispida 
abonde sur le Fonniven aussi bien qu'à Benna-Callich , dans 
rile de Skye, sur les pierres sèches. 

Carex Umosa, à Batcall-Moss , entre Loch-Juchard et Old- 
Shore. 

Carex puUa, sur le rivage méridional de Tcxtrémité orientale 
du canal de Crinan, et à Comisk, sommet du Loch-Scaraig, 
daiis l'ile de Skye. 

Malaxis paiudosa^ près d'un courant d'eau qui va de Ben-na- 
Callich à Loch-Slappen, à Skye, à environ le quart du chemin 
de la rampe de la montagne. 

Stachjrs ambigua. Cette plante abonde près d'Aird et à Uig, 
dans l'ile de Skye. 

Setula nana. Dans le marais bas situé entre Ben-Hope et 
Tongue, et au pied du Ben-Loyal. 

Aspidium dilataium. Variété remarquable à longues pinnules 
étiolées et alternes. Se trouve à Ben-Loyal, vers Tongue. 

Subtdaria aquatica. Dans Svrord-Loch près des confins du 
Sutherlaud et du Ross-Shire, et dans la rivière de Kerry, à 
Rerrysdale et à Gareloch. Le D** Woodfordc l'avait déjà vue 
dans cette dernière localité. 

Orobanche rubra , près de Spar-Cave, à Loch-Slappen, et siu* 
le rivage de Stenchall , dans l'ile de Skye. 

Circœa luietianay à Tobermorry, ile de Mull. Cette plante, 
qui appartient à la Flore britannique, se distingue facilement 
des variétés ordinaires à épais feuillage. £st-elle spécifiquement 
distincte ou non de la Circœa alpina} 

Primula scotica. En grande abondance dans les environs de 
Westfield, pi*ès de Thurso. 

SctUeliana gaiericulaia. Croit en abondance dans plusieurs 
parties de la cdte de l'Ouest, sur des monoeaux de gravier sec, 
au-dessus de la marque des hautes eaux , et même sur un mur 
de pierre sèche, situé au midi de l'entrée orientale du canal de 
Crînan. 



Botanique. â53 

Verùnlca offieinalU var. ngida. Sur les rochers du rivage , 
près de Portree, île de Skye. Jusqu'à ce qu'on puisse en.- obte- 
nir des échantillons en fleur , cette plante peut être consi* 
dérée comme une variété du F, officinalis^ quoiqu'il y ait beau- 
coup de raison de croire qu'elle forme une espèce particulière. 

l8l. NOHVHCLATUaK DBS PLAHTCS QUI GEOiSSXHT DAHS I.B DIS- 

TaicT Dx YoLOODA. (Ifovot Mogaune iestietivenmoï ùtorii, — 
Nouveau Magasin d'Histoire naturelle, n^XI. Moscou, nov. 
i8a6y pag. 207.) 

On doit cette nomenclature à M. Fortounatof , professeur au 
Gymnase de Vologda. Le nombre des plantes s'y élève k 443» 
et l'ouvrage a été revu par M. Strok, provisear ao même 
Gynmasey quia lui-même pris le soin de les dessiner presque 
toutes. 

i8a. Liste dis plahtes de la Floee de Moscou; par M. Maxi* 
MOViTGH. {Novoî Magazine iestiestvennoS istorii, — Nouveau 
Magasin d'Histoire naturelle, n^YH; Moscou « juill. i8a6, 
pag. ao3.) 

Pallasest le premier qui ait songea recueillir les plantes de la 
Flore moscovite , dans son Enumeratio plantarum qttœin horto 
Dni Procopu h Demidof Sfosquof vtgent: Petropcii^ 17^7 > 
in-8^; il a classé un grand nombre de plantes qui croissent 
toutes dans les environs de Moscou. En 179a, Stéphani donna 
^ine Enumeratio stirpium agri Mosquensis; mais l'ouvrage le 
plus complet et le plus exact en ce genre est celui de Martins : 
Prodromus Florœ Mosquensis ^ publié à Leipzig en 18 17. En 
181 3, M. Adams avait commencé à publier la Flore de Moscou 
et de St-Pétersbourg \ mais cette entreprise n a point vu le jour, 
et l'auteur n'était pas allé au-delà de la sixième classe. Plus 
tard, feu M. Goldbach fit imprimer dans le 5* vol. des mémoires 
de la Société des naturalistes de Moscou, son SpiciiegiiunFlorm 
Mosquensi*^f{\x\ renferme des observations du plus grand intérêt^ 
faites tant par lui que par M. Henning sur les végétaux du gou- 
vernement de Moscou. La mort prématurée de Goldbach a privé 
les sa^ans d'un grand nombre de faits et de remarques qu'il 
avait consignés dans son Enchiridion boianicum. 

M. Maximovitch qui, depuis plusieurs années, s'est partiel»- 



^14 Botanique. 

lièrement tdonné à la Botanique , reçut en |8a4 àt l'Université 
de Moscou, la commission de faire des recherches sur les produc- 
tions naturelles et principalement sur les végétaux qui croissent 
dans ce gouvernement ; pendant l'espace de trois ans qu*a duré 
son travail, M. Maximoviich a donné à la Flore moscovite 
toute l'extension dont elle pouvait être susceptible. Il .vient de 
publier la litie des pUntes phanérogamea, dont le aonbre s'é* 
lève à près de niilkyet il s'occupe d'en rédiger un recueil com- 
plet» qui aen publié incesîsaiiiment. La Bcience ne peut qu*étre 
trés-reconnaissante des efforts de M. Maximovitch pour régu- 
lariser le travail de ses célèbres prédécesseurs. A. J. 

|83. Stoua NATunAiA Dx vxoxvABnj GLAStincâTi ram VAvnjx. 
— « Histoire aatorelle des végétaux daa^ par fanûileSy aveo 
la citatHiii des classes et des ordres de Linné» et l'indica^ 
tion de l'usage que l'on peut faire des plantes dans les artSy 
dans le commerce , dans l'agriculture, dans le jardinage, 
dans ta médecine etc. ; le tout orné de dessins faits d'après 
nature, et un genre complet, suivant le système de Lin- 
né , avec des renvois aux ouvrages sur les familles naturelles 
de A. L. de Jussieu , de De Lamark , çt de B. Mirbel. 
Traduit en langue italienne, par M. D. À. Farixi, profess., 
avec Dote$ et addittons. Ton. IV, eah. 34 1 ; in-i6; pr. x lir. 
ital. Plaisance , r8a6 ; M ajno. 

^84* MoniricAsioiri ju> àogiuhtx ai.le KoirHULuaiux etc. — 
l^odifications et additions aux traités de quelques espèces de 
tulipes de la flore de Florence; par ËvcàvE de &bbqul. Flo- 
rence, ï8aa-a3. ( ^wro/cjg'.; n*** 83-84, nov. et déc. 18*7 j 
vol.XXVm,p. a^o. ) 

M. Reboul n'ayant pu , comme il en avait manifesté Tinten* 
tion, publier la description , l'histoire et les figures des tulipes 
qu'il avait indiquées comme spontanées dans les environs de 
Florence, n'a pas voulu différer plus long-temps à joindre 
quelques additions et opérer quelques changemens au catalo- 
gue qu*il a donné antérieurement. 

Il ne lui avait encore pas été possible, à Vépoqae où parut 
eet opuscule, de consulter la flore napolitaine du professeur 
Tenore/ et par conséquent il n'avait pu savoir que la tttU/Mi 



JUuiu était une variété de \siprœcox qui y e$t décrite. De plus, 
en iSa6, M. Fox Strangways, chargé d'affaires de S. M. Bri- 
tannique prés la cour I. et R. de Toscane , lui ayant communi- 
c|ué une tulipe qu'il avait trouvée dans les champs attenant à 
la maison de campagne de M. Baring hors la porte St.-Nico- 
las, cette tulipe lui parut être encore une variété de la prœcox. 
Il existe donc trois variétés de la tulipe prœcox qui peuvent 
être signalées par les noms de ceux à qui Ton en doit la dé- 
couverte. Voici les caractères de rcspèce et des variétés : 

TuLjpA pajscox. T. ( bulbo ertophoro ) sepalis exterioribus 
inajoribus extensis , interioribus obovatis , caule folia superaoti 
vel rarius subaequanti. 

• Var. TbAom y sepalis exterioribus ovatis planis acutissimis 
interiora valdè superantibiis, foiiis atro-viridibus. TuUpa prœ^ 
cox, Ten. fl. nap. vol. i /p. 170, n® 188,, tab. XXXII; nun- 
cjuam vidi charactcrem ex flora neapolitanà. 

ysLT.Raddiiy sepalis exterioribus ovatb planis acutissimis in- 
teriora valdé superantibus , foiiis glaucis. TuUpa Raddii Reb. 
tulîp. florent. propr. not. p. 5 , n^ IV. 

Var.iPbir/i^sepatta exterioribus ferè obovatis in teriorapaulo 
aapemntibuA , foiiis gtaocis. A prioribus valdé diversa. Jn prse- 
dîo D. Baring extra portam a S. Nicolao detexit Ci. Fox 
Strangways. 

Des observations postérieures à celles qui avaient guidé Tau- 
teur lorsqu'il publia son mémoire sur les Tulipes , l'ont porté 
à croire que la Tulipa Bonarotiana et la T, stranguiata doi- 
vent èum phitàt considéréet oomme des variétés d'une même 
ospèet, qœ comme deux espèoes distîoctas. Une troisième va- 
riété lui semble se trouver dans une tnlipe qui lui a été indiquée 
par M. Jos. Raddi , et de laquelle il n'a pas voulu faire men- 
tion avant de s'être assuré qu'elle était vraiment spontanée dans 
les environs de Florence. Cependant cette espèce et ses deux 
variétés peuvent être distinguées de la manière suivante : 

T\tiipa stranguiata^ (Bulbo glabro) pcrigonio sub apice cîr- 
cnlallm contraclo, sepalis exterioribus mujoribus ovatis acutis, 
interioribus obovatis abrupte triangulo-acumiuatis , caule sca- 
briuseulo pubesçenti. 

Var. Pîincepsi pcrigonio rubro, sepalis intus basi macula ni- 
ireicfiitc aureo liflabo cincta notatii. 



^56 Botaniftiâ. 

Ttilipa stranguiataKeh. tiilip. florent. propr. not. p. 6, niim. 
VI. Strangulatio perigonii maxima , pnecipue in flore clàuso. 

Var. Bonarotiana, perigonio vitellino, sepalis intus basi ma- 
cula atro-viridi notatis. Tulipa Bonarotiana Reb. loc. cit., p. 7, 
num. yil. 

Differt à priore sepalis exterioribus elUptico-ovatis , interio- 
ribus élUptico-obovatîs oiodice acuminatû. 

Liidentem promiscue flore luteo, liiteo- rubro Tariegaio et 
coloribus prioris observavi extra portam a S. Nicolao supra Bi^ 
corbolL 

Yar. negiectOf perigonto helvolo, sepalis basi macula atro-vi-- 
ridi notatis. 

Prionbus minor. Sepala exteriora vix acuta , inlerîora "vix 
acuniinata. 

Prope Majano, et extra portant a S. Niccoio in Gamberaja. 
Cette espèce se trouve pareillement dans les collines de Bolo- 
gne, où le professeur Bertoloni l'a observée en 1826, avec une 
fleur rouge , marquée de jaune« 

i85. Observations sua la famille des LiouM^Eusss et sur 
quelques espèces de l'Afrique centrale; par^M. R. Baowa. 
( Annal, des scien, natur, ; Tom. X ; fév, 1827 , p. 106. ) 

C'est un extrait de \ Appendice botanique du Txjfoge dans VA^ 
fiique centrale y dont le Bulletin a donné une analyse en 1826» 
( Foy, Tom. VIIÎ, n** 358.) 

186. Sua LES POLSATILLES DE LA MAECHE DE BaAMOBEOUEO BT 

sua LES Salix viMiHALis L. ct S. MOLUssiMA W. par Lascv. 
[Linnœa; avril 1828 ^ p. i63.) 

M. Lasch fait l'énumération des différentes formes de pulsa- 
tilles qu'il a observées dans différentes localités, et mêlées bien 
souvent les unes aux autres. Il indique 7 espèces ou formes dont 
chacune renferme encore une ou plusieurs variétés. Les diffé- 
rences que l'auteur trouve se fondent principalement sur les 
découpures des feuilles , sur la forme des pétales et la direction 
du pédoncule. Son travail tend plutôt à nous faire connaître la 
liaison intime qui existe entre les diverses formes qu*il établît, 
qu'à revendiquer pour elles les droits de véritables espèces. 

Les deux saules indiqués n'ayant point été distingues par des 



Botanique, iS^ 

cmractères bien tranchés , Taoteur le fait de la manière sui- 
vante : 

S. viminaUs L. ; foliis angustè vel Hneari-lanoeolatis repan- 
dulisbasi obtusiuscuUs subtus albo-sericeîs , pilis squamarum 
amcnli fœmineî gerroinc brevioribus vel longé id superantibus. 

S, moUissima W. ; foliis subangustè vel lineari->lanceolatis 
scrrulatis basi obtusiosculîs subtus subpubescentibus, pilis 
squama amenti ftsminei germineque brevioribus. 

187. BmcvimE, cskét £T if olaLAHns. 

On ne sait pas généralement que l'Irlande possède des varié- 
tés de la bruyère, du genêt et de l'if, très-différentes de toutes 
ceUcs qu'on a jusqu'à présent trouvées dans la Grande-Bretagne. 
UUiejt europœus d'Irlande croît plus droit que la plante ordi- 
naire; il est aussi plus compact, mais beaucoup plus doux et à 
peine piquaut au toucher. Le genêt d'Irlande a un caractère très- 
remauiquable; il sembje être réellement une espèce différente du 
Cj-tùus scopan'us , ( Spartmm scoparium , auct. ). Ce caractère 
consiste en ce que sa gousse est glabre sur les côtés et 
bordée de poils laineux et courts. Le genêt d'Irlande a sa 
gottsse si complètement couverte de longs poils laineux, qu'elle 
pandt, vue d'une certaine distdnce, semblable à des balles de 
coton blanc. On le reconnaîtra , suivant toutes les probabilités, 
pour être le Cjrtàus grandifloras, espèce qui, jusqu'ici, ne 
s'est trouvée qu'en Portugal. Enfin , l'if d'Irlande n'est qu'un 
simple arbuste; ses feuilles sont^ uon point distiques, comme 
dans le Taxtu baccata ordinaire, mab bien quaternaires. On 
trouve aussi en Irlande les variétés britanniques de ces trois 
espèces ; celles mentionnées ci-dessus 7 sont rares. ( Edinb, 
mew philos, Joum.; 4* trim. i8a6, p. 207. ) 

188. Sua LE LsnVM PALUSTES et le PaPAVEE SUnXCAULB. 

Ces plantes que, jusqu'à présent, les botanistes avaient con- 
sidérées comme presque particulières aux régions arctiques , se 
trouvent ajoutées à la Flore britannique. On est redevable de 
leur découverte à M. Ch. Gieseke qui, en examinant la mi- 
néralogie de cette muïtitude de petites îles situées sur la côte 
oocideDUle de l'Irlande , y retrouva ces deux plantes qnll avait 
B. Toux XVI. 17 



^18 BoUmiqm. 

vues dans le GroenUtid » sur les hautes nMmingMS d«» Vtle d'^- 

chlin. ( Ihid. ; janv. i8a6 , p. i8i. ) ^ 

1S5, Qe«iQVBS asMABQUES sua lE Ti, plante des tics Sandwich, 
Mir laquelle on trouve deux espèces nouvelles de coquilles 
du genre jéekaiîiut. [Contrilmtion ofthe Maclur. X^c; juillet 

iSa7, p. 5o.) 

Cette notice additioanelle à un mémoire aoolQgi(iiie» Apprend 
que4'arbrc nommé 7*/ par les habitans des îles Sandwich est, 
sans aucun donte, le Dracœna termtnaUs Jacq. L'auteur ajoute 
sur ce végétal quelques détails qui sont tirés d'un article de 
Srnîtli , inséré dans la Nouvelle Encyclopédie anglaise ( Rces 
CjclQpœdia ). 

s 90. D« IweACOAHHA, DissKmTATio ; Prsesîde Professore Thd*- 
BKao. Pars prior. rcspond., J. IhLLBKac. — Fars altéra, res- 
pond. D. LnM-nLOKMKa. In-8^ Upsalî», 1814. ( Rapport sur 
Jhr tra^ax de tJeadétttkf des Sciences ffe Stockholm ( i8a5 ?; 
par M. WiKST«o«M. ) 

Cet ouvrage est divisé en 4 sections ; 1^ iSecliîo p/ijrsiogra- 

fhka, dans laquelle Tauteur donne les moyens de distinguer 

les différentes espèces i^JpécacHamha ; %^ Sectio botanka ^ coi»- 

sacrée à la description des espèces ^^^ Seclio ckimicm; 4^ ikcîîo 

fjhariMiceutica. 

191, Swa LM >AYS d'où la Pomïik »« TKaRC ESToaiciif airk; par 
AYLMCa BoraKK Laiibeet, écuy., vice- pi-ésident delà So- 
ciété linnéenue. 

Dans les 19* et 28^ niuaéros du Jouyttal des Ss^iatees de 
Brande, et dans un article spéciid inséré dans un appendix au 
a* volume de mon ouvrage sur les Conifères, je crois avoir dé- 
mMitvé d\me manière satisfaisante que la pomme de terre est 
véritablcmeut indigène de rAmérique du Sud, d que la phinte 
sauvage que l'on trouve en différentes parties du Pérjou, du 
Chili, et dans les envirtns de Mmtévidéo^ esl ideniîque avec 
le Solanuin tubcrosum ; mais comme, dans une question de cette 
nature, de nouveaux faiu sont toiyours ioiportans, je joins ici 
Textrait suivant d*uae leitie ^ue je viens de recevoir de «nn 
ami Alejuindre Caldcleugh, écuy., qui réside ^ptoeltanent au 



Botanique, 9S9 

Chili. Cette lettre est datée de Santiago de Chili, le 1$ octobfe 
i8a6 : < Je sais maintenant à quoi in*CD tenir an sujet de là 
pomme de terre. Je suis pleinement convaincu que cette plante 
n'est réellement autre que le Solarium tuberosum. J'en déterrai 
plusieurs \ leurs tubercules étaient en petit nombre. J'en vis 
quelques-unes de la grosseur de Tûeuf d'une poule; elles 
étaient profondément en terre. Je remontai à Torigine de quel- 
ques-unes ; elles paraissaient être toutes à peu près de la même 
grosseur, d'où j'infère qu'elles ne deviennent pas plus grosses 
dans l'état sauvage. Je mangeai deux des tubercules , et 
je n'en ressentis point de mauvais effets; je ne les trouvai pas 
même amers; mais ils me laissèrent nne légère sensation de 
chaleur dans la bouche. » [Edinb, new philos. Journ,; avril-juin 
1827, p. 19a.) 

SgS. EvvmmATIO AOAUlCOllIJlt Ma&CHUI B»AKDBHBUE6iaS , 

nondiun in Floris nostratibus nominatorum, cum observa- 
tionibos in cognitos et novorum descriptionibus ; atict. Lâscv. 
( Idtmœa ; avril i8a6, p. i53.) 

Cette énumératîon contient 80 espèces du genre nombreux 
et difficile des Agarics. Comme le titre l'indique, elle renferme 
la description de nouvelles espèces au nombre de 9 ou 10, ainsi 
que des observations sur plusieurs espèces dont l'auteur rec- 
tifie les caractères ou indique les variétés; ces dernières sont 
fondées particulièrement sur la couleur des champignons, et 
nous paraissent dépendre en ce cas de Vâge plus ou moins 
avancé , ou de Fexposition de la plante. 

193. PtAivvBS cvtptooambs DU ifoan DE LA Feancb ; par J. B. 
H. J. DesHAtiÈacs. 4** fascicule. In- 4^9 avec 5o échantillons. 
Lille, 1 8a6 ; Leieax. Paris , Trenttel et Wûrtz. 

L'utilité éminentc des recueils ou fascicules d'échantillons 
choisis et desséchés fait désirer que, sur divers points de là 
France, les cryptogamistes fassent connaître, par ce moyen , 
leurs richesses locales. Depuis 18 10, MM. Mougeot et Nestlse 
ont pnblié près de 900 échantillons des cryptogames des Vos- 
ges. M. Desmazièees , depuis pins de a ans , se livre à nn tra^ 
Va!l Semblable pour le nord de la France, et déjà aoo échan- 
tUIoni d*«sp^es divarieS| appartenant aiax mousses ^ fougères , 

■ »7 



â6o Botanique. 

lichens, champignons et hxdrojfkytes, sont mis tous les yeux des 
amis de la science. Une préface très-étendue et fort instruc* 
ti ve retrace , en tête du premier fascicule y Thistorique des tra- 
vaux des divers auteurs de crjptogaroie, et fait apprécier le 
rôle important que les plantes cryptogames remplissent dans la 
nature. Chaque échantillon est accompagné d*un n? d'ordre 
des noms génériques et spécifiques qu'il doit recevoir d'après 
la nomenclature que l'auteur a jugé la meilleure parmi celles 
des savans contemporains , d'un nombre choisi de synonymes 
fort exacts y de l'indication des lieux où chaque cryptogame pa- 
riât se plaire, et de la saison qui lui est propre. A tous ces dé- 
tails il ajoute la description complète de l'espèce, lorsqu'elle 
n'a pas encore été mentionnée par les botanistes , et quelque- 
fois des dessins coloriés qui rendent, avec beaucoup de vérité, la 
structure des parties organiques et internes , vues au micros- 
cope; souvent des annotations impartiales et raîsonDées tien- 
nent le lecteur au courant des découvertes les pins récentes et 
des opinions auxquelles elles donnent lieu ; il s'appuie au be- 
soin des passages scientifiques des lettres des naturalistes qui 
sont en correspondance avec lui. Dans les 3 premiers fascicoles, 
on remarque 17 espèces qui ne sont pas dans la Flore française 
de M. De Candolle , et 10 inédites, dont on doit la découverte au 
zèle de M.Desmazières. Aux articles Scytonema comoides Lyngh. 
( GirodcUa Gaill. ), Draparnaltlla mutabii/s, Salmacis nUida ^ 
Gaitlonella moniliformis de Bory, Vaudieria geminata De C. , et 
Lyngbia muralis d*Agardh, se trouvent des détails fort étendus 
sur Tanimalité de ces productions filamenteuses^ placées sur les 
limites du règne végétal, et faisant partie de la tribu des Néma» 
zoaires. L'auteur n'hésite pas à ranger dans cette classe le Mr-- 
coderma ccrptsiœ, dont il a suivi et observé au microscope le 
développement et le mode de reproduction, et dans lequel il a 
reconnu une aggrégation et une élongation de corpuscules mo- 
nadaires animés, hyalins, gélatineux,' ovoïdes, dont la di- 
mension en longueur peut être évaluée à -~ de piillimè- 
tre (i). 



- (1) Poor avoir «or la natara et rorganisatlon des 3fye oJ ê n m§ s , 
vignement rapportét k la lamilla des Ckampignont^ daa rauactfacaieM 
•noora ploi détailléa, oa duit consoler le mteoire pnlilié par M, Det- 
masicres aona le titra : OaaaavATioai lOTAirtQUBa ar taoboeiQinM , LUIa » 
1896; ia-8*, 5a p. avec ûg. 



Botanique. ^6i 

Le 4* fascicule contient des échantillons de plusieurs genres 
lidureaux dliydrophytes , et des explications fort instructives 
sur la structure et roi^anisation des Thtdassiopkytes tiiaphysù^ 
fées (plantes marines à tissu intérieur transversalement reu- 
foncé ou cloisonné). Des échantillons d^JSgerita cruiiacea De C.y 
«|iie l'auteur publie sous le nom de Sporendonema casei, don- 
nent lieu à une noie criticf ue trè»-intéressante , dans laquelle 
M. Desmazières démontre que les filamens de cette production, 
qui s'éfend en plaques veloutées sur la croûte des fromages, 
renferment de grosses ^K)rules rougeâtreSy dont la sortie a Heu 
par le sommet de ces filamens , lesquels deviennent, après la 
dissémination , tout-à-fait hyalins et un peu étroits. Ce labo- 
ricax micrograpke promet de démontrer les rapports intimes 
que cette organisation établit entre plusieurs fyssoïdes et quel- 
Mfotes^hjrdtvphjrtes Jiliimenîeusejs, Nous ne doutons pas que ces 
expériences ne le conduisent, comme nous l'avons été, à re- 
oonnaitie l'analogie de cette production avec les àfycodermes 
el les MoUisuÊTts, C'est surtout en observant les plaques blan- 
chitves du Sportndontma cm$ei avant qu'elles aient été attein- 
tes d« la coloration cinmtbrique, que l'on peut suivre les mou- 
vemens de scintillation , de dilatation et de traction des cor- 
poscnles q^hériques, hyalins, d'un rh ^^ millimètre en dia- 
mètre, qui les constituent £n général , c'est dans le jei^ne étal 
des NémauHiùres que le mouvement des corpuscules est le plus 
apparent. B. Gaillov. 

194. RAPPoaTdeMM.MiRBXL bt Dbsfontaines sur le travail de 
M. DEsraiAUX, intitulé : £ssai sur Us Laminaires des eôtrs de 
la Normandie^ lu à l'Académie des Sciences le 29 oct. 1827. 

Il Italie des recherches de l'auteur qu'il n'existe que cinq 
espèces de Laminaires, tandis que les auteurs en indiquaient 
phis de quinze. Ces derniers avaient admis comme caractères 
«pécifiques des différences individuelles, dont quelques-unes 
provienneni nniquement de l'Age des sujets. C'est particulière- 
ment parce qu'il relève ces erreurs, qui ne pouvaient être re- 
eonniles que par des observations faites sur les lieux , que le 
travail de M. Despréaux a paru aux commissaires mériter l'ap- 
probation de l'Âcadéviie. {U Giobe; \*^ npv. 1827. ) 



^6a Botanique. 

xgS. Fucus viCliTAlTTi T&OUVé DàHS l'sSTOHMI B'inf CAHUMV* 

Un marchand poissonnier m'apporta, il y a quelquos joui», 
trois pierres longitudinales en forme de cailloux xonlés, et ém 
la grosseur de la première phalange d'un fort pouce, sur las- 
quelles étaient implantés, par empâtement, des planu et des 
rudimens de plants d'un fucus, que M. Kiduc fils a reconni 
être \t fucus eonfavoides décrit par Bertolotti dans ses JmoBtd^ 
tates Italicœ. Sur l'une des trois pierres, se trouvait un pkat 
unique, considérable, et ayant près de deux pieds de lon« 
gueur ; il était en végétation active^ Sa couleur était le TerC de 
bouteille foncé , hormis dans une partie qui en foroiait le soai^ 
met ramifié, et qui s'avançait par rarrière-bouche de ranimai; 
cette parti^, longue de près de deux pouces, était transp»* 
rente, d'un rouge- violet pâle, gélatineuse, cassante, et plus 
gonflée que les rameaux du bas, qui sont verts, Qexiblea, el 
même assez tenaces. De dessus une seconde pierre , s'élevait 
tin plant de deux tiers plus court que celui de la pre mi è w 
pierre. 

Sur celle-ci se trouvait implanté un plant de S poooet 
au plus de longueur, aux deux côtés duquel , et à use et 
demie à deux lignes de distance, on romarqaît deux empAt»* 
mens pas beaucoup moins larges quc/celui de la plante 
pale, et d'où sortaient, en forme de pointes repliées en 
chet , et longes de deux lignes , les rtidimens , à ce qa^l paraît^ 
de deux nouvelles plantes. Un autre empâtement, placé làféra*» 
lement et moins étendu, portait, comme germe d'un 3^ plant, 
une pointe droite et longue d'une ligne et quart. A l'opposé du 
plant développé, et dans le sens longitudinal de la pierre, se 
voyait un quatrième germe de plant, long de deux lignes, et 
aussi replié en crochet. Les deux autres pierres ne portaient 
point de pareils germes de nouvelles i^aoles, mais il pouvait 
s'en être détaché sans laisser de traces d'y avoir exiaté; iè des- 
sèchement procurait la séparation spontanée des autres, et le 
plant lui*>aiéme s'en détachait alors au moindre altoucbement : 
on ne pouvait plus ensuite distinguer la place qu'il avait occu- 
pée. L'attache ressemblait à une adhérence par exclusion d'air. 
L'une des pierres était du gneiss avec amphibole, une seconde 
était du gneiss simple; la troisième, du i|uarb& agatbe pyv^eaMr 



Botanique. %6i 

que. L'une d'elles se trouvait clans 1& courbure de Pestomac; les 
1 autres danssoD grand diamètre. Toutes étaient adhérentes, par 
forte incrustation, dans la substance du viscèi-e, cl ont dû être 
excisées. Ce fucus doit donc pouvoir croître et lever de sa 
graine quelconque dans IV^tomac du cabilîau; de plu$« sa foret 
de végétation a dû remporter sur celle de digestion de T*» 
nimaly à moins d'admettre qu'entièrement Carnivore, le poi^ 
son ne digère j)oint d'herbes. Une seule fois, au témoignage du 
corps entier de nos poissonniers, un morceau de bois^gro^ 
cl'uu tiers de poing, a été trouvé incrusté dans la substance de 
1 estomac d'un cabiliau... V. M. ( Messager des sckaces H 
des arts; j 8^7 1 8a8, p. 386. ) 

i96.Vi&inAaii dononiensis vkgktabilia, cum aliis vegetabilibus 
commutanda ad annum MDCCCXXIV ; par le D^ Berto- 
LONi , prof, de botanique à lUniversité de Bologne. ( Giorn. 
J/vari. ; îévT- 18a 4, p. 189.) 

Un petit nombre d'espèces nouvelU^s sont succinctement dé- 
crites dans cet opuscule de M. Bertolooi, qui adonné» en 
outre, quelques écltlircissemens sur des plantes douteuses, ou 
dont l'histoire botauiquc était embrouillée. Le Bromelia anUa- 
tantha est une espèce du Brésil , venue de graines ra]^M)rfées 
par M. Raddt. £lle n'a pas encore fleuri dans le jardin de Bou- 
logne. Le DesmAn/htts strictni Bert. est un arlmsseau voisin dfe 
/>. virgatus, de Willdennw. Sa patrie est la Jamaïque, d*oû BEL 
Bertcro en avait rapporté des graines. Une espèce de Manàra-- 
gora est distinguée de la Âtandragorm ùfficimirum, M. Bertoloni 
lui donne le nom de M, vcrnaiisy par opposition à eelui de M^ 
aniumnaiis qu'il a imposé à VMtopo Mandragnra, figuré dans là 
Flore grecque deSibtfaorp et Smith. Deux espèces nouvel les dé 
Âicinut sont décrites sous le nom de R, iékcocarptis et R, mû* 
iraphyUus, La première est originaire des An (il les, la secondé 
du Brésil. Enfin le Sarifraga glabelki Bert. est une espèce To»^ 
sine du S, txaiMu, mais à feuilles indivises, et un peu pltH 
petite dans ses direrses parties. Cette pknte erott sur la mon* 
tagne de la Corne [ém vertict mùnti$ Cornu) en Italie. G. . . • if. 

197. Sun ^UKLQUKS ALillITBS ÇULtlVESS DJUtS UK JAaoïff OI BOK 



d64 Botanique. 

lognb; par' m. Be&toloni. {Giorn. Jrcad. di sdenze; mars 
1826, p. 341*) 

Cette petite note fait connaître les plantes suivantes: t^ deux 
espèces nouvelles i^ Acacia dccrites par M. Bertoloni ; Tune, 
sous le nom à^A. calhsa, est originaire des Antilles, d'où BC. 
Bertero en a rapporté des graines ; l'autre , nommée A. pla^ 
tyacantha est un arbrisseau du Brésil , qui a été observé par IMT. 
Kaddi; a** un Croton nouveau ( C adcnophyUum Bcrt. ), venii 
de graines rapportées des Antilles, par M. Bertero; 3^ deux 
nouvelles espèces d'Ipomœa (/. fulva et /. papUhsa Bert,) 
qui sont originaires du Brésil. 

A la suite de cette note, M. Bertoloni indique les caractères 
essentiels de VAllium muUibulbosum de Jacquin ; plante qui a 
été confondue avec VA, nigrum de Linné. Enfin , l'auteur a re- 
connu que l'espèce de Cactus, connu dans les jardins d'Italie 
sous le nom de C, P/taya, est le C. pentagonus de Linné, aussi 
bien que le C, reptans et le C. prismaticus de Willdenow. G....K. 

198. Catalocus plaktabuh Hoeti Reçu Modoktieïtsis ad ar- 
ircM MDCCC. In-8** avec fig. Mediolani, i8'i6. Ex imper, ty-^ 
pographia. [Biblloth. itaL ; août i8a6, p. 265.) 

Dans ce simple catalogue du jardin de Monea, M. Rossi suit 
la nomenclature des espèces de fFllieienoix^ sans omettre les va- 
riétés et les additions de Persoon, de De Candollc et autres 
botaoisles célèbres. 

La curiosité des savans avait été vivement excitée par une 
plante végétant en plein air, dont un simple particulier avait fait 
présent au prince vice-roi , et qui était communément connue 
sous le nom de Gatofano aereo. M. Rossi l'ayant examinée • re- 
connut que bien que cette plante soit rapportée dans l'ouvrage 
iutitidé Herbier général de rimateur, parmi les Pourretia, il ne 
pouvait mieux l'assigner qu'au genre TiliamUia, Il entreprit 
donc la monographie de ce genre, jnsques-là négligé, et il 
nomma cette plante TilianfUia diontoïdea, à cause de sa grande 
similitude, quant aux feuilles, avec le DUxnihus Carypphyihu. 
A la description de cette curieuse plante de l'Am^ique méri^ 
dionale, insérée à la fin du volume, il joint trois planches d'un 
dessin exact, La première renferme le HUandiia diantcûhefi 



Bakuiique. a6S 

la seconde y le Poanrretia aermnêkoi de PHerhier général, et 
la troisième , le TiiUmdiia sirieta de Cnrtis. 

199. CéTAZOOtna dsplaxtes; p^vTnvmMMO. (Compte rendu sur 
' les progrèi des sciences à V Académie des Sciences de Siock- 
hoim i8a5;/Mfr fFiksiroem. ) 

M. Thunberg a publié un Catalogue des nouveaux genres et 
espèces qu'il a découverts au Cap de Bonne-Espcrance. ( Plan- 
tarum Capensium sptcies noçœ. Prœside Thunberg, Upsalia. 
In-4^. 1824.) Il a aussi publié un autre Catalogue des nouveaux 
genres et espèces qu'il a découverts au Japon. ( Piantarum /th 
ponicarum novœ species. Prœside Thunberg. In - 4^. Upsalia^ 
18^4.) Cette dernière dissertation est accompagnée d'une figure 
de Ranunculus tematti* Thunb. 

900. Rapfoats db mm. les FAOFESSBuas ADMiHiSTaATxoas du 
Muséum d'histoire naturelle, relatifs à des icBkvriixovs ni 
pLAirrss recueillis en 1S17 , au Sénégal, et aux produits de 
FArbre à beurre de Galam. [JnnaUs marit, et colon, ; oct. et 
nov. xSaSy p. Sgo.) 

Les échantillons de plantes recueillis par M. Lepiieur, phar- 
macien de la marine , et renfermés dans la première caisse , 
étant arrivés au Muséum dans un fort mauvais état de oonser* 
vation , MM. les professeurs indiquent les précautions à pren- 
dre, de la part des voyageurs, pour éviter, la perte des objets 
précieux. Ces précautions consistent à imbiber les plantes d'une 
solution alcoolique de sublimé corrosif. 

Dans une seconde caisse, M. Leprieur avait envoyé diflérens 
produits de l'arbre à beurre de Galam , vulgairement nommé 
m^ butyreux{i). Les produits qui consistent en graines, feuil* 
les , écorces et bois ont été analysés par M. Vauquelia, qui en 
donne les résultats. Le beurre s'obtient de l'amande des graines, 
et possède des propriétés particulières , quoiqu'ayant une ocr* 
taine analogie avec le beurre de Cacao. .G • • . n. 

101 • HaâsiKa nm M. BiaoLi. 

La ville de Novare avait oficrt à l'Académie roy. des scien- 
ces de Turin, l'herbier de feu le professeur de botanique Biroli, 
de Novare, qu'elle avait reçu en don des héritiers de ce pro- 

(1) C'est probftUcscDt VSlait guiàêemù (G. . .s.). 



t9ê JMtet^. 

fiHeiir. La Hatf ées aôencM phTsiquet «t nathéBiaiîqoes ci» 
rAcadémie , en acoeptuu ce don avec reeonaaisBance, a déli» 
béré d'oflnr à la ville de Novaixi la collection aotiêre de» 
volumes de ses mémoires » avec ceux qu'elle publiera à Favenir, 
et une des médailles d'or qui rappellent sa fondation, (Joitmai 
de Savoie; 8 mars i8a8.j 

203. SociÉTJb MÉmCO-BOTAXIQUE OE I^OKIAK». SéailCC du II 

avril i8a8. 

Le secrétaire donne communîcatiou dos dons reçus depuis 
la dernière assemblée. Dans le nombre dé ces présens ,se trouve 
lin Catalogne mannscrit de l'Herbier de la Compagnie des In- 
des orientales, dont les plantes ont été recueillies par M.Rott- 
1er f de Madras , avec la description de plusieurs espèces nou- 
velles , et un dessin in-folio du Nepenthes dUtUUuoria , l'un cl 
l'autre objets offerts par Sir A. Johaston; une coUectioa de 
graines de Ceylan, parmi lesquelles on remarque celles de YHy- 
peranthera moringa ^ du Cassia senna , du Diaspyros calamaa- 
der, du Ciirus decumana , etc. , présentée par R. Morris , écuy. , 
auteur de la Flora çonspicua ; l'ouvrage ayant pour litre: 
PUmii seettPiéi IftHoria mundi, Erasmi edàio. (In-fol. Bas. 1 535) , 
donné par M. Yosy, secrétaire. 

M. Yosy fit ensuite lectiire d\me notice communiquée h la 
Société, «t intitulée «sur les différences spécifiques qni exis- 
tent entre le MeMeata ietieadendron et le M. Cajupati, par fea 
W. Roxbnrgh et par H. T. Colebroolie, ; ouvrage orné de deux 
superbes dessins coloriés de ces plantes. Cette notice contient 
une description complète des deux espèces de âte/aietica, les- 
quelles , jusqu'à Tannée 1809, n'avaient été considérées que 
comme de siviples variétés , et indique en quoi consiste cette 
diflerenee spécifique, et d'après quelles bases on l'établit. Cet 
objet avait fixé, pour la première fois, Tattention des auteurs 
de la Pharmacopée de Londres. La Société «e proiK>sait d'insé- 
rer dans son journal ce mémoire et plusieurs autres ouvrageé*de 
cette espèce , accompagnés de gravure» ei^éeutécs par M. So- 
werby, d'après les dessins mentionnés ci-dessus, l'un desquels 
( celui du JH. Cajupuii) fut fourni par ù Compagnie des Indes 
orientales, et l'autre par M. Colebrookc. 

I* lieutenant, M. C. Fricnd , de la marine royale, de retour 



de I>«iaiierai«f aiixioiic« qu'il a, oonjoiateineiU tvec le doov 
leur Hancock» formé sur les lieux une collection considérable 
d'échantillons qu'il se propose d'offrir à la Société, [JikcT 
nœum ; i8 avril 1828.) 

ao). VoTAes ns M. BiiiAtrom , daks L*Iin>s. 

]Noii$ avons entretenu nos lecteurs de la nôssion de M. Bé^ 
langer dans l'Inde. Nous espérons qu'ils ne liront pas sans iur 
térét un tableau fort abrégé des résultats botaniques qu'il a ol^ 
tenus, en attendant que ce jeune voyageur, qui est sot* le p^int 
de revenir en France, en rende lui-mésie un compte détaillée 
Cea renseignemens seront, de même que l'article inséré dans le 
Moniteur Aw 29 npvembre i8a8, extraits des lettres et journaux 
de M. Bélanger. 

On sait qu'il s'est rendu par^terre à Pondicbéry , avec le vir 
comte Desbassyns, nommé commissaire ordonnateur de no# 
étabUssemens dans l'Inde, Parti de Paris, le g janvier idaS , ii 
a traveiw , poar arriver à sa destination, TAutricbe , la Hon* 
grie, la Transylvanie, la Moldavie, la petite Tartarie, le Cau<- 
case, la Qéorgie, l'Arménie, la Perse, et s'est embarqué 4 
Boucbir pour ^achever son voyage par mer. 

Ce lut vers la m^mars, au milieu des neiges du Caucase , des 

dii^eis de touagenres, des angoisses auxquelles est en proie If 

ToyegniT dans ce pays inbospitalier, que M. Bélanger vit le 

premier déveleppement de la végétation, et cueillit, entr'aiK 

tres , le Crocus reticulatus. Mais , à mesure que les montagnes 

«'abaissèrent, il fit une moîsson plus abondante dans les vallons 

et les plaines, qui lui offrirent des Hellébores, des Cjrdamen , 

des leueomm, des Primevères^ des ScHla^ des Sieilatres, etc.- 

Cependant, au eommencement d'avril, la végétation autour de 

Tiflis était encore fort peu.aTaneée. Il e4t fallu, pour faire d^ 

ijehes berborisi|tions, s'enfoncer à to ou ^5 lieues de là, dans 

rimérétMv pays Irès-boisé et très^umide, ou pénétrer dans les 

aenISgnes de la Géorgie; mais alors il. se fàt exposé, d'un 

o6té,Mi^ fièvreriqtecmitleates produites par cette humiditn, 

^i rand la végétation si belle; de l'autre, aux atuques des 

Gifcaasiens. U ne récolu, dans la Géorgie et l'Arménie , qu'une 

enHaiee de plantes* 

La Géographie botanique se nourrit des plus petits déMÂllij 



dM Botanique. R^ ao3 

quand ils présentent un point de comparaison. Cette petite col- 
lection se partageait ainsi qu'il suit: Fougères y i; Graminées, 
t ; Cjpéracées, i; liliacées, 6; Iridées, a; Orchidées, x ; TPa- 
lygonées» i; Primulacées, 4 ; Véronicées, 4; Labiées, 4 ; Sert>- 
fularinéesy i ; Solanées, i; Borraginées, 5; Apocjnées, x; 
Composées I 4; Renunculacées, 5; Papavéracées, 4;CruGil<è' 
Tes, 4o ou 5o; Capparidées, i; Géraniées, i ; Malvacces, x ; 
CaryopbylléeSi a; Légumineuses , 6; Ëuphorbiacées , 3; Coni- 
fères I !• 

La famille des Crucifères fournit , comme on voit, presqa'aa- 
tant que les 14 autres familles, ce qui prouve, ainsi que nous le 
savions déjà , que les efBorescences salées , si communes dnns 
ees pays, lui sont plus favorables qu'à aucun autre. 

M. Bélanger n'augmenta pas beaucoup ses collections à Tau- 
ris 1 où il fut attaqué d'une fièvre inflammatoire; mais il en fut 
dédommagé en se rendant à Téhéran, et it recueillit plus de 
3oo espèces, obligé toutefois d'herboriser presqu'au galop, le 
sabre au c^té, le poignard à la ceinture, et toujours sur le qui 
vive. Quel prix a pour te voyageur une plante ravie dans de pa- 
reilles circonstances ! Dans le riche herbier du botaniste sédea- 
taire, ce n'est qu'une espèce de plus. 

Notre voyageur ne donne aucun détail sur ses observations 
à la cAte de Malabar; il arriva à Pondichéry vers la mi -avril 
1S16. Ses premiers soins furent consacrés au défriehenBent de 
36 arpens pour y établir le jardin botanique, dont il avait ébè 
nommé directeur. 

Au mois de janvier 1817, il alla vbiter les montagnes de Con- 
gé et de Timomallé. Il y observa le beau Neiumèo, le Paspa- 
htm piiosum Roxb., VHibiseut cannabinus, le Qnisuf Cojmn 
[Pois itAngole\ beaucoup d'acacias, l'^cA/mneltf^ obtmsifoUa, 
des Liserons, des JMiehos, les Piumbago w^iamcoy Jâclepias 
w>miiorM,/usiicia pankaiata^ Cissampelos pareiroidef. Garde» 
nia iatifoiia, Neriam tinetotium , Eaphorbia'aniiq9onuneine^ 
ru/6lia (qui acquiert une élévation de 40 pieds, avec un diamè- 
tre de 10 pouces), Slijrchfitu nu» vomiea^ GmeHua aêiaiitn, 
Saniaium attmm , Bxeœearm agaUocha ; enfin , i3o espèces de 
plantes rivantes, et 100 en graines, dont 40 sont utiles en mé- 
decine ou dans les aru ; et les autres sont des végétaux d'orne- 
ment. 



Boiamiquê. atfg 

Ua voyage à Madras enrichit notre toyagear de beaucoup 
d*«*bjets curieux dans diflérens genres; nuûs le siûvant fut te 
plus riche de tous. M. B. s'embarqua snr la CkeçrtUe, le i*' 
oc t. i8a7, visita une seconde ibis Madras , où il se procura des 
boutures de Baobab i ainsi que des graines d'art>res utiles pour 
la plantation des routes et pour les propriétés particulières ; et 
de là il se rendit à Calcutta , où il fut accueilli avec distinction 
par les autorités anglaises et par le D** Wallich, si avanta- 
geusement connu par ses publications sur les végétaux des In~ 
des* Indépendamment des plantes sèches pour son herbier , il 
fit expédier à Pondichérji i a espèces d'arbres pour la planta- 
tion des routes , 18 fournissant du bois de construction, 18 
arbres fruitiers, 1 5 espèces de plantes alimentaires^ a5 précieuses 
par teurs qualités médicales , te riz des hauteurs, dont la cul- 
ture n'exige presque pas d'eau, le nU-bodi ou indigo d'Agra , 
etc. , etc. En tout, plus de 3oo espèces vivantes, a5o espèces de 
graines, et 4,000 pieds de cannes pour être cultivés dans k 
colonie. 

De Calcutta, M. B. passa au Pégu , terre presque vierge 
pour les naturalistes européens, où les Anglais venaient de faire 
des découvertes importantes. Il décrira quelque jour les émo- 
tions dont il Alt saisi à la vue de la magnifique végétation qui 
couvre les bords du sinueux Irawaddi. Nous devons nous bor- 
ner ici à enregistrer par ordre les (kits principaux dont il nous 
a fait part. Il employa dix-huit jours à parcourir les bois et les 
marais; aao espèces d'arbres vivans, tous utiles comme bois de 
oonstruction , dans les arts , l'économie domestiqoeStc. ; aoo 
plantes pour son herbier, dont plusieurs sont nouvelles; une 
grande quantité de matières colorantes, furent le fruit de ses re- 
cherches; et il consacra autant de nuits presqu'entières à k 
mise en ordre de ses collections botaniques, soologiques et a»» 
très, de ses catalogues, notes etc. 

Les fatigues extraordinaires qu'il avait essuyées, lui occasio- 
nèrent, à son retour, une violente inflammation au foie. Près de 
deux mois s'écoulèrent dans des alternatives de rechutes et de 
convalescence. Il n'était pas encore rétabli, lorsqu'il partit pqor 
Java. Ce dernier voyage, également très productif pour U soo- 
logte, lui procura 400 plantes sèches, aoo espèces vivantes pour 
te jardin de Pondicbéry, parmi lesquelles figurent surtout les 



crbfet si reckercMt et fAreliipel iadtesi «niii, fo,ooo b<M«res 
de casMt que le gowet netneiit se proposait de distribaer max 
planteurs de la 'colonie. 

Nous tertninerm» wt article par le tableatt en masae des ré^ 
saltats de tons genres obtenns par M. B., depuis le % J Mmca 
kSaS jnsqu^en juillet iSaê, dans son grand voyage de Tmns k 
Poodichéry, et dans les qaatre autres. 

Environ ^^ooo plantes sèdies recneiUies en ^rse^ sur la cdie 
de Malalwir et dans les antres pays qu*il a visilési la disposîiina 
ist la plantation du jardin botanique; plus de looo pl a ïii cs vi- 
vantes et plusieurs centaines de graines plantées o« je ww je i a daan 
te jardin; 60 ou fto,ooo plants ou boutures de cannes; d<te 
journaux fort détaillés de ses voyages et de ses opérations; 
vois* faits 1** au Muséum d'bistoîre naturelle : deux 
de poissons dont une du Gange, cinq eoUeotions de graines, une 
-ooUection aoologique cèmpreoant plusieurs centaânes d'oiseaux, 
de crustacés, mollusques etc. %^ A la Société asiatique : deux 
petites statues de Bouddha en pierre dure, provenant du temple 
dn pays des Birmans, et un dictionnaire birnui»<anglais, im- 
firiméà Calcutta en ifta6, et qui n'existait pas encore en Fnaaoe. 
V^ A la bUbbotbèqoe du Roi: deux «Nuinsorits en langue Pâli, 
dont le plus précieux est un des livres sacrés des Boaddinatcs. 

Un bâtiment qui n'est pas encore anîvé en France qnoiqull 
aoît parti de Pondîebéry avant la CAemBtfif, qui a ramené vem 
la mîroctofare le vîeamte Deabaae^, apporte d^antres cok^ 
lections de M. B., sur lesquelles noua n'avona point de renitt 
gncmen^ Nous pensons que ce sont des obfets provtoani dn 
Fégu et de Java. 

Ce que nous venons de dire suffira pour donner une idée do 
aèle de M. Bélanger, et foire naître le désir de le voir bicntdt 
eommuniqncr au pnbKc èefiradt de ses nombreuses décooTerfa 
et de ses observations. Ave. I>evAU, 

ao4. Livaxs d'occasion a ciDXE. 

TuaxKB. Historié fueorum, 3 vol. etSceb. Frix originaire, 16 
Hvres sterling, cédé pour l 'i liv. st. 

Hooxxm. Monographie des Jungermames d'Angleterre. Fiix 
0rig. 9 lîv. st., eédé pour 7 liv. st. 

DiMWim. lakMi Centens. Prix fi llf . H. m Ken de 7. 



DcuMnvs. HiiHitia mxmonm (Oxford 1711). PrvL 4 liv. sf. 
an lieu de S. 

S'adresser à Li Direction du BuUetin, 
Bin.LiAWD. Herbier de la Fieoce; dicHoanaive de botanique , 
hifltaîte des ehantipigiioas et des piaules vénéneuses et suspeetes 
de la France. 7 Tolunies in»fbl., ornés d'un nombre considéra^ 
ble de filtres oobMiées. Il no mteplus que a5 exemplaires de 
cet oarrage, dont le prix est de 400 fr. l'exemplaire. 

S'adresser à Paris , rbea Bérhet jeune, libraire, place de l'É- 
cole de médedae* 



ZOOLOGIE. 

aoS. A iXTxanucToaT lxctitxr ox vax Swnx or Zcxm.oot. — - 
Introduction à Tétude de la zoologie. Cours fait à TinstiUilion 
littéraire et scientifique de Bathj par H. Woods , Esq. In-8^ 
de 9a pag. Batb, 1827. 

10$. Kemarques svx les Coupes du Systkux natuhkl des ani- 
maux, et sur la manière de fixer leurs caractères; par M. F. 
Boïi, de Kicl.{ T/tr, Tom. XXI, cah. 3 et 4, i8a8, pag. 35i.) 

L'aiHenr propose une nouvelle manière d'établir les caractères 
des genres, des familles, des ordres, des classes et des erobran- 
rbemens du régne animal. L'exprrience a prouvé, dit^l, qu'il est 
très souvent impossible dSndiquer pour les ccuipcs supérieures 
do système, des caractères applicables à toutes les espèces; ou 
est forcé, par ces caractères, d'exclure d'un groupe des espèces 
qui lui appartiennent cependant ; 00 bien, si on ne les exclut 
pas, les caractères cessent d*étre applicables à toutes ces 
espèces. M. Bote pense donc que le miettx serait de re- 
noncer aux eeractères rigoureusetnent applicables à toutes les 
espèces d\m genre ou d*nn groupe supérieur, et de choisir des 
caractères en nombre impair, sous la condition que la présence 
de leur majorité dans une espèce ou un genre, décidera de la 
place qu'on lui assignera dans le système. 

L'auteur pense que ce procédé serait applicable à toutes les 
branches de Thistoire naturelle. Son utilité consisterait à rendre 
superflu l'emploi d*un système artificiel à c6té de la méthode 



%j2 Zoologie* 

aatareUe, de faciliter la rechercke des espèces anomalies et 
d'empêcher l'établissement de geores artificiels foodét sar me 
espèce unique. 

M. Bcué trouve que cinq courtes phrases caractéristi ques 
peuvent suffire à faire distinguer utie coupe quelconque du sys- 
tème naturel. Si trois ou plusieurs d'entr'eiles'sont applicables 
à une espèce, c'est une preuve qu'elle doit appartenir au groupe 
en question; s'il n'y a que deux caractères concordanSf «mi 
moins encore, il faut la ranger dans un autre groupe. Ce pro- 
cédé est appliqué par l'auteur aux Mammifères, aux Oiseaux et 
Reptiles. Nous allons choisir les Mammifères pour exemple. 

V^ classe. Mammipéaks. 

Caractères, i® animaux vertébrés revêtus de poils; a^ ayant 
un conduit auditif ouvert au dehors; V* des mamelles; 4* des 
orifices à part pourlagén^ation ; 5^ des yeux couverts par une 
paupière supérieure. 

I^' ordre. QuAnamiAiras. 

Caractères : i^ mammifères revêtus de poils; a^ ayant des 
mamelles thoraciques seulement; 3^ 4 mains; 4^ des parties 
génitales libres; 5^ des ongles applafis aux 4 mains. 

Famille des Piatjrriùns, 

Caractères : 1® queue préhensile, nue à la point^ a" des on- 
gles en griffes aux extrémités; 3^ le pouce opposé aux autres 
doigts; 4^ les cuisses couvertes de poils en arriére; 5^ les na- 
rines distantes. 

Genre JAOOins Geôffr. 

Caractères : Pelage ronssâtre ou noirâtre avec des marques 
blanches; a^ anus nu ; 3^ de longs pinceaux de poils à côté des 
oreilles; 4^ taille d'un écureuil; 5^ oreilles nues. 
^ Genre Mwas Geoffr. 

Caractères: 1^ pelage noir, marqué de couleur de rouille, 
queue de couleur uni^ a^ poHs du front etdu contour de la face 
aloagés; 3® oreilles semblables à celles de l'homme; 4^ itotkt 
proéminent; 5^ queue à poil plus rare qu^ celle des Jaechus. 

S. G. L. 

207. VOTACK AUTOUa DU MONDE, XxicUTi PAS OEDaS DU ROI SOT 

laCorvette la Coquille^ par M.*L. J. Dupeeekt. — Zoologie» 
par MM. Lessor et Gaenot. Livr. VIII* et IX* ( Fqy. le Sul^ 
ietùt', Xom. XV, n® 90.) 



Zoologie., 273 

Le texte de ces deux nCNivelles livraisons contient la suite du 
cil apitre 5^, consacré aux Observations gétîérales sur Pàùtoire 
itmUai^ji/e des contrées visUées pur la Coquille, observations 
pleines d'intérêt, et qui Ibnnent, pour chaque île ou pays visité, 
un tableau, plein de mouvement, de Taspect et des productions 
les plus caractéristiques de ces contrées. Nous ferons con- 
naître avec quelques détails ces tableaux, dans un prochain 
article. 

Les planches oiTrent jl^, Livr. yill^,lcs Muscicapachafybeo- 
cephalus , Enado, et Toiloi Lesson ; le corbeau vieillard. Cor- 
vus senex Lesson ; le Talégallc de Cuvicr , Talegallus Cuvieri, 
Lesson ; le PuRinure de Garuot, Pttffinuria Garnotù\ Lesson; la 
Sarcelle des Malais, jénas Ratijah Lesson. 

a** La IX* Livr. comprend le Triodon Macroptère, Triodon 
macropîcnts , Lesson ; le Couscous à grosse queue, fera. , Cuscns 
tnacrourus Lesson; llcthyophis tigré, Ichthjophis tigrinuf Les- 
son; le Cassican de Quoy, Barita (^ttofc Lesson ; \eï,Muscicapa 
inomata et gutiulay Lesson ; et le Pyrrhula TeUtsco Lesson ; 
ilJranoscope kouripoua, Urqnoscopus kouripua Lesson. D. 

ao8. Faune française ou Histoire naturelle, générale et parti- 
culière des animaux qui se trouvent en France, etc. XIX* livr. 
Texte, Mammifères; par M. Desmarest. In-8^ de 80 p. ( Foy, 
le BulUL Tom. XVI, n*' 85.) 

Cette livraison comprend les Carnassiers appartenant aux deux 
familles des Chéiroptères et des Insecti%*orcSy ainsi que la plupart 
des Carnivores. 

On conçoit que, pour la presque généralité de ces animaux, 
nous n'avons aucune observation nouvelle à faire valoir, ils sont 
presque tons trop anciennement connus pour offrir quelques par • 
ticularités marquantes. Mais nous ferons remarquer que chaque 
e^)ècc est traité d'une manière convenable dans le plan de l'ou- 
vrage; que les descriptions, dues à une phi me exercée, sont com- 
paratives et bien caractérisées, que la synonymie n'y manque 
jamais, et que les auteurs cités sont choisis avec soin. Enfin l'au- 
teur a su se borner, dans le choix des observations relatives aux 
mœurs, de manière à donner les faits les plus importans, les 
plus curieux , sans dépasser les bornes nécessaires. M. Desma- 
rest n'adopte point la distinction de Bechstein entre les Fesper-^ 

B. ToMB XYI. 18 



:^j4 Zoologie, 

,tiitù murmut et myaiis. Nous signalerons TaFticle du Desman'des 
Pyrénées, Mjrgah pyrenaica^ espèce rare et l'unique de France, 
dans un genre où l'on n'en connaît encore que deux espè<9M. 
La livraison de planches renferme des papillons, des coquil- 

. les et des oiseaux. F. 

CsO^. Histoire haturelle générale et particulière des Mam- 
mifères et des Oiseaux découverts depuis 1788 jusqu'à nos 
jours; par M. R. P. Lesson. {^Complément aujr œuvres tle Bnf- 
fon ) Tom. II. Races humaines, Im-8** de vi et 444 pag., avec 
alivr. de planches. Paris 1828; Baudouin frères. 

Le premier volume de cet intéressant ouvrage a été annoncé 
dans le Bidl.^ Tom. XIV, n^ 3i5; le a^, qui vient deparutre , eM: 
. consacré à l'histoire naturelle de Thomme. Dans un premier cha- 
pitre intitulé: Consùlérations générahs sur les variétés de V espèce 
humaùte qui habitent VOcéanie, la Polynésie et t Australie^ H. 
Lessou a réuni tous les faits recueillis par lui dans le cours 
d'une longue campagne, et il présente un tableau vratmeot 
neuf des peuplades au milieu desquelles il a vécu, et cela, non 
pas d'après les relations des voyageurs, mais d'après ses propres 
observations. Ces considérations générales servent d'introdue^ 
tien aux détails plus complets qui sont consacrés à chaque peu- 
ple en particulier. 

Pour mieux faire apprécier les modifications que le climat et 
les latitudes ont apportées dans les caractères physiques des 
races qui y ont été soumises, l'auteur commence par présenter 
un aperçu sur les îles du grand océan, et sur l'ensemble de leurs 
productions naturelles; puis il parle des races humaines qui ha- 
bitent ces îles, et qui sont : les Malais, les Océaniens, les Caro- 
lins ou Mongols*PéLigiens, les Papous, les Tasmanieas^ ks Ai- 
fourouS'£ndamènes et les Australiens. 

Des détails anatomiques relatifs aux crânes de quelques-uns 
des peuples dont il est question, un tableau comparatif despro* 
portions que présentent ces crânes, et un autre tableau relatif 
aux dimensions de quelques-uns de ces naturels, terminent l'in- 
troduction. 

Le reste du volume offre une série de mémoires sur plusieurs 
variétés des races humaines, savoir : sur les Arauoanos, les Fa- 
tagons, les Esquimaux, les Péruviens, les Pomotous, les 0-Tai- 
tieus, les Nouveau ^Zélandais, les RoutvunMueos et les Caro* 



Zoologie, a^S 

Kns ott Mongols-Pé1agiens« comprenant les naturels de Tarchipel 
Gilbert, des îles Sydenham, Henderville, Woodie, Oualan, Mac- 
Askill, Duperrey, Hbgolous, Tamatnm et Satahoual. La lecture 
des nombreux détails sur la constitution physique, les habitu- 
des, les mœurs et la langue de ces peuples sera utile, non seule- 
ment anx hommes qui cultivent spécialement la science, mais 
aussi attrayante et instructive pour les gens du monde. 

Les deux livraisons de planches qui accompagnent ce second 
volume offrent les figures des animaux suivans : l'Antilope lai- 
neuse, le Spermophile de Franklin, le Chlamyphore tronqué, 
IaGenette-Lisang,le Chien sauvage de Sumatra, TAntilope à 
cornes fourchues , la Marmotte de Richardson, la Marmotte 
de Hood, la Baleine franche, le Rorqual du nord, leDelphino- 
rhynqiie couronné, le Dauphin de Bory,leLaman tin d'Amérique, 
le Dugong des Indes, le crâne du Dugong des Philippines, le 
Dauphin à sourcils blancs, le Dauphin cruciger, leNarwhal-Li- 
corne, le Diodon de Desraarest et l'Hyperoodon de Honfleur. 

S. G. L. 

ai G. RiUvMJs DE Mammalogik OU d'hbtoire naturelle desMam^ 
mifères; par M. Metaanx, D. M. P. Grand in-3a, papier vé- 
lin, avec atlas de 48 pi. ; prix 7 fr. fig. noir., et 10 fr. 5o c. fig. 
col., faisant partie de VEncychpéiiie Portative dirigée par M. 
Bailly de Merlieux. Paris, x8aS; rue du Jardinet. 

La science proprement dite, n'a presque rien à gagner avec 
les résumés d'histoire naturelle, les manuels, etc.; mais ce 
^enre de livres la popularise parmi un grand nombre de 
lecteurs qui ne voudraient point en faire l'objet d'une étude 
longue, et ardue. Sous ce rapport , ces livres rendent un 
véritable service ; et le succès de librairie que plusieurs ont 
eu , met cette vérité dans tout son jour. On ne doit donc 
s'attendre, dans le Résumé de mammalogie, à rien de neuf sur 
les mammifères; aussi l'auteur s'est-il borné à adopter sans dis- 
cussion les idées de quelques naturalistes de l'époque ; et il a res*^ 
serré dans son petit volume les traits le's plus saillans des carac- 
tères zoologiques. Mais nous ne laisserons pas de remarquer, 
toutefois, queFouvrage qui a fourni le plus à M. Meyranx,non- 
seulement n'est pas cité, mais qu'il a évité même d'écrire le noni 
deVauteur. Cest ainsi qu'il attribue à MM. Quoy et Gaimard, 

x8. 



fine di^couverte qui a fté publiée'par M. Lesson, savoir: que les 
Chauve-souris ont un flux menstruel etc. 

Un très grand nombre de fautes déparent ce volume. Il nous 
est impossible d'en accuser la typographie parce qu'elles se 
trouvent répétées plusieurs foi> , et en français aussi bien qu'ea 
latin. Tels sont : p, 129 Clœno^ pour Cœleno , Mermops pour 
Mormoops, Desnodris pour Dcsniodus, jiuiœcoiiuspùuv Aulatio-- 
dus, Laccomys pour Saccomys, Delphinopterus pour Delphinap- 
terus^ etc. Le genre Physeterest répété deux foisj on y trouve 
aussi plusieurs doubles emplois ; ainsi la Taupe étoilée est ajou- 
tée aux Taupes , tandis que le Condylara cristata est la méoie 
chose, etc. 

L'exécution de Tatlas et le choix des animaux sont de beau- 
coup supérieurs au texte. L....H. 

ai r.DcscKiPTioN d'une hachoibc iNFéaiKuas i>'AivthbacotbK'> 
nicM, trouvée dans les grès tertiaires de la Lîmagne; par MMT. 
l'abbé Cboizet et Jobeet aine. 

Avant la découverte de ce fossile, on ne connaissait encore 
sur là mâchoire inférieure de la plus grande espèce d*Anthraco- 
thenum,que les deux dernières molaires. Les auteurs décrivent 
les deux branches complètes. Il y a 6 molaires de ehaqne c^té, 
ime canine et 3 incisives, en tout ao dents. 

Les trois premières molaires sont à nn seallobe, oblongiies, 
d'avant en arrière, pointues, tranchantes au bord antérieur, ap- 
platies du côté opposé et couvertes d'aspérités qui forment à la 
face interne une espèce de bourrelet assez régulier. La i*^ est la 
plus petite, et la 3* a plus d'épaisseur que les deux autres; la a* 
et la 3® ont la même longueur. La 4' molaire est fort usée, on 
voit cependant qu'elle ressemblait à la 5*, c'cst-à-dirc qu'elle 
avait deux paires de pointes bien distinctes. 

La 5^ plus grande que la précédente, est aussi très-usée; elle 
a en arrière un petit talon qu'on retrouve dans celle que M. Cu- 
vier a décrite, (fig. a, pi. 80.) 
de sa fig. a, pi. Bo. Un sillon descend obliquement dans la pointe 

Enfui la dernière a deux paires de pointes pyramidales, et un fort 
tubercule en arrière; celui-ci est bifide, comme l'a dit M. Cuvier 
de ce tubercule, et va cns'abaissant vers le côté interne; un au- 
tre, plus profond, se termine à la base de la a* pointe externe; 
entre les deux est une arête mousse , qui se relève contre cette 



Zoologie, 2yj 

pointe et se confond avec le bord. La table des pointes externe^ 
produisait, par rusurc, des figures décroissant. Les 4 pyramides 
antérieures sont d'ailleurs exactement semblables à celles de la 
dernière molaire que M. Cuvier a décrite. ( 3* vol. , pag. 899. ) 

La canine^ d'une forme conique, un peu coudée et comprimée 
vers la base, a, comme dans le cochon, la pointe dirigée en de- 
hors; la racine se fermait complètement lorsque l'animal avait 
acquis tout son développement. 

Les incisives sont couchées dans leur longueur sur un plan 
presque parallèle à ta table des molaires. Les quatre premières 
sont un peu carrées comme celles du cheval , mais plus droites 
et plus alongées; les dernières ont une forme difTcren te, la 
partie émaillée est plus lai*ge et plus aplatie en dessus , il y a , 
aux bords interne et externe, un rebord saillant de chaque 
c6té. 

La branche montante est très large, son bord inférieur des- 
cend plus bas que dans les Anoplotherium et les Palaeoiherium ; 
le condyle parait plus arrondi et moins large transversalement 
que dans aucune espèce de Pachyderme , si on en excepte l'Élé- 
phant. L'apophyse coronoïde forme le bec en arrière comme 
celle derAnoplotherium;mais elle est située plus en avant, à peu 
près comme chez les Palaeotherium. La branche est épaisse au- . 
dessous de la racine des dents et aplatie à la face interne; elle 
se renfle, au contraire, à la face externe, vis à vis la première 
molaire, se resserre vers la quatrième, et se renfle de nouveau, 
pour produire au dessous de la seconde et de la troisième, une apo- 
physe très remarquable, qui descend beaucoup plus bas que le 
bord inférieur. Il est probable que cette protubérance servait à 
retenir les attaches des muscles qui meuvent les mâchoires. 

Les lignes de chaque série des molaires opposées forment 
entr'elles un angle très petit (d'environ 10 degrés); les premières 
se jettent un peu en dehors, et les postérieures sont inclinées en 
dedans : ce qui prouve que le plus grand écartement des bran- 
ches, en arrière, avait lieu vers le bord inférieur. 

Pour donner une idée des proportions de cet ancien quadru- 
pède, il suffira de dire que les molaires occupent y^ de moins 
que dans l'Hippopotame, et environ deux fois plus d'espace que 
dans le Tapir. 

« £n résultat, le plus grand des Ànthracotherium connus se 
raj^rocbAitdu Rhinocéros cl du QamaD par les croissans sim^ 



ajS Zootogie. 

pies de ses molaires inférieures ; il avait, par le nombre et ladiv* 
position de ses incisives, quelques traits de ressemblance avec le 
Cochon f tandis que l'apophyse située au côté externe de l'os 
maxillaire inférieur, et la direction de la branche montant^ 
semblent indiquer une espèce de passage à l'Hippopotame. Ce- 
tait donc un véritable Pachyderme; contemporain desAnoplo^ 
therium, des Lophiodon, des Palœotherium, c'était vn des 
plus grands animaux de lëpoque tertiaire; il vivait sur le bord 
des grands lacs, ou se sont déposées les formations qui nous ont 
conservé ses dépouilles, avec un grand nombre d'autres que nous 
ferons connaître par la suite. 

Étudier avec persévérance ces monumens d'un ordre de 
choses qui n'est plus est une tâche pénible, mais c'est reùdre 
page à page l'histoire mystérieuse de ces temps antiques sur 
lesquels les traditions ne peuvent rien nous apprendre. Ces 
débris précieux sont les anneaux épars d'une chaîne d'évé- 
nemens dont un jour, peut<-étre, on rétablira la succession. 
Jusques là, ils nous font du moins connaître une multitude 
à'étresqui viennent se ranger dans les classifications zoologiques^ 
ils établissent d'un genre à l'autre des passages moins rapidesi 
et nous montrent ainsi quelles variations les formes organiques 
peuvent subir, sans que les conditions de la vie cessent d'être 
remplies. J 

91 a. Ststxmâ Avium; auctore J. Waglex. Pars prînuu Iih8^ à 
a col., petit-texte. Stuttgart, 1827. (Voy. le BuUeL; Tom. 
XIV, n*» 391.) 

Les découvertes sans nombre qui viennent de tonte part en- 
richir l'Histoire naturelle, l'élan imprimé à tous lés esprits qui 
se portent vers l'étude des sciences d'observation, nécessilent 
de temps à autre des révisions générales des genres et des es- 
pèces des êtres , et un classement méthodique , capables de 
les montrer dans de justes rapports. Mais telle est l'i mmensi té 
de la matière, que ces tableaux sommaires, nommés speciesj^9x 
les nombreuses recherches qu'ils nécessitent , sont de la plos 
haute difficulté. En ne nous occupant ici que de l'ornithologie, 
personne , depuis Gmelin et Latham , n'avait osé entreprendre 
une telle tâche. On se bornait à publier de ces vastes recueils 
de figures peintes avec le plus grand soin ; on imprimait dts r^ 
cherches isolées , des monographies , des articles de dictionnai- 
res; Bnaîs les natiumUsies les plus séUs soBbimst effimyif dhi 



Zoologie. ay^: 

\ï\ colossal que nécessitait une révision des espèces, des va- 
TÎétés et des âges des Oiseaux. M. Wagler n*a point reculé de- 
vant les obstacles de son entreprise, et le premier volume de 
$on Species , qui vient de nous parvenir en France, légitime 
son heureuse audace. M. Wagler ne s*est pas toutefois astreint 
à suivre un ordre méthodique : il a traité des genres, plus ou 
moins nombreux en espèces, suivant qu'il pouvait en étudier 
plus fructueusement les individus, et ces sortes de monogra- 
phies de genres, sans liaison en tr 'cl les en ce moment, sont des- 
tinées à être réunies, lorsque l'ouvrage sera terminé, par un 
tableau systématique que présentera Fauteur, où le manque de 
pagination fournira aussi l'avantage de suivre, dans l'arrange- 
nient définitif, la méthode qui conviendra le mieux à l'acqué-* 
reur du livre. 

Les genres traités dans ce premier volume sont les suivans: 
Toucan; Aracari; Pic; Pirumne; Pluvier; Coureur; Mano- 
rhine ( qui répond aux Philémons de M* Vieillot ) ; Pastor ; 
Étoumeau; Paradisier; Rolle; Eurylaime; Musophage (PAc- 
mus, Spelectos) ; Épimaque; Huppe; Tantale; Cicogne; Cep- 
phus; Palamède; Grue; Coracc; Colombe; Tinamou, Méga- 
pode , Ibis , Corbeau , Pie , etc. , etc. Les descriptions sont rédi- 
gées avec beaucoup de soin, et accompagnées d'une synonymie 
étendue ; mais telle est la rapidité des découvertes de chaque 
jour, que déjà un grand nombre d'espèces récemment décrites 
auront besoin d'être placées en supplément. £n étudiant sévè- 
rement les Oiseaux, on devait s'attendre .à de nouvelles déno- 
minations, amenées par de nouvelles vues; c'est aussi ce qui est 
arrivé. Mais il est juste de dire que l'auteur a été sobre de ces 
noms multipliés , qui embarassent plus la marche de la sciencci 
qu'ils ne la servent. Toutefois, le petit nombre de ceux qu'il a 
proposés ne nous paraît pas à l'abri du reproche; et nous ne pen- 
sons pas qu'on doive admettre de prime-abord ses genres Pas^ 
toTy Lypornix, Nothura^ Notherodius , etc. 

Le Sfstema avium est appelé à devenir un des livres indis- 
pensables de l'ornithologiste, et nous l'examinerons plus en dé- 
tail. LassoN. 

ai 3. Oenithologie pkovsnçàlk , ou Description, avec fig. co- 
lor. , de tous les obeaux qui habitent constamment la Pro- 
vence ou qui n'y sont que de passage, etc.; par Pol. Roirz« 



aSo Zoologie. 

In-4^. Livr. x à 4^> Marseille, iS^S-iSaS; Camoin rrère&. 
( Voy. XaBulleir, Tom.'XV, n"* io6.) 

^'ous pouvons dire, après avoir parcouru l'intéressant recueil 
d'ornithologie de M. Roux, que cet auteur remplit pleinement 
ce qu'avait promis son prospectus. Les planches sont bien des— 
sinées, et les couleurs des espèces figurées sont en général rea— 
dues avec une grande exactitude. Un certain nombre de plau^ 
ches sont consacrées à représenter des nids et des œufs. 

Le texte qui accompagne chaque livraison devient intéres- 
sant par les détails sur les mœurs et les habitudes des diverses 
espèces dont l'auteur a donné la description. 

Dans un avant-propos, l'auteur indique Pesprit dans lequel 
il a compose cet ouvrage, les vues qui l'ont guidé et les écueib 
qu'il a voulu éviter. M. Roux a fait ses efforts pour décrire 
exactement les oiseaux dont il fait mention, de manière à distin- 
guer le mâle de la femelle, et le jeune âge, sous leurs différen- 
tes livrées. II parle de leurs mœurs, de leur accouplement, de 
leur nid, de leurs pontes, de leur chant, de leui-s migrations, des 
époques auxquelles elles s'effectuent en Provence, de la durée et 
du passage des circonstances où il n'a lieu qu'accidentellement. 

M. Roux a donné la préférence à la méthode de M. Vieillot , 
pour le classement de ses espèces ; il a cependant adopté quel- 
ques-uns des genres nouveaux de M. Temminck , et des sous- 
genres de BI. Cuvier. II s'est attaché à citer exactement la syno- 
nymie de MM. Temminck et Vieillot. 

A la fin de son ouvrage, M^ Roux donnera l'explication de 
toutes les espèces de pièges qu'on emploie en Provence pour 
prendre les oiseaux. 

Dans une Introduction assez étendue, il expose les gêné- ' 
ralités scientifiques sur l'organisation et les mœurs des oiseaux , 
et les résultats de ses observations sur les habitudes de ceux de 
la Provence. 

Chaque espèce offre d'abord une description Linnéenne, con- 
cise et faite avec beaucoup de soin, puis ime synonymie assez 
complète, et enfin des observations de détail, pour conipléter 
la description, ou présenter sur les mœurs, les habitudes de l'es- 
pèce, les détails nécessaires. 

On conçoit qu'il nous serait impossible de suivre une à une 
rhacûne de ces espèces. On ne doit point d'ailleurs s'attendre à 




Zoologie, 281 

trouver de noarelles daos une semblable collection ; mais 
nous dirons , d'une manière générale , que M. Roux mérite les 
plus grands éloges pour son séle ardent pour la science et pour 
son activité très-remarquable dans ses travaux ; qu'il mérite 
aussi la reconnaissance des savans et les encouragemcns du Gou- 
vernement » qui ne saurait mieux accorder ses faveurs qu'aux 
liommes qui travaillent avec tant de suite et de persévérance k 
enrichir le domaine de la science et, par conséquent, la gloire 
nationale. 

M. Roux nous parait remplir très-bien la tAche qu'il s'est im-^ 
posée. On conçoit à peine comment il peut suffire à produire à 
la fois , outre la rédaction du texte, un si grand nombre de des- 
sins ; car toutes les figures qu'il publie pour les trois ouvrages 
quil a entrepris à la fois sont lithographiées par lui, et, nous 
devons le dire , ces figures sont très- bien dessinées , et le plus 
souvent coloriées avec beaucoup de vérité. Le bas prix auquel 
il peut donner chaque livraison tient à ce qu'il fait beaucoup 
par iui-méme sans doute, et par-là c'est un nouveau titre qu'il 
acquiert à la reconnaissance des savans. F. 

2IJ4* HlSTOlEE NATURELLE DES OlSEAUX-MoUCHCS; par R. P. LeS-> 

SON, auteur de la Zoologie du Voyage autour du monde ^ etc. 
Dédiée à S. A. R. Mademoiselle, i*** livraison. Paris , 18219; 
Arthus Bertrand. ( Voy. le BuUct.y Tom. XV, n** a3o.) 

. Voici un ouvrage qui ne peut manquer d'obtenir un brillant 
succès y et nous commençons par en féliciter l'éditeur, M. Arthus 
Bertrand, auquel on doit rendre la justice , qu'il met un amour-» 
propre bien placé à attacher son nom à de beaux et utiles oun 
vrages. Non-seulement il y consacre ses soins assidus , mais , 
ce qui est non moins important, il sait y mettre les capi- 
taux convenables, et c*est surtout dans les ouvrages à figures que 
l'on ne peut espérer rien de beau sans beaucoup d'argent. 

G>mment, en effet, un ouvrage destiné j\ nous faire connaître 
les plus jolis, les plus singuliers de cette gcnt volatile qui anime 
les airs et qui charme nos oreilles, n'aurait-il pas un grand 
succès ? Couverts de rubis et de topazes brillans des piTis beaux 
effets métalliques, aussi remarquables par les formes variées q|ie 
jiar les ornemens, les accidens de leur plumage, les Oiseaux- 
Mouches offrent d'ailleurs , dans l'histoire de leurs mœurs et de 
leurs habitudes, un intérêt tout particulier; ils le disputent sous 



a82 Zoologie* 

ce rapport aux papillons : ce senties oiseaux des fleurs; oomm* 
ces insectes , ils voltigent autour d'elles et se reposent à peine 
sur leurs corolles. EnEn» comme Ta dit BuHbn , ce petit être si 
vif, si brillant, cette charmante miniature est le chef^'œuvrm 
de la nature. 

Ajoutez à Vintcrét qu'inspirent ces petits animaux si céièbrefty 
des figures qui les représentent avec une grande perfection y et 
une plume habile et exercée qui les décrit et nous retrace toutes 
les particularités de leur histoire, en voilà plus qu'il n'en fiaut 
pour assurer le plus prompt débit à ce l>cl ouvrage. 

Les deux feuilles dont se compose cette première liTraison 
offrent le commencement de l'introduction dans laquelle M. Le»» 
son rassemble toutes les observations , tous les faits généraux 
qui concernent les Oiseaux-Mouches. 

Les planches , exécutées sur les dessins de mademoiselle Zoé 
Duroont et gravées par M. Coûtant , sont coloriées dans les ate- 
liers de Remond , avec autant de vérité que de talent. Elles re- 
présentent cinq espèces magnifiques, rOûtftfu-Afoxfr/r^ Corinne, 
VO,-M, Sapho, VO,'M. à raquettes, le Hausse-Col blanc. Il 
était difficile de faire un plus joli choix, il est impossible de voir 
ee charmant ouvrage sans le désirer et sans Tadmirer surtout. 

ai 5. Obseevations SUE quelques dénominations de cÊkuks oe- 
NiTHOLOoiQUES ; pSr C. Glogee. ( Notizen aus d, Gebiete der 
Nattw 1/. Heilfrunde; mars 1827, n® 348, p. 275. ) 

M. Gloger se plaint , et non sans raison , du grand arbitraire 
qui s'est introduit dans la formation de nouveaux noms généri- 
ques , en ornithologie aussi bien que dans les autres branches 
des sciences naturelles. Il pense que ces noms , formés souvent 
contre toutes les règles de la grammaire, ont besoin d'une ré- 
forme ; et il propose de les remplacer par d'autres , plus confor- 
mes aux règles tracées par l'illustre auteur de la philosophie bo- 
tanique cl par Illiger. Ces nouveaux noms ont déjà été adoptés 
par M. Lichtenstein , an Muséum de Berlin. 

Noms vicieux. Noms propo«és par Taqlear. 

Coracina» VieiU. • Coronis, fism. 

Monasa . Vieili Scotoeharh , f . {tenehrU gaudeus). 

Capim, Vîeill Nystactei , m. (dormieor). 

Cocejms, VieîU Coeerxoftf m. • 

Pkœnicofkaus. VieUL ir«/Mw(M«X^, ny mpbts àm arbre»). 

Daeelo. Lench Parale^'on , m. 

Crimig€r, T«mm Trichas , f. 



Zoologie^ ftg) 

Mtuclpeta, CuV Terptiphone (neeando foudens), 

lyrannus. Car DrymonaXim,{fjrharumiyrannus), 

mkaiHm.yuaiL CktiUù, f. (îmliq«aiit raulogi* 

avec les lûroAdeUaa). 

Ptttvianus, Tielll Bjas^ f. 

Pm/j/inms, Car ThreHns , f. 

Les motifs que Tauteur allègue pour plusieurs de ces change- 
mens ne nous paraissent pas assez graves. Quoique beaucoup 
de noms soient yicieusemcnt formés, i! né faudrait cependant 
les rejeter qu'en cas d'urgente nécessité , sous peine d'ajouter 
encore à la confusion des synonymes qui surchargent déjà la 
science. Une réforme partielle n'aurait d'ailleurs point de résul- 
tat, et, quant à une réforme générale, c'est encore une question 
de savoir si les avantages en balanceraient les inconvéniens. 

S. G. li. 

a 16. StSTEXATISGHE DA&STZLLUirG DZ& FOATPFLANZUKG DEE 

VoEGRL y etc. — Exposé systématique de la propagation des 
oiseaux d'Europe, avec les figures de leurs œufs; par le D' 
F. A. L. Thikiteharn , MM. Brebm et G. A. W. Thibitexann. 
i'* sect. Rapnces et Corbeaux. Gr. in-4* *vec 4 pi. col. ; prix, 
a rthl. 1 9 gr. a* sect. Insectivores. Avec 4 pi. col. représentant 
68 œufs. Gr. in-4^ de 76 pp.-, pr. 2 thaï. la gr. Leipzig, 
i8a6;Barth. 

217. I. Ye&bardAliug ovee het T&ekxeit de& Vogels. — Mé- 
moire sur les migrations des oiseaux de passage ; par Herm. 
ScHLEGEL , couronné par la Société hollandaise des sciences 
de Harlem. In-8®de x6a p. [Exirait des mémoires de cette 
Société.) 

ai8. n. Méxoieesur les Oiseaux de passage qui FE^QUENTEirr 
LES Pats-Bas; par J. Konunenburg. (Van Kampen, Ma- 

• gazijn voor ff^etenschappen , etc., Vol. IX, cah. i. ) 

I. La Société Hollandaise des sciences de Harlem avait pro- 
posé pour sujet de prix la question suivante : Comme il règne 
encore beaucoup d'obscurité et de divergence d'opinions sur ies 
contrées où se rendent les oiseaux de passage connus chez nous , 
&i Société demande qu'on réunisse sur ce sujet tout ce que l'on sait 
par sa propre expérience^ ou d'après les rapports des auteurs les 
plus dignes de foi. Le prix , de la valeur de 1 5o florins, fut dé- 
cerné, le 17 mai i8a8, au Mémoire de M. Schlegel, dont nous 
allons faire connaître le contenu. Ce travail est divisé en 5 cha- 
pitres. Dana lo i^^Tauteur expose les opinions des principaux 



^84 Zoologie. 

auteurs qui ont parlé des migrations des oiseaux, depuis JLris— 
tote jusqu'aux temps modernes; daus le 2* cbapitre, il s*agît 
des migrations des oiseaux en général , et de leurs causes ; dans 
le y y l'auteur distribue les oiseaux en stationnai res (jnanenr^y)^ 
errans ( e/rar/c^r ), et voyageurs {migmtoriœ). Le 4^ chapitre 
offre une revue systématique des obeaux de l'Europe, avec l*in> 
dication de leurs stations et de leurs voyages. Le 5^ , enfin , 
contient quelques corollaires généraux sur l'état actuel de \sl 
science à cet égard , et quelques suppositions que cet état per— 
met de faire. 

Les oiseaux de passage de l'Europe passent en général l'hi- 
ver dans l'Afrique et dans le sud-ouest de l'Asie. La plupart des 
autres espèces d'Europe qu'on rencontre dans d'autres parties 
du monde sont des oiseaux aquatiques ou des Échassiers, sou— 
vent répandus sur toutes les parties du globe. Les oiseaux de 
passage, proprement dits, vont directement du Nord au Sud, 
c'est ce. que confirment les observations de Spallanzani, Hassel- 
quist, Pallas, Catesby et Bartram. Forskcll énumère un grand 
nombre d'oiseaux qui , d'après le rapport d'un chasseur arabe , 
passent l'hiver dans le nord de l'Afrique; mais comme il n'a pu 
y joindre les noms systématiques, son rapport est de peu d'uti- 
lité. MM. Hemprich et Ehrenberg ont aussi rencontré beau- 
coup d'oiseaux d'Europe dans la vallée du Nil; beaucoup de 
ces oiseaux se retrouvent dans la Haute-Egypte, dans la Nubie 
et jusque dans l'Abyssinie. L'intérieur de l'Afrique est trop peu 
connu pour que nous puissions avoir des notions certaines sur 
les oiseaux qui y arrivent et qui y restent temporairement ; 
mais on retrouve nos oiseaux de passage sur la côte occiden- 
tale de cette partie du monde , dont le climat parait leur con- 
venir le mieux, pendant la saison rigoureuse. 

Rien n'est cependant plus probable, selon l'auteur, que l'opi- 
nion : que le plus grand nombre de ces oiseaux de passage habi- 
tent, pendant l'hiver, l'intérieur de l'Afrique, M. Schlegel pense 
que ces oiseaux , après avoir passé la Méditerranée , se distri- 
buent dans le nord de l'Afrique; que la plupart des oiseaux ri- 
verains et aquatiques trouvent leur nourriture sur les bords du 
Nil , oix beaucoup d'entre eux passent l'hiver, tandis que les in- 
nombrables essaims d'oiseaux de passage insectivores pénètrent 
beaucoup plus loin vers le sud : les uns, qui sont venus de Test 
de r£uro|iHe par la Grèce , remontent la vallée du Nîl jusqu'aux 



Zoologie. ^6i 

montagnes de la Lune et aux bords du Niger ; les autreS| venant 
de rOccident par lltalie , la ^rance et V£spagne , se dirigent 
vers le sud-ouest , le long des bords de l'Océan jusqu'au Séné- 
gal , pour se distribuer dans toute cette partie de l'Afrique oc- 
cidentale. Peu d*oiseanx dmyent se diriger de l'Europe dans la 
partie sud-ouest de l'Asie. Les oiseaux de la pointe méridionale 
de l'Afrique font aussi, enpartie, des migrations aux approches 
de l'hiver. Ils ne peuvent se diriger que vers le nord , mais on 
n'a encore ancune observation positive à cet égard. On peut 
voir, parce que nous venons de dire, que le travail de M. Schie- 
gel se recommande, non par des vues ou des faits nouveaux, 
mais comme une compilation fort bien faite, et qui ne laisse 
pas d'avoir ion utilité. S. G. L. 

II. L'auteur du deuxième Mémoire compare les assertions 
des voyageurs et des naturalistes , et il en tire les conclusions 
suivantes : La plus grande partie des oiseaux de passage , du 
printemps, de l'automne et de l'hiver, dans les Pays-Bas, vien- 
nent des côtes et des forêts de l'Allemagne et y retournent, 
a^ Les oiseaux de chant et d'été viennent de rÂrchipél grec, et 
y retournent lorsque la température n'est plus assez douce dans 
les Pays-Bas. 3^ Un petit nombre d'oiseaux, entraînés par la 
compagnie des autres, ou chassés par des Oiseaux de proie , ou 
tourmentés parla faim, déraugent leurs habitudes, et font quel- 
quefois deux migrations dans la même année. 4^ Un petit nom- 
bre d'autres oiseaux, séduits par la douceur de la température, 
ou par l'abondance de la nourriture, prolongent leur séjour 
dans les Pays-Bas, et y passent même l'hiver. D. 

'a 19. Cigognes avec des icussoirs iuêtalliques. 

En 181 3 , le directeur Bomemann , à Beriin, fit attacher aux 
jeunes Cigognes de plusieurs nids, des écussons en laiton, 
qu'on Ifixait sous la poitrine. Aucun de ces oiseaux n'a été revu, 
et l'on n'a pu avoir d'eux aucune nouvelle qui eftt indiqué 
la direction qu'ils avaient prise, Cette année (i8a8) on a ré^ 
pété l'expérience avec des écussons en laiton recouverts d'unie 
couche de lacque rouge ; peut-être réussi ra-t -elle mieux cette 
fois, si quelqu'un de ces oiseaux est pris ou vu quelque part. 
(Frorieps Notizcn; Tome XXI , n** ai , août i8a8, pag. Sag). 



a86 Zoologie. 

aao. Notices xmpiTOLOciQnBs; par Schlegel, de I.eyde. {Isis; 

vol. XX , cah, m , p. a8 1 ). 

Dans ets notices, l'auteur fiait la criii^uc de la d aa sî fi c a - 
lioQ des Reptiles de M. FitaiDger, annoncée 4utt le MuUtÊùt, 
Tom. IX» n^ 3oa. Il annonce la publication prochaine de des- 
criptions et de figures des espèces de Reptiles qne possède le 
Muséum royal des Pays-Bas. Enfin , il donne la liste des genrts 
de Reptiles tels que M. Boié les avait établis dans ce Muséum. 
Cette liste a aussi été donnée dans le Bulltfim, To. IX , n^ aol 

aai. RÉPOnsE a M. Scblegel et a M. Waglee; par M. Fiteih- 
6EE. (Ibid,; Tom. XXI, cah. t, pag. 4). 

Il s'est élevé une polémique entre MM. Fitainger et Wagler, 
au sujet de l'ouvrage du D' Spix,sur les Serpens du Brésil. Il ne 
nous appartient pas d'y entrer directement, d'autant moins 
qu'elle roule en partie sur des reproches et des récrimination^ 
grammaticales sur les noms des espèces et des genres établis 
par ces messieurs. M. Fitzinger donne, comme supplément à 
son article, des tableaux synoptiques rectifiés de ses familles 
des Agamoïdcs et des Vipéroïdes, et divise sa a* tribu des J)^ 
noa en 3 familles au lieu de deux. Ces familles sont les Crypio- 
hranchoidea, les Amphiumoidea et les P/tœnerobranchoùlea» 

311. Obseevatiohs GiirÉEALEs SUE LES Revtiles observés dans 
le voyage autour du monde de la corvette la Coquille; par 
M. R. P. Lessow. [Annales des scienc. natur,; avril î8a8, 
pag. 169 ). 

Ce Mémoire ôflrc quelques détails généraux sur les Reptiles 
rencontrés pendant le voyage de la Coquith , et quelques ren- 
seignemens sur les habitudes et anr les limites géographiques 
qui sont assignées à plusieurs espèces. L'autenr suit l'ordre des 
séjours et des contrées que la CoqidUe a suœesalvenient pat^ 
courues. 

!ii3. SoE LES Reptiles fossiles ntr Wuetem beeg ; par le prof. 

G. JfGEE de Stuttgardt. ( Isis; Tom. XXI, cah. 5 et 6 ; 1818, 

• pag. 441.) ( Voy. ci-dessus , n" 1 3i , pour la partie géologique) 

% Ces Reptiles appartiennent à 3 différentes espèces de roches, 
savoir : ♦ 

i^ Au lias de BoU. Cette formation a fourni un Gavial ^ qui 



4» 



Èoùlogie. 287 

se tronVe à Dresde, des restes d'Ichthyosaure que l'auteur rap- 
porte aux /. communes, piatyodcn, tenu ira» tris et intermedius ? 
Des ossemens d'une espèce de Gcosaurus et peut-être d'un Pie-- 
êiasaurus, 

a^ Au grès blanc à gros gniin. Cette formation a founii deux 
Reptiles incoonns juscpte là ; Tnn ressemble an Gavi«i] par la 
forme de son crAne , mais il s'en distingue par la forme cylin- 
drique des dénis latérales de In mâchoire; l'auteur lui donne 
proTisoirement le nom de Cylindrkodon. Le second de ces 
Reptiles n'est connu jusque là que par deux fragmejis de sa mâ- 
choire, et la figure carrée de ses dents fait proposer pour lui le 
nom de Cubieodon, La famille ou le genre auquel ils doivent 
appartenir recevra le nom de Phytosaurus y attendu que la con- 
formation des dents indique luie nourriture de nature végé- 
tale. 

V^ Dans une couche du schiste akimineux prèsGaîldorf. L'au- 
teur a rendu probable l'existence de deux Reptiles ; il propose 
•ponr le i*' le nom de Masiotlon[ to )xaurus y parce que ses 
dents, seales parties connues, se terminent en un mamelon ob- 
tus. Sa longueur peut avoir été de 3o pieds. Le second Reptile 
n'est connu que par une portion de l'occiput ; mais il est telle- 
ment distingué par ses condyles articulaires trés-saillans , qu'il 
doit former un nouveau genre, pour lequel on a choisi le nom 
de Satamandroides. 

M. Voith a aussi trouvé les restes de deux animaux crocodi^ 
loides , près d'Amberg , avec des os d'Ichthyosaure. S. G. L. 

aa4. Histoire naturelle des Poissons; par M. le Baron Cu- 
VIES et M. Yalbnciennes ; première livr. , a vol. in-8^ de 
XVI, 573 et XXI 9 490 P* Av« deux cahiers de planches; 
l'un in-8° de 40 pi. gr., l'autre in- fol. de. . . .pi gr.; prix , 
fig. noires a6 fr. Paris, i6a8. ( Foy. leBuUet.i Tom. XIV, 
n** lai.) 

Lorsqu'un ouvrage dont les matériaux sont depuis plusieurs 
années élaborés avec soin , se publie au milieu de la plus riche 
collection , à l'aide de la plus vaste correspondance , aidé de la 
bibliothèque la plus complète , et se trouve dirigé par un des 
naturalbtes les plus célèbres de l'Europe , on doit penser qu'il 
est destiné à fixer les baseï de la science, et que de son app'a- 



a88 Zoôlogif. 

rition doit dater une ère nouvelle pour richtbyologie. Nous 
analyserons donc purement et simplement le tome premier àc 
ce monument destiné à traverser une longue suite de périodes 
dans la science, sans oublier que les louanges d'un disciple wêàé 
et ardent seraient déplacées, et que les discussions qu'il poitr— 
rait chercher à soumettre à ses lecteurs sur quelques points 
pourraient être oiseuses et ridicules. 

Le premier volume de l'histoii'e des Poissous est divisé en 
deux livres. Le i^*" comprend ie tableau historique des progrès 
de Vichthjrohgte , depuis son origine jusqu*à nos Jours; le a^ 
donne une idée générale de la naiure et de l'organisation ^trs 
poissons. Le premier livre présente donc une histoire de l'icfa- 
thyologîc que M. Cuvicr divise en trois époques principales , 
remarquables chacune par les progrès divers que la science a 
faits. Après avoir, avec cette érudition immense et cette clarté 
de style qui distinguent tous les ouvrages de ce savant, résumé 
des considérations générales sur Futilité des poissons et sur Tu- 
sage que tous les peuples en ont fait , il cite ce que les auteurs, 
les poètes, les littérateurs et les naturalisles de l'antique Grèce et 
de r<incienne Rome en ont dit dans les écrits qu'ils nous ont 
laissés. Les opinions de l'Egypte, berceau de la civilisation, 
sont surtout remarquables, et les adorations que ces peuples 
ichthyophages adressaient à un grand nombre de poissons,$ont 
rappelées par des aperçus entièrement neufs, qui découlent des 
recherches faites dans ces derniers temps par les explorateurs 
les plus connus de ce sol classique. Après les ressources em- 
pruntées à cette classe d'êtres par les Égyptiens, viennent les 
recherches du même ordre sur In pèche chez les Juifs, les Ty- 
riens , puis chez les Grecs et chez les Romains. LA, au milieu 
de l'érudition la plus variée, on trouvera tout ce qu'Arîstotc, 
Pline, Élien ont écrit sur les poissons. Sous les empereurs, quel- 
ques Latins, soit poètes, soit médecins ou thérapeutes, s'occu- 
pèrent beaucoup de cette branche de l'histoire naturelle, prin- 
cipalement sous le rapport ou médical ou usuel ; plus tard , 
1rs pères de l'Église l'envisagèrent dans ses rapports avec 
les rites religieux. Toutefois, jusqu'au XVl* siècle, Tich- 
thyologie ne fut guère considérée comme science, mais bien 
plutôt comme une branche de l'économie politique ou de la dié- 
tétique. I^es poètes ne la traitèrent jamais que comme on article 



Zoologie* ^89 

^e gastrcmomie. Au 16' ^ècle, au contraire , apparaissent trois 
bommes célèbres qui jetèrent presqu'en même temps les fonde- 
mens de cette science, et qui sont Selon , Rondelet et Sâlviani» 
Leurs idées furent bientôt compilées et commentées dans les 
volumineuses productions de Conrad Gesner et d'Aldrovande, 
Jusque là le monde ichthyologique avait été resserré ; mais le gé- 
nie de Colomb, en découvrant une nouvelle terre, contribua à 
Venrichir, et c'est alors que parurent des descriptions ou des 
figures d'espèces nouvelles, dans Thevet, Laet, Tïieremberg, 
Hernandès, Pisoo, Margrave etc. Les Indes également conqui- 
ses, enrichirent cette partie, surtout par les écrits de Bon- 
tius etc. Enfin les Antilles, nommées alors Indes occidentales , 
furent étudiées par ^ieuhof , Dutertre , Rochefort etc. La mar- 
che de la science devint alors plus ferme et jeta de profondes 
racines chez les nations de l'Europe. Ray etWillughbj,en 1686, 
publièrent la première méthode fondée sur l'organisation, etf 
sous ce rapport, furent les premiers vrais législateurs de l'ich- 
tbyologie. Après ces naturalistes, une foule d'auteurs enrichirent 
cette étude, qui marcha alors l'égale des autres branches de 
l'histoire naturelle. Mais, parmi les noms qui renouvelèrent l'é- 
difice en tout ou eu partie, apparaissent ceux d'Artédi et du 
grand Linné. Plus fécond, le 18^ siècle comprend une im- 
mense série de travaux , soit généraux soit partiek , que M. Cu- 
vicr classe avec son habileté ordinaire , caractérisant les décou- 
vertes de chaque auteur par les progrès qu'elles ont fait faire 
à la science. Là, sont successivement passés en revue les ou- 
vrages ou documens de Duhamel, Pennant, Forster, Palks, 
Commerson, Fabricius , Thunberg, Broussonnet, Bloch, Schnei- 
der, et mille autres qu'il serait trop long de nommer. 

Les anatomistes qui ont étudié l'organisation des poîssoiis 
forment eux-mêmes un chapitre détaillé , et toutes lea (bis qu'il 
est question d'un auteur, une note bibliographique , plus ou 
moins étendue complète ce qui en a été dit. 

L'ouvrage de M. de Lacépèdè ouvre en quelque sorte le 19* 
siècle. L'article qui lui est consacré est en rapport avec l'in- 
fluence qu'il a eue en Europe. Nous ne citerons point tous les 
auteurs modernes ou les voyageurs qui ont depuis donné de 
rimpulsion à la science; il nous faudrait écrire une Ualode 
trop considérable. 

B. ToMB Xy. 19 



âûO Zoologie, 

' Far ce canevas il sera facile au lecteur de voir de queUe 
haute importance est cette histoire de ta science, qui ren ferme 
170 pages. 

' Le livi-e deuxième comprend 10 chapitres : il suffira de les 
pa«ier en revue pour juger de l'intérêt de chacun d*eux. 

Chap. I? Caractères généraux et nature essentielle des pois- 
sons , c*est-A-dire définition de ces animaux comme êtres orga- 
nisés, et rapports qui les unissent entr*eux et les isolent des an- 
IMS dasses. Chap. II. Extérieur des poissons, Chap. lîl. Osiéo^ 
à>gi*,c.ïi, d. examen successif du tissu des os et des articulations; 
composition chimique, disposition générale du squefctte, de la 
hotte osseuse crânienne, des fosses du crâne, de la mâchoire 
supérieure, des os nasaux, des os operculaires , etc. , etc. etc. 
€3iap. IV, Myohgie, Chap. V. Ccn*eau et nerfs, Chap. VI. Or- 
ganes des sens extérieurs. Chap. VIL Nutrition. Chap. Vm. Gé^ 
ftérmiion. Chap. IX. Résumé ou aperçu sommaire, Chap. X. 
ffistribution méthodiqtie en familles naturelles et en divisions 
|>lfis élevées. 

Ce livre est donc entièrement consacré aux considérations 
générales sur les poissons ; il ne renferme pas moins de )oo pages. 
tÊkv^ oomfne M. Cuvier re%*ient, à FoccasSon de chaque famille, 
sur les détails anatomiquesrelatift à chacune d'elles, il en résulte 
que ce Krre deuxième nVmbrasse que les grandes généralités 
de le science, et la discussion des opinions diverses de France, 
A'AMefnagne ou d'Angleterre, sur l'ensemble du squelette ou des 
s]P»tèmes divers qui le mpcourrent ou qui en sont protégés. 

L'exécution matérielîe ou typographique de Tllistoire des 
F»Î9^oiis fait honneur aux smns de la maison Levmiilt : le li- 
braire , sous ce rapport , sent l'importance du travail qui lui 
effl conié. Les planches surtout sont remarquables par leur 
peffcelioH et de gravure et de coloriage; car, malgré la mo- 
dKcilé de leur prix, c'est encore ce qu'on aura vu en icthvolo- 
gie de plus parfait. Les partictibrités les plus fugaces 7 sont 
soigneusement représentées , mais nous en parlerons plus par- 
ticulièrement lorsque nous analyserons le second volume. Les 
planches anatomiques qui accompagnent fe tome premier, par 
ïà, netteté du burht, la pureté do trait et la masse des détails 
■miamiyni que ekfteune d'i4le9 repi*éseRte, sont if\in avan* 
ûige inappréciable; et leur étude est encore remlite phtt H^ 



Zooiogie. at^t 

eile fÊic le soin qu'a en M. Guvier de disposer dans «m ordre 
régulter les chiffîres et les lettres qui désignent chaque partie. 

Bans un deuxième article, nous rendrons compte du second 
volume y et nons dirons quelle est la méthode qu'on y trouve 
suivie, méthode inverse de celle établie pour le Régne animal,' 
du moins quant à l'ordre adopté. Lesso». 

a%5, ScjiaxrTBH naa HATuaroascHKimEif GsssjLi.scxArT zu D^if^ 
aïo. — Mémoires de la Société d'histoire naturelle deDant^ 
ÈÎg, Tom. II, 9^ livraison. In*4^ de 129 pag., avec 3 pip 
Oantzigy 1827. 

Cette livraison se compose de 4 mémoires; dans le premier, 
M'-Hatlike donne quelques détails sur l'organisation des ovaires 
des Squales; dans le second , il fait connaître quelques particu- 
larités sur le développement des foetus des Squales et des Raies; 
dans la troisième , il donne une anatomie détaillée de VAmmo^ 
castes hranchiaUs^ avec un aperçu sur le Petromyzon Planerî; et 
dans le quatrième, des remarques sur la vessie aérienne du 
Cohitit JossiHs y du Gùbiusnîger^ du Gadus Callarias , du Gas- 
ierotieus aculeatus , et de la Murœna AnguUla, M. Rathke a 
traité avec beaucoup de clarté les divers sujets que nous venons 
dloiâiquer, et y prouve qu'il est non-seulement fort bon anato- 
miste , mais encore excellent observateur ; la seule observation 
qne nous nous permettrons de faire , est de l'engager à bannir 
de ses mémoires les noms allemands des animaux. Ces déno- 
minations variant d'une province à une autre , laissent souvent 
le lecteur dans la plus grande incertitude sur l'espèce que l'au- 
teur désigne, tandis qu'en se servant des noms latins on est fa- 
cilement compris dans tous les pays. Nous reviendrons avec 
plus de détails sur ces difîérens mémoires. S- s. 

asi6. RjMBsaenxs sua PLusiEuas aviiiavx liiriaiEDat ; par le 
D' Gh. Em. B4Ba. Avec 6 planches. ( Nova Açîa pkf$. metU 
Aead. C L. C. NaUtr. Curios. ; Tom. XIII, %^ partie, pag^ 
5A3-76a. ) Voy, le £uiktm, Tom. IX, n"" io3. 

Ces recherches de M. Baer, faites dans les années i8a4 A 
|8a6 , sont consignées dans une série de 7 mémoires que nous 
allons analyser ici successivement, 

Vf. ■ ' 



agft Zoologie. N® ^%6 

I. AsptBOOASTBB. covcmcùLh f ttouvel entOMOûite des momk» 
iteau douce. L*auteur donne une description déuillée des fi- 
gures de cet animal. Ses dimensions varient de j de ligne à i 
lîgiie et ^. A l'exlérieur, on distingue sur lui le corps, une pla- 
qoe abdominale, un col, une bouche, un anus et un orifice 
pour les organes de la génération. La couleur du ver est en 
général d'un blanc jaunâtre sale , avec une Uche orangée à la 
surface abdominale. Le corps^ plus grand en arrière, est très--va- 
riable dans sa forme, à cause de la contractilité de toutes ses 
parties ; ses mouvemens sont ondulatoires , mais n'ont pas de 
direction déterminée ; l'animal peut vivre 8-i5 jours dans l'eaû 
fraîche. lAplaquè abdominale^ ayant sa surface inférieure divi- 
sée en champs rectangulaires par des bandes saillantes lon^u- 
dinales.el transversales , sert à Tanimal à prendre des positions 
fixes, soit sur les corps solides, en faisant office de ventouse, 
soit dans les liquides en lui permettant de s'y suspendre ren- 
versé sur le dos. La boiiche dans l'état de repos montre deux 
lèvres , dont la supérieure est la j)lus longue. La cavité buccale 
se rétrécit en entonnoir et communique par son fond dans une 
légère dilatation ( \e pharynx ) à laquelle succède un tube plus 
étroit et ondulé ( l'œsophage). Celui-ci se termine dans un vaste 
sac ( estomac ) rempli de matière alimentaire en globules; l'ou- 
verture postérieure de ce sac n'a pu être trouvée; cependant 
M. Baer ne doute pas qu*elle n'existe puisqu'il y a un anus. Ce- 
lui-ci forme un tube protractile dans l'état de vie, et commit- 
nique dans une cavité plus large , désignée comme le rectum. 
Un canal étroit ( intestin gr&e ) vient aboutir à ce dernier. 
Toutefois, comme l'animal se dégorge toujours par la bouche » 
tandis qu'il ne sort que peu de matière par l'anus, il est à croire 
que le passage de l'estomac au rectum doit être, au moins , 
très-étroit. 

L'appareil sexuel est fort développé. Le corps des gros indi-* 
vidus parait rempli d'œufs, disposés dans des canaux ondulés, à 
parois transparentes ; les œufs sont très-longs cl presque cy- 
lindriques ; tantôt transparens à l'un des bouts et tantôt remplis 
en entier d'un masse granulée. L'oviducte commun se voit au- 
dessous et à gauche de l'œsophage. M. Baer décrit aussi des ca- 
naux ramifiés qui aboutissent à l'oviducte commun et qui lui 
paraissent être des testicules. Il croit aussi avoir remarqué des 
▼aisseailx^ circulatoires et jusqu'à des rudiœens de neriii. Ne 



Zoologie. 393 

se serait4l pas laisse eutraîner an pea trop loin dans toutes ces 
déterminations ? 

H n'y a parmi leô Vers intestinaux que Tordre des Ti'êmato- 
des auquel on puisse rapporter le genre Aspùlogatter ; M. Baer 
le distingue de tons les autres Trématodes par les caractères 
suivans : AspinoGASTEa : ore et ano oppositis ; lamina clatkrata 
sub Dcntre, L'espèce unique qid soit connue est nommée Jsp, 
conchieola. L'auteur l'a trouvée dans la cavité du péricarde de 
YUniopictonun y et des Anodonta anatina^piscinalis I7ils. {ji, pen^ 
tricosa Vîeïîf,) et surtout dans VA cellensis; les vers s'y trou- 
vaient au nombre de i jusqu'à 9. Ces Moules étaient des envi- 
rons de Kœnigsberg ; les mêmes espèces prises dans d'autres 
.lieux n'ont point fourni A* Aspidogaster ; la localité influe donc 
beaucoup sur la présence de cet Entosoaire. 

La plaque abdominale de VAspidogaster est comparée par M. 
Baer, et regardée comme analogue à la ventouse des Distoma, 
des Amphistoma , des Pofystoma et des Tristoma; à l'excava- 
tion abdominale du genre Holostomum Nitzsch., et au pied des 
Mollusques Gastéropodes ; l'auteiir indique en outre quelques 
autres analogies que présente son nouvel entozoaire avec d'au- 
tres animaux inférieurs. la figures représentent VAspidogaster 
sous différens aspects. 

II. Sua LE Distoma duplicatum , le Bucephalus poltmoephus 
ei autres Entozoaires des Moules d^eau douce. Le Bulletin, Tom. 
JXy n^ io3y contient déjà plusieurs détails sur les objets traités 
dans ce mémoire. M. Baer a trouvé le Distoma duplicatum en 
nombre immense dans V Anodonta ventricosa. Les petites hy- 
^atides qui renfermaient le ver remplissaient toutes les parties 
<lu corps de l'animal, et une fois Tauteur en trouva une qui na- 
geait dans le sang de l'oreillette du cœur. Chaque hydatide ren- 
fermait a, 3 et jusqu'à 6 Distomes. Quoique ces vers fussent de 
fort pellte dimension , M. Baer a toujours reconnu sur eux Fo- 
rifice de l'anus; cet orifice est très-large et offre assez d'ana- 
logie avec une ventouse ou un suçoir. Outre les individus bien 
développés, les hydatides en contenaient assez souvent d'au- 
tres sous forme d'œufs ou de germes, qui ne donnaient pas en- 
core de signe de vie. L'auteur croit que l'bydalide n'est que le 
corps de la mère transformé ainsi par suite du développement 
des germes qu'il contient. Lorsque le développement est asses 



aj^4 Zoologie. N^ a 95 

avancé, les Distomes rompent leur prison^ ils jouissent alors de 
la plénitude de leur vie , et l'appendice caudal qui les caracle- 
rise se détache du corps. M. Baer a vu les Distomes vivre à 
l'état libre pendant plusieurs jours. 

Dans VUnio pictorum , VAnodonta anatîna et VJ, ceUemsis , 
M. Baer a observé, à différisntes reprises, sur le raanteta» le 
rein, le foie, etc. , des ûlamens blancs, muqueux ou plutôt albu- 
mineux, tantôt simples et tantôt ramifiés, isolés ou agglonaérés 
en faisceaux ou en lacis, d'une épaisseur égale dans le principe, 
mais prenant plus tard l'apparence de chapelets. Dans ces fila- 
mens, s'étaient développés des germes d'abord ronds, ensuite 
d'une forme bien caractérisée, et doués de mouvemeas qpoci- 
tanés qui les firent reconnaître pour un entozoaire particober 
que l'auteur désigne sous le nom de BucepheUus pofymorpkus , à 
oause de sa ressemblance avec une tête de boeuf. Cet entosoaire 
se compose d'un corps ef d'un appendice; celui-ci est formé par 
deux saillies arrondies, latérales , jointes ensemble par leor 
côté interne, et supportant chacune un prolongement qui re-' 
présente parfaitement la corne de différentes espèces de bœuls. 
Les deux prolongemens ou cornes ont i ^ lignes de long; Us 
sont presque toujours en mouvement; leur intérieur renfenac 
des granules plus opaques et rangés en chapelet , le corps est 
aplati , lancéolé ou en forme de biscuit ; il offre une bouche à 
son extrémité opposée à l'appendice , et une espèce de suçoir 
au milieu de sa surface. Lorsque l'animal s'est développé jus- 
qu'à un certain point , il parvient souvent à se mettre en liberté 
en rompant les parois du filament renflé qui le contient. Avant 
la mort l'appendice se sépare souvent du corps, et les bras se 
réduisent en granules que l'auteur suppose pouvoir servir à la 
reproduction de l'espèce. Il reconnaît à son Encéphale de l'a- 
nalogie avec les Cercaires, quoique ceux-ci n'aient qu'une 
queue simple , tandis que celle du Bucéphale est double. Les 
filamens blancs qui font la matrice du Bucéphale, sont à compa- 
rer aux filamens des Conferves; les Arthrodtées de M. Borj jte 
Saint-Vincent et \ Arthronema fascum de M. Eschscholx, ainsi 
que les filamens articulés trouvés par M. Scoresby dans la mer 
Glaciale, fournissent autant de points de comparaison à M. Baer. 
Sur un individu de VAnodonta anatina il a trouvé une Pilaire 
ou peut-être un très-jeune GorHius. 



Zoologie, r2Q5 

Le manteau de YUfùopictorum, et plus encore àe&jinodontesy 
c]ue1quefob aussi leurs brancliies , offrirent à M. Baer un petit 
Jlcaridien parasite qu'il rapporte aux Hydracbnes, sous le nom 
^Hydrachna concharum , il en donne une figure. Il a obser- 
-^x* cet animai dans les diftérentes phases de son développcv 
ment. M. Pfeifier a décrit et figuré la même espèce ou une es- 
pèce fort voisine sous le nom de Limnocharis Anodontœ, Un 
autre parasite des Anodonlcs, mais d*une espèce bien diffé- 
rente, a été décrit par M. Rnthke sous le nom de Twmhidiam 
noiatum. Enfin plusieurs parties du corps des Moules d'eau 
douce, et principalement le rein et l'organe générateur, lors- 
qu'il était rempli du suc blanc qu on a regardé comme du sper- 
me y ont présenté à M. Baer un chaos de corps mouvans, de la 
forme la plus variée. Il y a distingué des animaux Infusoires , 
comme des Cercaires,des Colpodes, des Paramèces, qui pour- 
raient fort bien s'y être introduits du dehors ; il a vu ensuite 
des animalcules beaucoup plus petits, qui! regarde comme les 
véritables animalcules spermatiques , parce qu'ils ne sont ren- 
contra cpie dans le liquide blanc laiteux ou sperme. ly autres, 
plus grands, jouissant de mouvemens divers, déterminés par Ta 
forme de leurs corps , ne se Vetrouvenl également que dans le 
sperme , et ne sont pas, suivant l'assertion positive de M. Baet*, 
des lambeaux de tissus isolés, comme le pense M. Raspaif. M. 
Baer ne regarde comme tels que les masses informes , mais plus 
ou moins isolées , qu'on peut détacher de presque toutes les 
parties du corps des moules , et qu'on voit alors exécuter quel- 
ques mouvemens automatiques. Il paraît au reste que nette par- 
tie du mémoire est d'une date plus récente que le commencement. 

Deux planches sont consacrées aux animaux et aux fragmiens 
de tissus décrits dans le second mémoire 

Ilï. Sur les Ckacaires , leur habitation ^ leur i}ék*€loppement 
et sur quelqtws autres parasites des MoUiisques, 

Les recherches de l'auteur ont été faites sur la Paludinavi- 
vipara et le Llmnœus stagnalis. M. Baer décrit d'abord une non. 
velle espèce d<ï Distoma qu'il a trouvée dans les testicules et le 
foie de la Paludine; il lui donne le nom de /). luteum , parce 
que le ver est enveloppé d'uue légère couche albumincuse d'un 
jaune sàlc. On le trouve principalement dans les individus 
adultes de la Paludine. 



ugS Zoologie. N^ 

La cavité respiratoire et le rein du Limnœus stagnalis ont 
fourni un autre entozoaire nouveau, rentrant, par son org^anî- 
sation, dans la classe des Annélidcs, et voisin des Naîdes. Ijcs 
paquets de soies que ce ver porte par paires, sur les côtés de la 
surface abdominale, lui ont fait donner le nom àe Chaetogaster, 
Il s'est retrouve dans le Planorbis corneus et dans beaucoup 
d'autres Mollusques d'eau douce. On le rencontre aussi à l'état 
libre dans les eaux habitées par ces Mollusques. Enfin M. Baer 
a encore trouvé une Filaire vivante dans la cavité viscérale du 
Limnœus stagnalis. 

Quant aux Cercaires, l'auteur les regarde comme des Ento- 
xoaires des Mollusques déjà nommés, et dans les différentes 
parties desquels ils se rencontrent sous diverses formes. Us uc 
s'y engendrent pas à l'état libre, mais dans des masies gem- 
miformes, tantôt arrondies, tantôt filiformes, et montrant quel- 
quefois une vie propre non douteuse. Les Cercaires oflrent 
des formes très-variées; M. Baer réduit à 7 piincipales celles 
qu'il a observées, et les considère comme autant d'espèces; 
mais ces déterminations sont évidemment arbitraires. Il n'a 
point donné de noms à ses espèces , mais il eu fait de longues 
descriptions; les caractères du genre Cercaire ont été bien 
établis par M. Nitzscb ; l'auteur y fait seulement quelques légères 
modifications; il appelle aussi l'attention sur l'aualogie qui 
existe entre les Cercaires , les Distoma à appendices , le Suce- 
fhahis, les Paramèces et même les animalcules spermatiqires 
qui pourraient bien n'être qu'une forme inférieure du type des 
Cercaires ( ? ). 

Les rapports des Cercaires avec les conceptacles qu'ils habitent, 
et le développement des granules gemmiformes(sporules j, sont 
en dernier lieu l'objet des considérations que l'auteur présente 
dans ce mémoire. Les conceptacles sont distingues, i*^ en ceux 
qui ne jouissent pas d'une vie propre, et dont la forme corres- 
pond toujours exactement à celle des Cercaires qui les habitent 
a^ en ceux qui jouissent d'une vie propre. Ce sont ou des fila- 
niens, semblables à ceux dans lesquels se développe le Buct- 
phalus^ ou bien ce sont des entozoaires vivant dans les Mollus- 
ques, et dont les Cercaires sont à leur tour les Entozoaires, en 
quelque sorte à la seconde puissance. Les sporulcs servent à 
l'auteur à donner une théorie du développement des Cercaires. 



Zoologie, ^97 

Dans une addition au mémoire, il est encore question de Cer- 
caireSy de Chietogasêer^ de Disloma et de Filaires trouvés dans 
cjuelques autres coquilles, principalement la Paludina imputa, 
la Physa fonîinalisy VAncylus lacustris. Dans les Cercaires, M. 
Saer a observé, d'une manière non douteuse y des yeux, con- 
stamment au nombre de a , et non de 3 , que paraît avoir la 
Cercaria ephemera de Nitzsch. Il a aussi trouvé deux nouvelles 
modifications de corps gemmiformes dans lesquels se dévelop- 
pent des Cercaires. L'une de ces formes est celle du genre Mo^ 
nosioma. Ces observations feront l'objet d'un nouveau mémoire. 

IV. Sua LA NiTzscBiA ELEGAKs. M. Bacr donne ce nom à 
un EAtozoaire qu'il a trouvé parasite dans la fente branchiale de 
l'Esturgeon. On le trouve fixé, non pas à la branchic, mais à l'oper- 
cule ou vis-à-vis, au moyen d'une ventouse ; le corps aplati , alongé, 
libre et flottant, est uni à la ventouse par une espèce de pédicule ou 
étranglement. La longueurdel'animalestdeG à lo lignes, et sa 
plus grande largeur de a à 3 *. La teinte rosée qu'il présente pen- 
dant la vie, dépend de ramifications vasculaires (organes digestifs), 
qu'on remarque dans son intérieur, et qui aboutissent à a troncs 
principaux, parallèles aux bords latéraux du corps. Après la mort, 
l'animal devient blanc, avec des taches plus sombres; la ventouse 
présente absolument la forme d'une fleur de muguet ; son fond 
est imperforé. La bouche se voit à Textrémité opposée de 
l'animal. Cette extrémité est obtuse, et offre de chaque côté 
une ventouse droite et peu profonde, avec laquelle l'animal peut 
également se fixer aux corps extérieurs. Entre les deux ventou- 
ses antérieures, se voit une petite éminence, qui correspond à 
la partie nommée trompe dans le genre Trisioma Cuv. Derrière 
la bouche, et à gauche, proémineun tube que M. Baer regarde 
comme l'issue de l'appareil génital. Les deux sexes sont réunis 
sur un même individu. 

Le NiUsckia est très voisin des Tristoma, et M. Baër le com- 
pare en détail aux deux espèces connues de ce genre ( Ti\ coc- 
cineum Cuv. et maculatum Rud. ), dont il pourrait bien ne for- 
mer qu'une sous-division. Abilgaard a, le premier, donné une 
description et une figure grossière du NUzschia dans les SArivter 
af Naturhistor, Seii^abei, Tom. III, a* n®, pag. 55, sous le nom 



apS Zoologie. N^ aaff 

de Hlmdo SiurionU. Mais il regardait la ventouse postérienrr 
comme la tête, et il n'a pas remarqué les deux ventouses anté- 
rieures. M. r^itzsch lui-même a décrit ce ver sous le nom de 
Tristoma elongatum dans le Tom. XV de VAllgemeine EncjrcSo-- 
pœdie^ publiée par Ersch et Gruber (1826). Sa description 
s'accorde généralement avec celle de M. Baer. 

V.Sua lePolystoma inTEGERaiMUM.Cet Eiitozoaire vityComiDc 
on saity dans la vessie urinairc des grenouilles [Rana iempona-ia ). 
Les 6 pores de ce ver son t des ventouses et non des bouches, W^ sont 
implan tés sur les bords d'une ventouse centrale, moiosapparente, 
mais dont ils sont une dépendance ; cette ventouse centrale oflre 
dans son milieu des crochets analogues à ceux de la ventouse de 
YHirudo hippogîossi\ c'est rextrémité postérieure de l'animal et 
non l'antérieure, qui porte les ventouses; les 6 ventouses étant 
imperforées au fond , il s'ensuit qu'on ne peut pas en faire des 
oriGces génitaux. Le pore terminal iie Rudolphi doit être pris pour 
la bouche; M. Baer croit avoir vu celle-ci se continuer dans le 
pharynx, de la hase duquel pai*tent des vaisseaux qui se rami- 
fient comme dans les Distomoy les Planaires, le Nitzschia etc. 
Le réseau vasculaire est d'une teinte noire; le parenchyme cjni 
Pentoure est blanc, peu transparent, et d'autant plus abondant 
en proportion , que Va ni mal est plus avanc)^ en âge. L'appareil 
sexuel se remarque dans une portion du corps, plus blanche que 
le reste. M. Baer n'a cependant pu le reconnaître qu'incomplè- 
tement. Il termine ce mémoire par une comparaison du Polrs- 
toma integerrimum avec le P, duplicatum Delaroche , le Pentas- 
toma^ etle Cyclocotyta Otto. Ce dernier ofTre une grande analogie 
avec le Polj'stoma, 

VL Sur' LES Planaires. Les Panaires sont un des genres que les 
zoologistes ont de tout temps le plus négligé. Presque tout ce qu'on 
sait sur ces animaux est dùaux rccherrlies deO.F. MûUer. Mais 
siles observations do cocélébrenalnralîste sont exactes quant aux 
détails , il n'en est pas moins vrai qu'il n'a pas été heureux 
dans la formation de ses genres. Celui des Planaires en offre une 
preuve, car il renferme des formes lout-à-fait hétérogènes. H y 
en a qui formeront une tribu à part (celles à corps aplad et ji 2 



tro^ sur U moUié postérieare de la surface abdominale); d'autres 
se rapporteront aux Annélides et feront, avec les Gordius et les 
Nemertes^ le passage aux Vibrions; quelques espèces de Miiller 
ont une grande analogie avec les Rotifères; les Planaria ire- 
Fneiiaris et atomata qui, dit*on, n'ont point de bouche, iraient 
aux Infusoires ou Protozoaires. 

M. Baer borne ses observations à la première de ces quatre 
formes principales, ponr laquelle il conserve le nom de Plana- 
ria. ho$ espèces qu'il a examinées sont les PI. lactea MiUL, Uirva 
M.y ientaculftia M,, et brunnea M. Après avgir décrit l'extérieur 
de ces espèces, il indique les difficultés presque insurmontables 
qu'offre leur examen anatomique. On ne peut opérer avec quel- 
que succès que 3ur les individus qu'on a préalablement ^ués 
dans l'alcool. 

L*e corps des Planaires se compose d'une substance homb- 
gèoe qui semble tenir le milieu entre le mucus et l'albumine; la 
pellicule qui sert de tégument commun est extrêmement mince, 
siirtouUudo8;sotts l'abdomen elle oflre quelques légères apparen- 
ces d'organisation, des lignes transverses et deux lignes longitudi- 
nales, qui semblent former, en quelque sorte, un premier indiee 
da pied des Mollusques. Toute la masse du corps est contractile 
et il n'y a pas d'cMqganes de mouvement distincts. Les Planaires 
se aieuvent soit en glissant uniformément sur les corps exté- 
rieurs , ou bien en faisant des pas, par une espèce de mouvt- 
ment périslaltique. Les yeux se composent de granules noirs. 
Ib ne paraissent pas servir à la sensation lumineuse, mais à 
celle du tact La PL lactea offre souvent plusieurs points noirs, 
qui sont des yeux accessoires. Dans l'appareil digestif il s'agissait 
de savoir où est la bouche des Planaires. M. Baer les a vu plusieurs 
fois prendre leur nourriture par le pore abdominal antérieur ; 
il n'a pu trouver aucun oriGce à l'extrémité antérieure du corps, 
quoique plusieurs naturalistes, et surtout M. Oken, aient placé 
la bouche en cet endroit; l'orifice abdominal est donc bien la 
véritable bouche; il conduit à une cavité qui loge une trompe * 
ou tube en sjiçoir, assez grand en proportion; elle lui forme une 
sorte de gaine au fond de laquelle il est fixé. Le suçoir est l'or- 
S^e le plus consistant du corps des Planaires. Il s'en sépare 
quelquefois, et alors il prend des formes variées et il rxécute 



3oo Zoologie. N* aa6 

des mouvemens automatiques fort remarquables. Si des par* 
celles du corps de la Planaire en décomposition se présentent à 
Torifice libre du suçoir détaché, celui-ci les avale promptemeot 
et les expulse par son extrémité opposée, a Taide d*un mouve- 
ment péristaltique; il arrive même quelquefois que le suroir 
avale avec une sorte d'avidité tout Icv corps dont il s'est séparé. 
M. Baer a vu a fois ce curieux phénomène. 

La cavité de la trompe se continue dans un canal étrok et 
court, qu'on pourrait regarder comme un oesophage ; il donne 
naissance à 3 canaux ramifiés qui forment la véritable cavité 
digestive de l'animal. Cette cavité contient une masse alimen- 
taire en granules plus foncés que le parenchyme du corps ; ses 
parois sont formées par la masse commune du corps et non 
par des membranes distinctes. M. Baer n'a pas pu découvrir 
d'anus. 

Le pore abdominal postérieur des Planaires estleur orifice gé- 
nital; M. Baer a observé deux fois l'accouplement de ces animaux. 
Un tube court sortait du corps de chaque individu, et pénétrait 
dans le corps de l'autre. Les jeunesPlanaires se trouvent, comme 
les jeunes sangsues, dans de petites capsules qui en renferment 
4-8 individus; l'appareil digestif est plus développé en propor- 
tion, chez les jeunes, mais l'appareil génital ne se développe 
que plus tard. Les capsules qui renferment les embryons de la 
PI. torva sont pédiculées; on les trouve à la surface inférieure 
des feuilles du Nuphar iutea. 

Les résultats que l'auteur a obtenus sur la structure de l'ap- 
pareil sexuel sont encore incertains, et exigent de nouvelles re- 
cherches. Le PL torva offre deux espèces de parasites extérieurs, 
savoir : une espèce de Cyqjidic et une Vorticelle. ( f^. hamata 
MûlI. ) 

Quant aux affinités naturelles des Planaires dans le système 
'xoologique, il est certain que rien n'autorise à les ranger parmi 
les Annclides, comme ou l'avait fait en France, et comme on le 
fait encore en Allemagne ; ils se rapprochent par tous leurs ca- 
ractères de Tordre des Trématodes ; leur organisation a cepen- 
dant quelques analogies avec celle des Sangsues, notamment 
avec les Hirudo complanata L. ( Clepsine Savigny ) et H, varie- 
gala Braun. {H, marginata Mûll.) 

VU. Sue les eaffoets D'ÀrriiriTà bvtils ias aichu vx urriiuuas. 



Itans ce dlernier mémoire, l'auteur prouve que les Entosoaires 
e^ les Infiisoires ne sauraient être conservés comme formant 
«les classes à part dans le système, et il établit qu'il faut toujours 
distinguer les différens tjipes d'organisation des différens degrés 
dm déifeloppement. Il se représente les types principaux do r^ne 
animal sous la forme idéale de sphères composées d'un centre 
plus condensé (peuplé d'espèces et d'individus plus nombreux) et 
d'une atmosphère moins peuplée, et renfermant des sphères se^ 
condaires, de nature analogue. M. Baer admet les 4 grands em- 
branchemens établis par M. Cuvier, mais il veut qu'on les pour- 
suive jusqu'aux degrés inférieurs de l'organisation. Ainsi la sé- 
rie des animaux du type à dimension longitudinale prédomi- 
nante, commence dans les Protozoaires par des filamens vivana 
{^lÀneoU^y qui sont les Vibrions les plus simples. Au degré sui* 
vantyse trouvent des tubes vivans avec des germes (^i&rib)et avec 
le développement successif d'une peau, de vaisseaux et de 
ner£(, {Filaria, Nemertes, Gordius, Nais.) Plus loin, le icorps 
commence à se diviser en segmens articulés (Annélides). Le type 
des animaux rayonnes commence dans les Protozoaires par les 
Cyclidies, et se continue par les Méduses, les Rhizostomes, les 
Astéries, les Oursins et les Fistulides. Le 3* type principal od 
celui des Mollusques commence à être indiqué dans les Bwrta^ 
fia , et dans un petit animal , peu connu jusque-là, représentant 
une Ascidie en miniature, et oiTrantbeaucoup d'analogie avec le 
Fortictlla versatiiis Miill. Les Biphores, les Ascidies font le pas- 
sage aux autres Mollusques. Entre ces types principaux, se pla- 
cent des séries intermédiaires ; deux prototypes sont tantôt réu- 
nis simplement, et coexistent dans les parties difTéreutcs de la 
forme intermédiaire. Ainsi une série placée entre le type longi- 
tudinal et le type radiaire commence par les Paramèces et se 
continue par les Trématodes, auxquels il faut joindre les Planai- 
res ; de ces derniers, il y a une transition naturelle aux Annélides 
par les Sangsues. La classe des Polypes forme une autre série 
intermédiaire aux deux types déjà nommés. Les Polypes d'eau 
douce et les Rotifères forment une série intermédiaire au type 
des Radiaires et à celui des Mollusques. L<f type des animaux 
articulés et celui des Mollusques, a pour série intermédiaire 
celle des Entomostracés, à commencer par les Brachionus et les 
Lemées. Les Physales et les Céphalopodes forment encore des 
séries de transition entre le a* et le 3* types primitifs» 



3o9 Zootqgie. 

n Tésnhe de là «{ne le règne ammal ne saurait se présenter i 
Tesprît comme une simple série linéaire et aseendanle de ibrmcs 
qu'on réduirait à un type unique et primitif. On a trop généra* 
Ksé quelques analogies peu nombreuses en proportion, lors- 
qu'on a prétendu que les animaux supérieurs parcouraient dans 
l^ur déreloppement Indiriduel toutes les formes regardées 
comme inférieures; car ils ne parcourent au contraire, dans In 
marche de leur développement, que les degrés inférieurs du 
même type. Un organe quelconque peut se développer dans fun 
des types, sans qu*on en puisse conclure à un développement 
simultané de tous les autres. Ainsi, le cœur bien développé ciies 
les Mollusques, ne peut fournir la preuve que ces animaux &ont 
supérieurs aux Insectes, et que les Acéphales doivent être ran- 
gés au-dessus des Abeilles. — ^Nons avons indiqué dans cette ana- 
lyse les principaux faits et les résultats dus aux recherches as- 
sidues de M. Baer : on a pu voir qu'ils offrent en général un 
grand intérêt ; les figures que l'auteur a jointes à son travail 
sont très dignes d'éloge. Le texte, à la rigueur, aurait pu seren*- 
fermer en un moindA^ nombre de pages. $. G. 



%%'j. Suavo nxL FASOicoto IIl^ a IV^ naLU Majraaix» elc— - 
Sommaire des fascicules III et IT des Mémoires sur tkù^ 
i99re ei i'anaiomie des amimauM suhm pertèbrts dm roysutme de 
Najdes; parStephano délie Gauix. In^^* de 24 pag. Naples, 
i8a4« Paris; au Bureau du ^nUeim. 

■ 

Nous renvoyons nos lecteurs à l'analyse que nous avons don- 
née des Mémoires eux-mêmes , dont l'ouvrage que nous annon- 
çons n'est que le sommaire. (Voy. le BulUtin; 1828, Tom. XIII, 
n« 88, et Tom. XIV, n^ a55). ' 

L'auteur décrit succinctement le Siphunculus nudus, et son 
anatomie ; il donne un abrégé de son intéressante monograpbie 
de l'ApIysie, puis l'aperçu de la Descr^tion zoologique etanalo~ 
rnique de quelques espèces d'Holothuries , l'extrait de ce qu'il a 
publié plus tard sur le Siphunculus celimorkjmchus , le DoritUum 
Meckelii et la Pleurophjrllidia neapolitana. 

Toute cette partie se rapporte aux 3* et 4* fascicules des 
Mémoires de M. délie Chiaje. H donne ensuite un abrégé des 
Mémoires contenus dans le 5* fascicule, qui n'est point encore 
publiés 2^ sur Vjérgonaate et son animal: nous renvoyons le 



Zoologie, 3o3 

lecteur à rartîcle AnÉuUciln; Tom. XV. t8a8, n® a36 ), où nous 
avons fait connaître en détail tons les feits rapportés par M. 
dellc Chiaje, au sujet de ce Mollusque, dans le Tome III de 
l'oUTrage de Poli, dont la note qui nous occupe présente le ré-, 

suiné. 

a* Sur la Carinaire, la Porcelaine ^ la Volute^ le Siromhe,, 
la Bittt^ ligrmria , le Buccinum Galen , le Murex Tritonium , le 
T^irko rugosus, etc.; le Trochus tesseliatusy V Hélix pomatia, la 
Ntrka caréna , VttalioHi tuberetilata, la Patelle, etc. ; la Serpula 
murieaia, M. délie Chiaje donne le sommaire de ses observa- 
ttoDS, dont le développement se trouvera dans ce V* fascicule , 
et dans le Tome III de Poli. 

Cet ouvrage offre donc l'abrégé de toutes les observations 
de ee savant, et par conséquent les caractères des animaux de 
plusieurs genres dé Mollusques non encore bien connus. Sous 
ce rapport, il doit intéresser beaucoup de naturalistes qui s'oc- 
cupent des Moilnsques , parce qu'iU y trouveront Fexposé dé 
ces observations , et un aperçu des travaux de Tauteur qui , 
chaque jour, ajoute à nos connaissances dans ce genre, et ac^ 
quiert de noureaux droits à la reconnaissance des savans. F. 
%%%. DEseum-ioH ht tkois oziraBs nouveaux de Coquilles 
rossiLCS des terrains tertiaires de Bordeaux ; savoir, Spiri- 
eetta, par M. Ravg; Gratelupfa et /ouannetiay par M. Ch. 
Dbs Mbcuirs. ( Builetin de ta Société Linn. de Bordeaux ; 
Tom. U, 6* liv. déc. i8a8, p. aa6. ) 

Genre Spirlcella, Rang. 
La Coquille qui a servi si M. Rang pour établir ce nouveau 
genre, lai a été envoyée par M. Ch. Des Moulins; elle vient des 
faluns de Mérlgnac , et offre des rapports cvidens avec le test 
rudimentaire des Aplysics; mais Fauteur crut y reconnaître eu 
mène temps des caractères importans, qui ne lui ont pas per- 
mis de la considérer comme ayant appartenu à aucun Tecti- 
branche. 

M. Rang donne d'abord les caractères du genre qu'il propose 
pour cette petite coquille, puis l'espèce, unique jusqu'à pré- 
sent; sa description détaillée est très- soignée. 

Voici les caractères génériques donoés par Tauteur. Testa 
vaidètlepresfa, elongata , curvatQ , marginibus acutis, ^pex spi' 
ralà, stniitrorsùtn horitoHtalilcr involutus f ad pariem testœpoi'' 
tieam $ini$tnmqu0 poiitui f in paginant infemnm tatm apdu* 



3o4 Zoologie. 

mm habens. Inq^ressh paUiaUs parum dtstincêa, dtmidiam pos^ 

tica mque testœ partem prœcipuè tenens , ibique margUUferè pa^ 

ralieia. 

L'espèce à laquelle M. Rang donne le nom de Sp,UnguicuUi0, est 
fort curieuse; dans des observations qui suivent sa description ^ 
M. Bang la compare successivement au Parmophore, au Cabo* 
chon, à rOmbrelle et au test des Aplysies. C'est avec l'Ombrelle 
que ce zclc naturaliste trouve le plus de rapports, et qu'il 
pense que son animal , encore inconnu, devait avoir le plus 
d'analogie. D'après cette conclusion , M. Rang pense que «on 
nouveau genre doit être dans notre famille des Ombrelles, gui 
doit, selon M. Rang, rentrer dans l'ordre des Tectibranches. 

Graiehtpiay Des Moulins. 

La Coquille pour laquelle M. Des Moulins propose d'établir 
ce nouveau genre , a été décrite et figurée par M. de Basteiot 
dans sa Description géologique du bassin tertiaire du S. O.deta 
France(yoyAe Builei.fTomyifiiZf et VU io5,), sous le nom de 
Donax irregularis, M. de Basterot n'en avait connu , à ce qu'il 
paraît, que des individus incomplets. M. Des Moulins a été plus 
beureux, il en a eu des individus bien entiers de Sancats. Il 
place, ce genre dans les Nxmphacées teliinaires de M. de La- 
marck, entre les Lucines et les Don«^es. Après avoir exposé 
avec beaucoup de sagacité les raisons qui motivent ce classe- 
ment , les caractères génériques étant un peu longs à transcrire, 
parce que M. Des Moulins les a peut-être un peu trop étendus, 
nous nous bornerons à dire que ce nouveau genre est bien dis- 
tingué des Donaces; i^ par la présence des dents qu'if appelle 
Cardini'sériales , au nombre de 3 à 6 , lamelleuses et parallèles, 
outre les dents cardinales au nombre de 3 principales; 2^ par 
la grande longueur du ligament. 

L'espèce unique est appelée Grateiupia donaciformis. 
Genre Jouannetia , Des Moulins. 

Ce nouveau et très-curieux genre se place auprès des Tarcts, 
il fut découvert, en 181a, par M. Jouannet, auquel M. Des 
Moulins l'a dcdié. 

Les deux valves réunies forment une sphère parfaite, sauf 
un appendice caudiformc qui part du bord d'une seule des val- 
ves , d'où le nom spécifique de semicnudata que M. Ch. Des 
Moulins donne à l'espèce qui en est le type. Cette curieuse 



Zoologie. 3o^ 

Coquille se trouve dans Fintérieur des polypiers fossiles , et des 
morcfeaux de calcaire roulés, qui abondent dans le dépôt de fil^a^ 
de Mériguac. 

Des observations comparatives ^vec les Pholades et les Ta- 
rets , une description très-complète et très-soignée de cette co- 
quille, terminent ce petit travail , où- M. Des Moulins, comme 
M. Rang, ont prouvé de nouveau tout ce que la science peut 
espérer du véritable talent d'observation cpii les distinguent. 

Trois planches très-jolies représentent ces curieuses décou- 
vertes sous plusieurs aspects. P. 

21kg, Lettre adresske auxRkdacteues des Jnnales des sciences 
naturelles , à l'occasion du genre Hyale et de quelques autres 
coquilles trouvées à Tétat fossile, par M. Maecel de Seeees. 
{^AnnaL des Scienc, wa/i/r.;Tavril i8a8, pag. l^So)» 
M. Marcel de Serres rappelle que, dans le Mémoii*^ publié 
sur une nouvelle espèce d'Hàliotis fossile (Voyez le Bulletin 
d'avril i8a8, Tom. XIII, n*^ 33o), il a avancé que les faits 
semblaient indiquer qu'il existait plus de genres perdus que de 
genres vivans à rencontrer parmi les fossiles. J'avais avancé, 
dit- il, que probablement il était certains genres qui, faute de 
coquilles solides, n'avaient pu passer à l'état fossile. Il avait si- 
gnalé les genres Nodosaria , Hyahea^ Dolabella, Carinaria, etc. 
M. Marcel de Serres reconnaît son erreur à l'égard de 7 de ces 
genres , à l'occasion de l'annonce de l'Hyale fossile des environs 
de Dax , signalée par M. Grateloup et par M. Rang. ( Voy. le 
Bulletin ; Tom. XIII, n** Ztl'j ). 

. Nous'pouvons ajouter que M. Rang vient encore de trouver 
à l'état fossile son genre Creseis, et qu'il a reçu de M. de Luc 
de Genève, deux très-beaux individus de la Cleodora Umceolata^ 
également à ictat fossile. Depuis longtemps d'ailleurs, on coq* 
naissiiit la Vaginelie, et cet exemple , et une quantité d'autres 
pouvaient montrer que les coquilles les plus fragiles pouvaient 
s'être conservées. Quant aux rapports que M. Marcel de Serres, 
ainsi que plusieurs autres savans ont voulu établir entre les 
genres vivans et les genres fossiles, nous ne pouvons que répé- 
ter ce que nous avons dit plusieurs fois «c'est que, dans l'état 
de la science, ces rapports sont tont^-fait chimériques, surtout 
lorsque Ton veut établir entr'eux un compte rigoureux. Le genre 
Ébume, dit M. de Serres, vient d'être trouvé à Dax à l'eut 

B. ToMB 2LYI. ao 



3q^ Zoolpf^e. 

fpMikB; d'ttn to|re ç6té l'oii a, dit-il» découvert iiq nowcau 
g^re perdu I oominé FtrÊUsina^ pur M. Qmteloup. Ainsi, «u 
lieu de 5? genres connus seulement à l ctat fossile, il y en an* 
rail $8, c'es|-Mirei que les genres perdus seraient en exees 
si]|r les genres vivans, d'environ un huitièniL*. Sans doute ^ ces 
considérations auraient quelque intérêt si elles étaient appujéf» 
- sur des données positives; mais, pour faire un tel calcul, il fau* 
dfait s'entendre et être d'accord sur ce que l'on doit appeler un 
geqre^ et savoir quelle est la valeur accordée à cette division 
niétho4ique. Chacun , selon son caprice , fera varier les rap* 
ports dont il s'agit, puisque, dans ce que l'on appelle \m çenre^ 
un autre en voit dix. Il serait temps enfin , après les exemples 
de confusion que les naturalistes ont chaque jour sous les yeux, 
que les hommes éclairés , et dont la tête est mûrie par Vexpé- 
ricnce» adoptassent des principes rationnels à ce sujet comme à 
regard de tant d'autres points de discordance. L'on ne doit con- 
sidérer comme constituant un genre distinct et naturel que les 
animaux pou*vus de caractères organiques réellement différens 
de ceux des autres genres qui appartiennent au même ordre. Les 
caractères qui les différencient doivent être de même valeur. 
Alors Ton pourra 'établir des rapports entre lés genres perdus 
et ceux qui se sont conservés , jnsqtie-là tout travail de ce genre 
est tout-à^fait puéril. F. 

93o.The HuntebianOxatiou.— Discours prononcé le %4 févr, 
1826 , au Collée royal des chirurgiens de Londres, par sir 
Ànth. Caelislk. In- 4^ de 47 pages. Londpesi i8a6. 

' Oe discours a pour but de conduire h des vues de physiologie 
générale applicables à la médecine; mais la plus grande partie 
tn est ocoupée par une description anatomiqne (brt détjtffée de 
l'Hitttreeommune, et par des considérations sur le mode de 
formation de sa coquille. L'auteur établit fort bien que cette 
iarmation a lien par une simple exsudation du corps de l'ani* 
mal ; exsudation que celuiK^i peut augmenter ou dtmimier selon 
le besoin et les circonstances. L^autenr fait aussi ressortir les 
dinièrenees qui existent entre ce mode de production et celui 
Ae» denu^ «les autres parties épidermiques des animaux, et des os. 

a3i. Rscnticsu lun u cin^vutiow kt té nuritènon m$ 



Zooloffe. $07 

AmtiusES SAHS BmAHCKiES par M. Dvoâs. [Annales des Scienc. 
natur.; nov. i8a8, p. 284.) 

LVmteur comniciice par déterminer les espèces dont ilVest 
ierri pour ses observations; ensuite il s'oecape snccessivemeal 
de la circulation et de la respiration , et enfin de la reproduc-» 
don des Naides , des Lombrics et des Himdinées. Les prind^ 
paux résultats de ses recherches sont les suivans : 

Chez les Naides et les Lombrics , le san^ pareonrt ufl 
cercle contino autour d'un axe horizontal. Il marche d'ar>» 
rière en avant dans le vaissean dorsal , d'avant en arrière 
dans les vaisseaux abdominaux , et se porte de l'un à l'autre em 
avant I par Tintermédiaire de plusieurs chapelets de vésicules 
contractiles en arrière, par le moyen de deux réseaux anastomo^ 
tiques» l'un superficiel, et l'autre profond. Ces deux réseaus 
servent aussi à deux sortes de respiration, Tune extérieure ^ 
Pautre intérieure. 

Chex les Hirudinées, c'est autour d'un axe vertical , et dans 
le sens de la circonférence de l'animal ,. que marche le tomnt 
drcttlatoire ; mais en outre» antour de chaque poche pulmo- 
naire, S'établit aussi un courant circulaire particulier, chacune 
de ces poehes recevant une branche du vaisseau latéral, et lia 
en renvoyant une autre. 

Les Naides reproduisent les parties qu'elles ont perdues, pat 
une division spontanée ou artificielle; les Lombrics ne repro- 
duisent une tète nouvelle que quand l'amputatiqn n'a enlevé 
que sept à huit anneaux au plus. Quant à la reproduction 
sexuelle, tous ces animaux sont hermaphrodites et ovipai«s; 
tous font des œufs à plusieurs germes, mais ceux du Lombrio 
n'en contiennent que deux, quelquefois qu'un seul; ceux >des 
Naïdes sont composés d'ovules complets, renfermés dans une 
coque commune; dans ceux des Hirudinées, les fœtns n*ont 
point chacun une enveloppe spéciale. 

%%%. RxGHxmeRis sua iJotiOAmêknon xt lxs kobuss dbs Fijoia-» 
xiiBS, av. fig.; par M. Ant. DuoÉs. (iiUtf.; oc t. i8a8, p. iSgJ. 

Dans ce mémoire assez étendu, l'auteur propose d'ériger le 
genre des Platiaires en famille , sous le nom de Planariées , 
et d*étabUr deux autres genres {Prostome et Dérostome)^ outre 

fiO» 



àoà Zoologie. 

celui, qui retiendra le nom primitif. Dans le genre Prostome 
M. Dugès décrit sous le nom de P. clepsinoides une espèce qiill 
croit nouvelle; dans le genre Dérostome il décrit 8 espèces, 
dont 7 aTec des nouveaux noms; dans le genre Planaire enfin ^ 
Fauteur a observé 6 espèces, dont il donne les descriptions. 
M. Dugès établit qu'il n'existe point dans les Planariées de 
système nerveux central » ni d'appareil locomoteur fibreux; la 
fibre sensible et contractile à la fois est universellement répan- 
dne. Les organes digestifs sont tubuleux et à deux ouvertures 
terminales, chea les Prosiomes ; en forme de casque et à une 
seule ouverture antéro-inférieure chez les Dérostomesi ramifiés^ 
et il une seule ouverture médiane inférieure chez les Planaires» 
qui, de plus, sont pourvues d'un suçoir à trompe. Les Planariées 
ont un système circulatoire assez semblable à celui des Hirudi- 
nées; les organes de la repi-oduction ressoBblent davantage à 
ceux des Mollusques Gastéropodes. Les deux s^es existent à 
la fois chez le même individu , mais l'accouplement est néces- 
saire à la fécondation. £n outre, plusieurs espèces se mulri- 
pUent aussi par une division spontanée, une section artificielle 
reproduit également autant d'individus complets qu'elle a donné 
de morceaux. Une division incomplète sur la ligne médiane 
donne lieu à des monstruosités régulières ( tète ou queue dou- 
ble), etc. ; de ces recherches, l'auteur conclut que les Planariées 
ne peuvent être annexées aux Annélides, malgré de nom«> 
breoses analogies , et qu'elles doivent tronver place auprès des 
Vers intestinaux parenchymateux , dont les avaient déjà rap- 
prochées d'abord Muller , et depuis M. Cuvier. Le mémoire 
de M. Dugés est suivi d'un extrait de celui de M. Baer sur le 
même sujet. ( Voyez la page 298 de ce cahier. ) 

a33. Sua la axspixATioir des Ceustaci^; par MM. Avnoirnr et 
Milne Edwaeds. Ol/^/noire /i< h V Académie da sciences, 
séance du a8 mai 1828. (Le Globe; Tom. V, pag. 4ix>) 

a3il. II. RAPi^oaT sua cb Mxxoias à l'Académie des sciences , 
par MM. Cuviaa et DcuiaiL. {Jnnaies des sciences natur»; 
septemb. 1828, pag. 85). 

Il résulte des observations et des expériences contenues dans 
ce mémoire, i^ que, chez tous les Crustacés, les branchies 
sont aptes à remplir les fonctions d'organes respiratoires dans 



Zoologie. 3oo 

Fair atmosphérique aussi bien que dans l'eau ; a^ que la mort 
plus ou moins rapide des espèces aquatiques exposées à l'air , 
dépend de plusieurs causes, dontuue des plus directes est Té- 
vaporation qui s'opère sur les branchies, et qui produit leur 
dessèchement ; 5^ que par conséquent une des conditions né- 
cessaires pour l'entrelien de la vie des animaux qui ont des 
branchies, et qui vivent à l'air, est d'avoir ces organes garantis 
contre le dessèchement; 4^ enfin, que ces dispositions indispen- 
sables se rencontrent effectivement dans les Tourlouroux et les 
autres Crabes terrestres, qui possèdent tous divers organes des- 
tinés à absorber et à tenir en réserve la quantité d'eau néces- 
saire pour entretenir autour des branchies un état hygrométri- 
que convenable. 

Le rapport de MM. Cuvier et Duméril est entièrement favo- 
rable. 

a35. Caustacks de ia MiniTEaaiNBK bt db son uttobal, 
décrits et lithographies par Polydore Roux, conservateur du 
Cabinet d'Uistoire naturelle de la ville de Marseille, i'^* li- 
vraison. Marseille, i8a8; chez l'auteur, au Musée. Paris t 
Levranlt. (Voy. ieBtdlet. dejanv., 1829. pag. 147.) 

Nous annonçons avec beaucoup de satisfaction ce nouvel 
ouvrage de M. Roux. C'est une entreprise bien conçue et qui 
mérite tout le succès qu'elle ne peut manquer d'obtenir, si nous 
en jugeons par cette première livraison. En effet, il serait à 
désirer que les naturalistes qui sont éloignés des grands foyers 
de la science se bofuassent ainsi à décrire les productions des 
pays qu'ils habitent; bientôt la France serait mieux connue 
sons ce rapport, et nous aiuions des ouvrages faits en conscience, 
avec la maturité et les soins nécessaires , lesquels seraient infi- 
niment plus utiles à la science que toutes ces compilatiovM in- 
digestes qui se succèdent dans la capitale, sans bénéfice pour 
elle. Nous devons signaler, sous ce point de vue, les travaux 
dont sont occupés, avec un zèle et une suite bien exemplaires, 
plusieurs naturaKstes de la Normandie , du Bordelais et de la 
Provence, etc., et qui tendent à constituer à Caen, à Bordeaux, à 
Montpellier, à Marseille, comme à Stashourg , dans un autre 
gem^, de véritables centres d'activité scientifique^ qui ne peu- 
vent manquer d'exercer une grande influence, non-^sefdenent 
les contrées (urlesqueUesik «gtsteat directement, mab' 



Btô ioologie. 

core sur la science elle-même. Nous faisons des Veeux attfens 
pour que cet exemple soit imité partout, et pour que, dans cha- 
que département, les autorités locales protègent la Formation ou 
le développement des Musées locaux, destinés à rassembler les 
productions en tout genre du département ; nous désirons sur— 
tout que les naturalistes de chacun de ces départeraens réunis- 
sent leurs efforts pour enrichir ce dépôt central, et s'occupent 
activement à faire connaître les productions de leur pays. 

Nous applaudissons à l'idée de M. Roux de s'attacher à nous 
faire connaître les Crustacés de la Méditerranée , et nous som- 
mes certains que , malgré les travaux de M. Risso , il aura en- 
core une abondante moisson de découvertes, sans compter 
qu'un ouvrage à figures bien faites peut seul être aujourd'hui 
réellement utile à la science. Nous n'avons pu donner les mêmes 
louanges à l'entreprise dont ce même naturaliste a conçu le pro- 
jet, et qui a ^jà reçu un commencement d'exécution ; nous voie- 
Ions parler de son Iconographie cortckjrliohgiqtte ; mais nous 
croyons être Tinterprète de tous les amis éclairés de la science 
en lui demandant de modifier son plan primitif, et de nous don- 
ner tous les Mollusques de la Méditerranée dans le format de 
l'ouvrage que nous annonçons aujourd'hui. Cette entreprise se- 
rait bien autrement utile que son Iconographie générale, et 
nous sommes certains qu'elle aurait un grand succès , surtout «i 
Jil. Roux pouvait parvenir à bien établir la s3monymie compi^ 
rative entre Olivi, Renieri, Poli, Risso, etc., et les eqpèoêa 
qu'il aura à décrire et à faire figurer. Dans un semblable ou*- 
vrage, à la vérité, toutes les petites espèces devraient peut-être 
être gravées, car il est bien difficile d'obtenir asseï de netteté 
de la lithographie ordinaire; mais la gravure siur pierre peut 
permettre, sans doute , l'emploi des deux procédés sur la mâme 
pierre, et de ne point éloigner les petites espèces de celles dost 
la t^lle permet l'emploi du crayon. 

Revenons aux Crustacés de le Méditerranée. Les cazactèies 
de chaque genre.sont donnés avec beaucoup de soins et d'exac- 
titude par M. Roux. Ces caractères sont suivis d'observatioiis 
intéressantes sur les Crustacés qui dépendent du genre. Les et^ 
ces oOrent, d'abord une phrase linnéenne en latin, la syaonjai^ 
puis nae description détaillée, accompagnée des leflexiooa eu 
des ebaervaiÂeoft que l'auteur eroit utiles de présenter ei 



3it 

la telence ne peut que profiter. Vbifci l'indication des espèces 
comprises dans cette i'* livraison : t* Lambnu medifërrûneét 
Roux. Eu adoptant ce genre créé par je D*^ Leach , M. Ronsc y 
rapporte XEurynome Aldrovandi de M. R&so , et avec doofie le 
Cancer macroehchs de Herbst, figuré par Aldrorande et 5$èba. 

a® Cnfappa gmnaiatn^ Desni. 

V^ÂmatUn Rissoafia Roux. L'auteur établit ce noureau genre, 
voisin àesPfsa, pour une nouvelle espèce qn*il a découverte datis 
lit mer de Toulon. Les Amathia diffèrent des Pùa par l'absenn» 
des poils terminés en massue, qui, placés sur les antennes ^ ca* 
ractérisent ce dernier genre , et pat* les forts piquans qu'on re- 
marque sur les surfaces de la €arapiiee qui correspondent à 
des régions viscérales. Voici les caractères de VÀihaMa Eisêoa- 
na. Testa ovato4rigona;fronte spinis duabus discedtntibus; deréo 
tredecùn-aculeato ; pedibus manibnsqke lœpibus^ mbêseePlixbvs ; 
eorpore luteseente, 

4* Poifunas huppes Risse ; 

5** A Rondrhtu Risso; 

6® Squilla eerisu Roux. Voici les caractère de eelte nouvelle 
et belle espèce, bien distincte de toutes ses eongénères. Cor* 
pore Juivo, suprà li^i; patiîcibas bidemiatis; tmméi rukrd^ 
spinosd , eanaiicmlaid, Hab. ia Corso , Toulon. 

Nous aurons soin de mentionner ainsi chaqtie livraisiM à 
loesiue qu'elle sera publiée. F, 

a36. HsxoiXK sua quelques Cxustacés vovvbaux, avec fig.; 
par M. H. Milne EowAmns. {Annales des Scienc, nattir.fmws 
i8a8,pag. «87.) 

H. fidvrards décrit 4 espèces de Crtistacés, appartenant à ail* 
tant de genres difTérens^ dont 3 sont nouvellement établis par 
loi. 

Genre Rhoë. Rboba Edw. 

Càrveièfrs : 4 antennes, dont les supérieinres sont grosses , 
Ufides et plus longues que les inférieures ; 14 pattes, dolit las 
% premières tetmtoées par ime pince et les autres par un ongle 
crocbu : le dernier article de l'abdomen alongé et supportant 
état appendioes termmcs par de longB filnoens. 

Une Mille espèce : M. LatreUlii. Lengneor, S Ug.^ cenleÉr 
UaiwhAirei kab. , IrUuvée près de Porti-iMe^en draguamt jilr 
un banc d'huîtres. 



3<9 Zoologie. 

Le georç Rhoë (ait le passage des Euphées aux autres Am- 
phipodesy dans lesquels ces derniers ont élé rangés par M. L*a- 
treille. 

Genre Cume. Cuma £dw. 

Caractères. Tête distincte du corps et très-grande; a yeux 
sessiles; antennes supérieures rudimentaires; antennes infé- 
rieures courtes; thorax cooipôsé de 4 segmens, 5 paires de 
pattes natatoires ; abdomen compose de 6 anneaux et terminiL 
par a appendices portant chacun a styles. 

Une seule espèce : Cuma Audouinii. Longueur, S à 4 lig*f cou- 
leur d'un blanc jaunâtre ; trouvée près du Croisic sur des rochers 
qui ne sont à découvert que lors des grandes marées. 

Le genre Cuma se range dans le système à côté du genre 
Condjrlura Latr. 
Genre Pontie. Posîtia £dw. 

Caractères, Tête distincte du thorax, a yeux sessiles; 4 au- 
tenues , dont les supérieures sétacées et multi-articulées , les 
inférieures pédiformes et ciliées; thorax divisé en 6 anneaux; 
5 paires de pattes bifides et natatoires ; abdomen formé de deux 
segmens et terminé par deux appendices. 

Une seule espèce : Pontia SauignYi; remarquable par la 
beauté de ses couleurs ; le dos est d'un blanc argenté et nacré « 
eatottfé d'une bordure assez large d'un vert d'émcraude; l'ani- 
mal nage sur le ventre et se meut avec une vivacité extrême. 
Trouvé sur la même côte que le précédent. 

Le genre Pontia doit former le passage des Macroures sché- 
zipodes aux Crustacés des ordres inférieurs. 

Le genre Nebalia Leach. Montagu, a fourni sa 4^ espèce à 
M. Edwards; mais cette espèce est si anomale qu'il a àh mo- 
clifier les caractères du genre , et les établir ainsi : 

Genre Nebalie. Extrémité céphalo - thoracique revêtue d'un 
têt corné , terminé antérieurement par un rostre pointu; a yeux 
pédouailés; 4 antennes ; 5 paires de pattes lamelleuses et bran- 
oh taies, cachées» sous la partie inférieure du tét et suivies d'un 
certain nombre de pattes natatoires bifides; abdomen formé de 
5. à 7 articles , terminé par a appendices. 

M. Edwards donne à son espèce le nom de NehuUa.GeoffroyL 
SAIe a. été trouvée sur des rochers près de CoRciiriieMi« ea Bre- 
tagne; eUe vk parmi les pettli caîUoux et ks débris de eoqtttt- 



Zoohgie. 3x3 

lages , et nage sur le flanc. Elle diffère des autres Nébalies par 
le nombre de ses pattes natatoires. Une série de pattes bran- 
chiales, situées entre les appendices de la bouche et les pattes 
natatoires , semble conduire de cet animal à ce q\i*on t>bserve 
chez les Branchipes. Son organisation ne permet pas de le ran- 
ger dans les Décapodes Macroures, parmi lesquels tous les na- 
turalistes ont placé les Nébalies. Malgré cela, Tauteur n'a pas 
cru devoir créer on nouveau genre pour ce Crustacé. 

Chacune des 4 espèces est décrite en détail et représentée par 
dos figures. 

337. General Dibectxoks Foa collecting anu preserying 
EXOTic Ihsects and Crustacea. — Instruction générale 
pour prendre et conserver les Insectes e^Lotiques, ouvrage 
destiné aux personnes qui résident dans les pays étrangers , 
aux voyageurs, etc., av. pi.; par George Samouelle. Lon- 
dres, 1826. 

Ce petit ouvrage renferme des préceptes fort utiles aux per- 
sonnes auxquelles l'auteur l'a destiné. 

238. RÉscME d'Entomologie, ou Histoire naturelle des ani- 
maux articulés; par M. Y. Audouin et Milne Edwards. Tom. 
IL Histoire naturelle des insectes , par M. H. M. Edwards. 
In-32 de viii et 260 pag., avec une iconographie de 48 plan- 
ches. Paris, 1828; au bureau de TEncyclopédie portative, et 
chez Bachelier. 

Ce résumé fait partie de V Encyclopédie poriatîpe dirigée par 
M. Bailly de Merlieux. Un petit volume in-32 pour l'Histoire 
naturelle des Insectes est sans doute fort |)cu de chose , mais, 
cette considération à part, on peut dire que M. Milne Edwards 
s'est très-bien acquitte de sa ti\che, et que son résumé oflre un 
bon aperçu abrégé du sujet qu'il a traité. Un tiers du petit vo- 
lume est rempli par les généralités , composées d'une introduc- 
tion historique à l'Entomologie , et de considérations sur l'ana- 
tonie, la physiologie et les mœurs des Insectes; le reste offre 
un exposé des méthodes de classiBcation et l'histoire naturelle 
spéciale des Insectes. 

Les piauches laissent beaucoup à désirer, L. 



3i4 Zoohgîe* 

239. EssiisfcNTOMOLOGiQUEs; publiés par Arvid-David fioMumi. 
In-8**, n** Vl.Sl.-Péterboiirg, 1827. (Voy. l'anDonce du n® V, 
BuUet de janv. dernier, pag. i49-) 

Ce numéro des Essais caiomoiogiqttcs de M. Hummel coutieiit 
un catalogue des Insectes trouvés, en i8s6, en Russie, et quel* 
ques nouvelles espèces de Carabiques décrites par le comte de 
Mannerheim« Nous nous contenterons ici de doiuier le cavaclm 
des espèces poutelles décrites dans re petit ouvrage. 

1^ Carabus Menetriesi Faldcmi., sans phrase spéeîfiqiie. U 
ne diffère du Carabus grcnulatus Dej. que par l'absence de la Ik- 
gne élevée auprès de la suture des élytres, dont on nevoit qu*ua 
commencement à la base, et par des points oblongs, élevés, plus 
marqués, a* Staphylinus apkalis Humm. , long. 3 Itg. niger nài' 
dus; antennis toUs nigris; thorace scnebus iiorsalibus quinque 
punctatis ; eljrtris opacis , pubesceMibus , anguh apicis extenore 
latèfusco ferrugineo ; pedibus nigro-ftucis , coxis concohrihtu , 
tarsù antitisdêatatisèAn vm-teiûs Sàt^. ètpasUdan? 3^ Brmekus 
Fischeri Humm. Thorace suêeofficù, niger^ dense MmeetÈ to^. 
mentosus ; elytris siriatù, maculis denudatis nigris ; antennis basi 
pedibusque anterioribus rufis ^femoribus muticis, 4** Èntcbuscnt' 
ciatus Humm. Niger, griseo-tomeniosus; antennis maris pectina^ 
tisyfeminœacutè serratis ; elyins cruce meeUd etposticê latè gri^ 
seis; pedibus nigris ^ femoribus rujis , posticis cratsis^ dentatis. 
Ces a espèces ont été trouvées dans des semences exotiques , la 
dernière particulièrement dans les graines d'une espèce du 
genre Ctitoria venue du BrésiLS^ Bruekus FàidermanniMên^ 
nerh. Idtig. 3 lig. {^picetu helpth^qaamostts ,fnsۏ vantu, tA0^ 
race subeonico eij trisque qttadratis nigro alboqme teueiiatis , /e^ 
maribus denkttis. Infabis Macunœ. . . e Noud ffispanid. 6^ Pa- 
ehfgaster ntgosus Humm. Totus aàer, gUtbtr, femoribas aemêè 
denêatis; rostro depianato^ sabcarinaio ; ikomee angusto, fr«- 
nuiato; efytris tenaé striatù, transversim stHatis, 7^ EusomusP 
MartinU Humm. Fetnoribus dentatrs^ ftsger; obtcmrèJImvo^qtUÊ-' 
mosus^fuseo hirtas^ antennis rujis. %^ Saperdm Opptr^mtmmm 
Bnmm. Miagniuido Sap. Carchasiat* Nignt, giiseù-pmèetrensp 
elyiris paraUetis , apice sinuatis^ rugoso-putÊCtatis , cingmia Ukeis 
subeiet^atis tribus, g** Coc€ineUm Karpomkm Httnm. Caeem^tld 
bissexpustuiatd muito minor^ nigra ; capiiefiavo} thorace brepi. 



Zoologie. 3x5 

pàsdeè produiclo ^ ànttcè margine angustè et anguîis tatèflavù; 
colcoptris margine lateraU macullsque tribus dbciflavis , pedihus 
anterioribus iuteis , posticis piceis, lo* Semhlis nigra Humm. 
JScamdata, tota nigra y pubesccns ; alis obscure hjraiiniSf nerpîs 
fiiscis. 11^ lenthredo fuscitarsis VLwmm, Long. 4 Hg. Ânlennœ 
totœ nigrœ; caputnigrum, tabro palpisque peUlidis ^ mandtbuUs 
Jïdvo maculutii, TÂorax niger , scutelio concolore. Abdomen ni- 
gnun^ segmentis secundo margine postico y V dorso et subtùs, 
4^ ei 5^ totif^ S^ mttàs ful^, Pedes toti fiàn, imrêis quatuor 
posUriMkrihmi futcis^ 

Les espaces citées ont été Imairées ou à St-Pétersbolirg ou 
dans UB'Voyagf à Abo sur les frontières de Suède. Les suÎTan- 
tes ont été décrites par M. de M annerheim et sont de diverses 
provinces de Pempire russe. 

i^ Carabus Etehschoitzii Mannerh. Long. la lig. Ovatus, su- 
pra nigro-vireseens , elytris costis elevatis interruptis punctisqtie 
obsoietissimè impressis trqfUci série. In Sibiriâ. a® Carabus Herr- 
manni JHànnerh. Long, i x iig. Obkmgo-'oçaius, supra t^i^r, suh- 
œneo mafginatus, efyirisponi médium iatiorièus , eostis eleva^ 
. tis interruptis pttnctisque impressis obsoietissimis trqdici série. In 
Sibirià. V^ Carabus Sucheglowii Mannerh. Long, xo 1%, Ovatus, 
supra cupreoseneus,margine rubro^ aureo,efytris costis ele^atis, 
interruptis, puncHtque skèrotundatis, elevutts, iriptiei série. In Si * 
Uriâ. 4^ Caratus ffollbergi H^nherh. Long. § lig. f OtUmgo- 
otmtus, supra ccemleO'-i>ù}iaceus y thorace rugasoy efytris pro<- 
fundè crenatO'Strùitis punetisque, impressis triptiei série. In Ba- 
ghestan. 5^ Carabus JfâSf^r^i Mannerh. Long. 9 Kg. |. Chatus, 
st^raœnens, eljtris tubereuHs eiei^Hs, rotundatis, tr^^M sérié, 
MTÊterjectiê càstis tribus angustis, média eltpatiôrey latiote. Iti 
Dahurifl. 

Suit un catalogue dliisectes réeoltés par M. Benèit I»gi^ 
dans un voyage fait de St.-Pétersboarg dans la Crimée et dans 
llbérie. Parmi ces espèces, les suivantes sont nouvelles. 

X* JUaps /«p^m Humm. Mortikagd multo major , nigm, eton-- 
gâta, âttbtititerpunetata ; Horace anticè rotundato, dilaêato, pos- 
tisè angttsttUo transoersim impresso, eiytris paratteHs , subrugth- 
sis, apice tteuminato rejlexo, a* CocdneUa lÂchatsekwdilSnmm. 
OpoUnkemisphiitrica , glabm , tharaeè Jtùvo , punttis séptem , 
efytris màtgàtttthy fiiMs, pkffctis nàveméedm iuiutâ^ i^ig^. 



3i6 Zoologie* 

3* Aradtts muricatus'Qxxaaa, Griseus^faseo vanegatus, tkoracis 
niargîfte crasso, efytrorumque nervis rufesceniibus; capite, antem- 
narum basi^ thorace femoribusque aniicis spinit erectis, muricéttis. 

Les Elater lanuginosus et pubcseens , le G^yllus vastaior et la 
Lopha quadrinotata sont encore annoncées comme espèces nou- 
velles, mais on n'en donne pas les phrases spécifiques. 

A cet ouvrage est jointe une planche qui nous parait bien gra- 
vée , représentant le Bruchus Faldermanni, A. S. F. * 

940. Illustaations op B&itish EirrOMOLOGT o» A Stitofsis ow 
iHDicENOus Insbgts. — Synopsis des Insectes indigènes de 
la Gnuid^Bretagne j contenant leurs caractères génériques et 
spécifiques; par J. F. Stephsfs. In-8*y n^ i-is, avec plandi. 
Londres, 1827. 

Cet ouvrage parait par livraisons mensuelles, nous ne le con- 
naissons encore que par les annonces d'autres recueils scienti- 
fiques. 

^ki. Spiciis oiNiaAL dbs Coléopteabs de la collbctiov de 
M. LE COMTE Deieaf , pair de France , etc. Tom. 3*. In-8^ de 
556 p. Pans, 1818; Méquignon-Marvb. (Voy. le Buileim, 
Tom. XYI, 1829, pag. 149.) 

Dans les 2 premiers volumes de son Spécics, M. le comte 
Dejean a donné successivement les caractères des genreset la des^ 
cription des espèces de sa collection qui entrent dans les tri- 
bus de la famille des Carabiqucs, nommées par lui Cicindelètes, 
Scaritides , Simplicipèdes et Patellimanes. Dans le 3^ volume , 
dont nous rendons compte, il s'occupe exclusivement de la iri- 
bu qu'il nomme Féroniens; dénomination tirée du nom gêné- 
rique Feronia^ donné autrefois par M. Latreille à tous les In- 
sectes de cette tribu et même à plusieurs autres genres que M. 
Dejean a fait entrer dans ses Patellimanes. 

La tribu des Féroniens se distingue, par les tarses intermé- 
diaires et le 4^ article des tarses antérieurs, qui ne sont jamais 
dilatés dans les mâles, de la tribu des Harpaliens qui la suivra 
immédia tementî et de celle desPatellimanes qui Ta précédée,par 
les tarses antérieurs des ifiâles, dont les 2 ou 3 premiers articles 
sont plus ou moins triangulaires ou cordiformes, maïs jamais 
çams on arrondis comme ceux des mâles Patellimanes. 



Zoologie. ^ j 

tjt volume renferme la tribu entière des FéronienSi divisée 
en 3i genres, dont ii sont entièrement nouveaux; six ont été 
créés par difîérens entomologistes , mais les caractères n'en ont 
été donnés dans aucun ouvrage, un {^Feronia) est composé de 
plusieurs anciens genres et a reçu de nouveaux caractères, enfin 
i3 sont tirés de difTérens auteurs; mais M. le comte Dejean a 
rendu leurs caractères plus clairs par la comparaison de ceux 
qui leur sont propres, avec ceux des genres voisins. 

L'auteur partage ]es Férpniens en deux grandes divisions , 
la I ""^ a pour caractères : tarses antérieurs ayant leurs deuxpre- 
miers articles dilatés dans les mdks. Cette division comprend 
quatre genres, i* genre Pagonus Ziegl. Caract. gén. Dernier ar* 
ticle des palpes alongé^ légèrement ovalaire et terminé presque 
en pointe, Jntennes assez courtes, presque JiUformes , légère- 
ment comprimées et grossissant un peu vers l'extrémité. Lèvre 
supérieure courte , transversale et coupée presque carrément^ 
Mandibules peu avancées , légèrement arquées et un peu aiguës, 
Uno dent bifide au milieu de Véchancrwre du menton. Corselet le 
plus souvent court et presque transversal , toujours peu convexe, 
presque carré , peu ou point rétréci postérieurement, Éljrtrcs as- 
sez alongées , parallèles et peu convexes. Ce genre renferme 18 
espèces, dont i3 sont décrites ici pour la i"*^ fois. 

a" Génie Canliaderus Dej. Caract. génér. Dernier article des 
paljtes alongé, ovalaire et terminé presque en pointe, Antennes 
filiformes^ assez alongées. Lèvre supérieure courte, transversale 
et coupée carrément. Mandibules assez avancées , légèrement ar^ 
quées, et assez aiguës. Une fient bifide au milieu de Véchancrure 
flu menton. Corselet cordiforme, convexe et assez fortement ré- 
tréci postérieurement, Éljtres assez alongées, parallèles et peu 
convexes. Ce genre ne contient qu'une espèce. Daptus chlorott- 
eus Gébl.; de Sibérie. 

3^ Genre BaripusDey Caract. génér. Dernier article des pal- 
pes presque cylindrique et tronqué à l'extrémité. Antennes cour- 
tes et presque monUif ormes. Lèvre supérieure très-courte , trans- 
versale et coupée presque carrément. Mandibules fortes, peu ar- 
quées et assez aiguës. Une dent bifide au milieu de Véchancrure 
du menton. Corselet convexe, assez grand, presque ovalaire, Jiljr- 
très convexes , en ovale alongé. Une seule espèce entre dans ce 
genre. Molops rivalis Germ. de Buenos- Ayres. 



3i$ Zoologie IS? a4£ 

4^ Genre Pairobui Még. Caract. géoér. Dernier arfiete éee 
pulpes aîongé j presque cjUndrique et tronqué à textrAnàé, Am- 
tennes filiformes et assez ahngées, ZJvre supérieure courte^ 
versale et coupée earrément. Mandibules peu avancées , iégà 
ment arquées et assez aiguës. Une dent bifide au milieu de té^ 
ebancrure du menton. Corselet presque plane ^ rétréci postèritssr^ 
ment et plus ou moins cordiforme, Éfytres en ovale alongé^ pres- 
que planes ou peu convexes. Ce genre contient huit espèces, 
dont trois d^ritcs pour la i^ fois. 

La seconde division des Féroniens a pour caractères: les trois 
premiers articles des tarses antérieurs dilatés detns les mdles. Ici 
fauteur forme deux subdivisions. La i***, caractérisée ainsi: 
Crochets des tarses dentelés en-dessous^ comprend cinq genres, i^ 
Genre Dolichus Bonell. contient cinq espèces , dont deux n'a- 
vaient pas encore été décrites , et une 3* avec une synonymie 
douteuse, a^ Genre Pristonjchus Dej. Caract génér. Dernier 
article des palpes presque cylindrique et tronqué à l'cTtrémiàé. 
Antennes filiformes et assez alongées. Lèvre supérieure en carré 
moins long que large, légèrement échancrée antérieurement. 
Mandibules légèrement arguées et assez aiguës. Une dent b^ide 
au milieu de Véchancmre du menton ^ corselet rétréci posténew' 
rement, plus ou moins cordifonne et alongé, Éfy très plus ou moins 
ovales et alongées. Ce genre formé sur )e Sphodrus terricola des 
auteurs, et sur des esp^es voisines , contient dix-neuf espèces , 
dont seize décrites pour la i""* fois. 3* Genre Calatus BonelL 
renferme 19 espèces, 10 sont ici décrites pour la i'* fois. 4* 
Genre Pristodactyla Dej. Caract. génér. Dernier article des pal- 
pes alongé. Lèvre supérieure en carré moins long que large 
et presque transversale. Mandibules peu avancées ^ légèrement 
arquées et assez aiguës. Une dent bifide au milieu de Véchanerure 
du menton. Corselet ovalaire, arrondi postérieurement, Éfytrer 
en ovale alongé et légèrement convexes. Une seule espèce de 
TAmérique septentrionale, laquelle est nouvelle. S^ Genre 7Vi- 
phria Bonell. Une espèce unique. 

La seconde subdivision a pour caractère : Crochets des tarses 
sans dentelures. L'auteur y fait entrer la genres. 1* Genre SphO' 
drusC\sL\ry,f réduit SLuSph.planus et aux espèces voisines. 5 espèces 
dont une nouvelle, a* Genre Omphreus Parreyss. Caract génér. 
Dernier article des palpes assez/orfement séetuiforme. Antennes 
filiformes, asse» alongées f hur 2*' article tris^grand, groi^ 



sissant vers i'exirémiié ei aussi long que les 3 suivons. Lèvre su^ 
périeure transversale et couple presque carrément. Mandibules 
légèrement arquées et très^aiguës. Point de dent au milieu de 
Véckanerurt du menton^ Corselet mlongé et légèrement cordi-- 
forme, Éfytres en ovale très-alongé. Une seule espèce, rappor- 
tée par M. Parreyss, du Monténégro, nouvelle. 3* Genre Pla- 
ty-nns Honell. Cinq espèces , quatre sont nouvellement décrites. 
4^ Anehomenus Bonell. 27 espèces, dont 18 décrites pour la 
1'* fois. 5* Àgonum Bonetl. 4^ espèces, dont a 4 décrites nou- 
vellement. 6* Olysthopus Dej, Caract. génér. Les ^premiers ar^ 
tides des tarses antérieurs plus longs que larges et légèrement 
triangulaires ou cordif ormes dans les mâles. Dernier article des 
palpes alongé, ovalaire et terminé presque en pointe, Antennes 
filiformes et assez alongées. Lèvre supérieure légèrement con» 
vexe, en carré moins long que large. Mandibules peu avancées, 
légèrement arquées et assez aiguës. Point de dent au milieu de 
Véchancrure du menton. Corselet presque orbiculaire, échancré 
antérieurement, Éfytres en ovale ahngé ^ presque planes ou très- 
légèrement convexes. Ce genre qui a pour type V Àgonum rotun- 
datum des auteurs, renferme six espèces, dont la moitié était 
déjà décrite. 7* Trigonotoma Dej. Caract. génér. Les '^ premiers 
articles des tarses antérieurs moins longs que larges et fortement 
cordiformes dans les mdles. Dernier article des palpes labiaux 
des mâles triangulaire ou très-fortement sccuriforme, Jntcnnes 
filiformes et assez courtes, Lètre supérieure presque transversale ^ 
échancrée antérieurement. Mandibules assez fortement arquées 
et très-aiguës. Menton trilobé ; lobe intermédiaire presque tron- 
qué. Corselet presque carré ou cordiforme, Éfytres assez alon» 
gées, très-légèrement ovales et presque parallèles, Detvx espèces 
dc3 Indes orientales, dont une décrite pour la i**^ fois. 8^ Genre 
Catadromus Macl. Une seule espèce Carabus tenebrioides Oliv. 
9* Genre Lesticus Dej. Caract. génér. Les ^premiers articles des 
tarses anÊéneurs moins longs que larges et fortement cordiformes 
dans les mdles. Dernier article des palpes labiaux alongé et 
légèrement sécurifbrme, Ântenes fil formes et assez alongées, 
'Lèvre supérieure transversale et légèrement échancrée anté^ 
rieurement. Mandibules peu avancées , assez fortement ar- 
quées et très-iuguës. Menton trilobé; lobe intermédiaire près* 
qtte tronqué. Corselet fortement cordiforme^ très-rétréci poS'^ 
tnkmremenu Èfytru ûsse% fhitgies ^ très > légèretnent ùvalee 



Sao ' Zoologie. 

et presque parallèles. Une seule espèce nouvelle , de Java, 
lo** Genre Distrigus Dej. Caract. génér. Les 3 premiers ar^ 
ticles des tarses antérieurs plus longs que larges et légéremcRt 
triangulaires et cordiformes dans les mâles. Dernier article 
des palpes alongé , presque cylindrique et tronqué à V extrémités 
Antennes filiformes ^ assez alongées. Lettre supérieure plane, 
en catré moins long que large. Mandibules peu avancées , légè" 
rement arquées et assez aiguës. Menton très4égèrementéchancré ; 
point de dent sensible au milieu de son échancrure. Corselet lé- 
gèrement convexe ^ presque carré , arrondi sur les côtés et coupé 
carrément postérieurement. Èlftres en ovale alongé et assez con~ 
vexes. Trois espèces , des Indes orientales, nouvellement de- 
crites. ii^ Abacetus Dej. Caract. géncr. Les Z premiers articles 
des tarses antérieurs moins longs que larges et fortement irian^ 
gulaires et cordiformes dans les mdles» Dernier article des pal- 
pes alongé, presque cylindrique et tronqué <i l'extrémité. An- 
tennes filiformes , assez alongées et légèrement arquées et assez 
aiguës. Menton trilobé; lobe intermédiaire arrondi. Corselet tra- 
pézoïde, presque aussi large que les éljrtres à sa bdse. Éljlres 
peu alongées^ se rétrécissant un peu vers l'extrémité et arron- 
dies postétieurement. Une seule espèce, du Sénégal et de Gui- 
née, nouvelle, la® Microcephalus Latr. Caract. génér. Les 3 
premiers articles des tarses antérieurs aussi longs que larges et 
fortement triangulaires ou cordiformes dans les mâles. Dernier 
article des palpes peu alongé et assez fortement sécuriforme. An- 
tenues filiformes, assez alongées. Lèvre supérieure en carré moins 
long que large, et légèremcht échancrée antérieurement. Mandi- 
bules peu avancées j légèrement arquées et assez aiguës. Menton 
trilobé; lobe intermédiaire arrondi. Corselet presque carré, aussi 
large (pie les élytrcs à sa base, Éljlres assez alongées, très- lé- 
gèrement ovales et presque parallèles. Une seule espèce , du Bré- 
sil , nouvelle. i3^ Feronia Lat. Caract. génér. Les 3 premiers 
articles des tarses antérieurs moins longs que larges et forte- 
ment triangulaires ou cordiformes dans les mâles. Dernier 
article des palpes plus ou moins alongé, c}iindrique ou légère* 
ment sécur if orme. Antennes filiformes ^ plus ou moins alongées. 
Lèvre supérieure en carré moins long que large ^ quelquefois 
presque transversale, coupé carrément antérieurement ou lé- 
gèrement échancrée. Mandibules plus ou moins avancées ^ plus 
ou moins arquées , et plus ou moins aiguës. Une dent bifide au 



a5 


id. 


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id. 


4 


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id. 


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id. 



Zoologie. 3^1 1 

miHâ» de téckancrure du menton. Corseietplus ou moins eordi» 
forme i arrondi, carré ou irapétoide , jamais transversal. Ély'* 
très plus ou moins aiongéesy ovales ou parallèles. Jambes inter^^ 
médiaires toujours droites. Ce genre compreod 194 espèces ré- 
parties dans dix groupes, savoir: 

I *** PâfcÂto/Bonell . ag esp., dont z 9 décrites pour la 1 ^* fois. 

a* Argutor Még. 3a esp., — 

3* Omaseus Ziegl. a4 esp., — 

^* SteropttsMé^. la esp., — 

fSi^ PlatysmaStarm, a7 esp., — 

6* Cophosus Zîeg). 3 esp., — 

'j^ PterostichusBon. 3a esp., — 16 û/. et 4 ayant une sytiO' 
nymie douteuse. 

8* Abax Bonell. 1 5 esp., — 9 décrites pour la i'* fois, 

9* Perçus Bonell. 1 1 esp., — 9 id. 

10^ Molops Bonell. 9 esp., — 5 id. 

14^ Càmptosceiis Dey Caract. génér. Les 3 premiers articles des 
tarses antérieurs moins longs que larges et fortement cordi/ormes. 
Dernier article des palpes presque cjrlindrique et tronqué à l'ex- 
trémité. Antennes /m/ormes peu alongées. Lèvre supérieure en 
carré moins long que large. Mandibules très- peu avancées , for* 
tentent arquées et presque obtuses. Une dent bifide au milieu de 
i'échancrure du menton. Corselet tronqué antérieurement^ ar^ 
rondi postérieurement, Élytres assez alongées^ très -légèrement 
ovales et presque parallèles. Jambes intermédiaires fortement ar^ 
quées.Vne espèce^ Scarites hottentota Oliv. x5® Jl^a# Zîegl. 
Caract. génér. Les 3 premiers articles antérieurs moins longs 
que laides et fortement eordiformes dans les mâles. Dernier ar^ 
tieie des palpes labiaux peu alongé et fortement sécuriforme. An* 
tenues peu alongées, presque moniliformes. Lèvre supérieure 
transversale, coupée presque carrément. Mandibules peu avan^ 
cées, légèrement arquées et assez aiguës. Une dent bifide au 
milieu de Véckancrure du menton. Corselet presque carré. Étf^ 
très ovedes ou parallèles. Deux espèces, la première de Hongrie, 
la seconde, décrite pour la première fois, de TAmérique sep- 
tentrionale. i6* Cephaiotes Bonell. Cinq espèces dont 4 nouvel- 
lement décrites. 17* Stomis Clairv. Deux espèces. i8* Pelor Bo- 
nell. Une seule espèce. 19® Zabrus Clairv. Treize pièces; dix 
nouvdlenient décrites, ao^ Amara Bonell. Soixa&te>trois espèces, 

B. Tome XVI. ai 



dont tx«iite*qiiiitr« déerites pour U i'^ fm, «t ibm «vee wm 
«Tnonymie douteuse. %i^ Jniarctia Dij. Caract. génér. l,e$ 3 
praaiers wlUles €uUérieurs aussi longs que larges etfoHtsneaÈ 
cordlf ormes dans les mâles. Dernier article des palpes ai^gé^ 
presque cylindrique , tronqué à Vextrémitén Anteuncs JUjformes p 
itssezalongées^ Lèvre supérieure en carré moins hng que lofge, 
légèrement échancrée antérieurement. Mandibules peu af^ancées^ 
assez fortement arquées , assez aiguëSi Point de dent au miUem 
de téchancrure da tnenton. Corselet presque carré ou légèrement 
cordifonne. Èfytres assez alongées ^ presqtie parallèles et Ug àre- 
ment sinuées à l'extrémité. Neuf espcœs, toutes de i'estréiinVé 
de l'Aïuérique méridionale, sept sont absolument nouvelles. 
aa^ Masoreiu Ziegl. Caract. géncr. Les 3 premiers articles des 
tarses antérieurs aussi longs que larges et fortement iriangu^ 
laires dans les mâles. Dernier article des pa^s alongé , presque 
ejUndriqne et tronqué à l'extrémité. Antennes filiformes ^ peu 
aiangées. Lèvre supérieure presque transversale^ co^^e presque 
carrément^ Mandibules peu avancées ^ assez arquées et tusez ai" 
gués. Point {le rient au milieu de Véchancrure du menton. Corse'- 
let transversal^ échnncré antérieurement^ arrondi sur les côtés, 
légèrement prolongé daas son milieu postérieurement^ et séparé 
des éfytrespar un étrangement. Éljtres en ovale^longé^ presque 
tronquées à l'ejetrémité. Trois espèces» dont deux nouTelles. 

Un tableau synoptique , place au ciimmencemeot de ce vo- 
lume, donne les caractères différentiels de tous les genres de la 
tribu des Féronicns. La précision et Tordre régulier» ainsi que 
la clarté qui y règne, eu faciliteront singulièrement l'étude. On 
retrouve ces mêmes qualités dans les caractères génériques et 
spécifiques» On doit bien concevoir que nous ne parlons pas 
ici de la coucision linnt^ne dont tous les jours on découvre 
riucoovénient, surtout en ce qui a rapport aux espèces: telle 
description de Tauteur suédois convenant parfaitement et éga- 
lement à des espèces que Ton ne peut js'empècher de regarder 
comme essentiellement distinctes. En parlant donc de la préci- 
sion employée par M. le comte Dejean , nous ajouterons qu'elle 
est de nature à n'exclure aucun des caractères utiles à la dis- 
tinction; les caractères des genres placés en tête, en lettres ita- 
liques, et ceux des espèces, sous la forme des phrases latinesi sui- 
vent toujou» un ordre régulier; la description des mêmes pai^ 
ties conservant toujours la même place daits chacune d'elles. 



Gomn* MM» l'avMi cUi plut haut» on tronya ima oH on-r 
vfii|;e tt» MMskre infini de choMs oouveUes, tant en gmitm 
i|p'«n cfpèoes^ et quoiqu'il soit à legvettev que M. le conte Dor 
jeen ne décrive pes k» eapècea étrangères à, aon cabioet« per* 
MMtnene pourra se pawer de son ouvrage pour étudier lea Ca«* 
rabiqnes. L*aiiteur décrit dans ce 3^ volume y 4^7 eapèces^ dont 
io5 entièrement nooveUes; ftB nommées par lui, et eitées dms 
le eatalpgue imprimé de sa ooUection, ou nommées dilTérem-r 
ment par d'euâres auteurs ; ^ nommées par di/férens entomolo-r 
paies (ces d63<eq>ôces décrites pour la première fois). Et enfin 
i34 espèoes d^ décrites dans divers ouvrages, mais non pas 
comparativement comme elles le sont ici« 

Avec toua les entomologistes^ nous attendons impatiemment 
le publication des deux dernières tribns des Carabiques ( Har-. 
païiens et Subulipalpesi qui termioecont la nombreuse série des 
Carnassiers terrestres; alors on aura le travail le plus étendu 
que l'ms ait enclore publié sûr oc sujet. Aud. S, . 

a4a. Desceiption de quelques nouveaux çekhes et espaces 
DE CotioPTiaES péTALOcÈEEs; par M. W. Kirbt. {^Zoologicat 
Journal; n® X, avril-sept. 1827. ) 

Dans cet artîsley M. Kirby établit d'abord, sous le nom de 
CnemsdBf, nn nonveau genre de Coléoptèrc , qu'il place dans in 
finnlle des Baêelidœ de M* Kac Leay. U Ini assaigne les cane- 
tères suivans : ; 

Nmu tfmfieioidut, apice sabemargùtatus mbrejhxus. An- 
âennm no^em'OrUeuiatm : scapo bremtseulo inerassato ; artkuU» 
sequentibus quatuor êuhçylindncis brwitsimiSy sexto subpaierœ-^ 
/ônm; a^Mtuio tripkyiio reliquam amennam longitudme œquan" 
tem. MandibuicB extus bidentatœ : dentibuê obtusis. Palpituti" 
mh €JBtim» subeylmdrico , tnmcato, Seapularia inier efytra ei 
pmtkomcem ùUrusa, ut in Cetonia F. Prostemutn iriaogulnre, 
pomè boêin bmekhrum eiepMum, Mesotiemum obutsam , inêÊT 
pede$ imtermedhs subporrectumy supra camUiesUatum. Ptotho** 
ra» smbAeMag>omus, tatkudùte iongior, utrinque subfovéauis, po&^ 
tkè eméurginaÊus. Seuteiàtm wlongatum^ tréangutum ùosceUmfi^ 
g»mm. JSéytra humeris proâwfUSy roiundatisrPedes : Tibimfe^ 
nmntm ftm ermssimdme,: post^rienbus quaatûr maximum Cubitus 
apice tridentatuê, Cakaria t, a, a. Tarti subclavaH : unguicuiis 

ni. 



3a4 Zoologie: N"^ a4a 

ùtéeqwiUbêU ^ !« 9, a , ûi manibîu unguiculus Ù Êê e r mts extemo 
major est, et apice bifidiu : iobo interiori magno irumeaio ; ômp- 
rioii minuta acuto ; in tarsis autem quatuor pottmor&us; ungui- 
cuitts internus extemo multoties minor. Abdomen segmentée duo^ 
bus ultimis dorsaUbus apertis ; podice magno, subtrapewoido. 
Corpus convexum. . 

Il en décrit 3 espèces sous les noms deCn.FrandUom, ^MsrshaM 
et Curtisii. La première est de l'Amérique septentrionale , nuûs 
cependant cela n'est pas bien certain ; les deux autres sont an 
Brésil. C'est à la seconde de ces deux espèces qnil faut, je ctt>is, 
rapporter l'Insecte de ma collection^ que j'ai désigné sons le 
nom spécifique de crassipes^ et placé provisoirement à la snite 
du genre AnisopUa. V Anisoplia histrio de mon catalogue , es- 
pèce de Cayenne, appartient aussi à ce genre, et n'est peut-être 
que la première des 3 espèces décrites par M. Kirby, et peut- 
être le même que le Trichius retusus de Fabricius. Ce nouvean 
genre me parait très-distinct de tous les autres de eette fenrille. 

Il assigne ensuite de nouveaux caractères au genre Crenuu^ 
tocheitus de Knoch , et donne la description d'une nouvelle es- 
pèce de ce genre, qu'il nomme C canalîcuiatus, et qui se distingue 
de ses congénères par les caractères suivans : 

Niger , prothorace canaliculato : angulis posticis mugis ex- 
tantibus dentiformibus. Elle habite l'Amérique septentrionale , 
ainsi que toutes les autres espèces de ce genre connues jusqu'à 
présent. 

M. Kirby établit ensuite, sous le nom de Cymophorus^ un 
nouveau genre qui paraît voisin des Cremastoeheilus, et auquel 
il assigne les caractères suivans : 

Nasusapiee rotundatus, rejiexus, Antennœ decem-articuiatœ / 
scapo inerassato trigono ; pediceUo articulo sequenti œquaii ; ar^ 
ticulis iniermediis brevissimis cyUndricis ; capUulo iongo adnio^ 
dum, triphjrUo. Paipi articalo extimo obiongo obtuso. Labrmnt^ 
sub rhinario penitus absconditum, Labium subquadrut»un,verti'^^ 
cale. Mentuin ponè labium latitans horizontale, OeuU hemispkof'^ 
rici: cantho carinato, Prothorax subguadratus , antioè angusta^ 
tus : lateribus obtusangulis. ScuteUiun triangulare , eequHaêeraie» 
Mesostemum aniicé truncatum verticale ^ ss^ra eanaiicuiatÊtm. 
Efytra lacunosa, longi t u dina l i ter eUvata, utrimque sinmatm : An- 



Zoologie. 3a5 

merUferè lohatis, ut in quibusdam Gjrmnetielis et Cetaniadis. Pc- 
des : Tibiœ cakaribus i , a , a. Cubitus edentubu. Vnguicati tisnr 
fUoeSy œquaiesj brèves^ 2, a, 3. Jbdomen ano tricorm : eornubus 
latertdibus Ifosi in tas spiraculiferis. Corpus subdepressum squa^ 
muhium. 

Il en décrit une espèce sous le nom de C undatus. Cet insecte, 
qui, comme les Cremastocheiitis, habite TAmérique septentrio- 
nale , m*est entièrement inconnu. 

L'auteur donne ensuite les caractères de deux nouveaux genres 
qu'il ^ablit aux dépens des Trichius : le premier, qu'il nomme 
Campuiipusy est formé sur le Trieàius limbatus , et le second , 
qu'il appelle Acaathurus , sur le Tnchitts hemiptems , et les au* 
très espèces dont les femelles ont une tarière saillante à l'anus. 
Je ferai ici observer que Scriba avait autrefois donné le nom 
générique de Falgus à ces derniers Insectes, et que ce nom, 
par conséquent , me paraît devoir leur être conservé, ainsi que 
l'ont fait, dans l'Encyclopédie, MM. Serville et comte de St.- 
Fai^eau. 

Vient ensuite la description d'une nouvelle espèce de Tri- 
Mas du Canada , que M. Kirby nomme BigsbUy et qu'il carac- 
térise par la phrase suivante : 

Niger ftUvescenie hirtus : efytris luieis ; maeuiis notfem nigns. 

Enfin, l'article est terminé par des considérations sur le 
genre Triehius. 

M. Kirby le divise en 7 sous genres qu'il nomme : 
• I. Legitimi, T.fitsciatus, suecinctus, BigsbUy etc. 

a. TrichinL T. viridaius, piger, etc. 

3. Tetrophthalmi, T. suturalis. Cette espèce m'est totalement 
inconnue. 

^Archimedii. T. delta. 

5. EmdidU, T, tria/igtUum, 
■ 6. Aiearostieti, T, nobiiis, octapunctatus, etc. 
' 7. Gymnodi. 71 Eremita. 

- Dans le dernier volume de l*£ncyclopédie méthodique, MM. 
Serville et comte de Saint-Fargeau , en traitant l'article Tri- 
dkius, ont eu à peu près les mêmes idées que M. Kirby sur les 
Insectes qui composent ce genre. Us le divisent en 5 soav 
genres. 

I. Osmoderma, qui correspond atix Gymnodiée M. Kirby. 



3atf Zoologie. 

%. Jgemta^ ^ tatnvpqiùà à son genre Ounpél^. 

3. Gnorimtu, ^ coi^respond à ses JleuroêSioL 

4. Trkhiuê proprie dictui, qui ccHuprend le» f» a^ 4 «t S 
sons^enres do BC. Kirbj. 

5. Falgus de Scriba , qui correspond au genre Amm 
tkanu de M. Kiii>y» 

£n Enissani cet article, je ne puis m'empécber de rrief^r 
une erreur échappée àMM. A.-^Serville et oomte deSaiot^argetas 
oar le profond savoir de ces deux entomologistes ponnaît tit>a- 
per beaucoup de personnes qui s'en rapportent arveugté- 
ment aux paroles des maitres; cette erreur est au reste làcik 
légère, et ette a été partagée par les premiers entomolog^slM ^ 
et j entre autres , par MM. Gyllenbal et Schcenherr , ainsi qu'on 
peut le voir dans le 3^ volume de la ^ott^mia msedofmm de 
ce dernier. 

£n parlant dn TrickiiisfaâcUuus, ib disent : « Le mAle a IV 
vant-demier segment de l'abdomen en-dessous, indépendaan* 
ment des poils qui se trouvent dans les deux sexes, chargé à la 
base de deux sections de cercle, garnie» d'écaillés serrée», jau- 
nâtres ; le reste du même segment est enttèrepient muni de stries 
transversales serrées. La femelle n'a pas les plaques d'écaittea 
javnes ; les «tries sont rares, écartées et inégales. Cette espèce 
varie beuscMip par le plus ou moins de noir anr les âytres-, 
l'une des variétés, assez commune en France, est le Triekms 
Sttccinctus. V 

On trouve en Franoe 3 espèces de lYiMtu, tontes les trois 
très- voisines Time de l'autre, mais toute» les troî» bien db- 
tinctes. 

i^Le véri table Tl/aicia^Etf de Linné etdeFabricius,conmittnea 
Suède, dans le nord de l'Europe et dans les montagnes de la 
France, mais rare dans les plaines et aux environ» de Fans ; 
il est plus grand et plus velu que les autres ; ordiiuâreaient la 
première tache noire des élytres forme une bande qnien occupe 
toute la base; mai» quelquefois, comme dan» le» aittre» es- 
pèces, elle ne va pas jusqu'à la suture-Le dessoii» de Tabd^H 
mén du mâle n'a aucune tache jaune , et parait semblable à oe- 
lui de la femelle» 

a" Le 71 gallicus de mon catalogue {T. fasciatusOXWier) ; c'est le 
pin» commun aux environ» dé Pari» ; mais on ne le tnmve ni en 
Suède , ni dans le nord de l'Allemagne \ il est plus petit et moins 



. Zoologie. %^y 

velu qtie I» précédent, et les deux taches de la baae des élytres 
ne roment jamais une bande continue. Le dessous de t'abdomen 
du mâle présente les taches jaunes indicées par BIM. SerriHé 
et comte de St.-Fkrgcau. 

3^ Enfin leT*. aMominalis de mon catalogue, assca commun dam 
les parties méridionales de l'Europe , mais beaucoup plus rarç 
quo le précédent aux environs de Paris. Il ressemble entière- 
ment au T.galUcus, et il paraît n'en différer que par l'abdomen 
du mâle, dont les taches jaunes de l'avant-dernier segment sont 
plus grandes et réunies , et dont les segmeus antérieura sont 
marqués d'une bande transversale, jaune, un peu échancrée 
postérieurement dans son milieu. 

Ces trois espèces sont tuès-dîstinctes, et n'offrent aucim pas-' 
snge de l'une à l'autre. 

Quant an TrkhÎÊU suecimems de Fabricios, c'est un InsecM 
très -problématique; mais on croit généralement maintenant 
qn'il doit être rapporté à une espèce de la Sibérie orientâtes 
qa9 M. Oebler a nommée K dmhktteus , et qoi est an kneins If 
véritable T. succinctusde Pallas. Conte Dsitair* 

243. Notice sua l'Élater noctilucls, ou la Mouche à feu fies 
Indes occidentales; par John CuaTis, esq. ( Zoological /oiW' 
nul; n^ XI, p. 379.) 

En septembre 1827, Tautenr eut occasion d'obserter plti» 
Sfenrs individus vivans de YBlater noctUucus^ que lui avait ap* 
portés des Indes occidentales son ami M. J. Campbetl Lees; 
Four eonserrer ces insectes, il est nécessaire de les tenfr dans 
tme atmosphère hnmide. Ils se nourrissent de la canne ft sacre | 
les mandibules leur servent à briser les parties ligneuses de la 
canne, et à parvenir ainsi à la matière sucrée. Pendant la tra» 
versée des AntHles en Angleterre, M. Lees a conservé , de cette 
manière, les individus qu'il avait pris. 

'VEtaternnctihieus possède, comme ses congénères, la faculté 
de s'élancer en l'air lorsqu'on le met sur 1c ^os, et de se re-» 
mettre par là sur ses pattes; toutefois, sa forée muscnlatre est 
peu considérable, et il ne saute qu'à une hauteur égale à ^ ml 
4 fois la longueur de son corps ( celle-ci est de i3 à 17 lignés). 
La vive Itnnière que répand la tache convexe et phospho- 
rescente située de chaque cdtë da thorax, brille et s'^eint IM 
gré de fanhnal. Ches les hidtvidns Vigoureux ^ le Ato M^néMit 



Sa8 

sous les éijtfes et les ailes , et la base de rabdomeB , paraissent 
pluMphorescens. A l'aide d'un de ces insectes on peut lire un 
livre imprimé. La pho^horescence continue, si lespartiesi|iu «n 
sont le siège sont séparées du reste de l'animal yimmédiateiDenC 
après sa mort. 

a44. RECHEmcHSS anatomiqubs sua les Làbidoueks on PsacK— 
Oreilles, précédées de quelques considéra tious sur Téta— 
blissemcnt d'un ordre particulier pour ces Insectes, avec 
fig. ; par M. Léon Dorooa. ( Annales des Sciences naturelles^ 
avril 1828, p. 337.) 

Les Forficules ou Perce-oreilles, rangés par Linné dans Tor- 
dre des Coléoptères, et par les entomolf^tes modernes dans 
<:elui des Orthoptères, établis en famille distincte par M. La- 
treille , sous le nom de Forficulaires, et, par M. Duméril , sous 
celui de Labidoures, rangés enfin dans un ordre à part, sons le 
nom de Dehnaptères, par M. Rirbj, sont adoptés avec ce rang 
par M. Léon Dufour, avec le nom de Labidoures, que leur a 
imposé M. Duméril. 

Yoicî les caractères entomologiques de ce nouvel ordre : 

Labidoures : ordre d'Insectes broyeurs, dont la place natu- 
relle doit être entre les Coléoptères et les Orthoptères. 

Caractères extérieurs. — Corps alongé , étroit , déprimé ; an- 
tennes filiformes, insérées au-devant des yeux, composées de 
10 à 3u articles cylindroïdes ; point d'yeux lisses, bouche mu- 
nie de mandibules bidentées, d'une galète alongée, de 4 palpes 
filiformes, d'une languette fourchue, de mâchoires terminées 
par une pièce cornée pointue ; point d'écusson visible extérieu- 
rement; élytres fort courtes, tronquées, horixontides, à suture 
droite; ailes plissées en éventail, et repliées transversalement; 
abdomen formé de segmens embriqués sur les cdtés, et terminé 
en arrière, dans les deux sexes, par une tenaille à deux bran- 
ches cornées, mobiles, opposables; pattes assez courtes, pro- 
pres à la course, à peu près égales entre elles ; tai*scs de 3 arti* 
clés, dont le dernier se termine par a qngles nus, simples; mé- 
tamorphose incomplète. 

Caractères intérieurs, — i^ jÉppareil digestif: glandes sali- 
vaires, consistant, dans quelques espèces, en une paire de vé«> 
sicnles terminées en arrière par un filet tubuleux, et en avant 
par dcaut eananx exci^éteiMrs, qui dievienncs^ confluens avant 



Zoologie* 3^9 

de s*oitvnr daas la bouche; tube alimentaire , de la longueur 
du corps seulement , composé d'un jabot, d'un gésier dépourvu 
d'appendices gastriques, d'un ventricule chylifiqne, et d'un in- 
testin fort court ; vaisseaux hépatiques, grêles, capillaires, au 
nombre de plus de 3o, flottant par un bout. 2? Appareil gêné- 
rtiMeut dans le méU : deux testicules distincts , formés chacun 
de deux capsules spermatiques, alongées, cylindroïdes; conduits 
déférenscapilbtres; vésicules séminales consistant en un seul 
ntrieule sphéroïde; canal éjaculatenr fort court; armure copu- 
latrice alongée, déprimée. Dans la femelle : oy aires compo- 
sés , dans certaines espèces, d'un faisceau de 5 gaines ovigères 
longues, multiloculaires , unilatérales; dans d'autres, d'une 
grappe alongée de gaines ovigères unilocnlaires , sphéroïdes, 
subsessiles ; 3® Appareil requratoire ; stigmates d'une petitesse 
nûcroscopique ; trachées toutes tubulaires ; 4® Appareil nerveux : 
ganglion cérébriforme bilobé; ganglions rachidiens au nombre 
de 9, dont 3 thorachiqoes et 6 abdominaux. 

Cet exposé des caractères est suivi de celui des détails ana- 
tomiques, d'après des dissections faites sur les Forficula gigan^ 
tea et auricularia, dont l'auteur donne dans une note le signale- 
ment spécifique ; 4 planches sont consacrées à figurer les'parties 
dont l'auteur a donné la description anatomique. 8. G. L. 

^45. NoTKsca le cai du SPHiirx-TiTX-DE-xoaT(«^/i//i^^/ro/?of 
L. ) ; par H. Passée m i ; lettre de M. Dupohchbl. ( Annales 
' des Seienees naturelles; mars i8i8, p. 33a.) 

Réaumor et Rossi attribuent le cri du Sphinx Atropos au 
frottement de sa trompe entre ses palpes; un observateur plus 
moderne, M. Lorey, croit qu'il est occasioné par l'air qui s'é- 
chappe par la trachée de la base de l'abdomen. 

Selon M. Passerini, ce en sort de l'intérieur de la tête du 
Sphinx, c'est-a-dire d'une cavité qui communique avec le faux- 
conduit de la trompe, et à l'entrée de laquelle sont placés des 
muscles qui s'abaissent et s'élèvent successivement, de manière 
que le premier mouvement fait entrer l'air dans cette cavité, et 
l'autre l'en fait sortir. On peut mettre ces muscles à découvert, 
et en voirie jeu, en enlevant avec dextérité, au moyen d'un 
instrument tranchant, la partie cornée du synciput d'un Sphinx 
vivant. On peut enlever l'abdomen et la trompe sans que le cri 
cesse. M. Duponchel a trouvé, sur un Sphinx mort, une partie 



93o 2S0ôiogie. 

qu'il croit jontr vn rôle essentiel dans ta prodiiieciao dti cri; 
c'est une membrme placée entre les deux yeux, à la base de 
la trompe , et qu'on ne peut aperccToir qu'après avoir ettleré 
les palpes. Toutefois, cette membrane existe égalemeat chct le 
Sphinx ConPùlvuii, qui cependant ne crie point comme le SjpikArx 
Jtropos. 



%lfi, Mkmoi&e sua UNE pboductjon appartenant à l'histoire 
turellc des Insectes » lu ù la sûance de la Société des Sciencn 
et Arts, le a messidor an lo, par M. Sultzer; suivi d'ua sup* 
plémeut extrjiit du Mémoire aptérolo^ique de F. Hxjuiaiiii. 
( Journal fie la Soc. des scienc. agric,^ et arts du Bas-B/ttn^ 
1825, p. 67 ^ avec fiipires.) 

Qnoique ce Mémoire soit déjà ancien, le comité de rédacticm 
du journal cité a cependant jugé convenable de le publier. M. 
Sultser a déconvert , snr des blocs de pierre calcaire, des petits 
corps sphénques, h peine visibles à la vue simple, ifnn blanc 
éclatant, et fortement adhérens à la pierre; la partie sopérieilre 
do la sphère était tronquée et couverte d'nne espèce de chapi- 
teau en forme de plaque ronde, légèrement débordant, et eon- 
vert de rides qui rayonnaient de l«i circonférence au centre. 
L'intérieur de ce corpuscule était rempli d*Un soc rouge, sem- 
blable à du sang. 

M. SuUzer a d'abord pensé que ce pouvait être une espèce 
de champignon voisine du genre Sphœria de M. PerwMNi; nais, 
après un examen plus attentif, il crut devoir plutôt les considé- 
rer comme des œufs d'insecte ; cependant il paraît qu'il ne les a 
jamais vn éclore, quoiqu'il les ait long-temps observés dans son 
cabinet. 

Dans le Mémoire apt(*rolûgique y M. Hammcr confirme cette 
dernière opinion de M. Snitzcr, ayant reconnu que ces corps 
ronds sont , ou des œufe , ou des n3rmphes d'une espèce de 
Trombidium qu'il nomme T. des pierres. Ils donnent naissance 
à deux sortes d'individus, qui sont peut-être des espèces diffé- 
rentes : les uns, plus petits, sont rouges et n*ont que 6 pattes j 
les autres, a , 3 fois plus grands, sont plus ovales, ont 8 pîeds 
et une couleur bninc (i). ' S — s. 

(1) CoiDinc les Acaii les oaîia«Dt avec fis puttes , «t en «cguiweat pIlM 
tard une ^oatrlèoie paire , U serait poiaible que la première variété ne fàl 
que U larve de la seconde. * ( Note da Âêdaotear. ) 



Zoptùgie. 33» 

14 7- WoT« sim LIS lauvf» de DipriftEs; par W. S. Mac Leay. 
( PMosoph. Magazine and Annals of Philosopha; sept. 1827, 
p. 178,) 

£11 se plaignant deceque, jllsquei-y^ on n*a pas aasfx généraUsé 
dans Texamen des Insectes diptèresi i'anteiur fait remar^vet 
que les antenfies de ces Insectes nie sont pas seulemeiit fcNinûef 
d'une soie termina on latérale, mais que cette soie forme 
une partie essentielle de Tanteuney et qu'elle est coi9posée d*ar« 
tides dont le nombre, joint à celui des articles de Tantenne 
proprement dite, forme le nombre qui caractérise la famille. 

I4 tête des larves des Muscides , dans Tétat de protraotion 
complète, est d'une forme cK>nstante et pourVue, comme celle 
des autres Insectes , de deux antennes articulées. Ces antennes 
sont simples et tri-articulées , implantées sur deux éminences 
connues de Réaumur et de De 0eer, mais mal comprises par eui^ 
I) faut employer un fort grossissement pour apercevoir Us ar-r 
ticles de ces antennes. 

Les singulières fausses pattes ou tentacules des Tanxpus, des 
Chùnmomus, etc. , sont les stigmates antérieurs et pédoncule^ 
de ces Insectes. Dans beaucoup de Diptères, il n'y a quece^ 
stigmates antérieurs » mais on voit les troncs longitudinaux, des 
trachées qui on partent, fournir, à des distances égales, des 
branches Latérales qui sembleraient partir de véritables stigmat 
tes. Dans quelques larves, on voit même lea stigmates avortés 
être indiqués par des tubercules situés sur les côtés du corps» 
et qui deviennent très-distincts dans Ja nymphe. 

a48. DEScaiPTiON de 17 espèces nouvelles de Tanyglosses ; 
par Ch. P. Thunberg. ( Nova acta reg. Soc, Scient. Ups.; vol. 
IX, p. 63 j 1827.) 

Dans oc Mémoire, l'auteur fait remarquer d'abord que lea Co* 
léoptèfcset les PapiUonss<mt principalement recherchés par les 
entomokigisles, préférablement aux autres Insectes, et notam-» 
mesfc aux Diptères: aussi oDi»aissait^u,à ce qu'il prétend , 
atant qu'il s'en occupât, peu d'espèces de Tanyglossesi il ajootf 
que H* Meigoi n'en avait décrit que 4 espèces sous les noms d^ 
pr$ioêcàka, héuui$lia(a$ferr»ginea et ma*tràanica, et Fabri- 
chu également 4 espèces , dans son genre Tabanus , s<n|s les 



Zooiogie. 

noms de proboscidems^ hausiellaitts ^ rostratus et exœsiuams. 
Nous voyons bien clairement que M. Thunbergi dont Touvrage 
parait daté de Tannée i8aa, ne connaissait alors ni le second 
ouvrage de M.Meigen sur les Diptères d'Europe, publié en 1 8 1 8, 
à Aix--la-«€hapelle , où cet auteur décrit 6 espèces de ce genre, 
pour lequel il adopte le nom de Pangonia, précédemment donné 
par M. Latreille; ni le Systema Jnîliatorum de Fabricios, im- 
primé en i8o5, à Brunswick , qui contient 8 espèces de Pango- 
nies y ni le 8* volume du Dictionnaire des Infectes de r Encyclo- 
pédie ^ publié bien avant 182a, dans lequel M. Latreille en dé- 
crit 17 espèces. On peut donc croire que, dans le travail de 
M. Thunberg, où toutes les espèces sont données comme nou- 
velles , il peut y en avoir quelques-unes précédemment connues 
et décrites à son insu. 

Cependant nous allons donner ici les phrases spécifiques des 
17 espèces mentionnées par M. Thunberg. 1^ 7". picea, entiè- 
rement couleur de poix, abdomen plus foncé. Du Brésil, a* 7*. 
himaa. Abdomen velu, testacé, sans taches. Du Brésil. 3^ F. 
œthiopica. Abdomen ferrugineux, avec une ligne dorsale et 
l'anus noirs. Du cap de Bonne-Espérance. 4^ T, anaiis. Abdo- 
men noir, anus portant des poils blancs. Du cap de Bonne-Es- 
pérance. 59 71 deusta, velue, testacée avec des taches noires; 
ailes lestacées à leur base, et portant une bande noire. Du 
Brésil. 6^ T.fasca. Abdomen noir, velu, Uché de blanc. 7® F. 
hvnnea. Abdomen noir, bord des segmens roussâtre. 8^ T. 
vùiata. Abdomen noir avec une bande blanche. 9^ 7. cingtH 
iata. Abdomen noir avec une bande et trois taches marginales 
blanches. Du cap de Bonne Espérance. 10^ 7*. thoraeica. Abdo- 
men noir, avec 3 bandes sur le bord des segmens et des Ucbcs 
blanches. 11® 71 guitata. Noire, abdomen à bandes et points 
de couleur blanche. 12^ 7\ puichra. Noire ; abdomen ayant une 
bande, un point et 6 taches marginales de couleur Manche. Du 
Brésil. i3^ 7*. obtcum. Abdomen noir , velu , sa base portant 4 
taches ronsses ; bord des segmens blanc. 14^ T, mmmt. Abdo- 
men noir, bord des segmens roox. Du cap de Bonne-Espérance. 
i5^ T. nudtipunctata. Abdomen tutacé; bord des segmens pâle. 
Ile-de-France. 16^ T.atrepot. Abdomen noir, avec deux ta- 
ches et le bord des deux derniers segmens de conlenr blandie. 
17^ 7. nutrata. Abdomen testacé, panaché île ndir etiiehé de 
blanc. Du cap de Bonne-Espérance. 



Zoologie. 333 

^ous ne pouvons nous empêcher de faire remarquer iei que 
Vauteur a fait un très-grand abus des mots qu'il emploie 
pour désigner les couleurs ; se servant , comme de synonymes , 
cl*ezpressions qui désignent des couleurs fort différentes. A ces 
deux Mémoire^, est jointe dbe planche sons le n® i, oii sont 
gravées les Taàanui groisus , teirapunetiu,einguiaitu^ nieeps et 
eicgant, ainsi que les Tanf^ssa œMopka^ deusta, emgultUa, 
jMticÂm, obseura, maum, jitropos et nuirata. Cette plandie est 
trop élo^née de la perfection pour Hiériter aucun éloge; le des- 
sinateur n'a aucune idée de la manière dont les nervures des ai- 
les doivent être rendues ; l'on n'y voit même point les taches 
ni les bandes indiquées dans les descriptions. A. S. F. 



21 4 9- NoTK sua LA G&KOAaiNEy nouveau genre de ver qui vil en 
troupeau dans les intestins de divers Insectes ; avec fig.; par 
M. Léon Dvvotsti. (j4 finales des Scienc, natur,; avril iSaS^ 
p. 366.) 

Le nouveau genre Grégarine se compose de deux espèces p 
dont l'une habite le tube alimentaire de plusieurs Coléoptères ^ 
notamment des Mélasomes, et l'autre , le ventricule chylifiqne 
de la Forficule. La première reçoit, à cause de sa forme, le 
nom de GmxoAmnrA conica^ et la seconde celui dé G. ovata. 

Celle-ci est blatiche, ovale, obtuse et d'une grandeur très- 
▼ariabloy suivant Fâge; les plus grands individus n'ont guère 
plus d'une demi ligne de longueur ; les uns, qui sont les plus 
nombreux, ont un segment antérieur , arrondi comme une 
grosse tête, et séparé du reste du corps par un étranglement 
circulaire, semblable souvent à un trait diaphane. D'autres sont 
dépourvus de ce segment, et ont à sa place un espace arrondi 
plus foncé, placé au bout antérieur du corps. Sous le micros- 
cope, on aperçoit, à travers les tégumens, des corpuscules ar- 
rondis, renfermés dans la cavité du corps, et Ton voit souvent 
ranimai expulser ces corpuscules par le bout antérieur, où il est 
probaUe que se trouve la bouche. Quelquefois l'auteur a vu a 
de œs vers adhérens bout à bout; c'est peut-être un accouple- 
ment. M. I^ Dufour ignore encore si la différence dans laforme de 
l'extrémité antérieure de la G. offaia n'est qu'accidentelle. Le 
genre Gregarina se rapproche du genre CarxopfyUœus. Rod. 



S3i . Zéêhgi», 

a5o. Desceiption de "lk, o&ahde Phtsalx et d*uni cduecie 
picE DK'MioDSA.iEEy trouvées sur les côtes de Bretagne; par 
M. PiET. ( fycve armoricain; Tome XII, p. 189, 69* cah. ) 



IkLa<t unr lettee datée ^ Nenirnootier, M. PUt déerit 
pèœ de Ph3r«ile dont «o ^rand ocHBbM d'hidmdui ont è^é 
jelétàlaoôtedaB8le«M»sde jmliet i6a8. Il pense que l'eqièee 
ttouvée en grand nootire par \m pécheurs, flottant mm loin 
dea rivages, est la PiiTsalie péli^gkpie de M. de LanttidL tes 
descciptions se bornent à noter inparfiûtemcnt les détails de 
leur organisatiQn eztérienre, et ne fonmiasent avcan rcnaet* 
gnement sur Torganisatîon interne. li n'a point fut non plan 
d'expériences directes sur la matière vénéneuse et soluble 
qui réside dans les tentacules , et qui a fait donner à ces ani- 
maux singuliers le nom d'Orties de mer. Ce qu'il y a de remar- 
quable dans cette lettre, est cette seule phrase : a Cest au cen- 
tre des grands tentacules , et très-près du plus long de tous, que 
se trouve une ouveriuie qui parait être la bouche. » Or, M. 
Piet De connaît pas les travaux récetis publiés sur les Fhysalea 
par M. De BJttoviUe , et ceux que j'ai fournis dans oe BaHeU'm 
T. X, n^ 1 10(1)1 ni les figures de MM. de Chamisso, Bosc, Bory, 
de Tilesius , etc. Dans h Zooia^ie de la eonfettc la Co^mUe^ noua 
donnerons une nionographie complète^. aooonipagiiée de magni- 
fiques figures, de toutes les Physales qui «pus sonteoemies. Une.ls* 
tbographie aocompagpe la lettre de M.Piet ; elle ne domw qo'Mir 
{sédioçre idée de ranimai qu'elle doit représenter. Cependant 
nous engageons beaucoup cet observateur à conbouer ses re* 
cherches sur iesZoophy tes que son heureuse position poumnt 
le mettre à même de mieux bire connaître. Mais ii lavl pour 
cela qu'il se tieane pljts au cousant de ee qui a été îmxU 

La secoode lettre du même auteur est relative à une espèce 

de Méduse , de type évidemment nouveau. La detmption et la 

Qgure s'accordent à peindre ainsi ce singulier Zoophyte. Hatt- 

teur, 6 à 7 pouces, sur 4 à 5 de largeur; forme octogone; corps 

hyalin, à pédoncule arrondi, puis quadrilatère à sa terminaison 

Ombrelle coqcave, affinant 4 fossettes anx>ndies, d'an ponce 

de diamètre, sans eommumcation apparente avec rinléritnr. 

Orifice qua^iliUère ne centre, percé de deux ouTortures. Cir- 

(0 Voycf ABui 1« £ull€tia f xom, III, n''' ^3 tt s39» et tom. TU, a*' 
119 tt iso« 



Zoolçgm^ 93S 

conférence octogone » chaque fossette ^éfmrée par hait sdssu* 
res , plus élargies en dehors. Pourtour épais, large, obtuS| nuini 
de I S cannelures 9 dont 8 grandes ^t 8 plus petites. Pédoncule 
quadrilatère à sa base , ofTrant quatre fentes cruciales profon^ 
des, divisant sa base en 4 parties, et dans la niasac gélatineuse 
duquel on voit 4 veines blaoches. CeZoophyte est libxe, géla- 
tineux, lisse et transparent. 

"Nous nous bornons à citer la description de l'auteur sans en 
rien vouloir conclure. Toutefois, c*cst bien d une Médusaire 
/{u*il s'agit ; mois comme la figure est. fort ouuvaisc et la des- 
crijition très-obscure s nous craindrions de commettre des er- 
reurs en cherchant à assigner un genre à ce corps singulier, et 
si voisin de certains 2k>antbes« Lsssov. 

iSi. A Memoia oif Pemtacainus Eunop^trs. — Mémoire sur 
!e Pentact-inîts europcput, espèce récente découverte dans la 
haie de Cork ; par J. V, Thohpsoîc. In-4® avec 7r pi. Cork 
i8^. Londres et Paris; Treuttel et Wnriz. 

La découverte d'une seconde espèce de Pe/Oucrmus est un 
fait extrêmement intéressant parce qu'il doit naturellement 
fournir de nouveaux éclaircissemens sur la nombreibse famille 
des Criuoidea fossiles. Le Pentacrinus capot âîedusœ des Indes 
occidentales n'a jamais été obsen'é vivant , mais seulement à 
l'état sec. 

Le Pentacrinus europœns est de substance calcaire et n'a que 
I de pouce de haut , tandis que le P. caput Mcdusœ atteint une 
hauteur de plusieurs pieds. C'est une Comatule fixée à un pé- 
dicule. Bl. Thompson distingue dans sa description : la base, le 
pédicule, les bras accessoires, le périsome, les bras, les tenta- 
cules et le corps. 

1® La ba%e est un disque ovale et arrondi, par lequel l'animal 
est irrévocablement fixé sur des corps marins; sa face inférieure 
est exactement appUquée^^l^* ces corps ; la face supérieure offie 
à son milieu un enfoncement , duquel s'élève le pédicule. 

a° Tut pédicule ou la tige est filiforme, un peu plus épais vers 
le haut, et, chez les iudividus bien développes , il se compose 
d'environ 24 articles revêtus d'une membrane mince qui réunit 
toutes les parties calcaires. Au-dessous d'elle et entre les articles 
se trouve i^ie matière gélatiaeiMe. M. Xkompson n'a pu décider 
si l'inténeor da pédicule est creuse par un canal. La tige est 



ii6 Zoologie. 

mobile dans toutes ses direcdons et même un peu dans le sens 

d'une ligne spirale. 

3^ Leis bras accessoires naissent des derniers articles de U 
tige, et forment une simple rangée au-dessous du périsome. 
Chacun d'eux se compose d'une dixaine d'articles , dont le der- 
nier forme un crochet. Lorsque ces bras sont dressés, ils vont 
jusqu'à la division des bras proprement dits ; ils ne peuvent que 
s*enronler et se dérouler sur eux-mêmes. Il paraît qu'ils servent 
à l'animal à se fixer sur les coraux entre lesquels il habile. 

4* Le périsome repose sur le dernier article de la tige et se 
compose d'une simple série de lamelles calcaires cunéiTormes, 
dont l'extrémité la plus large est tournée en haut et édiancrée, 
pour s'articuler avec le premier article des bras. Ces lamelles 
sont au nombre de cinq. 

5^ Les bras, au nombre de 5 , s'articulent avec les lamelles 
du périsome ; chacun d'eux se bifurque dès son second article, 
et chacim des deux rameaux se comp<ve environ de a4 artides 
durs et de nature calcaire, dont la grosseur diminue progres- 
sivement et dont deux côtés opposés sont munis d'une série 
de tentacules. Ces cinq bras, qui forment une étoile à dix 
rayons , garnis de tentacules , donnent à cette Encrine la belle 
apparence d'une fleur, lorsqu'ils sont étalés, ou d'un boulon, 
lorsqu'ils sont enroulés et rétractés vers la bouche. 

6® Les tentacules forment sur chaque rameau d'un bras deux 
séries alternantes; ils sont mous, mais articulés, très •contrac- 
tiles et fort extensibles, et mobiles dans toutes les directions. 
Sous le microscope ils parabsent à leur tour garnis de cils qui 
forment deux séries alternantes sur deux côtés opposés dn ten- 
tacule. 

7® Le corps ressemble asses au fruit du néflier; il est situé 
dans une capsule formée par le périsome et par les premiers 
articles du bras ; il paraît fortement adhérer à cette capsule. 
En haut et au centre se voit une ouverture: la bouche, qui 
peut se fermer par 5 valvules pétaloïdes mobiles. Lorsque les 
valvules s'ouvrent , on voit paraître quelques tentacules mous, 
semblables à ceux des bras. Sur le côté du corps se trouve une 
seconde ouverture , l'anus , qui se termine en un tube protrac- 
tile. 

Les plus petits individus que M. Thompson a observés avaient 



Zoologie. 53^ 

•f^ Ae pouce de haut; ib ressemblaient à une petite massue 
fixée par une large base; de leur pointe sortaient quelques 
tentacules transparens; rien ne s'apercevait des parties solides, 
si ce n'est le pénsome, sous une forme encore peu distincte. 
<» Les individus un peu pins avancés laissaient distinguer la 
tige et ses articulations ; leur corps montrait une couleur bru- 
nâtre , les tentacules de la bouche proéminaîent un peu davan- 
tage, et s'agitaient lentement en diverses directions. 

Chez d'autres plus grands encore , les articles se distinguaient 
parfaitement par leur opacité et leur blancheur; on remarquait 
la base deè bras et des bras accessoires. 

Enfin , chez d'autres plus développés. Ton voyait les bras di- 
visés en deux, et garnb de leur double rangée de tentacules. 
Ceux-ci étaient encore transparens. Les bras sont les dernières 
parties qui s'accroissent ; ils sont aussi les derniers à receveur 
un dépôt de matière calcaire. 

Le Pentacrùtus europœus fiit trouvé dans le port de Cork,* à 
une profondeur de S-io brasses, sur 'des Sertulaires et deç 
Flustres. 

Les deux planches jointes au mémoire représentent fort bien 
toutes les dispositions qui viennent d'être décrites! 

aSa. Su& Là GiNi&ATiON DES PoLYPxs A BXAS ( Bydrw ) ; par 
J. Yak der hobveh. ( Bydragen tôt de na'tuurAund, WeteH" 
schappen ; Tom. II,. 4^ n®; 1627 , pag. 55 x.) 1 

M. Van der Hœven établît , contre Topinion de M. de Blain- 
ville ( f^ojr. le Bulletin, Tom. IX, n* 3i8 ), que les Hydres sé 
multiplient par des bourgeons ou des gammes, qu'elles n'offrent 
aucune partie qu'on puisse regarder comme un ovaire, et que 
les bourgeons paraissent non pas seulement au point de jonc- 
tion du pédicule avec le corps proprement dit , mais aussi sur 
d^autres points , quoique le voisinage du pédicule soit leur siège 
de prédilection. L'espèce que l'auteur a observée est Vffj'dra 
grisea L. ( ff. vulgaris Pall. ); 1'^. fusca{H. oligœtîs Pall. ) 
o(ïre aussi des bourgeons sur différentes parties du corps, sui- 
vant Pallas, et M. Van der Hœven pense que 1'^. viridis ne 
doit point faire exception à la règle générale. S. G. L. 



B, ToMB XVI. aa 



388 Mélanges. 



MELANGES. 

a53. VoTAOK AUTOUR DU xoNDE DK l'expédutiou RUSSE du capî- 
taioc Lùtke. (Extrait d'une lettre du D*" Msarnis , naturaliste 
de TexpéditioD. — Gazette de St-Péiershourg, — Froiiep*» 
Notizen ; Tom. XXU, aoàt 1828. ) 

M. Mertcns annonce plusieurs résultats important pour la 
ioologte. Le BuUctin en a déjà foit connaître un des principaux 
(Voy. Toui. XIV, n° 270). L'auteur dît qu'il s'est occupe avec 
un soin particulier de fétude des Radiaires mollasses , cl cjiril 
est arrivé à des résultats auxquels il ne s'était pas attendu. TI 
ne s*est pas borné à décrire exactement ces animaux , mais il a 
aussi fait de nombreux dessins coloriés pour représenter leur 
structure extérieure et intérieure. Les œufs des Velelles ont été 
observés par Tni; l'anatomie des Cirrhrpèdes lui a fourni des 
résultats Aouveaux. A Neu-Archangel , établissement de la Com- 
pagnie russo-américaine, M. Mertens a recueilli tant d'ani- 
maux invertébrés, que leur description exacte suffirait pour 
l'occuper durant 3 années. Il s'est aussi procuré, non sans dan- 
ger pour lui-même, deux crânes de Raloches, les premiefs 
peut-être qui arriveront en Europe. A Unalascbka on recueillit, 
entr'autres, un genre nouveau d'Annélides, remarqoable par 
sa grande taille et par la distribution particulière de son sys- 
tème vasculairc; de plus, M. Merteas s'est procuré 6 cr&nes 
d*A1c()Utes. L'anatomie de TOursin commun, Echinas saxalilis, 
et d'une Astérie qui ne diffère peut-être pas de VA, giaciaiis, lui 
ont fait voir que M. Tiedemann n'avait pas épuisé la matière ^ 
et que son ouvrage laissait encore beaucoup à désirer, même à 
l'égard des Uoiotiunies. Dans une excursion sur les cotes du 
Kamtchatka , on tua un individu d'une espèce de Phoque pro- 
bablement nouvelle, dont on a conservé le squelette et la peau, 
et examinera structure intérieure. A l'extrémité inférieure de la 
trachée artère de cet animal , on trouva t dans les anneaux du 
canal aérien, une fente longue de plus de deux pouces, condui- 
sant à un sac que formait un prolongement immédiat de la 
membrane muqueuse des voies respiratoires. Ce sac se prolon- 
geait sur le côté droit, entre les muscles grand et petit pectoral, 



Mélanges, 3^9 

jusqu'aux fausses eûtes; il éuit assez vaste poujr permettra, 
sans peine» rintroduction de l'avant bras juscju'au condi*. Jt 
recevait une grande quantité de vaisseaux sanguins des artères 
intercostales; ses nerfs venaient aussi des nerfs intercostaux. 
I«*aninial étant parfaitement intact » et les poumons se trouvant 
dans un état parfaitement sain, M. Mertens ne pense pas que 
cette disposition insolite soit un état pathologique; et les por« 
sonnes qu'il consulta, et qui avaient eu occasion de voir ces Pho- 
ques vivans , lui firent observer qti'ib avaient la faculté dégonfler 
fortement le o6té droit de la poitrine. Ches le Phoea umina 
qu'il disséqua , M. Mertens n'a rien trouvé de semblable. 

x^t^, ExTEAiT d'cnx LETTRE DE M. Tallot, prof. à Dijon. 

i8 novembre 1828. 
a Dans le Bulletin des Se. nat, 9 n^ 9 , sept. i8a8 , Tom. XV« 
pag. x37, on parle d'un Sorex exilU de Gmeiin; Gmelin a dé* 
crit son Sorex sous le nom àepusillus, » 

« Pag. i4i 9 u^ io3. Sur le Chirou, etc., on renvoie au Bul-^ 
ktin i Tom. X , n° 1 12 , et l'on a oublie de renvoyer au T 
pag. 160 9 n^ 1 39.- 

« Pag. 196. M. Dalman a parlé, en 1 8a 5 , des Insectes para- 
sites qui sont enfermés dans les Coceus. Dans la même année, 
j'ai découvert dans les Cochenilles la larve de l'Anthribc marbré 
Geofl'. (^Macrocephalus scabrosus Oliv. ) Mon obsei-vation se 
trouve dans les Acla Divion. 1827, p. 90 et 91 , et dans les Jn- 
noies des Sciences naturelles » 1828 , Tom. XUI , pag. 68-7 «• »» 
( Voy. le Bulletin , Tom. XV, n** a53 ). 

«Pag. aia, n**» i55.i56. Le Rédacteur dit que les géodes de 
M. Vallot H* expliqueront certainement pas le fait de 2 Lézards 
troiw^s vivans an milieu d'une roche crayeuse à iS pieds sous 
ierre,à£Idon^en Sujfolk {PhUosoph. Magaz.y 1816), à moins 
qu'il n'y ait aussi des géodes qu'on appelle de ce nom. » 
Voici ma réponse à la note du Rédacteur. 
• Il est certain que l'abus des dénominations a introduit dans 
l'histoire naturelle ime foule de récits ridicules, et, pour me bor- 
ner au mot Crapaud^ je demanderai si ce mot désigne un Ba- 
tiacien dans les phrases suivantes. > 

« Le sieur Diimoulier a vu un gros Crapaud blanc dans une 
pierre. Granger paradoxe, dans la Mctall, de Barba (traduite 
par Grosford ] , Tom. II, p. 228-229. » 



34o Mélanges. 

«Ua homme.... youlut parfaire sa follîe, et Untôst il ▼«€ 
chose qui e«t horrible à dire. Car il veît yssir d'entre le& jam- 
bes de sa femme une beste enflée et venimeuse qui estait dicte 
CrapauU, qui rampait sur le» cuysses de la femme. Miroir hîs- 
torial de Vincent, 5* vol., i53i , fol. 38 vers. » 

Tumor raptus virulentum exclusiî Btrfonem, Kircher de Peste, 

SlH,c. 3, p. m. 3o8. 

Crapaud (art vétérinaire), ulcère situé sarlc» côtés de la foor- 
chette du cheval , du mouton , etc. 

CmyHmd ( toilette ) , espèce de petit sac de taffetas noir dans 
lequel on enfermait les cheveux. 

Crapaud {y^l. nat. bot.), arbre des Antilles. Jîiiçr«iqp./>l., 

Tom. rv,p. 434* 

J'engagerai le Rédacteur à lire ce que Grignon a tenté pour 
s'assurer de l'exactitude des rapports faîte sur les crapauds vifs 
trouvés dans les pierres. Mém, de Physique^ par Grignon , Paris, 
1775, in-4®, p. a4i , i3; à examiner le récit de Guettard sur 
le Crapaud pldtré , dont il a été la dupe etc. etc. Je rappellerai 
i» Chat trouvé dans les ardoises. Encyclopédie mêth,; Géogr. 
physique, Tom. lii, jiAg. 39S. Le cat-turd on to€ui^stone des 
Anglais , etc. 

Ainsi , les différentes idées attachées aux mêmes mots sont la 
source d'une multitude d'équivoques. On en a encore la preuve 
dans le mot Lézard qui est employé pour désigner un Saurien, 
et pour indiquer les fentes qui se remarquent dans le^murs. 

n n'y a rien d'étonnant que a lézards vivans se soient insinués 
dans des fentes d'une roche crayeuse, où on les a trouvés : et il 
n'y aurait rien de surprenant à ce que des ouvriers aient donné 
le nom de Lézard k des fentes de roche , et que cette cxprps- 
sion ait été mal saisie par les gens qui l'auront entendu pronon- 
cer. D'ailleurs, si l'on veut se rappeler comment les premiers 
observateurs ont rédigé leur travail , on ne tardera pas à recon- 
naître qu'il faut être en garde contre' les récits de tous ces faits 
extraordinaires, entièrement opposés aux lois de la physiologie. 

Réponse du Ri^dagteub. Il est bien vrai, comme le dit M. 
Yallot, que Gmelin a décrit un Sorex sous le nom de putiUus ; 
mais il a décrit aussi, sur la même page iiS de sou Systcma 
naturœ [Iax^/A.^ ^789), un Sorex exiiis, avec cette phrase: 
S, mifiimus, cnuM croisissimd iereti. Les deux espèces sont par- 



Mélanges. 34 1 

faitement distinctes , et ce n'est pas le S» pusQlus, mais bien le 
S. exitis qui correspond au S. pjrgmœus de Laxmann , Pallas et 
Gloger. , 

Quant au mot Crapaud et à son correspondant lalin Bufh, 
nous convenons sans peine qu'on ait pu quelquefois employer 
mal à propos ces termes pourdésigner des objets tout-à-fait diffé- 
rens du Reptile batracien qui porte ces noms ; mais cela n'au- 
torise nullement à rejeter indifféremment parmi les fables 
tons les faits qu'on cite de Reptiles trouvés vivans au milieu de 
corps compactes^ dans lesquels ces animaux ont pu rester en- 
fermés durant un temps indéfini. Les expériences rapportées par 
M. Edwards, dans son ouvrage De l'influtnce des âge ns physi- 
ques SUT le vie, Paris, i8a4 , ont du moins prouvé que ces ani- 
maux renfermés dans une masse de plâtre pouvaient y vivre fort 
longtemps , quoique soustraits presque entièrement à l'accès àc 
l'air. Ces faits sont-ils donc plus difficiles à concevoir que la revi- 
vification d'un Rotifèrc depuis longtemps desséché par les rayons 
du soleil ? que la conservation de la faculté gcrminatrice dans 
des graines enfouies pendant des siècles , et à l'abri de tou tagent 
excitateur? et de ce qu'un fait nonui |iaraii «fconcrvsiBïeTs en- 
suit-il que nous sommes en droit de le déclarer faux? Il est ^on, 
sans doute , de ne pas devenir dupe à force de crédulité , mais 
il ne vaut pas mieux de le devenir à] force de s'attacher à des 
opinions exclusives et préconçues. 

Pfous en restons donc à l'opinion exprimée dans la réponse 
à la première note de M. Vallot. L'explication que ce savant 
essaie de donner du fait des deux lézards est absolument inad- 
missible. Nous savons bien qu'en français le mot lézarde (et non 
pas lézard) est employé pour désigner une fente de mur, mais 
UD pareil équivoque n'existe pas dans l'anglais , et dans cette 
langue le mol lizard n'a jamais designé qu'un Reptile sanrien. 
Or, c*est un recueil scientifique anglais qui rapporte le fait que 
nous avons cité, ilonc l'expression dont ii s'agit, n'a pu être 
mai saisie, comme le pense M, Fallot,par les gens quiCatuont 
entendu prononcer. S. G. L, 



34î* Table des wticles. 



'■* *'^'**''*'»«/*'^**^%.'» ■» «/«/^' 



TABLE 

DES ARTICLES CONTENUS DANS CE CAHIER. 

Géologie. 

Rccljiniation : Extrait d'un lettre de M. Pferrot, clc f ei 

Sur la tempera tare de* minée; Barkem. . . . .- !.!!'* 17* 

Sir la polarisation magoéli<|ue dea métaax et mioe^û'; Seêb^V. \\ 17s 

Comidenir génér. sarieplaleaa central de la France; Dufrènoy... 17ft 

Notice gcolog. sur le terrain de Saacatx ( Gironde ) ; Gnilland . . f « i 

/,7^'%?**"" o«l«thiqoe8,etc., dea comtés de Satheriand et Ko» 
(Hébrides); iVlorchiaon j-^ 

Cbaugemens de forme éprouvés par la presqu'île da Cornoûâili»; 
J. Hawkina I 

Gisemeot dea mmeraia de fier an Harts ; Podonnct. \\\\.\\\\\\\\\ l«s 
Reinarques anr quelques parties du Tauous et des montagnes dn do . 

che de Nassau ; Crichton , «^ 

Descript, des terraina entre le Taunns et le Toget^ebii^ê; Wîlle. . n4 

Ror les reptiles fossilea du Wurtemberg ; Jaeger : ] 9 ^ 

Observar. sur quelques points gccdog. près de Meissen et de uôhen- 

alem ; Weîss ^^^^ 

Sur les restes fossiles du llgoile feuilleté de Gviatiuêr Bnach! daôâ 

An» ,.c de. M„x minérale, d, PU,.l,a.» ; W-'^M^i. » 

200 

^«"rTha."" ''"''*°''" P»"' '«' l'érVeinVnt dVp;i,; Voré.';" Héri"- ^^ 
C.T«nie i o..eii.tn. foi.îieV.en" iJa'lic j" siiiV. ! ". '. ' "• «4 

2* r«/c«»o ol,.,pon.nu „ monùs Enno.ii; Vand.ll ........ 206 

«*m. »or la r.e et les ouvrage, des nataraliste, W«<.er et H.ây 

id. «irle. travau. et écrita de .Se. Brei.Uk; Configliach... . ..... 207 

An.». I.1 .. j '^"'«"^'> naturelle générale. 

De 1 histoire Datorell, de 1. bible ; Carpente, / ,m 

pÎÎiI . .T '" ''^'° *■" P''"'"°P''" "•«"""««» moderne.; 

Synopsi, dn Ma.ën» d'hiV..' ;atà;.' de New,i',tle *; Towo.hVnd. '.'.'.'. 209 

iJ i;^"'"*' ^•"•T/"''" "•"•-Soeié.è wa«embergeoi«i pour 
'«• voyage, dans nmérél de. aoiene. nâtur. (Prospeetn. pour 



Voyages dan. l'Amirique niéridîon.Vcildcieugh." '.* "* 

ÏrT'Btr/'"'* «*°'"'«''«"" " '•" ~"P" P»W*^' joiqô'irf 



Table des articles. 343 

xSa9). — IlMîcd iux les mannscrits, etc.flafsB^s par Brocchl; 

Acerbi 210 

£ut dea icienées natorellea en Bspagne 212 

Minéralogie, 
Aperça topograph. delà minéralogie des i départ, dn Rhin; YoJts. 213 

Mém. anr îadiscusMon des analyses niincrales ; Boudant 214 

Snr lea formes crlstalUnes et la composition des salfutes, etc.; Mits- 

cberlîch 220 

AuaWaes des carLonalea & plusieurs bases ; Bertbier 222 

Analyse du minerai de zinc tronré à Huel-Ann ; W. Gregor. — Nonv. 

minéral déconyert dans la mer Blanche 223 

£8saî d*nne géographie mînéralog. de la Suède; irad. par Wœhler.. . 224 

Collection géolog2)[|ne américaine .' 225 

Botanique» 

Recherches sur l'individualité daos le règne végétal; Ursln 226 

Snr le pollen des Dipsacées ; Bartling i^. 

Snr la Fécondation dea plantes ; Maximoviich 227 

Snr la formation de la ro%tière verte de Priestley ; le même ib, 

DIctîonn. de botanique de K.luk, angm. et pnbl. par DziarkovrskI et 

Siennickî 228 

Flora Javœ , etc. ; Blnme et Fischer ih. 

Plantas Banatus rariores, etc. ; Rochel 233 

Flore générale de France ; Loiselenr Desloucbamps , etc 236 

Plantes à ajouter à lu Flore de Rome; Ellsabeiha Fiorini 240 

Botanical Magazine i Hooker ( n^' 7> 8 et g ) ib. 

Botanical Register (n*^ 1 5a-x54) » . . . . 242 

Deplantis in expeditione speealatoriâ Roinanzoffianâ observatis ; de 

Chamisao et de Schlechlendal 246 

Plantes rares d^Écosse ; Graham 251 

Tfomenclainre des plantea dn district de Vologda ; Fortonnatof.. . . 253 

Liste des plantes de la Flore de Moscou ; Maximovitch î^. 

Histoire naturelle des végétsnx classés par familles , etc. ; Parini. . • 254 
Modifieat. et addit. aux traités de quelques espèces de Tulipe» de la 

Flore de Florence ; Eng. de Reboni ib. 

Observatt snr la famille des Légumineuses; R. Brown. 256 

PnlsatlUea de la marche de Brandebourg et sur les Salix viminaiis L, 

et moWsshna W. ; Lasch ib. 

Bruyère , genêt et if d*lrlande 257 

Sor le Sedum palustre et le Papaver nudicaule i^. 

Quelques remarques sur le 77 ( plante des iles Sandwich ) 258 

De Ipeeaatanha, Dissertatio ; Billberg et Lidslroeroer ib, 

Snr les pays d*on la pomme de terre est originaire ; Ayluer Bonrke 

Lambert. ib, 

Enumereuio agarîcorum Marchice fîrandenburgica: ; Lasch « 259 

Plantes cryptog.i mes du nord de la France ; Desmazières ib. 

Rapport de MM. Mirbel et Desfontaines BavV Essai sur les lanU- 

noires des côtes de la Normandie ^ par M. Despréaux 261 

Fucus végétant» trouvé daus Testumac d*un Cabiliau.. 262 

Viridarii bononiensis vegetabilia , etc.; Berloloui. 263 

Sur qndq. plantes cultivées dans le jardin de Bologne; le même. . . . ib. 

Catalogne dn jardin de Manza ; Rossi 204 

Catalogues de plantes; Thnnberg ., 265 

Aapporta des professeurs 'administrateurs du Muséum d*hist. natnr. 
relatifs è des plantes recueillies an Sénégal et anxproduits de 
Tarbre a beurre de Calaùi ...»*..... , ib 



3^4 Table des articles. 

Herbier de M. BirolL A. 

Société médico-botanîqae de Londres 264 

Voyage de M. BéUnger dans Tlnde 267 

LWref d'occasion à céder 270 

Zoologie, 
An introductorf lecture on the sttidy of Zoohg}' ; Woods. — Sar lea 

coapcs da système natarel des animaax; F. Y^ii^ 27 1 

Voyage de la CoquiUe aatoar du monde. Zoologie, Lessou el Gamot. 273 

Faane française. Mammifères ; Desmarest 273 

Complémeut anx œuvres de Bnfïbn; Lessou 274 

Résnmê de mammalogie ; Meyranx , 27â 

Desc^. d'une mâchoire inf. d'Antliracotherinm; Croixet et JoberL. . 276 

Sjstenta avitun ; Wagler •■ 278 

Ornitholôgre provençale ;* Roux* 27 i# 

Histoire naturelle des Otseanx-Monclies ; Lesson 2S J 

Sur lis dénominations de quelques genres omîthologiqnes; Gloger. 2S2 
S/stematische DarstèUung der Fortpflanzttng der Vœgel ; Thiene- 

mann et Brebm. — Verhandeling over het Trekken der J^cgeis; 

Schlegel. — Oîseanx de pass9ge qui fréquentent les Pays-Bas.. . . 2ft3 

Cigognes avec des écnssons métalliques 286 

Notices erpétologiqnes ; Scbtegel. — Réponse à M. Schlegel et à M. 

Wagner; Fîlzînger. — ReptUes observés pendant le voyage de la 

Coquille; Lesson. — Reptiles fossiles du Wurtemberg; Jieger 286 

Hist.'nat. des Poissons, Tom. I et II; Cnvier et Valenciennes 287 

Schriften der naturforsckenden GeseUscJia/t zu Danzig ; Ralhke. — 

Recherches sur plusieurs animaux inférieurs ; Baer 291 

Sunto delfascicolo 3** e 4* délie memorie ; Délie Chi^je 302 

Trois genres nouveaux de Coquilles fossiles; Rang et Desmoolins. . 303 

Lettre aux Rédacteurs des Jnn, des Se. nat. ; Marcel de Serres 305 

The ffiinierian oYation ; Carlîsle. — Circulation et respiration des An- 

nélides abranches ; Dugès 306 

Organisation et mœurs des Planariées ; Dugès 307 

Respiration des Crustacés ; Audouin et Milne Edwards 3ÛB 

Crustacés de la Méditerranée et de son littoral ; P. Roux 309 

Sur quelques Crustacés nouveaux ; Milne Edwards 311 

General directions for eollecting and preserving exotic Insects ; S«- 

mooelle. — Résumé d*Entomologie ; Andooin et M. Rdwarda. ... 313 

Essais entomologiqnes ; Hummel 315 

illustrations of british Entomology; Stephens. — Species général des 

Coléoptères , Tome III ; comte Dejean 316 

Nouv. genres et esp. de Coléoptères pétalocères ; Rirbr. 323 

Sur VElaier noetilncus ; J. Cnrtis 327 

Recherches anat. sur les Labidoures; L. Dufonr 328 

Snr le cri du Sphinx Tète de Mort; Passerini 329 

Sur une production appartenant à l*hist. nat. des Insrctes; Snllzer. 330 
Snr les larves des Diptères ; Mac Leay. — Esp. nouvelles de Tany- 

glosses ; Thnnberg. 331 

Tïoie snr le Grégarine , nouveau genre de ver ; L. Dufonr 333 

Sur la grande Pfaysale et nne espèce de Médnsaire ; Piet 334 

On Pentaerinus europaus ; Thompson 335 

Snr la génération des Polypes i bras; Yan der Hœven 337 

Mélanges, 

Expédition russe antonr du monde. Lettre du D*" Mertens 338 ^ 

Extrait d*nne lettre de M. Vallot .- 330 



^■•< 



PARIS. — IMPRIMERIE DE FIRMIIV DIDOT| 

aur. JACoa, H** 2/|. 



BUiLÉTIN ' 

DES SCIENCES ]>ÏATURELLES 

ET DE GÉOLOGIE. ! 



GEOLOGIE. 

!à55. ATabiaàb ahd Peopoetxonal Vitw of Tmt stmEiôR, 
siiPULifEDiAi.y ÀiTD ifZDXAL RoCKS : — - Tableau comparatif des 
roches supérieures, sarmoyennesel noyettnes (roches ieepn* 
dures et tertiaires) ; par Henri T. de la Bicam. Planche d*OBM| 
feuille grand Aigle ( double in-fol.) de trois pieds de haut mit 
viron. a^ édit., considérablement augmentée. Londres, lïiS^ 

Il a été rendu compte dans le BuUetin , et avec beaucoup dé 
détails, de la i'^ édition de ce tableau géologique. (Voyez T. Xm^ 
177). Les divisions ont été indiquées avec soin; et cômnle Tor- 
dre général est le même dans la nouvelle édition , notrs tlodS 
bornerons à mentionner ici les modifications que l'auteur a cni 
devoir apporter à quelques parties. On lui avait adressé le re^ 
proche d'avoir présenté son tableau incomplet y pour tout ce 
qui ti^était point relatif à son pays , et d'avoir omis ûe9 forma-^ 
tîons y que Von ne trouve point en Angleterre , mais qui sontbie 
constatées en France et en Allemagne , tdies que le Mtiibhel-^ 
kalk, le Qnadersandstein , etc. M.' de ià Bêche a tenu compté 
de ces observations: la principale différence que l'on remaïqife 
entre la nouvelle édition de son tableau et la premiète, consisté 
dans rintroducticn du Mttschelkalk , et dans la division de té 
partie supérieure du nouveau grès rouge en deux parties , eiH 
tre lesquelles cette formation est placée. Il a cm devoir faire ce 
changement d'après là conviction où il est que le Moaèhelkalk 
est ime roche tont-à-fidt distincte du lias et des twtnés fonna^ 
iions de l'Angleterre. L'arrangement qu'il adopté em d'aiHenrft 
le même que cehii du docteur Boue. (Yoyes son Tableau 8ynop»> 
tique des formations de la croûte minérale). T^a coupe que pii^ 
sente H. delà Bêche est celle qu'a dénuée M. Élie de Beaomont 
pour hs vemÀtis des Vosges. Il a omis le QQadev$ândstein ^ pftuce 
qH^I ne le éonriéère point comttio uacLTOehe 4t9||bicle} le doo> 

B. Ton XYL a3 



346 GM^ 

lear Boné ayint rapporté au Keupar les coochas qu'il âTait dPt- 
bord dentés sous ce nom. M. £lie de Beauqkoot considère k 
Quadersandsteitt des environs de Dresde eomm^ûagreem stmég 
celui de Souabe^ comme le sable de l'oolite inférieure; et celui 
de Lunéville,ieomme les lits sablonneux de la partie inférieure 
du Lias. D. 

«56. ExcuE&cHas sua les osssmshs rossiLKS du DiFAaTsnar 
BU PuT-DB-DÔMB ; par l'abbé Ceoisst et Jobbet aiué, mem- 
bres de la Société acad. de Clermont-Ferraut, iYoj^ le £mi- 
leUn de janvier 18299 n^ 86.) 

Huit livraiioBS des planches decet intéressant ouviege étaient 
Ipubliées» lorsque le i*' volume du le^te, attendu impaliaoï- 
nent, parut avec la 9* Uvraison renfermant 8 plaaehee d*oise- 
mens, et to représentant des proSIs et des coupes indiapeasa- 
blés pour rintelUgeoce du texte dont nous allons dminer une 
analyse succincte. 

Ce i**^ volume comprend le Dtseours préiîminawe, formant 
aeul la- moitié de ce vidumci et le commencement de la descn'p- 
tion des o s s em ens ou de la partie pabeontographique de Vou* 
vrage. Noua ne nous occuperons ici que du discours prélimir 
naire, qui comprend toute la partie géolopque* Ce discours est 
divisé eu 9 chapitres : le i^' renfimne des observations (éoéra- 
lea sur las diflérentea générations d'animaux enfouis» dans les 
eoudiaa solides ou meubles qui forment la croûte de notre pla- 
léfCL Ces observations tendent à prouver que la MUars avais , 
mm fmmtmifmtmt de €kaqa9 4^^9 '^ f»ç$ê créairicu qui 
f$'4mfu€at ifM maintemuiL Dans le second chapitre, les auteurs 
fassent en revue les divers travaux publiés sur rAuvctgae. X^es 
flhepitnss suivans traitent du terrain primordial» ou du moins 
d^yraniiesstratifiés du département du Pqr-de-JMomf eaauite 
lie l'UhaeaMe totale du terrain de iraosi tien ^ puis dnterraia ae- 
flondair»» lepajasmi' pay des gria honitlers, des bouilles et des 
aebistess enin du lerrain^teatiaire, des vdçans de difCiraBS AgeSi 
.des alluniiBa amsiannas ut mod^nes^ et de diverses hvDothésas 

jur le» formations. 

. iMtetrafaistmiâaiiaaet le» déjectioM vokawquis tâemMBt 
fum plaoeai inyftfteatr dans la configuration aotnalle du sol de 
XAftv»gno»#eolea dm| sîaièmti de et d i at aiM âmi g a ^wwfe 



q«9 ré|NMpie lertinra n'est iepvéseiilé«| dans l«dép«rUMeii|dii 
Piqr dÂ-IMm»! qa« {MF dktt dépôtt foniiés ilaiii det eaia d^^ 
nai^qiM ets dépAts mesurés à l'aide de moyens de eempsfsî- 
soM epproxinalils ralre k hauteur de leurs dernières couches 
et taeapevficio des andenues roches qui les supportent , peuvent 
être évAloés à 4 ou 5oo mètres de puîssanee, et que dans cette 
immense aceumulation l'épaisseur moyenne des strates , estimée 
à 5o centimètres, donne à toute. la masse environ looo couches. 
lies grès foraient les plus anciennes eouehes, et entrent à peu 
peès pour un dixième dans la puissance totale. 1}^ alternent 
nveo les a^es vers la partie moyenne, et Ift moitié supérieune 
de la masse, composée en général de ealeaire marneux, pré- 
sente aussi quelquefois des alternats de grès, d'argile, et de eal- 
eaire. Les restes fossiles y sont distrilmés de la manière suî- 
vante t 

iUmi ki gFi$, des Cyrènes et quelques empreintes de plank 
tes* 

Dmms les àrgHm, assea rarement des fiéliees et des Umilées. 

Dans le calcaire mametuef des HéKces, des limnées, des Pla- 
norbes, le Cipris-^ba YIndusia tubalata, des Paindines et di" 
venes emprôntes ou débris de plantes. 

Les animatix vertébrés qu'on a découverts dans la masse ter- 
tiaire sont : deux individus appartenant à un genre voîmu de 
Tânoplotlieriumy un Lophiodon , un Anthracotherinra , nn Hyp- 
popolame , un Ruminant , un Chien , une Martre , un Lagomys , 
un Rat y une ou deux Tortues, uin Crocodile, tm Serpent on Lé- 
lard , trob ou quatre oiseaux et des œufs parfaitement con- 
servés. 

La poissanee des dépéts tertiaires fournit à MM. Jobert et 
CiNiSset la preuve que les bassins dans lesquels ils se sont dé- 
posés étaient situés à des hauteurs Afférentes, et que, suivant la 
pente, les plus élevés versaient leurs eaux dans les plus bas, 
depuis le bassin de la Limagne jusqu'à l'Océan. La configura- 
tion do sol leur donne , depuis Clermont jusque Paris, la pente 
moyenne de 7 mètres 5o centimètres par lieue, de manière que 
sur une ligne do iSo lieues, le bassin de la Limagne, cèhii du 
Mltemals et cdui de Paris^ vont en s'abaissent graduelleinent. 

lISos auteurs décrivent ensuite les terrains tolcamques et 1m 

a3. 



S4S Céôiôgk. 

fodMt^i \t» jJistiBguent. Vue éàiêerUAaa sut les Dômkeg A 
sur rorigiae des tays qulb fonnent , trouve ici aa pUce. Apre» 
avoir examiné les différentet hypothètes imaginéea par Desna- 
lest, Eamond, M . de Bfontloftier et M . Lecoq,surla fènnatioB 
de ces pnys; après avoir admis, en opposition avec M. Poulett- 
Scrope» que les Domites appartiennent aux volcans andens, 
ib attribuent Torigine des puys domitiques k des éruptions de 
laves qui » poussées hors des cratères , se sont en quelque awrte 
figées en les recouvrant. 

Des volcans anciens qui ont produit les Trachites et les Do- 
mites , ils passent aux autres volcans, et s'attachent à reconnaî- 
tra les âges qui les, distinguent. Ils paraissent d'abord disposés 
à admettre rojMnion jetée en avant par M. Bertrand Roux sur 
le peu d'andennetc des Trachytes, et prévoieBt le moment où la 
sdenoe admettra que l'^ de tous les ienains pyrogèmes ne n- 
monte pas au-delà des dernières formations tertiaires. Enfin ils 
veoonnaissent en Auvergne quatre séries d'éruptions qui se sont 
succédées à des intervalles à peu près égaux, et dont les pro- 
duits s'élèvent pour les volcans anciens à plus de 1800 mètres , 
et pour les volcans modemesi à plus de xaoo. 

La question relative a la formation des vallées est , dans cet 
ouvrage, appuyée de détails intéressam : elles y sont partagées 
en deux grandes classes: 1^ les vallées antérieures à l'époque 
tertiaire, et qui, dépourvues d'issues, méritent principalement 
le nom de bassins; a^ celles qui ont été creusées par les eaux 
depuis le commencement de la même époque, et qui vont en 
s'élargissant à mesure qu'elles s'éloignent du lieu de leur ori- 
gine. Les terrains d'allovion prennent place après la théorie des 
vallées. MM. Croiset et Jobert les distinguent en alluvions an- 
ciennes et en alluvions modernes. Les dépôts volcaniques de la 
première et de la seconde époque reposent sur des débris rou- 
lés, dont les plus anciens, adossés au terrain calcaire, sout com- 
posés de roches granitiques et volcaniques s ces alluvions qui 
reparaissent encore à la troisième et à la quatrième époque, 
présentent des sables et des galets. C'est à la troisième époque 
qu'appartiennent les ossemcns fossiles delà montagne dePérier, 
od ils reposent au milieu de sables recouverts par des altemao* 
ces de tufs ponceux, de sables et de galets^ recouverts par 
iwe coulée basaltique, fUHL Croiset et Jobert foat ^emarfier 



Géologie^ 34]| 

mvec raison qae oès ossemêns ne présentent pas la moindre trace 
de frottement, et que loin de pouvoir attriblier la destruction 
des anîmaûx auxquels ils ont appartenu , à un cataclysme , la 
conche qui les renferme semble représenter le sol même sur le«> 
quel ils ont vécu. 

• A la quatrième et dernière époque volcanique succèdent des 
gniets et des sables recouverts de travertin ; c'est l'époque des 
alluvions et des ftHtnations modernes: elles ont la plus grande 
analogie avec les produits calcaires des sources incrustantes de 
Sainte-Alyre à Clermont. 

Le discours préliminaire que nous venons d'analyser, se ter- 
mine par un chapitre dans lequel les auteurs proposent une hy-* 
|M>thèse générale sur les formations. Nous y remarquons l'ex* 
fiUcation qu'ils donnent avec beaucoup de défiance, il est vrai, 
pour prouver que les roches ignées ont été formées après la pé« 
riode tertiaire; le passage dans lequel ils exposent cette opi^ 
nion nous servira pour tescainer cette analyse. 

« La flexibilité de Técorce terrestre était nécessairement d'an« 
tant plus grande que cette écorce avait moins d'épaisseur; tant 
qu'elle put céder avec une certaine facilité, la simple éruption 
des vapeurs qui créaient une issue sur les points distendus , ré- 
tablissait l'équilibre ; mais lorsque la partie solide vient à acqué- 
rir une assez grande épaisseur^ les gaa éprouvant une résistance 
proportionnée k la force qui les comprime , s'accumulent en 
plus grande quantité, sor des espaces considérables, et leur ef- 
fort détermine des ruptures sur des points plus éloignés du ceur- 
tre de leur action. Alors seulement, la force expaniive des gaz, 
conlinnantà agir sur le même point , presse la matière fluide et 
la pousse dans les assures qui la conduisent à la surface , et si 
cette matière contient des métaux inoxidés, tels que le silicium ^ 
l'aluminium, etc., elle s'enflammera au contact de l'air, se ré« 
duira en scories, en matières cendreuses, et tous les phéno- 
mràes ou météores qui accompagnent les déjections, se pro- 
duiront avec des circonstances analogues à celles que nous ob- 
servons aujourd'hui. J. J. Hdot. 

a57. OssERVAzioin pbr servibx allô sTunio nxLLA oeoc no- 
su , etc. — Observations pour servir à l'étude de la géogno- 
sie de la partie méridionale du département du Var; par Mt» 



Mo Séetogték !P ftS7 

LoréiiKô PâmtM« iMMdi. in-S de 50 p.^ i8t8. (Bstr. 'dh Gm* 

TJn séjour de ploâieuM mois dam la partie da dépatlMBcai 
du Yar qtti iTëtend le long des borda de la Méditemnée, depn 
le golfe des Zer^o^^ jusqu'à Tembouchure du I/mp, et aux en* 
tirons d'Antibes , a permis à HL Lorenao Pareto d'en étodiet la 
constitution géologique. Entre ces deux points extrémet, êtes 
s'eubnçânt dans l'intérieur du pays^ il a exploré toate la por^ 
tion comprise depuis OSoftif, Signe, BrignoUê^ Dragaignmm ^ }m- 
qu'à Grasse qui est le dernier terme à TE. de cette ligae. Tèttl 
ce territoire est généralement montueux et présente v«ft laa c6- 
tes de la mer untAt des collines arrondies , tantôt dea meatagMt 
alpestres offrant de profondes dégradations; tandis que daaa 
Fintérieur s'Aère une longue ligne de montagnes ealeaires. Tmt« 
tes les formations j à l'exception du terrain intemédiairai y 
ont des représentans. L'auteur les examine sueceasivement, eo 
commençant par les plus anciennes. ITbns allons donner un abré- 
gé aussi succinct que possible de ses nombreuses obsertatkms^ 
en conservant l'ordre qu'il a adopté. 

TxRXAiirs pRixrnps. Ils sont assex compliqués, et les roebee 
qui les composent sont tellement disposées qu'elles se ooolon- 
dent dans leur point de contact. Us comprennent le granité, te 
gneîs , le micaschiste, le phyHade et scbiste talqueux, la serpen« 
tine et la siénite. 

i^ Granité. Sous forme de masses distinctes, 9 n'existe que 
dans deux localités. Dans la z**, il constitue les montagnes qui 
s'étendent à TE. de la Garde^Frainet, yers le diâteau du Rtpetî 
et la Tour du Plan, et qui se prolongent un peu ven le N. et 
vers le S. du côté de Sainte-Maxime. II parait renfermer on fi- 
lon de galène, qu'on a déjà exploité dans les environs do' vil- 
lage de la Pener; peut-être ce filon ne fait-il que traverser une 
espèce de gneîs qui se trouve à côté de ce granité. La a* loca- 
lité est aux environs de Saint-Tropez , dans cette espèce de Pé- 
ninsule baignée d'un cété par le golfe de Grvnaotf et de Pautra 
par la pleine mer; le granité y forme les collines qui sont auprès 
des côtes de Pampalaune et de RamatueUe. Quelques stralcs 
ressemblent au gneis : elles sont traversées par des veines oompo* 
aées d'un mélange de quarz et de beaucoup de feldspaifa, se rap- 
prochant assea du granité graphique ou pegmatite. En que^aes 



Géotôgik Mt 

pokHiyil se niëUiige d^iapUbok et f(imM dote «M è8^^ 
slMta« — Bon d« ea» deux loctlitéB, le gnottte ne se firéseate 
phaâ qif en petites masies OQ veinée au milienderothet aeUste»- 
tee (nontagnee à FO. de Roquebnatf et ao» le viens diAtean 
de Rf90Êi; de Seinte-Bftxinei anpris de Cogoier^ principalewent 
an niont de ta Magdekdnê; à Esitrei, ans environs de Gen» 
9êês et d'^nfiAer.) 

A* Gitetr* Ne se montre qu'aux environs de TAverne et dans 
que l ques points veie Coiaabnèn ; im pourrait fort bien ts em^ 
iidéfer oonne un sdûsie micacé mâéde feldspath. L'antnur se- 
rait tenté de rapporter au gneîs une reche qui se trouve aqiek 
du gramte de Bê^êst, à l'O. , et qui est principalement eomp^ 
sée de feldspath blanchâtre et de quelques lamelles de mica; «MIS 
oomme éHe n'a pm la structure schisteuse^ il la considère en 
déSmdve comme une Eorite compacte ou une simple variété de 
gramte* 

3^ MtcMeUM, Cette formation «t beaucoup plus dévelop- 
pée dans le Var que les deux premières | en tirant une ligne do- 
pois r& de Cormes jusqu'au N* O., vers CoinAnèrê, en pa^ 
sent par f^eirâ^i on rencontrei en se dirigeant de cette ligne 
▼ers ns. » dm strates puissantm de cette roche plus on moins 
modifiée. L'cnteor en établit 7 variétés; nous n'indiquercna que 
les plus important». A le Mmâtmt dts Jmgêi, le micasdûste, 
qu'on pourrait confondre avec le phyllade^ à cause de sa stnio- 
tureà peine crIstdUne, offre en cttvers points do petites taches 
knmes un peu oblongues» qui, observées à la loupe, présentent 
des stries longitudinales, et paraissent dues à la décompositioB 
de parties amphiboliques ; il se montre près Smm-Gmihm, 
petite église sur le chânin de Cotoobnère aux Salines, dans la 
cha&ie de Mregançon^ à Itle de Bagueau et de PoHeroê, oà il 
constitue les montagnes qui avoisinent le petit port ; plus àl'E., 
il prend un aspect plus cristallin; le mica est argentin, le quars 

dcmi'transparsnt gris, avec quelques petites parcelles de felde-: 
path (colline qui conduit à la vallée de l'^ivriie, au- dessus de 
Cohtérièn} Bannes^ bplus geende partie des montagnes au- 
près de la Gmnk-Fwmei^ où il y a des amasesde quaru meei 
puissantes : montagnes de Roquebrune et de iS g é K » > l fa »»ete,ete.) 
Une antre vanélé dans kqodk le qnars est moins diseemable, 
le nricn vevdàtae el qm esodUe lam k pemage à un schiste tel- 



S5k Céûiogià. N"" %S^ 

«pieox, fbme U base de la mootegpie de la Mtigdgieine et de 
Merwklley où l'on voit des veines de quars, mica» feidspalk ci 
-tourmaliBe mêlés ensemble. A XHe du Leimm, à la plage dat 
Camé, ans lieux nommés ie CopoUerét le Toyau, dans les e»- 
dirons de Bonnes , le mîcascUste of&e de très-petites parodies 
^e quarz et nn mica argentin avec reflet bienàtre j il contient 
quelquefois des lames de disthène dans les deux premières lo- 
calités. Une 5* Tariétéy la pins intéressante de toutes par les 
-enbstances qu'elle contient , est un mieaschiale à lames de mica 
-4irgentîn, séparées par un peu de quars, et tellement rempli 
.de grenats et de staurottde cristalUsée, qu'on dirait qn 'iib sont 
-an nombee des parties constituantes; les cnTÎrons des bancs de 
joette roche sont couverts de ces minéraux; au milieu de U 
masse on voit de nombreuses veines de qoarz avec des ciîalanx 
jde feldspath apyre (Ile da Lepont, les Campeause, laMagdtlfime\ 
et de titane ferrifère ( les Campeaax), Le feldspath apyre existe 
aussi an milieu du nâoa dans la variété précédente. La variété 
• 6 contient ff comme celle-ci, de la tourmaline, du disthène la- 
«idleux dVin blanc clair. ^ Vile du Lesatu^ il y a des masses as- 
•es considérables de ce dernier minéral « on dirait une roche iso- 
lée, mais elle est limitée et appartient aux bancs du micaschbte 
idont il est ici question. ( lie Porteros , partie occidentale de File 
. du Levant^ où les fanes puissans vont généralement du $. O. an 
N. £. } «ne bonne partie de la cote méridionale de la même île; 
, rive opposée de la terre ferme). On ne voit, pour ainsi dire, que 
.cette roche à partir du Ca/wiiiv jusques vers le Ijnaadaui elle 
.court dans laméme direction que la {nréoédente^ s'étend dans l'in* 
.teneur, passe à droite de Bonnes dans la vallée de la MoUe anx 
Campeamx^ près la Magdeleine et ÏA^eme^ accompagnée des 
'mêmes minéraux. La 6^ variété est pénétrée d*àne ù grande 
4 quantité de calcaire saccharoïde qu'elle fait efiervescence «vcc 
les acides ; elle ne se montre qu'aux environs de OAoabnm. La 
•^*, dans laquelle le quars prédomine, a un aspect grenu; des 
tpareellesdemiealui donnent la texture schisteuse; a r/ir</if Le- 
pont on en voit tm banc avec mica argmitin et cristaux de dia- 
thèse; il y en a on antre sur les hauteurs de Bonus avant d'ar* 
river à JPkmi/hede. 

4. P^dlade ei schiste tulqueux. L'auteur ne sait Inqœlle de 
ces deux dénam^tioi|s donner à l'eMcn|ble desimdies 



Géologie^ 3S3 

tenses qui se voient dans la partie oecidentale du' diiMffttfiiieiil» 
ii cause îles nombreux passages qu'elles offbent du phyllade a» 
sobisfe talqueux^ Ces roches sont un composé de sdiistes lui* 
sans y quelquefois onctueux y de schistes ayant l'aspeet de i^iyl^ 
ladesy de quara demi-compacte , se divisant en plaques» à 
cause de lames interposées de mica ou de talc (eMieau d*Hjèrt$^ 
roche du FemmUet)^ de quarz un peu grenu et schisteux 
( route êiHyères à JBotmes)^ de schistes semblables à Tardoise 
(route de Bormes^ chaine ieBregançan , roches de la péninsule 
àe Gien). Il y a une variété moins luisante, un peu onctueuse » 
avec des tadies dues à la décomposition de parties ferrugineux 
Me$(jBatierie iie Meudes^ à l'dt de Porgueroile). Presque toutes 
ces roches sont traversées par de nombreuses veines de quara, 
dans lesquelles on Yoit de rantimmne sulfuré {Baetide du^ Chfn^ 
bonnkr, etc.). Quelques-unes sont très-contournées ou ont une 
.atructure comme bacillaire (environs d'Ifyéref). 

5. Serpentine, Ne se présente qu'en petites masses» formant 
seulement quelques collines etro^ensvestordinaiceuent taè»- 
compacte, d'un vert noirâtre, avec des lames de diallage et 
quelques parties jaunâtres appartenant probablement à Tasbeste 
(Bastide de Guio, près de la MpUe^ où elle est entre deuy 
bancs de micaschiste courant du S. 0« au N. £.; elle semble se 
faire jour à travers ces bancs, et être immédiatement réunie à 
un schiste talqueux smectiquo qui se trouve avec eux; elle est 
pénétrée de veines d'asbeste), £lle se montre à peu près ainsi 
k Bastide la Corrode; elle y%st accompagnée d'une roche am« 
phibolique noirâtre, à laquelle elle passe peot-^re dans quel- 
ques points; il en est de même à Cokntbriére, pré du càdieou , 
où elle est mêlée de pa)rties calcaires. Ailleurs, elle ne se montre 
plus qu'en petites veines dans un quara sdiisteux (extrémité N. 
£• de VUe du Le^nt)^ et en un amas peu considérable, renr 
fermé entre un monticole de schiste et la roche granitique que 
l'auteur a rapportée à l'Eurite ( à l'Ë. de la Garde-Froinet). 

6. Siéniie. Est peu abondante dans le d^iartement. N'existe 
qu'en petites masses, sous des schistes et le gréa rouge, auprès 
du chdieau de la Colle, Sur la route de Draguignan à Grasse, 

. die ressemble beaucoup à certains granités des monumens an- 
ciens , par «uite de l'interposUion de noyaux de nûca bronaé aiu 
.jpûUen d^ la pâte. k.Sqint-Tnfet^ ^m variété à gros grains s^- 



394 GMigk. ir 957 

^ibolite plutôt qtt*à âne tiéiiite cercaiut bâtici emmat da AL 
O. au H. E.| fermAi d*ttiie roche noitt daiii laqurtla l^oiphibolt 
ptMpUttQe (einrinmi dt Goloabrière, knà du Jim, toala de 
HamMmm kMaséide kt Cmrrade^ etc. ). t7o« parailk lodieBoi* 
fâtre ttaphlbol^titf» tantôt dchistense, untôt maailire, tamte 
«m peu granulaire, se mostre à MasHâe la CturmU, nn0i k l b 
€t VÊè du LêPani. Dans cette dernière localité , il 7 en a nu baac 
ffomarquable au milieu du qoars gMOU , et dam laquelle TasK 
phlbole est diaséntinée en petits lits ] oette substance paase à fa 
Yariété actinote en gros cristatut ; elle est aussi en lameltoB ai 
petites y qu'on dirait de la chlorite. U s'y montre maA de l'aa- 
bestOf et principalement une variM en petits globules concrelii 
trontée par M. Denys^ natiffaHste d'Hydres. 

A VttétktLeHiMi dans le lieu dit le GftmdCéf ou lesl^ieiryw 
de/kr, au milieu des oooehes de micaschiste dÛigées du S. O. 
«u N* E. et hielinéËs au If. O., l'auteur signale un fikm aases 
eonsidémMe, qui court du S. B. au N. O., et est composé cftme 
eochedureypesanle, trerditfe,difisée en espèces de {MJSBMSt 
qui se décompose en boides, dont la structure est granulaire et 
crisCaffine^ avec des lames ou cristaux de feldspath , eBfln qui 
âe fimd facilement en un gldbtrie noir. Il ne sait si la substance 
«cire qui accompagne le feld^th est de l'amphibole on dm 
pyroxène^ et si on doit regarder la roche comme une dolérile 
«u une diabase. Dans un trajet de 3oo pas, le sol est couvert de 
ses flugmensi qui indiquent la marche du Mon qui se tenniiie 
âssaa brusquement, les couches à travers lesqueiles U détend 
•ayant été probablement rongées par la mer. Le mode de gis^ 
ment, le genre de décomposition de cette roche et le peu d'a- 
nalogie qu'elle offre avec les roches amphiboUquespréÔMenteSt 
pourraient le faire oonsidérer comme un produit igné; Béan- 
moins Fauteur a cru devoir la placer dans la séik des terraiiis 
primitif^ en la regardant comme un produit acôdenldi comme 
«ne masse étrangère d'origine postérieure* 

Après ces détails nombreux sur tas formadens primitives , 
'M. Lorenso Pareto jette un coop*dWl sur rensembie des mh 
CTkes qui les composent , et malgré les diflVveiites variétés qn ^-> 
les offrent entr^dles , il ne croît pas qu'on puisse les cegnrner 
eomme appattenant à des époques difftraome de totmtàm. 



eMôgk m 

ZllM olhtBi um dé piwgeê le§ lam âux MUtéif et êêlknt 
tellement entr^elles» qo'oa doit les iSonsidém* èomnie fidsAni 
toutes partie dlm Mil tefraiit dans lequel h» tnês sont prédo- 
iiiiiiâiitM, léS Atttfet ftuMrdoiinéèft H àcddenteHes. Ainsi lé 
granité et le tnïeei^'ste» intimeineiit lièi entt^eux, feraient 
titte Même formation, daii« laquelle le Meond éèt la roche pré» 
donitiante, tandis qué le gneisi lea ampUboHtes et la^erpen» 
liiie leor sont subordonna. Les Schistes phylladiques et tal« 
qaeux pentent être eonsidérés comme une modiScatiou externe 
des sehiaim micacés ^ soit qull y ait en une diminution dans ta 
force de cristallisation, soit quils appartiennent & unigeplua 
récent | et ils se rapprochent des terrains intermédiaires; dans 
lesquels on pourrait peut^-étre classer plusieurs d*entr^eox. •— 
li'autenr trace ensuite les limites du terrain prindtf f dans tout 
le tertitotre qu41 a étudié. Les bornes qiii nous sont fixées dana 
ce journal ne nous peimettent pas de le suivre dans lea nom- 
breux détails relatiB à cet objets et nous forcent de renvoyer 
nos lecteurs au mémoire original. 

TtnaAnrs sacottUAinas. L*attteur distingue daus ces terrains ? 
t* le terrain houiller; a^ celui de grès rouge, des aggrégats et 
des porphyres, qu'on pourrait fort bien réunir au précédent; 
3* le ealeaire bleu; 4^ le calcaire jaune; S* la craie. Ces ter^ 
ratns forment, à quelques exceptions prh, tin demi-cercle au- 
tour des formadons primitives; le grès rouge avoisine celles-ety 
et les roches secondaires les plus récentes reposent sur elles et 
en ont pris PincRnaison. 

1* ntrain houUÊer. Ne se présente que dans deux localités; 
la plus importante, qui est en pleine exploiution', se trouve 
aux environs de Fréjus, au If* de la route A*Eitertl, dans le 
vallon du Keyran : ce terrain forme nti bassin assez étendu en- 
tre la vallée de MaUtracde et le Kejrran jusqu^à BotiguUre. Les 
couches, à en Juger par une galerie ouverte près le ruisseau^de 
Èoame^ se dirigent vers le S. Ce bassin est adossé vers le S. E. 
au porphyre; il repose sur le terrain primitif qui se montre à 
YE. et au K. E., et paratt surmonté par du grès rougè. Autour 
de ce dépât, il y a du fer caibonaté, et on volt des impressions 
de feug^ sm^ la homlle. Le 1* bassin est, auprès du Be^tit, 
adossé aux monts granidques qui sont dans ce liei^ ff a peu 
dTextensiott) Il détend vers h Baatidedite ta fem^ ok n y à 



des tracM de ee combuntihla âoomniMigiie dVrgile schâstcose, 
fiTec de belles impressions de fougères , etc. 

a^ Grès rouge. Cette fonnatioii est très-développée dans k 
département du Yar; elle se montre dfpns une foule de localila. 
et est en général assez compliquée. L'auteur entre dans de 
grands détails à œt égard, puisqu'il consacre une vingtaine de 
pages & l'examen des roches qui font partie de ce terrain. Les 
unes sont des conglomérats} les antres des roches plus ou moins 
jcristalliséesy intercalées avec les premières ou associées de di- 
]versea manières avec les dépôts fragmentaires qui paraissent 
avoir eu une origine assez analogue à celle de certains produits 
ignés. Les premières sont des poudingites, des sables plus €Hi 
jnoins fins ^ de couleur blanche ou rouge, quelquefois verdâtre, 
des argiles rouges on vertes intercalées dans des bancs de grès. 
JiCS poudingues sont quelquefob quarseuK, et alors présen* 
lent des morceaux généralement ronds et bien agglutinés en- 
iSemble ; d^autres fois leurs fragmens appartenant à diverses ro* 
ches préexistantes sont comme angulaire el moins bien cimen- 
lés ( Ettereiy hergrés a des grains variables en grosseur, depuis 
ceux qu'on peut facilement distinguer à l'œil nu jusqu^à ceux 
qui ne sont discernables qu'à la loupe. Il est tantôt blanchâtre, 
à ciment siliceux et contenant du mica, tantôt rouge oftscur, 
rouge de brique , rouge violet ou brun , parfois verdâtre et peu 
aggrégé. D'autres fois, au lien d'une coulenr umforme, il pré- 
sente sur un fond rouge des taches et des stries d'un vert Cen- 
dre ou plutôt demi-jaunâtre; en certains points ses bancs sont 
^^ferrugineux. «-^ L'argile est comme un sable très-lénu , 
provenant de la trituration complète des fragmens des roches 
Jfeldspathiques ou ai^iieuses préexistantes; elle est souvent 
rougeâtre, brune, verte, striée ou de couleur mélangée, avec 
la texture un peu schisteuse. Le sable et les argiles sont quel^ 
quefois mêlés de parties calcaires, surtout pour le premier, 
quand les bancs sont placés près des roches calcaires. Cest au 
ynilieu de ces masses, résultant probablement d'une antique al- 
luvion , que sont intercalées les roches cristallines dont nous 
avons parlé plus haut. Les plus remarquables sont d'abord le 
porphg^ du grés rouge ^ à -crisUux de feld^th couleur de 
chai^ et à grains de quars. Le premier devient quelquefois 
jecranx et passe aiu kaolin j il manque d'f^utres fois^ ou ses cris- 



mât hsée» Mney^^^sorte que hpùrf^jte'teaaemVk à ui 
£eld9padi ooaipaeie oa so pétvosilfiX) oa méidé à mie simple 
axgiloiîtlie. Vient ensuite Vopkùe ou la seipestine antique^ dont 
la pâte est entremêlée de cristaux de Mâspath d'une teinte pltià 
«slaire et souvent d'une ferme très-aloogée. H y a mie autre 
BOche feldspalhiqne présentant quelques cristaux d'amphi- 
bole; on pourrait la prendre pour une siénite : sa pâte, pétro-- 
siliceuse ou f eUspaihiqne , offre dans quelques parties nn 
grand nombre de eâTiies ovalaires, remplies la plupart par dea 
postérieures^ en sotte qu'elle forme un amygda^ 
à pète feldspathique un peu terreuse, range et MnÉ^Me 
de noyaux deodcaire on dn oalcédoîne. Dana qnelqnes^nnes de 
ces cavités» on voit des cristaux de qaara entourés de aânte 
cakédonieoses; d'autres semblent rempliea de litlmmarge^ 
quelques-unes d!iaâirations on de veines de jaspe, ou au nM>ina 
4'une substance qni lui JKSsenble : ce jaspe est vect ou rouge) 
qnetquefiiîs il offre ces deux cunleurs disp os é e s par sénesL 

Les autres rodmi , qui paraissent d'origine wAcaniqne, sont 

des espèces de tcapp. Une d'elles » à texture gienne, dTnnt 

couleur verte obseure, probaUement pyraxéofqne, est ^uiftlt 

en émail noir ; elle offre quelques. cristaux, on. nu mains dct 

traces de cristaux de feldspath , sovs fdrme de petites laméUea 

qn*on reconnaît en faisant mouvoir un fragment de la 'sodietè 

)a lumière^ elle ^appriH^« fl49ea d'une doiéjâte^ eUe est ordi* 

xuûremuit divisée en espèce depf M U ios ; sa décompoiîtiini «tl 

^bulaire» Au lieu d'une pâte cristalline, elle olfre souvent une 

maise teirense parsemée de points verts, est comme déGompo*> 

aée,et peut être n^ardée pomme une wacke; d'auttes Caîs, cetia 

roche est poreuse , et contient de nombreux noyaux de chant 

carbonatée lamellaire, entourée par une auréole d'une siAstanof 

verte: c'est alors une amygdaloïde à base de Mraeke»Lesiufiltm» 

tiens qui renq>lissent souvent ses cayités sont siliceuses, et il y 

a dss agathes avec quelqpies. cristaux M quars. I^a c ou leu r de 

cette afflygdaimde est le vert sale, m^lé d'une couleur derouillsik 

I)aas,quelques cas, ses vacuoles sont restées vides, oa les suhr» 

ftanci9S qui les %i(aient remplies ont été dé^vuile«,eri4ofsk 

rot^e présent un aspect poiw?L oçftame celui des h^es psiopié» 

ment dites. Les masses de trapp^soiEit traversées par des^ ysfamaî 

Mût calcaîi^a soit d'piie sul^i^VK^^ieiCi^o^^ifAM^ 9<û.^|WH 




iOl 4e9 flriitêW d« for liinkté. 
. TfU^fiWllft div«rc6» vocboi qut Motimnit U 
du irAi roiige, Mt L<»MaM PaveUi fait ofHUMttro ensuite k 
Jli^ 4iMit rUta tout liées tnti^ellèa» et ûidiqM \m 
IftBditii ^^ •!!« «e Irmtveiit 4 dfeoinrert» U déoiit 
«NMniM tuidM poutt 1m plus intérswam, Im «Bviioaê de fh^ 
^^ de|Niie SÊmhB/qiktt9tyaMiipikNapomÊi , le leiig de k 
^ depeit ce peint j en verenaiit vers Fréjos par U gieedi 
A>«HM noua ne ponmom que tronquer ka oh se i f U ta ni 
daiaflléei t et sortout irèaJntéreitantea, que rapporta Vi 
nena eenmiyona à ton némolre même. Il ne partifa paaropi- 
nion dea (éobgnea qni admeuant dana oe dép art e ment k for- 
melien dn fvk bigarra I on y rencontre bien q n riq net benca de 
grès eakake dîreissnaani oiÂoré, soh par aânes , aeit per te- 
nhsa ; «ak ee oaraotAre n'est pas exrhi^«nant propre en grès 
tagerré» tt api^nknt aussi an grès ronge x d'ailkun, lenqati 
aifeÉl pas aceompagné par aneun des aouea e at a il è i es qni £e*> 
âingnentk pvennèse de oes finviatlonSi eomme Feikteiioe dea 
nott le i bw»S| ete>, il rfest pas snWsent pour en Aire adAeiire 
k pnkenoe. 

- 3. CMniika Mie. Comme se calealre s^ètBod ait^là dea Und- 
tes dn terffitoke étudié par rattlenr, et que d'ailleurs H es oen* 
4ottd avee k eakaire suivant dans ses strates aupérfenms, dn 
4eQe nmirièro quV M impossMe d'établir oà r«n inît ell'ftitfea 
oonuoenoey il averdl que la desoivption qull donne de cette 
isnnation est très incomplète. .^ Eik est généralement eouHi 
posée de strates d'an cafeaire plus ou mohs co m peet c , qoet« 
qoefois demi-eristallin et granulaire, d'un grîi bknâtre, tra^ 
T«Mé par quelques petites veines de celeaife spadnque. Toutes 
em conebes ne sont pas cependant de même nature; efaisill y 
en a de c o mposé e s d'un cataire un peo s(ddsieux , avec des 
noyaux dé oakairé compacte et remptt, dans qo^uee^mes de 
ess pertièSy dNme multitude de Térébratuks et antre* eoqnMsai 
d*aqtini fbfmées d'un caleake iMge : ee sont surtout ke plus 
i ni liki fties$ Centres encoè^ d'un cakatre poreus |annliro^ 
9mfk de fitÉlm cirHéSi et fttoitbttnt g én<K âl cnw> t les gnmdi 



WMéegrV^ qaX 9$ tfouvwfi au pM d# Ml mwnpw fui"? 
cAimt Ile d<iniior «al le mmhkM. Leg «oiioliei dn 4iilcidi« bl«t 
•opt Uat6l b^riiBonUks , lant&t incUnéoi, U (M momr9 «n p#« 
tite» HMiei an S. do lorrain du gfà» HHifet UadU qu'au N- et 
cahiHcî U s'étend vffrs Miig^Uk, Jbf «#1 JfvmHUie , okm^ 
couobet tout presque venioales et A'w celeiiife eevpedei il 
forme quélqaes veiœs des monligiies qui sont yei» l'O9jgii0 » 
Carce, Omgm/^i^f h% variété poreuse se.nesiu>e i Xk V^ 
ieitc, près Toulon, oji elle recouwe iimnédietemeniy etl^l^ 
être eus»! reofernie des nasses de gypse seoeharoïde d'un Mené 
rougeAtrei quelquefois fibreux 9 Aooompagnées de marnée i^rgH 
leuaes rou(^tns ou vertes* Ces massée gypseusea ont rempli 
des espèces de cavités ou d'aOaissemens dans le grès r^ngib 
Dans nne des carrières' de oe gypee» cdle de N. Romain» on 
voit une veiue aises considérable de magnésie au milieu du 
gypse saocharmde (rauteur aurail dû s'expliquer plus claire*» 
ment sur ce qu'il appelle ici mtig^ie). U y a ausfi qunbpiii,, 

masses dures qu'il regarde comme de l'anhydrile* Vn gypse 
semblable se voit prés de Go^^ftmn, accompagné de calcaire 
poreux» lequel se montre le long de la route entre JMgaolk ci, 
hlMc^yfenlçijgm» et entre Xsr .iH^f et Zonage «mm ; il iw^ 
ferme des j7:^ter» mais non le & #wviMM#, Il y a du calcaive 
compacte vers F^ytm:^, près du fomdê la Statut et au 8* de 
Ckasse. ▲ 1*0. de Toulon, ver» la poudrière et au-deisas do 
Olhuks y celte formation est recouverte par nn caleaire blane 
jaunâtre » ainsi qu'4 StUm^NotaiM ni BmiMp et de là jusqu'aii 
cap qui termine k !'£• W golfs des Im^im, f anteue rapporte k 
U formation suivante les bancs de calcaire» l'un avec noyaup 
de silex» qui «ont près de Saku^Àimey au pied i^Mmwi, aîn^ 
ceux qui se montrent dana cette colline et qui cMticueni œi^ 
tames bélemnitest Une carrière près Touleo» k quelques pas de 
la porte dltalie» présente la stratiflcatkm snivante» en allant de 
bas en bant : ealcaiiV' ronge à structure un peu aiétaeéeicalr 
caire compacte gris MenAtae aven veine spaddfnn ; calcaire un 
peu schi ste ux» avec noyen de ealeaire eompaote et de Tiéréàm^ 
nOêM basée» et antres bivalves qwavoîainsni les JMMtêi ^air 
caire gris oompnote. L'smievr cite encore deseaitpes plua comr 
pliqnéea 4 la mûntagmâM Oitmum^ près ttjfvterei ei k celle du 
Pn^dîâm X^ cBlflaiee ma eniuHmne4e bauà de esa deu aolUnea 



appartieBl probdrfeineiit à la formation suitinie. Au-desiia 
lie Soiliéi-!e''Baui , un calcaire poreux contenant du gypse ^wte 
des marnes argileuses repose sur le grès rouge , et est recouvert 
par quelques bancs marneux pâles, sunnontés de bancs «XMn* 
pactes ou demi-cristallins , gris, renfermant des Graphites, des 
ï^eignes, Térébratules, Ammonites et Bélemnitea, semblables k. 
celles (à l'exception des Gryphites) qui se trouvent dans le Zâox 
de la Bourgogne. Les genres de fossiles qui se trouyent dans ce 
calcaire ne permettent pas de le rapporter au calcaire alpin , 
suivant Tauteur : ses Térébratulesont beaucoup d'analogie ëyec 
celles du Mluehêlkéfk ou avec quelques-unes du Lias; aussi 
quelques géologues le rapportent-ils à cette formation. Goomae 
il n'y a pas de grès bigarré dans ce département , on ne peut 
décider la question. M. L. P. croit qu'on peut le rapporter an 
MJa9 f non-eeulement à cause de ses fossiles , mais à cause de U 
vessemUanee ou de l'identité qu'il y a entre le gypse qui se 
trouve avec le calcaire poreux dans sa partie inférieure, et le 
gypse du Lms. 

4. ddeaite Jaune. De grandes masses dW calcaire compacte 
blanc jaunâtre se montrent au-dessus du précédent. Quoique , 
dans sa partie inférieure^il offre beaucoup de passages avec lot, 
il en est néanmoins distinct ; il a assez d'analogie avec le cal* 
caire compacte supérieur du Jura » auquel on doit le rapporter. 
V est asset uniforme ; cependatit ses strates sont dans quelques 
parties assea variées : ainsi [monÈagne des Oiseaax) il a de 
l'analogie avec nn'grès cakarilère, ou au moios il est parsemé 
'de grains de sable i tandis que , dans d'hutres pcrints du mémo 
banc y il est presque compacte, présente certaines lamelles qui 
^Miraissent être des débris d'Encrines, contient de petites cavi- 
tés avec du calcaire spathique, ou oîSte quelques points itMtges 
peàt-étre femiglnenx, et alors se distingue mal ào grès calcaire. 
Ainsi , non loin d*Epenos, il renferme un bine de quan are- 
liacé, et si on doit kd rapporter la couche de calcaire bleu que 
•nous avons déjè dté^ dans ce lieu, on pourra dire qu'il contient 
des bancs de couleur grise bleuâtre avec de nondnenx noyaux 
4e sileK noir, et des bancs mameox avec Qtyphites cl Memni* 
tes (déUé à'OUimhs^ an N« de Xonlori; mottÉgne an 8. de 
'âigm$ grande roote de Marseille au CAnay»; hors du dépirfe» 
«nent-duTav^ à OifeSf entie ^«609110 et Çateie^wwÉomJMre* 



' Géologie. 36e 

I>ame de la Garde ^ prés Marseille; en bas de cette ville, du 
côté d'Aix; dans la chaîne qui côtoie la mer vei*s MartigUes 
et le cap Couronne \^ l'E. et au N. £. de Toulon , montagne de 
Coudon; quelques collines entre Brignole et Sig}ie (environs 
de Draguignan). Après ftvoir formé les hautes montagnes qui 
sont à Cabris f au-dessus de Grasse, où il montre une structure 
oolitique , il va se réunir aux rameaux les plus externes des Al- 
pes , dont il forme la dernière chaîne. Du côté de la mer et au 
S. de l'axe des formations primitives , il constitue une partie du 
sol sur lequel s'élève Antibes, une portion du cap où est Notre- 
Dame, le fort Carré y et une certaine étendue de la terre-ferme 
attenant à cette ville. 

5. Craie. Ce n'est que la craie verte et les marnes qui lui ap- 
partiennent, qui existent dans ce district sur une étendue assez 
considérable. Elle paraît s'être déposée dans un golfe qui s'était 
formé au milieu des terrains précédens. Cette formation se com- 
pose principalement de bancs de marnes et argiles d'un bleu 
cendré, de bancs plus compactes de calcaires contenant des 
Ammonites, Hippnrites, Radiolites, Lituolites, etc.; de bancs de 
craie ayant un aspect un peu arénacé avec des points verts , de 
bancs à structure arénacée, un peu ferrugineux, que leur posi- 
tion à la partie inférieure de cette formation pourrait peut-étile 
faire rapporter à Viron Sand. Les limites du bassin de crare 
s'étendent hors du département du Var. Il commence à l'E. de 
' Cassis , s'étend à l'O. de Cereste , se voit au pied du défilé d*0- 
iiottles , etc., et va rejoindre le golfe de Lecques vers le S. £. dU 
village de ce nom. C'est principalement à Cadière et au pied 
du Castelet que cette formation est la plus intéressante, soit par 
la série de bancs qu'on voit à découvert, soit par les fossiles 
qu'on peut y recueillir. L'auteur y signale la Tereb. alata 
Brongn., une antre espèce assez voisine de celle-ci, une Ammo- 
nite , un Spatangue , et une quantité remarquable d'Hippurités 
et des autres fossiles déjà nommés plus haut , mais dont il n'A 
pa déterminer les espèces. — La direction des couches dont il 
a été question est généralement le S. O. N. E.; leur inclinaison , 
peu considérable, suit pour l'ordinaire celle des montagnes aux- 
quelles elles sont adossées. — Ce terrain de craie , ou au moins 
les calcaires avec Hippurites, se montre aussi dans plusieui^ 
autres portions.de la Provence , à Martigues , à Orgon^ dans là 

B. Toxs XYI. 24 



96^ Géologie. IS? %Zj 

yallée de la puranoo f où il fonne les demien lambeaux îles 
mootagnes secoodainss de ce% euvirons. 

T^aa^iHS TULTiAiEES. Ils ne sont représentés » dans le dépar- 
tement du Yar, que par deux formations, celles du lignite et du 
calcaire grossier marin* ^r 

I. Formation de lignke. L'auteur la signale seulement i la 
CadièrCf dans une colline au S, de cette ville , où Ton exploite 
ce combustible; il n'en existe que des traces près le Cattelet et 
le petit Canadeau, £Ue se compose , en allant par le bas, de 
couches calcaires un peu compactes, gris de fumée et jaunes, 
fétides parle choc, ressemblant asse;^ au calcaire du Jura, mais 
s'en distinguant facilement par les bivalves striées d'eau douce. 
Chênes ou Çyciades^ qu'elles renferment, et par leur position 
au-dessus de la craie ; elles alternent avec d'autres couches plus 
tendres, marneuses, remplies dcLymnées et Paludines entières, 
et avec d'autres bancs dans lesquels les fossiles sont tous brisés. 
Au-dessus se trouve un banc de 7 pied d'épaisseur de lignite 
brillant et de lignite terreux, ou plutôt de marnes imprégnées 
de parties bitumineuses , avec des coquilles parmi lesquelles 
l'auteur cite un Unio, Au-dessus de ce banc charbonneux repa- 
raissent les calcaires compactes à bivalves striées , et dont les 
couches, en quelques points, sont assez inclinées. Les tas de 
combustible sorti hors de la mine se recouvrent de cristaux de 
gypse par suite de la décomposition des pyrites qu'il renferme. 
Au petit Canadeau f M. L. P. croit avoir remarqué uu mélange 
de coquilles marines et fluviatilcs ; il a vu, du moins, quelques 
bivalves ressemblant un peu aux genres Cardium et Ostrea. Il 
n'avance ce fait, néanmoins , qu'avec défiance , avouant qu'il est 
peu versé dans la couchiologie. -« Il rapporte ce terrain de li- 
gnite, qui n'est recouvert d'ailleurs par aucune autre formation, 
à l'argile plastique, et le croit contemporain, par conséquent, 
du lignite de Moguevaire et de Pioiene, près Orange. 

9. Calcaire grossier. Il forme im petit dépôt auprès d'Antibes 
daos la péninsule où se trouve Notre-Dame de la Garde, près 
le petit golfe situé entre le cap Gras et la batterie de Bacon. 
C'est un calcaire jaunâtre, quelquefois rougeâtre , à structure 
un peu arépaçée, avec quelques grains peut-être quarzeux, pé- 
tri surtout de débris d'Échinites ( £, commune ci autres ) et de 
jqueh|ues coquilles k côt^S| mal conservées « qu'on peut uffor- 



963 

ter aux Peignes. L'auteur rapproche ce dépôt de celui du 
champ Couronne, près de Martigues^ où l'on trouve les mêmes 
£chinites et d*autres fossiles plus caractéristiques (Huîtres , 
Peignes, etc., qui , suivant M. Marcel de Serres , caractérisent, 
dans le midi de la France , le calcaire le plus inférieur des for- 
mations tertiaires), et qui est très-probablement analogue au 
calcaire grossier de Paris, auquel M. Brongniart rapporte aussi 
celui du cap S, Ospizio^ prèsP^ice, presque identique avec ce- 
lai du champ Couronne,!^ calcaire d'Antihes, que Fauteur 
avait d'abord regardé comme appartenant au calcaire juras- 
sique , est entouré par celui-ci et recouvert en partie par des 
agrégats volcaniques. Il en est de même dans les environs de 
Çht, vers Vaugranier et le Loup , où il est bien plus développé. 
Il renferme ici des Huîtres et autres fossiles, mais en si mauvais 
état qu'on peut à peine en déterminer la nature ; l'auteur y a 
reconnu cependant une Vénus et une Patelle. Il est accompagné 
d'un banc de marne argileuse bleue avec Cardium eduie et 
quelques. Cérites, qui se montre près de Vaugranier, et qui , 
par son mélange dans le haut avec un sable jaunâtre renfer- 
mant des Peignes, des Cythérées, rappelle les terrains subapen- 
nins de certaines parties de la Toscane. Près de FUleneuve, le 
calcaire grossier renferme encore une brèche calcaire qui pa- 
rait intercalée entre ses strates. M. L. P. n'a pu déterminer si 
la marne bleue est de formation contemporaine au calcaire 
grossier, ou si elle lui est postérieure. Elle n'est point recouverte 
d'ailleurs par les agrégats volcaniques dont il a été déjà ques- 
tion. Dans tous les cas , il est embarrassé pour préciser au juste 
l'âge de ce calcaire grossier, qu'on pourra, tant qu'on ne con- 
naîtra pas plus exactement ses fossiles , rapporter aussi bien au 
calcaire gn»ssier de Paris qu'à celui qui se montre dans le S. de 
la France I et qui représente le %* terrain marin du bassin de 
Paris. 

BricheM omfères. Il y a des brèches ossifères et non ossifères 
daQs quelques fentes des collines calcaires des environs de Tou- 
lon et d'intibes, probablement analogues à celles de Nice. L'au- 
teur croit pouvoir leur rapporter, quoiqu'il n'y ait pas observé 
les mAmes A^ssiles, un lit de fragmens anguleux calcaires, réunis 
,par un ciment rouge , et qui om l'aspect de brèche , qui recou- 
TZ19 iwe p^rUe de la plaiue de 4s Crau^ près Hyèfes, et qui se 

a4- 



364 Géologie. N** 167 

fait anssî remarquer snr les bords du Gapeau. — On voit quel- 
ques traces de tuf ou travertin renfermant des H6Ux entre Car- 
queimnne et l'isthme de Pesquîer, et quelques autres concrétions 
mêlées avec des fragmens de roches primitives aux îles de Por- 
teros et de PorqturoUe, 

TEEKAiirs voLCAHiQuis. Il cxIstc pliisicurs restes de coulées 
dans plusieurs points de ce district; Fauteur décrit celles qui se 
trouvent à Évenos^ près d'OiiouleSy dans les environs de Tou- 
lon , au cap Nègre , près Saint Nazaire , au S. et autour des 
collines qui avoisinent Sixfours, à la montagne de la Caste, au 
N. E. environ de l'église succursale de Sainte-Anne, avant 
Beausteî (les laves de ces difTéreutcs localités sont placées sur 
une seule ligne, et paraissent avoir fait partie d'un seul et même 

• courant), dans les montagnes dites les Maures y aux alentours 
de Cogoien , à la montagne de JUaravieiie et à celle de la Mag- 
deieine , qui fait partie de la précédente , aux chapelles de 
Sainte-Anne et de Saint-Joseph , près Saint-Tropez , et aux 
montagnes qui sont à l'O. de Ramatuelle , en allant vers Bastide 
la Carrade, à la péninsule située entre Antibes et le golfe 

- Jouan. Tous ces restes de coulées présentent en général les ca- 
ractères propres à ce genre de produits. La lave d*ÉvenoSy qui 

• offre une structure comme prismatique, et contient, dans quel- 
ques-unes de ses cavités , une substance qui se rapproche beau- 
coup de la Wollastonite, s étend sur une longueur de 700 pas 
environ ; elle recouvre un calcaire jurassique changé en dolo- 
mie sur quelques points; elle paraît antérieure au creusement 

' des vallées actuelles, puisqu'on ne trouve dans celles-ci que des 
masses isolées détachées du courant qui se montre sur la mon- 
tagne. La montagne de Meraptute rappelle les plateaux basal- 
tiques du Vivaraîs et de l'Auvergne; le courant s'est déposé ho- 
riKontalement sur le terrain primitif. Un peu au-dessus du 
château de la Molle ^ vers l'entrée méridionale, on voit une es- 
pèce de demi-cercle de roches de la même nature que la lave, 
qui pourrait bien être le reste d'un cratère d'où la coulée est 
sortie. Au golfe de Jouan , une partie des produits volcaniques 
paraissent avoir été remaniés par les eaux , ou du moins ils ne 
se composent que de fragmens agt^égés et de leur détritus, dans 
lesquels sont engagés des cristaux noirs, qui sont peut-être de 
l'amphibole, ainsi que des cristaux d'augite. On y* remarque 



Géologie* 365 

aussi sous forme de veines une substance d*un aspect vitreux , 
qui raie fortement le verre , fait feu avec l'acier, ne fond pas à 
la flamme , mais devient un peu opaque et presque blanche , 
et est recouverte d'une pellicule verte un peu poreuse. L'auteur 
n'a pu déterminer la nature de cette substance. A Biot, entre 
le château de Vaugranier et le Loup y et dans les environs de 
Roquefort , l'agrégat volcanique a une puissance considérable j 
il est en bancs d'une certaine hauteur, et offre l'aspect du Pepe- 
vino; son ciment est plus ou moins grossier, et paraît dans quel- 
ques parties composé principalement de grains feldspathiques 
un peu vitreux, au milieu desquels se trouvent des cristaux de 
feldspath vitreux, et des grains noirs qui paraissent être plutôt 
(du pyroxène que de l'amphibole ] quoiqu'il puisse y en avoir 
quelques-uns de cette dernière substance : ce conglomérat re- 
pose sur le calcaire grossier. Près Faugranîer, on l'exploite 
pour le pavage des ponts. 

L'auteur cite encore deux localités où existent des traces de 
produits volcaniques ( mais qu'il n'a pu visiter), aux environs 
de Fréjus, près la campagne de M. Tripoule, et à Casielas ; 
mais comme dans ces lieux le grès rouge domine , il se pour- 
rait, d'après lui, que ces produits appartinssent aux roches 
problématiques de cette formation. 

En terminant son intéressant mémoire , M. L. P. ajoute qu'pn 
peut conclure de ce qu'il a exposé, que les montagnes primi- 
tives qui constituent la chaîne centrale des Alpes envoient un 
rameau latéral dans la direction du S. O.; que d'abord^ recou- 
vert à son origine , il se montre ensuite à découvert dans les 
environs de Grasse jusqu'à Toulon, où il s'abaisse ensuite au- 
dessous du niveau de la mer; que ce rameau, baigné au S. par 
la mer sur une certaine étendue , vers le N., sert de support aux 
roches arénacées et calcaires, qui, en s'aceumulant, ont formé le 
contre-fort qui existe entre les vallées du Verdon , de la Du- 
rance et la mer; que les terrains postérieurs se sont déposes 
dans des bassins partiels de ces formations , et que sur les uns 
et les autres les agens volcaniques ont versé leurs produits. 

On peut voir, par l'analyse assez détaillée que nous venons 
de faire du travail de M. L. P., combien il renferme de faits in- 
léressans et encore peu connus. Il est à regretter que ce géo- 
logue n'ait pas embrassé dans le cercle de ses observations tout 



366 Géologie. 

le département da Var ; mais il fout espérer qnll tie laissera à 
aucun autre le soin de compléter ses* nombreuses et laborieuset 
recherches. . J. GiaAWiiH. 

a58. Essai on tre geologt ov east Norfolk. , etc. — ^Essai sur la 

géologie duNoAFOLx. oriental, avec des remarques sur llij- 

. pothèse de M. Robberds, concernant le niveau ancien de 

rOcéan germanique; par R. G. Tatlob. In-8^ avec pLj 

prix» 7 schell. Londres, 1827; Cochran. 

Cest le développement complet du mémoire du même aulair. 

a 59. Esquisse de la cioG&AraiE physique nss mohts MALwax- 
HiLLS ; par W. Aiwswoeth. ( Netv Edinburgh phiios. Jùum. \ 
déc. iSay, p. 91). 

C'est une description assez détaillée des roches non stratifiées 
et schisteuses des Malvemhiils. Le centre est occupé par du gm^ 
nite en partie décomposé et accompagné de schiste chloriteux. 
Il y a des filons fes^dspathiques. Sur la côte orientale l'ant^iir 
croit que le. grès bigarré a été soulevé ou du moins déposé après 
le granitc; la partie N.-O. est bordée de grès rouge intermé- 
diaire et de calcaire. L'auteur décrit au long ces granités à am- 
phibole associé avec du gneis et variant de nature. 11 les rapporte 
à la même époque que ceux du ComouaiHeSy etc. 

260. Sua LE BANC DE SABLE QUI EXISTE SUE. LA CÔTE NOaO DE LA 

BAIE DE PBirzANGE [mouufs baj)^ et principalement sur la cou- 
che d*arbres fossiles qu'il renferme; par le D'Henry S. Boasb. 
[Transact de la Société roy, géologique du CornouaUlesi Vol. 
m, p. 166.) 

Le banc de sable examiné dans ce Mémoire par le doc- 
teur Boase, est situé entre Mazariers et Chyandom, et entre Peu* 
zance etNeivlyn. 

La partie supérieure de ce banc est recouverte de tourbe et 
forme des marais divisés dans différens sens par la mer. Ce baoC| 
maintenant fort étroit, parait avoir en jadis une grande largeur, 
et la mer qui tend à s'approcher continuellement de la cdte le 
diminue continuellement. Les couches qui le composent se suc- 
cèdent ainsi qu'il suit. La surface des marais est formée d'une 
couche de tourbe composée de difKrentes pltotes propces au 



Géologie* 3<$7 

paTS^danê les principales sont : le Panîeum Daeiylon, plantago 
Coronopat , ConyohnUuâ Soidanella , Eryngmm maritimum , 
Sûùoia Kali, Chironia pulcheita , Jrenofia marina etpeph^ 
det, Bunioê CakUe, etc. , etc. Ao-dessus vient : i^ une couche 
de sable composée entièrement de débris du granité et conte* 
nant un peu de minerai d'étain ; o? une couche de galet de la 
grosseur de deux à trois pouces de diamètre, composée entier 
rement de grunstein ; V^ une couche presque exclusixement 
fomiée de débris de plantes et d'arbres. Sa couleur est d*un brun 
fonce, sa surface est très^inégale à cause des nombreux troncs 
d'arbres qui la traversent en tous sens. Les troncs sont rarement 
entiers , ils sont presque tous recouverts de leur écorce dans un 
état parfait de conservation. Leur grosseur est peu considéra- 
ble , elle surpasse rarement 9 pouces, et leur largeur n'excède 
pas iS pieds; à la vérité aucun arbre ne paraît entier. La na<* 
turc de ces arbres est à peu près la même que ceux qui exis* 
tent encore sur ces câtes, quoique cependant l'auteur pense » 
ainsi que nous allons l'indiquer pins bas, que leur accumulation 
est due à des causes différentes de celles qui agissent actuelle- 
ment. On y trouve principalement des noisetiers , des troncs 
d'orme, quelques-uns d'aune et même de chêne. La masse vé<^ 
gctale dans laquelle ces troncs d'arbres sont enfouis, est com- 
posée principalement de feuilles et de tiges d'arbres qu'on re- 
connaît facilement pour appartenir à des noieetien. Cette masse 
est compacte et assez dure pour être coupée comme de l'argile; 
4* ati-dessous est une petite couche composée entièrement de 
feuilles , et dans laquelle on trouve beaucoup de noisettes dans 
lesquelles l'enreloppe est très-bien conservée, mais l'amande a 
disparu. 

5^ A un pied an-^lessous , la couche végétale prend un tissu 
plus fin et plus serré. 

6^ La matière végétale diminuant peu à peu on trouve au-des- 
sous on sable granitique micacé, analogue à celui qui recouvre 
les galets de roches arophiboliques. 

7^. Enfin des couches d'une argile grossière forment la base 
de ce terrain d'allarion. 

L'opinion la plus naturelle qui se présente en examinant ces 
débris accumulés ainsi sur la côte du Co^ouailles , est qu'ils 
sont le résultat de l'action destructive, constante et successive 
de la mer sur cette côte j mais cette explication ne peut être ad* 



308. Géologie. 

mise quand on observe au contraire que» loin de déposer aucune 
alluvion sur ce rivage la mer le ronge constamment , et que le 
b^nc dont nous venons de donner la description est successive- 
ment enlevé par la mer. Le docteur Boase, après plusieuis 
suppositions , admel comme très-probable que ces dépôts ont 
été apportés à une époque correspondante peut-être au déluge 
de Moïse, par les courans venant des îles au nord du Cor«> 
nouailles. D. 

d6i. Quelques obseavàtions sur les formations n*ALLUVTov 

DE LA PARTIE OUEST DU CORNOUAILLES ; par Hcurj S. BOASE, 

{Ibid.'y p. 17.) 

Les alluvions stannifères que présentent quelques vallées du. 
Gomouailles ont seuls, jusqu'ici, attiré l'attention à cause de 
leur richesse en minerai d'étain, et de la qualité supérieure du 
métal qu'il produit. Cependant considérés comme phénomènes 
géologiques, ils sont loin d'ctre les plus importans : ils attei* 
gnent rarement une épaisseur de cent pieds , et sont bien loin 
d'avoir une étendue aussi considérable que ceux qui recouvrent 
quelques districts de ce comté. Ceux-ci contiennent aussi des 
fossiles végétaux et animaux plus variés et en bien plus grand 
nombre. Enlin ils fournissent aux arts beaucoup de matériaux 
utiles, tels que des sables siliceux et calcaires, favorables à l'a- 
griculture, des argiles employées avec avantage pour les pote- 
ries, etc. 

Après avoir cité les principaux lieux où l'on remarque ces al- 
luvions, le D'' Boase annonce qu'il se bornera pour le' mo- 
ment à parler des alluvions produits par les causes qui agissent 
encore actuellement à la surface du globe. Les principaux soqC 
le résultat de la décomposition du granité, qui forme une chaîne 
latérale traversant 'le Cornouailles ù-peu-prés de l'Est à l'O, , 
et qui s'étend ensuite en rameaux au milieu des roches schisteu- 
ses de transition si nombreuses dans la partie Est de cette Pc-- 
ninsule. Ce granité se décompose en partie par l'action atmos- 
phérique; mais tout le porte à croire que la décomposition de 
rettc roche est plutôt due k sa nature et à une altération chi- 
mique ; il remarque«>en effet que la décomposition du granité 
est plus rapide et se propage à une plus grande profondeur dans 
la roche, dans les vallées où le granité est recouvert par im iol 



Géoiôgie, 36g 

végétali que sur les cimes entièrement dépourvues de terre vé- 
gétale; il attribue ces altérations principalement à Toxigène 
et à Tacide carbonique qui tendent à modifier la roche par de 
nouvelles combinaisons. Les roches qui contiennent de Toxide 
de fer, comme les grnnsteins, les trapps et les autres roches am- 
phiboliques, présentent des preuves nombreuses de ces change- 
mens chimiques; il est habituel en effet de voir ces roches com- 
pactes et d'un vert foncé se désagréger en un sable jaunâtre et 
ocreux. D. 

9162. LbS FOAMATIOirS IRTSBMiniAIAES DATTS LA PARTIE INF^- 
miKURE DE LA VALLEE DE LA ReUSS ; par le D'' LVSSER d'ÀLT- 

DORF. [ZeiUchr, fur MineraL , 1828 , n. 1 9 p 7.) 

Cest une coupe an pied occidental du Windgalle dans la com- 
mune de Erschfeld. On y voit sur le gneis inclinant de 3o^ au N. , 
i^Un calcaira compacte, jaune gris ou bleuâtre gris , argileux 
ou siliceux , et inférienrement «\ pailettes de mica. U y signale 
des rognons quarzeux grossiers , des lits de schiste alumineux, 
degrés gris, et des masses supérieures de poudingues. 2^ Du 
schiste argileux à mica et grains ferrifères. 3^ Un calcaire dur 
noirâtre. 4^ Un calcaire bleuâtre-gris, à nids de schistc*siliceux 
et à points brillans. 5^ Un calcaire schisteux gris noir à filons 
spathique et quarzeux. 6^ Un calcaire compacte noirâtre, rou- 
geâtrc ou bleuâtre , et susceptible de poli. Cette dernière ro- 
che forme les cîmes de Windgalle, Schneehom, CIariden,Doed, 
Uryrothstoek, Tillis, etc. £Ue renferme du schiste aUimineux, 
de la pyrite.Il n'y a de restes organiques que dans les n^' 1,2, 
3,4 et 5, et surtout dans Tctage 4. Ce sont des AmmoniteSy 
des Térébratules et des Belemnites. Ce mémoire sera publié en 
entier dans les nouveaux Mémoires de la Soc. helvétiq. d'hist. 
uatur. (à Zurich.) 

a63. Observations géogitostiqces sur les dépôts n'AHTiMOiirE 
SULFURÉ PRES Bruck, dans legouv. de Coblence; par Erbreich 
[Jrchivjûr Bergbauy deKarsten; vol. XVI, p. 44) 

La Grauwackc compose le Martîns-Knipp oii sont les mines 
d*antimoine , il y a des couches quarzeuzes ou à pyrites, et des 
impres^ons de monocotylédons. Le minerai est disséminé dans 
le schiste et forme des zAnes. de 12 à z6 toises de largeur, qui 



iyo Géôldgiâ, 

courent da S. O. au Tf . E. et coupent la direction des eonAa 
sous un angle droit. Les filons n'ont jamais plus de 6 pouces de 
puissance, mais le toit et le mur ont été imprégnés de minerai 
par sublimation. 

a64. A. EasTB Awlaos sua Floaa dbs KosmotamiGH HAmorvuu 
— Introduction à la Flore du Hanovre. 

B. BstTRiEGB sus cRO&ooaAPSiscstiT KBirimriss des Flussgs- 
BiETS OBB Innbbste. — Obscrvatious chorographiques sur le 
bassin de Tlnnerste dans les principautés de Grubenbagen ei 
de HQdesheim) par rapport aux changemens produits par 
cette rivière sur le sol et la végétation. 

C. DiB Ybbhbbbdvgbii etc« — Les dévastations de ilnneme; par 
G. F. W. Mbybb. a vol. in>8% de 369 et 366 p.^ pris, is fr« 
Gottingue, i8aa. 

Cet ouvrage à trois titres contient, dans le i*' vol., deux cha- 
pitres qui ont rapport à la géologie. Le bassin dellnnerste com- 
prend un terrain de grauwacke et de schiste à bancs deDiorite, 
de Blatterstein (entre Osterode et Lerbach),uni à des amas fer- 
rlfères , et de schiste siliceux , alumineux et novâculaire. II y a 
aussi des filons plombifères à gangue de barite , de quan et de 
spath calcaire. L'auteur énumère ces filons. H parle ensuite du 
grès bigarré, du muscheikalk, du grès vert, de la craie et des 
alluvions qui occupent la plus grande partie de ce bassin. 

Les détails de la distribution géographique de la craie peu- 
vent offrir quelque intérêt; mais il paraît confondre dans le grès 
vert du grès ou des marnes du lias. Le reste de cet ouvrage s'oc- 
cupe d'hydrographie, de l'influence des formations sur le sol, 
des inonda'tions de llnnerste , de son influence sur les 3 règnes 
de la nature, de l'emploi de ses eaux , et des moyens de remé- 
dier à leurs mauvais effets et de les utiliser plus convenable- 
ment 

Quoique l'auteur avertisse que cet ouvrage est une introdnc 
tion nécessaire à la Flore du Hanovre à laquelle il travaille, les 
botanistes peuvent parfaitement s'en passer. A. B. 

b65. Gboghostuchb FBAOMBirTB^ etc.— «FragmeDS 
DiUenburg et des environs; par le D' L« W. 



Geohgiê^ 3^t 

une earte du pays. Iih8* de tt8 p.; prix, i fr< 60 c. Giet« 
seni 1897 ; Heyer. 

Cet opuscule est diyisé en la promenades; dans la t***, l'au- 
teur visite le Schelderwald et le Dringenstein qui offire des 
masses de grttnsteinsinterniédlaires,que Tauteur, fort Agé, appelle 
primitifit^et qu'il décrit en les plaçant au milieu du schiste argileux 
et de la grauwacke. La a^ excursion conduit le lecteur à Eisem* 
rotfa et lYeuen Constanz, où l'auteur décrit le fer oxidé ronge 
et les filons de cuivre oxidulé^vert, pyriteux et carbonate. C'est 
là que l'on a pris des prééminences singulières sur des grau- 
wackes pour des serpens pétrifiés. La 3* excursion mène à Nie-* 
der et à Oberscheld, et à l'EisemeHand où il parle des minerais 
de fer oxidé. La 4^ promenade a pour objet les environs d'£i- 
bach où il y a du schiste argileux ferrilere et de Tanthracite. La 
5^ promenade se fait àNangenbach etWeierhecke où on rencoi^ 
tre des Grunsteins et des Sehûalsteint.Dsuns la 6*11 parle de quel- 
ques mines de fer autour de Dillenburg, des porphyres et 
des trapps d'Eschenberg, et des schistes tégulaires à orthocérati- 
tes et à fossiles de Wissenbach. La 7^ a pour objet le bord de 
la Dill où il y a beaucoup de schaalstein et de calcaire compacte 
dans le schiste. La 8* fait connaître le pays de Bachel- 
bach et les mines de cuivre de Donsbach. Les mêmes ro- 
ches trappéennes intermédiaires y abondent. Le cuivre pyri- 
teux et carbonate avec une gangue deqnarz et de spath calcaire, 
forme les mines placées au contact du schaalstein et du calcaire. 
La 9* promenade conduit à Haiger, Flammershach, Langenan- 
bach et Breitscheid; c'est toujours le même terrain. Dans le der* 
nier lieu il y a un dépôt de lignite tertiaire qui occupe la foret 
de Breitscheid, et qui n'est pas éloigné des basaltes. A Lan- 
genanbach il signale un calcaire coquiller. Dans la xo* excur- 
sion il va à Ukersdorf / Schonbach et Fleisbach, il parle du fer 
oxidulé de Schonbach, et du schaalstein de Fleisbach. Dans la 
X 1* il décrit le grunstein du château et les mines de fer oxidé 
rouge et de cuivre de la Kupferhutte près de Dillenburg. Enfin 
dans la I a*, il va jusqu'à Herborn et trouve encore des grunstein 
dans la Grauwacke , et des Chames et des Orthocératitcs dans 
cette dernière roche. Il termine cet écrit par une liste des ou- 
vrages statistiques , géologiques et métallurgiques sur les envi- 
rons de Dillenburg. Espérons que cette contrée classique trou- 
vera enfin un géologue écmain digne d'elle. i^ B. 



3y% Géologie, 

%66, ReXAUQOBS DB CliocaÂPHIB PHTSIOITB SUR LA mXS^^olLB 

scahdiitayb; par le prof. D. Stevfeits {Heri/ia-, vol. II , caL 

a, p. i5i à 177.) 

Ce mémoire entièrement consacré à la description du relief 
da sol de la Scandinavie sera la avec intérêt par le géologue , 
qui y trouvera des données positives sur la hauteur des chaî- 
nes et des sommités élevées. 

267. Essai ^conohique sua le lignite des ekvi&ovs db 
CHAMBéKT. Extrait d'un Mémoire sur le combustible; për 
M. DELPivEy ingén. de i*^ classe et directeur des mines r€>y, 
de la Tarantaise et de l'école pratique de Moutiers. [Propa- 
gatore; février et mars 1828, p. i5o. 

On connaissait depuis fort long-temps l'existence des Ugnilcs 
dans la Savoie , puisque le gouvernement accorda » dès 1784, 
des privilèges pour leur exploitation , mais qui restèrent sans 
effet jusqu'à 1822, époque à laquelle les travaux recommen- 
cèrent. M. Delpine ayant été chargé d'examiner les mines de ce 
nouveau combustible, a étudié avec soin son gisement, ses ca- 
ractères » etc. Nous allons iaire connaître les faits particuliers 
que renferme son mémoire. 

Le lignite des environs de Chambéry se trouve au milieu de 
cailloux roulés analogues à ceux qui forment les collines qui 
entourent les montagnes calcaires de cette vallée. La majemre 
partie de ces cailloux , appartenant à des roches primitives 1 pa- 
rait avoir été apportée en même temps que le lignite par un 
grand courant dirigé du N. au S. , et dans le sens du cours du 
Rhône : ce cotuant ayant été peut-être arrêté au-dessus de 
Pierre^ Chdiel , se répandit dans les vallées de Chambéry et de 
Nwtdes€t^ puis, après avoir surmonte les digues qui Je retenaient, 
inonda les environs de Bourgoin, où il abandonna des dépôts 
terreux de même nature que les premiers. Quoiqu'il en soit,ie 
lignite des communes de Sonnaz^ de Motte - Servolex , Bisses, 
Barberaz et de Novalesa , paraît avoir la même origine , il forme 
un banc presque horizontal, interrompu seulement par les val- 
lées, d'une épaisseur de un à deux mètres; placé entre deux 
strates d'argile , sur une couche de craie de quelques pouces , 
le tout recouvert par une quantité variable de cailloux. — Ce 
lignite paraît provenir de plantes aquatiques, qui ressemblent 



Géologie. - 3^3 

assez généralement à YArimdo phragmîtes L.^ et de plantes li- 
gneuses appartenant aux Conifères et aux Atfientacées. La si- 
tuation de ce banc » l'influence de l'air et des autres circonstan- 
ces locales l'ont fait passer par tous les degrés de décomposi- 
tion. Tantôt il est presque terreux \ d'autrefois il conserve assea 
la texture des plantes désignées ci-dessus, seulement elles sont 

bridées à i'inOni Il a une couleur brune tirant sur le noir , 

se disgrège à l'air, perd environ un tiers de son poids par la 
• dessiccation , brèle seul avec difBculté, en donnant une flamme 
d'autant plus vive qu'il a davantage la texture ligneuse, et en 
répandant une odeur empyreumatique , qu'on rend bien plus 
faible lorsqu'on a le soin de le faire sécher long-temps d'avance 
On l'exploite par piliers , en laissant au toit une épaisseur suffi- 
sante pour supporter le terrain d'alluvion qui le recouvre; cette 
méthode d'exploitation est la plus économique; elle se fait sur 
une superficie de aoo mètres. — On remploie main triant à Cham- 
béry dans les usines et les manufactures. L'auteur cherche à 
prouver à ses compatriotes et au gouvernement l'avantage qu'il 
y aurait à en faire usage dans les ménages et pour le service mi- 
litaire. 

MM. A. Billiet], évéque de St,'Giovannidi Moriana, et Giulio 
di San/^uintino avaient déjà parlé des llgnites qui se trouvent 
à Sonnaz et Motte-Scrvolex ^ entre Chambéry et Aix, le pre- 
mier les regardant comme peu diffcrens dans ces deux localités , 
le second soutenant le contraire, attendu qu*il n'y avait pas ren- 
contré les mêmes substances végétales et animales. Ce dernier 
prétend que ces lignites proviennent des plantes qu'un grand 
courant aurait entraînées du sommet des Alpes, en même 
temps que les cailloux et les sables de nature granitique et 
qnareeuse qui les recouvrent, puisque les roches qui se trouvent 
' aux environs de ces gites sont toutes secondaires, etc. 

l, GiRABniir. 

a68. Db quelle MANiiax a pu se foeher le lac ue Lugano; par 
M. C. A. LiTTA. (Biblioih, itaL ; mars, 1827, p. 4^4.) 

On s'accorde assez généralement à regarder comme peu re- 
culée l'époque à laquelle le lac de Lugano s'est formé, puisqu'il 
n'est fait mention de celui-ci par aucun géographe ou historien 
de l'antiquité. Dans le 6^ siècle seulement, Grégoire de Tours 
en parle sous le nom de Cenesùis; mais dès l'année 95i il 



3^4 Géologie. 

porta déjàlenom deUe di Luamost comme robsêPf* fiidUmjQill» 
origine récente a beaucoc^ occupé les auteurs modernes, masâ 
an est*il résulté un grand nombre d'hypothèses. Braislaek (Jkh 
crwoiwgeologiea délia Lombardig, i8aa, pag. XII), en dernier 
lieu, n'était pas éloigné de croire que oe lac a été forratf par an 
abaissement subit du sol. M. litta pense qu'il a pris naissance 
par l'élévation continuelle de la vallée de Tresa, que ses eaox 
traversaient pour se rendre dans le lac Majeur, élévation pro- 
duite soit par un abaissement dans le sol , soit an OMilraire par 
un exhaussement ocoasioné par des sables et autres matières 
de transport. Cette vallée encaissée, du N. au S., entre de Jbautes 
montagnes I n'a qu'un mille de largeur. La distance du lac de 
Lugano au lac Majeur est de 6 milles en droite ligne, et \a dif- 
férence de niveau de 74 mètres. Pour fortifier son hypothèse, M. 
l^tta cite à l'appui le changement qu*a éprouvé l'Amo dans son 
cours par l'élévation du terrain , produite par des alluvioos; ta 
formation* du lac d'Jiieghe par un éboulement du mont CiMtta, 
qui arrêta le cours du torrent Cdrdevole, au-dessus SAgoréoj 
et celle du lac di Sarnio , dans la Yalteline , produite également 
par un éboulement qui arrêta le cours deTAdda. J. G. 

269. Extrait d'un MiMoiaa gi^ologique sua x.s Tsaa&iir occi7»i 
PAU l'Etna ; lu à l'Académie de Catane , par le D' Càsui Okv- 
KELLARO. {Giornale di scienze ^ iettere ai arUper la SiciUa; 
mai, i8a5; n^ XXIX, Tom. X, 3*^ année). 

Ce mémoire fait connaître la constitution géologique du ter- 
rain occupé en grande partie par les kves de l'Etna, et d'une 
portion de la pluitie de Catake, on en d'autres termes du diêiritt 
de Catane. Ce territoire est circonscrit à l'O. et au S. par le 
fleuve Simeto , au N. par le fleuve Onoboia, et à VE- par la mer. 
L'auteur examine successivement la montagne volcanique, le 
terrain qui lui sert de base , et celui qui, bien moins élevé que 
ce dernier au-dessus de la mer, forme une partie de la plaine 
de Catane. 

Le terrain sur lequel repose l'Etna appartient aux formations 

tertiaires; ses parties élevées sont généralement calcaires, les 

autres sont composées dans la plus grande partie de leur éteta- 

. due de grès quarzeux et d'argile. La colline seule dî Cailabiano^ 

qui est la plus haute de toutes ^ est formée par un calcaire de 



37$ 

tiTâiuidon entièremeiit semblable à celui de k siûntagne tU Tau" 
wromina , dans le district de Messipe, e% parait n'être qu'une con- 
tinuation de cette dernière. Tout t'espace compris entre la plaine 
de Catane et les courans de lave de l'Etna , présente la forma- 
tion de grès et d'argile , c|ui constitue les collines di Jderno , Li- 
codai, Scala, Faicorrente, Motia, Sicleç Terreforti ffi Catania» 
On l'observe également dans tous les endroits laissés à nu par 
la lave, comme dans les environs de Piemonte, où il y a un 
gitmd nombre de sources d'eaux douces et d'eaux acidulées; 
dans ceux de Maletto eBronte^oik une chaux sulfatée est subor- 
donnée au calcaire. Depuis Broniie jusqu'à ^i/erAOy le Simeto 
coule sur une colline calcaire , dont une partie a été envahie par 
les laves, aussi les eaux ^Aderno^ Licodiai FàWnb etAcqua- 
rossa forment-elles sur leur route des dépôts de tuf calcaire. 

— Les substances minérales qu'on trouve dans le terrain ter- 
tiaire sont de la chaux sulfaté^, de l'argile, du lignite, du 
pétrole, du succin , du sel marin; on y voit aussi des eaux mi- 
nérales et des volcans hydro-argileux. La chaux sulfatée est 
très-commune dans les environs de ^rancanUa et ilfq/b, et sur- 
tout auprès de Paterne ^ elle s'y montre subordonnée à la chaux 
carbonatée, à un calcaire mêlé de gypse et quelquefois aussi à 
un grès quarzeux, On distingue surtout les variétés laminaire^ 
fhreuse , lamellaire et strat{forme de diverses couleurs ; on 

trouve dans le même endroit (Patemô) de l'albâtre très-beau 
qu'on commence à travailler. — L'argile , qui est si. abondam- 
ment répandue dans ce territoire, est généralement calcarifère 
et impure ; on en trouve dans les environs de Catane mne va- 
riété qui , quoique de médiocre qualité , est employée par les 
potiers. -^ Le lignite ne s'est encore montré en quantité un 
peu considérAbje qu'à Casiiglione^ en petits bancs; celui de 
MotUi se présente en morceaux isolés disséminés dans le sable. 

— Le Pétrole se rencontre seulement à Paiemà , dans un ma- 
cigno formé par une lave ancienne; la roche en est entièrement 
pénétrée. — On trouve quelques morceaux de Succin dans di- 
verses collines de ce terrain^ et principalement dans le lit du 
torrent de Terreforti di Caiania. — On observe le sel inarin en 
effiorescence aux environs des volcans hydro-argileux, qui, pour 
cet(e raison, ont reçu le nom de Salinelks. — Les eaux minéra- 
Icf 9oat presque tputes acides dans les envirpn? de Patenià, 



376 Géologie. 

Aequarossa et Vaîcorrente;T\ y en a près de CaUne qui sontdier- 
maies , mais presque à sec ; celles de Sl Fenera , non loin 6t 
JciSi.Filippo, sont renommées; elles viennent d'un terrain t«- 
tiaire argileux. 

Mais une particularité essentielle à ce terrain , c*est 00e /ôr- 
matîon de basalte qui, commençant au-dessus d'j^drmo, s'é- 
tend jusqu'aux écueils des Cyclopes,et se montre à découvert sur 
presque toute la côte méridionale de l'Etna. Ces basaltes ne 
sont pas toujours en rapport constant avec le terrain tertiaire, 
tantôt ils le recouvrent, comme à Lecodia, tantôt ils en sont 
recouverts , comme à Cen9orhe, falcorrentt ^ etc. La nature chi- 
mique et les caractères intérieurs de ces basaltes varient sui- 
vant les localités; ils ont une structure porphyrique, sont for- 
més de feldspath et de pyroxène compacte, avec quelques grains 
d'olivine, et s'offrent en prismes pcntagonaux, d'au gris vcr- 
dâtre [Aderno j LicotUa, une grande partie de ceux de Valcor- 
rente, et de la partie septentrionale du village diJci). D'autre- 
fois , comme à Moita , leur pâte est plus compacte, d'un çn& 
obscur, et leurs prismes sont hexagonaux ; plus rarement enfin, 
ils sont en boules , formées par la réunion de prismes pentago- 
naux dont les sommets sont dirigés vers le centre de la sphère; 
ces boules sont recouvertes d'une croûte de même pâte, dont 
la partie extérieure est vitrifiée et présente une obsidienne 
noire, quelquefois bleuâtre. La structure de cette pâte b^salti* 
que est cellulaire , et entre ses cellules on trouve quelques cris- 
taux d'analcime, de mésotype, plus rarement de stilbite ( 6^x- 
tello di Ad), Ces basaltes sphériques sont unis, en manière de 
brèche, à un tuf roussÂtre , veiné de calcaire cristallisé, qui 
semble être le ciment de cette brèche. Le tuf est un mélange de 
débris vitrifiés et de fragmcns de basalte , contenant de foli - 
vine. M. Gemmellaro se propose de revenir plus tard sur la for- 
mation remarquable des basaltes de l'Etna. 

La partie de la plaine de Catane , comprise dans le district de 
Catane, est formée par tm terrain d'alluvion, composé non- 
seulement de débris de roches du terrain tertiaire supérieur, 
mais encore de matériaux volcaniques en grande quantité et de 
détritus végétaux. L'époque de sa forms^tion est donc posté- 
rieure aux éruptions du volcan , et même à la végétation des 
terrains environnans. L'égalité de sa surfiice 1 qui s'est inter- 



ùéologie. âjry 

rompue par aucune colline, et son peu d'élévation au-dessus 
du niveau de la mer démontrent assez que cette plaine a été ja- 
dis occupée par la mer. 

Au-dessus du terrain tertiaire décrit plus haut s'élève l'Etna ^ 
dont la masse énorme est formée par les matériaux vomis de son 
sein. Le cône de cette montagne ignivome offre, au premier 
coupd'œil, de très-grandes différences à sa superficie. Toute la 
partie orientale atteste une haute antiquité , non-seulement par 
les excavations qui s'y sont formées , le^ débris de roches , et la 
décomposition des laves, mais encore par la nature même de 
celles-ci, qui sont généralement feldspathiques; tandis que dans 
la partie occidentale tout indique une formation plus récente. 
— La première s'étend depuis y/ci jusqu'à Piemonte, en passant 
par5ant>, Calanna, Soifizio , TrifogUetlo y Concazze, CerrUa 
et Carpineto, Tont l'espace compris entre ces limites offre an 
très- grand abaissement, en sorte que les flancs de la mont<igne 
volcanique sont à découvert, et qu'on peut y compter les nom- 
breuses sfrates de laves superposées qui les constituent ( Ca^ 
lanna, Zoccolaro , gorges de Soi/lzio, et du côté opposé, vallée 
de Bue, Roccia délia Capra^ Musarra), Tout le territoire de 
Mascali , Giarre et Riposta est formé par un macigno et par 
des débris de laves , de scories et de tufs , qu'on ne rencontre 
pas dans la grande vallée de TrifogUetlo , ni dans celles de Bue 
et de Calanna, — La partie la plus récente de l'Etna entoure le 
cône de cette montagne de trois côtés ; elle est recouverte de 
coulées de laves récentes, de sable et de scories ; elle supporte 
cinquante-deux petits cônes, cratères d'autant d'éruptions, 
dont la plupart ont eu lieu à des époques inconnues. L'âge récent 
de cette partie occidentale de l'Etna est attesté par les caractè- 
res et la nature des laves qui la forment ; le système pyroxéni* 
que y domine. La partie orientale présente cependant aussi des 
traces des éruptions modernes , un grand nombre de coulées se 
sont dirigées de ce côté et ont couvert le fond de la grande val* 
lée de Trifoglietto. 

Le district de Gatane présente donc cinq sortes de terrains 
qui appartiennent à autant d'époques différentes. Le premier 
est le terrain bdsaltique,'antcrieur non-seulement au terrain 
tertiaire, mais encore à celui qui constitue la montagne de Cèn- 
torbe ; le second est le terrain tertiaire, représenté principa- 

B. ToMB xyi« aS 



3y8 GéologU. 

Jement par le grès quarzeux et l'argile , qui a enveloppé le ter- 
raia basaltique et a servi de base à l'Etna qui Va en partie re- 
couvert de SCS laves. Le troisième est le terrain d'alluvion , qui 
forme la plaine de Calane, terrain très^bas, postérieur non^seti- 
jement au terrain tertiaire , mais aussi aux premières éruptîoii» 
de l'Etna, puisqu'il présente un mélange de roches volcamqoc» 
et de débris des collines d'argile et de grès. Enûn les deux der- 
nières sortes de terrains sont ceux qui composent ja partie an- 
cienne et la partie moderne de l'Etna, dont la luiuteur au-des- 
sus du niveau de la mer est de 10484 pieds. J. GiaAanw. 

^70. Mémoire géologique sua les îles Pokces; par P. Pou- 
• tsTT ScROPE, avec deux cartes et 10 coupes ou vues. (TVoh- 
sact.géoLy %* Série, Vol. H, part. 2, p. igS à a36.) 

L'île de Ponça est formée de trachy te à l'exception de la partie 
sud de la montagne délia Guardia. L'auteur décrit au long les 
variétés de cette roche, il y signale des ouïsses brcchifonnes, 
d'autres à structure de perlite, d'autres zônées ou prisroces. Le 
trachy te alterne avec des bancs irréguliers et massifs d'agglomé- 
rat trachy tique semivitreux ou ponceux. Ces bancs ne sont ja- 
mais horizontaux , mais ont des inclinaisons très-variées. La 
base et les fragmens de l'agglomérat prennent l'aspect de la ré- 
tinite et du perlite au contact du trachy te , et ce changement 
s'étend quelquefois à 3o p. de la surface des bancs sans que les 
roches vitreuses passent au trachyte. Il y voit un crtel de la 
chaleur des masses rejetées syr les agglomérats. La PunU dell' 
Incenso, vis-à-vis de lllot la Gabbia, est composée de trachyte 
siliceux ou molaire, qui paraîtrait se mêler avec ra^lomêral. 
-L'auteur indique comme exemple les coupes des falaises autour 
de Chiaja diLuno, et en donne la figure. Une lave à base de roche 
de corne de Dolomieu ou de Spallanzani j le Graystonc de l'auteur 
ou un trachyte à base de phonolite et à crisUux ^de pytoxène 
et de mica, forment le mont délia Guardia et reposent sur les ag- 
glomérats précédens. Celte masse a 3oo p. d'épaisseur. L'île de 
Palmarola est escarpée et composée comme les précédentes; la 
rélinite verte et rouge y est fréquente, l'extrémité nord de lile 
est formée par des prismes trachytiques et le côté sud par des 
agglomérats. 
L'île de Zannone, quia un mille i$ long, est composée de tra- 



Géologis 3yp 

ehylei reposant vers le nord sur du calcaire gris bleu, demi-cris- 
tallin, veiné, et jadis uni à ceiui du mont Circello. Au contact 
•ATec la roche ignée j le calcaire parait avoir été converti en do« 
lomie 9 comme cela arrive dans le Tyrol où l'auteur a vérifié 
cette observation do M. de Buçh. Le rocher Scogiw Hella Boue 
est composé de son Graystone, fréquent en Italie. Llle de Ven- 
totiene n'offre que la même robhe recouverte de tuf jaune et 
brun, et alternant avec des lapillo ou fragmens de ponce. La 
partie supérieure du tufa est aggrégée en grès calcaire et con*- 
tîent des coquilles brisées. Il dérive le ciment calcaire de la fil* 
tmtion des eaux chargées de carbonate de chaux, provenant des 
dépouilles de mollusques terrestres. Il retrouve la même opé- 
ration au Vésuve et à Sainte-Hélène. San Stefano est une masse 
de Grt^iîone de aoo p. d'élévation. Des observations générales 
terminent ce Mémoire, accompagné de belles coupes et d'une 
carte des districts volcaniques entre Naples et Rome. U com- 
pare les roches de ces îles à celles de Hongrie, de la France, du 
Mexique, etc. La forme zonaire et la structure concrétionnaire 
des trachytes lui montrent que ces masses ont eu quelque mou- 
vement. Les perlites et les obsidiennes d'Oyamel, au Mexique , 
rappellent Tile de Palmerola. Si les monts Cimini et Amiata ont 
les caractères des montagnes trachy tiques de la France , les îles 
Ponces en diffèrent essentiellement. La nature bréchiformedes 
trachytes explique celle qu'on observe çà et là flans les roches 
ignées anciennes. Il y a un filon de pyrite cupriière dans le tra- 
cbyte siliceux de 111e de Ponça. H ne décide pas l'âge de ces dé- 
p6u. ( Voy. Bulleiinl 1824 » nov. p. 287.) A. B. 

971. 'Notes gi^ologiques et remarques sur le district entre 
ïjL Jtmvk et le IXerruddah ; par le D' Adah. (Mémoires de 
ta Soc, fferner,j vol. IV, part, x, p. a40 

Près de Banda , à ao milles de la Jumna , il y a des monts 
isolés de granité, roches qui s'étendent vers Geraiah , Pungra* 
wah 61 Kurtul. Dans ce dernier lieu, les montagnes sont plus 
élevées, et il y a aussi du trapp à calcédoine sur le granité. Après 
Kurtul on trouve sur la route de Adjghur du grès couvrant la 
dme des éminences granitiques. Il en est de même à Adjghur. 
.DelÀ à Besseramguhge on rencontre du granité, du trapp et du 
grés à eailliHix de quars, et en couches horizontales. On arrive 

a5. 



38o Géologie. 

à un plateau qui peut être laoo p. plus haut que la plaine de 
Bundlecuud , et qui est composé de grès ferrugineux et supé- 
rieur au trapp. A Toung Punnah , à 8 milles de Ghaat , il y a 
des mines de diamant placées dans un sol graveleux , ferrage 
neux et rouge ou noirâtre. L'auteur crpit que la Guna a roule 
jadis sur le pied des montagnes de rextrémilé N. É. du Bundle- 
cund et y a déposé des alluvions et une terre noire. Il j a des 
sources ferrugineuses dans leGhaut. De Punnah à Kukurette^ le 
grès rouge diminue; de là à Lohargong, Tauteur rencontra un 
rocher composé d'alternats de grès et de calcaire compacte, et 
celte dernière roche parait s'étendre à l'E. de Lohargong et à, 
70 milles à l'O. sur la route de Sangar. Au village de Lopab, il 
y a du calcaire. Le bassin de Lohargong est entouré, au sud 
par des crêtes de grès horizontal, qui règne jusqu'au-delà de 
Bellaree, où il supporte de l'amygdaloîde. Api^ Coreah et à 
Sehorra on trouve des roches quarzcuses et du calcaire grenu 
gris, ainsi que du schiste à fer oligiste. A Gossulpore il y a des 
masses dé fer oxidé, rouge, granulaire. Le lit du Periot abonde 
en agathe et cailloux calcaires. Entre Sehorra et Punnahgfaur il 
y a des masses de tuf calcaire , comme sur le Gange, entre Gha- 
zapore et Caunporc. Près de Jubbulpore ou passe une crête de 
granité passant au gneis qui forme des montagnes au 1^. et à l'E. 
A Tetwarra Ghaut, il y a du trapp. Sqr la rivière et plus bas, 
du marbre , qu'on voit aussi à Nerbuddah. La vallée de ce nom 
est formée par deux séries d'éminences , le Vindhya et le Gond- 
vrana, qui toutes deux sont composées de grès horizontal et à ci- 
mes escarpées à TE. L'auteur croit quc.ces roches ont éprouvé un 
soulèvement. La chaîne de Gondwana qui est la plus élevé, a au 
moins 800 à 1000 pieds, et contient des mines de fer, etde la houil- 
le, sur la rivière Torva, à quelques milles E. de Hussingabad. 
Près du village de Petrora,les éminences offrent des bJocs trap- 
péens , mais le grès compact et incliné forme le sol depuis Hus- 
singabad à Baitool. A Shawpore il y a un dépôt étendu de cal- 
caire secondaire. Après Baitool, le granité parait pour bientôt se 
cacher sous le trapp secondaire (lit du Baitool Nullah), et repa- 
k-aitre près de Teckaria. Entre Hussingabad et Sangor l'auteur 
observa , pendant 3 étapes, du- grès et du trapp fort abondant à 
Sangor, et entrelacé dans le grès , qui contient du poudingue. 
De là à Huttah , dans le Bundlecund, du trapp jusqu'à Suuwda , 



Géohgie, 38 1 

une roche siliceuse blanche et da grès près de Paterea ; entre ce 
point et Mirsinghur du calcaire compacte secondaire , qui con* 
tinue plus loin avec des parties de grès ; à Huttah surtout du 
calcaire, et à la cataracte de Sonaur des alternats de schiste et 
de calcaire à fragmens de quarz, de feldspath et avec du sable. 
Le calcaire domine jusqu'à Lohargong. A. B. 

372. Annonce db la a^ partie du eelev^ géologique du canal 
ÉaïKy par le professeur A. £aton. {Americ, journal ofscienc; 
Vol. XIII, n® %y p. 38a.) 

L'auteur donne un tableau rectifié et augmenté de la suite 
des roches le long de ce canal. ( Voyez Bullet., 1824, n** 11, 
p. 277; et i8a5, n** i, p. 3o ). Son tableau est divisé en 4 co- 
lonnes, l'une pour les roches principales, une autre pour les 
roches subordonnées, une 3* pour les variétés, et une 4* pour 
les amas principaux. Classe primitive. 1^ Granité avec du gneis, 
du granité graphique et des amas de diallage et de sléatitc. 
a® Micaschiste. 3** Roches amphiboliques avec des couches gra- 
nitiques, siéiiitiques, schisteuses et de gneis amphibolique et des 
amas de Pyroxène, 4® Talcschiste avec chlorite schisfeuse. 
5** Quarz grenu. 6** Calcaire grenu. — Classe iutermédiaire. 
1 Schiste argileux, a** Première grauwacke avec des variétés 
chloriteuscs et des poudingues. 3^ Calcaire lamelleux. 4^ Roche 
calcaréo-arénacée, en partie lamelleuse, en partie géodifère et à 
quarz résinite. 5*^ Calcaire métallifère en partie coquiller. 6^ Se- 
conde grauwacke avec le grès rouge intermédiaire et des pou> 
diDgues (Rubblestone), et des amas d'Anthracite. — Classe se- 
condaire. 1** Millstone grit ou grès en partie bigarré et avec 
des agglomérats, a® Roche sablonneuse et marneuse grise, sali- 
fère. 3** Schiste ferrifère, vert et bleu, avec du fer argileux. 
4** Grès ferrifère, compacte et désagrégé avec du fer argileux. 
5® Lias avec un schiste calcifère, des oolitcs, des calcaires co- 
quillers et du gypse. 6* Calcaire géodifère, quelquefois fétide ou 
sablonneux. 7® Calcaire à silex ( Comitifcrous limestone ). 
8** Troisième grauwacke avec du schiste pyritifère, du sable 
rouge et gris, des argiles schisteuses , des coquilles et du com- 
bustible. 9** Grès, à pyrite, contenant du calcaire, des brèches 
et du silex corné? Qu'est-ce que c'est que le N* 8?Sonlias est-il le 
lias anglais? Y a-t-il du grès bigarré, ou sa masse salifèrc est-elle 
iotermédiaire? 



3gii Géologie. 

Malheureusement I ses dénomînatioiis, en partie bisairea^ a» 
nous permettent pas d*en tirer beaucoup de lumières; il vaudrait 
mieux numéroter les dépôts et les décrire. L'auteur deyrait se 
mettre au courant de la science, employer le langage usité^etne 
pas prétendre surtout que ces dépôts observés ne se retrouvent 
pas en Europe , ou ne se laissent pas classer par les systèmes re- 
çus de géognosie. A. B. 

273. NoMEircLATUEE G^oloGiQUE d'uu tablcau synoptique des 
roches et alluvions du nord de l'Amérique ; par le même. 
Ibid.; Vol. XIV, n^ x. p. i45. ) 

L'auteur divise les alluvions en détritus alluviens et anallu^ 
viens, ou produits de la décomposition des roches , et il joint 
la classe des roches recouvrantes (trap) aux 3 classes primaire, 
intermédiaire et secondaire. Ensuite il présente les ao dépôts 
cnumérés dans l'article précédent, avec l'indication des variétés 
principales de leurs roches et de leurs minéraux. De petites fi- 
gures coloriées doivent donner une idée de ces formations ! ! Il 
y ajoute un antediluvium composé d'argile plastique, de marne, 
de sable et de crag, un diluvium, un dernier diluvium, ua 
postdiluvium , un analluvium stratifié et un autre superficidL 

A.B. 

d74- NoMBNCLATnas géologique du prof. Amos Eatoh. {Jme^ 
ricjownai ofsc; Vol. XTV, n^ i,p. 14S), avec une grande 
coupe du canal Érié. 

Ce mémoire est un exposé de quelques localités où se trou- 
vent les a6 dépôts adoptés par l'auteur, et sur lesquels il ne 
donne que peu d'explications satisfaisantes, surtout pour le géo- 
logue étranger. Il commence par la description concise d'une 
coupe depuis les Highlands de THudson, à travers le comté de 
Rensselaer. On y voit le centre des HigHIands occupé par du 
gncis alternant avec du granité, et passant au micaschiste, au fort 
Washington. Au N. O., il y a des gneis et des roches granitoïdes 
amphiboliques. Ces dépôts continuent sur 100 milles d'étendue 
au N. £., et, à la jonction avec les Green Mountains, ils passent 
à Savoy sous le quarz et le calcaire grenu. -^ Sur le côté S. £• 
du gneb des Qighlands^ il y a du micaschiste entre lui et i^am-* 



Géologie, 38) 

pViibolîte. En général, i\ n'y a pasd'amphibolite entre le granittf 
et Je micaschiste, à Texception de la partie occidentale de Green 
Mountain. Le calcaire grenu s'enfonce sous le schiste argileux, 
sur la limite orientale du comté de Rensselaer. Il n'y a point 
de schiste argileux primitif. Cette roche reparaît à Cohoes-falls, 
et sur l'Hudson, depuis Bakersfalls à Newburgh , et sur elle re- 
posent dans un bassin toutes les autres roches. On y voit la i'^ 
grauwacke, le calcaire lamelleux, la roche sablonneuse calcifère 
etle calcaire métallifère entre la limite du Massachusetts et l'Hud- 
son. — A l'ouest de Little falls, Ton trouve le calcaire métalli- 
fère, la seconde grauwacke et le millstone grît. A Meyers Crcek 
et Stecls Crcek, ce dernier dépôt passe sous la formation sali- 
fère, sur 80 milles d'étendue vers le lac Ontario. A Genesee falls, 
on voit au-dessus de la roche salifèreleliasferrifère.et géodifère. 
Le même fait se voit entre la chute du Niagara et Lewiston. A 
Blackrock, cette roche passe sous celles qu'il appelle cornîtifèrè 
et pyritifère et ces gisemens continuent le long du rivage méri- 
dional du lac Eric etd'Ithaca auxCatskill. Le calcaire cornîtifèrè 
s'étend de Blackrock sur le lac £rié, à^ethléhem, dans le comt ^ 
d'Albany et par Greene dans celui d'Ulster. — Les parties éle- 
vées des Catskill et des Allegany sont composées de la 3* grau- 
wacke. L'auteur croit avoir trouvé que le grès rouge ancien de 
Wemer n'est pas une formation, mais une assise de sa troisième 
grauwacke. Avant d'arriver à de pareilles conclusions, il devrait 
d'abord nous montrer ce grès quelque part; or, dans son tableau, 
il applique cette dénomination à des assises de sa seconde et de 
sa troisième grauwacke. On voit qu'il n'a aucune idée de la. dis- 
tinction du grès rouge secpndaire et du grès pourpré intermé- 
diaire, n prétend être des premiers à faire connaître un dilu- 
vium qu'il appelle le dernier. Il signale un grand bassin diluvien, 
de 160 milles d'étendue, entre littie falls et la Genesee. Son 
analluvium n'est qu'un sol produit par une décomposition plus 
ou moins avancée des roches. Je le répète, il est malheureux 
de voir tant de fatigues et de travaux ne pas aboutir à nous 
donner une idée claire des formations le long du canal Érié, La 
belle coupe de 4 pieds de long qui accompagne ce mémoire,* 
serait alors devenue classique; telle qu'elle est, c'est un hiérQ- 
glTphf^ à déchiffrer. A. B. 



384 Géologie^ 

375. GkOLOOICAL SmLVET or THE ENTIIlO]fSOrPHILADKI^HXA,elC. 

Relevé géologique des environs de Philadelphie» par ordre de 
la Société d*agriculture de cette ville,,par G. Taoosr. In-S^ 
de 40 p. avec des cartes^ Philadelphie , i8a6; Tanner. 

N*ayant pas reçu cet ouvrage déjà annoncé ( voyez BtUietin 
i8a7,n^ i, p. 46), nous nous contenterons de l'extrait donné par 
VHertha ( Vol. 10, cah. 6, Gaz. géogr. p. io3}. La partie circu- 
laire de la Pennsylvanie dont le rayon a i5 milles anglais et 
dont le centre est la rotonde de la rue appelée High 5^cer à Phi- 
ladelphie , appartient à la formation primitive , et est limitée à 
r£st par la Delaware. La ville est placée sur un sol d'alluvion 
qui recouvre le terrain précédent entre la Delaware et laSchuyl- 
killy et s'étend, à 2 ou 3 milles au Nord de leur point de réu- 
nion. Non loin de la ville , le gneis s'élève en rochers , sur un 
espace de 9o\nilles, le long de la Schuylkill. £n courant du N. 
£. au S. O., il renferme de la diorite, des filons de Pegmatite à 
kaolin , et de l'eurite. L'auteur trouve que les roches n'influcnl 
pas toujours sur le sol. La diorite décomposée favorise les cul- 
turcs de blé. D'après la carte géologique, on voit que le sol gra- 
nitique est limité par Byberry, Bensalenc, une partie de Afore- 
land, Abingdon,Chcltenbam, Springfield, Bristol, Germantown, 
une portion d'Oxford, de White Marsch et de Roxborough, 
Peim, Northern, Liberties, Ridley,'parby, Chester, Providence, 
Newton , Marzle, Haverford , Mcrion et Blockley. La diorite se 
trouve àRadnor, Oxford, White Marsh,etRoxborough;le cal- 
caire primitif à Fredyssin, Ober Merion, Pl3rmouth, Whitpain, 
White Marsch et Upper-Dublin,etles alluvionsàMoyamensing, 
Passyunk, etc. A. B. 

« 

376. EsQtTissE cioLOGiQUE d'Alàbama; par XJI. Poeteb. {Amer. 
Joitrn. qfsc,^; vol. xiii, cah. i, sept. 1817, p. 77. ) 

Les monts primitifs se terminent à l'est de la Coosa. Depuis 
la jonction de cette rivière et de la Tallapooso, l'Alabama pré- 
sente des rives formées d'alternats d'argile et de graviers. U y a 
du calcaire coquillcr à TO. de Cahawba et au Sud, et des sources 
salées abondent entre Cahawba et Mobile. Allant vers Hunts- 
ville, ce pays est couvert de blocs de granité, et le calcaire 
compacte secondaire gris commence à Wilsons-hill, à i5 milles 



Géologie. 385 

plus au Tford. Cette roche s'associe avec un grès gris ou roage , 
pendant les lo milles sntTans. Plus loin, le grès constitue le pays 
plat f sur 60 milles d'étendue jusqu'au Tennesee. La descente 
dans la vallée de Tennesee est calcaire, et au Sud de Nashyille, 
il j a de hauts monts calcaires. A la dme de ces montagnes et de 
quelques unes de celles d'Alabama, il y a des crêtes de schiste 
argileux fort récent et à coquilles pétrifiées, par ex. à 3o milles 
au nord de Nashville. 

■ 

a77.0BSBaVÀTI0NS GEOGXOSTICO-MIIfÉ&ALOOIQUES sur L'iTiT UB 

LA Ca&olihb du No&d; par C. Ed. Rothe. [Zeitschr.fiir Mine- 
raiog. ; 18^7, n® 10, p. 349. ) 

I>a partie inférieure de cet état est granitique comme le centre 
du Biesengebirge; non loin de la côte, il y a des bancs de coraux 
et d'huîtres, qui recouvrent le granité. A l'Ouest, une formation 
schisteuse, comprenant du grunstein, borde le granité à 3o on 
40 milles de largeur, et court du S. O. au N. £. Dans la partie 
sud-est de cet état, il y a du grès rouge contenant ici et en Vir- 
ginie de la houille. Dans la portion sud-est, entre les fleuves 
Yadkin et Katawa, le granité se montre dans les lieux bas et 
élevés, et legrunstein disparait d'autant plus qu*ou approche de 
la frontière de la Caroline méridionale. Le galène, le cuivre et 
Tor sont dans la diorite. La partie occidentale d«8 montagnes 
se termine par des bancs puissaos de fer oligiste , oxidé et hy? 
draté^ et plus loin s'élèvent le micaschiste et le schiste argfileuK des 
montagnes Bleues qui vont jusqu'à Tennesee. Le dépôt de dio- 
rite' a souffert de grandes destructions. On y a trouvé des pé- 
pites pesant a8 \ livres ; le sable aurîfj^re paraît occuper un 
espace dont le diamètre serait d'environ 40 à 5o milles. Il est à 
3, 4 ou 6 pieds de profondeur sur un lit d'argile bleue de i à la 
p. de puissance. Il parle ensuite de filons aurifères qu'il croit 
avoir été plus riches dans leurs parties supérieures détruites, 
que plus bas. Il y a des pyrites ferrifères et cnprifères dans la mine 
de galène du Montgomery en Vnrgioie, ainsi que de beaux cris- 
taux de plomb carbonate. Dans cette contrée, il y aussi du ti- 
tane oxidé et du lasnlite. Dans l'état de la Caroline du Nord, 
il y a beaucoup de roches identiques avec le grès élastique du 
Brésil 9 et aussi du cuivre natif. A. B. 



386 Géolope\ 

«76. CoumTE msiCAiPTiOH DM aocBKS pais DE SAIHT-Jon k 
TEa&B-NsuvB ; par J. Baied. {Memoirs o/the ff^emer. So€.: 

ToK IV, part. I, p. i5i,. ) 
M.Baird8uppo»equeleibaiicsdeTerre-Ncttvesoiiluiiterrainde- 

trait^et les sondages montrentqullsaont formés en grande partie 
de cimîe et de grès vert. Les environs de Saint-John sont entovm 
de rochers de brèche trappéenne ; pins loin viennent des éaàr 
nences de 5 à 600 pieds d'élévation. La base de la roche est m 
mélange de grains de quarz, de feldspath et d*ai^lolite rouge, 
elle renferme du feldspath compacte, du qnarz, du jaspe, du 
silex corné, et les morceaux ont de i à 3 pouces de diamètre. 
Cette brèche forme l'entrée de la baie, s'élève à 3oo p. , a Soo 
verges de puissance, et passe à une amygdalotde asses sembla- 
ble et aussi rougeàtre. Cette dernière roche, stratifiée comme la 
précédente, s'élève à Soo pieds et a 3 à 400 verges d'épaîsseun 
Elle s'élend de la ctme du Signal au pied de Crows-Neat. Sur 
l'amygdalotde est un grunstein qui a6 à 700 verges de puissance, 
et va de Crows-Nest au pied du mont du Signal. Ce grunstein 
est très-feldspathique, et supporte une argilolite alternant avec 
du feldspath compacte. La ville est bAtie sur cette dernière 
foche, grise, brtme , r<Hige et blanche, et quelquefois prismée 
comme legrunstein. Enfin, vient du feldspath compacte, en partie 
columnaife ou globulaire, et suivi de nouveau d'^rgilolite qui 
aHeme einsi'avec cette roche, pendant S à 10 milles àuaversla 
preaqolle. A. B. 

279. NoTicxs sua LA VIEILLE Califoenie, par J. M. pADais.(J?l 
Sol de Mexico; et Heriha; vol. X, cah. 4* Cr. géogr. p. Sa. ) 

Ce pays est riche eu or, argent, coivre, fer, pierres précieuses;^ 
et surtout en soufioe de volcans ( Volcans de Asufre )• 

aSo. Nouvelle note sue le prétendu volcah de Baxou. 

Nous devons encore cette nouvelle note à VabUgeance deM« 
le chev. Gamba. Elle a pour auteur M« Ravergîe voytgeur natu* 
raliste, plein dezèle et de talent, qui a visité lui-ménie les Keox» 

A ta verstes, à l'ouest de Bakou , à partir du village Utare, 
nommé Uàmaii^ une ohaine de collines argileuses longe là route 
de traverse de Bakou au cavarenséraii deXt/ei^Aî jo'est sur ces 
mêmes collines, et à environ 3 verstes du village désigné ci- 



Géologie. 387 

dessus, qu6 %'esi ouvat reins la finde i8a7 lé prétendu vôloan» 
à la base d'un mamelon assez élevé, et sur une pente inclinée 
au Nord| se présente ce qu'on pourrait appeler le cratère : c'est 
un espace déforme à peu près ovale, qui peut avoir enTÎron 
Soo pieds daus son grand diamètre, et a5o dans le petit ; tonte 
la surface a l'aspect d'une énorme boursouflure crevassée, de 3 
pieds de hauteur, et, ce qu'il y a de remarquable, c'est que toutes 
les crevasies sont rangées parallèlement entr^elles. Le sol est 
entièrement argileux , et les fentes les plus profondes laissenl 
apercevoir partout une excellente argile k potier , d'un gris 
bleuâtre. Sur les bords de quelques-unes des crevasses, où sanè 
doute le feu a eu plus d'activité, Targile est cuite à presque ooih 
sistance de briques. De cette boursouflure, partent, en forme de 
rayons, de longues crevasses plus ou moins prolongées, et pro- 
fondes de a' à 10 pieds. L'une d'elles se prolonge sur la crête 
des collines à plus de S verstes. Plusieurs habitans du village 
d'I/Amaii m'ont rapporté que l'éruption des flammes, quia duré 
quatre jours, et qui s'élevaient à plus de 40 pieds, a été précédée 
et accompagnée de fortes secousses de tremblement de terre ^ 
de détonations violentes et d'un dégagement de chaleur tel que^ 
dans le village , les habitans, presque suffoqués, étaient obligés 
de sortir de leurs maisons qu'ils craignaient de voir s'écrouler 
à chaque instant. 

On m'a montré à Tiflis et à Bakou des pierres qu'on disait 
avoir été lancées par l'explosion^ j'ai reconnu un schiste argi« 
leux , asses dur , se divisant en fragmens rhomboïdaux, aveo 
quelques crisullîsations calcaires dans les fissures ^ j'ai remarqué 
des fragmens absolument analogues dans les environs du cratèref 
du reste, nulle trace de lave ni de cendres. 

C'est le premier exemple, de mémoire d'homme, d'un tel phé^ 
nomène dans ces cantons, où il est probable qu'on le verra se re« 
nouveler. On ne peut mettre en doute le rôle que joue ici le gaa 
hydrogène : tout le pays, mais plus particulièrement le rivage 
de Umer Caspienne, qui n'est pas éloigné de plus de 4 lieues de 
l'endroit qui vient d'être décrit , contient une grande quantité de 
sources de Naphle. Ce bitume, rassend>lé sans doute dans des 
cavités,sQuterraines d'une plus ou motnsgrande étendue, dégage 
GontinueUement du gas hydrogène qui, à force de oonoentra^ 
lion I se sera ourert avec videnee un ptMge jutqu'à lasnrbof 



388 Géologie. 

du sol; parvenu ISi, son inflammation s'explique 
Je dois encore observer que tout ce canton est presque couvert 
de Uies salins. L'acide muriatique ne pourrait-41 pas aussi jouer 
un rôle ici. ? 

Les feux perpétuels du temple des Guèbres situé sur le cap 
ApchéroUy à 3o verstes environ du volcan, ont certainement une 
même origine; ils ont moins de violence sans doute, parce que 
leur communication avec l'air extérieur a lieu depuu im laps 
de temps très-considérable.. • 

On m'a assuré que le même phénomène a lieu sur les bords 
de la mer Caspienne, vers l'embouchure du Rour ( le Cyms ), 
dans les îles situées vis-à-vis de Bakou, et qu'on voit même quel- 
queCris des flammes sortir de la mer. Tiflis, le a6 déc. i8«8. 

a8i. Société géologique nx Loiroaxs. 

Séance du 7 déc. 1827. «- On lit un mémoire sur la Géologie 
de Québec et de ses environs; par J. T. Bigsby. L'auteur, qui 
s'est aidé dans ce travail des manuscrits du lieutenant Skeae , 
donne d'abord la topographie de la contrée où est située la ville 
de Québec. €^ district est recouvert en partie de blocs de gneiss, 
de granité, de siénite et de feldspath de Labrador; db les trouve 
en plus grande abondance près du cap Diamond , et des pointes 
Levy et Montmorency. Çà et là sont des dépôts d'argile , de 
sable et de gravier, que l'auteur suppose être d'origine dilu- 
vienne , et non produits par quelque cours d'eau existant ac- 
tuellement. Les roches de cette contrée se présentent dans l'or- 
dre suivant de superposition, en allant de haut en bas : i^ Une 
série sdiisteuse, composée de schiste et de grauwacke, passant 
accidentellement à un calcaire brun, et alternant avec un conglo- 
mérat calcaire, dont quelques couches sont chargées de débris 
organiques, a** Un calcaire çoquillier bntn et noir, reposant 
quelquefois sur un conglomérat calcaire. V* Le gneiss. La série 
schisteuse occupe toute la rive méridionale du SL-Laurent , 
l'île d'Orléans , et une portion considérable de la ri^x septen* 
trionale de la rivière, comprenant le territoire de Qud>ec. Le 
calcaire çoquillier horizontal occupe une zone de deux à trois 
milles de largeur, située au nord du district schbteux, et com- 
prise entre ce district et une cfaaine de montagnes de gneiss. D'a- 
près les caractères.et les fomin jde ce^cakaire, l'auteur if re^ 



Géologie. .3gp 

garde comme identique au calcaire intermédiaire de d'Aubois^ 
son , et comme l'équivalent du calcaire carbonifère des géolo- 
gues anglais. 

Séance du 4 janv. i8a8.— On lit un mémoire : sur un groupe 
de Roches schàteuses du YorÂshire; par John Phillips. L'objet 
de ce mémoire est de décrire la structure et les relations géolo- 
giques d'un groope de roches, situé dans le Yorkshire, entre les 
rivières Lune et "Wharfe, de Kirby Lonsdale à Malham. Cette 
description est précédée d'une esquisse du terrain schisteux des 
lacs de Westmoreland et Cumberland. 

Séance du 18 janvier. — On lit une notice : sur la rencontre 

de ia ChiorophœUe dans les Dykes hasaJUiques du Northumber^ 

land^ et du Carbonate de strondane dans les mines de plomb de 

Fallowfield ptès de Hexham ; par William Hutton. L'auteur a 

découvert la chiorophoeite dans un dyke basaltique près de la 

rivière Coquet, à environ deux milles au N.-E. de Felton; elle 

. est sous la forme de petits nodules. Cette substance a été aussi 

observée par l'auteur à Coalcy-Hill, près de Newcaatle, sous la 

forme de masses stéatitiques ou terreuses. 

Séance du 1^' février. — On lit un mémoire : sur les Fela^ 
fions géologiques des couches secondaires dans l'tle d^Arran; par 
leRev. A. Sedgwick, et Roderick Impey Murchison. Ce mé- 
moire est divisé en trois parties : 1^ une esquisse abrégée de la 
structure générale de Tile d'Arran; a^ une description détaillée 
des couches que présente une coupe faite sur la c6te N.-E. de 
rile; 3^ des conclusions et remarques, tendant à expliquer les 
causes probables, et les époques géologiques de plusieurs phé^ 
nomènes. Les couches dont se compose la c6te N.-E. offrent 
une succession de formations analogues au vieux grès rouge, k 
la série carbonifère, et au nouveau grès rouge. Dans la der- 
nière partie du mémoire, les auteurs s'efforcent de montrer 
que la dislocation du sol secondaire a été produite par un sou- 
lèvement du granité, et à l'appui de leur opinion, ils établissent 
que la rupture et le bouleversement des couches sont d'autant 
plus sensibles, que celles-ci se rapprochent davantage de la 
masse granitique. 

Séance du 7 mars. — On lit un mémoire : sur les relations 
géologiques et la structure intérieure du Calcaire magnésien et de 
la partie inférieure du Nouveau gris rouge dans le Nottinghams^ 



39Ô Géologie, N^ 1181 

Âim, k Dèrèfskkt, I» Tùrkshire «I le Dafkam; par le 1er. 
Sadgwiok. Un extrait de ce mémoire avait déjà été lu à la So- 
ciété le i5 nov. i8a6 (Voy. Bulletin de GéoL de jailiet t8^,f. 
3a5 )• L'auteur a résumé toutes ses observations» et les pré- 
sente sous une forme plus systématique. Dans l'introdnetHMi k 
la première parde de son mémoire, il considère le nouveau grès 
rouge comme une grande formation complexe» interposée en- 
tre le terrain houiiler et le lias, avec deux formations cakti- 
rea subordonnées, savoir : le calcaire magnésien dans la par- 
tie supérieure de la série» et le muschelkalk dans la partîf 
kiCérieiire. Il expose ensuite la distribution générale de Im for- 
nation du calcaire magnésien » et ses relations avec le terrain 
bouiller. Dans la seconde partie du mémoire» il indicfue la 
stmcture intérieure et les grandes subdivisions ia calcaire ma- 
gnésien. Considérée comme une portion scdMirdonnée du non- 
veau grès rouge» cette formation admet les subdivisions sui- 
vantes : i^ Le grès rouge inférieur» ou le rotbe-todte-liegende. 
a^ Les marnes bigarrées» et le schiste marneux. 3^ Le grand dé- 
pôt central de calcaire jaunâtre. 4* La marne rouge inféneare 
et le gypse. 5? Le calcaire gris supérieur» en lits minoes. Les 
subdivisions du nouveau grès rouge» supérieures à la série do- 
lomitique» consistent en deux dépôts principaux : le grès rouge 
supérieur» et le red mari supérieur au gypse. 

Séance du ai mars. <— On lit un mémoire intitulé : Notieet 
tepographiqne et géologique, d*après les renseignemois recueil- 
lis en Amérique» durant l'expédition sous les ordres da oapi- 
'taine Franklin; par John Richardson. I^'ous rendrons compte 
incessamment de ce mémoire» qui est imprimé en enti» dans 
l'appendice à la Relation du voyage du cap. Franklin. 

Séance du 18 avril. — • On lit un mémoire : sur lei retêet/os^ 
sites de deux espèces nouvelles de Mastodonte et d'antres ani- 
maux vertébrés trouvés sur la rive gauche de VIrawadi; par 
Will. aift. L'auteur ayant été invité à décrire les restes fossiles 
découverte par M. Crawfurd» sur les bords de llrawadi» a'est 
borné strictement aux détails zoologiques et anatomiques» qu'il 
a présentés suivant le système de M. Cuvier. Parmi les Pachy- 
dermes à trompe» il y a deux espèces nouvelles de Mastodon- 
tes : le Mastodon latidens^ et le Mastodon elephantoidet. Les 
Pachydermes ordinairnont fourni les genres Porc» Hippopo- 
tame et Rhinocéros. U y a quelques fragmens de Boeuf et de 



Daiifi ; pludairs ft'agmeiift d'une grande espèce de Triofiys, et 
quelques-uns d'ufi Emys; enfin quelques restes fossiles de deux 
génies de la famille des Crocodiles, savoir : un Leptorymchus ^ 
rapproché du Gavial, et un Crocodile ressemblant au Croee^ 
,€ii/us vuigarÎM. ^ On Ut ensuire une notice intitulée : sttr tme 
coUecûon de Foisites végétaux et animaux, et de Roches du 
pays des Birmans ^ présentée à la Société^ géolog, par J, Cran»" 
^urdi^v M. Buckland. M, Crawfurd rassembla ces échantillons 
durant son voyage sur llrawadi » dans un bateau à vapeur, lors 
d'une ambassade à Ava, vers la fin de l'année i8a6. L'auteur 
les considère comme étant d'une grande importance, en ce qu'ils 
offrent une réponse à la question non résolue encore^ s'il euste on 
non, dans les régions méridionales de l'Asie, quelques restes de 
quadrupèdes fossiles analogues à ceux qu'on trouve si abondant 
ment dispersés dans le «Uluvium de l'Asie septentrionale, de 
VEurope et de l'Amérique. Les preuves que M. Crawfurd a 
fournies consistent en un graud nombre d'échantillons de bois, 
d'os fossiles et de roches des couches qu'on trouve ensuivant 
le cours de llrawadi, depuis Prome jusqu'à Ava, distance d'à^^ 
peu-près 5oo milles. Les bois fossiles sont siliceux ou,calcaires: 
ce sont des portions de grands arbres monocotylédons et dico* 
tylédons. Parmi les os fossiles, on ne trouve aucun reste d'Élé- 
phant, mais on y rencontre lus mêmes Pachydermes fossiles., 
qui sont associés avec les Éléphans en Europe i savoir, le Ehi- 
nocéros , l'Hippopotame, le Mastodonte et le Porc. Le district 
dans lequel on a trouvé ces os est composé de collines de sable 
stériles et de lite de gravier entrecoupé par des ravins. M. Cravr- 
furd établit qu'il est impouible de rapporter l'origine de ces 
collines à l'action de la rivière actuellement existante : il les re* 
garde comme un véritable dépôt diluvien. Les roches tertiaires 
du pays adjacent, sont : i"* Un calcaire schisteux d'une couleur 
foncée, contenant plusieurs coquilles qui ont été considérées 
par M. Sowerby comme identiques avec celles de l'argile de 
Londres, a"* Un calcaire jaune et sablonneux , contenant des 
coquilles et ressemblant au calcaire grossier. 3^ Un grès verdA- 
tre et fin, ressemblant au lit sablonneux de la formation d'ar- 
gile plastique. Outre ces couches tertiaires, il y a des échantil- 
lons de grauvracke et de calcaire de transition. Au nord d'Ava, 
Il y a des chatnes de montagnes primitives , où le marbre sta- 



3^21 Histoire nùùtreUe générale. 

tuaîre est abondant » et associé comme à l'ordinaire à de la bom- 
blende et du micaschiste. 

Séance dn a mai. -* On lit un extrait d*une lettre da lieote- 
nant W. Glennie, datée de Mexico, le & mai 1817, et intitoM : 
Ascension du PopocatepetL On lit aussi une lettre de M. J. S. 
Pentland , adressée au D' Fitton , et concernant les restes fos^ 
siles de plusieurs animaux trouvés à l'extrémité N.-E. du Bon- 
gale, et appartenant à quatre espèces distinctes de mammifères, 
dont un Anthraooterium. 

Séance du 6 juin. — On lit un mémoire intitulé : sur les vêenjc 
Conglomérats, et autres dépôts secondaires de la côte nord de 
VÉcosse; par le Rev. Adam Sedgwick , et R. I. Murchison. 

Dans l'introduction à leur mémoire , les auteurs donnent une 
esquisse abrégée de la structure générale dn nord de l'Ecosse; 
ils considèrent cette contrée comme composée de deux classes 
de dépôts entièrement distinctes, les primitifs et les secondaires. 
Mais avec les premiers sont associés des massifs de roches cris- 
tallines, qui paraissent avoir été soulevés depuis la formation 
des derniers dépôts secondaires. Les plus inférieurs de cette se-* 
rie sont composés de conglomérats et de grès rouges. Ils décria 
vent ceux qu'ils ont observés et les comparent avec les forma- 
tions correspondantes de l'Angleterre. Les vieux conglomérats 
rouges sont identiques , par leurs caractères minéralogiques et 
leur position , avec le vieux grès rouge des géologues anglais. 
Un grand dépôt central , contenant des ichthyolithes, paraît 
tenir la place du terrain houiller. Plusieurs de ses parties res* 
semblent à la grauwacke, minéralogiquement parlant; on pent 
le comparer au schiste cuivreux de l'Allemagne. — On lit un 
mémoire duD'^Buckland^sur les Cjrcadéotdées ^TtotvreWe hmïMe 
déplantes fossiles, dont quelques échantillons se trouvent à l'état 
siliceux dans les carrières d*oolites de l'île de Portiand. — Une 
lettre de M. Gideon Mantelt fait connaître les principaux fossiles 
observés dans le comté de Sussex. G. Dsi.. 



HISTOIRE NATURELLE GÉNÉRALE. 

a8a. Caii Puhii sxcuhoi libxi db ahimaubus cum notis varîo* 
mm, curante Jo.-B.-Fr.-Steph. Aiasson os GaAXosAOVB. No* 
tas et excursus aoologici argumenti adjecit G. Cuvxmu Yol. L 



Histoire nàtateUe générale. 3^3 

In^S^ de 647 pag. Paris, 1^27; Firmin Didot. [Ex BibUot. 

classica latina Nic.-Ét. Lsmai&e.) 

Cet ouvrage fait partie du Pline de la collecllon des classi- 
ques publiée par M. Leroaire. M. de Grandsague, chargé de di- 
riger l'édition de cet auteur, a suivi le texte d*Hardouin,et 
quant aux notes ou commentaires, il a adopté également, 1® le 
travail dUardouin , sauf les notes absurdes ou celles qui n'é- 
taient plus au courant de la science, et 2^ les notes des éditions 
dites Fariorum. On voit, d'après cet exposé, que c'est surtout 
des nouveaux commentaires que nous aurons à entretenir nos 
lecteurs, car nous ne dirons rien de la partie typographique 
digne des presses de M. Firmin Didot, ni de la correction du 
texte que nous devons supposer parfaite. 

Le nouveau travail peut se diviser : c^ en notes ^ et 7? en ex- 
curtus^ c'est-à-dire digressions sur des points remarquables, luc^ 
notes sont dues, soit à M. Cuvier, soit à M. Ajasson de Grandr 
sagne ; les excursus sont de petites dissertations tirées de quel- 
ques auteurs anciens ou modernes , dues à M. Ajasson de 
Grandsagne on à M. Cuvier. I^e volume que nous annonçons 
aujourd'hui ne comprend que les livres VII et yni,avcc les ex- 
cursus qui en dépendent. 

M. Cuvier a rois peu de notes au livre Vn , consacré à l'hom- 
me, mais moins à l'homme physique qu'à l'homme moral, c'est^ 
à-dire à l'intelligence, aux inventions de l'homme, à sa réparti- 
tion sur le globe, à la durée de la race humaine, etc. Les notes 
nouvelles de ce livre sont presque toutes dues à M. de Grand- 
sagne, et leur nombre est 4:onsidcrable. En général, les notes 
de ce commentateur sont critiques ou relatives aux leçons du 
texte, ou bien exégétiques ou explicatives, c'est-à-dire qu'il 
donne l'explication de quelques passages difficiles sur lesquels 
ses devanciers ont glissé ; ou bien en6n ces notes sont rela- 
tives à l'archéologie, à la chronologie, à l'histoire, à l'état de 
la civilisation romaine, aux arts, à la statistique , etc. U a cher- 
ché à réunir dans ces notes l'indication des sources premières, 
c'est-à-dire des auteurs grecs et latins, des monumens, des mé- 
dailles, aux conclusions les plus nouvelles admises par les 
commentateurs français ou étrangers. Cependant nous croyons 
pouvoir «dresser à cette partie de la grande entreprise de M, 
Lemaire le même reproche qu'à toutes les autresi dont elle se 

B. ToMB XYL a6 



394 Histoire naturettè ginèrate. 

compose, c'est le défaat de la connaissance complète <te UMikes 
les éditions anglaises, allemandes ou italiennes, avec coidumu- 
taires. Pline est sans donte l'auteur sur lequel on s'est le 
exercé dans les derniers temps, k cause de la variété de 
sauces qu'il demande; cependant des travaux phiaoo noius îm- 
portans ont été publiés depuis ao ans et se iMt^ t être de* 
meures inconnus aux commeataleuts actnela* 

Les notes de M. Cuvier sont exclusivement coologîq jes , elles 
sont en grand nombre pour le livre VIII, et sans doute ansâ 
pour les livres suivons. Elles sont surtout retatrves à la synooj- 
mîe très-habilement discutée et établie presque toffoors avec 
une grande précision au moyen de la comparaison des anciens 
naturalistes ou gastronomes, ou par les rapports avec les noms 
en usagé chea les peuples indigènes; et enfin par les caractères 
indiqués parPtitie. Les exceptions à ce jugement se rapportent 
quelquefois aux oiseaux, vu que les augures sont presque ks 
seules autorités dont PKne ait pu s'appuyer, et enfin, plus sou- 
vent aux insectes, la plupart trop petits pour espérer des des- 
criptions assez claires. M. Cuvier se contente alors d'établir le 
genre sans prétendre en fixer Tespèce. Ces notes écrites en fran* 
çais par M. Cuvier ont été traduites par M. Ajassan. 

Tfons nous sommes attachés dans notre Hinoêreétt MMus^ 
quêi terrestres etflimniiies a détenmner avec smi les limaçons 
dont ont parlé les anciens ; nous avons les premiers nus hors de 
doute que le Pomatia des Grecs était YHeiùt ntttkoïdesàe Dra- 
pamaud {EL neritoïdes Gmelin, d'après Chetonitx). Nous voyons 
avec plaisir que M. Cuvier a adopté (note 8| pag. 474) cette 
opinion. 

Les excmrstts du livre TII sont au nombre de 10; fls sont loos 
dus, excepté le 1*' et le' 9*, à M. Ajasson de Orandaagne, et se 
l'apportent à des Ikits littéraires on historiques. 

Les excursus du livre Vin sont plus du ressort de la a* sec- 
tion , le x^ est la description des Éléphans , d'après les anciens ; 
le %^ est un extrait étendu des recherdies sur fos ossemens fos- 
siles de M. Cuvier, c'est une indication des localités où l'on a 
trouvé des ossemens fossiles d*£léphans. Le 3* est de V- Ajaa- 
son sur les Tours portées dans les combats par les Éléphans. Les 
A* et 5*, dos à M. Cuvier, ont rapport, le i** an MofÊOceroi 
Am anciens , le a* à Ytbh. 



Histoire hatutèlfé générale^ SgS 

Kous ferons connaître^ à mesure qu'il paraîtront, les Tolumes 
suWans de cet important travail, digne d'éloge k tant d'égards. F. 

s83. HtsTOiRV HATOKSLLB DE PuNE. Traductiou nouvelle y avec 
le temte eo regard et des notes; par Ajasson de Grahssagite. 
Accompagnée de notes sur rAstronomie, la Météorologie, la 
Ph3rSî^ue, la Géographie, l'Archéologie, la Botanique, la 
Miaéridogie» la Matière médicale, les Beaux-itrts , etc. , etc.; 
par me Société de Savans. Annotée , pour la Zoologie, par 
M. le baron G. Cuvisa* 

Cette nouvelle traduction Fera partie de la BibUoihèfUû la-- 
Une-française^ dont M. Panckoucke a conçu le plan et est l'édi^ 
teur. L'intérêt et l'importance, pour les naturalistes, d'une 
bonne traduction de Pline, accompagnée des annotations et 
des conunentaires qui peuvent éclaircir le texte, est une chose 
universellement sende, mais d'une grande difQculté. Il faudrait, 
pour l'exécuter convenablement, le concours des naturalistes 
spéciaux les plus habiles et les plus consciencieux; sous ce rap- 
port, M. Ajasson s'est entouré de beaucoup de lumières pour 
V astronomie, la Physique, etc. MM. Fourier, Lacroix et Fou* 
ché sont cités pour leur coopération ; pour la Zo^ogie^ M. Cu- 
vier, auquel on doit les annotations du Pline de M. Lemaire \ 
pour Yjénaiomie , MM. Yalenciennes , Robert et Bip. Yerqne; 
pour la Botanique, MM. De Candolle, Besfontaines, de Jussieu, 
Fée, Kunth; pour la Minéralogie, 'MM. Brongniart, Beudanti 
Delafosse. Les notes seront signées par leurs auteurs. 

La traduction est en grande partie achevée. Chaque volume 
ln-8^, sur beau papier et de rimprimerie de M. Panckoucke | 
sera du prix de 7 &. On en annonce un vol. le i^' de chaque 
mois, mais le prospectus n'indique ni le nombre de volumes, ni 
l'époque du commencement de la publication. 

aft4* Notice sua la vxb et les ouveages de Pline l'Avciex, 
extraite de la Traduction de l'Histoire naturelle ; par Ajasson 
naGâANDSAGirx. In-S* de xxxvi p. Paris, 1819; Panckoucke. 

Cette notice paraît destinée à servir de préambule à l'ouvrage 
dont nous venons de parler. £lle est divisée eu plusieurs sec- 
tions. L Fie de Pline. M. Ajasson offre le résumé de ce que l'an- 
tiquité nous a laissé sur cet illustre naturaliste. IL J)es ouvrages 

a6. 



3g6 Histoire naturelle générale. 

de Pline et particulièrement de son Histoire naturelle. M 
son ne parle, comme on le conçoit, que de ceux de ses ouv 
qui se sont conservés. Il définit très-bien le caractère prx>p 
de V Histoire naturelle de Pline, et en fait bien connaître V 
et les défauts. III. Un Résumé chronologique de la vie de 
tableau étendu, qui contient la date'présumée des faits biogra- 
phiques, et ccHe de la composition et de la publication des 
vrages de cet illustre Romain. IV. Témoignages des anciene 
Pline second, M. Âjasson rappelle ici ce qu'en ont dît Plin« k 
jeune, Quintilien, Tacite, Suétone , Aulugelle, etc., etc., pui; 
les auteurs du moyen âge, et il termine cette compilation cu- 
rieuse par deux passages, l'un de BufTon, Tautre de M. Cavier, 
qui tous deux témoignent leur opinion au sujet de Pline et de 
sou immortel ouvrage. F. 

285. Observations sua l*ktat nss scAsnces ratvkzllcs cxwz 

LES PEUPLES DE l'AsIE ORIENTALE ; par M. ÀBEL RÉMUSAT. 

[Rei>ue trimestrielle ; 3* n**, pag. 342-351.) 

Le savant sinologue s'est propose d'examiner jusqu'à guel 
degré les Chinois et les Japonais ont fait des progrès dans les 
sciences naturelles. C'est la médecine, ou la crainte de la mort 
qui fait naître 6c genre d'études, non moins que les besoins de 
la vie sociale. On attribue à un très-ancien prince le premier 
traité sur les maladies, et à un divin laboureur, plus ancien en- 
core , le premier livre sur les vertus des plantes. Les connais- 
sances, en Chine, sont réputées inséparables du pouvoir. II y 
eut d'abord 365 plantes médicamenteuses, une pour chaque 
jour de l'année, correspondant aux influences célestes de ces 
mêmes jours. M. A. Réransat montre ensuite que l'écriture figu- 
rative des Chinois a donné les premières notions des méthodes 
en histoire naturelle, car il a fallu distinguer par un caradère 
commun toutes les espèces analogues cntr'elles. Ainsi les attri- 
buts de genres d'animaiix ou de plantes ont été saisis j>our dési- 
gner par l'écriture les formes et les attitudes principales de ces 
êtres ; ce sont comme des hiéroglyphes pittoresques. Ainsi y les 
Chinois ont établi des familles et une classification naturelle 
des oiseaux, des insectes, des poissons, des herbes céréales, 
des quadrupèdes carnassiers et des ruminans , etc., ou , parmi 
les minéraux y des sels^ des métaux ^ etc. Ainsi l'on écrit d'un 



Histoire naturelle gétUrale. 897 

seul trait le riz-froment , le miilei^suere , le chien^fenard^ etc. 
C'est l'esprit qui dirigea Liniisus, trouvé depuis quatre mille 
ans en Chine, et formant des groupes heureusement distribués, 
sauf des irrégularité^ -et des imperfections ; car on met les ba- 
leines et les mollusques parmi les poissons, etc;^ «iqsi que nos 
anciens classificateurs. Les Chinois admettent des transforma- 
tions de la glace en cristal de roche, du plomb en métaux plus 
nobles, etc., par l'influence du temps; des animaux se trans- 
' muent en d'autres espèces, ou naissent de la corruption et du 
'limon, comme les grenouilles, les insectes; mais tout s'opère 
sans intervention des êtres supérieurs , par les lois invariables 
d'un développement spontané, ou par des causes naturelles, 
bien qu'ils en admettent de toutes imaginaires, comme par le 
resserrement et l'expansion de l'éther et leurs cinq élémens. Par 
ce moyen , leurs philosophes expliquent tout , en météorologie, 
chimie, histoire naturelle et médecine principalement. C'est à peu 
près laScholastique de notre moyen âge où l'on mettait des roots 
à la place des choses. Le meilleur traite d'histoire naturelle eu 
Chine est en quarante volumes et vaut bien le dictionnaire des 
drogues de Lémery, dit M. A. Rémusat. Les figures, celles co- 
loriées surtout , sont exactes ; les nomenclatures régulières. Ou 
' peut consulter avec fruit leurs traités de Zoologie et de Bota- 
' nique, surtout pour les mœurs ou les emplois des êtres décrits. 

J. J. V. 

■ 

386. Note sua Roias Clixekte, naturaliste espagnol. 

I 

La Gatette de Madrid ^ du 27 mars 1827, a donné une no- 
tice sur D. Simon de Rojas Clémente, naturaliste célèbre, mort 
le 27 février de la même année. 

Parmi les legs que ce savant a faits, il y en a un au profit du 
roi d'Espagne. Le naturaliste fait don au souverain du manus- 
crit de son Histoire naturelle de Grenade et du Traité de la 
Cérès espagnole. Il a aussi légué au Cabinet d'Histoire naturelle 
à Madrid, une collection d'animaux disséqués, et de reptiles 
conservés dans Tesprit-de-vin. 

On assure que V Histoire naturelle du rojaiune de Greruide 
contient beaucoup de renseignemens nouveaux ; mais c'est sur- 

* tout la Cérès espagnole que l'on désire vivement connaître, par- 

* ce que les botanistes étrangers en ont déjà fait le plus grand 



SpS Minéralogie^ 

éloge. Il cenvieiidrait aussi de publier les intéreisaiites collec- 
tions et manuscrits de Mutis, qui sont dans la Bibliothèque «le 
Jardin botanique de Madrid, celle de la Flore péru»kn»m ^ en- 
treprise par Rui2 y Pavon , dont il n'a enppre paru que 3 tomes. 
On doit en dire autant de la Flore mexicaine. Comme le goa- 
vemement est occupé de travaux nombreux, il faudrait que des 
particulittï entreprissent ces publications. Il est des choses que 
les particuliers peuvent faire mieux et plus éoonomiquament 
que les gouvememeas. Lorsque Ton entreprit en France la 
duction de FEssai de Rojas Clémente, sur les variétés de la 
gne, le gouvernement voulut en prendre la direction et éi 
une synonymie générale de la vigne. On commença les travaux 
et avec succès. On apporta à Paris de tous les départemeus les 
espèces qui y étaient connues, avec leurs dénominations, ainsi 
qu'un grand nombre de TAllemagae et de lltalie. Mais, au dé- 
cès de Loub XVIII, le gouvernement les négligea, il était 
sur le point de les abandonner lorsque la Société Linnéenne de 
Bordeaux lui proposa de les continuer. Cette proposition fut 
agréée et la Société reprit ses travaux et les acheva en trés<*pea 
de temps. Cet exemple donné par la Société linnéenoe devrait 
être imité en Espagne. On éviterait de cette manière la peUe 
d'ouvrages aussi classiques et de travaux aussi utiles que ceux 
de Rojas Clémente. ( Gmceia de Bajonai to déc. x8a8.) C JL 

MINÉRALOGIE. 

287. Elkxxnti m OaiTTOoirosiA , etc. — Élémens d'Oryctogno- 
sie de Matteo Tondi, D. M. et profess. de Géognosie à ITJni- 
versité roy. de Naples. In-8*, Tom. III, a* édit. Naples, 
1827; iroprim. de Cataneo. (6ibr/t. deWItalian. Letter.; Tom, 
65, mai et juin 1828, p. 220.) 

Cet ouvrage est une réimpression de la première éiHtioB, 
avec des améliorations nombreuses dans plusieurs de ses par- 
ties. L'auteur Ta écrit dans le but de le faire servir de texte à 
ses leçons. Il cherche k réunir et à concilier les deux systèmes 
de Wemer et de Haiiy ; il emprunte à la Chimie les oy i olè i ics 
des classes et des genres, à la Géométrie ceux des espèces, et 
à la Physique, ou phitAt à la Physiogiiomîe p oeiix d^ vsiistés. 



Minéralogie, 3g§ 

^Li'auteur a modifié la classification , en ce qui concerne les sub- 
stances inflammableSy coaforinéroent aux résultats du travail 
qu'il avait publié dans les Actes de T Académie de Naples, pour 
l'année 1829, et dont nous avons rendu compte dans le BitUttin 
de mars 1827. 

m88. Ds OBMvn Puirii iMPiims dk Totasio; par le D' Gloc- 
xxa. 1^' échaottlloB de la minéralogie de. Pline. hk-V^\ priX| 
X ir. Bretlau , Max et comp*. 

289. Sue le Botetogènï ou Sulfate eouoe de fee de Fahluh; 

parWUL Haidinoee. (Jnnalen der Phjrs, und Chemie; 1828 , 

n**3, p. 49*0 

Berzelius a décrit depuis long^temps et analysé on siiUate 
rouge de fer, qui doit être introduit dans le système miaéraio- 
gique comme une nouvelle espèce. M. Rose ayant reçu qiiel«* 
ques fragmens de cette substance remarquable, s'est trawé à 
même d'en donner une description plus exacte et plus ocoiplète 
que celle de ce savant chimiste. Les formes icristaUiiMS Ai bo« 
tryogène appartiennent au système hémiprismatique. Les plus 
ordînakes sont des prismes obliques rhomboïda'uz, mpdifiés 
sur les angles latéraux des bases, et sur les arêtes longitudi- 
nales qui aboutissent à ces angles. Les faces latérales de ces 
prismes font entre elles un angle de 119^ 56' , et la base est in- 
clinée sur elles de 11 3* 37'. L'auteur fait dériver ces cristaux 
d*UQe double pyramide à triangles scalènes, dans laquelle le 
rapport des 4 dimensions fondamentales a: b: c : d=z 1,98 ; 
3,62 : 5,59 : X. Le clivage parallèle aux pans est assez sensible. 
Le botryogène.est transparent, et possède l'éclat vitreux. La ' 
couleur est dans les cristaux le rouge hyacinthe foncé; mais 
dans les variétés grenues ou compactes elle passe au jaune d'o- \ 
are, qui est aussi la couleur de la poussière. Ce sel est tendre \ 
il prend un certain éclat sous le couteau. Sa dureté est de 2.3; 
presque aussi considérable que celle de l'alun. Sa pesanteur 
spécifique est de 2^039. Il se dissout lentement dans l'eau ; sa 
sareur astringente est plus faible que celle du sulfate de fer. 
Les cristaux sont ordinairement groupés en forme de massé 
sphéroïde ou botryoïde. Ce minéral a été trouvé dans la grande 
mine de cuivre de Fahlun , où il recouvre le gypse et le fer py- 
riteux; il est associé au sulfate de magnésie, au soas-sulfate de 



4oo Mini^logie. JN*^ iSp 

fer et an sulfate ordinaire. Il s*aitère à l'air humide, mais nul*- 
lement à l'air sec. Il se boursonffle au chalumeau, et donne de 
l'eau dans le matras, où Ton obtient pour résidu une terre d'un 
j'aune-rougcâtre y qui se transforme en oxidc ou en oxidule de 
fer, selon l'intensité de la flamme. Fondu avec le sel de phos- 
phore, il donne un verre rouge, qui perd sa couleur par le re- 
froidissement. Voici quel a été le résultat de trois analyses de 
ce minéral : I. II. m. 

Sous-sulfate de fer 6,77 6,85 1 .<^ ^ 

Sulfate double d'oxide et d'oxidule. 35,85 39,92) ^^*^ 

Sulfate de magnésie 26,88 17,10 ao,8 

Sulfate de chaux 2,22 ' 6,7 1 o^ 

Eau et perte.. 28,28 3i,42 3o,9 

. La seconde analyse est celle qui mérite le plus de conSance 
pour la proportion d*eau. I«e Botryogène est ordinairement ac- 
compagné d'un minéral pulvérulent, d'un beau jaune de soufre 
ou de citron, et que M. Rose prend pour le sous-sulfate de fer 
cité par fierzelius. On en trouve un tout-à-fait semblable à Go^r, 
dans le Harz, où il est connu sous le nom de MLsy. ( G. Dsl.j 

290. Sua l'Herdkrite, nouvelle espace miné&ale; par M. Haï- 

DIMCE&. {lbid.\ n^ 17, p. 5o2.) 

Ce minéral a pour forme fondamentale une double pyramide 

à quatre triangles scalènes, dans laquelle P= 141^ x6'; 77*^16'; 

ii6**3'. Le rapport des axes a:b:c = i : |/ 2,55 : 1/0,46. Les 
formes cristallines observées sont des prismes rhomboîdaux ou 

hexaèdres, terminés par des sommets à 4 ou 6 faces. Le clivage 
est sensible parallèlement à deux faces de ces sommets. L'éclat 
est vitreux ou résinoïde. La couleur est le blanc-jaunâtre ou ver- 
dâtre. Ce minéral est transparent ; il est facile à casser. Sst, du- 
reté est égale à celle de l'apatite; sa pesanteur spécifique est de 
2,98. L'herdérite est associée au spath fluoré, dans les mines de 
zincdeEhrcnfriedersdorf en Saxe. Elle ressemble beaucoup à Ta- 
patite, avec laquelle elle a été confondue jusqu'ici, surtout à la va- 
riété connue sous le nom de Spargelstein. Cette nouvelle es- 
pèce a été dédiée an surintendant des mines, baron de^ Herdcr. 

' G. Del. 

291. Analyse ou Silicate de fer, désigné par le nom d'Hisin- 

géuite; par W. Haidingee. ( Iùid,-y p. 5o5. } 

On connaît jusqu'ici deux silicates de fer, qui se rapprochent 



Minéralogie. 4oi 

\>eaucoiipy lant par leurs caractères extérieurs , que par leur 

oomposition chimique. Le i*', de Riddarhyttan en Westman- 

land, est en niasse amorphe, noirâtre, à cassure inégale et ra- 

l>oteose. Sa poussière est d'un brun jaunâtre. H donne de l'eau 

par la calcination. L'autre, de Bodenmais en Bavière, ressemble 

l>eaucoup au précédent, et se rencontre comme lui dans le fer- 

pyriteux. La variété de Eiddarhyttan a donné à l'analyse les 

proportions suivantes : Silice 36,3o; oxidule-oxide de fer, 449^9 ; 

eau ao;70; tôt. 101,39. Composition qui peut être représentée 

par la formule :/S'+F3S-4-4 Aq. 

393. Sua LA FoaMB caiSTALLUfE DU oicheoïte; par F. Taxjiau. 

C/ii</.jn** 3, p. 495.) 

Haniy, qui le premier a décrit les formes eristallines du di« 
chroïtCj les rapporte au système rhomboédrique, et sa manière 
de voir a été suivie par Leonhard , et dans ces derniers temps 
|>ar Phillips. Mohsles a rapportées au système prismatique, mais 
sans donner aucune mesure d'angles. M. Tamnau partage le sen- 
timent de Mohs, qui est aussi celui du professeur Breithaupl, 
et il adopte pour forme fondamentale un octaèdre rhomb oïdak 
da ns leque l les 3 axes a, ^^csont entre eux comme x : \/^iifi%i 

V^ 0,94. 

293. Notice sue deux nouveaux himbeaux, d^couveets a Cu- 
LBBEAS, AU Mbxiqub ; par M. A. Del Rio. (JnnaL des $e, 
natur,; août i8a8, p. 371.) 

Dans une excursion faite à Culebras, au Mexique, M. J. de 
Herrera trouva un minerai qui ressemble au cinnabrehépathiquei 
accompagné de mercure natif, dans lecalcaire superposé au grès 
rouge. Ce minerai brûle au chalumeau avec une belle flamme 
violacée ; il d^age une fumée qui a l'odeur des choux pourris , 
et laisse pour résidu une terre blanche grisâtre : M. Del Rio lui 
donne le nom de minerai rouge. Il est accompagné et intimement 
mêlé d'un autre minerai si semblable à l'argent gris, que l'au- 
teur avoue qu'il l'a trompé au commencement. La seule consi- 
dération que l'argent gris et le cinnabre ne se trouvent pas en- 
semble l'en Gt douter. Sa poussière est phis noire et tache, plus 
que celle de l'argent gris : il donne au chalumeau le même ré- 
saltat que le minerai rougCy et sa pesantseor spédfique est de 



4oa MmiralogU* 

SySG. Celle du minerai roujge est de 5,66, bien difléreotc de oelW 
du cinnabre )iépathique qui dépasse 5,8. L'auteur donne au 
cond minerai le nom de minerai gris. Son analyse est tpès 
à faire» quand on ne tient pas à une grande exactitude. Il n'y a 
qu'à mettre 5o grains de minerai dans une petite cornue et chanf- 
fer; bientôt après on voit le mercures le sélénium et un peu d« 
foufre se sublimer, et il reste dans le fond de la cornue del'oxide 
de zinc. 

L'auteur^ ayant déterminé avec soin les proportions des pria» 
cipes constituans, a trouvé que le minerai gris est formé de : 
sélénium 49; zinc 24 ; mercure 19; soufre 1,5; chaux 6; total 
99,S. La cbaux ne doit être considérée que comme accidentelle. 
Ce minerai est donc un kiséêémure de zinCy avec tm proto-sol- 
fmro de nuircurey lequel coaMnimiqoe la couleur grise, à oe que 
CTDit l'aHleuc Le minerai rouge est on autre bi-^élénmre de vmtp 
mais avec nobiraolfura de mercure qyii communiqué la couleur 
jnnge. HL Del 1^ ooosidère donc ces deux minéraux coome 
«kux espèoesdiffdrentes, parce qu'ils ont des formules divenes» 
and que l'orpineMet le réalgar.GeatMnMilessoilipourleaii- 
Aérai grisi Im Se^-^ fl^S^ et po«r le minerai rouge , Zn Se^ 
-hUgS\ 

394. Sue le sitiiauEs de cuiveb TEOuvi en AnbiiQOE dahs 

l*as MUnU OITES d'aEOSHT de SAlWArBoSA» A QUaXEE IJEVBS 

B*Iouiw«f par H. Doauissov , proC i Nanles. ( lhid.\ déc 

i8a8, pag. 408.) 

Les mines dont nous ihm^ occiiponsgi#eiu par 20^ lat S. ou 
environ. I^e sol, à pluaieurs lieues à la ronde, est fumié de ad 
maria subgcannlaire blaacbAtr«^ | tissu lAche, mélangé d'argile 
rougeâtre et grisâtre» c'est dans ce sol qn'est située la mine prîn- 
' cipale, dont le puits a environ 60 toises de profondeur, et doot 
Touvertuiv est à plus de cent toises au dessus du niwau de la 
mer. Le produit dominant de cette raine est le cuivre, qui rend 
trois à quatre pour cent d'aiigent. Elte est distante de deux liepes 
de celle de Huantajaya gisant dans le même sol, dont le princi- 
pal produit est également du cuivre, qui rend vingt-cinq pour 
cent d'aigent Le sol de ce pays est tellement pénétré de sel 
gemme» qu'il faut aller chercher l'eau douce à quatorse lieues de 
•es parages. La gaogne du minerai esl, dans l'uiie et Tautn 



MméralagU. 4o3 

nioe, de U chaux carbonatée ; c'est jon macbre b|^n-roi|ge^tr^ 
à cassure cireuse et un peu granulaire, traversé de veines dp 
calcaire blanc laiteux, qui forme brèche dans plusieurs échaor 
tillons, et qui adhère parfois à du quarz brun-rougeâtre. Le 
tout esf souvent pénétré de cnivi*e oxidulé, plus ou moins ter- 
reux, qui en est le principe colorant. Le chlorure de cuivre 
abonde également dans cette gangue, et est à tel point mélangé 
de chaux carbonatée, qu'il p«ra(t compact et t^reux. 

Au milieu de ce mélange, se présente on minéral^ qui a à pmi 
près l'aspect de Taisent sulfuré} sa couleur est quelquefoia celte 
dtt fris de plomb, passant à la couleur bleue du cuivre pyrit^^nc 
hépatique; la totalité de ce mélange a la molles^ de Targept 
aulfinéy avec lequel on Ta probablement confondu* Yoiiîat^ 
s'aaiwfer si cette substance était bien de Targent sulfunl» l'aur 
teor en exposa un feagnent au dard delà fianuse du ehalumeaiî; 
il fondiloomma de la cire, et se répandit sur la pince, de m^ 
aière à en ^ller les deux branchea. 

Un nouveau flragment, placé dans un crcmet de obarbon 4» 
saule, et duufie avec ménagement, br&k avee une ^asini^ yvm 
€tioKi^ fn bleu verft^jan&âtre, et en dégageant l'odenr d'Mde 
aoiiuseux. Le résidu se fondit en un globule qui prit, pftr Je if- 
froîdîpsementy la couleur dufer carburé. Ce globule a^'aplatit sq4^ 
le nartean, et teignit le papier dont on l'avait enveloppi^ conwne 
Feât fait du Car catburé. Ayant soumis à une chaleur modéré^, 
dans nn tube de venre ouvert par les deux bouts, un autre fmf- 
ment de œtle substance, M. Dd>uisson dbserva qu'il a'étaH vo- 
latilisé du soufke, qui avait tapissé les parois intérieures du tiibei 
ainsi qu'une petite quantité d'une matière rouge. L'odeujr déga« 
gie dans eette opération n'était point franchement cdle de l'a* 
cide aallur^ux ; il s'y mêlait une odeur de raHie. 

Un autre fragment du même minéral fut également exposé à 
la flamme du chalumeau dans un creuset de charbon ; le métal 
fondit; et Tauteur essaya de l'étendre par la percussion. Il se 
rompit, en laissant apercevoir deux petits grains d'argent 1res 
ductiles, et qui réunissaient tons les earadèiaes qui appartien- 
nent à ce oorps. Une lame de fer décapée, plongée dans k av- 
iation nitrique du minerai, a donné l'indiee du cuivre. 

Indépendamment des minéraux déjà signalés dans oecalcaine, 
k eUomrt d'aigmit se mn^lce k la anriaaa de esa fi ah an ti i l iiy 



4o4 Minéralogie* 

en très pedts cristaux gris de perle, en recouvrement sur le 
chlorure de cuivre qui est ordinairement vert, mais qui est aussi 
quelquefois bleu. 

S95. Analyse d'un Houvxàu MuraaAL jauhatrb , de FAHi.ujr ; 
par TmoLLS-WACBTMEiSTBa. {AnnaknderPhys. und Chemie: 
idad^n^^ejp. 371.) 

Dans une partie des mines de Fahlun^que Ton fiomme Bndk- 
MaHSj se trouve; dans un schiste chloriteux grisâtre, un minéral 
jaunâtre, qu'on n'a point encore , examiné jusqu'à présent. Ce 
schiste est semblable à celui qui renferme la fahlunite. Le non-? 
Tcau minéral est en nodules, ou en petits nids de la grenenr 
d'une noisette. Quelques nodules offrent des traces de texture 
laminaire et de formes cristallines qui paraissent se rapporter 
à un prisme rhomboïdal à base oblique. La couleur est le gris 
de cendre passant au brun, on au jaune d'ocre. La poussière 
est d'un bhnc pur. Ce minéral raje le verre : son éclat tient le 
milieu entre le perlé et celui de la cireJ U est faiblement trans- 
lucide. Sa pesanteur spécifique est de s,8o8. Au chalumeau, U 
devient blanc, et fond sur ses bords. Qiauffé dans le petit ma- 
tras , il devient opaque et donne de l'eau. H se dissout dans le 
borax eu un verre incolore. Il a donnné à l'analyse les parties 
suivantes .'silice 53,69; alumine 21,70; magnésie 8^99; oxidule 
de fer i,43; oiudule de manganèse o,63; potasse 4,10 ; soude 

-o^68;oxidede sine o,3o; eau et traces d'ammoniaque 3,ao. L'a»- 
teur représente la composition de ce minéral par la formule 

•sùivsmte : r S* -f- a R S*; r désignant les bases bioxides iso- 
morphes, telles que la magnésie, l'ôxidule de fer, l'oxidule de 

> manganèse etc. ; et R représentant les bases à trois atomes d'oxi- 
gène, telles que l'alumine, G. Des . 

296. AiTALTSs d'un mxhésal pci«viauLsirT SB l'Amk&iqux no 
Noan; par TaoLLx-WAcimiEiSTEa. {lhid.\ i8a8, n^ 3, 
pag. 5ai.) 

On a trouvé dans la serpentine d'Hoboken, état de New-York, 
en Amérique , avec le carbonate de magnéiîe, un minéral en 
poudre blanche, que l'on a pris pour de l'hydrate de magnésie. 
Ce minéral, andysé par M. TroUe^Wachtmeisler, a dotané les 
parties laivaales : maga^ne 4Mi> ««de cacMM^ue SSySi^ eau 



/ 



Minirahgk. 4^5 

x8yK3; sUice o^S?; oxide «le fer, 0,^7; rnébugc x^Sg. Cette 
composition peut être représentée par la formule MgA,^ «f-S 
M^C*. 

397. RxCRSaCBKS St7E LES BAUX MlHiEALES DE lA BOVEBOVLE; 

par M. Lecoq. ( ÀnnàUs seientif,, ùtdust, et statist, de l'An-- 
^rgne; Tom. i, jnin 1828, p. i58.) 

La Bourboule est un hameau dépendant de la commune de 

Murat-le-Quaire, départ, du Puy-de-Dôme, éloii'née de Cler- 

roont-Ferrand d'environ t% lieues de poste, et à une lieue des 

bains du Mont-Dore* La vallée a>\ se trouve le hameau de la 

Bourboule est la même que celle où est situé le village des bains 

du Mont-Dore; son élévation est de 848 mètres an-dessus du 

ni\«AU de la mer. Sa constitutipu géologique est celle de la plus 

grande partie de l'Auvergne; des produits volcaniques de toute 

nature reposent immédiatement sur le granité, qui se montre 

au jour, au sud de la vallée et à la Bourboule même; il constitue 

la UMHitagne la plus voisine de l'établissement thermal. Il est re^ 

couvert sur plusieurs points par un tracbjte tantôt compacte» 

tantôt ponceux. La plupart des montagnes situées du même 

côté présentent la même structure. Celles qui bordent la grande 

route du Mont-Dore, et qui, par conséquent, sont opposées aux 

précédentes, sont couvertes de plateaux basaltiques,qui reposent 

tantôt sur le granite,.comme à Murat-le-Quaire, tiantôt sur les tufs 

ponceux, comme auravin de l'Eau-^lée. Ces diverses formations 

sont recouvertes, dans la vallée seulement, par une couche de 

cailloux roulés , presque tous d'origine volcanique, et qui, sur 

certains points, servent eux-mêmes de lit à des couches de tourbe 

de plusieurs pieds d'épaisseur. Cest dans le fond de la vallée, 

au pied d'une montagne et à 848 mètres d'élévation absolue y 

que sourdent les eaux minérales. Les unes, et ce sont les plus 

élevées, sortent immédiatement du granité; les autres s'échap* 

pent des tufs ponceux qui lui sont adossés. Les sources sont au 

nombre de six, savoir : celles du Grand-Bain^ du Bagmatsou, la 

Fontaine desjièvres, les sources de la Rotonde, au nombre de 

deux, et la source du Jardin. ¥À\es donnent de 5 à 10 litres d'eau 

par minute. Leur température n'est pas toujours la même, ex« 

cepté cependant celle du Grand-Bain et du Bagnasson. Les au- 

ttt% varient un peu selon les saisons, ce qui parait dA aii plus 



\' 



4oè ÉÊÙkéPnlôgiê, Jt^tSg 

ou moifu fl'^ksefir dès dépôts pobcéttit qa^cMeS tnivencnl 
après leur sortie dtt granité. La plus chaodé, oa te Gfnmif'Bimim 
donne 5a % centigr., et la plus froide, qui est une de celles dr b 
Rotonde f en donne seulement i a; 

Uoau du Grand-Btùn^ qui parait limpide dans un vase, et 
touche au contraire quand elle est en grande masse, a une lé- 
gère odeur fade, une saveur d'abord acide et ensuite salée, est 
oncèueusè au toiicher, ce qu'elle doit à une matière grasse 
particulière qui la surnage , dégage Une ftsses grande quantité 
d'acide carbonique pur, et laisse déposer sur les pitrois des bai- 
gnoires une assez forte proportion de carbonate de fer. EtJ« 
pèse XyOo8. L'eau de la Source des fièvres est limpide^ transpa-* 
Mitenéme en grande masse, n*a pas sensiblement d'odeur, quoi-^ 
qu'en entrant dans le bâtiment qui f abrite on sente une légère 
odeur d'hydrogène sulfuré : sa saveur est très-acide, puis salée^ 
et paraît plus forte que celle du Gnmd'-Bain^ et qui tient proba- 
blement à l'absence de la matière organique. Bile laisse dé gag er 
beaucoup d'acide carbonique et dépose du carbonate de 1er 
comme la précédente; sa densité est de z,oo5; sa fe mp ér a tqre 
moyenne est de 3i ^ ^ centigr. ; elle paraît varier un peu stii^ 
vaut les saisons. M. Lecoq n'a analysé que l'eau de ces deux 
sourceSi ayant trouvé, par des essais préliminaires, que cette du 
Bagnassou est analogue à celle du Grand-Bain^ et que les trob 
autres sources n'offrem aucune difTérencè^^imique avec la 
Sôttrce des fièvres. Voici les résultats sur looo grammes d'eau. 



Bav »«Oii«i>«BiA.xv. Sovaci »ts FiAt; 



Acid« cariMmiqa* libre 

AMCVa •«.••.•••...•...4>«.<«...a 

aéstd« talin sec , 

l|nl coatlMl t ^ 
Ryirochlorate <U soade.t .......... 

Ctrbooafe de toode ^ 

8«U«lt d« «o«dt 

«•*<-\|i5r^.:::;:;:::: 

StKca 

AtaMlM. ...* 

Carbonate d« fer. 

lltlMf»<»r«mtoM talfebl» , wilti «M 

tita jMiriioQ de toode 

Aallère tnfmtlk Inioloble ; 

■yd|p«oliiie do aoodo • 



1.90Mo« 
<M)7S5<Mi 
5.90«6 

3,M6t 
I.S77V 

o.iflsa 

0,0IIS 

0,0667 

o,o«a6 

dÔl tflOM 

dos trajet 
dot traeeè 
deairacat 
O.OSMI 



■ET 



S3SI0 ou 1,47 

B,7daa 

a.7914 

1.776S 
0,0«16 

OkOias 

CUSl 
dea ineaa. 



dof tr» 

o.o4ia 



•7< 



Mtnéfniogê^ 4i|^ 

Maij eonmie il 5" «rtàt une pedteqwmtité d'acide faydrôcblo* 
nque en sus de celle qui ëttic lïéoessaire pour salunr U soude, 
et qui a été comptée dans la perte, il est prdboUe que la ciiauk 
et la maguésie existent dans ces eaux à l'état diijdrochlomtesr, 
tandis que la soude et Toxide de fer y sont à Tètat de bî-€af«- 
bonates. 

L'auteur a jomt à son méttoire UM carte lithographiéede k 
Bmirboule et de ses enviions. J. Q. 

2198. Dis MiNSEAL^oBLLiN au BiLui ur Boshmin Les eaux 

minérales de Biliu eu Bohême; par le jy Bxi^ss et le prof. 
STBiiriutfir. Ia-8^. Yiemei 1827. 

En attendant que nous rendions compte dé cet ouvrage, nou^ 
donnerons ici l'analyse de ces eaux minérales : 

Source de Joseph Source de Caroline 

Snlfiite de potasse. . ; 2,463 a^ia? 

— de soude 7»)xa 6,943 

Muriate de soude. 3,8ii 3^3o3 

Carbonate de sonde 3i,i8a a3,4i i 

»- de lithion 0,1 14 o,io5 

— de strontiane 0,018 0,018 

— de chaux 3y058 3,8oi 

— de magnésie * . . . . ^,$73 ft,oto 

— de fer oxîdulé '. o,d64 j 

— d'oiddule de nangauèse.... o^i5 1 0^71 
Phosphate d'ahmine 0,0x9 j 

— ^ de chaux » 0,007 

Silice o,5o5 0,549 

Acide caihonique.... %ifi%o a%3x7 

Air atmosphérique Oyx53 o,xo8 

999. CHEMiscHiUNTEasucHUNO DxsSAUxawAssvas, etc. — ^Recher^ 
ches chimiques sur les eaux acidulés de Ifiederau; par C. C. 
Gmeun. Tubiogue, en i8a8. 

3oo. Das Bad zv BxmTaicH etc. -«• Le bain de Bertrich, dans le 
grand-duché du Bas-Rhin, d'après ses propriétés physîaH- 
chimiques et médicales, et avec une revue des curiosités des 
Tolean» de^'EiM; par Ch. Fr. HamLxss. U^'' de 4i« ft-} 
prix 6 h. Cobltat», i8a7« 



Cet OQtragêt divisé en ii parties, contient dans Iept«itter 
chapitre des détails topograpbiques et géologiques connus snr 
la vallée de Bertrich; dans le second chapitre on traite des en- 
virons, du climat et de la végétation ; dans le 3% des points g)éo- 
logiques les plus intéressans de l'Eifel; dans le 4% de lliîstoire 
des bains de Bertrich ; dans la 5*, des sources minérales; et les 
autres chapitres sont consacrés aux usages de ces eaux, i lenrs 
propriétés médicales, etc. La source a a5^ de température, et 
100,000 grammes d'eau contiennent 72,00 d'acide carbonique, 
2^,84 gr. d'acide sulfurique, 4)73 gr. d'acide muriatique, i a 1,43 
gr. de potasse et de-soude, 1,10 gr. de silice, 0,10 d'alumine, 
9,19 de carbonate de chaux, 9,33 de carbonate de magnésie, 
o,36 de carbonate de fer, et une trace de lithium. 

3oi. Beschkbibukg dex Stahlquxllb zu Lamschbui auf nxx 
HuHDSxucXy etc. — Description*de la source ferrugineuse de 
Lamscheid sur le Hiyidsruck, dans le gouvernement de Co- 
blenta, d'après ses propriétés physico-chimiques et médi- 
cales; par C. F. Haxless et G. BiscRor. In-8^ de 106 pag, 
Bonn, 1827. 

Cet ouvrage est divisé en 5 chapitres, qui traitent successi- 
vement de la position et de la géologie du Heu, de l'histoire du 
bain, de ses propriétés physico-chimiques, des rapports géologi- 
ques des environs et des usages médicaux de ces eaux. La source 
est à X 100' sur la mer dans un sol de schiste argileux et de grau- 
wacke, elle a 7 à 8° de température, elle donne 1044 pieds cu- 
bes (J'eau dans les 14 heures, et elle contient dons 10,000 parties : 
29,79278 d'acide carbonique, 2,5oi3i d'acidecarit>oniqueen com- 
binaison, 0,021 63 d'acide sulfurique, 0,02986 d'acide muria tique, 
o,23o3o de chaux, 0,2 7 7 4 1 de soude, 0,00628 de potasse, i ,96729 
desilice, 0,34670 de magnésie, 0,80680 d'oxidulede feret 0,06720 
d'oxidule demanganése. M. Bischof dérive lasoudedes minéraux 
alcalins du schiste, puisqu'il n'y a pas dans les environs des ba- 
saltes, source ordinaire des alcalis des eaux minérales. 

3o2. Massx ox CHAaaoïr ns tbexb d'uitb htissavcb bevar- 

, QCABLE* 

M. Bald, ingénieur, donne l'estimationsuivante de Ut profon- 
deur de la masse de charbon de terre de Dalkeilh et duLothian 



Minéralogie* é^o^ 

orientât : « Quant à la profondeur de ce vaste lit de diaii)on de 
terre, dans lequel on trouve des couches de charbon et de dé- 
bris organiques, mon opinion est que cette profondeur, prise 
clans les parties les plus profondes du bassin, est au moins de 
5oo brasses ou 3,ooo pieds; ce qui prouve combien les viillëes 
furent profondes autrefois, surtout si on admet en théorie que 
jadis les montagnes furent plus élevées qu'elles ne le sont de nos 
jours. Dans un certain cas , la distance entre deux couches de 
charbon, n'est pas moindre que de 90 brasses; et c'est un fait 
qui, dans la recherche du charbon de terre, doit engager les 
spéculateurs à ne pas se laisser rebuter par des apparences qui 
ne répondraient pas d'abord à leur attente. (Lond. and Paris Ob- 
serv.; 10 fév. iS'àS,) L. 

3o3. Remarques sur les mines n'o& de la Caroline septen- 
trionale; par Ch. £. Rothe. ( Amcric. Joum, of science; Tom. 
i3, n^'a; jauv. 1828, p. aox.) 

Le granité forme la base du sol aurifère, et renferme des 
bancs et amas de griinstein à filons aurifères. L'auteur croit 
pouvoir distinguer trois formations de ces filons, qui courent de 
l'E. à ro., plongent au N. de 40 à 5o^, et ont de a à 4 P* cl« 
puissance. Les minerais de la première formation sont du fer 
oligiste, du fer hydraté, de la pyrite cuivreuse, et de la pyrite 
aurifère. La seconde formation offre une gangue de quarz, se 
trouve dans du griinstein décomposé, et fournit les plus gros 
morceaux d'or, quoiqu'elle soit moins riche que la première. 
La V formation, plus répandue que les deux autres, est com- 
posée de quarz, de cuivre pyriteux, de cuivre malachite, de 
pyi-ites en partie arsenicales, d'antimoine sulfuré, d'or et de tel- 
lure. Il y a aussi de l'or d'alluvion, mêlé de cailloux de griin- 
stein. L'auteur compare ce granité à celui de la Silésie, et dit 
avoir suivi ce griinstein secondaire passant à l'amphibolile, de 
Salisbury à la frontière de Virginie ; et mcme les amphibolites 
à ro. de Lynchburg en Virginie, en font partie. G. Del. 

3o4. Mines d'or du négociant Raztorooniéf, a Zlatooust. 
{ GornoîjournaL — Journal des mines; n** 4» p* ^^^> 1825. ) 

Dans (e voyage à Slatooust, nous visitâmes les fabriques de 
Kacelinski et de Kichetimski, appartenant à M. Raztorgoniéf. 

B. ToMB XVI. a; 



4io Minéralogie. 

Leur €on»trucftbii est raste et belles quelques parties seal 
ont besoin d'être recouvertes. Dans ces deux fabriques on 
Taille aussi la fonte et le fer. M. Zotof, chef des fabriques, a 
augmenté le volume d'eau au moyen de quelques digues et 
écluses fort belles. Il obtiendra sans doute un surcroît de fabri- 
cation de métaux. Son activité et sa persévérance ont donné 
une vie nouvelle à ces usines. 

Quant aux fabriques où l'on extrait Tordu minerai, elles sont 
sur un bon pied. Les travaux de ces fabriques se poursinveni 
avec une étonnante activité en divers endroits» pour la plapart 
sur les bords de la petite rivière de Sakelga, dans les raines de 
•Soïmonof, de Tsarévo-Elîsabetinski» de Bogorodski » de Pérvo- 
Alexandrovski» de Sogourski et d*Anninski. Le sable contenant 
l'or se recueille en masse, sans distinction du plus ou moins ri- 
che, et l'or qu'on en retire est, par ce moyen, toujours delà même 
qualité et dans la même proportion. De plus, d'après une mé- 
thode nouvelle, introduite à la manière lancastrienne, tous les 
ouvriers font leur ouvrage au commandement ou au signal d'un 
chef, et ainsi il ne règne point de paresse parmi eux. Chagiie 
ouvrier fait sans se fatiguer six lavages à tour de Me^ et deux 
honuncs douce lavages par jour. Les lavages se montent à loo 
pouds ( 1800 kil. ). L'activité est concentrée dans les fabriques 
d'hiver et d'été tout près des travaux. Les premières sont des 
modèles par la pureté de l'air et par leur chsïleur en hiver, pn»- 
dttite perdes tuyaux suspendus ^ elles sont parfaitement bien 
éclairées. Leur longueur est de i5 à ao sagènes (90 à iso pieds \ 
et leur largeur de 9 à xo sagènes ( 54 à 60 pieds). Dans le mi- 
lieu il y a im corridor de s à 4 archines ( a mètres à a m. \) 
de large où, on transporté à dos de chevaux le sable, et on le 
décharge près des lavoirs, de manière à l'y faire couler au be- 
soin. Sur les murs et dans l'intérieur, de chaque eàtè on con- 
struit entre les fenêtres 4 à 5 cheminées avec des conduits ou 
tuyaux en briques sur des rayons en fonte, soutenus par des 
supports en fer^ à la disUnoe d'une à a archines ( a à 4 pieds ). 
Voilà ce qu'on appelle les tuyaux suspendus. Au dessous des 
cheminées et tout près d'elles sont des copeaux et du bois sec 
en cas de besoin. Ces fabriques sont au nombre de quatre. 

Dans toutes les minières, les couches de sable n'ont qne de 
s à 4 afoUnes ( 4 à S pieds) d'épaîMeoTi elles sont placées sor 



V Minéralogie. J^n 

du Calcaire on sur de la serpentine. Dans un court laps de 
IMops, depuis le mois de septembre i8a3 , jusqu'en septembre 
i8i5y on a tiré de ces sables plus de 45 pouds, ( 8io kîlog. ) 
d'or. A en juger par l'étendue de cette mine, on peut conclure 
que les travaux de ces fabriques dureront encore de longues 
années et seront d'im grand rapport tant pour le fisc que pour 
le propriétaire. De T. 

3o5. VoTApx MiiriBALOCiQiix SANS tM& paoviiTCBs pkSaiht-Paul 
AU BaisiLi fait en x8ao, par MM. D'AirnmAnA; article corn» 
muniqué par M. Menezès de Drummond, de Rio- Janeiro. 
{Joum, des Foyaget; xoS* cah.; oct 1827). 

L'île de Saint-Yincent y dans la province de Saint- Paul , sur 
la côte du Brésil, est composée dans sa partie montueusey dont 
le point le plus élevé est la colline dite de Monserrat , de gneiss^ 
qui passe sonvent à du véritable granité, et d'autres fois à la 
sêémiCf quand le bomblend y devient abondant. Sur ce gneiss 
âppandt de temps en temps du schiste argileux primitif qui se 
transforme dans quelques parties en micaschiste, A peu de dis- 
tasoe de Monserrat, on trouve une masse de roche isolée, dé- 
lacbée de cette colline , et dont la couleur est tantét jaune , 
tantôt cendrée; assez décomposée et fendue, ayant environ. 9 
brasses de long, 3 de haut, a et demi de large, et formant un 
paraUélipipède irrégulier. C'est du petrosUex ou hornsteîn ; les 
habitans la nomment la pierre de la sorcière. Le reste du ter- 
Tain de rtle est. plat, d'une triple formation alluviale composée 
d'argile , de sable et de cailloux roulés , grands et petits. 

En sortant de l'île , les voyageurs arrivèrent au pied de la 
grande chaîne de Parananpiacaba ou de Saint-Paul , par une 
plaine qui coupe la rivière dite des Pierres , laquelle se préci- 
pite, des mêmes montagnes, par une énorme crevasse. Ce tor- 
rent entraîne dans son cours beaucoup de cailloux roulés. On 
observe dans la plaine , jusqu'à la superficie du sol , du gneiss 
asses décomposé, lequel se transforme quelquefois en micaschiste 

et en schiste argileux primitif, qui, colorés par le fer, dénaturés 
par les eaux ou les météores , et plus ou moins transportés, for- 
et qu'on appelle en portugais du fissaraô ou hane superfi» 

a;. 



4ia Minéralogie. N® 3oS 

cieiei tripla (i): ce pissaraâ compose Târéte étroite de la 
montagne par où se dirige le chemin qui conduit au sommet. La 
roche primitive est coupée de temps en temps par des filons de 
quartz blanc dont la largeur ne dépasse pas celle de la main et 
plus souvent même est plus faible. Après avoir descendu le pic 
de la montagne y la même formation continue jusqu'à ce qu'on 
arrive à un plateau de sable quartzeux blanc , de grain plus ou 
moins gros , qui paraît dû à la décomposition du grès sur lequel 
il repose. Ce plateau est arrosé par divers ruisseaux qui , faute 
de pente et à cause de la crue occasionée par les eaux plu- 
viales, forment des marais couverts d'immenses bancs d'excel- 
lente tourbe noire , d'une épaisseur très-considérable, dont on 
ne tire aucun parti. Ce grès, décomposé et mêlé avec de l'ar- 
gile ferrugineuse et du mica en lamelles , souvent de plus d'un 
pouce de largeur, forme un pissaraâ violet ou rouge , entre- 
coupé de pissara plus fine de couleur blanche. Dans une ou deux 
de ces couches où le chemin s'enfonce davantage, on observe de 
petits dépôts de sable fin aggloméré, qui probablement augmen- 
tent à mesure qu'ils s'éloignent de la superficie. On ignore s'ils 
contiennent de l'or. De ce terrain qui forme diverses ondula- 
tions, s'élèvent de petits sommets isolés de grunsitin et de 
roche globuleuse de Werner (dioriie globaire de Haiky) , dont 
il n'est pas possible d'observer la position à cause des obstacles 
des bois et du terrain qui les couvrent. On se sert de ces roches 
pour paver le chemin . Cette formation àe pissara continue plus 
ou moins jusqu'à Saint-Paul, variant de grain et de couleur, 
comme il arrive en pareil cas aux bancs de tourbe. 

Les environs de Saint-Paul sont couverts de coteaux séparés 
par de beaux vallons , larges et étendus, mais trop souvent hu- 
mides et marécageux. Sur le penchant de la colline qui mène 
du couvent des Carmélites au fleuve Tamandatiy, avant qu'on 
eut bouleversé le terrain pour y élever des maisons , les enCans 
de la ville tiraient de l'or d'une fondrière formée par les pluies, 
et il est probable que cette formation se prolonge dans toute la 
colline sur laquelle la ville est bâtie. Les rues sont en grande 
partie pavées de mine de ferai^ileuse, de couleur brune tirant 

(i) Pissara : lit de terra «if Uo-feiragioeuse on MblonoAQie, q«l Mrt 6m 
ba»e a a Caseaiko larifêre. 
PUsaraS: pissara pliu compacte et i graini ploa ^t* 



Minéralogie. 4i3 

sur le rouge sang de bœuf, qu'on extrait du voisinage de Saint- 
Anoaro. Cette mine de fer est assez riche et mérite plus d'être 
explmtée que beaucoup d'autres de même espèce qu'on travaille 
tfvec succès en Europe. En descendant du couvent des Carmes, 
parle côté qui mène au fleuve Tarn andatiy, on observe sous la 
terre végétale un banc de pierre de sable grossier, disposé en 
couches peu épaisses, et au-dessus une pissara en partie vio- 
lette et en partie rouge, ayant sous elle une couche de pierre 
bolaire, quelquefois blanche et d'autre fois violette. Ce terrain 
est sujet à de fréquens éboulemens qui menacent d'entraiiter le 
monastère. Au bas de la colline on trouve une grande vallée ou 
plaine, traversée par le Tamandatiy , et par le Tieté dans lequel 
se jette le premier. Cette plaine est de la même nature, c'est-à- 
dire argito-ocreuse y et tourbeuse sur les rives et aux environs 
des ruisseaux. 

Au-delà du pont du Tieté se trouve une colline sur laquelle 
est sîtnée la ferme de Sainte- Auma* Elle est composée de mine 
de fer argileuse, de couleur de sang de bœuf, plus ou moins 
compacte , plus ou moins mêlée avec des grains de quartz, qu'on 
ne peut exploiter faute de pierres calcaires qui donnent de la 
castine. 

En sortant de Saint-Paul pour aller à la paroisse de Saint- 
Amaro, la même formation que nous avons déjà décrite se 
continue. Sur le penchant des collines, on aperçoit déjà du 
cascaiÂo (aggloméré) qtii promet de l'or, mais qui n'en contient 
cependant pas. Il est de couleur cendrée par- dessus, mais il de- 
vient plus foncé à mesure qu'on descend , et il est composé de 
cailloux quartzeux aglutinés au moyen d'argile ferrugineuse. 
Les rues du village sont pavées de granité, à grain fin, et de 
grès. On le tire , à ce qu'il paraît , des hauteurs qui bornent le 
vallon 'traversé par le Rio-Grande, dont la source est dans la 
' chaîne de montagnes maritimes de Saint-Paul. Les hauteurs et 
les coteaux du district de Saint-Amaro sont presque tous formés 
de cette mine de fer dont nous avons déjà parlé, particulière- 
ment le site appelé Tatepa , où le minerai est assez pur et assez 
abondant. On trouve au-delà du fleuve les ruines de plusieurs 
petites forges. 

Non loin de la ville de Saint-Paul , on trouve les monts de 
Jaragua, dans la direction de l'est- nord-est, célèbres par les 



4i4 Minéralogie. 

mines d*or qu'ils renferment. La superficie du terrain ctl W 
même jusqu'à un quart de lieu de la ville, où, après niw des- 
cente, reparait la même mine de fer, qui continue à smTie las 
hauteurs jusqu'à ce qu'elle ait passé le Tieté. Dès qu'on s>^vit 
les collines qui forment la chaîne antérieure à celle du Japi , 
le terrain se montre coupé en pentes douces et herbeusos q«i 
souvent n'ont pas d'issue et présentent des espèces de hairim- 
Dans quelques parties on remarque de grands fragm«ns isolé» 
de granité, à grain moyen, mêlé de mica noir qui, au premier 
aspect, ressemble à l'homblend. Près de la ferme de Jangtta on 
aperçoit du j^/tofAàie brun foncé ou noLr,qui passe à du numgaÊiise. 
Cette formation ferrugineuse est très-fendue dans ses bancs et 
couverte sur son arête depissara^ couleur sang de boeuf. Sur un 
niveau plus élevé , paraissent des couches de grès blanc d'un 
grain fin, qui semble fort propre à faire des pierres à aiguiser, 
ou bien à servir dans des fours à fer. On y trouve aussi du grès 
plus ou moins rouge et d'un grain plus gros. Ces couches de 
grès sont coupées par des filons de quarts commun, qui, à le 
superGcie, ne présentent aucun indice de mêlai. Cest sur la 
couche de grès que repose la formation aurifère d'une des 
mines les plus riches du Jaragua, qui paraîtrait devoir son ori- 
gine à une décomposition de mhicrai de fer auril%re, et qiû 
forme une espèce de cascalho que les ouvriers enlèvent et la- 
vent, non sans perdre beaucoup d'or par leur mauvais système 
' dépuration. Sur am niveau plus bas, à l'un des côtés, il y a 
une autre mine d'or, mais son calcalho est mince; il est formé 
de cailloux blancs de grès et de quartz, mêlés à un très-petit 
nombre de fragmens de mines de fer, d'une à deux palmes de 
grosseur. Ce cascalho est couvert d'une couche de terre ai^o- 
ferrugineuse assez épaisse et qu'il faut arracher pour pouvoir le 
travailler; m^is ce cascalho ^ comme laipissam inférieure sur 
laquelle il repose , est assez pauvre d'or, puisque deux palmes 
cubes, pour le lavage au batea^ donnent tout au plus deux ou 
trois parcelles d'or sans déposer de couleur comme la mine déjà 
décrite. Par une erreur très-ordinaire au Brésil , les mineurs ne 
recherchent pas la seconde couche de c<ucaMo inférieure à 
la première, parce qu'ils la regardent comme stérile, et cepen- 
dant elle est bien plus riche en or que la première. Tous les 
travaux de ces deux mines de déblai en excaration sont toèn 



Boianifue. 4kS 

imparfaits, sans économie et sans la moindre connaissance de 
la métallurgie. 

Les monts de Jaragoa sont resserrés entre la chaîne de Japi 
et la chaîne de la mer ou de Paranpiacaba, qui lui est parallèle. 
Celles-ci sont séparées par la grande vallée dans laquelle se1^• 
pentcnt , aux environs de Saint-Paul , le Ramandatiy et le Tieté. 
Cest dans les environs de la ferme de Jaragiia que se trouvent 
les anciennes mines d*or, connues sous les noms de Quebm-Pe^ 
ghtif Cara/mcuhu , Smnta^Fé , Ribeiraâ de Samambaia et Itay. 
Toutes ces mines, présentent les mêmes caractères que celles 
dont nous avons déjà parlé, et leur cascalho nommé guapiaras^ 
c'est-à-dire cascalho superficiel qui suit l'irrégularité du terrain, 
se compose de cailloux de quartz, de pierre et de minerai de 
fer argileux conglutincs au moyen de terre ferrugineuse rouge« 
Les parties de cascalho qui restent encore, et la pistara supé- 
riear«iy dont les anciens mineurs ne savaient pas tirer parti, 
fournissent encore une quantité d*or assez considérable pour 
mériter la peine d'être exploitée. (Lasuite à unprœham eahiêr). 

J. GlAAlDIH. 



BOTANIQUE. 

3o6. B&ivx OBSEavATioif sur la réplique de M. LoiSEtsua aux 
observations de M. Fiux Pbtit sur la a* édidon du Flora 
Gallica. (Voy. le Ballet, de sept. x8a8, p. ïio, et celui de 
janv. i8îi9,p. 70.) 

J'ai dit que le Statke alliacea Cav. selon M. Loiseleur, ne se 
trouve point à Bormes , précisément parce que je savais que 
M. Loiseleur avait rapporté à cette espèce un échantillon de 
Statice que M. Mérat a reçu de moi. Je n'ai point recueilli à 
Bormes le Statice que j'ai donné à M. Mérat, et je ne lui ai point 
indiqué cette localité; les plantes que j'ai communiquées à 
M. Mérat n'ont point été accompagnées d'étiquettes de ma main, 
il prenait lui-même note du lieu natal; en cette circonstance il 
a commis une erreur, et M. Loiseleur voudrait qu'on lui accor- 
dât plus de confiance qu'au témoignage de celui qui a recueilli 
la plante. 

Bormes n'est point, comme Toulon, sur le bord de la mer, 



'4i6 Bofetnique. 

ainsi que le croit M. Loiseleur, il en est éloigné de plu5 d*aiie 
lieue ; il est sur une éininence ; et Ton peut avoir trouré le Sia- 
tice alUacea à Toulon, sans que l'on puisse en conclai« que l'on 
doit rencontrer à Bormes le Statice que M. Mérat a reçu de rooî« 
La position et le sol de cette dernière ville ne conviennent point 
à ma plante , qui croît dans le sable constamment mouillé par 
Teau de la mer. 

Je n*ai point^pris le soin de compter les plantes contenues 
dans l'ouvrage de M. Loiseleur, et j'ai indiqué le nombre 4,100 
d'après lui-même. Voyez sa préface , page i*"*, lignes lo* et 1 1*. 

Félix PsTiT. 

307. Sur la métamorphose de l'Ectospeema clavata Yauch. ; 
par M. Franc. Unceu. {Nova Acta Acad, Leop.-Carvl, ; Vol. 
XIII, p. 789). 

"Dès 1807 y Trentepohl a parlé de la métamorphose de de 
VEctosperma clapota Vaucb. , en animalcules infusoires, et du 
retour de ceux-ci à l'eut de plantes. £n 1814, M. C. G« Nées 
d'Esenbeck confirma ces observations; mais il n> a que M. 
Bory de Saint-Vincent qui ait ajouté foi à cette découverte. 
M. Unger a fait, au mois de mars i8a6, de nombreuses re- 
cherches sur le même sujet. Ayant recueilli dans un vase de 
verre VEctosperma clavata ^ il ne cessa pas un instant dobser- 
ver les différens changemens qui s'opérèrent sous ses yeux. Les 
ûlamens d'un vert clair formèrent à leur extrémité des boutons de 
couleur plus foncée ; ceux-ci s ouvrirent et laissèrent échapper 
des globules de grandeur et de couleur différentes : cet acte 
dura à peu près une minute. L'auteur vit distinctement les di- 
vers niouvemens spontanés auxquels plusieurs de ces globules 
ou infusoires se livrèrent, tandis que d'autres restèrent dans 
l'inertie. Le lendemain , la surface de l'eau se trouva couverte 
d'une grande quantité de bulles d'air dont le nombre s'accrut 
considérablement par de nouvelles bulles qui se développaient 
des filamens de la conferve. L'auteur n'a pas été à même de déter- 
miner s'ils ne renfermaient que de Toxigcne pur. Les globules 
s'attachèrent h ces vésicules d'air, et les infusoires étaient en 
mouvement au milieu d'ejx. La planche qui accompagne le mé- 
moire représente les différentes formes des êtres observés par 
M. Unger. ir prétend avoir observé les mouvemens variés des 



Botanique. 41 j 

infusoires, la dimintitioii successive de leurs mouTemcns, leur 
dépérissement et leur changement en plantes en germination. 
Un prolongement transversal , organe que Tauteur compare à 
la radicule y se développa le Séjour; à son extrémité se for- 
mèrent des racines qui fixèrent le végétal aux parois du verre. 
La plante continua à croître sans subir de modification sensible 
jusqu'au 11^ ou la'jour, où les organes de la fructification, 
placés à l'extrémité des branches, émirent de nouveau les 
globules mouvans ou les infusoires. 

D'après ces observations , les plantes distinguées sous le nom 
de Conferva clavatOy bursata et vesicata, ne sont que des états 
différens du Conferva dilatata Roth. L'auteur en donne 
le caractère spécifique suivant : « Filamentis continuis raraosis 
imbricatis^hinc inde dilatatîs aercm includentibus, ramis ra- 
roulisque divaricatis sparsis remotiusculis , fructificationum 
granulis sparsis.i^Le caractère générique de VEctosperma serait 
le suivant^ tel qu'il a été donné déjà par M. Nces d'£senbeck : 
« Fila ramosa, continua, sub apice proliféra, sporas apice coili- 
gentia in globulum vivum post partum libère natantem morte- 
que revirescentem. » B . . . a. 

3o8»OBsxavATioN D'cHKMONSTaDOsiTi de fleur du Lilas vulgaire; 
par M. GviLLEMiv {Mémoir. de la Société d'àist, nat. de Pa- 
ns s. Tom. IV, p. 363). 

L'auteur donne ici la description et la figure d'une fleur de Lilas 
dont les différens verticilles étaient triplés dans le nombre de 
leurs parties. Ainsi le calice offrait 11 dents, la corolle 11 seg- 
mens ; il y avait 6 étamiues , et trois styles soudés en un seul , 
mais manifestement terminés par les stigmates; l'ovaire, très- 
jeune, paraissait formé de trois ovaires réunis. De cette obser- 
vation M. G. conclut que la fleur monstrueuse en question se 
compose de trois fleurs soudées intimement entr'elles, ce qui 
parait démontré par la situation de la fleur qui occupe la place 
où se voient ordinairement 3 fleurs distinctes, et parle nombre 
des parties florales. Il cherche ensuite à donner une explication^ 
de ce phénomène , et il s'appuie principalement sur la théorie 
qui considère chacun des organes partiels comme produit par 
un faisceau de fibres originairement distinct; que les fibres, ea 
se développant^ contractent naturellement ou fortuitement di^ 



4i8 Botanique. N*i75 

verses adhér^ces; que souvent aussi elles subissent des avor- 
tenaens généraux ou partiels; enfin, que c'est leur nombre dé- 
terminé dans le pédoncule , ainsi que leur position symétrique , 
qui forment les diverses modifications des fleurs. Cette théorie 
est l'inverse de celle que MM. Moquin-Tandon et Dunal ont émise 
dans le mémoire qu'ils ont publié sur les dédoublemens ou 
multiplications d'organes. A. 

309. Sue lbs Htbbides dans le règne végétal (sans nom d'au- 
teur). {Flora oderbotan, Zeitung; 1* partie; juillet-oet., x8»6, 
p. 593). 

Ce fragment de 4 pages a pour but de faire voir que , malgré 
les faits mis en avant , nous sommes encore fort loin de pouvoir 
établir une théorie sur ce sujet. Ces faits sont de deux sortes : 
les hybrides sont un résultat naturel ou artificiel. Les exemples 
qu*on cite du premier cas ne sont nullement complets, les 
plantes qui les ont fournis pouvant être considérées comme de 
véritables espèces. Quant au second , les expériences directes et 
suivies rigoureusement dans tous les détails, sont tressa nona- 
breuses. Il est donc à désirer que des observations exactes s'em- 
parent de ce sujet et dirigent leur attention sur des genres qui 
paraissent prêter davantage à ces transformations, par exemple 
le PeUugonùtm et d'autres, dont les innombrables variétés font 
l'ornement de nos parterres. D. . .u. 

3io. PxÀcncAi. BoTAiTY. -^ Botanique pratique. Arrangement 
perfectionné des plantes britanniques suivant le système de 
Linné, avec une introduction; par WiLUiui Jours, i voL 
in-8^, 9 sh. cart. Londres, i8a6; Longman, Rees , etc. 

3ii. FiBST STBPS TO BoTAHT. — Introductîon à la Botanique ; 
' par James L. DmumioirD. In-xa , 400 pag. ; prix, 9 sh. Lon- 
dres, 1824. 

3ia. CoirvxasATioirs oir Botant. — Entretiens sur la Botanique. 
Avec pi. 5* édition in-ia; prix, 7 sh. 6 d. Londres, i8a5 ; 
Longman , et comp. 

3i3. OuTLXNxs OF BoTàHT, ctc. — Élémeus de BoUnique, 
principalement tirés de l'introduction de Smith , contenant 
l'explication des termes botaniques, l'exposé du système de 
Linné, et une esquisse du système des familles naturelles, 



BotaniqUÊ. 4^9 

de Tanatômie et de la physiologie végétales; avec planches; 
à Tusage des écoles et des étudians; par Johv Logk.«» pro*- 
fess. de botanique. Boston » i8a5; Cummings, HilUard et 
compagnie. 

3 14. OiTTHB GKOcainncAZ. msTBiBUTioir of Plants. — Sur la 
distribation géographique des Plantes; par C PioiBiLiirG, 
D.-M. Lu le 19 octobre 1827. {Extr^ des Tnmsmet, dt la So- 
eiété amer, phiiost^.) 

Dans ce court essai 9 l'auteur examine la distribution des 
groupes et plus particulièrement des espèces de plantes. Il part 
de cette supposition que chaque espèce a eu un berceau propre, 
d'où elle s'est ensuite étendue par une sorte d'irradiation ; tt il 
passe en revue les causes qui ont^'soit favorisé, soit arrêté sa dif- 
fusion. Le degré de chaleur nécessaire ii la vie de la plante , et 
qui est mesuré tant par la latitude que par la hauteur du ter- 
rain, la confine dans une z6ne dont les limites sont plus ou moins 
éloignées enti'elles , plus ou moins irrégulières ; dans cette séné* 
la nature du sol propre à sa végétation circonscrit encore l'es- 
pace où elle croit. L'interposition de hautes chaînes de mon- 
tagnes ou de masses d'eau l'arrête dans sa diCfusion ; les cou- 
rans et les vents la répandent au contraire, et l'homme l'emporte 
souvent avec lui. Après ces considérations , qui étaient depuis 
long-temps connues , l'auteur propose la division de la surface 
du globe en onze grandes régions botaniques : les unes sont 
celles qu'on admet généralement; d'autres sont propres à l'au- 
teur, qui aurait pu, à^ce que nous pensons , les circonscrire plus 
naturellement. Il place, par exemple, les lies de Madagascar et 
Maurice dans la même région que l'Arabie' et le Sénégal. Ces 
grandes régions se subdivisent ensuite en sous-régions et com- 
prennent chacune plusieurs flores distinctes. Ainsi, la région 
formée par la partie tempérée de l'Amérique du nord comprend 
les flores du Canada , des ÉUts-Ums , de la Louisiane et de la 
Californie ; la région formée par la partie tempérée de l'ancien 
continent, comprend les flores européenne, sibérienne, médi- 
terranéenne, persique, tibétaine, chinoise. On voit que l'auteur, 
dans sa classification , en a placé sur lesquelles nous avons mal- 
heureusement peu de données jusqu'à présent. C'est, au rester 
un simple exposé qui aurait besoin^ pour être jugé, de la pro- 



'4<io Botanique. 

duction des pièces nécessaires pour donner de la valear à tonte 
statistique. Comme il est extrait d'un recueil scientifique , nous 
ignorons s'il est isolé ou si c*est l'introduction de quelqu*ouvrage 
plus étendu. Il est accompagné d'une carte de rAmérique sep- 
tentrionale sur laquelle sont tracées plusieurs de ces zèaes qai 
circonscrivebt la végétation de certaines plantes. A. dk J. 

^t5. Catalogvb nss plaittes alpikes teouv^bs sv& ul cuaîste 
nu Stockhobn et dans son voisinage ; par K. T&acssex.. (>#jf- 
nalen der schwaizeiischen GeteUschaft fur die ^t^unweem- 
schaft,; vol. II, livr. I, p. 7a). 

M« Trachsely qui a étudié pendant long-temps les plantes de 
la chaîne du mont Stockbom, dans le canton de Berne, puUle 
le résultat de ces recherches. Les localités des espèces recueil- 
lies par l'auteur, ainsi que les hauteurs auxquelles elles se trou- 
vent, sont indiquées ; il a joint quelquefois des observatioiis 
sur la végétation et les variatiqns des couleurs. Ce catal<^ae 
peut être bien utile aux botanistes qui se proposeraient de 
parcourir les contrées visitées par M. Tracbsel. 

'3 16. Esquisse DE LA Flore des cantons de Schaffouse et de 
Thurgovie , ainsi que d'une partie de la Souabe. [Flora otler 
hotanische Zeitung; a* part. , juîll.-octobre i8a6, p. 46S.) 

L'auteur anonyme donne, selon le système de Lioné, avec 
les localités, la liste des plantes les plus remarquables qu'il a 
trouvées. Nous y avons distingué les suivantes : Thesùun 
ebracteattim Hayne ; Rubus corjrii/olius Id. ; Poteniilia alba 
Willd. ; Aconitum neomonianum y Thalictrum gaUoides Pers, 
Adonis fiammea , Corydalis fabacea Pers. ; Onanis mitis Gmel.; 
Bitphtalmum calicifolium Willd., etc. A. D...I7. 

317. SCR LA VlfoÉTATlON DU CONTIHXKT DE lItaUB; par M. 

Sam. Brunnbr, D''-M. àBerne. [FlomoderBotafUiche Zeitung; 
a* partie, juill.-octob. i8a6, p. 465). 

Lltalie, sous le rapport de la géographie physique, se par- 
tage naturellement en trois parties: les deux premières au nord- 
' est et au sudoucst de l'Appennin , et les côtes de TAdriatique en 
face de la Dalmatic et du Péloponèse. 

La végétation de la 1'^ partie porte deux caractères bien 
distincts selon les localités; dans les gorges des montagnes on 



BotaniqUB. 4a t 

trouve» à câté des plas beaux arbres de r£urope» des plantes 
du midi 9 même d'autres parties du monde, le Cactus Opuntia^ 
\jtgave americana\ etc», tandis que beaucoup de plantes du 
sud-ouest de la Suisse et du Dauphiné croissent au bas des 
collines, dans les lieux écartés, dans les marais, que n'a point 
encore atteint la culture de la Lombardie. La flore du sud- 
ouest présente un aspect tout différent. Les arbres élevés dis- 
paraissent en grande partie, et sont remplacés par des arbus^ 
tes, le myrte, le grenadier, Toranger (rarement) en pleine 
terre, des PhylUrea^ des Passerina^ le Chamœrops hitmiiis, etc., 
mais surtout des légumineuses. 

Il est remarquable qu'il y a de Nice jusqu'en Calabre peu de 
différence dans la végétation,- que la campagne de Kome pré** 
sente celle-ci dans sa plus grande richesse. 

Sur les bords de l'Adriatique, la végétation offre une ressem*- 

blance très-marquée avec celle de la côte opposée, et M. Bei^ 

toloni assure que , pour déterminer un assez grand nombre de 

plant^'s de la Fouille, il a été obligé de recourir aux ouvrages 

de Sibthorp et de Smith. Mais la végétation de la côte 

d'Italie porte un caractère qui manque à la côte opposée, celui 

qu'elle reçoit de certaines plantes des Alpes communes dans les 

montagnes des Abruzies et de la Calabre : Gentiana acauiis et 

bavaricaj quelques Pédieuiaires ^ les Silène acauiis, Draba 

pyrenaica , et plusieurs Saxifrages de Suisse. On comprend que 

la flore de Naples, qui comprend également des palmiers, des 

j4gave\ etc., doit être une des plus riches du monde. 

L'Italie, en général, comparée aux contrées du nord, est 
pauvre en cryptogames; mais c'est le pays des Légumineuses, 
comme l'Angleterre est celui des mousses, la Scandinavie celui 
des lichens, le nord de l'Allemagne, la Hollande, etc., ceux 
des cypéracées, joncces et graminées, la Suisse et la Savoie 
ceux des renoncules, pédiculaires , saxifrages, crucifères , des 
Hieracium y etCf enfin , la France méridionale, l'Espagne, des 
labiées et corymbifères. A. D...v. 

218. BoTANiCAL xEGiSTER. — n^ cLV-CLVi; janvier-février i8a8. 
(Voy. le BuîleL, Tom. XVI, p. a4a-) 

1 1 1 7. Tecoma capensis. Les graines de cette belle plante ont été 
envoyées en i8a3 du cap de Bonne-Espéranoe au jardin de &ew, 



où on la enldve soas le nom de Bignonm eape/uù. Ml LiiiAey 
a accompagné la fignre de cette plante de tous les détafls ée 
ton organisation florale. «^ 1 1 18. Âfimulut mosckatus. Noavdte 
espèce découverte par M. Douglas sur les bords de la rÎTiéfe 
Columbia, et ainsi caractérisée : « M. canle repente folus^ue 
ovatb dentatis glanduloso-villosis , pedonculis geminis Iblm 
brevioribus, corolle limbo lubaequaliter 5-Iobo, ladniâ i 
riore pubescente. » •— x 1 19. QBnothtr» quadràmùtem. CTest 
•ore une nouvelle espèce découverte par M. Douglas dans 
niérique septentrionale. Elle est remarquable par ses pétales 
ses et blancs , denticulés au sommet. Voici sa pbrase spécifique : 
«OB. feliislinearibusintegerrimis pubeseentibus, captôlb pilosis 
ttretibus aulcatis foUis brevioribus, petaUs dentîeulatb sub api. 
ce discoloribus , tubo calyds brevi«imo. » — t tao. DmmeOé re^ 
feinte. R. Br.Prodr. fi. Nov.-HolL — ixat. PenMemon JlM«r- 
^Uonii Douglas. Cette belle plante croît sur les rocbers des 
bords de la rivière Golumbia, et se distingue par les canetèrcs 
suivans: « P. cauie berbaceo, foiiis sessilibus pinnatifidis, es- 
lycibus glandtt]oso-pubescentibus;laciniis ovatisacutis^coroIlR 
labio superiore bil<^o; inferiore trilobo traasveno , pedunco- 
lis racemosis a-3-floris. » A propos de cette plante , X. Liodiej 
donne son avis sur les genres Pentsiemon et Chekme, qu'il croit 
diiïéiensy et dont il expose les caractèi^s essentiels. ^ itas. 
P€nîst€monangast^ittnlÀuA\.^o\k Cheione angustifidùt'Kmkih^ 
Nop.gen., tab. 173. — iia3. Oxalis fioriàunda. Espèce proba- 
blement origmaire de TAmérique méridionale , appartenant à 
la section des Comiculées( CoMicuiaiœ), et ainsi essentielle- 
ment caractérisée : « O. caule erecto herbaoeo multifloro fo- 
liolis cuneato-obcordatis petiolisque pilosis , sepalis obtosis ta- 
nentosis apice bilineatis, stigimatibos stamina superantibus. » 
— xta4. LtÊfiniu leucophrUms Douglas : berbaceus, villosis- 
simus, floribus altemis pedicellatis bracteolatis, calycb labio 
superiore bifide : inferiore integro, ibius digiutis : foUolis 7-9 
oblongo-lanœolatls , stipulis subulatis lanatis. » Orig'maiie des 
bords de la rivière Columbia— 1 1 a5. Mimulusjloribundusi cauie 
ramoso piloso, foliîs corda tis petiolatis dentatis, floribus infe- 
rioribus soliUriis foiiis brevioribus, calycibus rubriveniis. » 
Néoie localité que po;ir la plante précédante. — i xa6. Gcmio- 
èiu lÊindifiww , on C^rmuichum wkU0mun M0j9t. flor. Issf • 



Botanique, 4iS 

cpiebo. -— II «7. doxiiUa eattleseau. Celle plante esl U plus 
belle espèce du genre; elle est originaire deFemambucOy et 
se distingue principalement par sa tige frutescente droite, 
portant de grandes fleurs longuement pédonculées. Voici ses ca^ 
ractères : « G. foliis ovalibus crcnatis obtusis tomentosis mar- 
gîne revolotis , caule erecto elongato, floribus solitariis longé 
pedunculatis , coroUa» laciniis subaequalibus imbricalis; inler«- 
xnediàcordatâ ovatâ. » ^ 1 128. Ctatœgusoxyaeanthoides Thmlh 
fl. Paris. — iia9« Sophnnia cêmaa. Petite orchidée ^ vivant 
parmi les mousses sur les troncs des arbres aux environs de Ja- 
neiro. Elle forme le type d'un genre nouveau voisin de VOct^^ 
mena p mais qui en diffère par ses masses polliniques caudîcii- 
léeSy son gynostéme muni d'ailes, son labelle entier, etc. «^ 
iiSo. BittbergM fiuciata. Celte plante fait partie d'un genre 
très-rapproché du Bromelia. Elle est originaire de Rio-Janeiro, 
et se distingue de ses congénères par les caractères suivans : B. 
spicâ proliféra, capitule bracteis involucrato, foliis glauds ob- 
tusis apiculatîs recnrvis spinoso-serratis aUx^fasdatis , scapo 
hispido. ( G.... » ) 

319. BoTAHicAL Magazutb. — - Nouvelle série, par M« W« J. 
HooKsm. n^ x-xii; octob.-déc. 1827. (Yoy. le Bulletin, 
Tom. XVI,p. a4o.) 

2770. Banhia integrifbUa L> suppl. — 2771. Mirbelia gran^ 
d^ra. Nouvelle espèce, remarquable par ses feuilles alternes, 
ovales-lancéolées et par ses fleurs jaunes , tandis qu'elles sont 
ronges dans les autres espèces. .^.9779. Hutchinsia stjrloia 

I><: 2773. Oneidium pulchellum. Celte nouvelle orchidée 

croit sur les arbres dans les environs de Demerara. Elle se rap- 
proche par son port de Yloncpsis de M, Kunth. Voici sa phrase 
spécifique : « O. floribus racemosis secundis , petalis ovalibus • 
sttbunguiculatis, duobus anticis connatis lineari-spathulatis , 
labello quadrilobo, lobis rotundatis aequalibus , foliis acutè ca- 
rinato-triquetris. • — 2774. ScUla escuknta QmwXet ^ on^én- 
thericum esculentum Sprengel. — si775. Calccolana purpurèa. 
Cette nouvelle espèce, originaire des CordilUères, a fleuri au 
mois d'août 1827 dans le jardin d'Edimbourg, où elle a été dé- 
crite par M. Graham, qui en a donné la phrase spécifique suî- 
vsute : « C. herbaceai caulibus erectis ramosisi foliis veiMMa"> 



4^6 Botanique. N^ Sio 

graphie d'espèces qui oe peut manquer d'intércssar TiTcment 
ceux qui se livrent à l'étude de l'application des Yégétaox à Xi- 
coDomic rurale et domestique. Cest aiosi qu*eii premier Ueti H. 
de Tussac décrit le Bahaniea ( Musa paradisiaca L.), et qu'il 
nous donne de nombreux détails sur les variétés , la culture et 
l'emploi, comme substance alimentaire , de son dclicii^x (ruit. 
L'auteur s'étend encore davantage sur d'autres plantes plus uti- 
les, comme la Canne à sucre, le Café et le Cacaoyer.) 

La seconde description a pour objet un genre nouveau de la 
famille des Sapindacées et qui a reçu le nom SAke^sia. L'es- 
pèce sur laquelle il a été fondé est originaire de la côte de Gui- 
née, d'où elle a été apportée par un vaisseau négrier, d*abord 
à la Jamaïque , et de là elle s'est répandue à St.-Domiogae. M. 
de Tussac Ta nommée Àhcesia africana. Dans le i*"* volume de 
son Prodromut, publié en 182 5, M. De Candolle réunit ce genre 
au Blighia de Kœnig, et, d'après des observations récentes 
de M, Gambessèdes, il ne diffère même point du Cupania, 
L'auteur a donné le nom de Brosimum à un antre genre non- 

* veau appartenant à la famille des Urticées; il a pour type un 
arbre élevé qui croit dans le nord de la Jamaïque, et que M. de 
Tuisaciiomme Brosimum jilicastrum. 

Enfin il a institué un genre voisin des Besleria, et auquel il 
a conféré le nom de JMbergan'a, nom qui n'a pu être conser- 
vé par les botanistes, vu l'existence d*uo genre Dalhergia établi 
par Linné , et ayant une semblable étyniologîe. Dans le méoM 
volume, l'auteur décrit plusieurs espèces nouvelles parmi les- 

. quelles nous citerons le Passiflora iyrœ/biia, reman|ttable par 
la forme de ses feuilles, les MeriaRa rosea et purpmrea, VAis- 
Uvsmeria edulis, espèce fort voisine de 1'^. 01^10 de GavttiUes, 
le Cissus caustica, V Echues snngÊiisioletHa, le TiipJkroitm Anct- 
cana^ espèce importée d'Afrique 9 et qui sert aux nègret pour 
faire pîrir le poisson. 

Le secoud volume a été publié dans les années iftift à tSaS. 
n renferme les descriptions de plusieurs plantes qni inté- 
ressent beaucoup plus les amateurs de renseignemens sur l'uti- 
lité qu'on peut tirer des végétaux, que les botanistes pmpte- 
ment dits. Ces plantes, en effet , sont pour la plupart bien con- 

. nues, et ont été importées d'autre» contrées loinuines; mais 

^ M. de Tussac a su leur donner , pour ainsi diret vn ^i^ ^ >><^* 



Botamqm. 4^^ 

^retnlien lt$ déerivtut conplèteiDeiit, et les figurant avto une 
rare «léganoe* Parnû les plantes qui se distinguent sous des rap- 
ports d*ptiHté» nous ipcntioDnerons les suivantes : l'arbre à 
pain ( Jrtocarpus ineifa ) ; le Jack ou Jaquier ( ^r/ocajpi/j ûi- 
tefprifoiia ); l'Indigotier ( fndigofera jinU)\ le Figuier à tein- 
ture ( Ficus tùiciorta ); le Mangier de ilnde ( Mangi/tra intH- 
ca)\ le Cotonnier à 3 pointes ( Gossypium trieuspidatum ); le 
Calebassier ( Cresceniia Cujete ); le Rocouyer {Bita onllan^ ) ; 
le Goyavier ( Psidimn pomiferum ) ; le Corossoiier ( Anwia mu-- 
ficaia )f eta 

Un genre nouveau a été détaché du Coffèa de Linné, et non- 
mé Ânêoniana; il se distingue par le nombre quaternaire de ses 
parties florales, et ses étamines non saillantes hors de la co- 
rolle. 

Les V et 4* volumes de la flore des Antilles ont paru de 1814 
à 1828. En ne considérant cet ouvrage que sous le point de vue 
botanique , l'auteur semble avoir épuisé dans la publication des 
précédens ce qn*il avait de nouveau; car il s'est borné au 
choix des plantes les plus remarquables par la beauté de lern^ 
fermes et l'utilité qu'elles offrent, soit aux habitans des tles, 
comme substances usuelles et comestibles, soit au coomaeroe, 
par leurs produits. Nous indiquerons ici les principales ••- 
pèces: 

Le Médicinier à Cassave {Jùiropha manihoi) ; le Laurier Avo- 
cat [Laums persea)\\e Corossol à fruits écailleux, 00 Pommier 
Canelle ( Anona squammosa ) ; le Mancenil lier vénéneux ( Bip- 
pùmaneMancinclîa L.). L'auteur rétablit ici le genre MtmcineUa, 
on Mancamitla de Plumier; l'abricotier d'Amérique ( Mammta 
j4tnericana)\ le Prunier Mombin, que M. de Tussac nomme 
Spondias Citouelia; le Papayer cultivé ( Carica Papaya)\ le 
Cingembre (^mo/rrum Zingiber)\ le Pommier d'Acajou ( Cei#- 
swium pomiferum Lamck ) ; diverses espèces d'orangers ( C 
auraniium, bigaradia. Perd ta ^ drcuwana^ etc.); le Fran- 
chipanier ( Ptumeria rosea ) ; le Nelumbo de l'Inde ( NriumlfO 
indica ) ; la Prune de Cylhère ( Spondias Cjtherca ) ; le Cyroyer 
à fleurs latérales {Rheedia laterijîora); le Baobab d'Afrique 
( Jdansonia digitata ) ; le Tamarinier de Ilnde ( Jamarindus 
indica)\\a Patate(7/cK>maf<t^/a/aj}; la Casse ou Canéficier(Ca/- 
$mjhiuia ); le Sablier ( Hura crepiiani ) ; TAbouai des Antitlis 

%9. 



4l8 Botanique, 

( Cerèem ThePdia L. ) ; 1« Myrte Piment ( ïïfyrùu Pànemêg)\ 
le Fromager {Bombax hq^iaphrOum); le Ben oléifère (Jfern^ 
olei/êra); TAbrus k chsi^et ( Jbrus preetuonas); FAca^on i 
meubles ( StPteteiiia Mahagoni ) ; l'Igname ( Dioseorea alata ) ; 
l'Acacia Lebbec {Acacia Lebbee)\ le Sucrier de m<mtagne, qae 
M. de Tussac érige en un genre très-rapproché de Vldea^ et 
qu'il nomme Caproxylon, L'espèce qui constitue ce genre a clé 
confondue avec les genres Barsera et Hedw^ia; Tlcaquier {Ckrf- 
sobalamu Icaeo ); le Cajan ou pois d'Angole {CfUsat Ct^fan L.); 
' le faux Mjrobolan ( Spondias pseuiitHmrrobolaaas Toss. ) ; le 
Cocotier des Indes ( Cocos nuciferu) ; le Gayac olBdnal {Gmajjtm 
eum cffieiaaie )^ et le bois de Campéche ( Hoematoayian Camé 
peckianum ). G.... v. 

3a I. AppKvnix ao Elehcsom stianux SAmnoxauM; auct. J. H. 
MoAis. In- 4^ de 4 pag.; Turin , 1828; Chirioet Mina. (Voj. 
le Buiice. de juillet i8a8^ Tom. XIY, n** 3o8.} 

I>ettx pages d'impression et une de titre composeot cet €^ 
pendix. L'auteur y publie S espèces nouvelles d'après la mé- 
thode qu'il a suivie dans ses deux précédens Sienchus : Umaan 
MuUmi^ voisine du L. matUimum L. et du teiaceam Brot, dont il 
se distingue pas ses feuilles alternes elliptiques ciliées. Habite 
les collines de la Sardaigne méridionale. -« Buphthalmmm iam- 
hides. Habite les fentes des rochers dans Tile Tavolara..». ijoe- 
taca hagideniaia. Habite les montagnes calcaires du GartdlL 
— Orobuache denadata , très-voisine de VOnbanche gnÊciik 
Smith. Habite les montagnes humides autour de fielvi. — Bie- 
cia papUlosa , qui se distingue de ses congénères par ses pa- 
pilles accumulées sur le feuillage. Habite auprès des étangs ma- 
ritimes. — Isidium mammiUosum ; distincte de Vhidùun conU^ 
liaam Ach. par la lame pouq>re des apothèccs. Habile sur lea 
rochers volcaniques. R- l. 

322. J. C. RoEBUNOs Deutscrlahus FL0a4,elc Flore d'Al- 
lemagne, rédigée d'après un plan nouveau et plus étendu; 
par Franr. Ch. MxaTtirs et GuîH. Dan. Jos. Kocv. Tom. IL 
Francfort, 1826. Voy. le Buttct, de 1823, Tom. in,n. 109. 

Nous regrettons de rendre un peu tard compte de ce volume^ 
qaî nous est parvenu il y a peu de temps seulement. Nous avons 
dans le temps annonce le premier. Les noms des auteurs étaient 



Botanique. 4^p 

«le garantie de succès, et le succès a dépassé les prévisions. 
Nous devons rappeler que cette Flore est« non une nouvelle 
édition augmentée de Rœhlîng, comme le titre trop modeste 
pourrait le faire croire , mais un travail entièrement nouveau. 
Kous ne répéterons point les éloges qu'elle a reçus en France 
comme en Allemagne. Nous dirons seulement que ce second vo- 
lume est digne du premier , et nous désirons qu'aucun obstacle 
ne s'oppose à l'achèvement d'une entreprise que ses premiers 
▼olnmes ont fait regarder comme un modèle dans ce genre. 
■ Le volume que nous avons sous les yeux comprend les S' , 
6* et 7^ classes de Linné. Nous allons indiquer successivement 
ce qu'il peut présenter de plus remarquable , et nous citerons 
lès espèces nouvelles ou peu connues , et celles qui nous parais- 
sent des conquêtes précieuses pour la Flore d'Allemagne. ^ 
Le Myoiatis compte lo espèces, entr^autres les Jbf. cespîtota, 
hispida , stricia et sparsifiora, «— Les M. lappuZa et deflexa 
dépendent du genre Echinoàpermum de Lehmann. — VOm^ 
phaiodes Toum. comprend les O. venta et scorpwides ( Cjmùy- 
gUmmm) — Sympfyium buibosum, Schimper (fl. de Rat., YIII, 
X ). ». Soidanella pgtsiila. Baumgart. — - VAzatea procumbcne 
est le type du genre Chamœledon^ Link. — Campanula lUifoUa 
lulBononiemis h.igniminifolia,lj. — PltyUuma Sieùeri Spr&:iQ, 
^^ Lonieera etmsea^ Santi. — Ferbacum ifCKiiJiorum , Schrad. 
Monogr.L; Tapgiformi-nigrum ^S^\eAe\ Tapsiformir'fychniiis, 
id.; Sckoiiiamum, Schrade; oriemtale, Bieberst.; ianatum, Schmd. 
Monogr. 11.; Phœmeeum L. — Zizyphue vtilgarù, Lam. — Palm- 
rus austraiis G«rtn. {Rhamnus Paliurus L. ). — Eibes syhfeOre, 
{R. rubrâm et sylvestre, Lam. et De C. , et R. rubrum ,yiM. 
Lapp.). — » Thesium ramosum, Hayne; divaricaiumy Jan.; n>/-* 
Sraium , M. et K.; ebracteaium , Hayne. — Chenopodùsm inter- 
médium , M. et K. — Jirîplex obiongifoiia, W. et Kit ; pedun- 
euiata ^ L. — U a été rendu compte dans le Bulletin ( mars , 
i8a5) de l'excellent travail du D*" Koch sur les OmbeUi- 
fêres, publié dans les Mémoir, de fa Soc, de Bomn^ Tom. XII, p. 
x'% p. 55. — Mus Cotinus^L. — Fiburnum Tinus^h.-^Li-' 
màmaureum, W. et K. — Drosera obovata^M. et R. — JlUâun 
ampelopmsum , L. ; rotundum ^ L. — OmitAogalum pusilium , 
Labm, eomosum , J. Ce genre comprend ici i% espèces. -^ Les 
amanrs adoptent le genre Oseyria , HooL flor. scot., ( JUtmex 
df/fmwe L. )• A, D. . v. 



43o Bottuuque. 

3«S. Rsvuv DB LA rAMiiXB DU Poi^TULÂciit ; par H. ▲. P. De 
Cahoolle. (^Mém. de la Soeiéié d'hUt mat. de Paru; Tom. 

IV, p- 174.) 

L'auteur oommeoce par Thistorique des changemena que U fia» 
mille des Porttilacées a subis depuis son état^lissement par IL dm 
Ji^iett en 1 789. Il expose ensuite le caractère général de cetle fa- 
mille , et il fait ofaeerver que ce caractère est très-difficile à pré* 
oiser, vu les anomalies qu'offrent les Portulacées dans la struc- 
ture de leurs organes. £lles offrent même cela de remarquable^ 
que les genres qui se ressemblent le plus par la fleur, différent 
par le fruit , et réciproquement ; de sorte que, malgré f appa^ 
renie diversité de ces plantes, on ne peut les partager en plu- 
sieurs tribus. Pour faire comprendre rapidement à quel poiat 
les rapports des genres sont complexes , M. De Candolle pré- 
sente des tableaux où les Portulacées sont suocaasiveoMiit ran- 
gées d'après la fleur et d'après le fruit 

M. De Candolle exclut de cette famille les genres Foaqtmm et 
Bronnia, qui luiavaient été annexés par leur auteor, BCRonlL II 
passe ensuite successivement en revue les x3 genres dont se 
compose la famille, savoir: i^ Trùutthema L. ; «* Cyyseiea 
Torp.; 3^ PoHalaca L.; 4^ Jnacampftros Sims; 5^ tidimam 
Adans.; 6^ Calamdrinia Runth; 7^ Portuiacaria Jaoq. ; ê^ Ui^ 
huMf Lozano; 9^ daytomah.; 10^ Mhadah.; 11^ L^ttùm 
Rafinesque; 1%^ Ginginsia D-C.; i3^ Aylmena Martins. Ce 
dernier genre avait été rapporté par son auteur k la famille des 
Paronycfaiées; M. De Candolle expose les motifs qoi loi font 
rejeter cette opinion. 

Le genre Gingùtua^ établi dans ce mémoire et dans le 3* vo- 
lume du Prodromus, se compose de plusieurs espèces qai avaient 
été considérées par les auteurs comme appartenant au genre 
MoUttgQ ou Pharnaceum. Mais l'examen attentif de leur organi- 
sation les flt d'abord éloigner des CaryophjUêes, puis les Et 
classer parmi les Portulacées ; ce qui résulte de la descriptîcHi 
détaillée des caractères génériques. M. De Candolle donne ici In 
phrase caractéristique accompagnée d'observations , de S es* 
pèces sous les noms de G. hremcaulk , elon%ata , aummUa^ mêm 
heoM et eo/s^xfti. Les deux premières sont exactement figiwéea 
pL XVn et XVIII. 

Son mémoite sur la géograpUe botanique dea Petlniaeéan 
présente un peint de vue remarquable, c'est que la plopvtéis 



Botanique, 43 1 

genres sont endémiques , c.-à-d. que toutes les espèces vivent 
dans la même région. Ainsi les Anacampserosy les Ginginsia sont 
dn cap de Bonne-Espérance, les Calandrinia de rAmérique 
mëiidionale y le Montia d'Europe, etc. 

Enfin i'anteur termine son mémoire par des considérations 
sur les rapports de nombre et de position que présentent les 
parties des verticilles floraux dans les PortuIacées.De ce que les 
fleurs de celles-ci ont leurs étamines en nombre égal ou infé- 
rieur à celui des pétales, et situées devant ceux-ci, il conclut, 
mais comme simple hypothèse, qu*un rang d*étamines avorté 
constamment, et qu'il ne reste que lesiétamines situées devant 
les pétales. ( G..,. ». ) 

3a 4. Gbneea et specixs Oechideaeum et AscLBnADEAEUM cpiai 
.in itinere per insulam Java collegerunt D' G* Ruhl et D^ 
J. C. Vax Hasselt. Editionem et descriptiones curavit J. G. 
S. Vax Beboa , iu universitate professor ordin.^ horti Gan? 
davensis praefectus. Vol. x , fasc. 1 et 1 1. 
La partie importante de cet ouvrage, c'est-à-dire la deacripr 
tîon scientifique des végétaux auxquels il est consacré, ne pou- 
vait être mieux confiée qu'à l'habileté de M. Van Breda^ 
membre de Tlnstitut royal des Pays-Bas , avantageusement con^ 
nu comme professeur el comme naturaliste. Les dessins origi- 
naux, exécutés par MM. Bik et Van Raalten , ne laissent rieft 
à désirer, et l'exécution typographique fait le plus grand hou* 
neur àM. Hypp.Vandekerckhove. a fascicules de ce beau recueil 
ont paru.Le 1*^ renferme les espèces vx\y9LXi\As\¥olyGhUo$ cornu 
ceiviy Macrostylis disticha^ Sesiochiios uniflorum , OdonÊOttxUê 
triflora, Octomeria vaginata; le second , les espèces : Armodo^ 
rum distichutn, Styloglossum aervosum, Cionisaccus Umctoiaius, 
PsjchechUos gracile ^ Orchipediun plantaginifolium. Les plan^ 
ches, exécutées sous la direction de M. Van Breda, par MM* 
de Keghelet Steyaert fils, àGand, imitent les dessina originaux 
avec une telle perfection , qu'on pourrait facilement l'j mé» 
prendre. {Messag. des se, et des arts; 1827-1828, p. 393. } (i) 

3a5. DiTsmaiyATioir ot quelques n.A«TKS n'omirmitËHr, p«r 
B. ( MagOM. d'hortiaiit. d0 f^eimar\ a* vol., 4*eab.j i8a8« 
p. tS6-i64. ) 

(i) Noos nom réiecTont de dooner an extrait plu d^talQ^ de cet oa- 
TTttft, où ee tronvent éttl^Ue plnsleare {tnrei noateau. (EM.) 



43s Botanique. 

I. L*auteur propose de réunir dans le genre Titktmia^ le Ti- 
thonia tagetiflora Desf . JnnaL du mus., 1 802^ I, p. 49, et VHeUatÊ' 
thus tubœformis Jacq. Schoenbr. 111,65, et il donne le caractère 
générique ainsi qu'il suit : 

Istvoluerum subtriplici ordîne polyphyllum. 

Flores radiati icorollse/adii ligulats neutrae, disci tubakMa 
bennaphroditae quinquedentatae. 

Achenia compressa subquadrangula basin versos attenuata. 

Pappus persistens, scariosus, irregulariter incisus dentictUa'» 
tosque , ad angulos prominentiorcs saepe aristatus. 

Païen receptaculi acbenia vagînans. 

Herba aonnaniolliter pubescens; caulis ramosos. 

Folia alterna, trineryia; peduncuU terminales incrassati In- 
bnlosi. 

Voici les phrases spécifiques : 
' i^ I. 7*. tagetiflora y foliis plerisque trilobis , involucro sqoa- 
moso avenio basi subcylindrico, li'gulis radii ovalibus. 

a® I. Theltanthoides y foliis integris, involucri foliolis exte- 

Tidribtts majoribus patentissirois venosis , Hgulis radii oblongb. 

' n. A l'occasion du Datura mnricata^ l'auteur propose de 

partager le genre Datura , d'après la nature de ses graines » 

en quatre groupes. 

' I* Brugmansia. .^ Graines d'un brun gris-clair, ternes, k 
trois angles peu marqués ; ombilic saillant ; surface ridée; fleurs 
et fruits penchés ; calice à déhiscence latérale , persistant , selon 
quelques*uns ; capsule à deux loges. Toutefois M. Kimth ne fait 
pas mention de ces derniers caractères. — Dathul smapeolems 
W., D, arborea , sanguinea , et probablement toutes les autres 
espèces ligneuses. 

%^ Sirttmoniam. — Graines noii*âtres, ternes, plus pedtes que 
eelles de la section précédente, presqu'entièrement en forme 
de rognon, et comme recouvertes de petits eofonccmens ; capsule 
ovale, k deux loges au sommet, k quatre loges à la base. — 
D. Tatula , Sùwnonium , ferox et létPts. 

3^ Datura, — Graines d'un bleu clair, ternes, pins grosses 
^ue celles de la secepde section , en forme de rognon ; les deux 
faces unies, bord muni de trms prolongemens; capsule char- 
Bve, plus arrondie, plus ou moins penchée. -* D. Me$ei,/af- 
ntom et mnricaia. 



Botamquê; 4^3 

4* CenatoeauUs. — Graines presque ovales f d'un beau gris , 
un peu luisantes, couvertes sur leurs deux faces d'exhaussé* 
mens marqués; capsule penchée ; déhiscence du calice latérale. 

— D, ceratocatda. 

L'auteur entre ensuite dans quelques détails de synonymie , 
d'où il résulte que le D.fastuosa comprendrait les D, Metel, 
muricala, nigra^ auxquels il ajouterait les 2>. rnhra et alha, 

IQ. Sedum livtdum Bemh. Espèce que l'auteur soupçonne 
être une hybride des S. Telephium eiAnacampseros, et qu'il ca- 
ractérise ainsi : S: caule adscendente , folîis planis glauds gla- 
bris oblongis basi attenuatis , antice subcrenatis , cyma terini* 
nali. Bemh. Cat. Plant, ab anno x8io.J — W. enum.— «Einken» 

— Spreng. Syst. Ano. Duvau. 

3a6. Nxms Aatbv von Pela^cohisr , etc. — Nouvelles espèces 
de Pélargoniums cultivées en Allemagne, pour servir de supplé- 
ment aux Gérauiaoées de Robert $weet; par L. TaATTiNiçK. 
34 cahiers in- 8®, avec pi. color.; prix de chaque cahier avec 
4 pi. color. et texte, z flor. 36 k. Vienne, x8a5-x8a8; 
Schaumburg. 

327. Mexobia su le spxcix x vAEiETA DE* Ceocbi , etc. — Mé- 
moire sur les espèces et les variétés des Safrans de la Flore 
Napolitaine. In-4^ avec planches coloriées. Naples, i8a6 ; 
Marotta et Vanspandoch. 

3a8. Obseevatiohes botakicjb in Ajugam Genevensem ; auct. 
F. G. Deees. ( Idnnœa; janv. i8a8, p. 78.) 

Aucune espèce ne revêt des formes si variées que Vjéjuga 
Genevensis, On pourrait, à la rigueur, faire autant de variétés 
qu'il se présente d'individus. Cette plante a de si grands rap- 
ports avec VAjiiga pyramidalis , que des auteurs expérimentés 
les ont confondues. M. Drees , qui a fait une étude particulière 
de cette espèce , décrit, dans cette note, les principales varié- 
tés au nombre de 14. Ces descriptions sont claires, précises, 
mais néanmoins trop longues pour être reproduites dans le 
Bulkiin. G... H. 

319. EVUXEEATXO ROSAEUM CIEC4 WlECXBVEOUM ET FAOOS âDJA* 

CS9TES s»ovTB cEBECEiTTina , cum earuiB definitionibos, des- 



434 Botanique. 

eriptionibus et affionymis» secundum novftm methodam ^ 
posita et speciebtis vanetatibusque novis aucta; auctore Am* 
brosioRAV. Iir^8^ de 178 p. Nuremberg, 1816; Felsaeker. 
(Jena. Àllg. Liieratur-Zeilung ; 1824» supplém., n^ 57.) 
La Gazette de Jena blâme la division adoptée par l'auteor, 
qui y prenant pour base un caractère variable, divise les 
roses en 1^ R, foUotorum pagina infrriore eglanduiosa velstUo 
ûervo primario subtus glanduloso, et 1^ R.foliolorum p€igina 
in/êriore(nec solo nen*o primario) glanduiosa. Du reste la Ga- 
zette reconnaît dans l'auteur un homme qui a fait de grandes 
recherches , et dont Touvrage pourra être consulté avec firuit 
pour la monographie des Roses. D. 

33o. I. Das Wesbn dee FAanEHK&^uTBEy etc. — Observations 
sur la nature des Fougères, et en partieulier de lenrs orga- 
nes reproducteurs, etcj par M. le D' G. Fréd. KAtaross. i^ 
partie ;in^4*' avec une planche de dessins. Halle, 1827 (t). 

33i. II. Sua LA FROFACATioif DIS FoucÀiBs par le moyen des 
graines, leur multiplication et leur culture; par M. Suts, 
directeur du Jardin botanique de l'Académie royale de Mu- 
nich, {jénnai. d'hortieutt. de Berlin;!!. IV, a^ cah., i8!k8, p. 
3ao*34i.) 

I. M. Kaulfuss, à qui la science est déjà redevable de tant 
d'excellentes observations, dirige ici son attention sur une 
des familles dont la connaissance intime est la moins avance. 
Placée avec quelques autres sur la limite entre les agames, on 
du moins celles dans lesquelles nos instrumens ne nous ont en- 
core signalé aucunes graines distinctes , et les monocofytédones, 
dont lagerminaticm est parfaitement connue, elle a piqué la cu- 
riosité de plusieurs observateurs. Ses graines sont reconnues 
depuis long- temps; et, comme le dit très-bien M. SLanUiisSy 

(1) Nom profitons de oetfe oceasion poar réparer nnc tnexactltode 
qoî s'ett gllsiée datu Dotne aoalyae dea onvragea sar le genre Ckara (mai 
iS«7 ). L*onvrtge de M. KanUnsa est posiérienr 1 cdoi de M. Afefdli»or 
rétabliaaement da genre Nitella; mnh il est antérienr à celai dn ■éme •■• 
▼ant sur torgamisation dts Charagmts, qat a para, non en i8a5, 
«a têm§ , dans les Mfémoireg df rjeêdémie de Bonn. 0-v. 



Boianiçuê. 43S 

« il n'y « presque pts de jardinier qxii ne fasse germer des 
Fougères, sans s'inquiéter si elles ont un ou deux cotylMons, 
eonune le paysan cultive son froment, sans consulter Giertner 
ni Richard. » Nous sommes même beaucoup plus avancés sans 
doute que le jardinier et le paysan. Les parties de la fructifia' 
eation ont été analysées, et depuis long-temps les diRërences 
qu'elles présentent, fournissent des bases aux classifications. 
Mais nous sommes loin encore d'être arrivés à la solution du 
problème; la configuration des graines, et les différentes paiv 
ties qui les composent, tout importantes qu'elles sont, ne peu* 
vent être regardées que comme des faits de second ordre; elles 
ne suffisent plus ni au physiologiste, qui veut connaître sa nature 
intime, ni au philosophe, qui aime à pénétrer dans les mystères 
de Tenchahiement des êtres* C'est donc la germination que nous 
avons à étudier. Mais ici combien d'obstacles nous arrêtent ? un 
des plus grands est l'extrême ténuité des graines. Cette circon- 
stanee toutefois n'a point arrêté les observateurs, qui ont ob- 
tenu des résultats fort importans. Malheureusement aussi ces 
résultats sont de deux genres contradictoires, et se détruisent 
mutuellement. Ici, comme dans les Mousses et dans quelques 
autres ci-devant Cryptogames , les uns ont vu des êtres appar- 
tenant à un ordre soi-disant inférieur s'associer pour en former 
d'autres placés plus haut dans l'échelle de la végétation. D'au«- 
tres ont vu la germination se développer, non selon les règles 
des plantes plus parfaites, mais d'une manière analogue, et, 
pour parler clairement , reproduire l'espèce. M. Kaulfuss est 
de oe nombre. 

Les premières observations sont favorables à l'opinion qui 
admet l'enchainement, en ligne ascendante ou progressive, 
d'une portion au moins du règne végétal. 

Cette opinion , qui tend à simplifier la marche de la nature , 
ou du moins à faire de ses différentes parties un tout plus in- 
time, a, nous ne pouvons en disconvenir, quelque chose de 
fort spécieuXf^e fort attrayant même , et l'on ne peut se résou* 
dre à refuser sa conviction à des observateurs recommaudables 
par leur bonne foi autant que par leur pe^picacité. Nous som- 
mes donc en quelque sorte forcés d'admettre des faits qui ré* 
pugnent aux idées ordinaires ; mais lorsque des observateurs éga- 
lement dignes de foi , rétablissant, pour ainsi dire, cette même 



416 Botanique. IT 33i 

marche de la nature, la font paraître conforme à elle-même, 
nous la ressaisissons avec plaisir : car un des premiers besoins de 
l'homme est celai de l'ordre; et il ne nous reste d'antre res- 
source que d'admettre les premiers faits comme une anomalie , 
ou de supposer que la nature, dont tant de procédés nous 
échappent, peut, avec la même cause, produire régulièrement 
deux effets fort diflërenSf 

, Après cette digression un peu longue , mais qui se lie intime- 
ment à l'ouvrage dont nous avons à rendre compte, nous reve- 
nons à M. Kaulfuss , et suivant la méthode qui présente le plus 
de garantie d'exactitude, nous le laisserons, autant que possi- 
ble, parler lui-même. 

Le travail de M. Kaulfuss se compose de trois parties : &^ 
Considératicms générales sur la fructification des Fougères ; i^ 
Faits analytiques relatifs à celle des sections ou genres ; V^ Clas- 
sification générale. 

I^ous donnnerons d'abord un extrait de cette dassificatioa 
contenue dans un tableau synoptique placé à la fin de l'ouvrage. 

Les Fougères (/ViSfcef) sont partagées ici en : I. Fouosjc 
Iffcopodiaceœ ; — II. FaoïrnoSiS : OphioglosMaceof, M€tmtiaee^9 
Gieicàeniaceœ , Osmtutdaceœ, SchiuBacem , Pofypodimc^m , 
CYo^heaceœ; — III. IUdig4LXS : MarsUeactœ. 

Les sous-divisions reposent sur la fonne de la fronde , la pré- 
sence ou l'absence d'un^inoeau élastique, et d'un indiumm. 

Avant d'aborder son sujet, M. Kaulfuss passe en revue les 
principales opinions et expériences sur la germiiuition des vé- 
gétaux inférieurs. Il était naturellement appelé à fisdre mention 
des travaux de M. Homschuch. Nous en avons rendu compte 
dans le temps {JSulief. des sciences iuU., nov. xSuS}. Nous rap- 
pellerons seulement un de ses principaux résultats, qui consiste 
en ce que la tige des Mousses se compose de tubes du Om/erpa 
c0sianea , liés pour ainsi dire au moyen d'ntricules non arti- 
culées {C./rigiday L'auteur décrit successivement le dévelop- 
pement des racines des cotylédons, de la tige et des feuilles; 
et il regarde toutes les Conferves comme « susceptibles , dans 
des circonstances favorables, d'une organisation, d'une évoimtnn 
plus élevée.Les Algues d'eau douce ne sont point une fonnation 
végét^e primitive complète, mais le rudiment de la plante, qui 
leadà une évolution plus élevée. La monade, que la lumîèrea 



Boltmique. 43^ 

^^géialisée, est le premier degré ; la matién ^erte de Piriest- 
ley, le second ; les algues d*eau douce y offrant les caractères de 
plante, sont le troisième degré de l'évolution. Telle est Tori» 
gine des êtres qui renfennent les conditions générales delà Té- 
gétation , et la formation progressive des Algues , des licbens 
et des Mousses ne dépend plus que de Teau et de la lumière , 
ainsi que de la station. I^^ sm-disant graine de la Mousse ne ' 
reproduit point une mousse, eneore moins l'espèce; il ne fout 
pas y voir. antre chose que la matière verte; aussi n'en sort-41 
que des Conferves, dont la formation plus complète dépend 
des influences extérieures ••• » 

Nous avons pensé qu'il ne serait pas inutile de rappeler id ^ 
d'après M. Kaulfass, quelques-unes des principales idées de M« 
Horaschoch. 

Mais à cette ingénieuse théorie, M. Kaulfuss oppose des raî*« 
sons tirées de nos idées habituelles. Gomment se ferait«il que 
les graines , toutes bien caractérisées , des Mousses fussent hors 
. d'état de reproduire les espèces ? Il loi oppose surtout ce qui 
tèt ou tard triomphé* toujours : les expériences et les faits. 
Ainsi il rappelle que M. Drummond a placé, avec toutes les 
précautions possibles, des graines de trente espèces différentes 
de Mousses sur de la terre chauffée au ronge et dans de l'eau ; 
que , dans ces deux positions , les graines ont germé , et ont re- 
produit leurs espèces respectives. Dans ces expériences, les fila- 
mens sont regardés non comme des cotylédons ou des Confer^ 
ves,mais comme les développemens où expansions de la graine, 
qui tiennent lieu de germe {Keimende Ausbreitungen ). 

Si M. Kaulfuss s'en rapportait k un sentiment intime, mais 
confus, il admettrait toutes les déductions de son ami; il ad- 
meturait plus encore. . . Nous devons lui savoir d'autant plds 
de gré de suivre la mute rigoureuse de l'expérimentation. 

La théorie de la métamorphose des Conferves en Mousses 
lui parait ofinr des inconvéniens qu'il n'explique point et que 
l'on comprend. Même en l'admettant, il ne voudrait considérer 
les Conferves que comme un premier état, tel que lesceufs et les 
larves par rapport à l'insecte parfait. D'ailleoi*s, nos moyens 
d'observation et d'analyse sont si bornés t combien de déta% 
BOUS échappent encore I Enfin, Ton n'a pas asses néfléchi à la 
prodigieuse quantité de ces graines microscopiques répandues 



436 Mauuque. IP 33i 

5ur U terre. De Bitee que les gceinee de poUea des véfélsav 
phaoérogAmei, elles remplissent soavent l'air, et sont tms* 
^portées à des distances considérables. M. Trévîranos a va des 
.jnares couvertes du pollen de fleurs de pin sauvage, provenant 
d'un bois qui en était éloigné d'une demi-lieue. Tf 'est-il pas ae- 
ses naturel d'expliquer par un transport du même genre k pié- 
.sence de graines de Mousses dans un lieu oà les végétaux OMn- 
quent? La supposition de circonstances favorables qui les font 
germer, doit-elle nous répugner plus que celle d'une g^Memêm 
çngùtariaP'P^r exemple, ne sommes*nous pas tous les jours 
témoins de la rapidité avec laqaelle un mur, un toit neuf se 
couvrent de Qymnostomum ovatum et de Grimmim Umeeakua ? 

Ce que M. Kaulfuss dit des Mousses « il croit pouvûr \e dire 
avec tout autant de raison des Fougères. Smith a dit qu'en ad- 
jiiettant la germination sans obstacles de toutes les graines suc- 
cessives d'une espèce de Fougère, cette espèce pourrait, sa 
bout de ao années, couvrir le globe tout entiei^ H. Kaullass a 
été témoin de faits qui confirment complètement cette asser- 
tion. On peut les lire dans son mémoire; mais ce que nous ne 
devons pas omettre de dire, c^est que les caisses dans lesquelles 
il avait foit ses expériences, ne contenaient que très^peu de 
Mousses, et qu'il n'en a reconnu même aucune trace dans des 
.pots qui étaient couverts de Confervafrigida. 

Comme nous l'avons déjà dit, M. Kaulfuss n'est point Tanta- 
goniste absolu des théories que nous venons de rappeler d'a- 
près lui; il pense que les expériences de M. Wiegmann sur la 
germination sans graines des SagÙHtprwMmbeM et Mynsmrm 
minimus, méritent d'être reprises, et que la propagation des 
Algues, des Mousses, etc., est loin d'être éclairde. luis, indépen- 
damaient des faits que nous avons cités , il recommande A root 
observateur l'usage du microscope, qu'il regarde comme aussi 
nécessaire que la balance pour doser les remèdes héroïques ; 
et il exige une définition précise des termes, par exemple de 
.cielui de maUère verte de PrœsHey, employés souvent d*une ma- 
nière vague. 

Des considérations générales, M. RauUîiss passe à la revue 
des sections ou groupes de Fougères. Itès-peu d'espèces 
ont été jusqu'à présent soumises 4 l'observation; les grai- 
nes de plusieurs sections ne sont encora que •rès-imparAule- 
ment connues; leurs enveloppes même ont été mal décrites. Le 



BoioHiqufi. 439 

ttUleiifî n'admet point une anal jie détaillée d'un pareil travail ; 
nous en oiTrirons seulement quelques traits plus importans. 

L'auteur commence par les''LTcopODiNÉ£s. Dillen, Hedwig, 
Brotcro, Palisot de Beauvois» Wablenbergy Gasrtneri Sprengel , 
WilldenoWy ont eu des opinions diverses sur les organes sexuels 
de c^tte famille. M. Kaulfuss les désigne par les noms de cap* 
suies séminifères et capsules globulifères (^/if^it^^a/r^c/A umi 
Kugtlkapsetn),Q%x9Xià les premières s'ouTrent , les petits grains 
ronds dont elles sont remplies se partagent en quatre. Si elles se 
trouvent en contact avec l'humidité, elles contractent un mou- 
vement assez vif y et dans quelques espèces , on les voit s'agiter 
péle-méle comme des monades. Ce n'est qu'au bout d'un cer- 
tain temps que 9 pénétrées par l'eau, elles s'affaissent. Ce ph^ 
nomène est curieux» et mérite d'être joint à une infinité d'au- 
tres , observés dans des corps microscopiques animés ou inani-* 
mes, ou, si l'on veut , doués d'un mouvement propre ou com- 
muniqué. 

L'auteur n'a pu découvrir dans ces mêmes capsules les cor- 
puscules ovales et transparens de Palisot Beauvois. 

U examine ensuite le genre Bernkardia, qu'il sépare des 
Lycopodinées ; parmi les Ophioglossées, les genres SoiiyçhUun, 
Helminthostacfys , Ophiogtosnun ; viennent successivement les 
MAaATTXACÏES : MaraUia^ Danœa , ÀngiopUrù; les Glxxcwi- 
vit&i Gleichenîa, MerUnsia, Piaiyzoma; les OsMuirDAoiss : 
Osmunda, Mohriat I^godiumf Schizœa, jiitemia ; en&n ^ les 
PoLTPODiAciÊES. Cc demie» groupe, qui comprend les 4 des 
Fougères de Linné, a été aussi beaucoup plus étudié que les 
autres. Mais peu d'observateurs ont suivi la germination d'au- 
cune espèce avec autant de rigueur que M. Kaulfuss a suivi 
celle du JPleris serndata. Nous allons tâcher d'en présenter les 
principales circonstances. 

La solidité de l'enveloppe des graines de Fougères leur oon- 
serve pendant long - temps la faculté germinative; M. Kaul- 
fuss a remarqué ( p. 63 ) que les graines prises sur la plante 
germent beaucoup plus promptcment que les vieilles, c'est-à- 
dire au bout de deux jours. De nombreuses expériences attes- 
tent le contraire datis plusieurs familles de Phanérogames; par 
exemple dans les CwiurbUacées {Ànnt dPBort, de Berlin; 
Tom. IV, a* cah., 1827). Wilddenow, dans son Mémoire sur 
la Germination des Fougèreê {Mag, de la Soc, des Natur.^ 1809)^ 



44o Botanique. N^33t 

rapporte quil a obtenu, en 1801, des plantes é*JcnuticAmm Cê- 
lomeianoM, de graines apportées en 1787 de la Jaoïaique, par 
Swartz. 

Le premier changement observé par l'auteur dans la graine 
du Pteris senulaia est, non le gonflement vu par Fischer et Ri- 
chard , mais une fente dans le test. Nous regardons la présence 
du gonflement comme prenable. Il sort de cette fente une bolle 
ou cellule d'un vert transparent, suivie de deux ou trois au- 
tres (i), qui, réunies^ donnent an germe l'apparence d*un fil 
mince articulé. On voit alors percer hors de la bulle inférieure, 
près et au-dessub du test, une ou plusieurs radicelles. Bientôt 
-des cellules latérales de formes diverses, parce qu'elles se pres- 
sent plus ou moins, viennent s'associer à ces bulles primitives, et 
le germe prend l'air d'une massue , puis , par l'accession laté- 
rale de nouvelles cellules, celui d'une feuille plus ou moins ré- 
gulière. Quelquefois on distingue dans leur intérieur de petits 
points, que M. Kaulfuss prend pour des bulles d*air.— >Le nom- 
bre des radicelles augmente dans la même proportion. — Les 
cellules latérales ou extérieures étant plus libres dans leur dé- 
veloppement , il s'établît au milieu une espèce d'enfoncement , 
au-dessous duquel les cellules forment, par leur compression , 
un exhaussement, qui bientôt s'alonge d'un côté en une plu- 
mule, d'un autre en une radicule, réunies encore par le collet ou 
ncnid ('Anolini), toujours adhérent au cotylédon. Dans cet état, 
la foliole-germe pc^it être retranchée ou périr par la moisissure, 
sans nuire au germe. 

Ceci n'est que le premier degré de la germination , et nous 
n'avons encore vu paraître que ce que l'auteur appelle XzfoUaie- 
germe (Keimbiaettchen), Passant au second degré, le dévelop- ^ 
pement du germe proprement dit {Keimdten\ il établît que la 
germination ties Fougères ne peut être représentée comme le 
développement de cellules ; car, au lieu de cellules proprement 
dites, on n'y observe qu'une « utricule simple cellulaire, qui se 
développe très-proniptement , et qu'on pourrait regarder 
comme la continuation d'une peau intérieure, alimentée ]Mir la 
masse qu'elle renferme , jusqu'à ce que les radicules lui aient 
donné de la consistance. • 

Nous employons les termes techniques de H. Kaulfuss, dont 

(1) Le nombn dépeod de U profondeor i lamelle m trOafatcnt Ictf 
fniaee. 



Botanique, 44t 

le tangage est en général d'une grande précision. Ici nons te- 
grettons qti*il ne nous ait pas expliqué en quoi cette ntricule 
lui parait différer des cellules propres. 

Les deux lobes de la foliole-germe s'avancent quelquefois 
tellement l'un sur l'autre , que le germe ( Kdmchen ) est obligé 
de les éloigner pour se faire jour; la première racine du germe, 
munie d'une foule de filamens blancs , menus et simples , re^ 
semble à une petite plume. La coiffe qui couvre son extrémité, 
et que M. Sprengel avait déjà observée à celles des Fougères 
en général , n'est point un suçoir, mais la couche extérieure de 
cellules» qui 9 devenue incapable de pomper, se détache et est 
remplacée à mesure. Le germe se développe en même temps 
que la première racine, et les secondes feuilles en* même temps 
que la seconde racine ; ce rapport cesse au-delà de la qua« 
trième époque; mais dès la seconde, le collet acquiert de la 
consistance. Quant aux deux premières folioles, sans avoir une 
forme prononcée, elles indiquent une tendance à se séparer. 

La foliation du Pteris serruiaia se manifeste par une forme 
diflerente de celle des autres Fougères, c'est*à»dire en cro- 
chet an lieu d'être en spirale, échancrée en haut et garnie de 
poils obtus, presque en massue, blancs, et munis d'articula- 
tions semblables à des cellules. 

De nombreuses expériences ont offert à M« Kaulfuss les mê- 
mes faits, c'est-à-dire des phénomènes liés à des règles fixes. 
La graine porte donc en elle le germe de celle de laquelle elle 
provient. Les précautions prises parla nature pour la conserver 
indiquent aussi un organe plus important que desgemmes(Pro- 
pagula Fr. Nées ) ; et sa conformation ne permet pas de regar- 
der les Fougères comme vivipares. La plante ne sort pas ioumé- 
diatement de la graine, et elle ne s'y présente pas sous une for- 
me aussi nette que dans les Phanérogames, qui , dans les Légu- 
mineuses par exemple, pourraient être presque considérées 
comme vivipares. Les Fougères peuvent être comparées aux 
oeufs. 

Nous ne nous arrêterons point ici à discuter dans laquelle 
des trois grandes classes les Fougères doivent être rangées; 
nous laisserons également aux savans à comparer lev.opinions 
de Morison, Dilien, Gaeriner, lindsay, Ehrhart, Mirbel, 

B. ToMs XVI. ap 



44a Botanique: N^ 33 1 

De CandoUie, Fischer, Sprcngel, Rudolphii etc., et à dé- 
cider quel nom il convient de donner à la foliole-germe de M. 
Kaulfuss. 

M. Kaulfuss partage les Pofypodiacées en trois sections: 

P. WDM, : Pofyboirya {Oifersia Raddi), Jcrosu'chum , HemUo^ 
miis, Gjrmnogramma , Meiuscium , Grammins^ Seiitgtiea, Xi'^ 
phopteris, Ceierach, CochUdium, Pofypodwm [Dqiieris Rdnw^ 
Jhy noria Bory, Lasirea Bory), Marginaria, Tœniiis. 

P. iKDUSio spuaio TECTf : H^oodsia, Nrp/toboliis ^ PteopeiUSf 
Notœhlœna, 

P. iNDUSio VEfto TBCTJB S I. OnùcUoideœ : OnocleOjSiruthiop^ 
ierii, — a. Bkchnoideœ : JUoforus [Cryplogramma)^ Onychimmp 
Eymenalepisy Leptochilus, £llobocatpus (Ceratopteris Gaud.y 
Porkeria Hook.» Teleoxoma R. Br.). Lomaria, Blechnmm , Sad^ 
leria, fFoodwardia j Doodia. — 3. Aspleniaideœ : Aspiemtan , 
Attantodia^ Darea, Scolopendrium , Diplatium^ Didymoch^ 
lœna [Tegulona Reinw.).— 4. Purwdeœ : Purit ^ Fittaria , 
LonchUiâ, Monogromma, Antrophyum. -^ 5. Adianêoideœ: 
Adiantum, Cheilanthet ^ Ctuiebeerùif Lindsoxo (Scàâohma 
Gaud.) -~ 6. Davaliioidfœ: DavoÛia, Peronema, Saecoloma^ 
Dicàsonia , JBaiantàtm , Ciboiium [Pinonia QwA^ ^ Ltcanopie» 
ris Reinw. ( Onychium Rcinw. ). — 7. Atpidioideœ : Aspidùsm 
[Neuroma Don. , Ophioptens Reinw. y Rumohra Raddi.) 

P. AViruLO TKAO KXCKRTaxGo: Ctathsacbjb : SLCybtkeoideœ : 
Alsophiia, Chnoophora, TrichopierisBtesL)^ Hemiielia, Qna- 
ihea. -*— b. Trkhomanoideœ : Triehomonts {Feea Bory> Hjrme^ 
notUtekjrr Borj), Hymenophyllum. 

La 3* grande division des Fougères comprend les Radkidesi 
M ABSiLBGAXJB : IsocteSf PiUUaria, Marsilea^ Sahinia, Azoiia. 

GmnaA fla^e ighota: Aitkerobotrys Wallicfa, Carpanthuê 
SchmaltSy Didymogiossum Desv., Hysterœafpus Langsdorf, 
Leptostegia Don , Ltavea Lagasca, SolenopUri$ViM\f^. 

Dans le présent ouvrage, qui est la i* partie, fauteur ne traite 
que des Fougères qui composent Jes familles précédentes, et des 
deux premières sections des Polypodiacées. La a* contiendra 
donc la Y section, avec les Cyathéacées et les MarsUéacées , 
que nou^^pérons voir accompagnées également de considéra- 
tions générales. Nous croyons , par ces mots, exprimer le voni 



Botanique. ^43 

de ses lecteim, accoutumés à le regarder comme un des ob- 
servateurs les plus consciencieux de notre époque. 

M. Raulfuss a joint à son excellent travail un appendice, dans 
lequel il rapporte, année par année, depuis i533 jusqu'en i8ai, 
les passages des différens auteurs qui ont parlé de la fructifica- 
tion des Fougères. Ce recueil , composé de 19 pages, suHit aux 
personnes qui veulent être simplement au courant de cette par- 
tie, et fournit des indications précieuses à celles qui veulent 
aller au-delà. 

Enfin, une planche présente 5o dessins analytiques, tels 
qu'on doit les attendre de leur auteur. 

n. Il nous reste peu d'espace pour parler du mémoire de M. 
ScitE, dont l'objet se rattache à celui de M. Raulfuss. 

On connaît les expériences de Lindsay , et Ion sait qu'elles 
ont été confirmées par plusieurs observateurs allemands et 
français, en dernier lieu par M. Nées d'Ësenbeck, et, comme 
on vient de le voir , par M. Kaulfuss. 

M. Seitz donne des règles pour recueillir de bonnes graines 
et les reconnaître , et des renseignemens très-détaillés sur les 
différentes manières de tes semer et de les élever pendant les 
premiers jours. Cette partie, d'une grande importance, est peu 
susceptible d'analyse. 

La saison la plus favorable pour ces semis est l'époque de 
février jusqu'à la fin de mai; plus tard, la chaleur exerce une 
influence délétère sur les jeunes plantes , ou du moins elles exi* 
gent des précautions multipliées. 

M. S. indique ensuite les antres modes de propagation des 
Fougères (i). Il en distingue deux grandes classes : les Fougères 
à boutons fixes , et les Fougères à boutons caducs. 

I. Les Fougères à boutons fixes se partagent en 3 sections : 
FouciftES turionifères , prolifères ovLvmpares. 

X. Les Fougères à tarions sont ramifiées ou simples. Les pre« 
mières ont leur caudex au-dessus de la terre ou au-de!ssou$. 
Dans le premier cas , on coupe une portion de la racine princi- 
pale dans l'endroit où il y a le plus de racines et de frondes ; 
dans le second, on les cultive dans des pots, ce qui fait déve- 
lopper promptement les racines des turions. 

(i) Il n'est ici qaestion qae àti Polypodiacées des antcars. 



444 Botanique* 

La forme simple est la plus commune. M. S. partage ces Fou* 
gères en TariontfèressohtMfères, et Turitmijeres flageUifères. Dans 
les a cas, les soboies et \e%flagrUa s'enracinent et peuvent être 
séparées du tronc. 

a. Dans les Fougères prolifères^ le corps en faveur duquel a 
lieu \k\ proUfication possède toutes les conditions d'organisation 
intérieure nécessaires pour qu'il devienne une plante parfaite, 
et il se détache naturellement de la mère-plante. 

3. Fougères vivipares, — Ce mode de multiplication est pour 
ainsi dire une modification des précédens , dont il se disûngne 
en ce que la nouvelle plante se forme, non sur le rhachù ou 
une partie ligneuse du tronc ou de la fronde, mais sur les ner- 
vures. M. S. a réussi à détacher et à élever des plantes de ce genre. 

II. Nous ne connaissons qu'un seul exemple de Fougère hul- 
bifère ou à boutons caducs; c'est VAspidium hulbiferum^ dont 
les bulbes ressemblent beaucoup à ceux du Potfgonuin vù^ipa^ 
rumj c'est-à-dire que, dans ce corps traversé par des vais- 
seaux, on observe une espèce d'embryon non développé, et, 
dans cet embryon, deux parties, dont la première, partagée en 
deux, a une direction ascendante, l'autre une direction descen- 
dante. 

M. S. ajoute ici, sur les Fougères en arbre (qui sont de sa 
section des l^irionifères) quelques observations qui lui ont été 
fournies par M. 'Martius. Nous y, voyons entr'autres que, 
dans celles qui se recourbent, il se forme, près des cicatrices 
des frondes détachées , un paquet très-épais de fibres luisantes 
et d'un brun foncé, qui tendent vers le sol. M. Martius n'a point 
TU de ces fougères ramifiées, mais quelques-unes ayant une ou 
deux frondes au-dessous de la couronne. 

L'auteur a joint à son mémoire un tableau synoptique, qui en 
reproduit les principaux traits; son travail est important pour 
l'horticulture, et offre également, comme on voit, de rintérét 
aux botanistes. Aug. Dcvau. 

333. Recueil de plaxtes catptogavfs de TAgenais; par M. L« 
DE Beondeau. [L*jitni des Champs; févr. 1829, p. 5o.) 

On annonce le i*"* fascicule d'un ouvrage publié sur les plan- 



Botanique. j^/^^ 

tes cryptogames omises dans la Flore agenaise , dessinées et dé- 
crites par M. de Brondeau. Ce fascicule se compose de' 5 espè- 
ces toutes nouvelles, et appartenant à 4 genres dont a nou- 
veaux. On n'eu expose ni les caractères ni môme les noms, et 
l'on ne cite que le Phacorhiza Amansti^ champignon voisin des 
Clavaires, et qui croît sur les feuilles sèches du peuplier. II. 

334' Truffes trouvées a Pessic, près Bordeaux. ( Ibi€i.;jùn\\ 

1829, p. 27.) 

M. Latcrrade indique cette nouvelle localité, où des truffes 
( Tuber cibarium ) d'une odeur fort agréable et d*uu goût exquis 
sont assez abondantes dans uu terrain sablonneux, plante de 
chênes, de charmes et d'autres arbres. 

335. Note sur le Lycoperdon fulvum. [Ihid,; p. 28.) 

Ce Champignon, vulgairement nommé Fteur de tannée, 
croit sur la tannée, où il se présente comme un brin de chou- 
fleur. Les mamelons safranés se réunissent en une forme ovoïde, 
composée d'une pellicule mince, blanche, saupoudrée d'une 
substance granulée fauve. L'intérieur de ce Champignon est 
plein d'une poussière couleur de café torréfié. 

336. Catalogue général des plantes cultivées aux Colonies. 
Supplément au Catalogue des plantes cultivées aux jardins 
de botanique et de naturalisation de l'île Bourbon et de Ri- 
chard-Tol au Sénégal. ( AnnaL marit. et colon.; déc. 1828, p. 
784. Voj. le Bulletin de janvier 1829"; Tom. XVI, n** 78.) 

Sous le titre d'acquisitions , ces catalogues font connaître un 
nombre considérable de plantes qui ne sont pas indigènes de 
l'île Boutbon et du Sénégal ; mais comme ce sont de simples 
listes, il est impossible d'en donner une analyse dans le 
Bulletin. G . . . . w . 

337. Sur le Visnba mocaker a. Mémoire lu à la Société médico- 
botanique de Londres. Séance du 11 nov. i8a8. (AtAenœum; 
3 déc. 1828.) 

^ ... On lit un mémoire sur le Fisnea mocanera ( moctin 
tree)^ et sur ses propriétés médicale^, par le D*" Berthelot , 
membre correspondapt de la Société, résidant à Téuérifle. L'au- 



y 



j^6 Botanique. 

teitr commence par donner une description boUniqae de là 
plante; il entre ensuite dans quelques détails déjà connus «ir 
Vétymologie du mot de mocanera, sa patrie, l'époque de sa flo- 
raison, sa hauteur, son port et les qualités de son bois. 

Cet arbre paraît avoir été extrêmement multiplié aux Casa- 
ries avant la conquête de cet archipel ; il est depuis deveiro 
très-rare daus plusieurs de ses îles. Le D' Berthelot pense qu'à 
moins d'uue administration plus active qui fasse cesser les dé- 
boisemens , les Mocanères , comme nombre d'autres espèces 
d'arbres forestiers, disparaîtront totalement du sol qui les a 
produits. On ne les retrouve plus aujourd'hui que sur le pen- 
chant de quelques-unes des montagnes d'un ordre secondaire, 
< et dans certaines vallées des îles Canaries, telles que celles de 
Gomera, de Palma, d'Hierro ou de Fer, et de Ténériffe. On les 
rencontre à la hauteur de 1,200 à 2,400 pieds. Les fruits du 
Fisnea mocanera , que les Guanches appellent Yoya , ont une 
saveur un peu amère, qui pourtant n'est point désagréable. ▲ 
Ténériffe, on les vend sur les marchés publics. À l'île de Fer, on 
les fait sécher au soleil, puis on les réduit en une poudre que les 
indigènes délaient dans de l'eau et du miel ou do lait. Les Iia- 
bitans en font aussi des gâteaux, à la manière de oéixdes abo- 
wigènes (Bimbachos). Quant à l'usage médical de cette plante, 
le D*" Berthelot indique la manière de préparer avec ses fruits 
un sirop qui passe pour spécifique dans certaines maladies. 

338. Db la PRiÊPASATioN UES HESBiEss pour l'étude de la bota- 
nique ; par M. Legoq. ( Annal scient, de l' Auvergne ; décena- 
bre 1828, Tom. I, p. 545.) 

L'auteur de cette dissertation fait, dans ce i^'' chapitre, une 
peinture animée des herborisations -y il indique la manière 
d'herboriser, et il donne un tableau général des végétaux qui, 
sous notre climat européen, se succèdent suivant le cours des 
saisons. 

3 39. Observations sua nirFiasvs hbebiebs puBuis pab SiEBim; 
par C. B. PsESL. ( Isis; i8a8, p. 367.) 

M. Presl a fait une suite de rectifications dans la nomencla- 
ture d'un grand nombre de plantes publiées par Sieber dans les 
différentes collections que nous devons aux soins de cet auteur. 
I.es résultats des recherches de M. Presl se trouvent contignés 
dans l'article de Visîs que nous yenoos d*indiqaer; et ils sont 



BoUmique. 447 

Bécessairement d'un grand intérêt pour les personnes qui pos- 
sèdent ces diverses' coliecdons. 

Les collections de Sieber sont devenues en quelque sorte 
classiques ; cela nous engage à présenter aux lecteurs du BidU- 
iin un aperçu de tout ce que ce botaniste infatigable a publié 
jusqu'à ce jour. Le Bulletin a déjà annoncé (Vol. YI^ p. 74) les 
prix des collections de M. Sieber, mais le tableau suivant in^- 
dîquè d'importantes additions et une réduction assez coasidé- 
rablc.dans les prix. 

Heri>arium Novœ HollandisB, 
Snpplemcntum Fl. N. HoU. 
U. florae Capensis, Sect. I. 

Sect. IL 
Sect. m. 
Herbarium Senegalense 
H. Martiaîcisnse 
H. însuin Tiinitatis, SecL I. 

Sect. II. 
Flora Cretica 



480 espèces à 


100 thalenk 




16 


i5o 


a4 


lia 


16 


xoo 


16 


5o 


8 


i5o 


a4 


100 


1% 


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30 


S70 


3o 


So 


16 


80 


16 


zoo 


16 


lao 


16 


60 


7 



Flora iSgyptiaca 
Flora Austriaca^Sect. I. 

Sect. n. 
Flora Corsica 
Fîlices,Sect. 1. 

Sect. IL 

Sect. m. 
Agrostographia 
Cryptogama exotica 

340. L'HxaBixa ou céLÉBax botahxstbMaxschal de BiaBsasTSiiry 
ainsi que ses œuvres posthumes , ont été achetés par l'Acadé- 
mie des Sciences de St.^Pétersboui^, pour la somme de 
lOyOOO roubles. ( Journ, génér, de Litt. étr,; oct. z8a8.) 

341. Herbieb x>x Lihné. 

On nous écrit de Londres, à la date du 4 mars 1829, que la 
Société Linnéenne vient de terminer l'achat de l'Herbier de 
Linné pour le prix de 3ooo guinées, ( environ 78,000 fr. ); 
l'herbier de Smith lui-même et toute sa bibliothèque étant 
compris dans la vente. G . • . ir. 

34a* HoxTus sicGusLoirpxifBifsiSy ou G>UeGtioQ 



44B Botanique. 

secs de plaiites qui croissent sans culture à ao milles à. la 
ronde de Londres , et qui sont nommées d'après lUerbier «ie 
. BaulLS et autres collections originales; par D. Mauabo JLa 
Gasca, ancien professeur et directeur du Jardin des Plantes 
de BIadnd;prix, i liv. st. Londres, 1837 ; Treuttel, Wiàrtx 
etCkMDp. 

343> BOTAKIQUE DU MIDI DE l'AfEIQUE. 

On sait que M. James Bowie, excellent botaniste et naiu- 
raliste , a été occupé plusieurs années dans Tintérieur du midi 
de l'Afrique à recueillir des plantes pour les jardins royaux de 
Kew ; et que par suite du système d'économie demîcremcmt 
adopté par le gouvernement britannique, ce savant a été rappelé. 

M. Bowie avait déjà exploré une étendue de %ùo milles de 
terres 4 partir du cap de Bonne-Espérance. Il se propose main* 
tenant de retourner au Cap , et de visiter l'intérieur du pajrs à 
ses propres frais et risques , avec la perspective de disposer de 
ses collections ultérieures en faveur des naturalistes de la 
Grande-Bretagne. 

C'est dans cette vue qu'il offre de recueillir des plantes et 
autres objets d'histoire naturelle pour le compte des personnes 
qui seraient disposées à l'honorer de leurs commissions, et aux 
conditions suivantes : 

Planies séchécs; spédmens bien conservés, au prix de % liv.. 
st. 10 s. les 100 espèces. 

Semences^ 5 liv. st. les 100 id. 

Ognons de plantes (Wm, etc.), 10 sch. les 100; les plus gms^ 
de I s. à a s. 6 d. chaque. 

Fiantes vîpontef, a s* 6 d. chaque espèce. iV. £. Si ce sont des 
succulentes , 3 espèces et plus compteront pour une. 

Strelitziœ, Zamioe, etc., et plantes de la même grandeur, à 5 
8« chaque. 

Les espèces nouvelles coûteront uo^peu plus. 

Oiseaux. — Pour des peaux de petits oiseaux , jusqu'à gran- 
deur d'un pigeon, un scheliiig chaque spécimen. Pour les indi- 
vidus de cette grosseur, et proportionn^lement jusqu'à celle 
d\in vautour on d'un aigle ^k 7 s. au plus. Oiseaux pour la dis- 
section , conservés dans l'esprit de vin ( y compris le tonneau ) , 
S liv. st. le cent, sans égard à la grosseur. 

L'adresse de M. Bowie est à Kew-Green , comté de Surrey. 
' { SdiMk.Journ.ofscienc.; «vriliSa;, p. 366.) 



Botanifue. 44^ 

344. Paogaavme ds la Société teyléaiekne à Harlem, pour 

Tannée 1829. 

La Société propose au concours la question qui suit : 
Parmi les découvertes auxquelles les derniers perfectionne- 
mens du microscope ont donné lieu, on doit compter la manière 
dont la fécondation s*opére dans les plantes de différons ordres. 
Cependant quelques physiciens ayant encore élevé des doutes 
sur ce que d'autres rapportent avoir observé à cet égard, il im- 
porte de continuer et de répeter les observations par le moyen 
de microscopes de la dernière perfection et d*un pouvoir supé- 
rieur, afin de faire disparaître les doutes qui subsisteut encore, 
ou bien de confirmer ce que les dernières observations s'ap- 
prennent à Tégard de la fécondation des végétaux. C'est pour 
ces raisons que la Société demande : 

« Un mémoire contenant uhe exposition exacte de l'état ac- 
tuel des connaissances touchant la fécondation des végétaux de 
différens ordres, autant que ces connaissances ont été acquises 
soit par les dernières observations microscopiques , soit par 
celles de l'auteur même. Ce mémoire doit être accompagné des 
dessins nécessaires pour réclaircissemeol du sujet. » 

L'auteur est tenu d'indic|uer la construction et le pouvoir 
grossissant du microscope dont il aura fait usage , ainsi que les 
circonstances dans lesquelles ses observations auront été faites, 
afin que celles-ci puissent être répétées avec le même succès. 
Enfin l'auteur doit indiquer, dans des notes à ajouter à son mé- 
moire, les expériences et les observations par lesquelles il a 
taché vainement et sans succès de se convaincre de ce que d'au- 
tres assurent avoir observé. 

On peut consulter sur ce sujet : A. Brongniart, Mémoire sur 
la génération et le développement de V Embryon dans les végé^ 
taux phanérogames,. Annales des sciences naturelles , T, XII , p. 
14 9 14^9 a a 5.— -A. Brongniart, Nouvelles recherches sur lepol" 
len et les granules spermatiques des végétaujc ( Globe, a Juiiiet 
i8a8). — M. Kaspail , Obsen*ations et expériences sur les gra^ 
nuits qui sortent pendant Ccxplosion du grain tle pollen. Mém. de 
ia Soc. d*Hisi. Nat. de Paris , Tom. IV. — R. Brown , Brii:f 
account of microscopical observations on Uie particles contained 
in the pollen of plants, iu-8®, Lond. , i8a8 , cl dans le Philoso^ 



45p Botanique. 

phical Magazine and jinnals o/Philosophyy n^, a 5, Sepi» iftiS, 
p. 56Sk — M. Raspaily Note* sur Vouvrage précédent , M^m. dt 
la Soc, d'HUt. Nat,, Tome IV. — L. C. Trcviranus, de Oi>o vt- 
getabili ejasque mutationibus. ff^ratùL^ iSaS. 

Le prix du concours pour cette question est une médaille 
d'or de 400 flor. On peut répondre en hollandais, Utin, fian- 
çais , anglais et en allemand. Les réponses doivent être adres- 
sées à la Seconde Société Teyiérienne, àUarlem, avant le 1^ 
avril iSlOf pour être jugées avant le 3i décembre de la même 
année. 

345. Fleubs aetificielles en cire ; par M"*** Louis (i). 

Les préparations de pièces anatomiques en dre sont bien 
connues, et il est peu de personnes qui n'aient vu le caluBei 
de feu Dupont , ou qui du moiùs n'en aient entendu parler. Le 
succès de ces pièces et leur utilité réelle ont donné k deux dames 
ridée de faire pour la botanique ce que Ton avait déjà fait pour 
l'anatomie. Ce projet était rempli de difficultés bien plus grandes 
sani doute que toutes ceUes dont les premiers modeleurs en 
dre ont en à triompher. La connaissance du moulage et de la 
sculpture en relief suffisait à ceux*ci; ib avaient k opérer par 
les mêmes procédés , la ipatière seule était dinérenle. U n'en 
était pas de même des fleurs , que l'on voulait rqiroduire dans 
leur état naturel , à l'air libre et non sur une surface donnée, 
avec leur port, leur feuillage, leurs couleurs, et toutes les 
formes variées et graduées qu'elles affectent depuis le mo- 
ment où naît le bouton jusqu'à leur parGût développement. 
Le succès le plus complet a couronné la tentative dont nous 
parlons, et dès les premiers pas cet art vient d'atteindre à la 
perfection. Les procédés sont restés le secret des dames dont 
nous annonçons les élégantes productions; mais, quelque 
idée que l'on se forme des moyens , on ne peut connaître les 
résultats qu'après avoir vu comme nous plusieurs fleurs d'es- 
pèces différentes, isolées ou groupées dans des vases ou dans 

(t) Rne dn Paon Saint Andié , n* a. Ces Éenn ont M piéaentéti k 
Hadams , dncheaaft de Berry, qni l«t « aceneilliei ayec naa bieBvcillaac« 
tonte parttcnlièrs. Deox cedrea ont été réecaunent adans à rnapotidan 
de tableanz de U aelle Lebma, en proit de U cdne d*cxtiactlQii de h 
■MBdIeité. 



Zoologie. ' 45 X 

des cadres. La fragilité de la cire étant le seul obstacle dont on 
n'ait pu triompher , Tidée de former des tableaux de ces fleurs 
«tait heureuse y en cela surtout qu'elle permet de les transporter 
et de les conserver. 

^' Considérées comme objet d'art , ces fleurs ont droit à toute 
l'attention et à tous les éloges des véritables amateurs , car elles 
surpassent de beaucoup tout ce que nous connaissons en ce 
genre; mais il fallait un autre motif pour nous les faire recom- 
mander à nos lecteurs , et nolis le trouvons dans les services 
réels que cet art nouveau peut rendre à la science. £n effet, 
les fleurs que nous avons vues ont'un tel degré de perfection p 
que non-seulement elles pourront servir de modèle aux pein- 
tres et aux artistes, mais que nous considérons cette industrie 
comme très -propre à reproduire et à fixer pour l'étude de la 
botanique un grand nombre de fleurs ou de plantes dont l'exis- 
tence passagère, la rareté* ou l'impotsibilité de conserva- 
tion par les moyens ordinaires, avaient offert jusqu'ici tant 
d'obstacles aux botanistes. Ces réflexions s'appliqueront plus 
particulièrement aux plantes grasses, qu'il est impossible de dei^ 
sécher sans en dénaturer complètement le» formes» les oou* 
leurs y en un mot, tous les caractères. A* 



ZOOLOGIE. 

346* Haudboxx Dxm DxxasjuirnB. — Manuel de Zoologie, ou 
Ëlémens de l'histoire naturelle du règne animal; par J. vàh 
nxa HoEVBN. Tom. I, a® livraison. In-8® de vx-vii et 244 p. 
Rotterdam, 1828; Y^J. Allart.. Prix de souscription, 4 fr» 
90 cent. (Voy. le Bulletin, Tom. XIV, n® a3o.) 

Cette seconde livraison du Manuel de M. van der Hoeven 
contient les animaux articulés. (Insectes, Arachnides et Crus- 
tacés.) 

L'auteur a adopté pour la majeure partie la classification 
que M. Latreille a publiée dans ses familles naturelles du 
règne animal. Le cadre de son ouvrage ne lui a pas permis de 
donner les caractères de tous les genres du grand embranche- 
ment des animaux articulés , et souvent il a dû se borner à la 
simple indication des noms. Les genres modernes | démembrés 



45a Zoologie. 

des anciens sont, autant que possible, ramenés à ces dernières. 
Les considérations générales qui précèdent la rerue systémati- 
que de chaque classe y et que l'auteur a données en hollandais, 
oflrent un aperçu fort bien fait de leur objet; et Ton remarque 
avec plaisir que M. van der Hœven a mis à profit tes travaux 
les plus modernes sur l'anatomie et la physiologie des animaux 
articulés. La livraison que nous annonçons doit être accompa^ 
gnce de 4 planches appartenant à la livraison précédente. Ces 
planches manquant dans l'exemplaire que nous avons sous les 
yeux , nous ne pouvons rien dire sur leur exécution. L. 

347* Potage autour du monue , exécuta par oedee du Roi 
sur la Corvette la Coquille; par M. L. J. Dupeeeet. — Zoo- 
hgicj par MM. LessoN et Gaenot. Livr. X^. (Voy. le Bulletin 
de févr., n" 207.) 

Le texte de cette nouvelle livraison contient la suite du cha- 
pitre 5, consacré aux observaiions générales sur t histoire natu- 
relle des-eonirées visitées par la Coquille, dont nous ferons con- 
naître rènsemble dans un prochain article. 

Les planches offrent le Cestraciou de Philipp. Cestracion Phi- 
lippi Less.y des mers de la Nouvelle Galles du Sud ; le Trigle 
Knumou, Trigla Kumu Less., des mers de la Nouvelle-Zélande; 
dans les oiseaux, le Troiipiale roux-noir, Icterus rttfusaterLess.f 
de la Nouvelle Zélande, et le Sittèle 0*Tataré, Sitta otatare 
Less., de Tîle de Taïti; le Synallaxc de Tupinier, Synallaxis Ta- 
pinieri Less., du Chili , et le Pomatliorin d'Isidore, Pomathori- 
nus IsidorUje&s.y de la Nouvelle* Guinée ; enfin, im magnifique 
perroquet, le Psittacai*a de la Patagonie, Psittacara patagonica 
*Less., du Chili. 

34B. Cours de l'histoiee natueelle des Mammifères, professé 
au jardin du Roi par M Gkoffeoy Saiitt-Hilaire , recueilli 
par une Société de sténographes, revu par le professeur, et 
publié par leçons. Prix de la Icçou , 70 cent, et 80 cent, par 
la poste. Prix de l'abonneuicnt pour ao leçons , 12 fr. pour 
Paris et 14 fr. pour les d«''partcmcns. Chez Pichon et Di- 
dier. 



Zoologie. 4S3 

349. DAESTSI.LinrG KBUC& ODER WENIG BE&AHNTK& SxUGK^ 

TBXSBE. — Mammifères nonveaux ou peu connus , décrits et 
filtrés d'après les priginaux du Muséum zoologique de lU- 
uiversité de Berlin; par le prof. H- Lichtirstsin. i*"^ livrai- 
son ; in-folio de 10 pag. , avec 5 planches lilhogr ; prix, t 
thlr. ao gr. Berlin 18*7; Liideritz. 

Lorsque cet ouvrage , qui nous est inconnu , nous parvien- 
dra , nous nous empresserons de le faire apprécier à nos lec- 
teurs. 

35o. Jo. Fbid. Blumekbachix : Noi^a Pentas eolleciionis suaf€ra^ 
niorum diversarum genUum, tanquam comphsmentum priorum 
decadum, In«>4® de 11 pag. Gottingue i8a8. (Voy. Bulietin^ 
Tom. X,n® 374.) 

Les 5 planches (n^* 61 à 65) offrent la figure des crânes d*un 
ancien Germain, d*ui^ habitant du Kamtschatka de race pure, 
d'un Hollandais de race pure, d'une feriime mulatte et d'un an- 
cien Péruvien. 

35 1. Obseevations sue quelques Mamvipâbxs conservés dans 
le cabinet de la Société de Zoologie ; par N. ^A. Yigobs et 
Thomas HoBsriELD. [Zoological Journal; n^ XIII, avril-juin 
1828, p. io5.) 

Dans cette notice , il est uniquement question de Mammifères 
quadrumanes et d*un rongeur, mais principalement de deux es- 
pèces de Singes dites nouvelles et du genre Cheirogaleus de 
Commerson, dans la famille des Lémuriens. Dans un préambule, 
les auteurs citent les espèces d'Orangs et de Gibbons que sir 
Stamford RafQes a déposées dans cette collection, et entr'au- 
tres des individus de VOrang-outan (et non pas Orang-outang, 
comme tous les auteurs s'acharnent à l'écrire; car le mot utan, 
prononcé ouian, est un adjectif malais qui signifie sauvage, et 
que rien ne peut forcer k mal orthographier, pas même une lon- 
gue habitude.) On sait qu'aidé par MM. Diard et Duvaucel, sir 
Kaffles a expédié en Angleterre la plus grande partie des col- 
lections de ces deux jeunes et zélés naturalistes; car les notes 
qu'il a publiées dans les Transactions de la Société Linnéenney 
bien que prouvant un goût et un talent respectables dans ce 



454 Zcokgb. 

guu f qncm ! , n^maniitot jamais, sans les indmdaK» éÊm twk- 
frnctnenses pour U sdence. Le Gibbon que sir 1>^W^« a ^ 
mieux décrit , est le Siamang\ mais combira ses ofaservmcioas 
de mœurs et dliabitode sont toin de ce que nous a ippris M. 
Bnvancel dans ses lettres à MM. CuTier, et insérées dans les 5- 
Traisons des Mammifères de M. F. Curier ! llUngàa pmti de sir 
Baflks est évidemment le Wou-wou de M. F. Curier^ ou l'I^io- 
haau agiUs; mais ce Gibbon est le Simia variegaia^ ainsi quH 
est fiicile de s'en couTaincre par la planche coloriée, n^ sB;, 
des figures de quadrupèdes de Bufibn. Quant au Simia iar àe 
sir RafBes, c'est évidemment VOuitio de M. F. Guvier, et c'était 
alors par conséquent une e^ièoe nouvelle; car, par une absm^ 
dite palpable , tons tes auteurs, depuis Linné , ont étayé les dr- 
scriptions de kur Sùnia iar de celle incomplète et mutilée de 
Bufibn, au lieu de vérifier ce qu'en avait dit Daubenton, doat 
la description est parfaite, et qui répond exactement d'ailleurs 
à la planche 54 des quadrupèdes de Bufibn, où le peintre a 
été plus exact que le naturaliste. Si MM. Yigors et Horsfield 
avaient vérifié cette figure exacte et bien coloriée, ils n'auraient 
point créé l'espèce nominale, qu'ils ont appelée Simia ^Mima- 
MOf dont le Muséum possède deux individus mâle et femelle, 
qui se rapportent parfiûtement à cette ancienne figure. Quant 
au genre Nasaiisy établi pour recevoir le Simia nasica de Lin- 
né, l'espèce que ces auteurs nomment Nàsalis rccutvus, par 
opposition à l'autre qu'ils appellent iVo/a^ nasiau ^ 2l ^onx 
tout caractère distinctif d'avoir le nez retroussé. En bonne lo- 
gique, on conçoit qu'une telle espèce ne peut être admise; car 
il faudrait créer bien des espèces dans le genre Homine 
depuis le nez multiple jusqu'au camus : puis ne se peut-il pas 
que cette circonstance soit due au frottement d'un animal 
renfermé dans un vase et baigné par l'alcool ? Tout porte à 
croire d'ailleurs que le recurvus est un jeune ÎD^vidu du nasi- 
eus. Le Cheirogaleus Commersonii n'est point nouveau non 
plus. Cest l'animal que, par erreur, M. F. Cuvier a décrit et fi- 
guré sous le nom de Maki nain, eii octobre i8ai, dans le tome 
second de son Histoire des Mammifères, 

De^ toutes les nouveautés prétendues de ce mémoire, il ne 
nous reste plus à examiner que le Sciurus Ra/fiesUg qui nous 
semble évidemment être rÉcureuii de Prévost, Sciurus Pret^S" 



Zoolog(€. 4SS 

tit, de Besmarest, Mammal, sp. 537, et dont tonte la difierence 
consiste en ce que le blanc des flancs du Se. BaJJfesii est jaunâ- 
tre dans celui décrit par M. Desmarest. Mais on tait avec quelle 
facilite souvent , chez les Rongeurs , le blanc passe au blan- 
châtre et au jaunâtre. Du reste, tout s'accorde parfaitement 
nyec la figure coloriée, n® lY, du 7éOoiogical Journal, 

Lassoir. 

35a. RBMAaQuzs sua quelques c^EAcriaBS des Chauves Soueis 
FEUGivoEBs, ct Dcscriptiou de a espaces nouvelles; par M. 
Isîd. Geoffeot Saint-Hilaiee. (Annales des sciences naU^ 
relies ; OQioh, i8a8, pag. 187.) • 

Ce mémoire est extrait d'un travail étendu sur les Chauves- 
Souris frugivores. Il contient d'abord des remarques générales 
sur les caractères de ces Chauves-Souris « puis des remarques 
sur le genre Roussette (Pieroptts), avec la description d'une 
espèce nouvelle; enfin des remarques sur le genre Pachjsome, 
suivies également de la description d'une nouvelle espèce. 

La première des a espèces est nommée Roussette Dussumier, 
Pteropus Dussumieri; elle est assez voisine de la Roussette Re- 
raudren , dont elle se distingue facilement par son système de 
coloration. La face et la gorge sont brunes; le ventre et le dos 
sont couverts de poils bruns mêlés de poils blancs; ceux du dos 
diffèrent du ventre, eu ce qu'ils sont très-couchés, comme cela 
a lieu chez presque toutes les Roussettes ; 'la partie supérieure 
de la poitrine est d'un brun-roussâtre ; les côtés du col et 
tout l'espace compris, à la face postérieure du corps, depuis les 
oreilles jusqu'à l'insertion de l'aile, sont d'un fauve tirant légè- 
rement sur le roussâtre. La longueur totale est de 7 pouces, et 
Tenvergure de a pieds 3 pouces. 

De deux individus que l'auteur a examinés, Tun vient du 
conliuent de l'Inde , et l'autre est donné comme originaire 
d'Amboine. 

Le genre Pachysome ^ établi récemment par M. Geoffroy 
Saint-Hilaire père , se compose de quelques espèces confondues 
jusque-là avec les Roussettes. Il est caractérisé par ses formes 
lourdes et trapues, sa tête courte, élargie en arrière, et ses 
dents, qiti sont au nombre de 3o seulement (4 de moins que 
chez les Roussettes). La force des mâchoires est beaucoup plus 



456 Zôologiâ 

cooftidértble que dans les véritables R«Misseltes , puisque la ^ 
choiie inférieure» en même temps qu'elle devient plus 
se trouve mue par des muscles plus puissans. 

M. Geoffroy Saînt>Hilaire père a mentionné 3 espèces de ce 
genre y savoir: les P. Dêardii, P. Duvauceitiet P. TitiAœeAe^ 
Iw^, L'auteur y ajoute encore le P, melanocephalum ( Pieropms 
melanocephalus Temm.) , et une espèce nouvelle sous le nooa 
de P, brevicaudaUtm, 

Cette espèce est très -voisine , par son système de Goloration, 
de l'espèce que M. Tcmminck a publiée sous le nom de Roussette 
mammilèvre [Pleroput titthœcheiius)i mais elle s'en distingue 
par Textrème brièveté de sa queue , qui dépasse à peine d'une 
demi-ligne la membrane interfémorale. Le dessus du corps est 
d'un roux lavé d'olivâtre, les poib étant d'un brun olivitre 
dans presque toute leur étendue et roux à la pointe. J^ face 
inférieure du corps est grise sur le milieu du ventre; les flancs , 
la gorgé et les côtés du cou sont tantôt d'un gris assea pur, tan- 
tôt d'un roux grisâtre, tantôt enfin d'un roux vif. Les oretiks 
sont entourées d'un liseré blanc. La longueur totale est de 4 
pouces, et l'envergure d'un peu plus d'un pied. 

Ce Pachysomea été découvert dans l'île de Sumatra par MAf. 
Diard et Duvauccl. On assure qu'il se trouve aussi dans le con- 
tinent deTlnde. * L. 

353. OsSEMEirS FOSSILES n'iLÉPHANS. 

A l'occasion des os fossiles d'éléphans découverts en i8a4 à 
la Croix-Rousse, près de Lyon «et sur lesquels BL Rredin a 
donné une notice dans plusieurs numéros des Archives histori* 
ques et statistiques du département du Rhône (Voy. leJ^uHee., 
Tom. X , n^ a68), il est utile pour la science de rappeler qu'une 
découverte semblable a été faite dans le département du Bas- 
Rhin, en 1799. £n voici les détails tels qu'ils sont consignés 
dans Vjfnnuaire politique et économique du département du Bas^ 
Min , publié par M. Bottin , pour Van VIII. 

A l'une des extrémités de la commune de Vendenheîm, cao» 
ton de Brumath, u un myriamètre de Strasboui^, des ouvriers 
creusant un puits dans un jardin, au mois de nivôse, rencon- 
trent ù i3 mètres ou 40 pieds de profondeur, une défense et 
des ossemeus d'un animal monstrueux* L*admimstratîon| aver- 



Zoologie. . 4S7 

t\e ïïùssitàt de cette découverte, invite le professeur Hermann 
ù se rendre sur les lieux avec l'ingénieur en chef du départe- 
inent, et le soir du même jour ils en ont rapporté une défense 
d^éléphant de 4 pieds 1 1 pouces de longueur sur 5 pouces 5 H-* 
gnes de diamètre dans la plus grande circonférence. Cette dé- 
fense est en 6 ou 8 morceaux qui se rapportent parfaitement. 
Ce qui est le plus précieux , c'est qu'elle est entière, la pointe 
n'ayant éprouvé aucune altération. Avec cette défense se trou- 
vent plusieurs morceaux d'ossemens. Ces débris sont aujour- 
d'hui déposés au Musée de Strasbourg. 

On cite, continue M. Bottin, la découverte de pareils osse- 
mens faite, il y a quelques années, à £pfig,méme départe- 
ment , en creusant les fondemcns de l'église. On ajoute que l'on 
y trouva aussi un squelette humain d'une grandeur extraordi- 
naire; qu'un curieux voulant eu acheter la tète d'un des ou- 
vriers, le curé 6t croire à ces bonnes gens qu'il fallait, en con- 
science, briser et anéantir ces ossemens. 

354. Lettxh A SECONDA DBL SIC. PEor. FiUppo NssTr... Seconde 
lettre du professeur Pb.'^^Nesti, sur les ossemens /ossiies du 
va/ d'Jrno; sur le Mastodonte à dents étroites. In-S** de a 
feuilles. Pise, i8a5; Nistri. 

Cette lettre fait connaître un^ grand nombre de débris très- 
bien conservés du Mastodonte à dents étroites; ainsi l'auteur 
décrit successivement une portion de crAne avec les- molaires 
supérieures , la mâchoire inférieure, l'atlas, l'omoplate, l'hu- 
mérus , le cubitus, le radius, tous les os du carpe, le métacar- 
pien du milieu et une phalange du pouce. 

Tous ces os sont comparés avec leurs analogues dans l'Élé- 
phant , et , de cette comparaison , ressorient les caractères qui 
leur appartiennent en propre; ils se rapportent parfaitement au 
Mastodonte à dents étroites décrit par M. Cuvier, et ajoutent 
aux connaissances acquises sur le squelette de cet antique ani- 
mal des documens nouveaux et précieux. J 

355. Lettxaa te&za del sic. P&of. Fil. Nxsti. •« 3* lettre de 
M. Ph. Nesti; sur tOurs de Toscane, In 8^ de a feuilles. Pise, 
i8a6;Nistri. 

La première de ces canines comprimées fossiles, qa'oa attii- 
B. Toux XYI. 3o 



4S8 Zaotùgiè. K* 355 

bue géaértleneiit à TOars, a été troiirée en Tosctne et dépoKc 
ao musée de Florence vu i8t^; elle gisait dans les allnviwi 
anciennes» avc-c des ossemens d'Hippopotames , de Bœufs et et 
Ci-rfs, animaux auxquels il était impossible de la rapporter. 
Cette dent, dit M. Nesti, a la forme d'une fanlx, à pen près 
comme la lune lorsqu'elle se fait voir nouvelle à réxtréonté de 
l'horiaon. La courbure inieme (c'est le lH>rd postérieur) est na 
arc^qui appartiendrait à im cercle de o'^ySa de diamètre, et b 
courbure externe (c'est le bord antérieur) est un autre aix qui 
répond à un cercle deo"*»ao. La largeur antéro-postérieure est 
jde o,oa6, et l'épaisseur du bord externe au bord interne, de 
o^oia. La plus grande largeur existe vers les a tiers de h 
longueur, en commençant par la pointe extérieure; la racine 
est plus épaisse et moins aiguë. 

Pendant fort long-temps on ne rencontra aucun débris fos- 
sile, qui pût faire connaitre précisément à quel animal on de- 
vait rapporter ce tte canine comprimée; cependant, comme on 
n'avait reconnu , dans les alluvions du val d'Arno , qu'un seul 
carnassier^ qui était l'Ours , M. Nesti pensait que cette cfent 
avait dû lui appartenir. EnGn, en i8aS,ce suivant n*cueillit la 
porticm antérieure d'une tête de l'espèce que M. Cuvîer avait 
nommée V, rtruscusy et dans laquelle on voyais deux Canines 
supérieures comprimées et bien caractérisées, quoiqu'elles fus- 
sent rompues très-près du bord alvéolaire; de aorte qu'il ne 
doit rester aucun doute sur l'espèce à laquelle on doit rapport 
1er la première dent. 

La tête dont il est question n'est pas complète ; mais oo y 
voit toutes les dents de la mâchoire supérieure, qui sont à leur 
place et iâtactes, à l'exception des canim*s qui se trouvent mu- 
tilées, c«Mnme nous l'avons dit. Les mèchoires supérieures et 
inférieures adhèrent fortmnent entr'elles, et on courrait le ris- 
que de briser entlèi*ement les unes et les autres, si on votilait 
les séparer. Il y a de chac|ue côté 3 grosses molaires bien dis- 
tinctes; les canines supérieures sont couri>ées en lames; les in- 
férieures ont ime forme différente; leur pointe ue surpasse pas 
le plan de la mâchoire supérieure, ce qui est l'inverse de ce 
qu'un observe dans les canines supérieures; celles-ci descen- 
daient au-delà de la base des canines inférieures et faisaient 
naître, par le frottement, une face secondaire oblique, sur la 
face externe de ces dernières* 



Zodogh. 4S9 

Les ctMinfs inférieures soAt larges à la face externe de o^ola 
et haiiti'S de o,oa6. Les îneisives ont tous les caractères de celles 
des Ours, de même que les molaires. Dans cet individu, on voit 
les 3 petites molaires antérieures très-peu usées, et celte qui 
leur succède est obtuse. 

La face est à proportion plus alongée que dans les Ours 
noir et bnm ; la fusse nasale est aussi plus large. On ne voit au 
frontal aucune dépression ; mais la ligne faciale va en montant 
jusqu'à la réunion des deux crêtes temporales aux créri*8 sagit- 
tales: là , le crâne est brisé, et la partie postérieure manque en- 
tièrement. 

Quoique le crâne ait ^té un peu comprhné vers le haut, on 
Toit cependant que les os du nez sont un peu plus étroits que 
dans l'Ours brun d'Amérique, et un peu plus larges que dans 
l'Ours bnm des A1|N's; mais comme le bord nasal s'élève plus 
que dans ces deux espèces, il semble que l'odorat doit avoir 
été plus délicat. La distance du bord des incisives.au bord nasal 
supérieur est de o,o85, et la largeur dans l'autre sens de o,5o. 
Le museau devait doue se dilater un peu sur le devant , de sorte 
qu'il offrait pltts de volume que dans l'Ours noir d'Amérique. 
La mâchoire inférieure est plus haute que dans les autres es- 
pèces. 

Cette description, à la vérité, dit M. Nesti, fournit peu de 
données; mais elle offre pourtant un nombre de caractères, suf- 
fisant pour dbtingucr cette espèce. Les petites molaires anié- 
rienres , la forme des canines, la longueur proportionnelle du 
museau, l'étendue de la fosse nasale, la figure des lignes ou 
crêtes frontales , sont des indices qui pourront servir à faire 
reconnaître les parties du crâne qu'un trouverait isolées ou pri- 
vées de dents. 

L'auteur, en considérant rensemble de ces caractères, sur- 
tout ceux qui appartiennent au système dentaire, pense que 
cette espèce était moins carnassière que les auti*es. La longueur 
des canines supérieures, qui se prolongeaient au delà du bord 
des alvéoles des canines opposées, leur pou de forée quoiqu'elles 
fussent tranchantes, la forme obtuse de la molaire qui succède 
aux % petites antérieures , l'augmentation de la longueur du mu- 
seau, le peu de profondeur des fusses temporales, l'aibsence 
de ces proéminences qu'on remarque sur le crâne des espèces 

3<K 



46o Zoologie. 

les plus carnassières, la forme même de la micIi<Mre,€tt oe 
qu'elle était plus grosse et plus pesante sur le devant, et pv 
conséquent moins propre au mouvement , lui paraissent des 
motifs suffisans pour appuyer son opinion. Les mêmes caractères» 
la forme des canines surtout, doivent faire distinguer TOnrs de 
Toscane, VOurs cuilridenfy de toutes les espèces vivantes et fos- 
siles connues. J 

356. OftifiTBOEYircHi ]»AEADOxi Dsscaimo akatovica; anct. 
J. F. Meckbl. In-fol. de iv et 63 pag., avec 8 planches. Leip- 
zig, i8a6; Fleïschcr. 

Nous sommes en relard pour Tannonce et Tanalyse de ce re- 
marquable ouvrage, parce quejusqu*ici il nous était resté in- 
connu. Aujourd'hui que nous avons eu Toccasion de TexanaÎDer) 
nous indiquerons la manière dont Tauteur a traité son sujet, et 
les points principaux de Thistoire de l'Ornithorynque, qu'il est 
parvenu à éclaircir. 

Les recherches de M. Meckel ont été faites sur deux indivi- 
dus qu'il avait reçus d'Angleterre, l'un entier, mâJe, et l'autre 
fecnelle, mais éventré. Avant d'entrer dans son sujet, raoteur 
donne une notice bibliographique , par ordre clironologique , 
de tous les travaux publics jusqu'à lui sur rOmilhorynqne. 

La description de l'animal commence par ses caractères ex- 
térieurs ; ensuite vient la description du squelette , des mus- 
cles , des vaisseaux sanguins , des nerfs et des appareils organi- 
ques des sens, de la digestion, de la respiration et de la voix, 
de la sécrétion unnaire et de la génération , enfin de la glande 
fémorale. 

Plusieurs points douteux ont été éclaircis par l'ouvrage de 
M. Meckel, et de nouveaux faits ont été ajoutés à ceux dé/à con- 
nus. La disposition remarquable des nerfs du bec, l'appareil de 
la glande fémorale, celui des organes génitaux mâles, la struc- 
ture du larynx et des bronches dans les poumons , la dbposi- 
tion du cer\'cau , la présence d'une fossettç plantaire chez la fe- 
melle , et notanûnent l'existence des mamelles chez cette der- 
nière , tels sont les points principaux sur lesquels l'auteur a 
répandu de nouvelles lumières. Il a, de plus, donné des détails 
anatoraiques sur les organes des sens, les muscles, les vaisseaux 
et les nerls^ dont la distribution était i peu près inconnue ; il a 



Zoologie. 46 1 

décrit un nouvel os du pied et complété l*anatomie de l'ergot 
du mâle par la description de l'os scutiforme. La signification 
encore douteuse des os antérieurs du thorax a été établie d'a- 
près un examen comparatif. 

Quanta la place que l'Ornithorynque, avec son congénère 
l'Échidnéy doit prendre dans la classification du rcgne animal , 
M. Meckel ne pense pas, comme M. Geoffroy Saint-Hilaire » 
que ces animaux constituent une classe à part sous le nom de 
Monotrèmes ; mais ii est d'opinion qu'on doit les ranger sous 
ce nom, comme un ordre distinct , à la fin des Mammifères , 
d*où ils offrent une transition naturelle aux 3 autres classes 
d'animaux vertébrés. M. Meckel , comme la plupart des zoo- 
logistes , n'admet qu'une seule espèce d'Ornithorynque. L. 

357. Sua LA STEUCTuaK DE l'aeticulatiov du genoit dans 
VEchîdne setosa et dans VOmUhorhjnchus paradoxus ; par 
M. G. Kifox. ( Mém. lu à la Soc. roy. de Londres le aa nov. 
1827.) 

Après une courte revue des travaux des anatomi&tes sur les 
deux animaux nommés, l'auteur décrit une particularité de 
structure qui fut découverte par son frère dans l'articulation 
du genou chez l'Échidné. C'est une expansion du ligament adi-- 
peux, ou, en d'autres termes, une duplicature de la mem- 
brane synoviale qui traverse toute la cavité articulaire , et la 
divise en deux cavités n'ayàht aucune communication entr'dtes. 
Les surfaces articulaires de la cavité supérieure sont formées 
par la rotule et par la partie antérieure des condyles du fémur, 
tandis que celles de la cavité inférieure sont formées par les 
surfaces inférieures et postérieures de ces condyles, par la face 
supérieure du tibia et par les cartilages semi- lunaires. Dans 
l'Ornithorynque, le double repli de la membrane synoviale ne 
traverse que la moitié de l'articulation. {Zoologie, /ourn,;n? xii| 
pag- 597.) 

358. Quelques mots sub l'eeçot de L'OairiTooaTNQUB; par 
J. Van deb Hobven. {Bj-dragen tôt de natuurkund, FTeten- 
schappen; tome II, n^ 3, 1827, pag. 5o3.) 

Chez un individu mâle de XOmiihorynchtti rufus, M. Van der 
■flBven trouva Tergot composé d*uQ noyau de substance osscuacy 



46^ Zoologie. 

et (l'une enveloppe ou gaine de substance cornée. Cb^ un nib 
de rO. fiiscus. Ml contraire, il ne rencontra qu'une sv 
cornée ; cependant Tauteur ne décide pas $î cette difTéreoee 
individuelle ou spécifique. 

359. Onif iTHOLOciA , OA TBc BiADS. — Lcs Oîscaux, poème par 
J. Jenhincs. In -12. Londres, 1827. 

Ce poème est accompagné de notes explicatives, propres à 
populariser les faits intércssans de Tornitliplogie. 



36o. Atlas des oiseaux d'Europe , pour servir de com] 

au Manuel d*ornithol(igie de M. Temminck ; par J. C Wsa- 
HEE. XI" livr. (^'ojr. le Buiiftin de janv. dernier, n** 89.) 

Cette livraison ne contient que d€*s Becs-fins, et Ton doit 
louer les soins du peintre, du lithographe et de IVnhinjineur, 
pour avoir su si bien conserver les caractères de tant d'espèces 
dont plusieurs sont si voisint*s. Voici les noms de celles qui simt 
figuiées dans cette livraison. Syivin mehtnocrphaia , Latb. ; 
sartiat La Marm.; horiemtis^ Becb.; dNtt»ea^ LatJi.; Cmrrmoa ^ 
Lath.; conspitiUata ^ La Vkwm,\ pronncinUê y GmeL^/MiMrrMa, 
Lath.; subttipina, Bonel.; rubeeuia , Lath. 

36i, HisToiaE NATURELLE DES OiSEAUx-MouGBES , ctc; par M. 
R. P. Lessov. II* Livr. de a f; de texte et 5 pi. ( f^oj; le Bui- 
/efi/f de février, n** ai 4.) 

Le texte de cette nouvelle livraison, qui, comme Ton voit , a 
suivi de près la t'% conti«nit le titre de Touvrige, la dédicace à 
S, A. R. M ADEMOisELLE , Tavertissement de Tauteur, la suite des 
généralités sur les Oiseaux-Mouches, cl le commenceneot des 
descnptions. 

La diversité des dénominations employées, sc*lon les Impact 
les pays, pour désigner les Oiseaux*mouches, et l'inopropriété de 
la plupart de ces dénominations, ont engagé M. Lesson à leur 
siibslituer celle d* Oraîsmjre , de dinix mots gi'ecs qui rt*viennent 
à Oiseau -Mouche, mais qui forment un mot composé qui n'of- 
fre plus le mcme inconvénient, parce qu'il est sans valeur 
comparative dans l'usage. 

La 1'* espèce que l'on trouve décrite cal VO* PteS'H 
phore^ OrmiMmyapHaiophoim, Lesson; le Ttoekiimi piîmm^kù 



'Zoologie. 4dl 

rusAïk prioce de Wied et de M. Teminioek. Espèce bien connue^ 
du Brésil, et sur laquelle nous ne nous étendrons pas. 

La a*» dont la figure fait partie de la i''* livr. , est TO. 
Corinne, OrnUmja sttperba ^ besson; Ttothiiêts iangitostrù. 
Vieillot; Trochilus superbus^ Tcromtnck. Celle-ci est de la Tri* 
pité. 

La y est Patagon, Orm^mya trittis ^ Lesson; Troehi» 
iits Gigas , Vieillut : cellenri est moins connue. M. Lesson figura 
le mdle de cette espèce, le géant du genre, pour la première 
fois, M Vieillot ayant figuré une femelle. C'est aussi le moins 
brillant des Oiscaux-Muuches; il habite les forêts de l'intérieur 
du Chili. 

La 4* espèce , 1*0. Rivoli , Omismya Rivolii^ Lesson , 
est nouvelle. Nous en parlerons en annonçant la 3* livr., le 
commencement de sa description terminant le texte de la a*. 

Ifous regrettons cpie l'éditeur n'ait pu , ou n'ait pas voulu 
faire paraître les planches dans l'ordre des descriptions. On est 
désappointé, en lisant celles-ci, de ne pouvoir les rapporter aux 
figures. Nous terminerons en signalant les espèces figurées dans 
cette a* livraison. Âpres l'O. Patagon,que nous avons cité , 
l'on tronve l'O. Cora,puis l'O. à Oreille d'azur, et enfin 
rO. Plumet bleu, màie. Ces trots espèces sont aussi admi- 
nibh*s fiar la beauté de leur plumage que par l'élégance de leur 
forme. L'exécution est en tout point digne du sujet et de la t'* 
livraison. F. 

36». Sua uffx xsrxcx houvxllk dk PaocstLAXiA observée dans 
THeilespont, la mer de Marmara et le détroit de Constaoti"» 
nople; par G. Acerbi. { BibUoteca Uaiiana ; n^CXL,aoùt 
1827, p. 29/1.) 

Voici la description de cette espèce, telle que l'auteur la donne 
lui même ; 

PaocELLAEiA Yt'lkouan ( nom turc de l'oiseau ). « Dessus de 
la tête, du cou, de totit le corps , des ailes et de la queue, d'une 
couleur brunâtre paraient veloutée , moin^ foncée sur le cou 
que sur le dos. Toutes les parties inférieures de la tête, du cou, 
du corps , des ailes et de la queue , d'un blanc pur. Bec d'un 
brun verdâtre; mandibule inférieure avec une espèce de four- 
reau blanchâtre qui la couvre dci la base jusqu'à 3 ou 4 lignes 



464 Zoologie. 

Ue rextrémité ; narines ovales, un peu proéminentes» bien 
tinctes. Jambes , membranes et doigts blancs en dessus , liscm 
de noir extérieurement et en dessous. Grosseur d'un pigiron ca- 
sanier; long, lo pouces; envergure , i pied 8 pouces. i7a6. 
le long de rHellesponfet de la Propontide, du Bosphore et de 
la mer Noire. Vole sans cesse ; on la voit rarement eu repos. 
Nourriture i des vers, des mollusques. Propagalion : sur les îles 
des Princes, vi.và-vis Constantinople, et dans la mer Noire. L'es- 
pèce est voisine du Pétrel obscur (ProccUaria obicmra^ Gmel.].* 

•363. Zu Samuel Thomas von Soemmerings Jubelfeie&. — Au 
jubilé de S. Th. de Sœmmering ; par le prof. Fa. Tiedemamm. 
In- 4® de 3a pag., avec une planche. Ueidelberg •! Leipzig, 
i8a8. 

Ce travail oITre des recherches sur l'oeuf et le foetus des Ché- 
Ioniens , pour lesquelles l'auteur a employé deux œuls de VE^ 
mys amazonka Spix. Quelques observations sur les oiiganes gé- 
nitaux femelles et sur l'acte de la génération précèdent les résiil* 
tats des recherches sur les cnifs. 

364. Sua DES OEUFS PONDUS PAB l'oVIDUCTE EXCISÉ d'u1I« 'ToK- 

tue; par le D"" Feec , de Nuremberg. ( Isis ; tom. XXI , cah. 
5 et 6, 1828, pag. 536.) 

En 1 798 , le O** Ferg se trouvait sur un bâtiment devant Sin* 
namary. Il vit sur le pont du vaisseau un vase contenant Tovi- 
ducte d'une grande Tortue de mer ( TestuehJdidns) qu'on ve- 
nait de tuer. Cet oviducte était rempli de plusieurs centaines 
d'œufs; il était exposé aux rayons du soleil. Bientôt Fau- 
teur vit s'y manifester des mouvemens de contraction , qui 
devinrent assez forts pour expulser les œufs les plus voisins de 
l'orifice ; 5 à 6 en furent chassés en quelques minutes. 

Ce fait est une nouvelle preuve de la ténacité de la vie dans 
les organes des Reptiles; on pourrait aussi le rattacher aux ac- 
couchemcns après la mort chez la femme et les animaux : de» 
exemples assez nombreux de ce phénomène sont rapportés par 
les auteiu^. 

.365. Dbsceiption d*cne PASTEirAOuit FLuviATiLE DU Meta (Pas- 
tenague de Humboldt), avec fig.; par M. Roclik. [Jntvri. 
det Sciences naiur.; jsldy, 18:19, pag. 104.) 



Zoologie. 46S 

Les poissons cartilagineux, à l'exception des Peiromjrzonj 
sont généralement regardés comme appartenant exclusivement 
à la mer. Cependant il existe dans plusieurs rivières de l'Amé- 
rique méridionale des Pastenagiies, et quelquefois il en existe 
dans les mêmes eaux plusieurs espèces différentes. Ainsi, dans 
la partie supérieure du Meta, dans la province de San-Martiu, 
on trouve une Pastenague tachetée, cl une noire qui est celle que 
l'auteur décrit sous le nom de Pastcnagus Humboidu'L 

Deux individus de cette espèce , de taille différente , et ayant 
la queue coupée au-dessus de l'aiguillon, ont servi à cette des- 
cription. Un pécheur les avait harponnés près du village de 
Giramena. Les aiguillons qu'on enlève sont en;ployés à faire la 
pointe des longues flèches qu'on empoisonne avec le Curare, 
M. Roulin , qui a fait coimaitre ces faits curieux , en a dépose 
un au Muséum d'histoire naturelle de Paris. 

La forme du corps de la Pastenague de Humboldt est ellipti- 
que ; son dos d'mi brun olivâtre assez foncé , marqué de petites 
lignes noires convergentes , dont l'ensemble forme une courbe 
fermée, à plusieurs échancrures; les yeux sont petits, saillans, 
portés sur une sorte de pédoncule et dirigés en haut, un peu en 
dehors et en avant. Immédiatement derrière et un peu en de- 
hors, il existe, de chaque côté, im évent assez vaste qui s'en- 
fonce sous le pédoncule des yeux. 

Le ventre est très-blanc à sa partie moyenne ; la bouche, for- 
mée en arc , est garnie de dents mousses symétriquement dispo- 
sées; en avant est l'ouverture des narines, qui sont séparées par 
une cloison,, en partie recouverte par un chapiteau libre, et 
dont les ailes de chaque côté sont entièrement détachées. 

Derrière la bouche est l'appareil des branchies , de forme 
ovale , et occupant plus du tiers de la longueur du corps ; il est 
formé de 6 doubles rangs de branchies ayant chacune leur ori- 
fice à la partie externe. 

La queue est arrondie , légèrement conique ; elle porte, à di- 
stances symétriques, des piquans, à peu près comme notre Raie 
bouclée, et, vers l'union du tiers postérieur anx deux tiers 
antérieurs, un ou deux aiguillons alongés, aplatis, tenninés 
par une pointe très-aiguë , et dont les bords, très-amincis, sont 
garnis de denlelures dont la pointe est dirigée en arriére. Il ré- 
sulte de cette «fisposition que, quand la Raie frappe avec son 



466 Zoologie. 

aiguillon , odni-cî pénètre avec facilité , mais ne tort qu'avec 
peine , et en faisant une blessure déchirée très-douloarenae , et, 
dit-on f quelquefois suivie de la mort. 

Les Indiens de San-Martin mangent la Pastenagne noire; 
quant à rantre, ils croient sa chair vénéneuse. 

Le grand diamètre du corps de la pins grande des deax Baies 
était de i pied 4,7 pouce (anglais), et le petit diamètre /le 
l'ellipse de i pie«i 0,9 ponce. Tous les |)échettrs ont assoré à 

« 

H. Roulin qu'il y a des Raies beaucoup plus grandes que celles 
dont il a donné la description. L. 

365. Spjcilkou zoologica, etc.; par J. £. Gsat. i"^ livraison* 
_ a* article. (Voy. le Bulletin ; tom. XVI, n* 84.) 

jênimaux invertébrés. C'est surtout dans les Mollusques que 
ce i^' fascicule est le plus riche. 

* Dans la famille des Srpiadm , genre SanoraoTnis, Bf. Gray 
d<'*crit sons le nom de <S ? major une espèce du Cap de Bonne- 
Espérance, qu'on conserve dans le Muséum anatomiqne d'Qx* 
ford et dans celui du collège des chirurgiens de Londres. Voici 
sa phrase spécifique : Corport ttihcytimUico , posUcé attrnmoto, 
pÙMÎs laêeraUboM per ioiam carporh hngitudinem productu^ jwe- 
dâo ejdensU. 10 bras ; les bras courts, garnis de ventouses à 
Ipur base ; les bras longs , à base unie ; le reste de ces brM 
manque. Longueur du corps , 27 pouces; long,' de la feète^ 6 po. 
Laideur du corps et de la nageoire de chaque cdté, 7 pouces. 

M. Gray pense que différentes espèces de Serpules sont pla* 
cées à tort dans la classe des Ânnélides; telle est la Serpmtm 
maxima Sow. , Tankerv. Coi. app, , n^ sB. M. Gray la place 
dans le genre VasMETus Adans. sous le nom de V. maximms, 
et il établit une famille à part sous le nom de rermeiidœ. Les 
genres MagUus et Lemeniina de M. Bisso rentrent probable^ 
ment dans cette famille. 

Dans la famille des Turbiniéœ, l'auteur décrit une nouvelle 
espèce du genre DatraniuLà : D. camceUaia Gray. Trsld de^ 
prtssd conicâj aUUdo-iuUscenie , anfraciibas 4^> ecsiU 6 ydru* 
làkus mum^/viitque^ concentrUity canceUattsi prritiotnoieo r hi em 
imi compieto , margùte if nui. Aae , 7 de po.; diamètre 1 j de po* 
Hab. Arica. (Pénou). 
. Famille des Hferiudéw^ Genres CarnosTOHA et SlOAABitfvs. 

D*après l'auteur, le genre Sigaretus doit être éloigné des Ma* 



Zoologie. 4^ 

croftlomes pour être pincé atipi*èa des Notices , où il formera une 
famille Datiirelle. Les espèces que M. Gni y y rapporte sont les 
siiivaDtes : i^ le Sigaret d'AdaDson {Htlix haUotoïdea L.}, a^ le 
Sigaretu$ concavus Lmk ( 5. haliotoidea Sow.), 3^ le S. conca^ 
ms Sow. , 4^ la Nrn'tu papil'a Gm. Chemn., 5? le Crjpiastoma 
iiifika Gray, 6** le Sigareius eaniculatus Defr., et 7^ les «S. lœ%*i* 
gatut et peliucitius Desh. 

Famille des CrrUhwdœ^ Genre : Toehatella. L*aiiteur donpe 
une description de l'aoînial de ce genre qui est operculé. 

Famille des Muncidœ. Genre : Muasx. M* labimtu Cray. 
Tt»idéiiù4^ oviUO'/usifonni ; anrractibus 5-6, cotipexû^ tpiraii* 
ter striatis^ variribus eievatis foiiaceiM 11-11; ultUmo anfracta 
spirà ifiÊph longiore, cosiis tribus jtpiraiibus eievatÎJi iabio eX" 
teriore ejcpanso aibo , fauce raftscente^ Axe , \ de po^ diam., 
I de po. Hab. Valparaiso. Mus. Brit. 

Famille des J^fccc/Vv/r/a?. Genre : Purpuba. P. CailaoensùQvvj. 
Testé ovatdg brunned, spird brevi%sùnd^ conicâ ; anfrattibus 
spiraUier striatts^ uUimo subcarinaio , piemmquè costis aliis 
9 spiraiibtts obscures , iabto exteriare tenuitfr dtnîiculalo » mar* 
ginc fxierno brunaeo^Jauce aibo. Axe , ~ de po.} diamètre » \ Aé 
po. Hab. la baie de Cailao. Mus. Brit. 

Famille des Folutadœ, Genre : Mitea. M. Gray donne la des* 
criplîon suivante de l'animal de ce genre : jinimui corpore spi- 
rali coinpres*o , laiere cuittmeiiari coéumeUœ sukis impresso ; 
ptde parvo ^ pohtkè contracto^ antkè dUatato^ truncato; capite 
çyiindrico brevi, proboscide iongûsimo ciav^io, apice tvfiejco , 
disco crassiore; tentacuUs brevlbus, subcylindricù , compressa; 
ocfidis-? paiiio tenuî, siphone brevi, compressa ; operatàun mul^ 
htm, £sp. indéterminée de la mer du Sud. Mus. Brit. 

Famille des JpiysUidm, Genre : Apltsu. J* Petersonii Gray. 
Corpore poxticè contracto^ truasversim in a portâmes profundè 
dipiso; pede posticè rugoso tabercuiato. Long., 5 po.; larg., a 7 
po. De Marseille. 

Cet animal, dit l'auteur, forme une section à part, caractéri- 
sée par la contraction transversale de son corps. L'animal ûgaré 
par Seba, T. III, pi. So , f. 89 ( Jpljsia Sebœ Gray } parait ap- 
partenir à la même section. Nous ferons observer que VA sebœ 
ml tout simplement VJ depUans. Quant à Tespèce de M. Grty, 
sa ^re est méconnaissable et sa description est ineompléte 
pour fixer les idées. 



468 Zoologie. IT* 366 

Eamille des Helicldœ. Genre : Bulimus. Lmk. — BuUmus 
Hennahi Gray. Testé conicd eiongaté , anfradibus 6-7 rmmn- 
dato-^onvexis , albo^rubeniibas, tenuiter transversim rmgostf; 
aperittré spird breviore , ovatd; peristomate ùtcrassato , famce 
eximio roseo ; axipefforaîd. Long, de Taxe de la coquille , \ de 
po.; diamètre y \\ long, de la bouche , \ po. Hab. dans les pUi- 
Des près Arici^ ( Pérou). 

Genre Achatiita. — Ach. niiensGrtij. Testé turrùé, niddd^ 
peiiuciéé, comeé; spire conicé, opice obtuse; anfraetibas 7-9 
gradatim majoribus , convexis; aperturé quartam testœ pârtem. 

lequante^ opaté, columelié curvaté. Hab Mus. Brit. Long., 

V de po.; dîam., ^ de po. 

Famille des Auriculidœ, Genre AuaicuiiA. — A, ovata Grar. 
Testé ovaté, eiongaté ^ purpurascente ^ spire conicé, a^ce ob- 
tuse, anfractibus pleniuscuiis , ultimo spire duplo longiore ffiu- 
ciispaliidis spiraObus a vel 4 ; uinbiiico margine carinato,Jaue€ 
purpurascente , columeHé plicé duplici; labio exteriore, ùttàs 
medio incrassato. Long., 7 po.; diamètre, ~ de po. Hab. /es lics 
de la mer du Sud. 

^ Sous-genre Càiiùta Gray. Coquille ovale mince; bonche larg^, 
épanouie, columelle aplatie en devant, avec un pU central obli* 
que; lèvre extérieure mince. Espèces vivant dans les eaux dou- 
ces et vives. 

Ysp, Auriculafluctuosù Gr. Testé ovaté'^tenui , spire conicé, 
aperturé tripio breviore , anfractibus 5-6 pianiuscuiis , uitimo 
piUlidè brunneo, strîgis concentricis undulatis fasciisque 4 spi- 
raiibus, interruptis variegato XtOn^.^ 1 \ po.; diamètre, \ de po. 
Le Muséum britannique contient a variétés de cette coquille^ 
Tune de Valparaiso et l'autre de Quiliota. M. Gray rapporte en* 
core à son sous-genre Chilina YAuricuia dombeyana Lmk., les 
FolutaJUiviatilis elfluminea Maton. Unn. Transact.\ T . X , p. a4, 
f. x3-i5. 

Famille des Limneidtè, Genre Phtsa Lmk. — Ph. perupissna 
Gray. Testé ovaté, spire acutd, anfractibus 5 , subite majori- 
bus, cont^xiuseulis ; aperturé spire tripio hngiore ; iabù> mAt- 
riore suprà uttimum anfractum sn^reftexo. Long., i po.; dia- 
mètre, 7 po. Hab. les marais entre Lima et Callao. 

Famille des Cbiionidœ, Genre Chiton. — ^ PaUium tupru 
squamis testaeeis tectum ; testœ area iatenUis diHincUt, 



Zoologie. 4(^ 

x^ Cx. eapeniis Gray. Te$îâ Mongd, toUdd, ampexé^ suh- 
carinaid^ areà centraU nigrescenU, obscure hngitÊidmalitcr 
striatd, iaterali oUvaceà; suicis S vel S radiantibus tttrùiqué, 
'valais terminaiibus cœridescentibtts , nigro radUuim stUcaiis, 
margine lato^ aibo, nigro, transversim/aseiato. Long., | de po.; 
largeur, | po. Du cap de Boooe-Espérance. 

a*^ Ch. giaucus, Tesid oblongd, convexe^ subcarinalâ, glaucd^ 
ared ceniraiî regttiaràer, iongiiudinaiiier, iatemli va&fttque ter" 
minalibus radiaiim striaîis, margine..,.. Hab. Mus. brit 

3® Cb. i€xiiiU Gray. Testd oblongd, elongatd, aibd, peUw 
cifid; ared cenlraii minuté punctatd , posticè hngiiudinaliter te^ 
nuiter striatd; jured lateraU wilyisque terminaUbus radiatim 
striatis et concentricè ntgosis; margine albo, minuté squamoso* 
Long.y X X po* Du cap de Boniie-£spérance. 

4^ Ch. Barnesii Gray. Testd oblongd, nigro^runneo , brun^ 
neo et lutescente variegatd, ared centraii dense granulosé Um^ 
gitudinaliter striatd ; ared iaterali valvisque terminaiibus dense 
granulosé r€uUatim eostato^striatis. Long., \ de po.; largeur; {• 
De Coquimbo. 

5^ Ch. sicttlus Gray. Testd oblongd, elongatd, carinatd, te- 
vigatd, viridi , brunneo-mannoratd ; ared centraii longitittUnst' 
iiter, marginaU radiatim sulcatd; margine lato. Long., x po^ 
Iai^'i t po- Hab. la Sicile. 

6^ Ca.pulc/àellus Gray. Testd oblongd^ elongatd, subcarinatd, 
albido* lutescente ; ared centraii punctatdf Iaterali costisduabus 
lotis rugulosis, vab^is terminaiibus inœqualiter radiatim costatis* 
Du Pérou. Long., | ; larg., ~ de pouce. 

7^ Ch. striolatus Gray. Testd oblongd, subdepressd^ lœvigatd, 
regulariter minuta ^ conceniricé punctulatd , pallidé viresbente, 
viridi vel rtifescente , punctatd vel marmaratd; mai^ine lato, 
squamoso , squamis eiegantissimé striatis. Hab. Rio-Janeiro. 

** Pallium suprà scabrum, spinulis minuiis {^squamis longis 
spinulosis ? ) tectum. 

8^ Ch. CarmichaeUs Qvay. Testd oblongd, convexd, vix ca-^ 
rinatd^ cœruleseente, brunned, albo^ineatd, lœvigatd; valvis an» 
ticis costis nodulosis mdiantibus, valvarum mediarum areis late^ 
ralibtts anticé posticéque costd simili longitudinali instructis; 
vaMposticd kevi^ margine bruiineo. Long., - po.; largeur, | de 
po. Hab. le cap de Bonne-Espérance. ' 



^yo Èoohgiè. ir S66 

9« Cn. Jatmrûnnts Gray. 7Vj/rf o6M;rgil , ehm^itta^ tdbid^ 
hrunneâ; areâ centraii medio profmttdèpuncUlé; iatenhu tiemsé 
iotfgUtiiiMaiiterpttnctaiostticatis ; areU faùffalibus costis 4 «»«- 
vtxis nodttiosuî vahU terminaiibas costis simUihus radkmtiàmM 
instruciis. Hab. Rio-Janeîro. — P^ar ? Costis vahamm îermùs€Ê^ 
Uum paucis majoribus, artarum laieralium a tantàm, Hab. Val- 
paraisn. Lon^ç., |; largeur, | de po. 

**• Pailèum cartitagineum , spinis enpiUaribus sparsis Jecissm. 

lo^ Ch. jtpiimlosus Cray. Testa obiongd^ conpexâ , parptÊteo- 

rttfescente;4irré centraii costis titsttintibus articulatik ;vaipis ùrr- 

fiiinuitbus areisque iateraiibus costis obscuris distantibus , mdiaM' 

tibus taberculixqtte mamiilaribtts spanis instmctis. Long., |; lar- 

. geur, I de po. Hab. Rio-Janeiro. 

1 1® Ch. Hennaiii Gray. Testa obtongd , sidtdepressâ , mùttUtS" 

' simê punêtulatd , purpHraxcente , albido vanegatd; ared centmli 

striis tnngitudinaUbiis tenaissimis ^ minute et sparsim tubertitkh- 

sis • ttibercttUs atbls; vnivis tenninalibus areisquf Iateraiibus sirûw 

'sinttiibits r<tdiantibus ; margine btunneo, spinis brepibits cattaneis. 

Long., I f po.; largeur, ^ de po. Hab. la baie de Callao. 

Ccb dcsciîptions sonl suivies de quelques remarques syDOuy- 
niques. M. Gray fait observer que le Ch. sfnatvs^mes est fc 
Cik. magnijiras Deshayes et le Ch, oiipocrus FremWy. Ije CA. 
pemvianus Barnes est le Ch, hirtittus Desli.; le CM. mcMieatms 
Bames est le Ch. Sowerbyi Desh.; le CI. niger Barnes est le Ch, 
eoqtdmbensis Frembly. Les Ch, lineatus et Ctunmingii Frembly 
sontfigur^fs dans VEncyclop, méthati,, pi. i6a, f. i-<. 

Famille des Myidœ, Genre Ahatiha. — i#. csmeata Gray. 
Textd sùlitldy irregufari^ subœquivaivi ^ ohiongo^nneatd , atiticè 
subtrttncatd f rotnndatd, posticè productâ irregtdaritrr eoncefh- 
tricè rtigosd^ intùs perlaeed; umbonibtss anterioribiis ; cantine 
subedentttlo , dente cardinali niobiii magno, obtongo. Du Pérou. 
Hab. sur les Aicyonium. Long., t •; po.; hauteur, { de po. 

Famille des Mactriùœ, Gençc Amphidesma. > — A, sotidaGmj. 
Testd crassd, soÛdd, suhorbictiiatd ^ nibd^ conrentncê sai- 
catdy tenuistimê radiatiin striatd , posticè subrvgnsd ; 
eardinaii purpureo ; lunulâ minimd^ ianceoiatd; dentibas 
nalihus tenuissimis, Dn Pérou. Long., a \ po.; hauteur, 1 1. 

Famille des Veneridœ. Genre GtAticoNoirB Gray. -^ 7V«te 
œqmval^is , umbones suba/ttenores , periostraca ttmtis , dkm / 



Zoologie. 4yi 

detftês eanËàaies S ût mirâçÊie vaM , kOerahs nuW; imprtêth 
sipltonaiis iongisstma, Hab. les eaux doucf«. 

£sp. Gl. rkinensis Gray. Trsul ovato^obiongé^ anlicè roinm^ 
tiaiâ ^ posticè produclé , mlivntiiiîd , attki^ concentricè striaid ; 
p^riosuacd paiUdè vin'di, Hab. la Chine. Long., i 7 po.; haD^ 
teur, ~ de po. 

Famille des Soiemdof. Gi*nre Solkv. «^ S, ( SoUm>curUtÊ) so- 
iieius Gray. Tesfd soi/dd p opoith-obiongd^ mihd^ obuoieiè comeeih' 
irM ntgosdf utiilonibus convejris smbfiJiieriorduu ; margine dor^ 
sùU poslivè sMuatOf dtMdmi cardmalibus in uUdque vaM a ; 
4iÙiJ, bfwîbus, antico re'*io tubbifidOf aitero Mù^uo. Long., 
a \ po.; hauteur^ 1 | de* po. 

Famille des Vnionidœ. Genre Umo. — U» ckilenxis Gray. 
Tesui oi'rttQrobiongd , teaui, priiuriddy aibidu^i'rescenie , ùitàs 
aibith-rœruied i umbfmibus d9rorlicaUê ^ epidermùie nigro^ 

bnufmea. Hab Mus. brit. Long., 3 po.; hauteur, i po. { ; lar^ 

geur, \ de po. 

Famille des àijtUùlœ* Genre Modiola. .» If. elegans Gray. 
Trêtd tentiî, graviiip peiiuddd , paUidê viridi^ antit'è atieniMié, 
wotundutd , postinè diU»Èaîâ\ margine cardinaU reeio , ared dot^ 
sali postit d tenuiter rnditiid , tnnMversimçue ptirpureo ttndatd i 
reiiqud parie lanû. Hab. la côte d'Afrique. Long., i 7 po. 

Cirrhipètle», L*aateur reproduit les descriptions dc^ genres 
Sniiiium , Ibia^ Conrkoirya , Brismmue et Ortoinsmu, déjà 
étal>lis dana un article analysé dans le Buileiin, Tom. VllI, 
n® ai7. 

littecies Famille dc*s Gailinseries Latr. Genre Coccvs. — 

$ous-gi*nre Crroplastes Gray. — Mas : Coccis simiiis ? Fcem. 
Jnjtmtm , eerîfera , peiimeidtt , iaminis 7 ievia , paribus a iatera» 
liboM , univd centrait darsaii , 1 antenori, aiid deniquè poite^ 
riori; iaminamm tnargintUium nucieo i^ftro submarginaU ^ dor^ 
âai't^ smlttairaU. 

1^ Ck)ccos ( CfTophste») Chiiensis Gr. Major ^ aibtu, peUuot" 
dus, iaminis sulHeqaaiibêts , doràaii piantuumid^ du Chili; 
vivant sur un arbre à feuilles pionces, d*un genre inconnu. 

%** CoQCVS (Cerotfiastvs) Jat^eirensis Gr. Minor^ brunnens, 
suboparuj , hemispiiwricus , lamênd dontali convexd, du Brésil ; 
vivant sur itoe esp^e de Soianuau 

CiUêtact's.^^ Famille des NebaUadm (Schiiopodes Latr. ). *— 



472 Zoologie^ 

Sous-gente CenUatpis Graj. Thorax maxîmiu , îubereuiaims , 
animal contractum omnino includens; abdomen artieuUt j, olct- 
mis a longis y reliquis annularibut ; uUimo paribus % pituiarum 
caudaUum; pedts la ve/ 14 ton^^ gmcHts, ciliaii, appendéem-- 
lait; antennœ longissiinœ , setaceœ ; oculi magni, pedkeUaii , 
approximatif 

Esp. C moniirosttsGr^ Brunneus; ihorace subiiepresso , an- 
Heè truncato ; caudd corpus subtequante. Long., ~; larg., \ de po. 
Hab. Trouvé dans l'estomae d'un dauphin sur la côte du Brésil. 

Radiaires. FamiHe des Siphunculidœ, Genre $irainrci7i.us. 

— 1® S. mtdus L.; a"^ S, Sirombus Mont.; 3® S. DemiaiU Gra j. 
CorporefasiformUœçiy infrh tubercalis sparsis spinttlosù ^ propè 
anum tuberculadm submgoso; probotcide longitudine corporis, 
sttbcxiindrico , apice dUalato, gioboso. Hab. sur la c6te du Tori- 
shire, sur le Denudiam EntaUt. Long., f ; largeur, \ de po. 
4*^ S. tttbertuUUus Gr. Corpore subcylindrico , postieè atientuuo, 
iuberculis mammiliaribtts , versiis utramque extremiiaiem mmjo- 
ribus tecto ; proboscide terûam corporis partem œquante, ty- 

Undrico. Hab Long. 1 7 po.; larg., ^ de po. 5** S. arcttaeus 

Graj. Corpore fusiformi, apice brevi conico, basi ejrlùtdrieo. Ion- 
giore^ clapaio^ tttberculis mngnis sparsis tecto ; proboscide ion^ 
gissimo, cyiindnco, apice brcvissimê Jimbriato. lAng., 4 po.; 
largeur, ~ po. Hab. Des, Indes. 

Genre Thomiste Graj. Corpus cjrUndractmm, iumbrieoide. 
Anus ventraîis propè basin proboscidis, Probosds rétractais; os 
branchiis 5 subœqnalibas, dichotomis , tenuissimè dmsis circum" 
datum, Maxillœ nulUe, 

Esp. Th, Hennahi, Du Pérou. 

Famille des Actiniadag, Genre Isaveus Gr. ( Isaura Lmx.; les 
Isaures Savigny Mss. ). Animalia nuda, libéra vei adbœren^ 
tia {?)yCarnosa, cylindrica; os terminale^ circuiare, veio c/Om- 
drico longitudinaliter sulcato circumdatum ; vélum margiae «1- 
tcmo seriem duplicem tentocuiontm ferens ; tentaeula alterna 
longions; stomachus longitudinaliter plicalus, 

Esp. Is. tttberculatus Gray. Gregarius^ subcyUadrieus , cmva- 
tus longitudinaliter, et transpersim sulcatus, tubercuiatus , tenta» 
culis acutis. Long., a po.; diamètre, v po. 

Famille des Flustridœ ? Genre Luv outbs Lnk. -« Esp. Z. 
Oiveniï Gray. SuborbicuUtta, margine denticuUsté, suprà con- 



Zoologie. 473 

véxd, dathratoporosissimd, infrà concavâ, radiatim substriatd, 
cenùn rugosâ, Hab. De la côte d'Afrique. 

La plupart des espèces décrites sont aussi figurées; mais les 
planches , ainsi qa'il a déjà été dit , laissent beaucoup à dé - 
sîrer. L. 

367. ZOOLOGICAL ReSBARCHES AITO IlXUSTEATIONS , CtC. — RC' 

cherches et Illustrations zoologiques , ou Histoire naturelle 
d^animaux non décrits ou imparfaitement connus; par M. J. 
S. Thompsoht. I*' n^, grand in-8** de 36 pages, avec 4 pi. 
au trait. Cork^ i8a8. 

Un si grand nombre de personnes sont aujourd'hui occupées 
à rechercher et à faire connaître les productions si multipliées 
et si variées de la nature, que malgré la quantité , déjà fort 
considérable , de journaux scientifiques destinés à recueillir les 
découvertes qui se font tous les jours» l'étendue de ces écrits 
semble ne pas encore suffire; aussi voyons-nous , à tout mo- 
ment, en parsdtre de nouveaux, qui tous trouvent une foule de 
souscripteurs, désireux de s'instruire et de connaître les objets 
si intéressaus que les sciences naturelles embrassent , ainsi que 
les faits ciuieux et souvent extraordinaires qui s'y rattachent : 
mais s'est surtout sur la zoologie qu'il paraît tous les ans le plus 
d'ouvrages. Récemment encore, M. Thompson vient de com- 
mencer, en Angleterre , la publication d'une suite de mémoires , 
sous le titre de Zooiogical Researches, Il y déposera ses propres 
observations sur les diverses classes d'animaux, et plus parti- 
culièrement sur les invertébrés marins. La x'^ livraison ren- 
ferme deux mémoires fort intéressans, l'un sur le genre Zoé , 
et le second sur celui des Mysis: tous les deux de la classe des 
Crustacés. 

Le genre 2k>é a été établi par feu M. Bosc, sur un très-petit 
animal d'une forme singulière , qu'il a découvert au milieu de 
l'océan Atlantique, et auquel il a donné le nom de Z.pelagica, 
Mais la première espèce connue, qui n'a que i ~ ligne de lon- 
gueur , a déjà été décrite par Slabber , dans un ouvrage hollan- 
dais intitulé Amusemens d'histoire naturelle et observations 
microscopiques^ 1778; cet auteur la range dans le genre Mo- 
noculus de Linné ; on l'a depuis désigné sous le nom de Zœa 

Taurus, M. Bosc plaça son nouveau genre dans la famille des 
B, ToMB XVI. 3i 



4y4 Zoologie. N* 367 

Ëdrîophthalmes (O/ttfciw), la considérant eomme intermédiaire 
entre ces Crustacés et ceux de la famille des Podopbtlialiiies 
[ Décapodes ). 

M. Crouch fit connaître une troisième espèce que M. Leach 
nomme Z. clat^ia^ reléguant le genre à Textrémité des Mala- 
costracés; plus tard, cependant, Tayant de nouveau examiné, 
il le rangea parmi les Podophthalmes , près des Nebalia : mais 
aucun de ces naturalistes n'a pensé à le mettre à sa véritable 
place, faute de connaissances suffisantes sur l'oi^anisation et le 
développement de ces singuliers Crustacés. M. Thompson, ayant 
rencontré ces petits animaux en quantité prodigieuse sur les 
côtes d'Angleterre, les observa vivans ches lui, en 1816, i8sa 
et 1827 ; il remarqua que plusieurs se préparaient à la mne ; 
mais comme ils périrent avant d'être entièrement dépouillés, il 
ne put pas déterminer quelle était la forme nouvelle que ors 
Crustacés devaient prendre ; enfin observant un jour des orafs 
du Cancer pagurus L. qui venaient d'éclore , il fut fort étonné 
de voir que les jeunes de ces Décapodes avaient entièrement Im 
forme du Z. Taurus (i). Slabber avait déjà remarqué que ces 
Crustacés subissent des métamorphoses , et prennenc une forme 
à la fois différente de celle qu'ils ont sous le nom de Zoé , et de 
celle des Cancer; ce qui prouve qu'ils passent même par plu- 
sieurs transformations; et le genre sous le nom duquel on les 
a jusqu'à présent désignés, doit en conséquence être rayé du 
système. 

Le genre Mysis , établi par M. Latreille sur le Cancer oadatus 
d'Û. Fab.; n'a encore été décrit que par très-peu de naturalistes : 
aussi la monographie que M. Thompson en donne est-elle fort 
intéressante, ce savant décrivant les diverses espèces, tant sous le 
rapport de leur organisation que sous celui de leurs babîindes 
et de leurs caractères distinctifs. Il est même étonnant que ces 
animaux soient restés» jusqu'à présent presqu'inconnus, éunt ex- 
cessivement communs dans les mers do Nord , jusqu'à la latitndi; 
de la Manche, où on les voit paraître au printemps et en été, en 

(1) Il y < plat de ao aos, qa*ayant observé de jeunes Astacns fiMwiaù- 
/» qni venaieal de sortir de Toeof , nous leur tron rames également noc 
forme toot>è*fiiit différente de celle que présentent les adultes ; mais nous 
avons oablié d*en |>rendre un dessin : c'était de petits corps tris-moos ei 
prr!>qaVniièri>nient blancs. ^ ( JVo/r an Rèdnetemr. ) 



Zoologie. 47 S 

légions si coDsidérables, qu'ils convreni la mer jusqu'à des dis- 
tances fort grandes , servant alors de principale pâture aux 
monstrueuses Baleines, quoique ces petits Crustacés n'aient pas 
un pouce de longueur. Les mâles , beaucoup moins nombreux 
que les femelles, et plus petits , se font encore remarquer par 
un oi^ane placé entre la dernière paire de pattes , à la place des 
valves de l'autre sexe , et par des antennes internes très-fréles. 
Ces petits Crustacés se nourrissent indistinctement de toute es- 
pèce de substance animale , et quelquefois même ils se dévo- 
rent entr'eux. 

Le bouclier cépkalo-thoracique ressemble à celui des Cre- 
vettesysans présenter antérieurement une pointe aussi fortement 
prolongée. Les yeux sont t rès^irands^écartés^et portés sur un assefe 
long pédicule. Les antennes internes naissent entre les jeux , leur 
tige primitive est formée de trois articles ; le dernier supporte 
deux longues soies multiarticulées y dont l'interne est plus courte 
que l'autre. Les antennes externes sont insérées pins en dehors 
et plus bas que les précédentes; elles naissent à la face interne 
d'une Ume analogue à celle qui accompagne les antennes exter- 
nes du G^nmarus\ mais cette lame est pins longue, et varie 
dans sa forme, de manière à fournir de très-bons caractères spé- 
cifiques. Labouche, placéeycomme dans lesGammarus, audessous 
de l'insertion des antennes , est pourvue d'un labre , d'une lèvre 
inférieure bilobée; de deux mandibules dentées et palpiferes, 
et de deux paires de mâchoires foliacées fort compliquées. Le 
premier article des palpes est très-court, le second et le 
troisîèiiM, lai^s, et fortement dentés sur les bords. Les pieds 
ont une forme diCTérente de celle que ces membres présentent 
ches tous les autres Macroures (chez lesquels les trois paires 
antérieures servent à la mastication ). Tous, au nombre de 
huit paires, sont bien développés, et peésentent , de plus, 
une forme particulière, étant divisés, dès leur origine, en deux 
branches, une externe et une interné. La première se termine 
par une tige composée d'une série de plusieurs petits articles 
ciliés, et sert à la nage; la branche interne correspondant à la 
véritable patte des autres Crustacés , se termine , excepté dans 
les deux premières paires, par un tarse multiarticulé , pourvu 
d'un petit crochet.Dans les deux paires antérieures, cette partie 
est réduite à deux articles seulement, dont l'extrême res- 



47^ Zoologie, 

semble à une ^pèce de maiD , plus ou moins compliquée. 
A la face interne de la base de chacune des deox dernières 
paires de pattes des femelles, est fixée une grande lame ou val- 
vule concave y à bord antérieur denté. C'est entre ces écailles, 
formant ensemble une grande poche , que les petits Crustacés 
portent leurs œufs. Dans les mâles , on trouve à la place de ces 
lames une simple petite pièce, fixée à la face interne de la der- 
nière paire de pattes, ciliée à son bord antérieur et garnie de cro- 
schets au bord opposé. L'abdomen est composé de cinq segmens, 
pourvu en dessous d'une grande quantité de petites nageoires, 
formées chacune d'une petite écaille ciliée au bord externe. La 
queue, ou , pour mieux dire, la nageoire caud^ile est composée 
de cinq écailles; la pièce moyenne varie pour la forme, et 
donne de très-bons caractères pour distinguer les espèces; les 
pièces externes sont les plus grandes, et varient également poux- 
leur conformation. 

Ce genre comprend aujourd'hui six espèces : i^ Af. Fàbncu, 
( Cancer oculaius Fab. ) ; caudd lameUd intermedid apiee obiusè 
emarginatâ ; lameUis exterioribusfipice rotundatis, a^ M. Lea- 
chiif (M, spinuiosus Leàcti,) 'y caudd lameUâ intermedid externe 
spinuiosd, apice aeutè emarginatâ : lamellà exienorihut acumi- 
natis latissimé ciUatis, M. Leach le considère comme étant le 
Cancer flexuosus Mûller, le Cancer mir/H^er Montagu ; mais 
ces deux espèces paraissent plutôt se rapporter à la suivante. 
3*^ M. Chamœleon Thomps. (pi. a , fig. i-io ); caudd /arneiid 
intermedid margine spinuiosd, apice acutè emarginatâ; lameiUs 
exteriorU>us subtruncatis: lamelUs anterioribus oblique truncatis^ 
intut ciliaiis. Elle parut avoir été confondue avec le Af, Leachii, 
C'est le Cancer Astacus , C. flexuosus Herbst. 4^ •^- vulgari* 
Th. (pi. i), très-commun, mais non décrit; caudd hamellâ inter- 
medid intégra, margine spinuiosd : lameliis anterioribus acumi-- 
natis utrinque cûiatis. 5^ Âf, Scoticus ( M. integer Leach. ). 6^ 
M, pelagicus ( Cancer pedatus O. Fab. Fauna grœn. p. aai ); 
thorace leevi, compresso , fronte prœruptâ , pedibus pectoris du^ 
plici série ; manibus adactylis ; caudd rectd, apice acuUato » 
tetraphyllo, S. s. 

368. UbbZE DIB PALJBADXlf odcr DIX SOGXITAHKTKH TxiLOBrrElf. 

Mémoire sur lesPalaeades appelés jusqu'à présent Trilobites; 
par J. W. DALMiNy prof, et directeur du musée soologique 



Zoologie, fy]^ 

de Tacad. roy. des sciences de Stockholm; traduit du suédois 
par Fréd. Ëugelhaet. Ivk-!^ de 84 p. 9 avec 6 pi. gr. Nurem^ 
.bergy i8a8; Schrag. 

Nous avons fait connaître avec assez de détail le beau mé- 
moire de M. Dalman , inséré dans les mémoires de l'académie 
royale des sciences de Stockholm , pour qu'il soit inutile d'y 
revenir, en signalant sa traduction {^Vcy, le Bulletin, i8a8, 
Tom. Xni, n^ 91 y et XIY^n*^ i3i.)Nous nous bornerons à re- 
mercier, au nom de la science, M. Engelhart, de nous avoir 
donné la traduction de cet important travail ; son insertion 
dans une collection académique qui n'est à la portée que d'un 
petit nombre de lecteurs, et la langue dans laquelle il est publié, 
restreignaient beaucoup le nombre des personnes auxquelles 
il pouvait être utile: grâce à la publication de M. Engelhart, un 
bien plus grand nombre de naturalistes pourront le consulter/ 

Ce mémoire forme un joli cahier in-4'^ , parfaitement impri- 
mé et sur beau papier. Les planches sont aussi très-bien gravées, 
et cette publication fait honneur au zèle et aux soins éclairés 
de M. Schrag. F. 

369. IcOlfOGBAPHIK ET HISTOIRE NATURELLE DES COL^OPTiRES 

d'Europe ; par M. le comte Dejean et M. J. A. Boisduval. 
Paris , 1 829. ( Extrait du Prospectus, ) 

La publication de cet ouvrage, commencée en 18114 par MM. 
le comte Dejean et Latreille , et arrêtée par des circonstances 
imprévues, va être reprise aujourd'hui sous d'heureux auspices. 

La santé de M. Latreille, et des travaux généraux sur l'ento- 
niologie, ne lui permettant plus de s'occuper de cet ouvrage, 
M. le comte Dejean , dont tout le monde savant apprécie le ta- 
lent, le plus célèbre des entomologistes pour la connaissance 
des Coléoptères, et enfin celui qui possède la plus riche collec- 
tion en insectes de cet ordre , restera seul chargé de la rédac- 
tion de cet ouvrage. Cependant, comme il est presque tout 
entier à la rédaction de son Species , M. Boisduval , déjà favora- 
blement connu par plusieurs travaux en histoire naturelle, 
sera, sous sa direction, chargé d'une partie du détail de l'opé- 
ration..M. Dejean suivra , pour cet ouvrage , le même ordre que 
celui qu'il s'est créé pour son il^ecm; seulement, en raison des 
figures y les descriptions seront plus courtes. 



4^8 TMe des articles. 

Pour qiie les sooscripteurs ^ Vouvrage de MM. le comte De- 
jci^n et Latreille n'éprouvent aucune perte, trob livraisons, 
dans le cours de l'entreprise, seront livrées ^m/ér à ceux qui 
rendront les trois premières. 

L'Iconographie des Coléoptères d Europe comprendra tons 
les insectes de cet ordre qui ont été trouvés en Europe; et , en 
ovtre, pour ne point laisser de lacunes dans la série adoptée 
par M. le comte Dejean, il sera donné un inctividu de tous \ès 
genres exotiques. 

Les dessins seront exéculés par M. Duménil , Tne de nos 
premiers peintres d'histoire naturelle, qui surveillera loî-méme 
la gravure, l'impression et le coloris des planches. 

Lorsque lès espèces seront trop petites pour pouvoir être 
représentées de grandeur naturelle, on les grossira plus ou 
moins, en ayant soin cependant de donner à o6té l'indiviâu 
degrimdeilff naturelle au trait, pour éviter œs échelles de pnp> 
portions qui, quoique plus économiques, indoisent souvent en 
erreur les personnes qni n'ont pas quelques oonnaîssanoes dn 
dessin. Dans d'autres cas , on ne grossira que certaines parties , 
telles que les ély très , le corselet , etc. , lorsqu'ils ofifriront dans 
leur ponctuation des caractères essentiels ; de même, dans cei^ 
tains genres, il sera indispensable de donner des détails grossis 
des organes de la manducatîon et de la locomotion. 

L'ouvrage complet contiendra xSo livrisons divisées en la 
vohimes, et chaque livraison sera composée de 5 planches 
color. et dn «texte correspondant. Ces livraisons contiendroot 
chacune trente espèces J'use portant l'autre. 

TABLE 

DES ARTICLES CONTENUS DANS CE CAHIER. 

Tableau comparatif dea rocbes , a* édit. ; De la Béebe .^4S 

llecbarobea sar les oaeeneaa feacilta do Pliy-de-D6aae; Croiaet et 

Jobert , 344 

Observât, sar la géogaotie da dép. da Tar; Lor. Pareto 349 

Basai sor la géologie do I^orfolk oriental; Tfeylor. 366 

Esquisse de géogrsphie pfays. des MalvembiUs; Ainswonb. ^* 

Sur le Bsble de la baie de Peosance; Boaae i^* 

Observât, sur les format, d^allavioo da Cornonailles ; iV. 368 

Fonnat. interméd. de la vall^ de Reoss; Lnsser d*AitdorR 369 

Snr les dépôts d'antimoine salforé près Brndi ; Erbreicb ^m 



Tabie des articles, 479 

Intiodiict. a la Flore da Hanovre, etc. { Meyer 370 

Fngoens géolog. de Dillenborg ; D' Cramer. • l^. 

Remarq. de géogr. pbys. snr la preiqn^ile acandînaTe ; Stefi'ena. ... 372 

Sar la lignite des enTirons de Chambêry ; Delpiae ib, 

Formation da lac de Lngano ; Litta 373 

Sur le terrain occupé par l*Etna ; Gemmellaro 374 

Mém. géolog. inr les îles Ponceii ; Poulett Scrope 378 

Notea géolog. snr le district entre la Jumna et le Nerbnddah; D' 

Adam '. 379 

aT partie da relevé géolog. da canal. Érié ; A. Eaton. 3gl 

Nomenclatane géolog* do N. de TAmériqne; id 383 

Nomenclat. géolog. dn prof Éaton ib. 

Relevé géolog. des env. de Pbiladelpbîe; Troost 384 

Etqnîsae géolog: d*Alabama ; Ul. Porter. ib, 

Observ. géognostico-minéral. snr la Caroline da N. ; Rotbe.. » • . • . 385 

Descripl. dei roches près St. -John , à Terre-Neave ; Balrd 386 

Notice sur la vieille Califiomie ; Padrès ià, 

Nouv. note snr le prétendu volcan de Bakon ib. 

Société géologique de Londres • • 388 

Histoire naturelle générale. 
Caii Piîaii sectmdi Uhri de animaUbttt ; Ajasson de Grandsagne. . . . 392 

Histoire naturelle de Pline; id. ,., , 39ô 

Notice sur Pline Tancicn; id • ib. 

Obierr. snr Tétat des se. nat. cbes les peuples de TAsie orientale; 

Abcl Rémnsat 398 

TXote sor Rojas Clémente • ; 397 

Minéralogie. 

Élémena d'Orictognosie de Matb. Toodi 398 

De gemmis Ptinii imprimis de Topazio ; Ty Glocker. . • 399 

Botryogèue ou Sulfite rouge de 1er de Fablun ; Ualdinger ib, 

Snr rHerdérite; id,,,,,% 400 

Analyse dn Silicate de fer (Hisingérite); id ib. 

Sor la forme cristalline dn nichroite ; xamnan 1 40I 

Notice sur a nouveaux minéraux du Mexique; Del Rio.* ••%•...• ib, 

Snr le Séléninre de enivre de Santa-Rosa ; Dobnissoo 402 

Analyse d*an nonv. minéral , de Fablpn^ Trolle-Wachmeister 404 

Analyse d*on minéral pulvérulent iid • . • i^. 

Recherches snr les eanx minérales de la Boorboole ; Lecoq • • . 406 

Eanx minérales de Bilin (Bohême); Renss et Steinmum, 407.— > 
Eanx acidulés de Niederau ; Gmebn, ib, — Bains de Bertricb ; Har* 
less, ib. — Descript. de la source fermg. de Lamscheid; Harleas 

et BischofT • •/. 408 

Masse de chsrbon de terre remarquable , ib, — Remarqnes snr les 
mines d*or de la Caroline septent.; Rotbe, 409* — Mines d*or de 

Rastorgoniéf y à Zlafoonst «1. 

Voyage minéralogiqoe des frères D'Andrada dans in prov. St^Pàol 

( Brésil }; Drummond '4II 

Botanique, 
Brève observation snr la réplique de M. Loiseleor-Deslonchamps ; 

F. Petit . .^ 415 

Snr la métamorphose de VEetosperma clayata ; F. Unger 4l8 

Observation d*ane monstroosité de flenr du Lilas vulgaire ; Goillemin. 417 
Snr les Hybrides dans le règne végétal; sans nom d^aotenr. — Practi- 
cal ffotanjr; W. Johns. — First steps to Botany; J. L. Drummond. 
— Conversations on Botany. — Ontlines 0/ Botany; J, Loeke 418 



7S 



480 TaMe des articles. 

Sor b distribution géographique de» plantes; C. Pickering.. . • . . 
Catalogne des plantes dn Stockhom; K. Trachsel. — Esquisse <1< 
Flore de Schaffonse et deThnrgovie. — Sur la Tegëtation dix <:« 

tinent de lltalie; S. Branner p «j 

Botanical Register . 

Botanical Magasine; W. J. Hooker • . « 

Flore des Antilles ; F. R. de Tnssac . .: 

jéppendix ad Elenchum stirpium sardoarum; S. H. Morris, — f loJ 

d*Allemsgne; Mertens et Kodi •..*• • . 

ReToe de la famille des Portnlacées; A. P. De Candolle . J 

Gênera et speciet Orchideanim et jéselepiadearnm , etc. ; S. Van Br««lJ 

— Détermination de quelques plantes d*omement ; B . .^ 

NouTelles espèces de Pélargoninms , etc.; L. Trattinick. — Mémoini 
sur les espèces de safrans de la Flore napolitaine.— Obtervatit 
in Ajngam Gcnèvensem; F* G.Drees. — Enumeratio Rosarum 

JFireeburgum , etc. ; A. Ran 

ObserTSlions sur la nature des Fougères, etc. ; G. P. Kuanl/nss.- 

la propagation des Fougères , etc. ; Seits i 

Mjrcologia Europea; C. H. Persoon. — Recueil de Cryptogames de l 

TAgenais ; L. de Brondeao A 

Truffes troutées près Bordeaux ; Laterrade. — Note sur le LjeoperdowÊ. I 
ySf/fwm.-~> Catalogne des plantes cultivées aux jardins botaniques I 

de rile Bourbon et du Sénégsl. — Sur le Fisnea Mocanera îM 

De la préparation des Herbiers ; Lecoq. — Observations sur difTéren* ) 

herbiers de Sieber; C. B. PresL 4w| 

Herbier de Marschal-Bîebersteîn. — Herbier de Linné. — Bortus skcat \ 

Londinensis ; Lsgasca 44T 

Botanique dn midi de TAfrique; J. Bowîe %48 

Programme de la Société teyiérienne à Harlem, pour x8ig %49 

Fleurs artificielles en cire ; M** Louis 4^ 

Zoologie. 

Handboek der,Dierkunde ; Ysn der Hoeven 4^ 

Zoologie de la Coquiile ; Lesson et Gamot. — Cours delliist. nat. 

,des Mammifères ; Geofiroj-Saint-Hilaire 4^2 

Darsteilung neuer oder wenig hekannter Sœugethiere ; Licbtcnstein. 
— Ko9a pentas eranioritm; Blumenbach. — Mammi/eres du cabi- 
net de la Soc. soolog. de Londres; Ylgors et Horsfield k>^ 

Sur quelques chauve-souris frugivores; Is. Geofiroy-Sain^Hilaire. . ky>\ 

Ossemens fossiles d^éléphant k^h 

Snr le Mastodonte à dents étroites; Nesti. — Sur l*Ourt de Toscane ; 

le même • 457 

Omithorhjnchi paradoxi deseriptio anatùmiea; Meckel 440 

Sur Tarticulation dn genou de TÉchidné et de rOmithorhynque ; R. 

Knox. — Sur Tergot de rOmîthoriiynque ; Tan der Hœven 461 

Omitkoiogia poème; Jenningt. — Atlas des Oiseaux d^Europe; Wer- 

ner. — Histoire nat. des Oisesnx-Monches , 2* livr. ; Leason 463 

Nouvelle espèce de ProeeUaria ; AcerbL 463 

SurTcsuf et le fœtus des Chélonielis; Tiedemann. — 0Ea6 pondus 
par Tovidncte excisé d*une Tortue; Ferg. — Description d*nne 

pastenague fluviatile dn Meta; Roulio 464 

S^ieiiegia toohgica;'Onj. a* art 466 

Zœlogieal researches and iilustrationt ; M. J. S. Thompson. 473 

Snr les Psieades ( Trilobites ) de Dalmvn ; Engelhart 4 70 

Iconographie et histoire nalnrelie des coléoptères d*Europe; comte 
Dcjean et Boisdnval 477 

yABIS.— ^IMPftlMKRTl DX FIRVIlf DTDOT, RUB JâCOB, H* 34- 



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